Croyances

SIGNES DE LA FIN DES TEMPS. ÈRE MESSIANIQUE.

Selon les Écritures.

Au nom de DIEU, Allaha,
Le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux !

Louange à Allah, Seigneur des mondes, Prière et Paix sur Ses messagers et Ses prophètes, et sur tous ceux qui suivent Sa guidée !


Qui sont les deux "messie" de Paul ?
Qui est l'homme du péché avenir et annoncé par lui ?
Son origine parmi les Fils d'Adam, qu'en est-il ?


   Point de divinité[1] excepté Allah[2] le Très Haut. Que les meilleures salutations[3] soient sur les Prophètes et Messagers divins dont le Sceau de la Prophétie[4].

   Suite page 2

  • L’erreur du monde de l’Évangile. Réfutations.

   L’erreur première des gens de l’Évangile sera tout d’abord dans le vocable « le Messie » (מָשִׁיחַ). En effet, ce vocable fait parti intégral de son nom[5], chose, dirons-nous, qu’ignore totalement le monde de l’Évangile. Et à la lumière du Coran, on apprend clairement que le nom du fils de Marie sera : Le Messie, Ichoua fils de Marie[6]. La Bible de mentionner uniquement que le futur nom du fils de Marie sera uniquement ‘Jésus’, nom incomplet, dira-t-on. Le scribe fraudeur étant passé par là, il aura donc escamoter son nom, note l’observateur. Secundo : Dans un premier temps, le Messie n’a rien à voir, de près ou de loin, avec le messianisme du monde biblique dont toranique en particulier. Son époque première n’était pas le signe où : "Le loup et l'agneau paîtront ensemble, le lion, comme le boeuf, mangera de la paille, et le serpent aura la poussière pour nourriture. Il ne se fera ni tort ni dommage sur toute ma montagne sainte, dit l'Éternel.[7]. Peu s’en faut ! Tercio : L’époque, où on verra la parole attribuée à ce prophète biblique ; aura bien lieu mais après la seconde venue en Terre sainte du Messie (sur lui la Paix !). Et les évènements le concernant ne se dérouleront pas comme le décrit le monde biblique. Peu s’en faut encore !

  • Paul et ses deux « messie ». Le titre de « messie » pour le fils de Marie contesté.

   On a dit d’ailleurs à ce sujet : Le fait que Jésus ne se soit jamais attribué aucun titre est déjà en soi un grand enseignement. Il a ainsi résisté sa vie durant au titre de Mâchiah (en grec Khristos) ; ce titre et ce rôle lui ont été attribué après sa mort (cf. Actes 2,31-32,36 ; 5,42)[8].
   Il n’est donc pas le "Messie attendu" des Écritures. Point important qui rejoint les remarques et argumentations d’exégètes et commentateurs du monde de l’Islam traditionnel.
   Et un second point important est abordé par le maître du christianisme, et il concerne : le faux messie et son origine. Leur maître et seigneur Paul ne fait-il pas mention, dans ses écrits qu’on lui prête ; d’un autre « messie » à venir, un homme de péché, très dangereux ? Ainsi, "Le retour de Christ n'est pas imminent ; l'homme de péché doit paraître auparavant.[9] " Qu’on en juge :

1. Mais nous vous prions, frères, en ce qui regarde l'avènement de notre Seigneur Jésus-Christ, et notre réunion avec lui, 2. de ne vous pas laisser aussitôt ébranler dans votre entendement, ni troubler, soit par une inspiration, soit par une parole, soit par une lettre qu'on dirait venir de notre part, comme si le jour du Seigneur était là. 3. Que personne ne vous séduise en aucune manière ; car il faut que l'apostasie soit arrivée auparavant, et que l'homme du péché ait été révélé, le fils de la perdition ; 4. qui s'oppose et qui s'élève au-dessus de tout ce qu'on appelle Dieu, ou qu'on adore, jusqu'à s'asseoir dans le temple de Dieu, se proclamant lui-même être Dieu. 5. Ne vous souvenez-vous pas que je vous disais ces choses, lorsque j'étais encore auprès de vous ? 6. Et maintenant vous savez ce qui le retient, afin qu'il soit révélé en son propre temps. 7. Car le mystère de l'iniquité agit déjà ; il faut seulement que celui qui le retient présentement ait disparu. 8. Et alors sera révélé l'inique, que le Seigneur Jésus détruira par le souffle de sa bouche, et qu'il anéantira par l'apparition de son avènement. 9. L'avènement de l'inique est selon l'efficace de Satan, avec toute puissance, avec des signes et des prodiges de mensonge, 10. et avec toute séduction de l'injustice pour ceux qui périssent, parce qu'ils n'ont point reçu l'amour de la vérité pour être sauvés. 11. Et c'est pourquoi Dieu leur envoie une efficace d'erreur pour qu'ils croient au mensonge, 12. afin que tous ceux qui n'ont pas cru à la vérité, mais qui ont pris plaisir à l'injustice, soient jugés.

Exégèse biblique.

2.3

Que personne ne vous séduise en aucune manière ; car il faut que l'apostasie soit arrivée auparavant, et que l'homme du péché ait été révélé, le fils de la perdition ;

 

Bien que ce mot signifie, dans la langue originale, toute défection d'un parti politique, et que son sens religieux soit secondaire, il est évident, d'après l'ensemble de la prophétie suivante, (versets 3-12) qu'il indique ici une infidélité ou une révolte morale contre Dieu et la vérité de Dieu.

2.4

qui s'oppose et qui s'élève au-dessus de tout ce qu'on appelle Dieu, ou qu'on adore, jusqu'à s'asseoir dans le temple de Dieu, se proclamant lui-même être Dieu.

 

Grec : "qu'il est Dieu."

Le texte reçu porte : "s'asseoir, comme Dieu, dans le temple de Dieu." Les deux mots soulignés ne sont pas authentiques.

- Avec toute l'Ecriture (comparez surtout Matthieu 24 1Timothée 2.1 et suivants ; 1Jean 4.1 et suivants ; Apocalypse 13 et Apocalypse 17), Paul annonce que le règne de Dieu sur la terre, l'Eglise de Jésus-Christ en particulier, n'atteindront point la perfection qui leur est promise, par un paisible développement au sein de notre humanité déchue, mais que le retour de Christ (verset 2) sera précédé d'un temps redoutable d'opposition et d'apostasie.

Par cette apostasie, on ne peut pas entendre quelque défection ou révolte universelle dans le monde et en dehors de l'Eglise. (verset 3, note.) Tout au moins est-on forcé d'admettre que celui qui en sera le chef aura la prétention de se substituer à toute autre autorité, à celle de Dieu lui-même. (verset 4)

Ce temple de Dieu dans lequel il ira s'asseoir pour y établir sa domination, ne peut pas être le temple de Jérusalem, qui existait bien encore, quand Paul écrivait mais qui était loin d'avoir pour lui l'importance qu'il attribue à ce siège de la défection, et qui en aurait eu bien moins encore pour les païens convertis auxquels il adresse cette instruction. Il a en vue le temple spirituel, la maison de Dieu en esprit, l'Eglise. (Comparer 1Corinthiens 3.16 ; 2Corinthiens 6.16 ; Ephésiens 2.21 ; 1Pierre 2.5)

Cette apostasie sera donc dans l'Eglise, et elle aura un chef, que l'apôtre nomme l'homme du péché, le fils de la perdition. On ne peut pas généraliser ces termes de manière à n'y voir que l'apostasie elle-même, pour ainsi dire personnifiée. Les noms donnés à l'homme de péché, l'action qui lui est attribuée, montrent que Paul entend désigner une personne, un individu dans lequel viendra s'incarner la méchanceté, la révolte contre Dieu, "le mystère d'iniquité." (verset 6) Et cela est tout à fait conforme à l'expérience, constamment renouvelée dans l'histoire : les tendances d'un siècle atteignent toujours leur point culminant dans un homme qu'elles ont produit, qui est leur fils ; mais lui, à son tour, les exprime, les représente, les domine, pour en faire la pâture de son égoïsme, le piédestal de son orgueil.

- Jusqu'ici, tout est simple et facile dans l'interprétation de cette prophétie. Mais qui est le personnage historique dans lequel elle sera accomplie ? C'est sur cette question difficile que les vues se divisent à l'infini. Il faut remarquer, d'abord, que toute interprétation qui place l'accomplissement unique et absolu dans le passé ne saurait être vraie, puisque le chef de l'apostasie, "l'inique," subsistera encore à la venue du Seigneur, qui le "détruira par le souffle de sa bouche." (verset 8)

Ainsi sont écartées les applications à la révolte des Juifs contre les Romains, à l'empire romain lui-même ou à tel de ses empereurs, aussi bien qu'à Mahomet, etc.

On a cherché ailleurs et dans l'Eglise même l'accomplissement de cette prophétie. Dès le moyen âge, les hommes sérieux qui faisaient opposition de la suprématie de l'Eglise de Rome virent dans le pape lui-même l'Antéchrist ici prédit, et cette opinion se répandit au XVIe siècle dans les Eglises de la Réforme. L'apostasie de la vraie foi, alors si générale dans l'Eglise romaine ; l'abandon complet des saintes Écritures, obstinément soustraites à la connaissance du peuple ; l'arbitraire impérieux avec lequel le pape substituait son autorité à celle de la Parole de Dieu, ses décrets aux volontés de Dieu révélées dans cette Parole ; sa prétention de dominer comme "représentant de Dieu" et comme "Dieu sur la terre," non seulement sur la chrétienté entière, mais sur tous les royaumes du monde dont les princes devaient tenir de lui seul leur pouvoirs ; l'usage établi que le pape s'assied sur l'autel, lors de son intronisation, et que ses cardinaux qui l'entourent se prosternent devant lui ; les "miracles de mensonge" (verset 9) auxquels l'Eglise romaine a eu recours pour affermir son autorité : tout cela, et tant d'autres traits encore, pouvait assurément donner aux réformateurs la pensée que le mystère d'iniquité était accompli, et l'on comprend qu'ils ne cherchassent plus à notre prophétie d'autre interprétation.

Aujourd'hui toutefois, beaucoup d'excellents exégètes, sans déclarer fausse cette application, la trouvent trop absolue et trop exclusive. Ils y objectent que le mystère d'iniquité "agissait déjà" (verset 7) quand l'apôtre écrivait, ce qui ne peut pas s'entendre de l'Eglise de Rome qui était à peine fondée, si même elle l'était ; que le signe principal de l'Antéchrist c'est de nier le Père et le Fils, (1Jean 2.22) tandis que l'Eglise de Rome les confesse ; que "l'homme de péché" ne peut pas être une charge comme la dignité papale, ni une succession d'hommes, mais un homme, etc.

Pour ces raisons, les mêmes interprètes, sans nier que le papisme n'ait été "la plus épouvantable manifestation de la puissance de l'Antéchrist dans l'Eglise chrétienne," portent plus loin leurs regards pour découvrir la réalisation finale, selon eux, de la prophétie de Paul.

"Dans les temps mêmes de sa plus profonde déchéance, dit Gerlach, la papauté remplissait la chrétienté d'une fausse adoration de Dieu, elle ne s'élevait pas au-dessus de toute adoration ; tandis que de nos jours on a vraiment commencé à célébrer un culte dont l'humanité est le seul Dieu et le seul objet d'adoration. Un grand nombre s'attendent à ce que l'Eglise chrétienne, absorbée par l'État, se résoudra complètement dans les royaumes de la terre. Toutes ces tendances préparent les voies à la pleine révélation de l'homme du péché."

Les attaques contre les fondements de la foi chrétienne, qui ont une portée plus étendue et plus profonde que jamais auparavant, et sont accueillies par les applaudissements d'une multitude dont le dieu de ce siècle a aveuglé l'entendement, sont aussi des signes de la manifestation de l'Antéchrist tels que le papisme, dans sa plus grande puissance, ne les a jamais présentés. Maintenant, il ne manque plus qu'une chose : que ces puissances d'iniquité s'unissent ; qu'un homme assez bien doué et assez habile pour s'en emparer, paraisse, que la foule aveugle le proclame le représentant de l'esprit du siècle, et l'événement prédit sera accompli.

- Que faut-il conclure de ces vues diverses ? Que toutes ont leur part de vérité ; que la prophétie de l'apôtre a, comme toute prophétie, son accomplissement graduel ; qu'il y a plusieurs antéchrists (1Jean 2.18) et des forces infiniment diverses qui leur appartiennent ; que le dernier, le plus puissant de tous, réunira toutes ces forces sous sa domination avant d'être "détruit par le Seigneur et par son avènement."

Ce qu'il sera, sous quelles formes et par quels moyens il réalisera sa puissance, ce sont là des questions auxquelles il faut savoir répondre : Je ne sais pas.

Mais ce qui importe, c'est de recueillir l'avertissement sans cesse répété par le Sauveur quand il jetait un regard prophétique sur l'avenir : Veillez !

2.5

Ne vous souvenez-vous pas que je vous disais ces choses, lorsque j'étais encore auprès de vous ?

 

Ainsi, déjà en prêchant l'Evangile à Thessalonique, l'apôtre avait donné des instructions concernant l'avenir. L'avait-il fait en s'appuyant sur des prophéties de l'Ancien Testament, et en particulier sur Daniel 11.36 et suivants, où il avait pu trouver, dans une prédiction relative à Antiochus Epiphane, le profanateur du temple de Jérusalem, un prototype de l'Antéchrist ?

Nous avons fait remarquer, dans la note précédente, qu'on ne saurait identifier le temple de Dieu avec le temple de Jérusalem. Cependant plusieurs interprètes de notre passage croient y voir une allusion à cette prophétie, dont le dernier et entier accomplissement serait encore réservé à l'avenir.

2.6

Et maintenant vous savez ce qui le retient, afin qu'il soit révélé en son propre temps.

 

Grec : "Ce qui retient" ou "ce qui fait obstacle à l'avènement de l'Antéchrist."

Les Thessaloniciens le savaient, parce que l'apôtre le leur avait dit ; nous, nous ne le savons pas.

L'exégèse n'a absolument que des conjectures sur ce trait de notre prophétie. Les Pères de l'Eglise pensaient que l'apôtre avait en vue l'empire romain ou le chef de cet état, et s'expliquaient ainsi pourquoi Paul emploie d'abord un nom neutre (CE qui retient), puis un nom masculin (CELUI qui retient). (verset 7)

Au moyen âge, la lutte des empereurs contre la papauté confirmait cette opinion, et aujourd'hui encore beaucoup d'interprètes l'adoptent ; ils estiment que celui qui retient, c'est le pouvoir de l'état, soit qu'ils continuent à voir l'Antéchrist dans le papisme, soit qu'ils le cherchent dans quelque manifestation future de la puissance des ténèbres. "Quand ce dernier appui de l'ordre et de la morale publique aura disparu, disent-ils, quand quelque dominateur de l'esprit du siècle étant parvenu au pouvoir, se servira des armes de l'autorité pour atteindre son but, alors tout ce qui retient encore l'homme de péché sera ôté, et la prophétie de l'apôtre sera accomplie."

- Calvin entend par ce qui retient le conseil de Dieu, qui veut qu'avant le triomphe momentané de l'Antéchrist l'Evangile soit annoncé à toutes les nations. Cette interprétation serait admissible et même très telle, s'il ne s'agissait que de ce qui retient ; mais celui qui retient (verset 7) serait Dieu même ; on ne peut l'admettre, puisque cet obstacle doit être "ôté du milieu." (verset 7)

Remarque : la raison qui selon Bonnet empêche que celui qui retient ne désigne Dieu, s'applique pareillement au Saint-Esprit dont il ne peut pas non plus être dit qu'il doive être mis de côté. Assez tôt dans l'histoire certains émirent l'hypothèse que les dons du Saint-Esprit empêchaient l'apparition de l'impie. Origène réfute cette idée : "s'il s'agissait du Saint-Esprit, Paul le dirait". Effectivement, la façon dont Paul s'exprime montre qu'il ne désire pas écrire ouvertement quels sont cette puissance et ce personnage qui retiennent. Toute explication qui ne rend pas compte de sa réticence ne saurait être la bonne. Récemment certains ont proposé que le retenant soit l'archange Micaël ; mais on ne voit toujours pas pourquoi Paul ne le nommerait pas clairement. Frédéric Godet nous met sur la voie en soulignant que Paul était persuadé de l'origine juive du faux-messie à venir. On comprend dans ce sens qu'il parle en termes couverts afin de ne pas provoquer ceux qui l'avaient fait arrêter, précisément à Thessalonique, et dont il souffrait encore présentement à Corinthe. Le pouvoir et la personne auxquels Paul fait allusion, auraient été, de son temps, l'empire romain et son représentant qui comprimaient alors la révolte du peuple juif. C'était là l'idée générale des premiers commentateurs. Cette explication tient elle encore, après la destruction du temple, la diaspora, puis le retour des juifs dans leur pays ? Oui si l'on s'attend à ce qu'Israël, qui pour l'heure n'est qu'une petite nation controversée, devienne brusquement, à la surprise générale, la première puissance mondiale. (CR)

2.7

Car le mystère de l'iniquité agit déjà ; il faut seulement que celui qui le retient présentement ait disparu.

 

Paul, comme Jean, (1Jean 2.18,19) voit dans les erreurs et les souillures qui se glissaient alors déjà au sein des Eglises le commencement de l'action de l'Antéchrist. (Comparer verset 2, dernière note ; 1Thessaloniciens 4.15, note.)

- Il nomme ce mal un mystère, parce qu'il est caché dans les profondeurs du monde moral, comme le bien qui est caché en Dieu et dans le cœur des fidèles s'appelle le "mystère de piété." Aussi la manifestation de ce mystère d'iniquité sera-t-elle une révélation. (versets 3-6)

- Alors apparaîtra dans sa hideuse puissance l'iniquité ou l'illégalité, qui comprend tout ce qui est opposé à la loi de Dieu.

Grec : "Seulement celui qui le retient présentement (le retiendra) jusqu'à ce qu'il soit ôté du milieu," enlevé, qu'il cesse de faire obstacle. C'est ce dernier mot qui s'oppose surtout à l'opinion de Calvin citée ci-dessus. Car si même on prétendait qu'il signifie seulement que Dieu cessera de retenir la manifestation du mal, lui-même ne peut être ôté, disparaître, cesser de régner.

Remarque : Bonnet ne parle pas de la supposition que celui qui retient soit le Saint-Esprit dans l'Eglise, parce qu'à son époque cette idée n'avait pas la popularité que lui ont donnée les milieux dispensationalistes de la première moitié du vingtième siècle. Elle revient à dire que la présence de l'Eglise sur terre empêche la manifestation de l'Antéchrist. Outre qu'il serait inexplicable que Paul ne l'eût pas dit s'il l'avait su, cette explication est absolument contredite par le but même de son épître : rappeler aux Thessaloniciens que notre réunion avec le Seigneur ne peut avoir lieu avant qu'on ait vu paraître l'homme impie. Les nombreuses contorsions qui ont été imaginées pour échapper à ce fait sont indignes de tout exégète sérieux. L'argument souvent avancé que l'Eglise, comme le sel dans les aliments, empêcherait la corruption du monde, n'a évidemment aucun poids face au développement actuel du mal. La présence même du Seigneur sur terre n'a pas empêché l'apparition du fils de la perdition qui l'a livré ; c'est bien plutôt la présence de la sainteté qui exacerbe le mal. (CR)

2.8

Et alors sera révélé l'inique, que le Seigneur Jésus détruira par le souffle de sa bouche, et qu'il anéantira par l'apparition de son avènement.

 

C'est-à-dire "celui qui est sans loi," parce qu'il s'élève au-dessus de toutes les lois divines et humaines, (verset 4) prétendant lui-même être la loi souveraine de l'humanité

Ces mots le souffle de sa bouche (empruntés à Esaïe 11.4) signifient sa Parole rendue toute-puissante par son Esprit. (Souffle et esprit s'expriment par le même mot en hébreu et en grec.)

Mais l'action de cette Parole qui détruira l'inique, coïncide avec le glorieux retour de Christ pour le jugement du monde ; et il suffira de son avènement (Grec : "l'apparition de sa présence") pour anéantir toute la puissance de l'adversaire. C'est là la consolation de l'Eglise !

2.9

L'avènement de l'inique est selon l'efficace de Satan, avec toute puissance, avec des signes et des prodiges de mensonge,

 

Il ne s'agit pas seulement de faux miracles, de récits légendaires et apocryphes jetés à la superstition de la multitude ignorante ; mais encore d'actes réels de puissance, de signes, de prodiges accomplis par l'efficace de Satan. (Comparer Matthieu 24.24)

Le mensonge consiste précisément en ce que, tandis que ces signes donnent au méchant l'autorité d'un envoyé de Dieu, ils procèdent du prince des ténèbres, et contribuent à plonger ceux qu'ils séduisent plus profondément encore dans l'abîme d'erreur où ils étaient déjà. (versets 10,11)

2.10

et avec toute séduction de l'injustice pour ceux qui périssent, parce qu'ils n'ont point reçu l'amour de la vérité pour être sauvés.

 

La séduction de l'injustice a prise sur ceux qui périssent dans leur endurcissement, sur eux seuls, et la raison en est qu'ils n'ont pas reçu (accepté) l'amour de la vérité pour être sauvés.

La vérité divine sauve ceux qui l'aiment, comme le mensonge perd ceux qui s'y adonnent, parce que l'un et l'autre de ces attachements constitue tout un état d'âme. (verset 12)

L'amour de la vérité, cet état d'âme qui nous dispose à l'accueillir, ne nous est pas naturel ; nous devons le recevoir de Dieu qui crée en nous un cœur nouveau. (2Corinthiens 3.14,15 ; Ephésiens 3.16-19)

2.12

afin que tous ceux qui n'ont pas cru à la vérité, mais qui ont pris plaisir à l'injustice, soient jugés.

 

Ces trois versets (versets 10-12) renferment tous les mystères de la perdition.

Ces hommes, dont parle l'apôtre, ayant préféré le mensonge à la vérité, ayant pris plaisir à l'injustice, tombent sous un jugement de Dieu qui consiste non seulement à permettre qu'ils croient au mensonge, mais à leur envoyer une efficace d'erreur, un esprit d'aveuglement, pour qu'ils y croient toujours plus. (Comparer Romains 1.24, note, Romains 1.26-28)

Jugement d'autant plus terrible qu'on ne le sent pas, qu'on s'en glorifie même !  (epelorient.free.fr)

   Conclusion.

   Cette remarque importante : « Frédéric Godet nous met sur la voie en soulignant que Paul était persuadé de l'origine juive du faux-messie à venir. »
   Nos sources de l’affirmer également, ce qui plaît guère, en passant, aux gens de la Synagogue et de la Torah. Il ne faut pas chercher le FAUX-MESSIE en terre d’Europe[10] , ni un homme d’Europe ou d’ailleurs. Le FAUX-MESSIE[11] est (et sera à l’époque) des Yéhudim mêmes, des Yéhudim de Perse[12] spécialise-t-on. Paul a vu juste pour une fois ! Par contre, ce qu’il se garde bien de dire, c’est où seront ses disciples ce jour-là[13]  et avec qui seront-ils ?  (à suivre).

   Que le Seigneur des mondes nous guide tous dans ce qu’Il aime et agrée !


[1] Le Créateur des cieux et de la terre est donc la seule et véritable divinité qu’on adore et qu’on se doit d’adorer véritablement.
[2] En langue arabe, Allah. En hébreu, ïl. Nom divin, il est employé couramment pour les gens de l’Évangile de langue arabe. En français, le terme Dieu est compris généralement, non comme un Nom divin, mais plutôt comme signifiant l’Être-Suprême, le Créateur et Maître de l’Univers.
[3] Formules d’eulogies comme : que Dieu prie sur lui, l’agrée, lui fasse miséricorde, etc., formules propres à  l’Islam traditionnel. Les exégètes interprètent la « prière » divine comme étant un octroi de Sa miséricorde et la « prière » angélique comme une demande de pardon pour les créatures.
[4] Soit : Ahmad-Mohammad, fils d’Abd Allah, (...) fils d’Ismaël, fils d’Abraham  (sur eux la Paix !). Pour l’Islam traditionnel, il est le Sceau de la Prophétie, le Sceau des prophètes et messagers divins.
[5] Rien à voir, de près ou de loin, avec cette fausse croyance biblique du "messianisme". On a dit : « Sur le plan religieux, le messianisme est la croyance en un messie, un sauveur ou rédempteur. » (fr.wikipedia.org)
   Ce qui n’a jamais été le cas du fils de Marie.
  De même : « Le Messie (de l'hébreu: מָשִׁיחַ - mashia'h, araméen meshi'ha משיחא, arabe Al-Masih المسيح) désignait initialement dans le judaïsme l'oint, c'est-à-dire la personne consacrée par le rite de l'onction, réalisée par un prophète de Dieu. Dans la Bible, les rois Saül puis David sont oints par Samuel. (Op. cit.).
   Mais, dirons-nous, qui a oint le fils de Marie ? Quel prophète ? S’il nous faut accepter cette croyance du « messianisme », d’un sauveur de l’humanité (sans être oint) ; alors celle-ci revient exclusivement au sceau de la Prophétie (sur lui la Paix !), c’est-à-dire à un homme Prophète. Non à un homme fait : « roi-oint », ni à un Dieu fait homme en la personne du Messie fils de Marie (sur lui la Paix !) ! Selon le concept du monde de l’Évangile, de Paul, le Seigneur est venu visité Son peuple, c’est-à-dire : les Fils d’Israël sous l’apparence du Christ ! Qui l’a oint ? Mystère ? Peut-on se oindre soi-même ? Se déclarer oint ?
   Notons que le vocable « le messie », selon les commentateurs coraniques, peut signifier aussi : le Véridique. Et à la fin des temps, au Messie, le Véridique, d’affronter de face le Faux, le FAUX MESSIE, le Menteur, le Trompeur… et de le mettre à mort. Version bien sûre qui va à l’encontre de la tradition théologique des gens de la Synagogue. Selon eux, on est dans l’attente de la venue de deux « messie » pour la fin des temps et avant celui-ci.
   Le sceau de la Prophétie est, en vérité, “Le messie” des Écritures anciennes, de la Bible, le Prophète attendu par toutes les nations de la Terre… Enfin, la ‘bonne nouvelle’ annoncée aux Fils d’Israël par le Messie fils de Marie (sur lui la Paix !) : le Prophète Ahmad Mohammad (sur lui Prière et Paix !) (Coran LXI 6), le Prophète des pécheurs. Et avant la fin du monde, ceux qui seront là pour assister au ‘retour’, en Terre sainte, du Messie fils de Marie (aux côtés du Mahdi, le Commandeur des Croyants) ; pourront goûter l’épilogue du messianisme. Alors comme le dit la Bible et nos sources : « "Le loup et l'agneau paîtront ensemble" (cf. Bible. Ésaïe 65:25).
   Avec le Messie fils de Marie, après son élévation, "Le loup et l'agneau paîtront ensemble" ? Nullement. Après lui des guerres interminables débuteront et seront (Coran II 253) ! Et, depuis ce jour, aux gens de la Torah et de l’Évangile de se regarder en chien de faïence, note l’observateur ! Lire… ; Lire… ; Lire… ; Lire… ; Lire… ; Lire…
[6] Coran III 45.
[7] Bible. Esaïe 65:25.
[8] Et en note : Les exégètes s’accordent à reconnaître que les réticences ou les silences de Jésus correspondent certainement à son attitude réelle. Il n’est pas vraisemblable qu’à la question du Grand Prêtre lui demandant s’il est le Christ, Jésus réponde « Je le suis » (Me 14, 61-62). C’est le seul endroit dans les Évangiles où est rapporté une réponse franchement positive ; elle contredit Marc 8, 33 concernant la confession de Pierre. De plus, les réponses de Jésus varient selon les textes et signifient : « Tu dis que je le suis », « C’est toi qui dis » ou « Ce sont tes mots » (Mt 26, 63). Lorsque Pilate demande à Jésus s’il est le roi des Juifs, ses silences sont aussi évocateurs.
   Lorsque Jésus ajoute : « Tu le dis » (Mt 27, 11 ; Me 15, 2 ; Lc 23, 3), il n’entérine pas cette qualification. En Luc 22, 70, cette même réponse s’applique à une autre question : « Toi, donc, tu es fils de Dieu ? » Il leur dit : « Vous, vous dites que moi, je suis » (trad. soeur Jeanne d’Arc). Cf. A. Chouraqui : « Vous dites que moi, je le suis ». C. Tresmontant : « C’est vous qui l’avez dit que c’est moi », alors que la TOB traduit en retenant un tout autre sens : « Vous mêmes, vous dites que je le suis », et la Bible de Jérusalem : « Vous le dites : je le suis ». (Eric Edelmann. Jésus parlait araméen. Edit. Le Relié.)
   Remarque importante.
[9] Selon nos sources, le FAUX-MESSIE d’apparaître, puis viendra le Messie fils de Marie qui le tuera. Paul en le décrivant ajoute de son propre cru, aucun rapport avec la réalité qui sera. Une chose est sûre, il n’entrera pas dans la Mosquée de Salomon. Ni lui ni ses suivants !
[10] Notamment d’Italie, Rome, pour les gens de la Synagogue.
[11] Ou le « roi-messie » attendu par certaines sectes du Yéhudisme, Yahadout (du Judaïsme) pour la fin des temps. A entendre et à lire, il serait de la descendance de David, le roi-prophète. A ce sujet :
   Dans le texte du Midrach Konen, nous lisons par exemple :
   "Les mardis et jeudis, les jours de Sabbat et les jours de fête, les patriarches, Moïse, Aaron, David, Salomon, toute la maison de David, les prophètes et les justes se présentent au Messie. Ils pleurent avec lui, lui expriment leur gratitude et lui disent : "Supporte avec calme l'expiation dont t'afflige ton Maître, car la fin est proche. Les chaînes qui pèsent sur tes épaules se briseront et tu seras mis en liberté." (Jellinek, Bet Hamidrasch, t, 2, p. 29. Même texte dans l'histoire de R. Josué Ben Lévi (Jellinek, Bet Hamidrasch, t, 2, p, 49, et dans le Commentaire de la Genèse de Moïse le Prédicateur sur Genèse, 2, 9). Commentaire de R. Abrabanel : Sur Zacharie, 12, 10 : "Celui qu'ils ont percé".
   A la lumière de cette parole, on peut comprendre facilement, que le Faux-Messie sera descendant de David (sur lui la Paix !), que proche est sa libération, sa venue... Et on trouve là une certaine similitude avec la "Passion du Christ" du monde de l’Évangile. Ne l’oublions pas, les gens de la Synagogue et de la Torah ne feront-ils pas du sceau des Prophètes d’Israël, le messager et prophète, le Messie fils de Marie (sur eux la Paix !) : l’Anti-Christ par excellence ? L’ennemi numéro un du Yéhudisme, (Yahadout - du Judaïsme) ?
   Autre :
 "L'opinion de Maïmonide, dont la conception du Mashia'h dans la pensée juive est si fortement tributaire. Le passage suivant est tiré de son Mishné Torah (Hilkhot Melakhim Oumil'hamoteihem, chapitre 11) :
   « Le Roi oint (Melekh ha-mashia'h) est destiné à se lever et restaurer le royaume Davidique dans son antique et première souveraineté. Il construira le Temple de Jérusalem et rassemblera les égarés d'Israël. Toutes les lois reprendront vigueur en ses jours comme avant : les offrandes sacrificielles seront offertes et les années sabbatiques ainsi que les Jubilés seront tenus, en accord avec tous les préceptes mentionnés dans la Torah. Quiconque ne croit pas en lui, ou n'attend pas sa venue, ne défie pas seulement les autres prophètes, mais aussi la Torah et Moïse notre Maître. Car la Torah témoigne . propos de lui en ces termes:
   « 1. alors l'Éternel, ton Dieu, ramènera tes exilés et aura compassion de toi, il te rassemblera encore … 2.Quand tu serais exilé à l'autre extrémité du ciel … et c'est là qu'Il t'ira chercher." etc. (Deutéronome 30:3-5). » (…) (eschatologie.free.fr)
   En vérité, combien le Saint et Seigneur d’Israël et des mondes, Allaha, est au-dessus de ce qu’ils décrivent et Lui associent !
   On voit que ce philosophe rabbin n’hésite pas de salir, au passage, l’image de son prophète. N’hésite pas à le faire mentir et
faire mentir du même coup son Livre sacré, la Torah ! Enfin, d’interpréter son Livre sacré comme bon lui semble ! En vérité, les arguments du monde de la Synagogue et de la Torah sont futilia, ridicula, falsa, note le Savant.
[12] Voir notre étude : Lire… ; Lire…
[13]
Ce jour-là, tous ceux qui refuseront de voir en le Messie fils de Marie un homme prophète, seront immanquablement avec le FAUX-MESSIE, avec les Yéhudim, les gens de la Magie, etc.



Point de divinité, de dieu que Dieu !
« Vulnerant omnes, ultima necat. »
Nous ne le dirons jamais assez.
Explicit totus liber.

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15/02/16 .

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