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  Histoire

PASSION ET ILLUSION

       Selon les Écritures.

Lorsque l'homme se permet d'interpeller son divin Créateur sur les choses avenir qu'Il annonce au cours de Sa révélation et s'étonne que nombre d'entre elles soient contraire à ses aspirations, ou de nature contraignante, ne lui sera-t-il pas répondu : " Ce n'est pas Lui qu'on interrogera sur ce qu'Il fait ; mais c'est eux qu'on interrogera ". (Coran XXI 23) C'est en fonction de ce seul critère que l'homme aura à répondre devant Celui à Qui nous devons tous obéissance et adoration !.

Au nom de DIEU, Allaha, 
Le TOUT-MISÉRICORDIEUX, le TRÈS-MISÉRICORDIEUX !

Louange à Allah, Seigneur des mondes, Prière et Paix sur Ses messagers et Ses prophètes, et sur tous ceux qui suivent Sa guidée !

Le Faux-messie.

Troisième Partie.  

*.*.*

Point de divinité[1] excepté Allah[2] le Très Haut[3]. Que les meilleures salutations[4] soient sur les prophètes et messagers divins dont le Sceau de la Prophétie[5].

La Passion présumée du futur Messie. Quand les croyances de deux communautés bibliques (toranique & évangélique) sont proches, voire d’une même origine.

    Pour preuve : Zohar, 2e partie, colonnes 379, 380 : « Le Messie[6] se présente, et crie : Que toutes les souffrances, toutes les maladies (spirituelles d’Israël viennent sur moi ! Alors toutes viennent sur lui[7]. Et s’il n’en avait pas déchargé Israël pour les prendre sur lui-même, il n’y aurait en aucun homme capable de supporter les peines que méritait Israël pour la transgression de la loi sainte. C’est ce que dit le prophète (Isaïe LIII, 4 : Il s’est véritablement chargé de nos maladies, et il a porté nos douleurs. »[8]
   Dans l’ouvrage de Robert Aron : De qui s’agit-il en ce texte ? C’est une question que se pose la subtilité des talmudistes. Pour le Talmud de Babylone il s’agirait de Moïse ; pour celui de Jérusalem, de Rabbi Akiba.
   Lorsque saint Marc, en son Evangile (XV-28) affirme que le prophète pressentait en ces versets la venue de Jésus-Christ, il apporte une troisième réponse à un débat pharisien. La démarche de sa pensée est la même que celle de ses devanciers : simplement il en tire des conséquences nouvelles. Il faut prouver que la Passion de Jésus était déjà prévue par la tradition prophétique. C’est une légitimation de la pensée chrétienne que l’évangile demande à la méthode talmudique[9]... » (Les années obscures de Jésus. Edit. B. Grasset.).
    La Médrasch-Yalkut sur le chap. LX d’Isaïe, n° 359, transcrit un long passage du livre ancien Péciqta-Rabba qui raconte l’entretien du Messie avec Dieu le Père. Le Messie accepte avec un coeur joyeux l’expiation des péchés de tous les enfants d’Adam, passés, présents et à naître ; et cela malgré le tableau effrayant que Dieu lui présente de cette douloureuse expiation...[10]
    Nous dirons : Le fait de porter la ou les fautes des autres, est une notion propre aux gens de la Thora, que reprendront, plus tard, et à leur compte les gens de l'Evangile[11]

Porter la faute d’autrui. Possible ou impossible ? 

   On a dit que le frère de lait d'Othman fils d'Affan[12] faisait beaucoup d'aumônes. Un jour donc, son frère de lait Abd Allah lui dit : "Pourquoi toutes ces aumônes ?" Il dit : "Mes péchés sont nombreux, je demande donc (par cet acte) l'agrément de mon Seigneur et Sa grâce." Il [lui] dit : "Donne-moi un chameau chargé et moi je porterai pour toi tes péchés[13]". Il le fit. C'est alors que Dieu le Très-Haut révéla :
    "As-tu vu celui qui tourne le dos [à la foi : Abd Allah]" et donne peu et interrompt même[14] ?
   A-t-il auprès de lui une science de l'Invisible pour qu'il voit[15] ? Ne lui a-t-on pas donné nouvelle de ce qu'il y avait dans les feuilles de Mochè et d'Abraham l'homme au devoir ? Que nul porteur[16], en vérité, ne porte le port d'autrui[17].
    A ce sujet, on a dit qu'avant le prophète Abraham (sur lui la Paix !), la Loi divine permettait de faire porter le péché d'un homme à la place de son frère ou de son fils[18]. L'arrivée d'Abraham (sur lui la Paix !) verra l'abolition pure et simple de cette loi. Ce qui sera étonnant ici, c'est qu'elle sera reconduite par les gens de la Bible. Selon Jacob ben Isaac, dans « Le commentaire sur la Torah », d’écrire : Punissant la faute des pères sur les fils. (Ex. 20:5). Le Saint, béni soit-Il, fait se récupérer le péché du père sur le fils ; il punit le fils pour le péché commis par le père. Si le fils accomplit les mêmes forfaits que son père, il sera doublement châtié. (Op. cit. Edit. Verdier.). « Sur le sens à donner aux épreuves, Maïmonide écrit dans Le Guide des égarés (3e partie, chapitre 24) : « Quand à la manière dont le vulgaire entend généralement l’idée d’épreuve, à savoir que Dieu envoie des calamités à un homme, sans que celui-ci ait commis aucun péché et afin de lui accorder une récompense d’autant plus grande, c’est là un principe qui n’est mentionné expressément par aucun texte de la loi. »

Rappel.

    Notons encore une fois que pour les gens de la Bible, de l’Evangile, le Messie qui devra apparaître aux nations, devra être nécessairement un Messie dit souffrant. Ce que l’Islam traditionnel rejette. Le Messie d’Israël sera en effet élevé, sain et sauf, corps et âme, dans le Paradis divin (Coran IV 157). La véritable Mort, il ne la connaîtra qu’à la fin des temps, lors de sa seconde venue.

Les prophètes divins maltraités par les gens de la Thora. Mythe ou Réalité ?

   Dans la Thora initiale était, dit-on écrit, et concernant le sceau de la Prophétie :
    "Il rencontrera de la part de son peuple de dures souffrances..."[19]
    Dans Esaïe, le prophète est écrit :
    "Maltraité, il s'inclinait et n'ouvrait pas la bouche ; tel l'agneau conduit à la boucherie,
   et la brebis muette devant les tondeurs, il n'ouvrait pas la bouche." (53: 7)[20].
   Jérémie, le prophète n'a-t-il pas déclaré :
   "Yahweh m'a fait savoir, et j'ai su ;...
   Alors Tu m'as montré leurs machinations !
   Moi, j'étais comme un agneau, familier, qu'on mène à la boucherie,
   et je ne savais pas qu'ils (les Judaïsés) tramaient des desseins contre moi."[21]
   "Détruisons l'arbre[22] dans sa sève !
   Retranchons-le de la terre des vivants,
   et qu'on ne souvienne plus de son nom !" (Jr. 11: 18-20)[23].
    autre variante (Témoins de Jéhovah) :
   "Et Jéhovah m'a informé lui-même pour que je [le] sache.
   En ce temps-là, tu m'as fait voir leurs manières d'agir.
   Et j'étais comme un agneau mâle, un intime, qui est mené à l'abattage,
   et je ne savais pas que c'était contre moi qu'ils méditaient des projets"[24].
   "Supprimons l'arbre avec sa nourriture , et retranchons-le du pays des vivants,
   afin qu'on ne se souvienne plus de son nom."
    autre variante (israélite) :
   "L'Eternel m'a instruit ; je sais, depuis que tu m'as rendu témoin de leurs oeuvres,
   que j'étais, moi, semblable à une brebis docile qu'on mène à l'abattoir ;
   ce que je ne savais pas,
   c'est que c'était contre moi qu'ils formaient de mauvais desseins :
   "Allons, détruire l'arbre dans sa sève, extirpons-le de la terre des vivants,
   et que son nom ne soit plus mentionné !".
    Les ennemis farouches des prophètes divins ont fait, de tout temps, peser sur eux de lourdes menaces. Ici, les Judaïsés, ennemis farouches de Jérémie, le prophète (sur lui la Paix !), en voulaient à sa vie. A Anatot, sa ville natale comme à Jérusalem, ils chercheront coûte que coûte à le réduire en silence, à le faire disparaître. Les prophètes Jérémie, Isaïe, etc., seront, quelques années plus tard, assassinés par les Judaïsés. Eux vivaient avant la destruction du premier Temple. Plus tard, ce sera le tour des prophètes Zacharie et son fils de subir le même sort. Eux vivaient avant la destruction du second Temple. Quant à Ichoua, le fils de Marie (sur lui la Paix !), les Judaïsés rusèrent[25] contre lui[26]. Mais : « Et les autres se mirent à stratégier. Dieu aussi stratégie. Et Dieu est le meilleur des stratèges. (Coran III 54). 

   Le "Sratège".

    Le vocable arabe "makr" (stratège, ruse), peut signifier selon les commentateurs : Toutes les fois qu’ils ont fait une faute, nous l’avons changée, ou renouvelée par un bienfait. Chez les gens de l’Evangile existe le dogme de la felix culpa : concept relatif à la [prétendue] mort du Messie, et qui signifie littéralement : la faute heureuse, le péché bénéfique. N'est-ce pas d’ailleurs dans ce sens que semble l’interpréter Paul, lorsqu’il déclare notamment en parlant du don et de la grâce : « Mais il n’en va pas du don gracieux comme de la faute. Si c’est en effet par la faute d’un seul que tous les autres sont morts, à bien plus forte raison la grâce de Dieu et le don (qui vient) par la grâce d’un seul homme Jésus-Christ ont-ils été surabondants pour tous les autres. Il n’en va pas non plus du don comme du péché d’un seul, car après (le péché d’)un seul le jugement (aboutit) à la condamnation : après de nombreuses fautes, le don gracieux (aboutit) à la justification. Si, en effet, par la faute d’un seul la mort a régné du fait d’un seul, à fait forte raison ceux qui reçoivent en abondance la grâce et le don régneront-ils dans la vie du fait du seul Jésus-Christ... »
   « ...Que dirons-nous donc ? Que nous demeurions dans le péché pour la grâce abonde ? Que non pas ! Nous qui sommes morts au péché, comment y vivrions-nous encore ? ... » (Bible. Rom. 5 15-17 ; 6 1-2).
   Une fois de plus, Paul semble avoir choisi une interprétation toute particulière de ce mot. Veut-il ou voulait-il  rétablir, à son compte, une loi abrogée ? Ou plutôt, n'essaye-t-il pas à sa façon, et à travers celui-ci, de justifier le bien fondé de la faute de ses coreligionnaires ? Lesquels avaient déclaré, haut et fort : « En vérité, nous avons tué le Messie, Ichoua (Jésus), fils de Marie, le prophète de Dieu ». (Coran IV 157). 

Source d'un même enseignement. Nouveau rappel. 

   Notons au passage, cette similitude de pensée à travers ce commentaire de Jacob ben Isaac (Ex. 30:12) : Si on avait compté chaque Juif séparément, en le détachant de la masse d’Israël, le Saint, béni soit-Il, aurait vu les péchés et les actions, commis par chacun d’eux, et Il les aurait fait périr. Par contre, en comptabilisant la communauté dans son ensemble, on ne pouvait manquer de déceler de nombreux Juifs qui respectaient les commandements et agissaient bien. Ce sont eux qui rachetaient les péchés des autres et protégeaient de la sorte la communauté. (Op. cit.).
   De même : Rabbi José Hagueilli dit : Ce verset (Lév. V 17) punit celui qui a péché sans le savoir, à plus forte raison punit-il celui qui le sait. Rabbi José dit : Si tu désire connaître la récompense des justes, va l’apprendre d’Adam, à quoi une seule défense fut prescrite, et, lorsqu’il l’eut violée, considère combien de fois la mort fut infligée à lui et à ses descendants[27]. Et quelle mesure est plus forte, celle de la bonté ou celle du châtiment . Tu diras certes, celle de la bonté. Si donc la mesure du châtiment, qui est petite, entraîne tant de fois la mort pour lui et ses descendants, à plus forte raison la mesure de la bonté, qui est grande, procure-t-elle des bienfaits à celui qui s’abstient de la consommation de viande de sacrifices réprouvés ou périmés ou qui jeûne le jour de Pardon, à lui, à ses descendants, et aux descendants de ses descendants jusqu’à la fin de toutes les générations.
  Conclusion : Paul n'a jamais enseigné un autre enseignement que celui de ses pères, de ses maîtres. Là encore, on peut voir que les gens de la Thora comme ceux de l'Evangile sont loin de la vérité. En faisant une faute (ou un faux pas) comme celui de décapiter le Prophète Zacharie et son fils (sur eux la Paix !), ou vouloir attenter à la vie du fils de Marie (sur lui la Paix !) ; le Saint et Seigneur d’Israël, une fois encore, changerait-Il, ou renouvellerait-Il tout cela par un bienfait ? Nullement. Et l’Histoire nous le confirme, il n’en est rien et n’en fut rien. Qu'on re-lise l'Histoire ! 

Que le Seigneur des mondes nous guide tous dans ce qu'Il aime et agrée !


[1] En arabe, ilah. A noter que le Créateur des cieux et de la terre est la seule et véritable divinité qu’on adore et qu’on se doit d’adorer véritablement.
[2] En arabe, Allah. Nom divin, il est employé couramment pour les gens de l’Evangile de langue arabe. En hébreu, ïl (ou El). En français, Dieu. Généralement, les gens de l’Evangile n’utilisent pas les noms divins hébraïques, araméens ou syriaques dans leurs langues respectives. Ils sont traduits.
[3] En arabe, ta’alâ. En hébreu, El Elyon.
[4] Formule d’eulogie recommandée et pratiquée très couramment dans l’Islam traditionnel. Ce genre de formule d’eulogie existe, d’une certaine façon, chez les gens de la Thora.
[5] Soit Ahmad-Mohammad, fils d’Abd Allah, (...) fils d’Ismaël, fils d’Abraham  (sur eux la Paix !). Pour l’Islam traditionnel, il est le Sceau de la Prophétie, le Sceau des prophètes et messagers divins.
[6] Dans notre étude nous préférons employer le terme « Messie », à celui de « Christ », grec. Pour éviter ainsi toute confusion. « Messie », en hébreu Machîha = le béni. Quant à Jésus (francisé), en arabe, ‘Is(s)a = Ichoua (ou Aichoua), soit  en arabe, alsaiyid = seigneur ou maître.
[7] Croyance qui semble être d'actualité chez les gens de la Bible. Quelqu'un a pu porter ou peut porter les fautes des autres, de tout un peuple.
[8] Dans l’ouvrage de Robert Aron : De qui s’agit-il en ce texte ? C’est une question que se pose la subtilité des talmudistes. Pour le Talmud de Babylone il s’agirait de Moïse ; pour celui de Jérusalem, de Rabbi Akiba.
   Lorsque saint Marc, en son Evangile (XV-28) affirme que le prophète pressentait en ces versets la venue de Jésus-Christ, il apporte une troisième réponse à un débat pharisien. La démarche de sa pensée est la même que celle de ses devanciers : simplement il en tire des conséquences nouvelles. Il faut prouver que la Passion de Jésus était déjà prévue par la tradition prophétique. C’est une légitimation de la pensée chrétienne que l’évangile demande à la méthode talmudique... » (Les années obscures de Jésus. Edit. B. Grasset.).
[9] l'enseignement évangélique semble se retrouver à l'intérieur même du Talmud. Preuve aussi qu'il a beaucoup influencé les Pères de l'Eglise.
[10] Sondage : 49,9% d’Israéliens ne croient pas à la venue du Messie. C’est en tout cas le résultat d’un sondage rendu public au début de l’été en Israël (V. Revue : Actualités des Religions. 19/09/2000. N°19)
[11] Dans l'Islam traditionnel, il n'est pas rare de trouver, çà et là, des gens de la diaspora d'Afrique du Nord, ignorants voir non pratiquants de leur culte, déclarer volontiers : Prie pour moi, ou je vais prier pour toi, ou j'assûmerai de porter ton fardeau, on mange tel ou tel produit sans crainte, le responsable c'est pas toi ! Des paroles dont leurs auteurs ne calculent parfois peu leur gravité. Au Jour des Comptes, ne l'oublions pas, chacun d'entre nous se présentera devant le Juge suprême avec ses propres péchés…
[12] le troisième vicaire du prophète Ahmad-Mohammad (sur lui Prière et Paix !).
[13] genre de phrase qu’on entendait souvent, dans les années 70 et plus, parmi les travailleurs d’origines d’Afrique du Nord.
[14] soit ici : à empêcher à Othman de continuer à faire le bien qu'il faisait.
[15] pour qu'il voit les affaires de l'Au-delà, et puisse porter ainsi, et au nom d'un autre, le châtiment divin !
[16] et ici pas même le Messie d'Israël, fils de Marie (sur lui la Paix !).
[17] soit personne ne portera le péché d’un autre, le fardeau d'un autre. (Coran LIII 33-38, comparer : Rm. 14:12 ; Gal. 6:5 ; Thora. Deut. 14:16).
[18] Voir ce qui suit.
[19] la prophétie d’Isaïe (53: 7) ne peut à aucun moment s’attribuer au fils de Marie (sur lui la Paix !). Le Messie d’Israël ayant été élevé, sain et sauf, corps et âme, dans le Paradis divin (Coran IV 157).
[20] Cette parole doit être comprise dans le même sens que celles de Jérémie. Bible. Jr. 11: 18-20. Quand le Sceau de la Prophétie se présenta à la communauté juive d’Arabie, n’ont-ils pas voulu attenter à sa vie ?
[21] comparer : Bible. Es. 18:18, 20:10.
[22] soit l’homme de science.
[23] c’est ce qu’ils firent notamment avec le prophète Yahya (Jean) fils de Zacharie (sur eux la Paix !).
[24] Même sens que : Coran III 54.
[25] La "ruse" du Saint et Seigneur d'Israël est une profonde humiliation pour le peuple d'Israël et les Judaïsés. Selon une variante, les Juifs poursuivront le fils de Marie (sur lui la Paix !), mais Gabriel, sur ordre de son Seigneur, l’élèvera par une lucarne au ciel, c’est-à-dire au Paradis. Entrant dans la maison, les Juifs ne le trouveront pas. Mais c’est sur l’un d’entre-eux que Dieu projeta la ressemblance du Messie. « Lorsqu’il sortit, ils le virent à la ressemblance de Ichoua, le prirent, le tuèrent et le crucifièrent. Ensuite, ils dirent : « Son visage ressemble au visage d’Ichoua. Le corps, lui, ressemble au corps de notre compagnon. Si celui-ci est notre compagnon, alors où est Ichoua ? Par contre, si celui-ci est Ichoua, alors où est notre compagnon ? Ils se disputèrent, s’entre-tuèrent, d’où la parole divine : « Et les autres se mirent à stratégier... »
   Dans l’Evangile des Douze apôtres : 15° fragment : « On conduisit Pilate et le centurion sur le puits d’eau du jardin, puits très profond... Ils regardèrent en bas, dans le puits. Les Juifs crièrent : « O Pilate, « le corps de Jésus est mort, n’est-ce pas celui-ci ? » Mais eux les disciples dirent : « Seigneur, les linceuls « que tu tiens sont ceux de Jésus ! Ce corps-là est celui du voleur qu’on a crucifié avec lui... »
   Ne trouve-t-on pas une certaine similitude entre ces deux textes ? Qui mourra réellement à la place du Messie fils de Marie ? Les avis sont partagés à ce sujet. Plusieurs noms ont été avancés : Juda, Achoua (ou Achiyoua le Juif), Simon, etc. Pour l'Islam traditionnel, une chose est sûre, le Messie fils de Marie ne connaîtra réellement la mort que lors de son deuxième avènement (retour sur terre).
[26] Mais le dernier mot sera au Saint et Seigneur d'Israël. Aussi sera-t-Il capable de le protèger de ceux qui voulurent attenter à sa vie... (Coran III 54-7) Peut-être s’imaginaient-ils qu’en faisant cette faute ou ce faux pas ; le Saint et Seigneur d’Israël, une fois encore, la changerait, ou la renouvellerait par un bienfait ? Mais l’Histoire nous le confirme, il n’en fut rien.
[27] comparer : Bible. Rm. 5,14, 17. Paul reprend ici l'enseignement talmudiste.


Point de divinité, de dieu que Dieu !
« Vulnerant omnes, ultima necat. »
Nous ne le dirons jamais assez.
Explicit totus liber.

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Encore un petit effort et la fin du monde ne se réduira pas à des "ont dit", "il paraît que" ou à bains de foule ou à des parties de fou rire ou à des meetings fiévreux. Elle sera le temps où les Terriens du divin Créateur découvriront que Sa Religion ne se réduit pas à des mythes ou des paroles en l'air ou à des croyances erronées mais qu'elle s'enracine dans la réalité...

 

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24/05/07 .

 

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