Histoire

MIRACLES ET PROPHÉTIE

Selon les Écritures

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Au nom de Dieu,
Le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux !
Louange à Allah, Seigneur des mondes, Prière et Paix sur Ses messagers et Ses prophètes, et sur tous ceux qui suivent Sa guidée !

Deuxième Partie


  P

oint de divinité[1] excepté Allah[2] le Très Haut. Que les meilleures salutations[3] soient sur les prophètes et messagers divins dont le Sceau de la Prophétie[4]

Destruction du Temple de Jérusalem. Réalisation des prophéties. Propos évangéliques.  

   La deuxième fois, au temps du fils de Zacharie (sur lui la Paix !), le Temple de Jérusalem sera détruit. Ne fait-on pas dire à celui-ci :

"Engeances de vipères, qui vous a incités à vous soustraire à la colère (divine) qui (vous) menace ? autre variante : (...) qui vous a suggéré d'échapper à la Colère prochaine ? (Mt. 3:7) ou qui vient ? (Lc. 3:7). 

Précipitation des évènements.  

Celle-ci viendra sur eux donc prochainement. En effet, selon certaines versions, le roi de l'époque Hérode (de Palestine) cherchera à épouser sa nièce, soit la femme de son frère, soit la fille de l'une de ses femmes. Le fils de Zacharie (sur eux la Paix !) s'y opposera. On a dit également que Ichoua (sur lui la Paix !) envoya Yahya (sur lui la Paix !) en compagnie des Douze apôtres qui s'en allèrent enseigner les hommes, leur interdisant, entre autres illégitimités, le mariage d'un homme avec sa nièce. (Comparer : Bible. Mt. 9:35, 10 ; Mc. 6:7-13 ; Lc. 9:1-9). La Colère divine s'exercera alors sur eux à travers le Roi de Babylonie.

Selon les Écritures anciennes, il était, dit-on, écrit, et concernant le fils de Zacharie ; qu'il serait le précurseur, non du Messie de Dieu (sur lui la Paix !), mais du père du Sceau de la Prophétie, Abd Allah. Qu'on en juge :

    "Si le sang[5] se trouvant sur la tunique[6] (en arabe, djoubah) de Yahya[7] se met à suinter, alors sera né le père du prophète Mohammad (sur lui Prière et Paix !)."

   Quand celui-ci grandit, les docteurs juifs de Châm le savaient ; ils décidèrent alors de le tuer. Mais Dieu (exalté soit-Il !) leur envoya, à ceux qui voulurent sa perte, Ses anges qui les exterminèrent jusqu'au dernier. 

Contestation des faits. 

Nous savons tous que les Fils d’Israël ont tué de nombreux prophètes. « Certes, Nous avions déjà pris l’engagement des Fils d’Israël, et Nous leur avions envoyé des messagers. Mais chaque fois qu’un Messager leur vient avec ce qu’ils ne désirent pas, ils en traitent certains de menteurs et ils en tuent d’autres. » (Coran V 70). De même : « Tu trouveras (ô Mohammad) certainement que les Judaïsés et les associateurs sont les ennemis les plus acharnés des croyants... » (Coran V 82).

   Les textes évangiles ont été confirmés par le Coran. A ce sujet, le père d’Obayda fils de Djarrâh rapporte : « J’ai demandé un jour au prophète (sur lui Prière et Paix ) : « O Messager de Dieu ! Quels sont les hommes les plus durement châtiés au Jour de la Résurrection ? » Il dit : « Celui qui aura tué un prophète, ou encore, celui qui aura ordonné un mal et interdit un bien ». Le Messager de Dieu récita ensuite ce passage : « ceux qui tuent les prophètes sans aucun droit et [qui tuent] ceux qui, parmi les hommes, ordonnent l’équité... » jusqu’à [la fin du verset suivant) » « ...n’auront aucun soutient ».

   Le Messager de Dieu (sur lui Prière et Paix !) dit ensuite : O père d’Obayda ! Les Fils d’Israël tuèrent au début d’une journée quarante trois prophètes en une heure. Cent douze hommes, parmi les Fils d’Israël, esclaves de Dieu, se dressèrent alors pour ordonner le bien à ceux qui avaient commis le massacre et pour leur interdire le mal. Tous furent tués à leur tour avant la fin de la journée. Ce sont ces hommes que Dieu invoque [dans ce passage] ».

 Au Messie, Ichoua (sur lui la Paix !), le Saint et Seigneur d'Israël n'avait-Il pas révélé :
   "Les Fils d'Israël te diront : Nous avons jeûnés, et notre jeûne n'a pas été accepté ! Nous avons prié, et notre prière n'a pas été acceptée ! Nous avons fait l'aumône, et notre aumône n'a pas été acceptée ! Nous avons pleuré comme pleurent les chameaux et aucune compassion n'a été faite envers nos pleurs !
   Dis-leur : Et pourquoi ? Qu'est-ce qui M'en empêche ? Est-ce que le bien que Je possède aurait diminué ? Les magasins des cieux et de la terre ne sont-ils pas entre Mes mains et J'en dépense comme Je veux ? Et quant à l'avarice, elle ne peut-être ! Ne suis-Je pas plus généreux que celui à qui il a été demandé (d'être généreux) ? Et plus large que celui qui donne ? Ou bien Ma miséricorde se serait-elle rétrécie ? Rien d'autre : (c'est par Ma) grâce que les miséricordieux se font (les uns aux autres) miséricorde. Si ces gens-là, ô Ichoua fils de Marie s'y étaient préparés par la sagesse se trouvant dans leurs cœurs ; l'ici-bas n'aurait pas été préféré pour eux à l'Au-delà. Et ils auraient alors su d'où vient ce qui leur est donné ! Ils auraient obtenu, certainement, la certitude que leur âme est le véritable ennemi d'entre les ennemis ! Et comment accepterai-Je leurs jeûnes, et à eux de prendre des forces avec des nourritures illicites ? Et comment accepterai-Je leurs prières, alors que leurs cœurs penchent vers ceux qui Me déclarent la guerre et déclarent Mes interdits licites ? Et comment accepterai-Je leurs aumônes alors qu'ils se les acquièrent que par la force et les prennent [pour eux] alors que [cela] ne leur est pas permis ?
   O Ichoua, rien d'autre : J'en récompenserai les gens qui le méritent de sa famille ! Et comment aurai-Je de la compassion envers leurs pleurs alors que leurs mains gouttent du sang des prophètes [et qu']a été augmenté pour eux, une colère ? (...). 

Vingt siècles après le Messie d’Israël, et quatorze siècles après le Sceau de la Prophétie, la position des gens de la Thora a-t-elle changée ? Reconnaissent-ils enfin que leurs descendants ont vraiment assassiné leurs prophètes ?  

   Apparemment non. Au contraire, ils continuent à proclamer haut et fort leur innocence. Pour preuve : Dans « Chalom Jésus ! », Jacquot Grunewald d’écrire notamment :

   « Peut-on vraiment dire, comme le fait Paul, que les juifs ont tué les prophètes ? A ce propos, notons que la tradition, attribue également à Jésus une parole imputant à « Jérusalem » le meurtre des prophètes. Ce reproche figure d’ailleurs dans le Talmud, mais non pas de manière aussi générale : il se limite à un certain prophète Zacharie, qui ne serait d’ailleurs pas identique au prophète du même non cité dans l’Écriture.
  
En réalité, il est historiquement faux de dire que les prophètes ont été tués[8]. Nous avons certes entendu parler du martyr d’Isaïe, mais l’information émane d’un écrit apocryphe.    Apparemment aussi le témoin inconnu dont parle le Deutéro-Isaïe, celui qu’il appelle le « serviteur  de Yahvé », a-t-il été tué. Mais de nombreux prophètes sont sans aucun doute morts dans leur lit, en dépit de leur non-conformisme.
   Lorsque finalement Paul affirme que les juifs[9] « ne plaisent pas à Dieu », il va plus loin que les prophètes qui ont eux, aussi parfois évoqué la colère divine à l’encontre d’Israël. A cet égard, la formulation suivante d’Isaïe me semble caractéristique : « Un court instant je t’ai délaissée, et avec une grande tendresse je veux te recueillir. Dans un transport de colère je t’ai, un instant, dérobé ma face ; désormais je t’aimerai d’une affection sans bornes, dit ton libérateur, l’Éternel » (Is 54,7-8). Il y a là une dialectique de la colère et du pardon, de la condamnation et de la clémence, qui est entièrement absente dans le passage précité de Paul.
  
...Lorsque Paul déclare que les juifs « sont ennemis de tous les hommes », il semble certes se trouver en accord avec un antisémitisme[10] notoire comme Tacite, qui évoque lui aussi l’attitude hostile des juifs à l’égard de tous les non-juifs. Mais en réalité la remarque de Paul a un sens différent et davantage théologique. Dans son esprit, il s’agit d’une hostilité tout à fait spécifique, à savoir des entraves mises par les juifs à sa propre activité missionnaire[11]... (Op. cit. p. 187-8).

   « L’assassinat de Zacharie : Matt 23, 35. Dans le Talmud (Guittin 57b), on rapporte au nom de Rabbi Yeochoua ben Kor’ha, tana de la cinquième génération, le récit d’un « ancien parmi les gens de Jérusalem » : le sang de Zacharie criait vengeance alors que les troupes de Nabuchodonosor détruisaient le premier Temple de Jérusalem en -586. Le Livre des Lamentations (2,20) raconte que l’ennemi mettait à mort « prêtre[s] et prophète[s] dans le sanctuaire de l’Éternel » mais, remarquant l’usage du singulier, le Talmud veut reconnaître dans cette forme collective un seul personnage à la fois prêtre et prophète, assassiné autrement en ces lieux voués à la sainteté. Pour punir ce crime, Nabuchodonosor aurait massacré la population de Jérusalem, ce que le Midrach raconte en termes surréalistes : au sanctuaire, le sang du prêtre-prophète continuait de bouillir. Pour l’arrêter, Nabouzaradan, général et bourreau de Nabuchodonosor, se mit à massacrer sur place les prêtres, les jeunes filles et les enfants de Jérusalem. Comprenant enfin que le sang d’une ancienne victime demandait vengeance, il implora le pardon pour ses propres forfaits et se convertit... Dans l’Écriture (II Ch 24,20 et suiv.), il n’y a qu’un seul personnage, victime d’un meurtre, qui ait été à la fois prêtre et prophète : Zacharie, fils du grand prêtre Yehoyada, assassiné sur l’ordre du roi Joas. (...) Enseignait-on, au temps de Jésus, la déduction scripturaire sur « le » prêtre-prophète assassiné ? Dans ce cas, les massacres perpétrés par Nabouzaradan n’auraient pas suffi à Jésus ? Il continuerait à réclamer le prix de l’assassinat ! On peut raisonnablement conjecturer que Jésus n’est pas l’auteur du propos. La Bible de Jérusalem, selon laquelle le texte de Matthieu vise effectivement Zacharie fils de Yehoyada, admet que la mention de « Barachie » peut désigner le père de Zacharie, pourrait être une « glose de copiste ». Barachie, ou plutôt Berakhia, était le père de Zacharie bien connu qui appartient, lui, au groupe des douze petits prophètes de la Bible hébraïque et dont le premier verset du Livre de Zacharie nous livre la généalogie : « Zekharia, fils de Berakhia, fils d’Iddo. » Si, comme tout porte à le croire, il s’agit du personnage mentionné dans Néhémie 12, 16 (« famille d’Iddo Zekharia »), ce Zacharie appartenait également à la tribu des prêtres. Mais rien n’indique que sa mort fût violente. Et, pour cause d’anachronisme, sa présence ne peut s’accorder avec le récit du Talmud puisque Zacharie fils de Berakhia prophétisa après la destruction du Temple, au retour de l’exil ! On notera que les versets parallèles dans Luc (11,49) font simplement mention de Zacharie, sans précision généalogique… » (Op. cit. note.).

   Conclusion : L'avis de cet auteur n'est pas celui de l'Islam traditionnel ni ceux des Textes évangéliques. Qu'on s'y réfère !

De nos jours croit-on aux miracles ? Aux prophètes : le Messie et Mohammad (sur eux la Paix !) ? Quels sont les héritiers des prophètes Mochè et Haroun (sur eux la Paix !) ? Quels sont les pouvoirs de ceux qui se réclament de leur héritage ? 

   Selon Jacques Grunewald dans son ouvrage, « Chalom Jésus ! » (en note) : le sage[12] remplace le prophète : « Avec la destruction du premier Temple, la prophétie a été enlevée aux prophètes pour être offerte aux sages[13] », disait Rabbi Avidimi de Haïfa (Baba 12a et b). Une autre opinion (Yoma 21b) affirme que « l’Esprit saint[14] » était absent du deuxième Temple[15]. Dans cette perspective, la passation des pouvoirs, ou plutôt des derniers prophètes aux sages de la Grande Assemblée, est pleine et entière. Les Cohanim y seront présents eux aussi, mais leur influence diminue au fur à mesure que les rabbins l’emportent sur l’école sacerdotale déjà discréditée à l’époque de Malachie et dont les chefs vont être nommés par Hérode puis par Rome. Cette évolution est irrémédiable. En témoignage notamment une Baraïta (Yoma 71b) où l’on voit que même à Yom Kippour, seul jour où le rôle du grand prêtre était vraiment déterminant, la foule présente sur le mont du Temple accorda son attention et sa sympathie à Chemaya et Abtalyion, deux sages précédant l’époque des tanaïm, au détriment du grand prêtre qu’elle avait suivi jusque-là. (Op. cit. Edit. Albin Michel. p.196-7).

   De même : Quant au deuxième principe, il montre clairement que la Tora et son enseignement sont en phase de vulgarisation. Le temps des prophètes est fini[16], comme va finir celui des prêtres, en charge autrefois de la législation religieuse. Ces derniers auront pour mission d’appliquer le rituel sacerdotal dans le Temple reconstruit, sans plus. Quant à la Loi, ou Tora, elle sera interprétée par la Grande Assemblée, puis par le Sanhédrin ou les conseils des Sages, maîtres ou rabbins qui en sont les héritiers[17]. Ce sont eux[18], et personne d’autre, qui vont tracer la voie royale sur laquelle Israël est tenu de progresser[19]. Il n’y a plus de prophètes[20], parce qu’on n’a plus besoin d’eux[21]. Ni Israël ni Dieu n’ont besoin de prophètes[22]. (Op. cit. p. 70).

   Au Saint et Seigneur d'Israël et des mondes d'interpréter les gens de la Bible dans ce sens :

   "Ho, gens du Livre (de la Bible) ! Vraiment, Notre messager (Mohammad) vous est venu expliquant, après une interruption des messagers, afin que vous ne disiez pas : "Il ne nous est venu ni annonciateur ni avertisseur." Voilà, certes, que vous est venu un annonciateur et un avertisseur (en la personne de Mohammad) ! Et Dieu est capable de tout. (Coran V 19).

   La parole de Jacques Grunewald n'est pas nouvelle. Déjà au temps où notre saint Prophète invita les Juifs de la ville de Médine et de ses environs à croire en lui et à ce qu'il transmettrait, certains d'entre eux lui rétorquèrent que Dieu n'a suscité aucun prophète après Moïse et n'a révélé aucun Livre après la Thora ! Le Saint et Seigneur d'Israël et des mondes leur réplique ici qu'il y eut effectivement une interruption de la venue des envoyés et celle-ci est la période qui s'écoula entre la fin de la mission du Messie, fils de Marie, et la mission du Prophète Mohammad (sur eux la Paix !). (à suivre)

   Que le Seigneur des mondes nous guide tous dans ce qu'Il aime et agrée !   


[1] Le Créateur des cieux et de la terre est donc la seule et véritable divinité qu’on adore et qu’on se doit d’adorer véritablement.
[2] En langue arabe, Allah. En hébreu, ïl. Nom divin, il est employé couramment pour les gens de l’Évangile de langue arabe. En français, le terme Dieu est compris généralement, non comme un Nom divin, mais plutôt comme signifiant l’Etre-Suprême, le Créateur et Maître de l’Univers.
[3] Formules d’eulogies comme : que Dieu prie sur lui, l’agrée, lui fasse miséricorde, etc., formules propres à  l’Islam traditionnel. Les exégètes interprètent la « prière » divine comme étant un octroi de Sa miséricorde et la « prière » angélique comme une demande de pardon pour les créatures.
[4] Soit : Ahmad-Mohammad, fils d’Abd Allah, (...) fils d’Ismaël, fils d’Abraham  (sur eux la Paix !). Pour l’Islam traditionnel, il est le Sceau de la Prophétie, le Sceau des prophètes et messagers divins.
[5] Les gens de l’Évangile, sur les conseils du dénommé Paul, ont fait fausse route. Le “ sang ” qu’il fallait parler, haut et fort, c’était celui du fils de Zacharie et non celui du fils de Marie. Car ce “ sang ” là lorsqu’il se mettrait à suinter, annoncerait alors la naissance d’Abd Allah. Puis, celle de son fils Ahmad-Mohammad (sur lui Prière et Paix !).
[6] Dans le Psautier, nous lisons : “ ...Ils se partagent mes vêtements, et ils tirent au sort ma tunique. ”  Dans Mt, addition et concernant le fils de Marie : “ pour que s’accomplît l’oracle du prophète : “ Ils se sont partagé mes vêtements, et ma robe, ils l’ont tirée au sort ” (Ps. 22 19), glose empruntée à Je 19 24. Mc. est censé, lui, déclarer : Puis ils le crucifient et ils se partagent ses vêtements, en tirant au sort à qui aurait quelque chose. (15 24). Je. : Et Jésus disait : “ Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font ”. Pour se partager ses vêtements, ils les tirèrent au sort. (23 34). Aucun texte n’est cohérent. Oui, un vêtement sera arraché par les Judaïsés et emporté avec eux. Ce sera celui du fils de Zacharie et non celui du fils de Marie. Car ce dernier sera élevé, corps et âme, dans le Paradis divin. Il ne connaîtra pas la mort que goûtera, par contre, son adversaire, son sosie, Achoua (ou Achiyoua) le Juif. Les gens de la Bible se sont donc lourdement trompés sur le sens à donner à cette prophétie et concernant la tunique d’un condamné à mort. Quant au prétendu « suaire » que les gens de l’Évangile aiment exposer, s’il a appartenu à quelqu’un, il ne peut être celui du fils de Marie.
   Concernant le Messie de Dieu (sur lui la Paix !) , on a dit :
   "Les anges se réunirent lors de l'élévation de Ichoua (sur lui la Paix !) ; il s'assit et son habit rapiécé (en arabe, mouraqq`a) portait trois cent trous ; ils dirent :
   "Seigneur, ne feras-tu pas à Ichoua une chemise rapiécée ?"
   Il dit : "Non, le monde [où il va redescendre] ne mérite pas qu'il en ait une !"
   Alors ils fouillèrent dans son vêtement et y trouvèrent une aiguille. Il dit alors : "Par Ma gloire, s'il n'y avait pas eu cette aiguille. J'aurais ravi Ichoua jusqu'en l'intime de Ma sainteté, et ne Me serais pas contenté pour lui du quatrième ciel. Mais voici, une aiguille a mis un voile entre lui et Moi !".
   De même : "Lorsque Ichoua, fils de Marie, fut élevé, il ne laissait après qu'un vêtement rapiécé en laine, une paire de sandales de pâtre, et un lance-pierres avec lequel il chassait  les oiseaux." Et Dieu est plus Savant ! 
[7] Francisé, biblique : Jean fils de Zacharie. Confirmateur du Messie (Coran).
[8] Négationnisme patent. Le symbole d’une prostituée ou fornicatrice revient souvent dans les Écritures hébraïques. La nation d’Israël fut mise en garde contre toutes relations d’alliance avec les nations de Canaan, parce que cela l’amènerait à avoir “des relations immorales [‘ se prostituer ’ TOB] avec leurs dieux ”. (Ex 34:12-16.) Tant Israël que Juda se détournèrent du vrai culte de Jéhovah Dieu, qui les condamna pour s’être prostitués aux nations politiques et à leurs dieux (Is 1:21 ; Jr 3:6-10, 13 ; Éz 16:15-17, 28, 29, 38 ; Ho 6:10 ; 7:11 ; 8:9, 10). On peut remarquer ici que Dieu ne considérait pas Israël ou Juda comme de simples entités politiques qui entraient dans des relations avec d’autres gouvernements politiques. Non, il les réprimandait parce qu’ils étaient liés à lui par une alliance sacrée, et par conséquent tenus d’être un peuple saint voué à lui et à son culte pur. — Jr 2:1-3, 17-21.
   Jérémie, qui accomplit son activité de prophète depuis les jours de Yoshiya jusqu’à l’exil à Babylone, condamna Israël pour s’être souillé par le culte de Baal ; il compara la nation à une femme adultère qui se prostituait sous tout arbre luxuriant et sur tout lieu élevé, commettant l’adultère avec les pierres et avec les arbres, et oubliant Jéhovah, le “ propriétaire-époux ” du peuple (Jr 2:20-27 ; 3:9, 14).
   Un autre trait caractéristique de Babylone la Grande est son ivresse : elle est dite “ ivre du sang des saints et du sang des témoins de Jésus ”. (Ré 17:4, 6 ; 18:24 ; 19:1, 2.) Elle est donc le pendant spirituel de la ville antique de Babylone, car elle manifeste la même inimitié envers les véritables serviteurs de Dieu. Détail intéressant, c’est aux chefs religieux que Jésus attribua la responsabilité de “ tout le sang juste répandu sur la terre, depuis le sang du juste Abel jusqu’au sang de Zekaria ”. S’il est vrai que ces paroles s’adressaient aux chefs religieux de la propre race de Jésus, la nation juive, et que la persécution des disciples de Jésus fut particulièrement intense de leur part pendant un temps, l’Histoire montre qu’ensuite les opposants au christianisme véritable eurent d’autres origines (les Juifs eux-mêmes étant grandement persécutés). — Mt 23:29-35.
   Dans la Bible, nous lisons :
   Malheureux, scribes et pharisiens hypocrites, vous qui bâtissez les sépulcres des prophètes et décorez les tombeaux des justes, et vous dites : "Si nous avions vécu du temps de nos pères, nous n'aurions pas été leurs complices pour verser le sang des prophètes. Ainsi vous témoignez contre vous-mêmes : vous êtes les fils de ceux qui ont assassiné les prophètes. (…).
   Jérusalem. Jérusalem. toi qui tue les prophètes et lapides ceux qui te sont envoyés, que de fois J'ai voulu rassembler tes enfants comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous n'avez pas voulu !
   Ce n'est qu'une image symbolique pour désigner ici l'ensemble des Judaïsés. Et non une partie d'entre eux seulement. Ceci correspond d'ailleurs à cette parole divine : Or, à Mochè Nous avons donné le Livre (la Thora), certes, et après lui Nous avons envoyé des messagers à la suite. Et à Ichoua fils de Marie Nous avons donné des preuves et Nous l'avons aidé de l'esprit de sainteté (soit, l'ange Gabriel). Chaque fois, donc, qu'un messager vous apportait ce que vous-même ne désiriez pas, comme vous vous enfliez ! Car les uns vous [les] traitiez de menteurs et les autres vous [les] tuiez. (Coran II 87).

   Eh bien ! elle va vous être laissée déserte, votre maison [le Temple de Jérusalem et la Maison d'Israël. Le Temple sera détruit et la Maison d'Israël dispersée parmi les nations]. Car, je vous le dis, désormais vous ne me verrez plus, jusqu'à ce que vous disiez : Béni soit au nom du Seigneur, celui qui vient !" (Bible. Mt. 23 29-39 ; Lc. 13 34-35).
   Ceci correspond à cette autre parole divine : Et quand leur vint de Dieu un Livre (le Coran) confirmant ce qu'ils avaient déjà, alors qu'auparavant ils cherchaient la victoire sur les mécréants (les associateurs arabes de Médine), quand donc leur vint cela même qu'ils reconnaissaient, ils le (le prophète Mohammad) mécrurent (Coran II 89). 
   Le communauté juive qui vivait en Arabie, à Médine et dans ses environs, se plaignaient souvent de l'injustice des Arabes médinois. C'était des guerres perpétuellement entre eux. Toutefois, ces derniers aimaient rappeler aux arabes associateurs qu'un jour viendra, où un prophète envoyé apparaîtrait pour les tuer tous. Quand il vint, les médinois, se rappelant des paroles de la communauté juive, s'islamiseront. Quant à la communauté juive d'Arabie, seul un petit nombre le fera. Ils ont oublié ainsi cette parole biblique : Béni soit au nom du Seigneur celui qui vient ! Celui qui vient, soit, après l'élévation du fils de Marie, le prophète Mohammad (sur eux Prière et Paix !), lui-même.
   Quant à Babylone la Grande, elle reste la demeure par excellence du Faux-Messie à la fin des temps. D'origine juive, il viendra, selon notre Tradition, soit : 1°) de l'Asie, du Khorassan ou 2°) de la Judée-Ispahan. En aucun cas de la terre d’Europe, du Vatican. 2. Khorasan ou Khurasan («Région du soleil»), province du N.-E. de l’Iran ; chef-lieu Mechhed. Région steppique, semi-désertique, où vivent des nomades. 3. Ispahan, ville d’Iran, au Sud de Téhéran, sur le piémont oriental du Zagros, à 1530 m d’altitude ; chef lieu de la province du même nom (104650 km²). ­ Archevêchés catholique et arménien. Nombreux palais, dont le palais des Quarante-Colonnes (XVIe-XVIIe s.) et le palais des Huit-Paradis (XVIIe s.). Grande Mosquée entièrement remaniée sous les Seldjoukides (XIe-XIIe s.). ­ Ancienne capitale du pays sous les Seldjoukides (XIe-XIIIe s.) et les Séfévides (XVIe-XVIIIe s.).
   Babylone la Grande dans la Bible, c’est donc une prostituée, qui commet la fornication avec les rois de la terre, qui les enivre du vin de sa fornication (l'idolâtrie), qui égare les nations par ses “pratiques spirites”. (Bible. Apoc./Rév. 17:1, 2 ; 18:3, 23.). N'est-ce pas cela que voulait signifier le Messie aux siens lors de son dernier repas pris avec ses compagnons ? A savoir que lui vivrait, mais quant à la Maison d'Israël, elle allait au contraire goûter aux raisins de la colère divine. Il semble que c'est une toute autre signification qu'on ait voulu donner à ce dernier repas du Messie. Si repas, il y a eu vraiment.
[9] Le Messie l’a dit aussi. Sous-entendu : les mécréants d’entre les Fils d’Israël Qui nient sa mission prophétique comme celle du Sceau de la Prophétie, le prophète Mohammad (sur lui Prière et Paix !).
[10] vocable dont le sens reste à définir. Selon Oxford Universal Dictionary : le mot sémite a été employé pour la première fois en 1875, et décrit une personne qui appartient à la race englobant presque tous les peuples des descendants de Sem, le fils de Noah, d’après la Genèse, chapitre 10, de l’Ancien Testament, et dont la langue maternelle est une langue sémite - d’où les Akkadiens, les Phéniciens, les Hébreux, les Araméens, les Arabes, les Assyriens… Constatation. Les gens de la Thora ont limité, en Europe et parmi les gens de l’Evangile, ce vocable qu’à eux-mêmes !? Paul, bien que Iduméen, est aussi un sémite. Ce qui voudrait dire ici : un sémite Paul parle contre un autre sémite : les Fils d’Israël ? ! Nous savons tous dans l’Histoire d’Israël l’inimitié et la haine farouche des gens de la Thora envers les Fils d’Esaü. Accusés de tous les malheurs de la terre. Et plus tard, contre les Fils d’Ismaël (et par extension du peuple arabe). Voir à ce sujet les commentaires bibliques de Rachi, Elie Munk, etc). Rappelons une nouvelle fois que le prophète Mohammad est également un sémite, de même (et par extension) le peuple arabe. Et bien d’autres enfants encore de Sem fils de Noé (sur lui la Paix !) comme nous venons de le voir. A notre époque, par exemple, ne présente-t-on pas une partie des gens de l’Evangile de France comme des anti-sémites. Soit des gens contre les : 1°) hébreux (soit par extension contre le Judaïsme), mais aussi et surtout contre 2°) les arabes (et par extension contre l’Islam). Pourquoi vouloir présenter l’anti-sémitisme d’une toute autre façon ? Vers une seule branche des Fils de Sem ? Une seule religion ? Sans doute parce que bon nombre de gens refusent de faire l’amalgame entre sémites (origines, langues, races) et leurs religions distinctes.
   Pour l’Islam traditionnel, le Judaïsme n’est pas la religion agréée par le Saint et Seigneur d’Israël et des mondes (Coran V 3). Pour l’Islam traditionnel, le Coran abolit la plupart des lois bibliques, d’où la notion ancienne de « peuple élu ». De la notion nation ou peuple ou tribu, on est passé à une notion au sens beaucoup plus large : communauté. Englobant ici toutes les races, sans exception. Tous les peuples, sans exception. Toutes les langues, sans exception. Avec comme repère l’arabe, langue sacrée des gens Soumis.
[11] En tant qu’Iduméen, il connaît bien l’hostilité des Fils d’Israël contre les Fils d’Esaü. Aussi on peut supposer qu’il parle ici des deux : théologique et familiale. En fait, il n’est pas contre le Juif en tant que personne, mais contre ses mauvaises actions, sa mauvaise croyance, ses prétentions, son activité contre l’activité missionnaire, etc.
[12] Ce que rejette l’Islam traditionnel. Pour nous, aucun être humain ne peut prétendre être au-dessus des messagers et prophètes divins. Pendant et surtout après leur mort. Le rabbi, le sage, le dignitaire religieux de l’Eglise ou de la Synagogue ne peuvent être au-dessus d’eux… L’affirmer et l’écrire n’est-ce pas les faire mentir ? Les discréditer ?
[13] Nullement. Ce qui était mis en cause à l’époque, ce n’était pas les messagers (mala’khey) et prophètes divins, mais uniquement le peuple d’Israël et ses responsables religieux et politiques. Partie d’entre eux.
[14] En hébreu : roua’h hakodesh. (L’Esprit de la prophétie : roua’h nevoua). Pour une explication judaïque de ce mot voir : Marie un regard juif sur la mère de Jésus. Schalom ben-Chorin. Edit. Desclèe de Brouwer.
[15] Reconnaissance implicite que pour partie du peuple d’Israël, Zacharie, son fils et le Messie fils de Marie (sur eux la Paix !) n’ont pas existé, n’ont pas été envoyé au peuple d’Israël. Parole d’une extrême gravité. Car on semble vouloir dissimuler ici la raison exacte de la destruction du second Temple.
[16] Le temps des prophètes est fini, non leur message à l’humanité : l’Islam. Leur Religion à tous. Abou Horeirah rapporte que le messager de Dieu (sur lui Prière et Paix !) a dit :
   "Les prophètes sont frères, issus de mère différente, leur religion est unique.
   Je suis l'homme le plus proche de Ichoua, fils de Marie, car il n'y aura aucun prophète entre lui et moi et il sera mon vicaire par rapport à ma communauté. Il descendra donc et lorsque vous le verrez, reconnaissez-le :
   Il sera de taille moyenne, d'un teint brun clair, les cheveux lisses comme s'ils étaient humides, revêtu de deux pièces d'étoffe aux reflets jaunes, il brisera la croix [les crucifix], tuera le "porc" [domestique ou sauvage : le sanglier], répandra des biens en abondance et combattra les hommes jusqu'à ce qu'ils acceptent la Soumission (ou en arabe, l'Islam) en sorte que Dieu fera périr le "Messie de l'égarement", le Menteur, l'Imposteur et la "Sécurité" descendra sur terre en sorte que les lions s'égayeront avec les chameaux, les tigres avec les vaches, les loups avec les moutons ; les jeunes gens joueront avec les serpents sans mal pour les uns ou les autres ; Ichoua restera quarante ans sur terre après quoi il mourra et les [gens] soumis prieront sur lui et l'enseveliront". 
[17] Dans l’Islam traditionnel, les Savants religieux sont les héritiers des prophètes. Lesquels sont au-dessous d’eux et non au-dessus d’eux. Ils sont chargés d’appliquer non d’enfreindre les lois ou chercher à les contourner ou les faire contourner.
[18] Ainsi, dans le Judaïsme comme dans le Christianisme, on a vu le jeûne passer de 40 ou 30 jours à 10 jours voir un seul jour. Tout cela sur simple décision de Dignitaires religieux. Dieu merci, tel n’est pas le cas dans l’Islam traditionnel. Le Dignitaire religieux ne peut en aucune façon changer le nombre de prières obligatoires quotidiennes, le jeûne du mois de ramadan, etc. Et cela quand bien même les dirigeants politiques en place le voudraient ou en feraient le vœu.
[19] Il serait plus correct de dire que le Judaïsme (avec des idéologies politiques comme le sionisme, naguère le communisme, le socialisme), est tenu de progresser… La progression de l'enseignement des rabbis sera toutefois anéantie. Pour preuve :
   D'ailleurs, à Aïcha (que Dieu l'agréée !), épouse du prophète de dire :aboot loader
   "Un juif a habité la Mecque, il vivait de commerce à Mina (lieu proche de la Mecque). Quand arriva la nuit ou naquit le messager de Dieu (sur lui Prière et Paix !), il dit à l'une d'entre des réunions des (arabes) quoraïchites : "Y a-t-il eu chez vous une naissance cette nuit ?"
   Ils dirent : Non.
   Il dit : Regardez, ô assemblée des quoraïches, et contrôlez ce que je vous dit : cette nuit est né le prophète de cette nation : Ahmad. Entre ces deux épaules se trouve une tache avec des poils.
   Le peuple se leva de leur réunion et s'étonnèrent de ces propos. Lorsqu'ils arrivèrent à leurs demeures, ils mentionnèrent cela à leurs familles. Puis, ils dirent entre-eux : Cette nuit est né un enfant pour Abd Allah, fils d'Abdel Moutallab, il l'a appelé : Mohammad.
   Les juifs vinrent donc à sa demeure et dirent : Nous avons appris qu'il y a eu une naissance.
   Il dit : La nouvelle est ancienne ou nouvelle ?
   Ils dirent : Nouvelle, et son nom est Ahmad.
   Il dit : Venez avec nous auprès de lui.
   Ils sortirent avec lui jusqu'à ce qu'ils entrèrent chez Aminah (que Dieu l'agrée !). Elle le sortit, alors il vit la tache sur son dos. Le juif s'évanouit, puis reprit son esprit. Ils lui dirent : Malheur à toi ! Qu'est-ce qui t'arrive ?

   Il (leur) dit : La Prophètie est partie des Fils d'Israël, et le Livre est sorti de leurs mains. Et ceci est écrit : qu'il les tuerait et anéantirait leurs docteurs. Les Arabes ont gagné par la Prophétie. Êtes-vous contents, ô assemblée des quoraïches ?
   Par Dieu, ils domineront d'une domination, Sa nouvelle sortira de l'est et de l'ouest."
[20] Abou Horeirah (que Dieu l’agrée !) a entendu le prophète de Dieu (sur lui Prière et Paix !) dire : « Les Juifs furent guidés par des Prophètes, à chaque mort d’un prophète un autre le remplaça. Il n’y a plus de Prophète après moi. » (Transmis par Bokhari).
[21] S’ils ne sont plus parmi nous, ils nous restent alors le Livre que leur Seigneur a révélé et leur tradition pour nous conduire, et leur mémoire. Et tout cela ne peut-être mis de côté ! Ce sont nos sources, la Source de la Vie éternelle. Tel n’est pas le cas de ceux qui pensent le contraire.
[22] A partir de là, le Judaïme connaîtra le règne de l’Haggada, soit des légendes juives. Ex. : Le Rabbin Menachem (Ad Pent. par. 28, Fol 129. col. 3) écrit, que Dieu avait consulté les rabbins sur terre, chaque fois qu'une question grave se débattait au ciel sur un point de la Loi. Et le Talmud (Tract. Sanhédrin, FoL 92a.) dit, en interprétant faussement le passage Prov. 1125, que les rabbins défunts instruisaient les élus au ciel Un livre juif (Sepher Caphthor U-perach, FoL 121) de l'an 1590 dit: "II faut savoir que les paroles des rabbins sont plus suaves que les paroles des prophètes", et (Midras. Misle. Fol. 1.) les discours ordinaires des rabbins doivent être estimés comme la loi entière". —  Ailleurs, ( Bâchai ad. Pcnt, Fol. 201, coL 4) nous lisons : "Les paroles des rabbins sont les paroles du Dieu vivant." "Si (Rasi, ad Deuter. XVII. 11.) un rabbin te dit que ta main droite est la gauche et que la gauche est la droite, il faut ajouter, foi à ces paroles'*. Maimonidès (Jad. Chaz. hilch. Talm. Thora. Pereq 5,) dit : "La crainte du rabbin est la crainte de Dieu". Le Talmud lui-même déclare (tract. Sanhédrin Fol 110a.) : "Celui qui contredit un rabbin ou maître, celui qui dispute avec lui ou murmure contre lui, ne fait autre chose que contredire la majesté divine, disputer avec elle et murmurer contre elle".

   Mais comme il arrive, que les rabbins se contredisent entre eux, Menachem (Ad Exod. XX, 1, Fol 98.) a prévenu cette difficulté par l'incroyable déclaration "que toutes les paroles des rabbins, de n'importe quel temps ou quelle génération, étaient les paroles de Dieu, tout aussi bien que les paroles des prophètes qui contredit les rabbins, dispute avec eux ou murmure contre eux, dispute et murmure contre Dieu même ».
   …De la Doctrine dogmatique du Juif Talmudite. / DE Dieu. Le Talmud (Tract. Ab. Zar., FoL 3b.) dit: "Le jour à 12 heures ; pendant les trois premières heures. Dieu est assis et étudie la Loi; pendant les 3 heures suivantes il juge le monde; ensuite pendant 3 heures il nourrit le monde, et pendant tes 3 dernières heures il est assit et joue avec Léviathan, le roi des poissons. Et pendant la nuit, ajoute Ménachem (Ad Peut. Fol. 97,3. Cf. Targûm ad cant. V, 10), il étudie le Talmud. La haute école, dans laquelle Dieu étudie au ciel avec les Anges, est selon le Talmud (Tract. Gittin, Fol. 68a.) également ouverte à Asmodée, Ïe roi des démons, qui monte chaque jour au. firmament pour y apprendre. Quant à Léviathan, le Talmud (Tract. Baba Bathra, FoL 74a et b.) déclare qu'un poisson long de 300 milles peut passer dans sa gueule. mais qu'à cause de cette grandeur énorme, Dieu a dû soustraire la femme à Léviathan. sinon le monde aurait été peuplé de monstres gigantesques, qui auraient tout détruit; que pour cette raison Dieu avait châtié le mâle et tué la femme pour en faire le repas des justes au paradis.

   Cependant ( Tract. Baba Bathra. Fd. 74a et b.) le jeu avec Léviathan n'a duré que jusqu'à la destruction du temple.. Depuis ce temps. Dieu ne joue plus, et il  ne danse  plus  comme  il avait  fait  avec  Eve  dont  il faisait  la toilette et tressait les cheveux (Tract. Berachoth, FoL 61a.). Depuis (Tract. Chag., Fol5b.) la destruction du temple. Dieu pleure plutôt, puisqu'il a gravement péché. Ce péché pèse si lourd sur sa conscience, que selon le Talmud (Tract. Berachoth. FoL 3a.), il est assis pendant 3 parties de la nuit et rugit comme un lion, en s'écriant : "Malheur à moi, puisque j'ai permis qu'on dévaste ma maison, qu'on brûle mon temple et qu'on amène mes enfants." Depuis (Ibid.) ce temps, il n'occupe plus dans le monde, qu'il remplissait auparavant entièrement, que 4 aunes de place. Quand (Ibid.) on chante ses louanges, «I est obligé de secouer la tête et de dire : "Heureux le roi, qu'on loue dans sa maison 1 mais quelle punition est due à un père qui permet qu'on traîne ses enfants dans la misère?' Pour bien apprécier le grand repentir de Dieu, il faut savoir que le lion, dont il imite le rugissement, est venu de la forêt d'Elaï. Un jour, l'empereur romain voulut voir ce lion. On le fit chercher: et quand il n'était plus éloigné de l'empereur que de 400 milles, il rugit avec une telle force, que toutes les femmes enceintes firent de fausses couches, et que les murs de Rome s’écroulèrent ; et lorsqu'il n'était plus éloigné de 300 milles, il rugit de nouveau avec tant de force, que les gens perdaient leurs dents, que l’empereur tomba de son trône et demanda qu’on reconduise le lion (Tract. Ghûllin. Fol. 59b). (V. Le Juif talmudique. Abbé A. Rohling & Abbé M. de Lamarque. 1888 »)
   Tout cela, l’Islam traditionnel le rejette catégoriquement. Et le Saint et Seigneur d’Israël est pur de tout ce qu’ils Lui associent !


Point de divinité, de dieu que Dieu !
« Vulnerant omnes, ultima necat. »
Nous ne le dirons jamais assez.
Explicit totus liber.

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