Sujet de société

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Annonce faite aux Croyants soumis

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notes

L'usure décryptée. Ce qu'en révèle le texte coranique

Après avoir étudié la relation entre les emprunteurs et les prêteurs, nous allons étudier maintenant le sens du mot "usure". De même, la parole de ceux qui disent : "la vente est semblable à l'usure". Et l'état de celui qui se "nourrit" de ce qu'il croit être un bien pour lui ! La recherche d'un argent facile peut engendrer bien des maux. Aussi faudrait-il s'attendre à une guerre ouverte par le divin Législateur envers les usuriers et leurs affidés. Ceux qui bravent l'interdit ne sauraient échapper au Décret divin et à la Justice divine !


   Point de divinité[1] excepté Allah[2] le Très Haut. Que les meilleures salutations[3] soient sur les prophètes et messagers divins dont le Sceau de la Prophétie[4].

 TEXTE CORANIQUE SUR L'USURE À MĖDITER :


 

« Ceux qui se nourrissent de l'usure (ribâ) ne se lèveront pas autrement que ne se lève celui que le Démon a frappé de folie. Il en sera ainsi du fait qu'ils disaient : la vente est semblable à l'usure.
Or Dieu a déclaré la vente licite et Il a déclaré l'usure illicite.
Celui à qui est parvenue une exhortation de son Seigneur et qui cesse [de pratiquer l'usure], à celui-là [reste acquis] ce qui est fait et son cas relève de Dieu. Quant à ceux qui récidivent, ceux-là seront les hôtes du Feu et ils y seront immortels ». (Coran II 275-6).


   Commentaire du verset 275.

   Explication du terme "ribâ" (traduit ici par usure).

   Ce terme[5] dérive du verbe "rabâ, yarboû" qui signifie : être en sus (zâda 'alâ), être plus important ('azouma) ; c'est ainsi que l'on appellera une colline "râbiya"[6] du fait qu'elle dépasse le sol plat qui l'entoure, par son importance et sa hauteur. On dira de même que quelqu'un est "fî rabâ qaoumi-hi" pour dire qu'il fait partie des hommes nobles et éminents de son peuple. Le terme "ribâ" signifie donc à l'origine la proéminence (inâfa) et l'ajoût (ziyâda). L'ajoût est "ribâ" et le "ribâ" d'une chose est ce qui vient s'y ajouter en sorte que celle-ci croît (arboû). Le verbe "arba" [dérivé de rabâ] et son maçdar "irbâ' " signifieront : accroître, ajouter. C'est ainsi que l'on "moubî" [litt.: celui qui ajoute, qui fait accroître][7] celui qui double la dette de son créancier ou qui l'augmente lorsqu'il lui accorde un retard pour l'échéance et qu'il ajoute donc quelque chose à la dette initiale qui aurait normalement dû être payé au terme[8].

   Pratique de l'usure dans l'Ignorance[9].

   Moujâhid a dit : « Dans l'Ignorance lorsqu'un homme avait une dette envers un autre il allait le trouver et lui disait : "Je te donne telle ou telle chose et tu m'accordes un délai". [Le créancier acceptait] et reculait l'échéance ». 
   Qatâdah a dit : « Dans l'Ignorance, le "ribâ" (l'usure) consistait en ce qu'un homme, ayant vendu quelque chose et devant être payé à une échéance donnée, retardait l'échéance en augmentant la dette[10] si son débiteur ne payait pas au terme convenu ».

   Explication de ce passage.

   Dieu (que Sa louange soit magnifiée !) veut dire ici que ceux qui se seront nourris de l'usure dans ce monde ne se lèveront pas de leur tombe au Jour de la Résurrection autrement que ne se lève celui qui a été frappé ici-bas de folie par le Démon. Les commentateurs ont donné une explication comparable à la nôtre :

   Moudjâhid a dit à propos de ce passage :  « Ceux qui, dans ce bas-monde, se seront nourris de l'usure, ne se lèveront pas au Jour de la Résurrection autrement que ne se lève celui que le Démon a frappé de folie[11] ». 
   Sa'id fils de Djoubair a dit à propos de ce passage : « Celui qui se sera nourri de l'usure sera ressuscité au Jour de la Résurrection dans l'état d'un fou en suffocation ».

   Tabari d'écrire : Quelqu'un nous demandera peut-être ceci : celui qui utilise l'usure dans son commerce et ne s'en nourrit pas, est-il concerné par cette menace ? Nous lui répondrons que oui car [contrairement au sens apparent du texte] ce n'est pas le fait de s'en nourrir qui est plus spécialement interdit. Les choses sont formulées ainsi car, lors de la descente de ce verset, la nourriture de ceux qui étaient concernés par sa révélation provenait de l'usure ; en les mentionnant donc avec cette caractéristique propre, Dieu accentuait pour eux la gravité de l'usure et la laideur de leur situation lorsqu'ils s'en nourrissaient[12].

   Ce que Dieu dit dans les versets suivants :  « Ô vous qui croyez, craignez Allah et laissez ce qui reste de l'usure... » prouve l'exactitude de ce que nous disons et que l'interdiction (tahrîm) concerne l'usure sous tous ses aspects : travailler grâce à l'usure, s'en nourrir, la prendre ou la donner[13].

   C'est ce qui ressort clairement des propos de l'Envoyé de Dieu (sur lui Prière et Paix !) qui a dit : « Allah maudit celui qui se nourrit[14] de l'usure, celui qui nourrit les autres avec elle, celui qui l'enregistre (kâtib) et ceux qui en sont témoins (chouhadâ) lorsqu'ils sont au courant [de sa nature] ».

 ذَلِكَ بِأَنَّهُمْ قَالُواْ إِنَّمَا الْبَيْعُ مِثْلُ الرِّبَا

   « Il en sera ainsi du fait qu'ils disaient[15] : "la vente est semblable à l'usure" ».

   Le divin Législateur veut dire ceci : la laideur de leur état au Jour de la Résurrection, la façon lamentable dont ils sortiront de leur tombe et le caractère sinistre de ce qui les atteindra alors, seront dus au fait que, dans ce monde, ils auront nié [l'évidence] et forgé des mensonges en disant : la vente (bay') que Dieu a permise à Ses esclaves est semblable à l'usure. En effet, dans [la période] d'Ignorance, parmi les gens qui se "nourrissaient" de l'usure, les débiteurs disaient au moment de l'échéance à leurs créanciers : donne-moi un délai supplémentaire, j'ajouterai quelque chose à tes biens. S'ils agissaient ainsi et qu'on leur disait que c'était là de l'usure, chose illicite, ils répliquaient : il est pareil pour nous que le prix soit augmenté au moment de la vente ou au moment de l'échéance [du paiement]. Le divin Législateur affirme ici que ce qu'ils disent est faux et Il dit : 

 وَأَحَلَّ اللّهُ الْبَيْعَ وَحَرَّمَ الرِّبَا

   "wa ahalla -Llahou -l-bay'a wa harrama -r-ribâ" - « Or Dieu a déclaré la vente licite et Il a déclaré l'usure illicite ».

    Le divin Législateur veut dire qu'Il a déclaré licite les gains obtenus par le commerce, le négoce ou l'échange et déclaré illicite le "ribâ" c'est-à-dire l' "ajoût"[16] que le créancier ajoute à la dette de son débiteur du fait qu'il retarde l'échéance à laquelle la dette doit lui être payée.

   [En d'autres termes] Dieu dit ceci : les deux argumentations ne sont pas identiques : l'augmentation faite d'un point de vue de vente et faisant donc partie du prix de vente [la vente étant effectuée à ce moment-là] n'est pas comparable à l'argumentation faite à la suite d'une remise à plus tard de l'échéance et rajoutée au moment de cette dernière ; car J'ai déclaré illicite cette seconde augmentation alors que J'ai déclaré licite la première, celle qui est faite sur le prix initial[17] à partir duquel le commerçant vend sa marchandise dont il a revalorisé [avant la vente] la qualité [yastafdilou dadla-ha).

   Dieu (Puissant et Majestueux !) a donc dit que l'augmentation (ziyâda) faite d'un point de vue de vente (min wajhal-bay') n'est pas comparable à l'augmentation faite d'un point de vue d'"usure" (min wajhar-ribâ) car, dit-il, J'ai déclaré licite la vente[18] (bay') et illicite l'"usure" or l'Ordre [des choses] est Mon Ordre (amrî) et les créatures sont Mes créatures (khalqî) parmi lesquelles Je décrète ce que Je veux et auxquelles Je demande de M'adorer comme Je le veux sans qu'aucune d'entre elles n'ait à s'écarter de Mon Autorité ou à s'opposer à Mon ordre[19] ; il n'incombe à Mes créatures que de M'obéir et de se soumettre à Mon autorité[20].     

 فَمَن جَاءهُ مَوْعِظَةٌ مِّن رَّبِّهِ فَانتَهَىَ فَلَهُ مَا سَلَفَ وَأَمْرُهُ إِلَى اللّهِ

   « Celui à qui est parvenue une exhortation (maou'iza) de son Seigneur et qui cesse [de pratiquer l'usure], à celui-là [reste acquis] ce qui est fait et son cas relève de Dieu ».

    « Celui à qui est parvenue une exhortation de son Seigneur » (فَمَن جَاءهُ مَوْعِظَةٌ مِّن رَّبِّهِ). Le terme "maou'iza" (traduit par exhortation) rappelle ici les termes par lesquelles Dieu évoque et menace dans ces versets ceux qui se "nourrissent" de l'usure. Celui à qui une telle mise en garde est parvenue, qui cesse de se "nourrir" de l'usure, se garde de la pratiquer et l'évite.
   « fa la-hou mâ salafa » (فَلَهُ مَا سَلَفَ) = (litt.) « à lui ce qui précède » c'est-à-dire : il lui reste acquis ce qui est fait : l'usure qu'il avait prise ou dont il s'était nourri avant que ne lui vienne l'exhortation et l'interdiction (tahrîm) de son Seigneur, lui reste acquis ;
   A propos de ce passage, Soddi a dit : « L' "exhortation" est le Coran et "ce qui précède" (mâ salafa) c'est l'usure dont s'est nourri celui qui la pratiquait ».
   "wa amrou-hou ill-Allah" (وَأَمْرُهُ إِلَى اللّهِ) = (litt.) « et son affaire [revient] à Allah » c'est-à-dire : une fois que l'exhortation et l'interdiction lui sont parvenues et qu'il s'est arrêté de prendre l'usure ou de s'en nourrir, il revient à Dieu de le préserver de toute récidive et de le soutenir dans sa décision de cesser cette pratique, ou, si Dieu le veut, de l'abandonner à lui-même.
   "wa man 'âda" (وَمَنْ عَادَ) = « Quant à celui qui récidive » c'est-à-dire : celui qui recommence à se nourrir de l'usure et qui réitère les propos qu'il tenait sur cette question avant l'exhortation et l'interdiction de Dieu ne lui parviennent en disant que la vente est semblable à l'usure ; tous ceux qui sont dans ce cas,

فَأُوْلَـئِكَ أَصْحَابُ النَّارِ هُمْ فِيهَا خَالِدُونَ

   « ceux-là seront les hôtes du Feu et ils t seront immortels ».

    Commentaire du verset 276.

   « Dieu restreint l'usure » (يَمْحَقُ اللّهُ الْرِّبَا) c'est-à-dire qu'Il l'amoindrit et la fait disparaître[21].
   Ceci rejoint le propos du Prophète (sur lui Prière et Paix !) rapporté par le fils de Mas'oûd : « L'usure même si elle augmente[22], augmente vers un amoindrissement (ar-ribâ wa in kathoura fa ilâ qall[23]) ».
   « Et fait fructifier les aumônes » (وَيُرْبِي الصَّدَقَاتِ) c'est-à-dire : Dieu doublera la récompense attachée et la fera croître.

   Si quelqu'un nous demande comment Dieu fit accroître les aumônes nous répondrons que cet accroissement (irbâ) est leur multiplication (id'âf) en faveur de celui qui les a faites, selon la Parole de Dieu (que Sa louange soit magnifiée !) : « Le cas [de la récompense] de ceux qui dépensent leurs biens dans la voie de Dieu[24] est comparable au gain produisant sept épis, chaque épi produisant cent grains... » (Coran II 261).

    « Quel est donc celui qui fait un beau prêt à Dieu afin que Dieu lui multiplie [la récompense] un grand nombre de fois[25]... » (Coran II 245).

... et selon Abou Horairah : « Le Prophète (sur lui Prière et Paix !) a dit : « Dieu accepte les aumônes (çadaqât) et les prend de Sa main droite puis Il les fait grandir (yourbî) pour chacun d'entre vous de la même façon que l'un d'entre vous ferait grandir son poulain, en sorte que la bouchée [donnée en aumône] devienne semblable en importance à la montagne d'Ohod[26]. Ceci est confirmé dans le Livre de Dieu... "Ne savez-vous pas que c'est Dieu qui accepte le repentir de la part de Ses esclaves et qui prend les aumônes" (Coran IX 104) et "Dieu restreint l'usure et fait fructifier les aumônes"[27] ».

   Abou Horairah rapporte encore que le Prophète (sur lui Prière et Paix !) a dit : « Dieu accepte les aumônes de Sa main droite et Il n'accepte que celui qui est excellent[28] ; [quiconque parmi vous aura donné une bouchée en aumône] Dieu fera grandir cette bouchée en sa faveur comme l'un d'entre vous ferait grandir son poulain ou son petit enfant, et ce, au point qu'elle sera devenue la plus grande que la montagne d'Ohod lorsqu'il la retrouvera au Jour de la Résurrection ».

   « Dieu n'aime pas l'impie obstiné » (وَاللّهُ لاَ يُحِبُّ كُلَّ كَفَّارٍ أَثِيمٍ) c'est-à-dire : Dieu n'aime pas l'être qui s'obstine dans l'impiété à l'égard de son Seigneur et qui se maintient dans son état d'impiété [particulièrement en] déclarant licite le fait de se nourrir de l'usure ou d'en nourrir les autres[29]
   « athîm » (أَثِيمٍ) = « le pécheur endurci » qui persiste dans le péché en faisant ce que Dieu lui a interdit, qu'il s'agisse de se nourrir de l'usure ou de quelque autre chose interdite[30] ou qu'il s'agisse d'une autre sorte de désobéissance qui ne se repent pas de ses fautes et ne tient aucun compte des exhortations que Dieu lui adresse dans les versets de Son Livre[31].

   Bonne nouvelle pour les Croyants soumis.

   « Ceux qui ont cru » (إِنَّ الَّذِينَ آمَنُواْ) c'est-à-dire, ceux qui auront reconnu que Dieu et Son Envoyé sont véridiques et que ce que celui-ci a transmis de la part de leur Seigneur [en particulier] au sujet de l'interdiction de l'usure, ou au sujet de toutes les autres normes de la Religion (dîn) est vrai[32].
   « qui auront fait des oeuvres pies » (وَعَمِلُواْ الصَّالِحَاتِ), celles que Dieu a ordonné de faire[33] et celles qu'Il a encouragé à faire[34].
   « accompli la Prière » (وَأَقَامُواْ الصَّلاَةَ) obligatoire en observant ses normes et en respectant ses convenances[35].
   « acquitté l'aumône » (وَآتَوُاْ الزَّكَاةَ) obligatoire[36] qu'ils doivent prélever sur leurs biens, ceux qui auront été dans ce cas, même s'ils étaient nourris de l'usure, avant que ne leur vint l'exhortation de leur Seigneur à ce sujet,
   « auront leur récompense » (لَهُمْ أَجْرُهُمْ) pour leurs oeuvres, leur foi et leurs aumônes[37].
   « auprès de leur Seigneur » (عِندَ رَبِّهِمْ) le Jour de leur retour lorsqu'ils auront besoin de Lui[38] ;
   « ils ne subiront aucune crainte » (وَلاَ خَوْفٌ عَلَيْهِمْ) Ce Jour-là ils n'auront pas à craindre le châtiment de Dieu pour ce qu'ils auront fait antérieurement, dans leur état d'ignorance (jâhiliyyati-him) et d'impiété[39] (koufri-him), avant que l'exhortation au sujet de l'usure ne leur parvienne et qu'ils ne se repentent[40] et reviennent vers Dieu en reconnaissant la vérité de Ses promesses et Ses menaces[41] ;
   « et ils ne seront pas attristés » (وَلاَ هُمْ يَحْزَنُونَ) d'avoir abandonné l'usure ici-bas[42] et d'avoir cessé de s'en nourrir et de travailler avec car ils verront alors quelle importante récompense Dieu leur a réservée pour avoir abandonné cette chose dans ce monde en vue d'obtenir Son agrément dans l'Autre ; c'est ainsi qu'ils atteindront ce qui leur a été promis.

 Commentaire du verset 278.

   « Ô vous qui croyez, craignez Dieu » (يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُواْ اتَّقُواْ اللّهَ) en obéissant à Son ordre et en cessant de faire ce qu'Il vous a interdit[43],
   « et laissez ce qui reste de l'usure » (وَذَرُواْ مَا بَقِيَ مِنَ الرِّبَا) c'est-à-dire : et renoncez à demander ce qui vous resterait à recevoir en supplément de votre capital initial[44] [prix initial de vente, somme prêtée, etc.] tel qu'il était avant que vous ne l'augmentassiez par l'usure.
   « si vous êtes croyants » (إِن كُنتُم مُّؤْمِنِينَ) c'est-à-dire : si vous réalisez effectivement par vos actes vos paroles de foi.

   Dahhâk a dit à propos de ce verset : « Dans l'Ignorance les gens s'engageaient réciproquement à l'usure. Lorsqu'ils entrèrent en Islam il leur fut ordonné de ne reprendre que leurs capitaux ».

   Circonstances de la révélation des versets 278 et 279.

    On rapporte que ce verset a été descendu à propos des gens qui entrèrent en Islam tout en ayant encore à recevoir une solde de certaines personnes avec lesquelles ils pratiquaient l'usure ; au moment de leur entrée en Islam ils avaient déjà reçu une partie des profits de cette usure et il leur restait à prendre la solde. Dieu leur fait grâce pour ce qu'ils perçurent avant la descente de ce verset et leur interdit de prendre ce reliquat.

   Soddi a dit : « Ces versets ont été révélés à propos de 'Abbas fils de Abd Almoutalib et un homme des Fils de Moughîra qui étaient tous deux associés dans l'Ignorance et pratiquaient alors l'usure à l'égard des gens de la tribu[45] de Thaqîf, les Fils de Amrou... Lors de l'arrivée de l'Islam, ces deux hommes possédaient des biens importants acquis par usure et Dieu leur fait savoir qu'ils possédaient des biens importants acquis par usure et Dieu leur fait savoir qu'ils doivent renoncer à présent ce qui leur restait à prendre comme surplus du fait de l'usure pratiquée dans l'Ignorance ».

   Le fils de Djouraidj a dit à propos de ces deux versets : « La tribu des Thaqîf s'était engagée auprès du Prophète (sur lui Prière et Paix !) à considérer que tout ce qu'ils avaient encore à recevoir comme profits de l'usure et tout ce qu'ils avaient encore à donner aux autres était caduque.

   Lorsque eut lieu l'Entrée victorieuse[46] à Makkah (La Mecque), 'Itâb fils de Asîd y fut désigné comme gouverneur. Or dans l'Ignorance les Fils de Amrou... prenaient les produits de l'usure aux Fils des Moughîra et ceux-ci pratiquaient l'usure avec ceux-là. A l'arrivée de l'Islam, Les Fils de Amrou avaient une grande quantité de biens à recevoir des Fils des Moughîra : ils vinrent donc les trouver pour leur demander les produits de l'usure mais ceux-ci refusèrent de leur donner quelque chose en Islam. Le différent fut porté devant 'Itâb fils de Asîd qui écrivit à l'Envoyé de Dieu (sur lui les Grâces et la Paix !). C'est alors que furent révélés les versets suivants : "Ô vous qui croyez, craignez Dieu et laissez ce qui reste de l'usure si vous êtes croyants ! Si vous ne le faites pas, soyez sûrs d'une guerre de la part de Dieu et de Son Envoyé ; si vous revenez [de votre erreur] il vous restera [à reprendre] vos capitaux et vous lèserez personne et ne serez point lésés" ».

   Commentaire du verset 279.

    « Soyez sûrs d'une guerre de la part de Dieu et de Son Envoyé » (فَإِن لَّمْ تَفْعَلُواْ فَأْذَنُواْ بِحَرْبٍ مِّنَ اللّهِ وَرَسُولِهِ).
   Les lecteurs divergent à propos de ce passage. La plupart des lecteurs de Médine lisent "fa-'dhanoû" (فَأْذَنُواْ) avec le sens de sachez que.
   La plupart des lecteurs de Koûfa lisent : "fa-âdhinoû" avec le sens de faites savoir, annoncez (...).

   [Tabari ajoute] : C'est la première lecture qui est la plus exacte ; le sens est le suivant : sachez cela (i'lamoû) et soyez-en sûrs (...) C'est également là l'interprétation des commentateurs :

   Le fils d'Abbas a dit à propos de ce passage : « L'Imâm des Soumis[47] a le devoir de chercher à faire revenir de son erreur[48] celui qui persiste à pratiquer l'usure et n'y renonce pas ; s'il y renonce [il le laissera] sinon il le fera exécuter[49] ».
   Tous ces propos montrent clairement que ce passage signifie que Dieu fait savoir qu'Il fera la guerre et combattra les usuriers[50] mais ne signifie pas que ceux-ci doivent annoncer la guerre à d'autres.

   Le fils d'Abbas a encore dit : « Au Jour de la Résurrection on dira à celui qui s'était nourri de l'usure : prends les armes en vue de la guerre[51] ».
   Tous ces propos montrent clairement que ce passage signifie que Dieu fait savoir qu'Il fera la guerre et combattra[52] les usuriers mais ne signifie pas que ceux-ci doivent annoncer la guerre à d'autres.
   « si vous revenez [de votre erreur] il vous restera vos capitaux » (وَإِن تُبْتُمْ فَلَكُمْ رُؤُوسُ أَمْوَالِكُمْ) c'est-à-dire : il vous restera à recevoir ce que les gens vous doivent [sur la base de leurs dettes initiales envers vous] sans le supplément (ziyâda) que vous avez ajouté à ces dettes pour faire de l'usure[53].
   Qatâdah rapporte que le jour de la prise de Makkah (La Mecque) le Prophète (sur lui Prière et Paix !) dit dans son sermon : « L'usure pratiquée dans l'Ignorance[54] est totalement abolie. La première usure que j'ai commencé à abolir est celle de 'Abbas fils de Abd Almouttalib[55] ».
   « vous ne lèserez personne » (لاَ تَظْلِمُونَ) en ne prenant de vos créanciers que vos avoirs initiaux (rou'ous amwâl), tels qu'ils étaient avant que vous ne les augmentassiez et en laissant ce que vous avez rajouté par la suite et qui ne vous revient pas ;
   « et vous ne serez pas lésés » (وَلاَ تُظْلَمُونَ) par vos créanciers, car en ne vous donnant que ce qui vous était dû initialement et non ce que vous avez rajouté par la suite à leurs dettes pour le délai supplémentaire que vous leur aviez accordé, ils ne vous frustrent d'aucun droit, ce supplément ne vous revenant en aucune façon.

   Commentaires du verset 280.

    « S'il c'est quelqu'un dans la gêne » (وَإِن كَانَ ذُو عُسْرَةٍ) c'est-à-dire : si l'un de vos débiteurs est dans la gêne(...).
   "fa naziratun ilâ maysaratin" : (فَنَظِرَةٌ إِلَى مَيْسَرَةٍ) (litt.) « alors un délai jusqu'à une facilité » signifie : accordez-lui un délai jusqu'à ce qu'il ait une facilité pour vous payer.

   Selon certains commentateurs il a une portée restreinte et ne concerne que les dettes qui ont été contractées avec usure par quelqu'un qui n'était pas encore Soumis[56] (mouslim). De ce point de vue, ce verset indique que, lorsqu'un tel débiteur entre en Islam et se trouve dans la gêne pour payer le solde de sa dette initiale, on lui laisse le délai nécessaire jusqu'à ce qu'il trouve des facilités pour régler son créancier[57].
   Ce point de vue est confirmé par une douzaine de propos concordants principalement ceux du fils de 'Abbas et de Charih qui rappellent que ce passage a été révélé à propos de l'usure (ribâ)et que les autres dettes que celle qui vient d'être redéfinie sont comme un dépôt :

   ...Le fils de Sirrin rapporte : « Un homme vint trouver Charîh pour porter plainte contre un autre [un de ses débiteurs qui ne payait pas ses dettes]. Charih condamna celui-ci à une peine de prison. Quelqu'un qui se trouvait près de Charîh fit remarquer qu'il s'agissait d'un homme dans la gêne et que Dieu avait dit dans Son Livre : "S'il est dans ]a gêne, accordez-lui un délai jusqu'à ce qu'il ait une facilité".
   Charîb lui répondit : Ce passage entre dans le domaine du "ribâ"[58] en vérité Dieu a dit dans Son Livre : "AlIah vous ordonne de donner les dépôts à qui de droit et si vous jugez entre les gens, de juger avec justice" (Coran IV 58).
   Or, ajoute Charîh, Dieu ne va pas nous ordonner une chose pour nous châtier ensuite si nous l'exécutons
[59] ».

   Selon d'autres commentateurs ce verset a une portée générale et concerne tous les créanciers qui ont une dette à se faire payer de la part d'un débiteur en difficulté, quelque soit cette dette.
   ...Dahhbâk dit à propos de ce passage : « Il en est ainsi de toute dette qu'un Soumis (moulim) doit acquitter ; il n'est pas licite qu'un Soumis qui doit se faire rembourser une dette de la part d'un frère qu'il sait être dans la gêne, le fasse emprisonner ou exige de lui son dû avant que Dieu ne l'ait remis à l'aise ; le délai n'a été institué que pour les choses licites.

   [Tabarî ajoute] C'est ce dernier avis qui est le plus pertinent même si ceux qui sont concernés en premiers lieu par ce passage sont les Soumis du temps du Prophète (sur lui Prière et Paix !) qui avaient encore des dettes à rembourser après leur entrée en Soumission (Islam), dettes qu'ils avaient contractées avant et sur lesquelles leurs créanciers avaient appliqué l'usure. Bien que ce soit à propos de ces gens que ce verset fut révélé, le statut que Dieu énonce ici en ordonnant à ces créanciers usuriers d'accorder un délai à leurs débiteurs, s'impose à tout créancier qui doit se faire rembourser une dette de la part d'un débiteur en difficulté et il est tenu de lui accorder ce délai[60]. (...).

   « Si vous faites aumônes (taçaddaqoû) cela vaudrait mieux pour vous si vous saviez » (وَأَن تَصَدَّقُواْ خَيْرٌ لَّكُمْ إِن كُنتُمْ تَعْلَمُونَ). Les commentateurs divergent sur ce passage.

   D'après les uns cela signifie : si vous faites aumône à votre débiteur de la dette dont il vous est redevable, qu'il soit pauvre ou riche, cela vaut mieux pour vous.
   D'après les autres cela signifie : si vous faites aumône de la dette qui vous est due à celui de vos débiteurs, qui est en difficulté pour vous la payer, cela vaudrait mieux pour vous. Cet avis est fondé sur les propos suivants :
   Sa'id fils de Moussayyib rapporte que 'Omar fils de Khattab
[61] a dit :  « Les derniers versets du Coran à être descendus sont les versets sur l'usure. Le Prophète de Dieu (sur lui les Grâces et la Paix !) a été rappelé [à son Seigneur] avant d'avoir pu les expliquer. Laissez donc l'usure (ribâ) et ce qui est douteux[62] ».
   ...Âmir rapporte que 'Omar se leva [pour s'adresser aux Croyants] et, après avoir fait la louange d'Allah, il dit : « Par Allah, que sais-je, peut-être que nous vous ordonnons quelque chose qui est bon pour vous !
   Les derniers versets du Coran à être descendus sont ceux qui portent sur l'usure et l'Envoyé de Dieu (sur lui Prière et Paix !) est décédé avant avoir pu nous les expliquer. Laissez donc ce qui vous inspire des doutes (mâ yourîbou-koum) pour ce qui ne vous en inspire pas (ilâ mâ lâ youribou-koum) ».
   Cha'bî rapporte que le fils d'Abbas a dit : « Les derniers versets a avoir été descendus sur le Prophète (sur lui Prière et Paix !) sont les versets portant sur l'usure et [dans ce domaine] nous ordonnons une chose sans savoir si, éventuellement, elle comporte un mal et nous interdisons une chose sans savoir si, éventuellement, elle ne comporte aucun mal ».

  Remarque sur la révélation de ce verset.

   On dit que ce verset fut aussi le dernier à avoir été révélé. Ceux qui affirment cela se réfèrent aux propos suivants :
   Le fils de Abbas a dit : « Le dernier verset a être descendu sur le Prophète (sur lui Prière et Paix !) est : "Redoutez un Jour où vous serez ramenés vers Allah
[63]" ...».
   ...Le fils de Djouraidj dit la même chose et précise : « [Les Compagnons] disent que le Prophète (que Dieu lui accorde Ses Grâces et Sa Paix !) resté neuf nuits après cela [la révélation de ce verset] que cela eut lieu un Samedi et qu'il est mort un Lundi ». 

   Commentaire de ce verset.

وَاتَّقُواْ يَوْماً تُرْجَعُونَ فِيهِ إِلَى اللّهِ ثُمَّ تُوَفَّى كُلُّ نَفْسٍ مَّا كَسَبَتْ وَهُمْ لاَ يُظْلَمُونَ

   Dieu (que Sa louange soit magnifiée !) veut dire ceci : ô hommes, prenez garde, au Jour où vous serez ramenés à Dieu et où vous Le rencontrerez, de ne pas venir devant Lui avec des actions mauvaises qui causeraient votre perte, ni des actions viles qui vous aviliraient, ni des actions honteuses qui vous couvriraient d'opprobre et vous mettraient à nu[64], ni des actes de perdition qui causeraient votre ruine [spirituelle] et attireraient sur vous un châtiment divin que vous ne pourriez supporter. C'est le Jour de la sanction, de la récompense et de la reddition des comptes ; en effet, ce n'est plus le jour où l'on pourra chercher à retrouver la faveur [de Dieu], demander Sa Grâce ou se repentir et revenir [vers Lui] mais c'est le Jour...
   « où chaque âme recevra ce qu'elle aura accompli » (
كُلُّ نَفْسٍ مَّا كَسَبَتْ) : ce Jour-là, chaque âme recevra son salaire pour tous les actes qu'elle aura "avancé" [dans ce monde] et pour tout ce qu'elle aura accompli en bien ou en mal sans que rien d'infime ni rien d'important n'y manque, le Seigneur rendant justice à chaque âme ;
   "wa houm lâ youzlamoûna" = (
وَهُمْ لاَ يُظْلَمُونَ) « et ils ne subiront aucune injustice » : en effet, comment pourrait être lésé l'être qui, pour une mauvaise action, sera rétribué par une sanction correspondant à une mauvaise action et pour une bonne action le sera par une récompense correspondant à dix bonnes actions.

   Conclusion.

   Celui qui lit ces versets ne peut pas rester indifférent, insensible, inconscient et insouscient. Soit il fait son bonheur en laissant l'usure (dont le prêt à l'intérêt) de côté, soit il signe sa perdition dans ce monde et dans l'Autre. Le monde biblique (toranique + évangélique) ont ouvert la boîte de Pandore. Le résultat est là. Ils ont fait leur propre malheur comme celui des autres. Et tous sont concernés. Pour l'observateur, ils sont tous responsables et surtout coupables de ce qui arrive. Ils ont cru échapper à la Justice divine...

   Que le Seigneur des mondes nous guide tous dans ce qu'Il aime et agrée !  


[1] Le Créateur des cieux et de la terre est donc la seule et véritable divinité qu’on adore et qu’on se doit d’adorer véritablement.
[2] En langue arabe, Allah. En hébreu, ïl. Nom divin, il est employé couramment pour les gens de l’Évangile de langue arabe. En français, le terme Dieu est compris généralement, non comme un Nom divin, mais plutôt comme signifiant l’Etre-Suprême, le Créateur et Maître de l’Univers.
[3] Formules d’eulogies comme : que Dieu prie sur lui, l’agrée, lui fasse miséricorde, etc., formules propres à  l’Islam traditionnel. Les exégètes interprètent la « prière » divine comme étant un octroi de Sa miséricorde et la « prière » angélique comme une demande de pardon pour les créatures. 
[4] Soit : Ahmad-Mohammad, fils d’Abd Allah, (...) fils d’Ismaël, fils d’Abraham  (sur eux la Paix !). Pour l’Islam traditionnel, il est le Sceau de la Prophétie, le Sceau des prophètes et messagers divins.
[5] Voir Commentaire du Saint Coran par l'Imam Tabari. Abrégé, traduit et annoté par P. Godé. La langue arabe, en droit, occupe une place primordiale. Elle permet de mieux le comprendre et l'expliquer. La langue arabe est aussi la langue sacrée de tout croyant soumis. Et ceci quelque soit son origine.
[6] Dans le verset 265 nous avions vu le terme "rabwa", de même racine, et de même sens que "râbiya". Pour comprendre ces versets et leurs commentaires il faut remarquer dès le début la différence radicale entre les significations étymologiques du terme "ribâ" et de son correspondant normal en français "usure".
[7] "murbî" correspond au participe actif du verbe "arbâ" dont le maçdar est "irbâ" ; ce verbe sera mentionné dans le verset (yourbî) et signifiera : fructifier, en parlant des aumônes.
[8] En toute rigeur "ribâ" désigne ce qui vient s'ajouter, c'est-à-dire plus particulièrement ; l'intérêt sous toutes ses formes et "irbâ' " désigne : le fait de demander et de prendre cet intérêt. Le terme français "usure" s'appliquait originellement à l'intérêt lui-même mais désigna plus spécialement, par la suite, le prêt avec intérêt excessif. Ce terme "usure" s'il est pris dans son sens premier, peut traduire le terme "ribâ" (l'intérêt sous toutes formes) ; s'il est pris pour désigner "le prêt à intérêt lui-même" il traduira le terme "irbâ' ", et celui qui pratique ce prêt, le "moubî" sera l'usurier ; mais ce terme d'usure est pris dans son sens plus tardif où il ne désigne que l'intérêt à taux excessif, ou la pratique d'un tel intérêt, dans ce cas il ne traduit plus exactement ni le terme "ribâ" ni le terme "irbâ' ".
  
Signalons encore deux points : en pratique le terme "ribâ" (l'intérêt) en est arrivé à prendre aussi la signification du terme "irbâ".
  
Par ailleurs, il faut noter que les connotations du terme "usure" évoque une dégradation et une altération (ce qui n'est pas sans rapport, historiquement, avec l'inflation et l'altération des monnaies) alors que la notion fondamentale attachée au terme "ribâ" est comme le rappelle Tabarî, celle d'un accroissement et d'un surplus. La même chose est donc envisagée de part et d'autre selon des points de vue très différents. Il ne faudra pas perdre de vue cette différence radicale à l'occasion du commentaire du verset 276.
[9] Arabe, djâhiliya. Période avant l'arrivée de l'Islam en terre d'Arabie.
[10] Pratique courante, dit-on, à notre époque en Afghanistan. Et Dieu est plus Savant !
[11] Le passage "al-ladhi yatakhabbatou-hou ach-chaytânou min al-mass", traduit ici par « celui que le Démon a frappé de contact (mass) ». Tous les commentateurs interprètent le terme "mass" (litt.: toucher, contact) par "folie" (djounoûn).
[12] Sur la gravité de l'"ingestion" de nourriture d'origine illicite voir aussi commentaire Coran II 174.
[13] L'interdiction du riba est formelle. Place peu enviable pour ceux qui ont inventé les banques. De même, le banquier et son personnel, surtout les actionnaires, etc., n'ont pas une place enviable au Jour des Comptes. Peu s'en faut ! Que penser de ceux et celles qui cherchent coûte que coûte à contourner la Loi divine dans ce domaine ? Méprisent le Droit divin ? Comme dit le dicton : qui rira rira le dernier !
[14] Soit prive de toute miséricorde : 1) celui qui en fait sa nourriture de tous les jours, un moyen d'existence au quotidien ; 2) qui nourrit autrui, 3) le scribe ou le caissier ou le secrétaire ou le comptable, 4) enfin les témoins de l'opération. Car à eux d'être complices de la chose en cours...
[15] Cette parole aura des conséquences incalculables. Elle sera la source de tous les maux d’une société.
[16] C'est cet ajout, ce surplus, qui est illicite. Est un frein pour tout commerce et son développement. Ceci, bon nombre de gens aveuglés par leur désir de toujours gagner plus, ne le comprenne pas. 
[17] L'expression "ra's mâl" dont le pluriel "rou'ous amwâl" sera mentionné en II 279, a été traduite par "prix initial" bien qu'elle signifie littéralement : la tête du bien, c'est-à-dire le capital. Ici le prix est assimilé au capital dans la mesure où il en fait déjà partie même si le paiement n'est pas encore effectué actuellement.
[18] Point important. A méditer, surtout dans ce qui suit. Valable aussi et surtout pour les gens de la Bible (croyants & incroyants), gens de la Synagogue, intellectuels, gens de la finance, hommes politiques et autres du monde de la Torah.
[19] N'est-ce pas paroles à méditer pour le monde de la Synagogue et de la Torah ?
[20] '...se soumettre à Mon autorité'. Voilà une parole lourde en conséquence. Dans les États de la Terre où le divin Législateur est banni (à l'instar de la plupart des pays bibliques (toranique + évangélique)), voilà une parole qui ne saurait être ! A Lui Ses affaires et à nous les nôtres, clament en choeur Coré et les siens. Coré, l'homme riche, symbole de la corruption... De l'homme rebelle aux injonctions divines.
[21] A l'inverse de ce que pense le partisan de l'usure : du prêt à intérêt. Lequel ne voit aucun mal de faire fructifier son argent de cette façon et de ruiner autrui.
[22] Remarque importante.
[23] L'usure, qui devrait être, comme le mot "ribâ" le laisserait entendre, un accroissement et une fructification, est au contraire un amoindrissement et une perte. Par son appellation même de "ribâ", l'usure est une sorte d'"accroissement à l'envers" ; un supplément apparent de biens qui correspond en réalité à une perte, au contraire des aumônes qui sont une diminution apparente de biens correspondant en réalité à un accroissement puisque Dieu les fait fructifier (youbî), ce qui accentue le caractère catastrophique de cet accroissement "pervers" qu'est l'usure.
[24] Propos qui ne saurait plaire aux gens de l'Athéisme et de la Mécréance, gens sans-religion, philosophes, intellectuels, banquiers, etc. A toute personne opposée à toute dépense dans le sentier de Dieu. D'où le contrôle permanent exercé par eux et leurs instances sur les comptes en banques, les comptes des particuliers, sociétés, etc. Et les gens de la Bible (croyants & incroyants, toranique & évangéliques) voyant d'un assez mauvais oeil cette aide ou assistance accordée aux plus démunis et nécessiteux de la Communauté mohammadienne à travers le monde. D'où leur campagne tout azimut pour convaincre et mettre un frein à tout cela auprès de leurs vassaux en terre d'Islam. A les entendre, cet argent serait la bienvenue si elle pouvait servir à toute autre chose !
[25] Pour celui qui refuse de croire obstinément au Miséricordieux, voilà là des paroles en l'air, pour faire peur aux gens sans cervelle, vivants dans la peur permanente...
  
Nous savons tous que la Bible ne parle pas ainsi, dont les récompenses octroyées à ceux qui croient et font des bonnes actions. Ce qui permet ainsi à tout opposant biblique de semer le doute et la discorde dans le coeur du croyant. De nos jours, les propres opposants au monde biblique (toranique + évangélique) n'ont-ils pas réduits leurs religions respectives à un mouchoir de poche ? Ils sont arrivés à leur faire croire que la 'religion' appartient uniquement à la sphère privée, et que les in-croyants et croyants doivent, ensemble, cohabiter et travailler pour un monde meilleur, pour cet ici-bas d'abord ! A Dieu le Ciel et à nous la Terre, clame Lucifer et ses affidés ! Propos très à la mode en milieu dualistes (loges, sectes occultes, monde politique, etc.). Ce qui n'est pas à déplaire à leur dieu : Lucifer !
[26] C'est au pied de cette montagne qu'en l'an III de l'Emigration (Hégire) eut lieu la bataille d'Ohod qui se termina par une défaite pour les gens soumis.
[27] Ce qui met en rage le Démon (que Dieu le maudisse !) et tout affidé à lui... (athée, incroyant, avare, etc.).
[28] Cf. Coran II 267 et voir aussi commentaire (II 267 à 269).
[29] Remarque importante.
[30] A propos des interdits alimentaires voir commentaire Coran II 172-3.
[31] Personne à plaindre dans ce monde et dans l'Autre.
[32] Ne concerne pas celui qui s'adonne à l'usure (prêt à intérêt, etc.), l'athée et l'incroyant, l'hypocrite ou celui qui prétend croire mais sans pratiquer.
[33] faire le bien pour le croyant soumis est donc, après la foi, une injonction divine. Foi et oeuvres pies sont donc très liés. Voir Coran 103. Chez les gens de l'Evangile, la secte du Protestantisme, ont aiment dire des gens soumis : ni leur foi et leurs oeuvres bonnes leurs seront d'aucun secours au Jour de la Résurrection ! A eux les flammes de l'Enfer ! Attendons ce Jour fatidique pour voir qui a raison !
[34] Cette distinction correspond à celle des oeuvres obligatoires (mafroûda) et des oeuvres surérogatoires (nawafil ou mandoûba).
[35] L'un des buts de la Prière n'est-il pas d'empêcher de la turpitude et du blâmable (Coran XXIX 45) ? Celui qui continue, en connaissance de cause à faire ce qu'il fait, à donc une prière incomplète, inaccomplie, se limitant seulement à des faits et gestes, mouvements... D'où la parole : Ne regardez pas les gens qui prient, mais regardez plutôt ce qu'ils font après leurs prières ! Et c'est à partir de là que vous serez jugés : bons ou mauvais ! Une prière faite dans les règles doit donc empêcher tout commerçant soumis ou autre de pratiquer l'usure, le prêt à intérêt...
[36] Qui est une purification pour le croyant soumis, sa véritable assurance vie. Ceci était également chez les gens de la Bible, naguère. De nos jours, les impôts dont l'impôt sur le revenu est une loi votée au Parlement. Ce qui permet, pour certains, de frauder. Dans la Soumission, l'impôt légal fait partie intégrante de la Religion du croyant soumis et un des Piliers de sa religion. Donner la part aux pauvres et les aimer devient pour lui une obligation. Tel n'est pas le cas des Etats sans Dieu ! D'où l'affublation de systèmes chez eux. Systèmes type Nemrod (dictatorial) ou type Pharaon (système des partis). 
[37] Pour ces trois choses importantes.
[38] Au Jour de la Résurrection, au Jour des Comptes.
[39] Mécréance, incroyance.
[40] Point important : se repentir dans le but de ne plus jamais recommencer.
[41] A l'inverse du prévaricateur, de celui qui brave l'Ordre divin et qui fait fi de tout cela !
[42] Quant ils verront les récompenses qui les attend.
[43] Point important.
[44] Point important. Rien en dehors de votre capital initial.
[45] Le monde arabe était régi, à l'époque, par une sorte de régime tribale. Au plus fort d'imposer sa loi. L'arrivée de l'Islam les obligera à adopter un nouveau système de vie basé sur la Loi divine et la Tradition prophétique.
[46] des gens Soumis...
[47] Le Commandeur des Croyants ou pour parler en jargon (vulgaire) de notre temps : le Responsable politique de l'Etat.
[48] Tel ne semble pas le cas pour l'Algérie. Il est vrai qu'en terres des Gaules, le citoyen Algérien semble être la seule personne à bénéficier, pour l'alcool, de la licence IV ! Accords anciens... entre gens d'Algérie, d'une part, et gens de la Bible de France d'autre part ! Et les Berbères de Kabylie sont connus pour être des pionniers dans le domaine... de l'alcool en tout genre. Dégustation, achat et vente de l'alcool en terres d'Europe et d'ailleurs. L'Algérie a jugé bon de chasser les gens de la Bible de France, pas ses vignes, clame Lucifer ! Et comme c'est diablement bon !
[49] Point important. En Droit divin, on ne badine pas avec la loi. En droit d’essence humaine, il est relativement facile à l’usurier de passer entre les mailles du filet. Recevant tout au plus un blâme de ses pères, et une assurance qu’il ne sera pas condamné d’une peine trop lourde, si peine il y a !
[50] Comprendre aussi et avec les gens qui prêtent à intérêt… Selon le sens initial du mot en français.
[51] Ce verset fait donc savoir que Dieu et Son Prophète entreprendront la guerre contre l'usurier, dans ce monde et dans l'Autre et que celui-ci n'aura pas de répit jusqu'au Jour de la Résurrection. La gravité du "ribâ" est confirmée par de nombreuses paroles (ahadidh) dont celui-ci rapporté par le fils d'Hanzala et cité par le traditionniste Darqantanî : « L'usure comporte quatre-vingt-dix-neuf cas dont le moindre est aussi grave que le fait qu'un homme s'unisse à sa mère ».
[52] A l’instar de ce que vivent les gens de notre époque...  L’hégémonie des usuriers du monde biblique sur le monde dépasse, note l’observateur, l’entendement ! Les Fils de Coré mènent la danse, clame Lucifer ! Et de plus, il existe, note encore l’observateur, une connivence entre le pouvoir en place, le système bancaire, le monde de la finance, les industriels… Un système interdit régularisé pour mieux servir les appétits des amoureux de l’argent facile…
[53] Dans les sociétés bibliques, de notre temps, ceci semble difficile à comprendre et surtout accepter. Prêter l’argent, sans aucun intérêt, semble incompatible à leur façon de voir les choses et raisonner... ! Cela paraît même absurde !
[54] Soit à l’époque avant l’Islam...
[55] Abbâs était l'oncle du Prophète ; celui-ci fait donc savoir ici qu'il commença par appliquer l'abolition de l'usure dans sa propre famille. Excellent exemple à suivre pour tout croyant soumis.
[56] C'est-à-dire : avant que celui-ci ne devienne soumis..., embrasse l'Islam comme religion.
[57] Point important. Montre la souplesse de la Loi divine.
[58] C'est-à-dire que, d'après cet avis, ce verset concerne les dettes contractées avec usure.
[59] Preuve qu'Il est une Divinité juste.
[60] Dans les systèmes et régimes bibliques (systèmes et régimes non basés sur leur Livre divin), les lois appliquées sont le plus souvent, pour le citoyen, des lois (humaines) drastiques. Aussi, le débiteur attaché à sa 'banque' (ou son créancier) voit sa maison, son bien, etc., partir le plus souvent en fumée. En clair, la banque (ou le créancier) s'appropriant de plein droit, dit-on, le bien du débiteur ! Et à la justice d'appuyer et de faire appliquer cette décision. Ce qui signifie, dans un avenir plus ou moins proche, l'expulsion, l'humiliation, voir la prison... Un nouvel esclavage de l'homme par l'homme, dit l'observateur ! Naguère, en régime royaliste biblique, le citoyen était attaché à son seigneur ; là, avec le Partissisme (régime des partis politiques) ou la Dictature, le citoyen est 'attaché' à sa banque, à la bonne ou mauvaise volonté de son créancier, du législateur, de l'administration ! L'esclavage ne s'est-il pas donné un nouveau nom, visage en régime biblique ? La loi du servage (en régime biblique) n'a jamais vraiment disparu. Le citoyen est toujours resté un serf au service du pouvoir politique en place, note l'observateur. La cause ? Le refus, note encore l'observateur, pour partie d'entre eux de suivre la Loi divine contenue dans leur Livre saint la Bible à la lettre ; pour d'autres (les suivants de Paul), leur refus catégorique de suivre les lois toraniques et évangéliques d'essence divine, révélées par leur divin Législateur à leurs Prophètes (sur eux la Paix !) dans leur Livre saint : la Bible. Et peu à peu est apparu dans les communautés bibliques (toranique + évangélique) à travers le monde des États sans Dieu... ! Des morts vivants ! A Dieu Ses croyances, à nous les autres, fait clamer Lucifer à ses affidés ! Comprendre qui le veut bien !
[61] Avec ce deuxième Commandeur des Croyants, le monde de l'Islam traditionnel a appris la Loi divine et son application. Quant au troisième Commandeur des Croyants, Othman fils de 'Affân le monde de l'Islam traditionnel a appris, à travers lui également, les limites de la Loi. Aux Jurisconsultes, à toute époque, donc de se référer à eux.
[62] De peur que vous ne tombiez dans le péché...
[63] Point important. Jour de vérité.
[64] Litt.: et qui déchireraient vos voiles.


Point de divinité, de dieu que Dieu !
 
« Vulnerant omnes, ultima necat. »
Nous ne le dirons jamais assez.
Explicit totus liber.

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Ô Terrien ! Le Monde a été créé pour nous, et nous pour l'Au-delà. Tous les Terriens que nous sommes seraient bien avisés de méditer cette parole. Les jours passent vite, et notre rencontre avec notre divin Créateur, Seigneur, Législateur et Juge de l'Univers ne se précise-t-elle pas chaque jour un peu plus ? 


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Cette page a été mise à jour le 13/11/08.

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