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euaggelia
Bonne Nouvelle
Les Prophètes bibliques : Zacharie, Hou Yèhyè son fils (Jean) et le Messie, Ichoua fils de Marie (sur eux la Paix !).


HaMACHIAH


Quelle était donc la vie de ces personnages importants du monde biblique ? Ce que nous ont caché les gens de la Bible. L'Histoire tronquée !




  Seconde partie : Zacharie, Hou Yèhyè (Jean-Yahya) et Ichoua (Jésus-'Issa), le fils de Marie (sur eux la Paix !). 

Point de divinité[1] excepté Allah[2] le Très Haut. Que les meilleures salutations[3] soient sur les prophètes et messagers divins dont le Sceau de la Prophétie[4] 

   Paroles diverses sur Zacharie et son fils (sur eux la Paix !). 

I

Beshem Elohim harahaman wehamerahem

   Naissance. Lorsque Hou Yèhyè (sur lui la Paix !) naquit, il fut élevé au ciel et fut nourri des fleuves du Paradis jusqu'au temps de son sevrage. Puis lorsqu'il en fut redescendu vers son père, la maison s'est illuminée de sa lumière et de la beauté de son visage[5]

   Sa vie et son oeuvre. A sa naissance, son père le considéra et le trouva beau de figure, avec ses cheveux clairsemés, ses doigts courts, ses sourcils joints. Sa voix était fine, et il était fort dans son obéissance à Dieu, depuis son enfance. Car Dieu avait dit : « Nous l’avons accordé, dès son bas âge, le discernement. » On dit effet que des enfants de son âge vinrent le chercher : « Viens jouer avec nous ! » lui dirent-ils. Hou Yèhyè (sur lui la Paix !) leur répondit : « Je n'ai pas été créé pour m'amuser. »

   Nourriture. II se nourrissait d'herbes et de feuilles d'arbres. On dit qu’il mangeait du pain d'orge. Un jour Satan, passant près de lui et voyant qu'il avait un pain d'orge, lui dit : « Et tu prétends être un ascète, alors que tu t'es fait une provision de ce pain d’orge ? — Maudit ! riposta Hou Yèhè (sur lui la Paix !), c'est là le juste nécessaire pour vivre ! » Et Satan d'ajouter : « Le juste nécessaire est encore de trop pour qui est destiné à mourir. » Alors il fut révélé à Hou Yèhyè (sur lui la Paix !) : « Comprends bien ce que Satan t'a dit ! »

   Ascétisme. Encore enfant, il reçut la prophétie et se mit à appeler les hommes à l'adoration de Dieu. Il portait le cilice et n'avait aucun denier, aucun sou, aucune demeure qui l'abrite. Il avait aucun  serviteur, aucune servante. Il  s'appliqua si fort à la dévotion qu'il vit son corps devenir maigre et se mit alors à pleurer. Mais Dieu lui révéla : « O Hou Yèhyè, pleures-tu donc parce que ton corps s'est amaigri. Par Ma Puissance et Ma Majesté, si tu pouvais jeter un seul coup d'œil sur le Feu, tu te ceindrais plutôt de fer que de cilice ! » Hou Yèhyè ne cessera plus désormais de pleurer jusqu'à ce que ses larmes aient décharné ses joues et rendu visibles ses dents. Sa mère l'ayant appris vint le trouver avec Zacharie accompagné de Rabbins : Mon fils, lui dit Zacharie, qui donc t'a poussé à ce genre de vie ? — Toi-même, répondit Hou Yèhyè, lorsque tu as déclaré qu’entre le Paradis et le Feu, il y avait un sentier montant que seuls pourront traverser les pleureurs par crainte de Dieu. » Et Zacharie (sur lui la Paix !) de dire : « Pleure donc alors ! Applique-toi à le faire !  » Quant à sa mère,  elle lui confectionna deux pièces de laine qu'elle lui posa sur ses joues pour cacher ses dents ; mais lui pleurait si fort qu'il les mouillait. Zacharie (sur lui la Paix !), de son côté, quand il avait à exhorter les gens[6], regardait d’abord pour voir si Hou Yèhyè (sur lui la Paix !) se trouvait parmi eux ; en ce cas il ne faisait plus aucune mention du Paradis ni de l'Enfer[7]

   Mariage : Hou Yèhyè fils de Zacharie (sur eux la Paix !) s'est marié avec une femme qu'il n’a pas touchée. On dit que ce mariage fut pour contenir son regard..., comme s'il avait tenu à réunir toutes les vertus en lui. On dit également que ce fut uniquement pour satisfaire aux exigences de la Loi[8]

   Péché. Personne ne rencontre Dieu sans avoir été coupable de quelque péché commis par action ou par intention. Seul Hou Yèhyè fils de Zacharie (sur eux la Paix !) n'en a point commis ni par action même par intention[9]
   II ne sied à personne d'être meilleur que Hou Yèhyè fils de Zacharie...  qui n'a jamais commis d'imperfection ni même résolu d'en commettre[10]

   Décapitation. On dit que Ichoua (sur lui la Paix !) envoya Hou Yèhyè (sur lui la Paix !) en mission en compagnie de douze des Candides[11] qui s'en allèrent enseigner les homme, leur interdisant, entre autres illégitimités, le mariage d'un homme avec sa nièce... Or, le roi avait une nièce qui lui plaisait et qu'il voulait épouser. Chaque jour elle venait lui faire une demande dont il ordonnait l'exécution. Quand la mère de la fille le sut, elle dit à sa fille : « La prochaine fois que tu entreras chez le roi et qu'il te demandera ce dont tu as besoin, dis-lui : « Je veux la tête de Hou Yèhyè fils de Zacharie. » Et de fait, lorsqu'elle entra chez le roi et que celui-ci lui demanda ce qu'elle désirait, elle répondit : « Je veux que tu fasses décapiter Yèhyè fils de Zacharie. — Réclame autre chose ! » lui dit le roi. Mais comme il la voyait insistant, il ordonna qu'on fît venir Hou Yèhyè et qu'on apportât un plateau. II l'égorgea ; une goutte de son sang tomba à terre et ne cessa plus de bouillonner jusqu'à ce que Dieu envoyât Bakhtanassar[12] contre les Fils d'Israël[13]. Une vieille femme indiqua à ce dernier l'endroit du sang de Hou Yèhyè. Dieu mit dans le cœur de Bakhtanassar la résolution de  massacrer sur cet emplacement même autant d'Israélites qu'il faudrait pour apaiser le sang.  C'est ainsi qu'il en massacra soixante-dix mille du même âge. Le sang alors s'apaisa[14]

   Les Nazaréniens[15] prétendent... que le meurtrier de Hou Yèhyè (sur lui la Paix !) fut le roi d'Israël dont le nom était Hérode. Ce fut à cause d'une femme appelée Hérodiade qui était la femme de son frère Philippe. Hérode s'était épris d'elle qui consentit à l'adultère. Elle avait une fille nommée Dimna.  Lorsque Hérode voulut épouser Hérodiade, femme de son frère, Hou Yèhyè (sur lui la Paix !) l'avertit de s’en abstenir et lui fit savoir l'illégitimité d'un tel  projet. Hérode était plein d'admiration pour la fille. Celle-ci, saisissant un jour l'occasion du divertissement du roi, lui exprima un souhait à faire réaliser. Sans trop y réfléchir, le roi ordonna à l'un de ses amis d'exécuter tout ce qu'elle lui demanderait. C’est alors qu'elle lui commanda d'apporter la tête de Hou Yèhyè (sur lui la Paix !). L’homme s'exécuta. Mais lorsque Hérode apprit la nouvelle, fut dans l'abattement et un grand chagrin s'empara de lui[16]

  Le roi d'Israël vénérait[17] Hou Yèhyè fils de Zacharie (sur eux la Paix !) ; il en avait fait l'un de ses familiers, lui demandait conseil et ne prenait aucune décision sans l'avoir au préalable consulté. Or, désirant épouser la fille de sa femme, il demanda à ce propos l'avis de Hou Yèhyè (sur lui la Paix !) l'en dissuada : « Je ne la voudrais point pour toi », lui dit-il.
   Or, la mère[18] ayant appris que Hou Yèhyè (sur lui la Paix !) avait empêché le roi d'épouser sa fille, eut de la rancune pour lui. Elle vint trouver sa fille, au moment où le roi s'asseyait à table pour boire. Elle lui mit des robes légères et rouges, la parfuma et lui fit  porter des  bijoux et un vêtement noir par-dessus. Elle l'envoya ensuite chez le roi et lui recommanda de lui offrir à boire et de le provoquer jusqu'à ce qu'il l'invite à se livrer à lui ; elle devrait alors lui résister jusqu'à ce qu'il consentit à lui accorder tout ce qu'elle désirerait ; ainsi s'il y consentait, elle lui demanderait la tête de Hou Yèhyè fils de Zacharie (sur eux la Paix !) sur un plateau. La fille exécuta ce que sa mère lui apprit. Elle s'appliqua à verser à boire au roi et à le provoquer. Quand le vin fit son effet, il lui demanda de se livrer à lui. Mais elle lui résista en disant : « Je n'y consentirai que lorsque tu m'auras accordé ce que je te demande. — Et que demande-tu ? interrogea le roi. — Je veux, répondit-elle, que tu me fasses apporter la tête de Hou Yèhyè fils de Zacharie (sur eux la Paix !) sur ce plateau ! — Malheureuse ! s'exclama le roi. Exige donc autre chose de moi ! —Je ne veux rien d'autre, fit-elle. » Et comne elle continuait à lui résister, le roi ordonna qu'on fît apporter la tête de Yèhyè (sur lui la Paix !). On la lui porta et on la posa devant lui tandis qu'elle parlait, disant : « Tu n'as pas le droit de l'épouser ! »
   Le lendemain déjà le sang de Hou Yèhyè (Jean) (sur lui la Paix !) bouillonnait ; le roi ordonna qu'on le couvrît avec de la terre, mais le sang montait plus haut. Et l'on continua à mettre de la terre jusqu’à atteindre la hauteur des murs de la cité, tandis que le sang s’élevait toujours en bouillonnant[19]

   Le soleil pleura sur Hou Yèhyè (Jean-Yahaya) (sur lui la Paix !) quarante matins, en se levant et en se couchant, tout rouge.
   Hou Yèhyè (Jean-Yaya) (sur lui la Paix !) est le seigneur des martyrs au Jour de la Résurrection, leur conducteur au Paradis[20].

   Les historiens ont dit qu'après l'assassinat de Hou Yèhyè fils de Zacharie (sur eux la Paix !), Dieu Puissant et Majestueux donna la mort à quatre vingt quinze mille personnes, et ceci est la contrepartie pour le meurtre de chaque prophète. On rapporte que Dieu Puissant et Majestueux a révélé au Messager de Dieu (sur lui Prière et Paix !) : « En raison de l'assassinat de Hou Yèhyè fils de Zacharie, J'ai donné la mort à quatre vingt quinze mille personnes, et pour l'assassinat d'Hussain, le fils de ta fille Je donnerai la mort au double de cela » Rapporté par Hakim)  

   Sa tombe. A l’intérieur de la Mosquée des Omeyyades, à Damas (Syrie). (Voir les photos ci-après). Partie du monde évangélique récuse cette hypothèse. L'Église orthodoxe l'admettrait. Les gens de la Réforme : Salafisme (Taymiyisme, Albanisme et autres), Wahhabisme, etc., refusent tous de prier en cette Mosquée du fait de la présence de ce tombeau en son intérieur. La plupart des gens des Écoles de l'Islam traditionnel y prient. Le Druzisme considère ce prophète comme un de leurs prophètes, mais rejettent catégoriquement le Messie fils de Marie (sur lui la Paix !). Lors de leurs visites pieuses, les adeptes du Druzisme n'hésitent d'y déposer argent et or. 

Nef central de la Mosquée avec le tombeau de Yahya fils de Zacharie (sur eux la Paix !). 
Saint Jean-Baptiste pour le monde de l'Évangile. Reconstruit par les Ottomans à la fin du XIXe siècle.


L'intérieur. On peu y voir les billets qui jonchent le sol.


L'intérieur. Ce tableau indique indique le verset coranique: Coran LXI 6.

Les Mosaïques de la Mosquée des Omeyyades à Damas Eustache de Lorey

Lorsque le calife al Walid Ie retira aux Chrétiens la basilique de Saint- Jean et la convertit en mosquée, il voulut en faire le sanctuaire le plus renommé d'Islam. Imitant son père, Abd al- Malik, qui avait construit à Jérusalem la coupole du Rocher, dite Mosquée d'Omar, pour y attirer les pèlerins et les retenir loin de la Mecque, il chercha, en apportant des transformations à la nouvelle mosquée qu'il couronna d'une coupole, et en la revêtant d'une éclatante parure de mosaïques, à donner à Damas un sanctuaire qui pût faire de la ville du calife l'heureuse rivale de Médine, la ville du Prophète.
(...)
Au Xe siècle, le célèbre géographe al Muqaddasi décrit ainsi la mosquée des Omeyyades : " La mosquée est la plus belle chose que les Musulmans possèdent de nos jours... Le sol en fut entièrement dallé de marbre blanc et les murs revêtus de marbre bigarré jusqu'à double hauteur d'homme, et de là, jusqu'au plafond, de mosaïques polychromes, dans les parties desquelles figurent des arbres, des cités et des inscriptions de la plus grande beauté et finesse et d'un travail exquis. "
(...)
Faut- il donc supposer que les artistes damasquins ont suivi des traditions très anciennes et se sont inspirés de modèles remontant à l'époque hellénistique auxquels ils auraient emprunté leurs sujets et certains motifs architecturaux ?
(...)
Il est intéressant de constater, dans les mosaïques de Damas, à côté du système de perspective droite, des exemples de perspective inverse... ; par rapport à l'ensemble, les parties qui sont censées être au premier plan sont figurées à une plus petite échelle que celles du second plan. C'est là la particularité d'un système de perspective qui se rencontre constamment dans l'art byzantin et qui, par on origine, se rattache à un art oriental, populaire. Le mélange des deux perspectives montre qu'il s'agit ici d'un hellénisme fortement imprégné d'Orient.
D'ailleurs, il faut se rappeler aussi que le goût pour le paysage et le souci de représenter les objets extérieurs d'une manière descriptive semblent bien faire partie d'une vieille tradition orientale : les monuments les plus anciens manifestent déjà cette prédilection.... De leur côté, près de mille ans avant notre ère, les essais assyriens pour rendre les divers éléments du paysage, montagnes, arbres, rivières, ne manquent ni de hardiesse, ni de bonheur.... D'une manière générale, alors que, dans l'art classique grec, la nature n'est représentée que d'une manière timide et stylisée, dans les arts sémitiques et égyptiens, la peinture et la sculpture nous offrent toutes sortes de paysages, animés d'eaux courantes, d'arbres et d'oiseaux. Si, plus tard, le paysage a pris une grande importance dans la peinture hellénistique, il faut probablement en chercher la cause dans l'influence d'Orient.....Toute une forme du paysage hellénistique- romain est tournée vers l'Asie mineure et la Syrie : l'Egypte a emprunté à l'Orient le " paysage sacré ", l'a transformé et l'a transmis à l'Italie. On sait aussi que la vogue des parcs et des jardins qui fut si répandue à Alexandrie et à Rome, a une origine orientale.
On serait donc assez tenté de conclure, au sujet des paysages damasquins, que, par le choix des sujets et le réalisme, ils sont liés à divers aspects du génie oriental.
Ces signes d'une influence différente de l'influence alexandrine que nous venons de relever ne laissent pas de s'expliquer assez aisément, si l'on admet que les mosaïques de Damas ont été l'œuvre d'une école syro- byzantine ayant ses traditions et son esprit propres.... Il y a des formes d'architecture qui n'ont pu venir que de la Syrie- et non de Byzance : les dômes, par ex, presque hémisphériques, en forme de bulbe ou d'arc à cheval, comme celui qui surmonte la tour quadrangulaire sont très caractéristiques ; ce type de dôme est, en effet, originaire de la Syrie et de la Palestine où il se rencontre depuis la période chrétienne primitive.
(...)
D'autre part, à peu près à la même époque, les mosaïques de la Coupole du Rocher à Jérusalem nous présente une décoration, qui par le style des rinceaux et celui de quelques arbres, se rapproche de la décoration des mosaïques....Notons en outre que les mosaïques de Baybars et Tenkiz et les mihrabs de Homs, de Hamah, de l'Adaliya à Jérusalem, etc., prouvent, encore au XIIIe et au XIVe siècle, l'existence de telles écoles.
Il ne faut pas oublier en effet... que la Syrie possédait à cette époque une des plus grandes villes du monde, dont l'activité artistique n'était pas indigne de celle de Byzance : Métropole d'Orient... et en même temps une des grandes villes hellénistiques, elle avait été naturellement désignée pour devenir le foyer d'une civilisation à laquelle avait coopérer les traditions antiques et les forces particulières de l'esprit local. On sait qu'en effet ce fut là le rôle magnifique d'Antioche- ville grecque, ville classique où les empereurs, dans l'île de l'Oronte, avaient leur résidence impériale et retrouvaient tous les monuments de la vie antique : le forum, le cirque immense dans la plaine au bord du fleuve, le théâtre taillé dans le roc... Mais, de même que la population grecque mêlée à un nombre considérable d'indigènes syriens et étrangers, cette ville classique offrait, plus qu'Alexandrie encore, toutes les séductions d'Orient... Elle était parée des charmes de la civilisation la plus raffinée ; on y voyait, au bord de l'Oronte... de délicieux jardins où coulaient des eaux vives et où, dans les bosquets d'arbres touffus et près des rives rocheuses, se dissimulaient des maisons de plaisance- merveilleux décors dont les mosaïques de Damas semblent la reproduction fidèle ; n'est- ce pas d'ailleurs remarquable à ce point de vue que la végétation, parure de nos mosaïques, cyprès, noyers, figuiers, amandiers, poiriers et pommiers aux fruits d'or soit aussi celle que l'on trouve à Antioche (comme, du reste, dans l'oasis de Damas) ? cette rencontre semble bien être plus qu'une simple coïncidence et résulter d'une observation directe de la nature.
(...)
Il n'est pas invraisemblable de voir là et dans les autres détails que nous avons relevés, les marques d'une activité artistique indigène, à laquelle, pour la plus grande part nous serions redevables des mosaïques de Damas.


   La Mort. Son abolition. Dieu, au Jour de la Résurrection, fera apparaître la Mort sous la forme d'un mouton gris. Un héraut criera : « Habitants du Paradis ! », et tous ceux-ci lèveront la tête. Et il criera : « Habitants du Feu ! », et tous ceux-là lèveront la tête, tandis que dans le Feu il n'y aura à ce moment-là que les damnés. On demandera ensuite aux uns et aux autres : « Connaissez-vous Celle-ci ? » qui se trouve alors dans un endroit intermédiaire entre le Paradis et le Feu. Tous répondront : « C'est la Mort ! » Alors Hou Yèhyè (sur lui la Paix !) s'avancera, portant une lame ; il fera étendre la Mort et l'égorgera[21]. Un héraut criera : « O Habitants du Paradis, Éternité et plus de Mort ! O Habitants du Feu,  Éternité  et  plus  de  Mort  !  »

   Ce jour-là sera le Jour de l'Affliction ![22]   

   Fuite de Zacharie. Son assassinat et sa mort. Lorsque Hou Yèhyè (sur lui la Paix !) fut décapité, son père prit la fuite en apprenant la nouvelle. Il vint se cacher dans un jardin où il y avait beaucoup d'arbres, près de Jérusalem. Le roi ordonna qu'on le poursuivît. Or, en passant près d'un arbre, Zacharie l'entendit qui l'appelait : « Viens par ici, ô Prophète de Dieu ! »
   Il se dirigea vers l'arbre qui se fendit aussitôt, puis se referma sur lui, lorsqu'il y entra. Ainsi il se cacha au creux de l'arbre. Mais l'Ennemi de Dieu, Satan, tira un pan de sa robe à l'extérieur pour s'en servir comme preuve afin qu'on croie sa parole. Or il ne tarda pas à rencontrer les émissaires du roi. « Qui cherchez-vous ? » leur demanda-t-il. — « Zacharie ! » lui répondirent-ils. Il leur dit : « II a envoûté cet arbre qui s'ouvrit aussitôt à lui et il s'y cacha. » Ils lui répondirent : « Nous ne te croyons point. — J'en ai, dit Satan, la preuve qui vous convaincrait. » Et il leur montra le pan du vêtement de Zacharie, Ils prirent alors des haches et coupèrent l'arbre en deux, puis ils le fendirent avec une scie. Zacharie y mourut.
   Dieu les soumit [ensuite] au pouvoir du plus méchant des hommes de la terre. Il s'en servit ainsi pour tirer vengeance d'eux[23]

   Second motif. On dit également que le meurtre de Zacharie fut motivé par Satan qui vint dans l'assemblée des Fils d'Israël et calomnia Marie en déclarant que l'auteur de sa conception fut Zacharie et non pas un autre ; c'était lui qui entrait chez elle. Ainsi ils recherchèrent Zacharie qui s'enfuit; et 1'on mentionne comment il s'était caché dans l'arbre, de la même manière qui a été rapportée plus haut[24]

   Subir en silence. Lorsqu'on posa la scie sur la tête de Zacharie, il fit entendre un gémissement. Alors Dieu lui révéla : « Si J'entends de toi un autre gémissement, Je renverserais les cieux et la terre sens dessus dessous ! » 

   Lorsque la scie atteignit la tête de Zacharie, il fit entendre un gémissement. Alors Dieu lui révéla : « O Zacharie, si tu fais entendre encore un autre gémissement, J’effacerais ton nom du registre de la Prophétie ! » Et Zacharie endura en silence sa douleur jusqu’à ce qu’il fût scié en deux[25]

II 

   Jovial. Hou Yèhyè, fils de Zacharie (sur eux la Paix !), rencontra Ichoua, fils de Marie (sur lui la Paix !) qui lui fit un sourire : Qu'as-tu à être aussi gai que je te vois, comme si tu étais parfaitement en confiance ? lui dit Hou Yèhyè (sur lui la Paix !).

   ¾ Et toi, répond Ichoua (sur lui la Paix !), qu'as-tu à être aussi triste[26], comme si tu étais parfaitement désespéré ! » Et ils se mirent d'accord pour attendre qu’une révélation vienne départager. Dieu leur révéla : « Celui d’entre vous que J'aime le plus est celui qui a le caractère le plus jovial »[27] 

   Invocation. Pendant que Ichoua, fils de Marie, et Hou Yèhyè, fils de Zacharie (sur eux la Paix !), cheminaient ensemble, ils virent une brebis sauvage en butte aux douleurs de la parturition. Ichoua (sur lui la Paix !) dit alors à Hou Yèhyè (sur lui la Paix !) : « Prononce ces paroles : Anne enfanta Hou Yèhyè et Marie enfanta Ichoua ! La terre t’appelle, sors, ô petit !... »

   En entendant ces paroles, toutes les femmes du quartier aux prises avec les angoisses de l'enfantement ne tardent pas à enfanter, avec la permission[28] de Dieu[29]

   Concentré, non distrait. Hou Yèhyè et Ichoua (sur eux la Paix !) marchaient ensemble dans la rue. Une passante les cogna. « Par Dieu ! dit Hou Yèhyè, je ne m'en suis pas rendu compte. — Pureté à Dieu ! dit Ichoua, ton corps est près de moi, mais où se trouve donc ton cœur ? — Mon cousin[30], répondit Hou Yèhyè, si mon cœur se complaisait, le temps d'un clin d'œil, en d'autre qu'en mon Seigneur[31], je croirais que je n’ai jamais connu Dieu »[32]

   Éloge divine. Hou Yèhyè et Ichoua cheminaient ensemble, au cours d'un voyage. Quand vint l'heure de la prière, pendant l'une des prosternations de Ichoua (sur lui la Paix !), Hou Yèhyè (sur lui la Paix !) s'enfonça dans le sommeil. Ichoua (sur lui la Paix !) voulait le réveiller, mais Dieu l'en détourna en lui révélant : « O Ichoua, l'âme de Hou Yèhyè est auprès de Moi, en présence de Ma Sainteté, tandis que son corps s'étend devant Mes yeux, sur Ma terre. Je M'en suis vanté devant les plus parfaits de mes Anges eux-mêmes »[33]

   Médecin des cœurs. Quand Ichoua et Hou Yèhyè arrivaient dans un village, Ichoua cherchait à connaître les pires de ses habitants, et Hou Yèhyè (sur lui la Paix !) les meilleurs. « Qu'as-tu donc, lui dit enfin Hou Yèhyè (sur lui la Paix !), à demeurer parmi les pires hommes ? » Et Ichoua (sur lui la Paix !) de lui répondre : « Je suis un médecin qui cherche à guérir les malades[34] »[35]

  Lapidation. Ichoua, fils de Marie (sur lui la Paix !), ordonna aux Candides de lapider homme, mais il ajouta : « Que personne ne lui jette la pierre, sauf s'il ne se sent pas coupable comme lui ! » Tous alors lâchèrent les pierres de leurs mains, à l'exception de Hou Yèhyè fils de Zacharie (sur eux la Paix !). Ichoua (sur lui la Paix !) lui demanda : « Et toi ? — Je ne suis point coupable de la même faute », répondit Hou Yèhyè (sur lui la Paix !). Ichoua (sur la Paix !) lui dit : « Donne-moi une consigne. — Évite, dit Hou Yèhyè (sur lui Paix !), de te mettre en colère ! — Je ne le puis, répond Ichoua (sur lui Paix !), car je suis homme. — Ne possède jamais de l'argent ! », dit encore Hou Yèhyè (sur lui la Paix !). Ichoua (sur lui Paix !) de répondre : « Là, c'est possible ! »[36]

   Rendre grâce à Dieu. Le remercier.  Ichoua dit à Hou Yèhyè (sur lui la Paix !) : « Si quelqu'un médit contre toi, rends-en grâce à Dieu, et si quelqu'un te calomnie, rends-en grâce encore plus à Dieu ; car ce calomniateur ajoute un mérite nouveau au registre de tes bonnes œuvres, sans que tu te sois mis en peine pour l'acquérir. »[37]

   Tenue. Ichoua, fils de Marie, et Hou Yèhyè, fils de Zacharie (sur eux la Paix !), étaient deux cousins maternels[38]. Ichoua (sur lui la Paix !) portait la laine, et Hou Yèhyè (sur lui la Paix !) le cilice. Aucun n'avait ni denier, ni sou, ni serviteur, ni servante, ni quelque endroit pour s'y réfugier; mais partout où la nuit les atteignait ils cherchaient sur place un refuge. Lorsqu'ils décidèrent de se séparer, Hou Yèhyè (sur lui la Paix !) dit à Ichoua (sur lui la Paix !) : « Laisse-moi une consigne ! — Ne te mets jamais en colère ! lui dit Ichoua (sur lui la Paix !) ¾ Je ne le pourrai ! répond Hou Yèhyè (sur lui la Paix !). — Eh bien, dit Ichoua (sur lui Paix !), ne possède jamais de l'argent[39] ! » Et Hou Yèhyè (sur la Paix !) de répondre : « Là, c’est possible ! »[40].

   La colère. « Qu'est-ce qui est le plus terrible ? demanda Hou Yèhyè à Ichoua (sur eux la Paix !). ¾ C’est la Colère de Dieu, répondit Ichoua (sur lui la Paix !). — Et qu'est-ce qui en rapproche ? demanda Hou Yèhyè (sur lui la Paix !). — Que l'on se mette soi-même en colère ? dit Ichoua (sur lui la Paix !). — Quelle est, dit encore Hou Yèhyè (sur lui la Paix !), l'origine de la colère,  et par quoi se manifeste-t-elle ? » Ichoua (sur lui la Paix !) de répondre[41] : « L'orgueil, la jactance, l'arrogance et la passion incontrôlée »[42].          

III 

   La mort de Zacharie. Version biblique, apocryphe. 

XXI.1. Alors que Joseph se préparait à partir pour la Judée, une vive agitation éclata à Bethléem de Judée. Les mages arrivèrent, disant : "Où est le roi des Juifs ? Nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus l'adorer."
[Cette nouvelle alarma Hérode qui dépêcha des serviteurs, les convoqua et ils le renseignèrent sur l'étoile. Et voici, ils virent des astres en Orient et ils les guidaient jusqu'à leur arrivée dans la grotte et l'étoile s'arrêta au-dessus de la tête de l'enfant.]

XXI.2. Cette nouvelle alarma Hérode qui dépêcha des serviteurs auprès des mages. Il convoqua aussi les grands prêtres et les interrogea au prétoire : " Qu'est-il écrit sur le Christ ? demanda-t-il. Où doit-il naître ? " Ils répondirent : "A Bethléem en Judée. Ainsi est-il écrit." Et il les congédia.
Puis il interrogea les mages, leur disant : " Quel signe avez-vous vu au sujet du roi nouveau-né ? " Et les mages répondirent : "Nous avons vu une étoile géante, parmi les autres constellations, si éblouissante qu'elle les éclipsait toutes. Ainsi avons-nous compris qu'un roi était né à Israël et nous sommes venus l'adorer."
Hérode leur dit : "Partez à sa recherche, et si vous le trouvez, faites-le moi savoir afin que moi aussi j'aille l'adorer."

XXI.3. Les mages partirent. Et voici, l'astre qu'ils avaient vu en Orient les conduisit jusqu'à ce qu'ils fussent arrivés à la grotte, et au-dessus de la tête de l'enfant, il s'arrêta.
Quand ils l'eurent vu là, avec Marie sa mère, les mages tirèrent des présents de leurs sacs, or, encens et myrrhe.

XXI.4. Mais comme l'ange les avait avertis de ne pas repasser par la Judée, ils rentrèrent chez eux par un autre chemin.

XXII.1. Alors Hérode, voyant qu'il avait été joué par les mages, se mit en colère et envoya des tueurs avec mission de faire périr tous les enfants jusqu'à l'âge de deux ans.

XXII.2. Quand Marie apprit ce massacre, saisie d'effroi, elle prit l'enfant, l'emmaillota et le cacha dans une mangeoire à bétail.

XXII.3. Élisabeth, qui avait appris que l'on cherchait Jean, l'emporta et gagna la montagne, et elle regardait à la ronde où le dissimuler mais elle n'apercevait point de cachette. Alors elle se mit à gémir, disant : "Montagne de Dieu, accueille une mère et son enfant !" Car la frayeur l'empêchait de monter. Aussitôt la montagne se fendit et la reçut en son sein, tout en laissant filtrer une clarté pour elle. Car un ange du Seigneur était avec eux et il les protégeait.

XXIII.1. Mais Hérode cherchait toujours Jean, et il envoya des serviteurs à l'autel, auprès de Zacharie, pour lui demander : " Où as-tu caché ton fils ? " Il répondit : " Je suis le serviteur de Dieu et je demeure attaché à son temple. Est-ce que je sais où est mon fils ? "

XXIII.2. Les serviteurs repartirent et rapportèrent à Hérode ses propos. Celui-ci, furieux, s'écria : " Son fils va donc régner sur Israël ? " Et il renvoya ses serviteurs pour l'interroger encore : " Dis-moi la vérité. Où est ton fils ? Sais-tu que ma main a pouvoir de répandre ton sang ? " Les serviteurs partirent et transmirent le message.

XXIII.3. Mais Zacharie lui fit répondre : "Je suis le martyr de Dieu. Dispose de mon sang ; mais mon esprit, le Maître le recevra, parce que c'est un sang innocent qu'à l'entrée du temple tu t'apprêtes à faire couler. "
Et vers l'aube, Zacharie fut assassiné, et les fils d'Israël ignoraient tout de ce meurtre.

XXIV.1. A l'heure de la salutation, les prêtres partirent, et Zacharie ne vint pas, comme à l'accoutumée, au-devant d'eux, en prononçant les bénédictions. Les prêtres s'arrêtèrent, et attendirent Zacharie pour le saluer avec des prières et glorifier le Dieu très haut.

XXIV.2. Son retard cependant les plongea tous dans l'angoisse. L'un d'eux s'enhardit et entra dans le sanctuaire ; près de l'autel du Seigneur, il aperçut du sang figé. Et une voix retentit : "Zacharie a été assassiné. Son sang ne s'effacera pas avant que vienne le vengeur" Ces paroles le remplirent d'effroi. Il sortit et annonça aux prêtres ce qu'il avait vu et entendu.

XXIV.3. Résolument, ils entrèrent et constatèrent le drame. Et les lambris du temple gémirent et eux déchirèrent leurs vêtements du haut en bas. Ils n'avaient pas trouvé son cadavre, mais ils avaient vu son sang pétrifié. Ils sortirent effrayés et annoncèrent que Zacharie avait été assassiné.
A cette nouvelle[43], toutes les tribus du peuple se lamentèrent et menèrent le deuil trois jours et trois nuits.

XXIV.4. Et après les trois jours, les prêtres délibérèrent pour savoir qui succéderait à Zacharie. Le sort tomba sur Syméon. C'était lui que le Saint-Esprit avait averti qu'il ne verrait pas la mort avant d'avoir contemplé le Christ dans la chair. (Voir Évangiles de la nativité et de l'enfance. Le Protévangile de Jacques). 

   Constatation. Selon cette version, Zacharie (sur lui la Paix !) sera assassiné juste après la naissance du fils de Marie. Lieu. Le Temple de Jérusalem. Motif invoqué. Son fils devait régner sur Israël. Prix du sang. Son sang ne s'effacera pas avant que vienne le vengeur. Problème. Le (ou les) vengeur(s) viendra (dront) vers l’an 70. Soit 37 ans après l’élévation du Messie dans le Paradis divin. Notons que chez les commentateurs, Hou Yèhyè, fils de Zacharie (sur eux la Paix !) mourra après l’élévation du fils de Marie au Paradis. Les Textes des gens de la Bible font apparaître, eux, le contraire. En réalité, l’Histoire religieuse des gens de l’Évangile est une histoire tronquée dès son début. Et dans ce domaine, les gens de la Torah, de la Synagogue, en portent l’entière responsabilité. 


   La Grande Mosquée (Alep). Entrée principale.


La Grande mosquée d'Alep ou la Mosquée de Zacharie, le prophète (sur lui la Paix !) . La cour intérieure...

   Conclusion : Le danger pour le roi de l’époque, et contrairement à l’idée reçue, ce n’est pas quelqu’un qui régnerait à sa place, mais plutôt quelqu’un qui annoncerait la fin du Temple et l’Exil. Et c’est justement ce que fit le fils de Zacharie (sur eux la Paix !). Le peuple d’Israël avait le choix, un choix. Suivre et obéir aux prophètes Zacharie, Hou Yèhyè et Ichoua (sur eux la Paix !), et pour eux le bonheur et la réussite dans ce monde et dans l’autre. Dans le cas contraire, voir la colère divine s’abattre sur eux. La suite, nous la connaissons tous. (à suivre)

Que le Seigneur des mondes nous guide tous dans ce qu'Il aime et agrée !


[1] Le Créateur des cieux et de la terre est donc la seule et véritable divinité qu’on adore et qu’on se doit d’adorer véritablement.
[2] En langue arabe, Allah. En hébreu, ïl. Nom divin, il est employé couramment pour les gens de l’Evangile de langue arabe. En français, le terme Dieu est compris généralement, non comme un Nom divin, mais plutôt comme signifiant l’Etre-Suprême, le Créateur et Maître de l’Univers.
[3] Formules d’eulogies comme : que Dieu prie sur lui, l’agrée, lui fasse miséricorde, etc., formules propres à  l’Islam traditionnel. Les exégètes interprètent la « prière » divine comme étant un octroi de Sa miséricorde et la « prière » angélique comme une demande de pardon pour les créatures.
[4] Soit : Ahmad-Mohammad, fils d’Abd Allah, (...) fils d’Ismaël, fils d’Abraham  (sur eux la Paix !). Pour l’Islam traditionnel, il est le Sceau de la Prophétie, le Sceau des prophètes et messagers divins.
[5] Voir Tha’labî, Qisas, 376.
[6] Dans le Temple de Jérusalem.
[7] Voir : Ibn Athîr,  Kâmil, V. I, p.213; comp. partiellement avec Ghazâlî, Ihyâ, V. IV, p. 131 ; Zabîdî, Ithâf, IX, 248, etc.
[8] Voir Makkî, Qoût, Vol. IV, p.153.
[9] Voir Tha’labî, Qisas ; Tirmidhî, Nawâdir. Les prophètes sont infaillibles, leurs suivants nullement. Et en aucun cas, les Dignitaires religieux...
[10] Voir Halabî, Insân, V. I, ; Râzî, Tafsîr, Vol. II.
[11] Arabe, hawariyoun. Biblique : Apôtres.  Comparer : Bible. Lc. 9/1-9.
[12] Surnom du roi de Babylone.
[13] Partie censurée dans les ouvrages bibliques. Les gens de la Torah le cacheront comme ils cacheront bon nombre d’histoires qui leur arrivera, et que le Saint et Seigneur d’Israël mettra à jour dans le Coran (Sabbat, la Mense (Coran V), etc.).

[14] Tabarî, Annales, Vol. I/III.  Ibn Athîr,  Kâmil, Vol. I. Hérode cherche à épouser soit sa nièce, soit la femme de son frère, soit, — et c'est la troisième version non rapportée ici —, la fille de l'une de ses femmes. De toutes les manières, Hou Yèhyè (sur lui la Paix !) s'y oppose. Le récit s'achève toujours avec la vengeance divine par  l'intermédiaire du roi de Babel, de l’époque,  Khardoûs-Khardoûsh-Joûdars-Jardoûsh, qui en charge son  général  Naboûzâzân-Naboûzarâzân. (Voir nos recherches sur ce sujet).
[15] Les gens de l’Evangile.
[16] Voir Tabarî, Annales, Vol. I/III; Ibn Athîr,  Kâmil, Vol. I.
[17] dans le sens : avec beaucoup d’estimation, de respect pour lui.
[18] Les femmes du monde toranique, a dit le Prophète de l’Islam, seront une des cause de la perte des Fils d’Israël. Ici, ne poussent-elles pas au meurtre, à l’assassinat d’un prophète d’Israël ? Ce genre de chose est nié par les gens de la Synagogue ou passé sous silence.
[19] Voir Tabarî, Annales, Vol. I/III ; Ibn Athîr,  Kâmil, Vol. I ; la suite reprend le récit de la vengeance divine. Biroûnî, Athâr, mentionne le 29 août comme fête de la « décollation » de Hou Yèhyè (sur lui la Paix !), et parle de l'amas de pierres jetées par les passants devant la « Porte de la Colonne » à Jérusalem pour apaiser sang de Hou Yèhyè (sur lui la Paix !).
[20] Voir Tha’labî, Récits/Qisas.
[21] Voilà qui contredit l’enseignement paulien. Selon ce dernier, le Messie a vaincu réellement la Mort. (Bible. Rom.). En réalité, cette dernière n’aura plus de prise sur les créatures qu’au Jour des Comptes.
[22] Voir Ibn 'Arabî, Foutûhât, V. I; comp. Ibid., III, IV ; pour Halabî, Insân , V. I, la Mort apparaîtra sous la forme d'une brebis.
[23] Titus n’aura aucune pitié envers les Fils d’Israël et les Judaïsés.
[24] Voir Ibn Athîr, Kâmil, Vol. I, Tha’labî, Qisas, ; Mas’oûdî, Mouroûj, Vol. I ; selon Tabarî, Annales, I/II, Satan se présenta à Zacharie sous forme d'un berger et l'invita à entrer dans l'arbre ; il le trahit par la suite.
[25] Voir Ghazâli, Ihyâ, Vol. IV, etc.
[26] on connaît tous le dicton populaire chez les gens de l’Évangile : Jean qui rit, Jean qui pleure !
[27] Voir Damîrî, Hayât, Vol. II. Tirmidhî, Nawâdir, etc.
[28] mot qui exaspère bon nombre de gens de la Bible. Même chose concernant les enfants. Ils peuvent sortir sans leur permission. Ce qui n’est pas dans l’habitude et l’éducation des enfants soumis. Respect des parents est une chose sacrée que les gens de la Bible, notamment d’Europe, appellent « tabou » et voudraient bien voir disparaître chez les gens de l’Islam traditionnel.
[29] Voir Damîrî, Hayât, Vol. II.
[30] ils sont cousins maternels.
[31] La mention de son Seigneur ne le quitte pas.
[32] Voir Ghazâlî, Mukâshafat, 23; comp. Ghazâlî, Ihyâ, Vol. IV, Zabîdî, Ithâf, X, 101, où Hou Yèhyè renverse une passante « croyant qu'elle est un mur ».
[33] Voir Yâfi’î, Kitâb Rawd al-Rayâhin  (Caire, 1315),  226, cit. ap. Asin, Logia, n° 203.
[34] Malades du cœur, de la foi.
[35] Voir Abou Nou’aym, Hilyat, Vol. VII.
[36] Voir Aboû Nou’aym, Hilyat, Vol. IV ; Ghazâlî, Ihyâ, Vol. III.
[37] Voir Ghazâlî, Risâla ilâ  Malikshâh,  69.
[38] Anne, mère de Marie et Élisabeth, mère de Hou Yèhyè sont deux sœurs.
[39] L’argent corrompt. Elle ne crée pas l’amitié entre les gens.
[40] Voir Abu  Nou’aym,   Hilyat, Vol. IV.
[41] Inconnu du monde biblique.
[42] Voir Ghazalî, Ihyâ, V. III, 119 ; comp. Zabîdî, Ithâf, V. VII, où c'est Ichoua (sur lui la Paix !) qui pose à Hou Yèhyè (sur lui la Paix !) des questions semblables dont la deuxième : « Qu'est-ce qui éloigne de la colère de Dieu ? » et la réponse de Hou Yèhyè (sur lui la Paix !) : « Que l’on ne se mette pas soi-même en colère. »
[43] A la lumière du Coran et de la Tradition, on constatera que la vérité était tout autre.




Paroles sublimes :
Selon un Ancien : " Quand descendit le verset :
Il dit : « Oui ! Le fait de se tourner vers le monde de l’immortalité,
de ne plus supporter le monde de l’illusion

et de se préparer à la mort avant que la mort ne survienne ». 

 
Pureté à Dieu !
La Soumission
"Lux Lucet in Tenebris"
"Une lumière qui brille dans les ténèbres"

Point de divinité, de dieu que Dieu !
« Vulnerant omnes, ultima necat. »
Nous ne le dirons jamais assez.
Explicit totus liber.

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04/10/08

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