Énoncé de croyance concernant la Bible.

Notre énoncé de croyance concernant la Bible (Torah, Psautier et Evangile) est la suivante :

Selon Bokhari : D'après Abou Horairah (que Dieu l'agrée !) : Les gens du Livre lisaient la Thora en hébreu et la traduisait, pour les gens de l'Islam, en arabe. Le Messager de Dieu (sur lui Prière et Paix !) de dire : "Ne déclarez les gens du Livre ni véridiques ni menteurs, mais dites plutôt : Nous avons cru en Dieu…(le verset).

   Dites : « Nous croyons en Dieu et en ce qu'on nous a fait descendre, et en ce qu'on a fait descendre vers Abraham et Ismaël et Isaac et Jacob et les Tribus, et en ce qui a été donné à Moïse et à Ichoua (Jésus), et en ce qui a été donné aux prophètes de la part de leur Seigneur : nous ne faisons de différence entre aucun d'eux. Et à Lui nous sommes Soumis. » (Coran II 136).

Bon nombre de gens de la Bible (croyants & incroyants) ont sur le sceau des Livre divins : le Coran beaucoup de préjugés, d'arrière-pensées, de fausses interprétations. Que dire de nos croyances !? A entendre : la Bible (ou les Ecritures) entre leurs mains serait celle révélée ou transmise réellement à leurs Prophètes (sur eux la Paix !) ! Pour certains, la Bible est vraie et en elle aucune contradiction, aucune modification, aucune censure, aucune ajouture... ? Ils en font leur sujet de propagande principale et leur désir d'en entendre le plus parler. La fiction du FAUX-MESSIE se vend bien. Il serait bon pour plusieurs gens de la Bible de lire attentivement notre énoncé de croyance sur la Bible afin de prendre note de ce qu'elle dit.

Point de divinité[1] excepté Allah[2] le Très Haut. Que les meilleures salutations[3] soient sur les prophètes et messagers divins dont le Sceau de la Prophétie[4].

   Présentation de la Cosmogonie, version biblique.

   La cosmogonie (toranique + évangélique) a été de tout temps l'objet de l'admiration. : le Dieu unique crée tout à partir de Rien, sans aide, sans matériau, sans brisure, sans action particulière. Le Créateur divin parle, Il ordonne et Sa volonté est faite !

   La deuxième particularité de cette cosmogonie : elle pose les bases du principe du temps : semaine, jour, nuit, mois, année, etc.

Le récit biblique, toranique

Au commencement était Dieu [5], et la Terre était déserte, envahie par les ténèbres. Dieu entreprit la création du monde.

  • Le premier jour, Dieu créa la lumière [6] , séparant ainsi le jour et la nuit.
  • Le second jour, Dieu créa le ciel
  • Le troisième jour, Dieu créa la végétation
  • Le quatrième jour, Dieu créa le Soleil, la Lune et les étoiles
  • Le cinquième jour, Dieu créa les animaux
  • Le sixième jour, Dieu créa l'homme à son image, et la Femme d'une côte de l'homme.
  • Le septième jour. Il y eut un soir et il y eut un matin, ce fut le 1er jour, le 2è, et ainsi de suite jusqu'au 6è jour de la Création de Dieu, plus le 7è au cours duquel Il se reposa.
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Genèse

ﺗﻜﻮﻳﻦ 1

 1 فِي الْبَدْءِ خَلَقَ اللهُ السَّمَاوَاتِ وَالأَرْضَ،

 2 وَإِذْ كَانَتِ الأَرْضُ مُشَوَّشَةً وَمُقْفِرَةً وَتَكْتَنِفُ الظُّلْمَةُ وَجْهَ الْمِيَاهِ، وَإِذْ كَانَ رُوحُ اللهِ يُرَفْرِفُ عَلَى سَطْحِ الْمِيَاهِ،

 3 أَمَرَ اللهُ : «لِيَكُنْ نُورٌ». فَصَارَ نُورٌ،

 4 وَرَأَى اللهُ النُّورَ فَاسْتَحْسَنَهُ وَفَصَلَ بَيْنَهُ وَبَيْنَ الظَّلامِ.

 5 وَسَمَّى اللهُ النُّورَ نَهَاراً، أَمَّا الظَّلامُ فَسَمَّاهُ لَيْلاً. وَهَكَذَا جَاءَ مَسَاءٌ أَعْقَبَهُ صَبَاحٌ، فَكَانَ الْيَوْمَ الأَوَّلَ.

Bible en arabe (1988)

Autre : Bible de Van Dyde (1865) traduction en arabe

فِي الْبَدْءِ خَلَقَ اللهُ السَّمَاوَاتِ وَالأَرْضَ.2 وَكَانَتِ الأَرْضُ خَرِبَةً وَخَالِيَةً، وَعَلَى وَجْهِ الْغَمْرِ ظُلْمَةٌ، وَرُوحُ اللهِ يَرِفُّ عَلَى وَجْهِ الْمِيَاهِ.  3 وَقَالَ اللهُ: «لِيَكُنْ نُورٌ»، فَكَانَ نُورٌ.4 وَرَأَى اللهُ النُّورَ أَنَّهُ حَسَنٌ. وَفَصَلَ اللهُ بَيْنَ النُّورِ وَالظُّلْمَةِ.5 وَدَعَا اللهُ النُّورَ نَهَارًا، وَالظُّلْمَةُ دَعَاهَا لَيْلاً. وَكَانَ مَسَاءٌ وَكَانَ صَبَاحٌ يَوْمًا وَاحِدًا. الكتاب المقدس

Autre : Bible de l'église copte orthodoxe

Chapitre 1

1 Au commencement [7] Dieu [8] créa [9] le ciel et la terre [10] .
2 La terre était informe et vide ; les ténèbres couvraient l'abîme, et l`Esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux [11] .
3 Dieu dit : " Que la lumière soit ! " et la lumière fut [12].
4 Et Dieu vit que la lumière était bonne ; et Dieu sépara la lumière et les ténèbres [13] .
5 Dieu appela la lumière jour, et les ténèbres Nuit. Et il y eut un soir, et il y eut un matin; ce fut le premier [14].

 Au variante :

 

א בְּרֵאשִׁית, בָּרָא אֱלֹהִים, אֵת הַשָּׁמַיִם, וְאֵת הָאָרֶץ. ב וְהָאָרֶץ, הָיְתָה תֹהוּ וָבֹהוּ, וְחֹשֶׁךְ, עַל-פְּנֵי תְהוֹם; וְרוּחַ אֱלֹהִים, מְרַחֶפֶת עַל-פְּנֵי הַמָּיִם. ג וַיֹּאמֶר אֱלֹהִים, יְהִי אוֹר; וַיְהִי-אוֹר. ד וַיַּרְא אֱלֹהִים אֶת-הָאוֹר, כִּי-טוֹב; וַיַּבְדֵּל אֱלֹהִים, בֵּין הָאוֹר וּבֵין הַחֹשֶׁךְ. ה וַיִּקְרָא אֱלֹהִים לָאוֹר יוֹם, וְלַחֹשֶׁךְ קָרָא לָיְלָה; וַיְהִי-עֶרֶב וַיְהִי-בֹקֶר, יוֹם אֶחָד.

 1 Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre. 2 Or la terre n'était que solitude et chaos; des ténèbres couvraient la face de l'abîme, et le souffle de Dieu planait à la surface des eaux. 3 Dieu dit: "Que la lumière soit [15] !" Et la lumière fut. 4 Dieu considéra que la lumière était bonne, et il établit une distinction entre la lumière et les ténèbres. 5 Dieu appela la lumière jour, et les ténèbres, il les appela Nuit. Il fut soir, il fut matin, un jour. (sefarim.fr).

   Analyse, remarques, commentaires.

    Il a pour le lecteur [16] trois façons d’analyser ce texte toranique.

   « Premièrement : Comment peut-on dire : « 1 Au commencement Dieu créa le ciel et la terre. », c’est-à-dire le premier jour ? Alors qu’il est mentionné ensuite, qu'ils étaient nécessairement créés le deuxième et troisième jours ? En effet, ne dit-on pas ensuite pour le deuxième jour : « Dieu dit : Qu`il y ait un firmament entre les eaux. », puis il dit [17] : « Et Dieu fit le firmament », et enfin : « Dieu appela le firmament Ciel. » ?

   Et le texte dit ensuite pour le troisième jour : « "…et que le sec paraisse. " Et cela fut ainsi. ». Puis : « et le sec parut » [18]. Et enfin : « Dieu appela le sec Terre » (9-10) ?

   S’ils ont été créés le deuxième et troisième jours, ils ne peuvent donc pas être créés « le premier jour ». D’après le sens apparent : ce qui a été créé dans le premier jour, ce sont : le firmament, les Ténèbres puis la Lumière [19] , puis la Nuit et le Jour. Le deuxième jour : le Ciel, le troisième jour : la Terre.

   Donc le ciel et la terre n’ont pas été créés le premier jour, et ceci non au regard des jours. Tout simplement parce que le ciel fut créé le deuxième jour, la terre le troisième jour. De même, non au regard des choses créées, parce que avant eux deux furent créés le firmament, la lumière, la nuit, le jour, tout ceci selon le sens apparent du texte.

  Et dans une copie : « Au commencement [20] » au lieu de « Début [21]  », les deux étant proches quant au sens. Et « La terre était informe et vide ; les ténèbres couvraient l`abîme ».

   Deuxièmement : Comment peut-on dire : « Et Dieu vit que la lumière était bonne ; et Dieu sépara la lumière et les ténèbres » ?

   Cela suppose d'après le sens apparent du texte que les deux sont ensemble, et qu’il faut nécessairement les séparer pour les différencier. Un peu comme le mélange du blé avec de l’orge. Pourtant ce n’est pas ainsi. En effet, c’est impossible à l’origine que la lumière et les ténèbres soient ensemble. ‘Bon’ ensemble à un tel point qu’il soit nécessaire ensuite de les séparer !

   Exemple. Si une personne met dans une pièce un cierge allumé, il est alors impossible de dire pour elle : « Dans la pièce les ténèbres et la lumière se sont assemblés, et il est alors nécessaire de les séparer ! » Plutôt : « Par la lumière du cierge, les ténèbres ont disparus. »

   Conclusion. Les ténèbres sont par l’absence de lumière, et la lumière ne s’assemble pas avec les ténèbres par son absence, jusqu’à ce qu’on est besoin ensuite de les séparer.

   Troisièmement : Comment peut-on dire : « Dieu appela la lumière jour, et les ténèbres Nuit [22] . » ?

   En l’apparence, la nuit et le jour ont été créés le premier jour. Et les deux par la présence des ténèbres et de la lumière sans le soleil. Quant au soleil, il n’apparaîtra pas qu’au quatrième jour [23] comme il est mentionné en troisième lecture. Alors que dans la logique de notre pensée : Le jour ne serait être qu’avec la lumière du soleil, comme d’ailleurs l’ont dit les Sages. Dans le monde d’ici-bas, la lumière est face [24] aux ténèbres, et pas d’autre lumière que celle du soleil. Et personne pour le contredire.

   De même, avant l’apparition du soleil, il est impossible de parler de jour ! Et ceci, en vérité, se décompose en deux questions :

   La première : Dans le sens apparent, la nuit et le jour ont été créés le premier jour avec l’existence du jour en accord avec le soleil, alors que celui-ci a été créé que le quatrième jour !

   La deuxième : La lumière du jour existerait sans celle de la lumière du soleil, alors que la réalité veut qu’il en soit tout autre [25]. [Explicit].

Commentaire d'un anonyme.

Sur l'interprétation de la Genèse !

Je ne suis pas un spécialiste de la Bible. Les valeurs du monde occidental sont en partie d'origine biblique et en partie d'origine grecque. Celui qui fait de la philosophie, celui qui pense, doit par conséquent, avoir quelque notion de l'accord et du désaccord qui existe entre l'héritage biblique et l'héritage grec. J'ai pensé qu'il serait défendable d'essayer de voir si je ne comprendrais pas quelque chose de la Bible sans m'appuyer entièrement sur ce que les autorités tant contemporaines que traditionnelles dans ce domaine me disent. Je commence par le commencement parce que ce choix me semble le moins arbitraire. Le commencement de la Genèse.
Les œuvres de l'esprit pose une question grave. Les œuvres de l'esprit sont les œuvres de l'esprit humain. La Bible est-elle une œuvre de l’esprit humain ? Est-elle l’œuvre de Dieu, de l'esprit divin ? Cette dernière opinion était généralement acceptée dans les époques antérieures. Il nous faut réfléchir sur cette manière d'envisager la lecture de la Bible.

Si la Bible est une œuvre de l'esprit humain, il faut la lire comme n'importe quel autre livre, avec respect, avec la volonté de discuter avec l'auteur, de diverger avec lui, de le critiquer. Dans le passé, la Bible était universellement lue comme le document de la révélation. Aujourd'hui, elle est souvent lue comme un grand document de l'esprit humain parmi bien d'autres documents du même genre.

Si Dieu est incompréhensible et cependant pas inconnu, et c'est là ce qui est sous-entendu dans l'idée de la toute-puissance de Dieu, il est impossible de parler de Dieu sans énoncer à son propos des affirmations contradictoires. Le Dieu compréhensible, le Dieu dont nous pouvons parler sans nous contredire, nous pouvons dire qu'il est le dieu d'Aristote, mais non le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob. Il n'y a donc qu'une seule manière dont on puisse réfuter la croyance en un Dieu tout-puissant : en montrant qu'il n'y a aucun mystère, que nous avons une connaissance claire et distincte, ou scientifique, de toutes choses ; en d'autres termes, il faut que ce que nous pouvons appeler le système philosophique, absolu et ultime, existe. Selon ce système, il y eut un tel système ; son auteur Hegel, le Dieu jusqu'ici caché jusqu'ici incompréhensible, est maintenant parfaitement révélé, parfaitement compréhensible. Je considère l'existence d'un tel système comme au moins aussi improbable que la vérité de la Bible. Mais l'improbabilité de la vérité de la Bible est une affirmation soutenue par la Bible elle-même, tandis que l'improbabilité de la vérité du système philosophique parfait constitue une difficulté sérieuse pour ce système lui-même.
Que savons-nous donc ? Je néglige les faits innombrables que nous connaissons, car la connaissance des simples faits n'est pas une connaissance, pas une véritable connaissance. Je néglige également notre connaissance des lois scientifiques, car ces lois sont de l'aveu général exposées à une révision future. Nous pourrions dire que ce que nous savons véritablement, ce ne sont pas des réponses à des questions générales mais seulement ces questions, des questions que notre situation en tant qu'êtres humains nous impose en tant qu'êtres humains. Toute pensée humaine qui est censée être comprise, commence, qu'elle le veuille ou non, par ce tout, ce tout donné en permanence que nous connaissons tous et que les hommes connaissent toujours.
La Bible commence au commencement. Qui dit qu'au commencement Dieu créa le ciel et la terre ? Elle ne nous dit pas qui dit cela ; nous ne le savons pas. Ce silence ne vient-il pas du fait que cela n'importe pas de le savoir ? Cette raison serait une raison de philosophe. L'opinion traditionnelle est que Dieu a dit cela. Cependant, la Bible introduit les discours de Dieu par « Et Dieu dit... », cette expression n'apparaît pas au commencement. Nous pouvons, par conséquent, croire que le premier chapitre de la Genèse est dit par un homme anonyme. Cependant, il ne peut avoir été un témoin oculaire de ce qu'il raconte. Le commencement de la Bible n'est pas immédiatement intelligible. Il est étrange. Mais il en est de même pour le contenu du récit.

  1. « Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre; et la terre était informe et vide; et la ténèbre était sur la face du profond; et l'esprit de Dieu se mouvait à la surface des eaux. »

La terre n'a pas été crée, la création a été une formation plutôt qu'une création à partir de rien. Et que signifie que l'esprit se mouvait à la surface des eaux ? Et que signifie « le profond », une survivance de certaines histoires babyloniennes ? En six jours, ces jours ne peuvent pas avoir été des jours au sens ordinaire, car les jours au sens ordinaire sont déterminés par les mouvements du soleil. Et, le soleil n'a été créé que le quatrième jour de la création. Toutes ces difficultés engendrent l'impression, que ce récit est un récit mythique. Cela signifie que nous abandonnons la tentative de comprendre.

Tout n'est pas étrange dans ce récit. Le mot hébreu désignant la création n'est appliqué dans la Bible qu'à Dieu. Cependant, ce mot, « bara », est employé comme un synonyme, au moins en apparence, du mot hébreu « ‘asa », qui signifie faire ou façonner. Faire ou façonner est employé pour quelque chose d'autre que Dieu : l'arbre faisant le fruit, pour traduire littéralement. Ainsi, nous avons ici un autre cas de création. Le mot « bara » n'est appliqué qu'à Dieu. Ce que cela signifie, la Bible ne l'explique pas. Mais il y a un synonyme « 'asa » de créer qui s'applique aussi à d'autres êtres, aux arbres par exemple. Voyons ce que ce mot faire signifie dans les cas où il est employé dans le premier chapitre de la Genèse. L'arbre faisant le fruit, quel genre de fabrication est-ce ? Le fruit a presque entièrement son origine par l'arbre, dans l'arbre. Le fruit n'a pas les apparences d'un arbre. Le fruit est un produit complet et fini. Le fruit peut être séparé de l'arbre. Peut-être la création a-t-elle une certaine parenté avec ce genre de fabrication en tant que distincte des genres suivants de fabrication. Gardons simplement une chose à l'esprit, la création semble avoir quelque chose à faire avec la séparation. Le premier chapitre mentionne très souvent la séparation. Le mot ; il est mentionné cinq fois explicitement et dix fois implicitement dans des expressions comme « selon son genre », ce qui signifie, bien entendu, la distinction ou la séparation d'un genre par rapport à un autre. La création signifie même la fabrication de choses séparées - le ciel sépare l'eau de l'eau, les corps célestes séparent le jour de la nuit.

La Bible nous dit que le soleil a été créé après les plantes et les arbres, après le monde végétal. Le monde végétal a été créé le troisième jour et le soleil le quatrième. C'est là la difficulté la plus massive du récit donné dans le premier chapitre de la Bible. Est-il intelligible que le monde végétal soit antérieur au soleil ? Le monde végétal est dit explicitement avoir été engendré par la terre. Il appartient à la terre. Par suite, il n’est fait aucune mention d'un faire quelconque de Dieu dans la création du monde végétal. Dieu a dit à la terre d'engendrer les plantes, et la terre les engendre, tandis que Dieu a fait le monde du ciel, le soleil, la lune et les étoiles. Le monde végétal appartient à la terre. Il est, peut-on dire, la couverture de la terre, pour ainsi dire la peau de la terre, si elle a pu produire une peau. Le monde végétal n'est pas séparable de la terre.

Il y a deux séries de créations, chacune de trois jours. La première commence par la création de la lumière, le deuxième, par la création du soleil. Les deux séries se terminent par une création double. La première moitié aboutit au monde végétal, la deuxième aboutit à l'homme. Le monde végétal se caractérise par le fait qu'il n'est pas séparable de la terre. Se pourrait-il que la distinction entre le non séparable et le séparable soit le principe qui sous-tende la division? La création consiste à faire des choses séparées, qui se distinguent les uns des autres, que l'on peut discerner. Ce qui rend possible le fait de distinguer de discerner, c'est la lumière. La première chose créée est la lumière. Elle est le commencement, le principe de la distinction ou de la séparation. Elle est l'œuvre du premier jour. Le soleil est la source de lumière la plus importante pour nous. Le soleil appartient à l'œuvre du quatrième jour. La lumière est le commencement de la première moitié de la création, le soleil est le commencement de la deuxième moitié de la création. La deuxième partie de la création a-t-elle un principe qui lui soit propre, un principe différent de la séparation ou de la distinction ?

Le soleil présuppose la lumière, mais il n'est pas la lumière. Le quatrième jour, le soleil, la lune, les étoiles; le cinquième jour, les animaux marins et les oiseaux; le sixième jour, les animaux terrestres et l'homme. Or, qu'est-ce qui est commun à toutes les créations de la deuxième moitié ? Le soleil, la lune, les étoiles, les animaux marins et les oiseaux, les animaux terrestres et l’homme. Le mouvement. Le principe de la première moitié est la séparation ou la distinction. Le principe de la deuxième moitié, est le mouvement. Le monde végétal est antérieur au soleil parce qu’il ne connaît pas le mouvement. Le soleil est ce qu'il est en se levant et en se couchant, en allant et venant, par le mouvement. La difficulté est presque résolue une fois que l'on se rend compte que le récit de la création se compose de deux parties qui sont parallèles. De la même manière, il y a un parallélisme entre les fins des deux parties. C'est seulement le troisième jour et le sixième jour qu'il y a deux actes de création. Le troisième jour, la terre et les mers, et le monde végétal ; le sixième jour, les animaux terrestres et l'homme. Il faut comprendre le mouvement comme une forme supérieure de séparation. Le mouvement est une séparation d'un niveau plus élevé, parce que le mouvement local signifie le fait de pouvoir se séparer soi-même de sa place.
La création des corps célestes le quatrième jour est immédiatement suivie de la création des animaux marins et des oiseaux. Ce sont les premières créatures auxquelles Dieu s'adresse, à la deuxième personne, à la différence de la. Les animaux marins et les oiseaux appartiennent au genre, des êtres vivants, ce que traduit l'expression hébraïque « nefesh haya ». Que signifie que nous ayons le quatrième jour les premiers êtres capables de mouvement ? Le mouvement est suivi de la vie. Il faut comprendre la vie comme une forme de séparation. En premier lieu, la vie se caractérise ici par la capacité à se voir adresser la parole, par la capacité à écouter, à avoir une perception sensible. Il est plus important de remarquer que la vie animale apparaît dans le cadre de l'ensemble du chapitre comme représentant un degré encore plus élevé de séparation que les corps célestes. Les animaux ne sont pas limités au fait de changer de lieu. Il suit que l'homme, créé le dernier, se caractérise par le fait qu'il est une créature qui est au plus haut degré séparée. Si nous examinons le parallélisme de l'homme et des plantes, et le fait que les plantes sont les seules créatures auxquelles le mot de faire ou de fabriquer soit attribué explicitement, nous pouvons également reconnaître que l'homme est capable de faire, de faire des actions, à un degré plus élevé que toutes les autres créatures.
La clé du premier chapitre est que le récit se compose de deux parties principales. Cela implique que le monde créé est conçu comme caractérisé pur un dualisme fondamental : les choses différentes les unes des autre sans avoir la capacité de se mouvoir, et les choses qui, en plus de leurs différences, peuvent se mouvoir localement. Le premier chapitre semble fondé sur la supposition que le dualisme fondamental est celui de la distinction, de l'altérité et du mouvement.

Le verset 26 :

  1. « Et Dieu créa l'homme à Son image, à Son image, à l'image de Dieu, Dieu l'a créé, homme et femme il les créa. »

C'est une phrase très difficile. Le dualisme du mâle et de la femme aurait bien pu être utilisé pour la description de l'articulation fondamentale du monde, et de nombreuses cosmogonies l'ont ainsi utilisé. Le texte écarte cette éventualité en attribuant le dualisme du mâle et de la femelle, pour ainsi dire à Dieu lui-même. Il a créé l'homme à Son image et, par conséquent, il l'a créé homme et femme. De plus, la Bible ne mentionne la distinction du masculin et du féminin qu'en ce qui concerne l'homme, affirmant pour ainsi dire, que le masculin et le féminin ne sont pas des caractères universels.
Toutes les choses sont, ou fixées en un lieu, ou capables de mouvement. Le dualisme du masculin et du féminin se voit remplacé par le dualisme de la distinction ou de l'altérité et du mouvement. Ce dualisme en tant que distinct du dualisme du masculin et du féminin, n'est pas sensible, mais intellectuel, noétique.
Le premier chapitre de la Genèse se fonde sur une division en deux, ou sur ce que Platon appelle « diairesis », division en deux.
Ces considérations montrent, qu’il n'est pas raisonnable de parler du caractère mythique, ou prélogique de la pensée biblique. La description du monde donnée dans le premier chapitre de la Bible n'est pas fondamentalement différente des explications philosophiques ; cette description se fonde sur des distinctions évidentes qui nous sont aussi accessibles qu'elles l'étaient à l'auteur biblique.
Un récit de la création du monde ou une cosmogonie, présuppose une description de l'articulation du monde, du monde achevé, du cosmos, c'est-à-dire une cosmologie. Le récit biblique de la création se fonde sur une cosmologie. Toutes les choses créées sont accessibles à l'homme. Quelqu'un pourrait dire : nous savons tous ce que sont le soleil, la lune et les étoiles, mais qu'en est-il de la lumière en tant que distincte du soleil ? Qui la connaît ? Mais ne connaissons-nous pas tous une lumière qui ne vient pas du soleil ? L'éclair. Et peut-être y a-t-il une liaison entre ce qui est dit sur la lumière et la compréhension biblique de l'éclair. La Bible part donc du monde tel que nous le connaissons et tel que les hommes l'ont toujours connu et le connaîtront, avant toute explication, qu'elle soit mythique ou scientifique. Une remarque sur le mot : monde. Il ne se trouve pas dans la Bible. La Bible hébraïque écrit, « le Ciel et: la terre » là où nous dirions ordinairement, le monde. Le mot hébreu que l'on traduit la plupart du temps par monde, « 'olam », désigne, signifie, en premier lieu, le passé lointain, « une fois », au sens de « alors », les premiers temps. Il signifie en deuxième lieu « une fois » ou « alors » dans l'avenir. Et enfin « une fois pour toutes ». Le mot hébreu pour le monde, désigne quelque chose qui est lié au temps, un caractère du temps plutôt que quelque chose que nous voyons.
La Bible commence réellement, au commencement. Cette cosmologie, cette description précise de l'univers visible, est la présupposition non examinée de l'auteur de la Bible. Préparons notre réflexion sur ce point en examinant un autre trait du récit. Dans son premier chapitre, la Bible fait une distinction entre les choses qui sont nommées et les choses qui ne sont pas nommées par Dieu, et une autre distinction entre les choses qui sont appelées bonnes et les choses qui ne sont pas appelées bonnes. Les choses nommées, sont le jour, en tant que nom de la lumière, et la nuit en tant que nom des ténèbres, et le ciel, la terre et les mers. Seules les choses qui n'ont pas de lieu, au sens strict, sont nommées. La tâche de nommer le reste est laissée à l'homme. Presque toutes les choses sont appelées bonnes ; les seules à ne pas l'être sont le ciel et l'homme.
Quoi qu'il en soit, le ciel est assurément la seule chose à ne pas être appelée bonne qui ne soit pas si l'on peut dire rédimée en étant bénie par Dieu ou en étant dite créée à l'image de Dieu. Le souci de l'auteur de ce chapitre est de déprécier ou de rabaisser le ciel ; conformément à cela, la création apparaît précédée d'une terre rudimentaire. Le soleil, la lune et les étoiles ne sont rien d'autre que des outils, des instruments, pour donner la lumière à la terre. Ces corps célestes sont dépourvus de vie, ce ne sont pas des dieux. Le ciel est déprécié en faveur de la terre, de la vie sur la terre, de l'homme. Qu'est-ce que cela veut dire ?
Pour la cosmologie grecque, le ciel est un sujet plus important que la terre, que la vie sur la terre. Le ciel désigne pour les penseurs grecs la même chose que le monde, le cosmos. Le ciel désigne un Tout. La vie sur la terre a besoin du ciel, de la pluie et l'inverse n'est pas vrai. Et si les cosmologues grecs plus sophistiqués se sont rendu compte que l'on ne peut pas en rester à la primauté du ciel, ils sont alors allés au-delà du ciel, comme le dit Platon, vers un lieu supra-céleste. « Choses humaines » est une expression dépréciative dans la philosophie grecque.
Il existe donc une opposition profonde entre la Bible et la cosmologie, et, dans la mesure où toute philosophie est en dernière analyse cosmologie, entre la Bible et la philosophie. La Bible manifeste que la cosmologie est une implication de l'histoire de la création, une implication qu'elle n'examine pas. La Bible se distingue de toute philosophie parce qu'elle affirme tout simplement que le monde a été créé par Dieu. L'articulation du monde, la distinction essentielle entre les plantes, les brutes, etc., etc., est accessible à l'homme entant qu'homme ; mais notre connaissance du caractère créé du monde n'est pas une connaissance qui soit donnée à voir. Tous les hommes en  tant qu'hommes, ne peuvent s'empêcher d'être conduits à cette religion cosmique, s'ils ne vont pas au-delà des choses créées.
Le premier chapitre de la Bible contient une cosmologie qui est encadrée et dominée par un récit de la création du monde, une cosmologie qui est intégrée à un récit de la création du monde. Cette intégration de la cosmologie dans un récit de la création implique une dépréciation du ciel. Entendons par « cosmologie » la description articulée du monde visible, cette cosmologie se fonde sur une évidence accessible à l'homme en tant qu'homme, tandis que l'affirmation du caractère créé du monde ne se fonde pas sur une telle évidence. La question surgit : qu'est-ce qui ne va pas dans la cosmologie ? Qu'est-ce qui ne va pas dans l'effort de l'homme pour trouver ses repères à la lumière de ce qui est évident pour l'homme ?
La thèse cruciale du premier chapitre, si nous l'envisageons du point, de vue de la pensée occidentale en général, est la dépréciation du ciel. Le ciel est un sujet primordial pour la cosmologie et la philosophie. Le premier chapitre met en question le thème premier de la philosophie. Les auteurs de la Bible, à notre connaissance, ne savaient rien de la philosophie, entendue au sens strict. Mais il ne faut pas que nous oubliions qu'ils étaient probablement familiers de choses, et certainement familiers de certaines choses - à Babylone par exemple - qui sont des formes primitives de la philosophie, la contemplation du ciel et le fait de devenir sage dans la conduite humaine grâce à la contemplation du ciel. L'idée fondamentale est la même que celle de la philosophie au sens originel du terme. Ce que le texte présente est l'alternative à la tentation, et nous pouvons appeler cette tentation, à la lumière de certaines choses que nous nous trouvons savoir, philosophie. Le livre nous confronte plus que tout autre livre à ce choix fondamental : soit une vie d'obéissance, l'obéissance à la révélation, soit une vie dans la liberté humaine, que représentent les philosophes grecs. On n'a jamais résolu cette alternative.

Le livre d'un côté, la philosophie de l'autre. Cela est impossible. Les synthèses sacrifient toujours la prétention décisive de l’un des deux éléments.
L'opinion philosophique grecque a comme premier fondement la notion simple que la contemplation du ciel, une compréhension du ciel, est le fondement par lequel nous sommes conduits à la conduite juste. La connaissance vraie, disaient les philosophes grecs, est la connaissance de ce qui est toujours. La connaissance de ce qui est arrivé dans le passé, est une connaissance d'un caractère inférieur. La connaissance du passé lointain, est considérée comme particulièrement incertaine. Lorsque Hérodote parle du premier inventeur des différents arts, il ne dit pas, qu'untel fut le premier inventeur de tel ou tel art. Hérodote dit qu'il fut le premier inventeur, à sa connaissance. Ce genre de pensée, qui sous-tend la pensée grecque, engendre le livre comme œuvre de l'art humain. Le livre est une imitation consciente des êtres vivants. Lorsque l'artisan est mort, le livre est en un sens vivant. Sa fonction est d'éveiller à la pensée, ceux qui en sont capables ; l'auteur est souverain. Il détermine ce qui doit être le commencement, la fin et le centre. L'art et les grâces ne sont que des servantes de la sagesse. Le livre est une image de la sagesse à laquelle on aspire mais que l'on n'atteint pas. Le livre parfait agit comme un charme opposé au charme du désespoir que la quête jamais satisfaite de la connaissance engendre nécessairement. C'est pour cette raison que la philosophie grecque est inséparable de la poésie grecque.
La Bible rejette le principe de la connaissance autonome. Le Dieu mystérieux est le thème ultime. Un livre au sens grec ne peut exister, car il ne saurait y avoir d'auteurs humains qui décident à la manière d'un souverain ce qui doit être le commencement et la fin. L'homme n'est pas maître de la manière de commencer ; avant de commencer à écrire, il est déjà confronté à des écrits, aux écritures saintes, qui imposent sur lui leur loi. Il peut modifier ces écrits sacrés, les compiler, afin d'en faire un écrit unique, comme l'ont probablement fait les compilateurs de l'Ancien Testament, mais il ne peut le faire que dans un esprit d'humilité et de respect. Le livre sacré, peut donc bien abonder en contradictions et en répétitions qui ne sont pas délibérées, tandis qu'un livre grec, dont le plus grand exemple est le dialogue platonicien, reflète l'évidence parfaite à laquelle aspire le philosophe. Mais je ne sais pas encore, je suis un profane. MF. (accordphilo.com
)

   Conclusion.

   La Bible originelle n’est plus. Ceci que les gens de la Bible (toranique + évangélique) le veuillent ou non. Tout ce que nous avons, ce sont des textes remaniés, censurés, corrigés, etc. Pour ce qui concerne les gens de la Torah, celle-ci disparaîtra après la destruction du premier Temple. Si ce n’était ‘Ozair (Esdras, Coran IX 30), aucun homme de la Torah ne pourrait prétendre être homme de la Torah. C'est lui que le Saint et Seigneur d'Israël et des mondes, Allaha, chargera de la restituer en son intégralité. Toutefois, le monde de la Synagogue lui montrera son infidélité, son aversion. Il la re-maniera comme bon lui semblera...

   La Philosophie.

   La Philosophie grecque a eu une influence notoire sur le monde de la Synagogue. De la même manière, plus tard, sur les gens de l’Evangile. A un tel point que les croyances des gens de la Bible en seront infectées. La Religion divine sera alors dénaturée. Les Prophètes (sur eux la Paix !) mis à l’index. Le Philosophe ne sera-t-il pas valorisé dans les sociétés bibliques ? Quelle matière est prioritaire au Bac, note l'observateur ?

   L’aveuglement.

   Les Gens de la Bible ont bien des yeux mais voient-ils ? Ont bien des oreilles, mais entendent-ils ? Ont bien des cœurs, mais comprennent-ils ? Avec le temps, ne sont-ils pas venus des illettrés ? Gens incapables de lire et comprendre leurs propres Ecritures ?

   Sans un Livre qui éclaire comme le Coran, un guide comme le Prophète Ahmad-Mohammad (sur lui Prière et Paix !) comment aurait fini les Fils d’Adam ? Donc un grand remerciement au Miséricordieux qui a envoyé le sceau de la Prophétie comme miséricorde pour les mondes (visible et invisible).  

   La Cosmogonie, version coranique.

   Nous avons vu que le scribe qui écrivit la Bible était loin d'être un exégète. Plutôt un falsificateur du Texte sacré par excellence.
  
Mohammad fils de Ishâq a dit : « La première chose que Dieu (Béni et exalté soit-Il !) créa fut "la lumière et l'obscurité" [à l'état non-différencié] puis Il les différencia ; de l'obscurité Il fit la nuit noire et ténébreuse ; de la lumière Il fit le jour lumineux et éclairant. Ensuite, Il bâtit les sept cieux avec de la "fumée" (doukhân) ― on dit, mais Dieu est plus Savant, qu'il s'agit de vapeur d'eau ― en sorte qu'ils furent dans une situation sublime mais Dieu ne les acheva pas encore. Puis, dans le ciel de ce bas-monde, Il fit paraître la nuit et la lumière matinale, en sorte que la nuit et le jour s'y succèdent mais sans qu'il y ait le soleil, de lune ou d'étoile. Il étendit ensuite la terre, la stabilisa par des montagnes, y détermina des plantes et y répandit des créatures qu'Il voulut, ce qui fut fait en quatre jours. Enfin "Il éleva Son autorité vers les cieux qui étaient [encore] de "fumée" (Coran XLI 11) et les acheva. C'est alors qu'il plaça le soleil, la lune et les étoiles dans le ciel de ce bas-monde et qu'"Il inspira à chaque ciel son ordre" (Coran XLI 12) achevant ainsi la création en deux jours. 
   Il termina la création des cieux et de la terre en six jours. Puis, au septième jour, Il "éleva [encore] Son autorité vers Les cieux et leur dit, ainsi qu'à la terre : "Venez de gré ou de force" (Coran XLI 11) vous soumettre à ce que Je veux à votre sujet" ; la terre et le ciel s'apaisèrent alors de gré ou de force et dirent : "nous venons obéis
sants"».

   Ce propos du fils de Ishâq permet de comprendre pourquoi les cieux étaient déjà au nombre de sept avant que notre Seigneur n'élevât Son autorité vers eux et ne les ordonnât.

   Enfin, et contrairement à l'enseignement des gens de la Synagogue et de la Torah, de l'Evangile, le 7e jour, le divin Créateur ne se reposa point pour bénir ou sanctifier ces jours où il eut fini de créer le monde.
  
Pour l'Islam traditionnel, et à la lumière du Coran, "Il éleva Son autorité vers les cieux et les ordonna selon les sept cieux et c'est Lui qui est Savant au sujet de toute chose" (Coran II 29).
   Le 'repos' appartient à la créature humaine, animale, en aucune façon à Celui qui l'a créé pour Sa créature. Ne pas confondre !

   Que le Seigneur des mondes nous guide tous dans ce qu'Il aime et agrée !
 

[1] Le Créateur des cieux et de la terre est donc la seule et véritable divinité qu’on adore et qu’on se doit d’adorer véritablement.
[2] En langue arabe, Allah. En hébreu, ïl. Nom divin, il est employé couramment pour les gens de l’Évangile de langue arabe. En français, le terme Dieu est compris généralement, non comme un Nom divin, mais plutôt comme signifiant l’Etre-Suprême, le Créateur et Maître de l’Univers.
[3] Formules d’eulogies comme : que Dieu prie sur lui, l’agrée, lui fasse miséricorde, etc., formules propres à  l’Islam traditionnel. Les exégètes interprètent la « prière » divine comme étant un octroi de Sa miséricorde et la « prière » angélique comme une demande de pardon pour les créatures. 
[4] Soit : Ahmad-Mohammad, fils d’Abd Allah, (...) fils d’Ismaël, fils d’Abraham  (sur eux la Paix !). Pour l’Islam traditionnel, il est le Sceau de la Prophétie, le Sceau des prophètes et messagers divins.
[5] Le célèbre at principiat erat verbum.
[6] Ici encore, un célèbre verset latin : Deus dixit "Lux" et fiat lux.
[7] 1:1 (autre traduction) Au début de la création de Dieu du ciel et de terre, la terre était sans forme et vide (Rashi). D'autres encore combinent les trois premiers versets: «Au commencement de la création de Dieu .... quand la terre était sans forme et vide .... Dieu dit:" Que les choses De la lumière. (Bereshith Rabba). On a dit : Le mot Bereschit (Au commencement ) n'est pas ici, comme d'ordinaire, suivi d'un complément, parce qu'il désigne le commencement absolu (comparez Jean 1.1). C'est le commencement du temps, aussi bien que de tous les êtres qui se développent dans le temps. (levangile.com)
Le premier mot de la Genèse, bereshît, ne peut donc plus être traduit par "au commencement" mais par "dans le principe", ce qu’énoncent d’ailleurs le grec (en archê) et le latin (in principio). Ce principe nous habite même s’il est ignoré. La version synagogale a identifié ce principe avec la Sagesse. L’Evangile de Jean l’identifiera avec le logos qui est la sagesse de Dieu.
(…) On ne peut accéder à ce chemin sans changer de regard et retrouver une vision métaphysique. C’est alors que le mot bereshit, "dans le principe" se révèle être aussi : bara-shit : Il crée et pose en fondement. Les cabalistes juifs ont passé leur vie à l’étude de ce seul premier mot dont la Tradition dit qu’il contient la totalité du message de la Torah. La version synagogale lit : “la parole de Dieu avec sagesse créa et acheva les cieux et la terre”. Un manuscrit porte : “le Fils de Dieu (Bara de elohim) acheva le ciel et la terre”. L’auteur du quatrième Evangile, qui parlait hébreu avant le grec, vient le confirmer : Dans le principe est le Verbe. Et le Verbe est le Fils dont le Germe, Image de Dieu, fonde chacun de nous en son Orient-Origine. Il est la sagesse de Dieu qui vient révéler à chacun sa place dans le plan de Dieu. (custodia.org)
Les premiers mots de la Genèse disent  "Au commencement Dieu crée". Trois mot en hébreu. Berechit bara elohim qui dans l'ordre donnent Au commencement créa Dieu. Les commentaires rabbiniques ont posé la question : pourquoi Dieu n'apparaît il qu'en troisième position ? Pourquoi y a-t-il écrit : Au commencement créa Dieu et non : Dieu créa au commencement ? Cet ordre n'apporte-t-il pas une confusion en suggérant que c'est le commencement qui a créé Dieu ? Non, répondent ils, cet ordre est une marque d'humilité de Dieu qui ne désire pas mettre son nom au début, comme le font les rois, mais au milieu des choses. Et puis, ajoutent-ils, Dieu ne peut pas se connaître en lui-même. Nous ne pouvons l'aborder que par ce qu'il a fait.
La parole de Dieu ne crée pas à partir du néant, elle organise le chaos et peuple la solitude. Cette constatation renvoie à une nouvelle question : Quelle est l'origine du Tohu Bohu ? Deux interprétations s'opposent.

  • Une première dit que le Tohu Bohu a été créé par Dieu dans un premier temps, dans une sorte de préliminaire à la création. Lorsque la Genèse dit : Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre, ce'est de ce tohu-bohu initial qu'il s'agit. Rachi de Troyes remarque que le verbe créer (bara) a toujours, dans la Bible, Dieu pour sujet. Il y a donc spécifique de Dieu, c'est la création ex-nihilo, à partir du néant; Dieu a commencé par créer le Tohu Bohu à partir de rien, puis il a organisé le chaos primitif en y mettant de l'ordre et en le peuplant.

  • Une seconde interprétation dit que le premier verset est une sorte de générique qui annonce le programme de toute la semaine. Il faut alors le comprendre de la façon suivante : Voici comment Dieu a créé le ciel et la terre : le premier jour il a fait cela, le deuxième... si on s'en tient à cette interprétation, le tohu bohu est antérieur à la création. Dieu n'a pas créé à partir du néant mais à partir du chaos et de la solitude.

La première position insiste sur la souveraineté de Dieu : il n'y a rien dans l'univers qui échappe à sa royauté. La seconde position présente un Dieu en lutte contre le chaos. Nous en trouvons une expression dans le livre de Job. Lorsque Dieu répond à l'homme qui s'interroge sur l'origine du mal, il lui parle de la création : Est-ce toi qui as mis des verrous à la porte de la mer ? Qui lui a dit : tu iras jusqu'ic mais tu n'iras pas au-delà. Ici s'arrêtera l'orgueil de tes flots. Dans le Genèse, le tohu bohu est un chaos aqueux. Le livre de Job prolonge cette conception en parlant d'un Dieu dont la parole créatrice élève une digue pour contenir le chaos...
Ces deux conceptions ont en commun de s'opposer à la philosophie grecque. Contre la conception qui veut que le monde soit éternel, al création ex-nihilo affirme que Dieu a créé la matière. Contre la conception qui veut que Dieu soit lointain ou radicalement étranger au monde matériel, la création à partir d'un Tohu Bohu primitif affirme un Dieu qui est sans cesse en lutte contre le chaos pour que le monde puisse subsister.
Quelle que soit notre compréhension de l'origine du tohu bohu, la création de Dieu reste une parole qui met la lumière dans la ténèbre, qui pose de l'organisation dans le chaos, et qui peuple la solitude. Aujourd'hui, toute manifestation de chaos, de ténèbre et de solitude peut-être considérée comme une dé création. (...) Elles s'apparentent à une création négative, en marche arrière. Le mal, le désordre, la ténèbre et lka solitude ne sont pas imputables à Dieu, ils viennent de l'absence de Dieu. (miettesdetheo.over-blog.com)

Autre : Beraeshith barà Aelohim aeth-ha-shamaîm w’aeth-ha-âretz. Dans le Principe, Lui-les-Dieux, l’Être des êtres, avait créé en principe ce qui constitue l’essence des Cieux et de la Terre.
Moyse, initié dans tous les mystères du sacerdoce égyptien, s’est servi avec un art infini de ces trois manières, sa phrase est presque toujours constituée de façon à présenter trois sens : c’est pourquoi nulle espèce de mot-à-mot ne peut rendre sa pensée. Je me suis attaché autant que je l’ai pu, à exprimer ensemble le sens propre et le sens figuré. Quant au sens hiéroglyphique, il eût souvent été trop dangereux de l’exposer ; mais je n’ai rien négligé pour fournir les moyens d’y parvenir, en proposant les principes et en donnant les exemples.
Le mot בראשית, dont il s’agit ici, est un nom modificatif formé du substantif ראש, la tête, le chef, le Principe agissant, infléchi par l’article médiatif ב, et modifié par la désinence désignative ית. Il signifie proprement, dans le principe, avant tout ; mais au figuré, il veut dire, en principe, en puissance d’être.
(…) Au reste, voici, pour ne rien omettre dans ce premier article, comment les quatre versions rendent ce mot important. La version samaritaine htw) mrqb, c’est-à-dire, en substantialité, en élémentisation, en commencement. Le Targum chaldaïque porte בקרמין, que l’on peut traduire par, dans le point culminant des assimilations universelles ; dans l’antériorité des temps. Les hellénistes traduisent Εν αρχη,
Et les latins, « in principio ». Les premiers se rapprochent beaucoup plus du samaritain, et les seconds du chaldaïque. Ce qui devait être ; car, comme je l’ai dit, les hellénistes consultaient souvent la version samaritaine, et Saint Jérôme, les rabbins de Tibériade attachés aux targums. (Dans le Principe, lecture de Fabre d’Olivet. La Langue hébraïque restituée).
[8] Dieu : en hébreu Elohim, nom dérivé d'une racine arabe, aliah, qui signifie trembler ; c'est donc l'être devant lequel on tremble, l'être souverainement redoutable. Comparez une expression analogue : la frayeur d'Isaac dans Genèse 36.42 et 53. Il ne paraît pas y avoir de rapport entre ce nom et celui de El, qui vient de la racine oul, être fort. Le nom Elohim est le pluriel de Eloah, qui se trouve dans certains morceaux poétiques ( Job 12.6 ; 35.10 ; Habacuc 1.11 ; Deutéronome 32.15 ; Psaumes 50.22) et dans l'hébreu postérieur ( Daniel 11.37-39 ; 2 Chroniques 32.15 ; Néhémie 9.17).
   Les pères de l'Eglise ont vu dans ce pluriel une allusion à la pluralité des personnes divines (comparez verset 26) : mais ce mot est emprunté par l'auteur biblique au langage ordinaire. On pourrait plutôt y voir un vestige du polythéisme régnant ce que confirmeraient deux passages où ce nom est construit avec le verbe au pluriel (Genèse 20.13 et 35.7). En tous cas, si même cette supposition était fondée, le verbe au singulier (bara ; créa ) qui accompagne ici ce sujet, suffirait pour montrer que l'auteur emploie ce terme dans un sens monothéiste et que, s'il attache encore une valeur au nombre pluriel, il l'applique à la pluralité des perfections redoutables de l'Etre suprême. Quant à l'idée d'un pluriel de majesté, elle est sans appui dans l'Ancien Testament. (levangile.com)
   Nous dirons : Les gens de l'Evangile en lisant les Ecritures hébreues voient la 'trinité' partout ! "Quant à l'idée d'un pluriel de majesté, elle est sans appui dans l'Ancien Testament." L'hébreu n'emploie pas en fin de mot le "him". Pluriel de majesté et propre au Miséricordieux. Il vient du syriaque et de l'araméen. Ce nom "Elohim" ou "Ilohîm" a été défiguré, dénaturé par les gens de la Synagogue. A un tel point qu'on est arrivé à parler des "dieux" à côté de Lui !   
   Autre : La genèse commence ainsi:"Bereshith, bara Elohîm...", ce qui, littéralement signifie: "Dans le principe Il créa les dieux...".
Il y a "Elohim" et les elohim. Les elohim, sont les êtres célestes, attachés à la Sephirah Netzah.
En fait, le nom complet est Malakim-Eohim ( les anges pour les, chrétiens) les Messagers d'Elohim, et il ne faut pas les confondre avec Elohim Lui-Même.
Elohim (ou Éloïm) est un terme hébreu qui apparaît dans l'Ancien Testament de la Bible (אֱלֹהִים ʾElohīm) et qui est généralement traduit par Dieu en tant que nom commun (le nom propre, selon quelques confessions chrétiennes, étant Yahvé).
Bien qu'il n'existe aucune certitude sur son origine, on rapproche parfois le mot Elohim du verbe arabe alih qui signifie « craindre » ou « chercher refuge en raison de la crainte ».
Même s'il s'agissait bien là de son origine, elle ne permet pas de trancher quant à l'interprétation qui en a été faite dans la Bible. À titre d'exemple, on peut citer comme interprétation possible du mot Elohim : « celui qui est l'objet de la crainte / de la révérence » ; « celui en qui celui qui a peur peut trouver refuge ».
Dans la Torah, Eloah/Elohim est utilisé pour représenter un/des juges. Dieu peut être considéré comme un juge, et au pluriel, un juge de qualité/excellence parfaite.
Le premier verset de Genèse comporte 7 mots en hébreu et "au commencement [be-ré'shith est le titre du livre dans la Bible juive. Pour souligner ce mot et son caractère de commencement absolu, les mss hébreux en ont exceptionnellement écrit la première lettre plus grande que les autres. La lettre "beth", la seconde de l'alphabet, a la forme d'une parenthèse ouverte. Les Sages y ont vu une barrière interdisant de spéculer sur tout préalable au commencement.
Autre traduction possible = acte primordiale. ~ Dieu {Elohim], qui, lui, commence par "aleph" - première lettre de l'alphabet hébreu - a la forme du pluriel (d'excellence ? d'abstraction ? voir verset 26; 3:5; Ez 28:2; Jb 3:4). Là où il régit un verbe au singulier, comme ici, il désigne un dieu particulier ou le Dieu unique [cf. 2:4). Créa (bara) se rapporte toujours à une action de Dieu, une intervention qui suscite du nouveau. Nulle part est-il dit que Dieu créa des dieux !!! – Le Créateur ne peut être la création, c'est pourquoi l'Apôtre Paul parle de ceux 'qui ont changé la vérité de Dieu pour le mensonge et qui ont adoré la création, en lui rendant un culte, au lieu du Créateur, qui est béni pour toujours !" (aux Romains, chap.1) (evene.fr/forum)
Autre : אלהים, Elohim. C’est le pluriel du mot אלה, nom donné à l’Éternel Suprême par les hébreux et les chaldéens, et dérivant lui-même de la racine אל, qui dépeint l’élévation, la force, la puissance expansive ; et qui signifie dans un sens universel, DIEU. C’est une remarque fort singulière, que ce dernier mot, appliqué au Très-Haut, n’est pourtant, dans son sens abstrait, que le pronom relatif celui ou ceux, employé d’une manière absolue. Les peuples asiatiques ont presque tous usé de cette métaphore hardie. הוא (hôa), c’est-à-dire LUI, est en hébreu, en chaldaïque, en syriaque, en éthiopien, en arabe, un des noms sacrés de la Divinité ; et il paraît bien que le mot persan غادا (Goda), DIEU, qui se trouve dans toutes les langues du nord, dérive aussi du pronom absolu غؤذ, LUI-MÊME. On sait assez que les philosophes grecs, et principalement Platon, ne désignaient pas autrement la Cause intelligente de l’Univers, que par le même pronom absolu τό Αύτό.
Quoi qu’il en soit, le nom hébraïque Elohim a été visiblement composé du pronom אל et du verbe הוה, Être-étant, dont j’ai assez parlé dans ma Grammaire. C’est de la racine intime de ce verbe que se forme le nom divin יה (Iah), dont le sens propre est la-Vie-absolue. Le verbe lui-même, réuni au pronom אל, fournit אלוה (Elôah), ce-LUI-qui-EST, dont le pluriel Elohim signifie exactement LUI-eux-qui-SONT : l’Être des êtres.
Le samaritain dit hl) (Alah), dont la racine אל se trouve encore dans l’arabe الله (Allah), et dans le syriaque ܐܠܘܐ (Eloha). Le chaldaïque seul s’éloigne de cette racine et traduit ܑܑܑ (Iaii), l’Éternité-des-éternités, qu’il applique aussi au nom ineffable de Dieu יהוה (Ihôah), dont je parlerai plus loin. Je renvoie aussi plus loin les mots שמים, les cieux, et ארץ, la terre, pour ne pas trop grossir cet article. (La Langue hébraïque restituée)
[9] On a dit : Le verbe créer (bara, en hébreu) ne peut avoir que Dieu pour sujet. Il n'indique pas un mode d'action mais le fait que Dieu est auteur de l'œuvre.
Aussi : Créer se dit bara en hébreu, mais d’autres termes sont employés pour exprimer de manière imagée la création : faire, façonner, affermir, construire, et même engendrer. L’idée biblique de création nous présente un Dieu personnel, qui prend la libre initiative de créer, sans que rien ne l’y oblige. Ce Dieu est parfaitement transcendant à l’univers créé. Il lui est antérieur parce qu’éternel et indépendant de lui. Il n’en a nul "besoin". Dieu crée d’un même mouvement l’espace et le temps qui constituent le milieu global du monde. (portstnicolas.org/L-eglise-du-village)
Le mot « créé » ou « créa » (Hébreu bara) n'exclue pas per se l'usage de matériau pre-existant quand Dieu a créé l'univers, bien que ce passage ne mentionne ou implique aucun tel chose. Mais Hébreux 11:3 semble d'exclure le matériau pre-existant en disant « le monde a été formé par la parole de Dieu, en sorte que ce qu'on voit n'a pas été fait de choses visibles. » Le scientifique et érudit Dr. Henry Morris a dit que ce verset rend la croyance en l'évolution théiste (l'idée que l'évolution est la méthode de Dieu pour la création) « un oxymoron » (une contradiction). Seulement la création spécial du monde, accompli par la commande « Que soit » de Dieu, peut expliquer les choses vus. (creationwiki.org)
On a dit dans une note : Le premier chapitre de la Genèse ne dit pas autre chose : et pour porter les choses à l’existence, Dieu les nomme et ainsi les sépare, ordonnant le chaos originel, indistinct et indifférencié, créant cette faille entre les eaux d’en haut et les eaux d’en bas, un horizon, un entre-deux d’où peut jaillir une lumière. Seules la séparation, la différenciation permettent de porter un regard, de donner du sens et de créer quelque chose (le verbe hébreu bara, signifie ‘créer’ et ‘couper, séparer’). » Le Lézard bavard, dossier : « La Parole déplacée », « Une autre parole », Adrien Montolieu, revue de littérature, n°5, septembre 2004, Editions CDP de Mayotte, p. 12. (http://www.crimic.paris-sorbonne.fr/actes/tl2/courthes.pdf.)
Autre : ברא, il créa... Il serait sans doute aussi long qu’inutile de s’arrêter sur les disputes nombreuses que ce mot a fait naître, et qui toutes se réduisent à savoir si le verbe ברא signifie faire quelque chose de rien, ou simplement, faire quelque chose de quelque chose. Les rabbins de la synagogue et les docteurs de l’église ont bien prouvé par ces luttes verbeuses qu’ils n’entendaient, ni les uns ni les autres, la langue sur laquelle ils disputaient ; car ils auraient vu autrement qu’ils étaient fort éloignés du point de la question. J’ai déjà eu occasion de chercher la vraie étymologie de ce verbe fameux, et j’ai prouvé qu’il signifiait, tirer d’un élément inconnu ; faire passer du principe à l’essence ; rendre même ce qui était autre, etc. ; ainsi qu’on peut le voir au chapitre VII de ma Grammaire. Je l’ai dérivé du signe du mouvement propre ר réuni à celui de l’action intérieure ב. Les arabes l’on traduit par ئلق, dont la racine ئل signifie une chose rare et ténue, une chose sans forme et sans consistance, un vide, un néant. Les grecs l’on rendu par εποιησεν, il fit et les latins par « creavit », il créa. Cette dernière expression, bien entendue, n’est point éloignée de l’hébreu ; car elle sort de la même racine élémentaire אר, élevé sur le signe du mouvement propre ר. C’est le mot « Re », indiquant la chose au moyen de laquelle on agit, qui se trouve gouvernée par le signe assimilatif כ, dont les Étrusques faisaient grand usage. Ce mot, devenu verbe c-re-are, prend, dans ce nouvel état, un sens qu’on ne pourrait rendre exactement en français, qu’en forgeant le verbe choser. Les samaritains ont rendu l’hébreu par sml+, qui signifie proprement compacter, rendre dense et compact ; ainsi que le prouve le chaldaïque טלם. Le targum a conservé le mot primitif בּרא. (La Langue hébraique restituée)
Aussi : créa. Seuls, trois actes créateurs sont mentionnés dans la Bible :
1) les cieux et la terre (v. 1);
2) la vie animale (v. 2O-21);
3) la vie humaine (v. 26-27).

[10] Louis Segond (1910)
Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre.

Darby (1859 / 1880)
Au commencement Dieu créa les cieux et la terre.

Osterveld (1744)
Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre.

Martin (1744)
Au commencement DIEU créa les cieux et la terre.

[11] Louis Segond (1910)
La terre était informe et vide: il y avait des ténèbres à la surface de l'abîme, et l'esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux.

Darby (1859 / 1880)
Et la terre était désolation et vide, et il y avait des ténèbres sur la face de l'abîme. Et l'Esprit de Dieu planait sur la face des eaux.

Osterveld (1744)
Or la terre était informe et vide, et les ténèbres étaient à la surface de l'abîme, et l'Esprit de Dieu se mouvait sur les eaux.

Martin (1744)
Et la terre était sans forme, et vide, et les ténèbres [étaient] sur la face de l'abîme; et l'Esprit de Dieu se mouvait sur le dessus des eaux.

[12] Louis Segond (1910)
Dieu dit: Que la lumière soit! Et la lumière fut.

Darby (1859 / 1880)
Et Dieu dit: Que la lumière soit! Et la lumière fut.

Osterveld (1744)
Et Dieu dit: Que la lumière soit; et la lumière fut.

Martin (1744)
Et Dieu dit : Que la lumière soit; et la lumière fut.
Autre : Genèse 1:3
Que la lumière soit. Il n’y a pas ici d’acte créateur, pas plus d’ailleurs qu’aux versets 14-18. Un mot différent est employé, qui a le sens de faire apparaître, rendre visible. Le soleil et la lune furent créés "au commencement". Dans l’atmosphère chargée de vapeur, la lumière solaire n’était que diffuse; l’astre du jour n’apparut que plus tard dans un ciel clair.

[13] Louis Segond (1910)
Dieu vit que la lumière était bonne; et Dieu sépara la lumière d'avec les ténèbres.

Darby (1859 / 1880)
Et Dieu vit la lumière, qu'elle était bonne; et Dieu sépara la lumière d'avec les ténèbres.

Osterveld (1744)
Et Dieu vit que la lumière était bonne; et Dieu sépara la lumière d'avec les ténèbres.

Martin (1744)
Et Dieu vit que la lumière était bonne; et Dieu sépara la lumière des ténèbres.

[14] Louis Segond (1910)
Dieu appela la lumière jour, et il appela les ténèbres nuit. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin: ce fut le premier jour.

Darby (1859 / 1880)
Et Dieu appela la lumière Jour; et les ténèbres, il les appela Nuit. Et il y eut soir, et il y eut matin: - premier jour.

Osterveld (1744)
Et Dieu nomma la lumière, jour; et il nomma les ténèbres, nuit. Et il y eut un soir, et il y eut un matin; ce fut le premier jour.

Martin (1744)
Et Dieu nomma la lumière, jour; et les ténèbres, nuit. Ainsi fut le soir, ainsi fut le matin; [ce fut] le premier jour.
Autre : Genèse 1:5
jour. Dans l’Ecriture, le mot "jour" est utilisé en quatre sens précis:
1 - la phase diurne d’un jour solaire de vingt-quatre heures, pendant laquelle il y a de la lumière; # Ge 1:5,14 Joh 11:9
2 - une période de vingt-quatre heures; # Mt 17:1 Lu 24:21
3 - le temps mis à part dans un but particulier, comme le "jour" des expiations; # Le 23:27
4 - une plus longue période durant laquelle s’accomplissent certains desseins révélés de Dieu. # 2Pe 3:10
Exemples:
En Ge. 2:4, Segond traduit: "quand ils furent créés..." litt. au jour où ils furent créés... Le mot "jour" couvre ici la totalité de la période créatrice.
soir - matin. Les mots "soir" et "matin" pourraient s’appliquer à un "jour" solaire. Mais l’usage fréquent, en tant qu’illustration (ou par figure de langage), des phénomènes de la nature, permet de penser que l’expression signifie simplement que chaque "jour" de la création fut une période ayant un commencement et une fin. # Ps 90:6
De toute façon, le soleil ne marqua le temps qu’à partir du quatrième jour, comme les v. 14 - 18 le font apparaître.

Et encore :
Dans la description des événements du premier “ jour ”, le mot hébreu rendu par lumière est ´ôr, lequel désigne la lumière au sens général. Mais pour le quatrième “ jour ”, on a un autre mot, ma´ôr, qui désigne la source de la lumière.

[15] Rabbi Siméon a dit : « …le verset « que la lumière soit » nous apprend que le Saint, béni soit-Il, a créé le monde avec la lumière. Dès qu’Elohim a dit : « Que la lumière soit », la création du monde a commencé.
   On trouve aussi écrit : Elohim dit que la lumière soit (Gen. 1 :3). Cela prouve qu’après l’exil, le Saint, béni soit-Il, nous éclairera et nous enverra le Messie, au sujet duquel il est dit : « Lève-toi, resplendis car ta lumière est venue (Is. 60 :1). ; ce qui signifie : lève-toi, tu resplendis et ta lumière nous éclaire. La lection nous apprend que le Saint, béni soit-Il, a dit à Israël qu’il irait avec lui et que le monde serait créé par le Messie.
   Et Elohim dit que la lumière soit et la lumière fut (Gen 1 :3). Le Saint, béni soit-Il, a créé deux lumières, le soleil et la lune, afin d’éclairer le monde. Il a créé une troisième lumière réservée aux justes, à la venue du Messie. Cette lumière était très grande, mais comme le monde n’a pas mérité une lumière aussi vive, le Saint, béni soit-Il, l’a cachée pour les justes. (Op. cit.).
   Nous dirons : "et que le monde serait créé par le Messie", n’est-ce pas là la croyance des gens de l’Evangile ? Qu'on en juge :
   Amar signifie dire, parler, commander,..  Rappelons que Jésus est la « parole de Dieu faite chaire ». Après le verset 2 qui parle du Saint Esprit, nous sommes au 3ème verset et nous voyons encore plus clairement les traces de la trinité.
   Dieu créé par sa parole. « Car en lui (Jésus) ont été créées toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, trônes, dignités, dominations, autorités. Tout a été créé par lui et pour lui. » (Colossiens 1:16 LSG)
    Pour nous, nous dirons plutôt : par les mérites de… Le monde n’a connu qu’un seul Créateur : Elohim, Hachem. Secundo : le Messie dont il s’agit ici n’est autre que le sceau de la Prophétie, le prophète Mohammad (sur lui Prière et Paix !). Car après lui, pas d’autre Messie à attendre sinon le FAUX-MESSIE. Celui qui viendra avec tous les Judaïsés à Jérusalem pour un dernier combat avec le sceau des Prophètes d’Israël, le Messie fils de Marie (sur eux la Paix !). Quant à l’exil, il a perduré après sa venue car les Judaïsés, sauf un petit nombre, ont refusé de croire en lui et le suivre. Et la lumière qu'il a apporté aux croyants soumis (biblique : justes), est le Coran, Parole de Connaissance. Lumière vive.
[16] La référence de ce qui suit, adaptée en français, vient d’un ouvrage en arabe : Sur la Taourah. Auteur : Cheikh en Jurisprudence, Ali fils de Mohammad fils de Abderrahman fils de Khattab 'Alaouddin al-Badjî al-Châfiyy. Décédé en 714 de l’Hégire.
[17] Le texte biblique. 1:6 (ciel) Rakia en hébreu, littéralement «propager» ou «étendue». Généralement traduit par "firmament".
[18] Manque dans le texte actuel.
[19] Qu’il y ait des luminaires (Gen. 1 :14). Commentant ce verset, Jacob ben Isaac d’écrire : Le troisième jour, Elohim dit : « Que la lumière soit dans les cieux. » La lumière avait déjà été créée le premier jour (Hag. 12a. b). Ensuite, le Saint, béni soit-Il, accrocha dans le ciel le soleil, la lune, les astres et les étoiles. Les lumières doivent être comme des signes. (Op. cit.). Terme accroché est bizarre pour Lui Divinité Suprême ! En vérité, combien le Saint et Seigneur d’Israël et des mondes, Allaha, est au-dessus de ce qu’ils décrivent et Lui associent !
[20]  arabe, في البدء
[21]  arabe, في الاول
[22] Commentant ces versets (5-6), Jacob ben Isaac d’écrire : Il fallait que le ciel se renforce, car le premier jour, le ciel était faible. Le Saint, béni soit-Il, cria et le deuxième jour, le ciel devint plus fort grâce au cri d’Elohim. (Le commentaire sur la Torah. Edit. Verdier).
   Comment peut-on parler ainsi du divin Créateur ? En vérité, combien le Saint et Seigneur d’Israël et des mondes, Allaha, est au-dessus de ce qu’ils décrivent et Lui associent !
[23] de la création.
[24] Elle fait face aux…
[25] Pour les scientifiques, il pourrait exister d’autres systèmes solaires dans la Galaxie. Pour notre monde à nous, il n’y a qu’une planète qui existe : le soleil que nous voyons. Et de lui vient la lumière. Apparaît-il, ne dira-t-on pas : le jour se lève ? La présentation du texte biblique est donc à revoir.


Point de divinité, de dieu que Dieu !
« Vulnerant omnes, ultima necat. »
Nous ne le dirons jamais assez.
Explicit totus liber.

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25/12/10.

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