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La Teinture divine. |
Selon les Écritures. |
selon les Ecritures
Au nom de DIEU,
Allaha !
Le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux !
Louange à Allah, Seigneur des mondes, Prière et Paix sur Ses messagers et Ses prophètes, et sur tous ceux qui suivent Sa guidée !
*-*-*
Yahya (sur lui la Paix !).
Troisième partie.
*.*.*.*
Le rôle de l'élément "eau" chez les gens de l'Evangile. Le baptême.
Nous savons tous que les gens de l'Évangile ont aboli la "circoncision" sur l'ordre express de leur maître et seigneur Paul, le pharisien [1] . En remplacement, on a institué le sacrement dit du baptême. Sacrement que l'Islam traditionnel réfute [2] : voir Coran II 138 et commentaires.
Les gens de l'Évangile face au baptême.
Concernant ce sacrement le baptême, les gens de l’Évangile se sont divisés en plusieurs groupes [3] :
1) il y tout d’abord ceux qui mettent, parmi les auteurs modernes, en doute le baptême de Ichoua par le fils de Zacharie (sur eux la Paix !).
2) D’autres considèrent ce baptême comme une légende
3) D’autres encore, le considère plutôt une légende qu’un mythe
4) D’autres enfin considèrent ce baptême comme authentique, tout en relevant la polémique entre les diverses sectes.
5) un bon nombre d’exégètes se limitent à commenter les textes, sans discuter le problème de l’authenticité.
"Le Teinturier-Menteur" ou "Le Baptiste-Menteur", qu'est-il ?
On a appelé le Faux-Messie, qui viendra à la fin des temps, "le Teinturier-Menteur" ou "le Baptiste-Menteur". Il sera appelé ainsi, parce qu'il teint la parole. Il la teint et la change, à l'exemple du teinturier avec le vêtement. On remarquera que le monde biblique a teint la parole du fils de Zacharie (sur lui la Paix !), puis l'a changée. N'a-t-on pas prétendu, en effet, qu'il baptisait dans l'eau du Jourdain [4] ? N'a-t-on pas dit que le baptême [5] est le signe (ou un sacrement, pour certaines sectes nazaréniennes) de l'incorporation du baptisé à la société des nazaréniens ? N'est-ce pas une fois de plus, le dénommé Paul, qui en explique à ses disciples, ses suivants la richesse dite doctrinale de ce symbole invraisemblable (Bible. Rom. 6:3-11 ; I Cor. 12:13 ; Col. 2:12) ? Le baptisé [6] , nous explique-t-on, descend dans l'eau , portant sur lui le poids et la souillure de ses fautes ; il y meurt et y est enseveli ; mais cette mort ne serait pas une mort physique, c'est, en fait, une sorte d'association à une [prétendue] mort du Messie de Dieu (sur lui la Paix !), donnant soi-disant, sa vie pour le rachat [7] et la libération de l'humanité pécheresse [8] ; dans le bain baptismal, le baptisé est lavé, purifié de ses fautes et affranchi de la loi du péché [9] ; bien plus, il devient participant à la vie même du prétendue Messie de Dieu (sur lui la Paix !) (? !), car il est, dit-on, implanté dans son corps mystique ; quand il sort de l'eau, comme le prétendu Messie de Dieu (sur lui la Paix !) ressuscité est sorti vivant du tombeau, il est "une créature nouvelle" [10] (Bible. Rom 6:4 ; 2 Cor. 5:17).
Peut-on nommé le fils de Zacharie : Jean Baptiste ?
Son vrai nom : Yahya. Hébreu : Hou Yèhyè. Nom inconnu chez les gens de l'Evangile. Plus connu sous le nom de Yohanan. Francisé : Jean. Dans les textes bibliques, on lui attribue le sacrement du baptême. Qu'on en juge :
Pour tout chrétien, la référence est le baptême de Jésus par Jean-Baptiste dans le Jourdain, décrit dans l'évangile selon Matthieu, chapitre 3, 13-17 :
« Alors Jésus vint de la Galilée au Jourdain vers Jean, pour être baptisé par lui. Mais Jean s'y opposait, en disant : C'est moi qui ai besoin d'être baptisé par toi, et tu viens à moi ! Jésus lui répondit : Laisse faire maintenant, car il est convenable que nous accomplissions ainsi tout ce qui est juste. Et Jean ne lui résista plus. Dès que Jésus eut été baptisé, il sortit de l'eau. Et voici, les cieux s'ouvrirent, et il vit l'Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et voici, une voix fit entendre des cieux ces paroles : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis toute mon affection. » (fr.wikipedia.org)
Pour l'Islam traditionnel, le texte coranique : Coran II 138 réfutant ce sacrement, sa notion même, le rituel ; le fils de Zacharie ne pourra donc s'appeler, être surnommé : Jean-Baptiste. De baptême le Messie n'en reçut pas. Ce serait en faire en antichrist, celui-là même qui doit venir et que le Messie fils de Marie (sur lui la Paix !) tuera avant la fin des temps. Pour nous, le fils de Zacharie s'appelait Yahya (sur lui la Paix !) tout simplement. Il était en son temps que l'assistant et le confirmateur (Coran III 39) du Messie fils de Marie (sur eux la Paix !). Et nous laisserons aux gens de l'Evangile leur croyance sur ce sujet, de même aux gens de la Torah.
A la "Teinture" de Dieu.
Point de vue d'une Église : l'Église copte d'Égypte.
(Q.100) Que veut dire “Baptême” ? Pourquoi est-il (le sacrement) appelé ainsi ?
+ A l’avis de certains, il s’appelle “ Baptême ” (Emad, en Arabe) parce que c’est la fondation du salut et de la vie spirituelle Chrétienne. Il vient du mot syrien “ Ammade ” qui signifie littéralement “ mouiller d’eau ”.
+ Il s’appelle aussi “ la teinture ”, car il teint celui qui l’accepte de la teinture du Christ, par le Saint-Esprit, et ce premier boit la coupe des souffrances pour Lui (Matthieu 20 :22). En Grec, c’est “ Baptisma ”, c’est-à-dire teindre avec précision et attendre jusqu'à la complète absorption de la teinture par les habits, ce qui exprime l’efficacité du baptême dans l’âme humaine (comme un habit ancien, pâli – décoloré – qui sort du récipient de la teinture tout nouveau et vif).
C’est le même sens qui se trouve dans le Coran. Nous lisons dans “ Sourat El Bakara ” : [La teinture de Dieu, heureux celui que Dieu teint, et nous Lui sommes Ses adorateurs.] Al Imam Al Baïdawi l’a interprétée, disant : “ Dieu tout puissant nous a teints – ou nous a guidés – et l’effet de ceci a paru sur nous comme l’effet de la teinture paraît sur un habit. ” Il ajoute : “ Les Nazaréens (les Chrétiens) imbibent leurs enfants dans de l’eau jaune (contenant des gouttes d’huile sainte) et appellent ceci “ Baptême ” Ils disent que ceci est de la purification pour eux et que, par ceci, ils deviennent Nazaréens (Chrétiens) ”. Pour cela, généralement, en Egypte, les gens appellent toujours le baptême “ El Tansir ” [l’acte de rendre quelqu’un Nazaréen (Chrétien)], et disent “ Dimanche des Tanasir. ” (C’est le dimanche du Carême où la lecture de l’Evangile est sur la guérison de l’aveugle-né. D’habitude, plusieurs baptisent leurs enfants en ce jour-là.)
+ Le baptême s’appelle aussi “ la porte des sacrements ”, car il donne au baptisé le droit d’obtenir la grâce de Dieu dans les autres sacrements. Pour cela, St. Yacoub El Sourougui dit : “ Le Baptême est le grand chemin vers la demeure au royaume (des cieux). Celui qui marche sur ce chemin entre dans le pays de la lumière. ”
+ Il s’appelle, en Copte, “ oms ”, c’est-à-dire immersion, ou lavage, ou baigner. En Hébreux, c’est “ amade ”, c’est-à-dire se tenir debout, ou se lever.
+ Il s’appelle aussi “ la deuxième naissance ”, comme le Seigneur Jésus a dit à Nicodème : “ En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu. ” (Jean 3 :3) Tertullien dit : “ Nous sommes comme les poissons qui sont nés dans l’eau. Nous sommes créés à la ressemblance du nom du Christ. ” (Car le mot “ poisson ”, en grec, est composé des premières lettres des mots : “ Jésus-Christ, Fils de Dieu, notre Sauveur ”). St. Cyrile de Jérusalem l’appelle “ la deuxième naissance de l’âme ”.
+ St. Grégoire de Naziance l’appelle : “ l’illumination, les habits de l’incoruption et le bain de la nouvelle naissance. ”
La purification rituelle. version toranique.
On nous dit :
"Mohammed désire
ardemment judaïser, mais les juifs médinois tentent de l’en dissuader. La
controverse commence probablement au sujet de la purification rituelle.
Rappelons tout d’abord quelques lois juives. Avant chaque prière,
on se lave les mains ; s’il n’y a pas d’eau, on se frotte les mains avec de la
terre ou du sable (Talmud Bérakhot 15 A). Il est interdit de prier en
état d’ébriété (Talmud Érouvine 65 A). Un autre usage veut que l’homme
après avoir eu un rapport avec une femme, ou qui est pour une autre raison en
état d’impureté, prenne un bain rituel avant de prier(1) (Talmud Baba Kamah
82 A).
Imitant les juifs, Mohammed ordonne à ses partisans : « Ô les
croyants, n’approchez pas de la Salat [prière] lorsque vous êtes ivres,
quand vous êtes en état d’impureté – à moins que vous ne soyez en voyage
– jusqu’à ce que vous ayez pris un bain rituel. Si vous êtes malades(2)
ou en voyage, ou si l’un de vous revient du lieu où il a fait ses besoins, ou si
vous avez touché à des femmes et que vous ne trouviez pas d’eau, alors recourrez
à une terre pure, et passez-vous-en sur le visage et sur les mains » (4, 46/43).
Les juifs entreprennent de détourner les Arabes de ce rite
d’immersion ; certains s’en abstiennent alors. Le maître de Mohammed s’emporte
contre ces Arabes : « N’as-tu [Mohammed] pas vu ceux qui ont reçu une partie du
Livre [les Arabes qui furent influencés par les juifs] acheter l’égarement et
chercher à ce que vous vous égariez du chemin ? D-ieu connaît mieux vos ennemis
»(3). Mohammed se plaint alors du comportement des juifs : « Pourquoi [les
juifs] jalousent-ils les gens [les Arabes] que D-ieu a honoré de Sa grâce ? »
(4, 54).
En effet, pourquoi les juifs médinois s’opposent-ils à ce que les
Arabes s’immergent avant la prière ? On peut penser qu’ils craignent qu’en
pratiquant l’immersion rituelle, les adeptes de Mohammed pensent faire partie
dorénavant du peuple juif. L’immersion dans un bain rituel est en effet exigée
pour y appartenir (Talmud Yébamoth 47). Mais la conversion au judaïsme
est subordonnée à une autre condition encore : l’acceptation de tous les
préceptes de la Torah et pour les hommes, la circoncision. Mohammed et ses
partisans ont déjà adopté la foi juive, pratiquent certains préceptes et sont
circoncis comme la plupart des Arabes. Si de plus, ils s’immergent dans le bain
rituel avant la prière, ils remplissent toutes les conditions d’une conversion.
L’immersion faite seulement pour la prière, vaut en effet pour une conversion
(Talmud Yébamoth 47 B). Les Arabes risquent alors de se considérer comme
juifs, ce à quoi les juifs de Médine s’opposent catégoriquement.
Leur refus est dû au fait que le respect de tous les préceptes du
judaïsme est indispensable pour la conversion (Talmud Béhoroth 30 B), ce
à quoi Mohammed n’est pas prêt. Il consomme de la viande de chameau et les juifs
médinois lui rappellent que la Torah l’interdit, car cet animal n’a pas les
sabots fendus. Certains de ses compagnons se seraient laissés convaincre de ne
plus consommer d’aliments interdits aux juifs et Mohammed condamne leur attitude
: « Mangez donc de ce que D-ieu vous a attribué, de licite et de bon […] Et ne
dites pas, conformément aux mensonges proférés par vos langues : ceci est
licite, et cela est illicite, pour forger le mensonge contre D-ieu » (16,
114-116)." (hai-bar-zeev.com)
(1) Instauré initialement par Ézra, cet usage est aujourd’hui facultatif (Talmud
Bérakhot, 22).
(2) La maladie dispense de ce rite [idem].
(3)
Coran 4, 47-48/44-45. D’après certaines
traductions, un autre verset encouragerait à l’immersion : « Une immersion
divine ; qui est mieux que D-ieu pour une immersion, et nous sommes Ses
serviteurs. Dis [aux juifs] : Disputezvous au sujet de D-ieu, Il est notre D-ieu
et le vôtre ; à nous [arabes] nos actions et à vous [juifs] vos actions » (2,
132-133/138-139). Le second maître de Mohammed, comme éventuellement les scribes
du Coran, semble influencé par une secte baptiste. Pour Jean-Baptiste, le
prophète Yahia – le Coran narre sa naissance miraculeuse (19, 1-15) –
l’immersion était un rite capital de purification et d’acceptation de la
religion de Moïse (Matthieu 3, 6, Marc 1, 5). L’Église romaine l’a
remplacé par la simple aspersion d’eau sur la tête, mais l’Église orientale
conserve l’immersion complète du corps. Le maître de Mohammed à Médine est
évidemment un oriental.
Conclusion.
La purification du monde toranique n'a rien à voir, de près ou de loin, avec la purification de l'Islam traditionnel. Avant de prier, on procède certes à l'ablution (homme ou femme). Pour les personnes mariées, on parlera de prendre une douche, un bain, après tout rapport sexuel. De même pour toute personne masculine ou féminine ayant fait un rêve mouillé. Voir les ouvrages traitant de ce sujet. Secundo : Le Prophète de l'Islam est venu pour islamiser les gens, non pour les judaïser ou les arabiser. Et quand bien même on remarque des choses communes entre le judaïsme et l'Islam traditionnel concernant certaines pratiques, certains rituels. Troisièmement : le verset précité : Coran II 138, réfute que le rite du "baptême" soit d'institution divine.
Réfutation du baptême.
Le Seigneur des mondes de révéler à cet effet, et à l'encontre des gens de l'Evangile :

"La çibra [11] (littéralement : la "teinture") de Dieu ! Et qui donc est meilleur que Dieu dans Sa çibra ?" (Coran II 138).
Décryptage.
"çibgha"
désigne ici "l'onction de l'Islam".
Lorsque les Nazaréniens (Chrétiens) veulent faire entrer un de
leurs enfants dans le Nazarénisme (Christianisme), ils le placent "dans une eau
à eux" et prétendent que c'est là une sanctification, équivalant à la grande
ablution des Soumis [lors de l'entrée en Islam], et que cela constitue une
"onction" (c)çibgha) d'entrée dans le Nazarénisme (Christianisme).
Dieu (exalté soit-il !) veut donc dire ici : O Mohammad, lorsqu'ils
vous disent "soyez Juifs ou Nazaréniens (Chrétiens), vous serez dans la bonne
voie", répondez-leur : non, mais suivez donc la Tradition d'Abraham qui est
l"onction" de Dieu et qui est la meilleure des onctions, c'est-à-dire suivez la
"hanafiyya mousallama" [qui pourrait être traduite à présent par "la pure
Orthodoxie"].
Interprétation du terme "çibgha".
Selon le fils d’Abbas (que Dieu l’agrée !), le mot « teinture » signifie : la « religion de Dieu ». Dieu l’a appelée ainsi parce que celle-ci fait apparaître sur l’homme religieux des traces. De la même façon que les effets de la teinture apparaîtront sur tout vêtement qu’on teindra. Selon les grammairiens, le mot arabe « Sibghah » peu avoir plusieurs sens dont : la nature originelle ou la proximité divine ou la purification.
L'interprétation que nous avions donnée de ce terme est justifiée par les propos
suivants :
...A propos du passage : «
L'onction de Dieu ; et qui est meilleur que Dieu pour [accorder] l'onction ».
Qatâda a dit : « Les Juifs oignent leurs
fils en juifs et les Nazaréniens oignent les leurs en Nazaréniens (Chrétiens).
Or l'Onction de Dieu est la Soumission (islam) et il n'y a pas d'onction
meilleure que celle de la Soumission ni de plus pure, car la Soumission est la
Religion sacrée de Dieu (dîn Allah) avec laquelle Noé fut suscité ainsi que les
Prophètes envoyés après lui. »
D'autres commentateurs, parmi lesquels figurent Moudjahîd, Rabi' et
aussi Qatâda disent que ces termes signifient : La Religion de Dieu. Ils
expliquent ce passage ainsi : La Religion de Dieu ; et qui est meilleur que Dieu
pour [fixer] la Religion de Dieu ?
D'autres enfin disent que ces termes désignent la "Nature divine".
Moudjahîd a dit : « "L'onction
de Dieu" est la Nature de Dieu selon laquelle Il a "naturé" les hommes ».
Abd Allah fils de Kathîr a dit
: « "L'onction de Dieu" est la Religion de
Dieu ― et qui est meilleur que Dieu pour fixer la Religion ? ― et c'est ausui la
Nature de Dieu ».
Tabari d'ajouter : les Juifs et les Nazaréniens (Chrétiens) disent
"soyez Nazaréniens (Chrétiens) ou Juifs" ; réponds :
Non, mais par contre, nous suivons la Tradition d'Abraham, et ainsi
nous suivons la Nature de Dieu et Sa Tradition conformément à laquelle Il créa
les hommes et c'est là, la Religion immuable.
« et nous sommes Ses esclaves
» (ou encore « en étant Ses esclaves »).
Dieu (exalté sit-Il ) ordonne à Son Prophète de dire ces paroles
aux Juifs et aux Nazaréniens (Chrétiens) [mentionnés précédemment]. Le sens est
le suivant : dis : nous suivons la Tradition d'Abraham, en tant qu'il est droit,
[Tradition qui est aussi] l'Onction de Dieu et nous sommes Ses esclaves,
c'est-à-dire, nous suivons cette Tradition en étant soumis à Dieu et dans la
façon de nous acquitter de notre religion, sans nous enorguellir de cela comme
ce fut le cas des Juifs et des Nazaréniens (Chrétiens) qui en arrivèrent à nier
et à dissimuler la fonction prophétique de Mohammad, par orgueil et par
jalousie.
Gens de la Foi, qui sont-ils ?
On a dit à ce sujet : Dieu (exalté soit-Il !) a associé « foi » et « coeurs », et il s’agit de la science, de même qu’Il a associé « Coran » et « Foi ». Il a dit : « Il a écrit dans leurs coeurs la foi et Il les a affermi par un esprit [émanant] de Lui » (Coran LVIII 22), et il s’agit du Coran. Il a dit aussi : «Tu ne savais pas ce que sont le Livre et la Foi, mais Nous avons fait une Lumière par laquelle Nous dirigeons ceux que Nous voulons parmi Nos esclaves.» Les « gens de la Foi » sont donc les « gens du Coran », et les « gens du Coran » sont les « gens de Dieu » et Ses élus. Quand la foi est dépouillée de tout ce qui, mêlé à elle, ternit son éclat, elle est comme le soleil qui vient de sortir de son éclipse. C’est dans ce cas qu’il y a l’accroissement dont Dieu a parlé dans Sa révélation (Coran XLVIII 4 ; LXXIV 31 ; VIII 2). Il ajoute au croyant lumière sur lumière, et par cette lumière surajoutée, son coeur augmente en foi, en stabilité et en fermeté. A ceux qu’Il a créés pour la béatitude, Dieu accorde le bienfait de la Direction et Il purifie leur cœur, dépôt de Ses secrets, vase de Sa connaissance et de Ses lumières, lieu de Son regard, par l’eau de la Miséricorde, jusqu’à ce qu’il soit prêt pour ces choses dont nous avons parlé, conformément à Sa parole : « la çibra (littéralement : teinture ») de Dieu ! Et qui donc est meilleur que Dieu dans Sa çibra ? ». (Coran II 138). Le mot çibra désigne la chose dans laquelle on trempe une autre chose, et c'est pourquoi la teinture est appelée ainsi, puisqu'on y trempe le vêtement. Celui que Dieu a choisi et élu. Il commence par lui purifier le cœur par l'eau de Sa miséricorde, pour qu'il soit lavé (par les ablutions rituelles), ensuite Il le fait renaître par la lumière de la Vie, conformément à Sa parole :

"Eh quoi ! celui qui est mort et que Nous avons revivifié..." (Coran VI 122).
Lorsqu'Il l'a purifié par l'eau de la Miséricorde, l'homme est prêt à recevoir la lumière de la Vie, et lorsqu'il a reçu cette lumière, son cœur vit par Dieu. Ensuite, il reçoit la lumière de la Direction qui le guide, selon Sa parole :
"et à qui Nous avons donné une Lumière avec laquelle il marche parmi les hommes..." (Coran VI 122).
Il s'agit de la lumière de la connaissance. Ensuite il reçoit la lumière de l'Intellect et par celle-ci la lumière de la connaissance quitte l'indéterminé et il se stabilise, parce qu'il a (réalisé) son rang. Ensuite il reçoit la lumière de l'Amour, qui le "fixe" alors. Quand à l'harmonie parfaite s'est faite en lui (entre tous les éléments de son être) et qu'il a professé, avec les lumières de la connaissance qui sont au fond de lui, qu'il n'y a d'autre divinité que Dieu, et que son cœur L'a reconnu comme Seigneur dont il est l'esclave, accomplissant tout ce qu'Il lui ordonne et acceptant tout ce qu'Il décrète pour lui, avec docilité, c'est alors qu'il a droit véritablement aux noms de « croyant » et de « soumis ».
« Croyant » : parce qu’il est stabilisé et qu’il est rassuré contre les hésitations et les détours dans la recherche de son Seigneur, « soumis » : parce qu’il Lui a soumis son âme en tout ce qu’Il lui ordonne. C’est à la fois un engagement et une acceptation, qui comportent deux modalités. A partir du jour où il a eu la foi et est devenu [un être] soumis et pendant toute sa vie, l’esclave est tenu d’être fidèle à cet engagement et à cette acceptation. La servitude devant laquelle il est mis se présente sous deux modalités : ce que son Seigneur décrète pour lui et ce que son Seigneur lui ordonne. Ce qu’Il décrète pour lui, ce sont les situations (Qu’Il lui a destinées) telles que la pauvreté, la richesse, la gloire, l’abaissement, la santé, la maladie, tout ce qui est agréable ou désagréable ; et la fidélité à tout cela exige que son coeur et son âme s’y abandonnent en confiance comme au Seigneur. Quant à ce qu’Il ordonne, c’est l’accomplissement des devoirs et des règles de la religion et le rejet de ce qui est interdit.
Paul et ses convictions. L'égarement.
Comme on peut le constater, le chemin qui mène vers Dieu (exalté soit-Il !) est long, parsemé d'embûches. Il est semé d’épreuves et surtout n'a rien de commun avec celui proposé par des hommes comme le dénommé Paul. Son but à lui n'est-ce pas de faire de l’être humain, une sorte de « fils » du divin Créateur, par l’esprit ? Un "fils" divin de Son prétendu fils, Ichoua (Jésus) fils de Marie (sur lui la Paix !) ! Car selon son raisonnement et sa croyance, en lui serait justement (par cet esprit divin), une parcelle de la Divinité-Suprême [12] ! Pour lui, il faut, en outre, bannir coûte que coûte la crainte de Dieu de son cœur [13] ? N’oublions pas enfin que le monde biblique, en général, croie, dur comme fer, en une vie « divine » après la mort et la Résurrection. Pour nous, une vie Paradisiaque seulement [14] . Ne pas confondre !
L'épreuve de l'eau. La prophétie d’Esaïe.
Dans Esaïe [15] , le prophète :
« ...Voici, je vais créer des choses nouvelles, déjà elles éclosent : ne les remarquez-vous pas ?
Oui, Je vais établir un chemin dans le désert et des cours d’eau dans l’aride [16] solitude.
Les bêtes des champs me rendent hommage chacals [17] et autruches parce que Je mets de l’eau dans le désert [18] ,
des rivières dans la solitude aride, afin de fournir à boire au peuple [19] de mon choix [20]
Ce peuple [21] , Je l’ai formé pour Moi, pour qu’il publie Ma gloire... » (Bible. Is. 44:19-21).
Autre variante [22] :
« Que tus es honte ! Que Me glorifie les animaux du désert : des chacals jusqu’aux bestiaux.
Car, J’ai fait couler l’eau dans la main. Pour que boive d’elle Ma communauté choisie [23] , celle que J’ai choisie. »
Dans cette variante, métonymie des Arabes et du Hidjaz par le désert, les chacals et les bestiaux. Et la « guidée » a été appelée « eau », ceci parce qu’elle désaltère l'homme de l’égarement. Et enfin, Dieu (exalté soit-Il !) a informé très clairement qu’Il a choisi cette communauté [sous entendu : de Mohammad] d’entre les communautés. On remarquera que les gens de la Bible ont voulu, eux, soit attribuer cette prophétie au peuple, naguère, élu d’Israël, soit au fils de Zacharie et au fils de Marie (sur eux la Paix !). Pourtant, la vérité semble être tout autre. Le Seigneur des mondes a voulu faire couler l’eau dans la main pour désaltérer de l’égarement, pour guider. Il a voulu aussi et ainsi la « guidée » des gens. Et non l’inverse. De même, Il a voulu que tout cela vienne d’au-delà du Jourdain, de la terre d’Arabie, de désert de Paran, à la Mecque. Les gens de la Bible ont vu, eux, le « baptême », institué par Paul et ses suivants. Ils n’ont pu surmonter l’épreuve de l’eau. Ils se sont égarés.
L'Appel dans le désert.
Selon Luc : "...un baptême de repentir des péchés, comme il est écrit dans le livre des oracles du prophète Isaïe : Voix de celui qui crie dans le désert : (...) et tout homme verra le salut de Dieu. " (3:3-4 ; Is. 40:3-5). Qui est cet homme qui est censé crier dans le désert ? Selon les gens de l'Evangile, et se référant à Matthieu (3:3) et Jean (1:23), il s'agit du fils de Zacharie (sur eux la Paix !), lui-même. Pourtant, au Seigneur des mondes de révéler :

"L'exemple de ceux qui mécroient est comme l'exemple d'un (berger) qui crie (après ses moutons) contre ce qui n'entend qu'une voix, un appel. Sourds, muets, aveugles, ils ne comprennent rien." (Coran II 171).
Soddy précise : celui qui crie est le berger... et Mohammad... est dans une position semblable lorsqu'il appelle ceux qui n'entendent que le bruit de sa voix mais qui sont (pour le reste) sourds, muets et aveugles. Dans la prophétie d'Isaïe (sur lui la Paix !) celui qui crie n'est autre que le prophète Ahmad-Mohammad (sur lui Prière et Paix !), et non le fils de Zacharie (sur eux la Paix !). C'est lui dont nous avons vu encore : qu'il vient après lui, et dont il n'est pas digne de défaire la courroie de sa sandale. (Act. 13:25 ; Mt. 3:11 ; Mc. 1:7 ; Lc. 3:16 ; Je. 1:20-27).
Conclusion:
Les promesses faites aux Pères [24] , et contrairement à l'enseignement biblique, furent toutes accomplies par le Seigneur des mondes, le Saint et Seigneur d'Israël, le Père [25] en la personne de Mohammad fils d'Abd Allah (sur lui Prière et Paix !), et non en la personne de Ichoua, le fils de Marie (sur lui Prière et Paix !). En effet :
a) Ichoua (Jésus), le fils de Marie (sur lui la Paix !), Sceau de la Sainteté universelle, sceau des prophètes d'Israël, est et était venu aux Fils d'Israël avec la
puissance et la seigneurie. Par ces choses, il lui fut alors permis (et cela selon la permission divine) ; de parler au berceau alors qu'il venait à peine de naître (Coran XIX. 29-33), de guérir le lépreux, l'aveugle-né, de ressusciter les morts, etc. (Coran III. 49-51)
b) Mohammad fils d'Abd Allah (sur lui Prière et Paix !), lui, sceau de la Prophétie Universelle, sceau des prophètes et messagers divins ; vînt par contre aux juifs de Khaïbar (d'Arabie), avec le secours et l'aide divine. (à suivre)
Que le Seigneur des mondes nous guide tous dans ce qu'Il aime et agrée !
[1] Les gens de race noire, d'Afrique ou d'Amérique, de confession chrétienne respecte plus ou moins cette tradition abrahamique : la circoncision. Les gens de race blanche y sont plus hostiles.
[2] La circoncision, tradition abrahamique continue d'être appliquée. Tradition que les rabbins et les sages refusent de reconnaître pour le monde islamique. Exemple dans le commentaire de Rachi : «Elle (Agar) alla et erra dans le désert de Bersabée (soit le désert d’Arabie, à la Mecque) ». (Bible. Thora. Gén. 21:14). Elle est revenue aux idoles de la maison de son père ? !
Le monde coranique refuse absolument de croire à de telles paroles. Selon Elie Munk : « Puisse Ismaël, subsister devant toi ». (...) Selon R. Simon ben Yohaï : Hélas pour Sarah qui a tardé si longtemps d’avoir un enfant. Elle fit à Abraham la proposition d’épouser Agar et c’est à cause de cette proposition que l’heure fut favorable à la servante. Elle put hériter d’une partie de ses droits et elle donna un fils à Abraham. Et lorsque celui-ci reçut l’annonce de Dieu concernant Isaac, il s’écria : Puisse Ismaël subsister devant toi ! Abraham s’était attaché à Ismaël au point que Dieu lui promit : Quant à Ismaël, je t’exauce, vois, je le bénis, etc. Puis, il grandit, il fut circoncis et entra dans l’alliance sacrée avant la naissance d’Isaac. Pendant quatre cents ans le patron des fils d’Ismaël intervint auprès du Seigneur pour réclamer leur part d’héritage divin en raison de la circoncision, au même titre que les fils d’Isaac. Mais il lui fut répondu : La circoncision de ceux-ci est effectuée correctement, la vôtre non. (Ismaël, circoncis à 13 ans, subit l’ablation du prépuce, mais ne voulut plus supporter le rabattement de la peau ; ses descendants conservèrent la forme incomplète (...). En outre, ceux-ci portent le sceau de la circoncision dès l’âge de huit jours : vous ne le portez que bien plus tard. Néanmoins, Dieu leur accorda une part de la Terre sainte et il permit aux enfants d’Ismaël d’y régner tandis qu’elle fut longtemps désertée. Ce règne, qui leur donna le pouvoir de tenir à l’écart les enfants d’Isaac, dura aussi longtemps que dura le mérite de la circoncision partielle. Mais au terme de l’évolution historique, les fils d’Ismaël livreront des guerres féroces sur terre, sur mer et à proximité de Jérusalem. » (Zohar).
[3] Sarwat dit : « L’épisode du Baptiste, incorporé dans les Évangiles selon Matthieu et selon Marc, fait recevoir à Jésus le baptême à l’âge d’homme mûr, dans le Jourdain, en Palestine, par Jean-Baptiste.
Cette notice forme, sans doute, une addition du Ier siècle, car elle est passée sous silence par le troisième et le quatrième Evangiles, rédigés respectivement après l’an 70 et vers la fin du Ier siècle ou au début du IIè siècle. Il s’agit là, non de faits historiques, mais d’une querelle de sectes entre les judéo-baptistes et certaines sectes judéo-chrétiennes...
... Par contre, d’autres sectes judéo-chrétiennes, comme témoigne l’Evangile des Hébreux, nient catégoriquement ce prétendu baptême de Jésus par le Baptiste. De même, Marcion, au IIe siècle, n’incorporait pas dans son Evangile l’épisode du baptême.
Le baptême de Jésus, à l’âge de trente ans, par le Baptiste, se relève douteux comme fait historique, car les données sur ce baptême se contredisent.
L’archéologie démontre que Jésus a reçu le baptême alors qu’il était encore enfant, non à l’âge d’un homme mûr de trente ans. » (Op. cit. T. III p. 51-52).
[4] Dans "Jésus raconté par les Juifs" (Edit. Berg international éditeurs), on parle des eaux du Bolet. Selon Irénée, Ichoua avait cinquante ans d’âge lors du [prétendu] baptême du fils de Zacharie. Dans ce cas, le futur baptisé n’est autre que le futur crucifié, Achoua (ou Achiyoua le Juif), non Ichoua, le fils de Marie (sur lui la Paix !). Lequel n'avait qu'une trentaine d'années. (Comparer : Bible. Je. 8:57).
[5] Du grec Baptizo. Selon Corblet, ce vocable signifie à la fois plonger, immerger, submerger, teindre, nettoyer, laver, purifier, tremper, mouiller. Teindre correspond à la Parole coranique : Coran II 138. Elle réfute celle des gens de l’Évangile concernant le baptême.
Selon le fils d’Abbas (que Dieu l’agrée !), les nazaréniens avaient l’habitude, s’ils naissaient un enfant ; de la plonger dans une eau après le septième jour de sa naissance. A cela, ils ont donc donné le nom de « baptême ». Selon les Dignitaires religieux de l’Évangile, un nazarénien ne peut être un véritable nazarénien, qu’après avoir reçu le sacrement du baptême. Pour les Dignitaires religieux de la Synagogue, un juif ne peut être juif, par contre, qu’après la circoncision. On notera que le dénommé Paul a abordé cet épineux problème (Bible. Rm. 2:25 et sv. ; Gal. 2:9 et sv.). Le juif parfait, ce n’est pas celui que Paul veut nous décrire. Le juif parfait, c’est celui qui a reçu deux circoncisions : celle du prépuce lorsqu’il était jeune + celle du coeur une fois grand.
On a dit que le vocable « sabéisme », du syriaque tsaba signifie : « ablution ». Qu’une secte portant ce nom a existé anciennement dans le monde de la Bible. Toujours selon le fils d’Abbas (que Dieu l’agrée !), le mot « teinture » signifie : la « religion de Dieu ». Dieu l’a appelée ainsi parce que celle-ci fait apparaître sur l’homme religieux des traces. De la même façon que les effets de la teinture apparaîtront sur tout vêtement qu’on teindra. Selon les grammairiens, le mot arabe « Sibghah » peu avoir plusieurs sens dont : la nature originelle ou la proximité divine ou la purification.
[6] On a dit qu’une fresque de la crypte de Lucine, au cimetière de Calliste, du IIe siècle, où figurent deux hommes d’âge adulte, debout dans l’eau, l’un est en train de foncer et sur le point de s’engouffrer, l’autre, tendant la main, saisit vite le premier par la main pour le retirer de l’abîme et le sauver. Leclercq, in Dict. d’Archéol. Chr. et de Lit., t. II, c. 350 et c. 351-352, fig. 1288, s’imagine voir dans cette fresque une scène du baptême de Jésus d’après les Évangiles reçus, qui n’aurait pas été suivie par la suite... (Op. cit. p. 54)
Ceci ressemble en fait à cette parole de Qatâda : « On nous a rapporté que le prophète (sur lui Prière et Paix !) comparait le croyant, l’hypocrite et l’impie à trois personnes arrivant au bord d’un fleuve : le croyant plonge et traverse ; l’hypocrite plonge, mais alors qu’il est sur le point de rejoindre le croyant, l’impie le rappelle en lui disant : « reviens vers moi ! J’ai peur pour toi. »
Et le croyant de son côté lui crie : « Viens vers moi ! On trouve près de moi tout ce que l’on peut escompter trouver de lui [l’impie].
L’hypocrite ne cessera d’hésiter, allant çà et là jusqu’au moment où le flot finira par l’emporter et le noyer.
C’est que le cas de l’hypocrite qui ne cesse de douter et d’être dans l’incertitude jusqu’au moment où la mort se présente à lui... »
Que pouvait venir faire réellement le fils de Zacharie et le fils de Marie au Jourdain ?
[7] Achoua (ou Achiyoua le Juif) a donné sa vie pour Ichoua, le fils de Marie (sur lui la Paix !). C’est lui sa rançon et c’est lui encore qui connut véritablement la mort. Le mécréant est la rançon du croyant et non l’inverse. Ne pas confondre.
[8] Pourquoi le fils de Marie donnerait-il sa vie pour un peuple qui l’a à la fois renié, rejeté, et surtout a voulu sa mort ?
[9] L’Evangile des Hébreux nous dit : « La mère et les frères du Seigneur lui disaient : « Jean-Baptiste donne un baptême pour la rémission des péchés ; allons-nous faire baptiser par lui. Il leur répondit : « Quel péché ai-je commis pour aller me faire baptiser par lui ? Croyez-vous que je ne sache pas ce qu’il en est ». ; d’après Jérôme, Dialogue contre Pélagiens, III, 2, in F. Amiot, La Bible Apocryphe. Evangiles Apocryphes, Paris 1952 (1975), Cerf-Fayard, p. 39.
[10] La personne devient une créature nouvelle qu’à travers l’Islam. Qu’après l’avoir embrassé.
[11] Çibgha.
Sibghah. Verset traitant de la Réfutation du baptême. P. Godé :
Allusion aux anciens rites du baptême par immersion dans l'eau bénite.
Rappelons que le mot "baptême" vient du grec "baptizein" qui signifie
"immerger" et le mot "chrétien" de "khistos" qui signifie "oint".
Le teme "çibgha" peut aussi faire allusion à l'action sacerdotale
chez les Juifs (Exode 29, 7, 30, 22 à 33 Lev. 8).
Le verbe "çabagha" (d'où le nom d'action "çibgha") signifie
fondamentalement "teinture", l'étymologie de ce mot n'est donc très différente
de celle d'"onction", mot qui évoque aussi la notion d'élection qui n'est
toutefois pas absente ici puisqu'au sujet d'Abraham, il est dit dans le verset
II 130 : "Et Nous l'avons élu dans ce monde". Ce sens premier de çabagha"
permet ici une sorte de jeu de mot allusif : l'onction spécifique juive ou
chrétienne n'est qu'une "teinte" donnée à l'être alors que l'onction divine
est la "teinte" par excellence.
Si le terme "çibgha" est ici au cas direct [marqué par la
terminaison ta de çibghata] c'est qu'il renvoie au terme "milla" qui est
également au cas direct ["millata"]. De même, ceux qui le lisent au cas sujet
[çibghatu] lisent également le terme "milla" au cas sujet [millatu Ibrahîm]
bien qu'il puisse y voir encore d'autres explications pour sa lecture au cas
direct ou au cas sujet.
[12] Bible. V. Rm. 8:14-17 ; Gal. 4:1-7 ; Mc. 14: 36. la Kabbale enseigne aussi : Le Juif est donc Dieu vivant. Dieu incarné : c'est l'homme céleste. Les autres hommes sont terrestres, de race inférieure. Il n'existe que pour servir le Juif. Ce sont des petits animaux. (Ad Pent. Fol. 97-3). Les âmes des Juifs sont des parties de Dieu, de la substance de Dieu, de même qu'un fils est la substance de son père. (Traité Sela 262a).
Nous dirons : 1°) Combien Dieu est au-dessus de ce qu'ils décrivent ! 2°) Dieu est essence et non substance. 3°) Celle-ci est indivisible, sinon Il cesse d'exister. 4°) Ces croyances juives ou chrétiennes : "faire partie de Dieu", "vie divine", etc., tout cela est hérité du Sabéisme. 5°) L'homme est supérieur à l'animal car il est doué de la parole. 6°) Le Saint et Seigneur d'Israël et des mondes n'a jamais fait une race, un peuple, une langue au-dessus des autres. Le dire, n'est-ce pas Le faire menteur ? Qu'on re-lise l'Histoire ! En Europe notamment, lors de la deuxième guerre européenne (39-45), et le souvenir que cela a laissé dans les mémoires. Le nationalisme à outrance, la xénophobie, etc., n'a jamais mené nulle part ; sinon à la destruction et la perdition des peuples. De même le mensonge sur Dieu.
[13] Les gens qui donnent à Dieu des Égaux (ou des Associés), sont des gens tranquilles. Ils ne connaissent nullement ce qu’est la crainte de Dieu (exalté soit-Il !). En fait, quand tout va bien, ils ont peur de déplaire à l’ensemble des divinités qu’ils vénèrent et adorent. Par contre, lorsqu’une calamité, un mal les atteint ; ils reconnaissent alors qu’un seul et unique Dieu. Ils unifient Son nom et font mille et une promesses ! (Comparer : Bible. Rm. 8:15 ; I Je. 4:I8). Selon l’exégète nazarénien : L’amour assume l’élément filial de la crainte religieuse, Dt 6 2 et sv. ; Pr 1 7 et sv., mais il exclut la crainte servile, la peur d’être condamnée par Dieu, 3 20, qui a donné en son Fils de telles preuves d’amour, cf. v, 8 et sv.
On a dit : l’Associationnisme est un amoindrissement de l’amour et une diminution de Sa perfection. A David (sur lui la Paix !) fut révélé de la part de son Seigneur :
« Ensuite apprends au peuple d’Israël, qu’il n’y aura aucune parenté entre Moi-Même et Mes créatures. »
Le Seigneur a dit :
« Je suis Celui qui n’a pas besoin d’association. »
Selon Abou Horeirah, le messager de Dieu (sur lui Prière et Paix !) a dit :
Dieu (qu’Il soit glorifié et magnifié !) a dit : « De tous les Associés, Je suis par excellence Celui qui se passe de toute association. De là quiconque a associé tout autre que Moi dans son acte, celui-ci ne Me concerne pas, et sera rétribué à ce qu’il (M’)a associé. »
De même :
« Dieu (qu’Il soit exalté !) a dit : « Le fils d’Adam me faire injure et c’est inacceptable de sa part ! Il M’accuse de mentir et c’est inacceptable de sa part ! Son injure, c’est de dire que J’ai eu un enfant (en la personne notamment du fils de Marie) et son accusation de mensonge, c’est de dire : « Il ne Me rappellera pas à la vie comme Il m’y a appelé une première fois. »
Et aussi :
« Dieu (qu’Il soit glorifié et magnifié !) a dit : « Le fils d’Adam Me traite de menteur sans aucun droit, et Il me fait injure sans aucun droit ! Il Me fait mentir en disant : « Il ne me rappellera pas à la vie comme Il m’y a appelé auparavant ». « Or sa première création ne M’a pas été plus difficile que ne le sera sa résurrection » (Coran XVII 4). Quant à son injure à Mon égard, c’est sa parole : « Dieu a pris un enfant », alors que Je suis l’Un, l’Incorporel, Je n’engendre pas, Je n’ai pas été engendré, et Je n’ai pas d’égal; » (Coran CXII 1-4).
Comme on peut le constater, les gens de la Bible et nous, nous ne parlons pas le même langage.
[14] Une vie paradisiaque, voilà un mot qui semble faire jaser le monde biblique.
[15] ou Isaïe.
[16] Preuve que cette prophétie aura bien lieu en Arabie.
[17] C'est l'animal du désert.
[18] D'Arabie. La province Nord de l'Arabie, Châm, est une région agricole. Appelée par les Arabes, le grenier de l'Arabie. Le centre de l'Arabie est une région désertique. Et Jérusalem se trouve en zone cultivable, non en zone désertique.
[19] En venant en Pèlerinage, en visites au Lieu saint, ils boiront l'eau bénite de zamzam.
[20] Nulle mention ici d'Israël.
[21] Le peuple d'Ismaël, et par extension les Arabes et les nations.
[22] arabe.
[23] Sous entendu : la Communauté du Prophète Mohammad (sur lui Prière et Paix !). Ce qui est beau et admirable ici, c'est qu'à la fin des temps, en période messianique ; le message divin alors limité à un peuple, est devenu universel et s'adresse ainsi à l'ensemble de la création. Point de départ, la Mecque et non Jérusalem. Les enfants de la délaissée seront demain (selon la Bible), les enfants choisis par le Seigneur des mondes. Tout ceci, à l'inverse de l'idée reçue qui veut voir en les Fils d'Israël, le peuple élu du Saint et Seigneur d'Israël pour l'Éternité.
[24] Ou aux Patriarches : Abraham, Isaac, Jacob, etc.
[25] sous-entendu : le Seigneur.
Point de divinité, de dieu que Dieu !
« Vulnerant omnes, ultima necat. »
Nous ne le dirons jamais assez.
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11/12/10.