Histoire

 ABROGATION ET LES DEUX "HERODE"

Selon les Écritures

786
Au nom de Dieu,
Le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux !
Louange à Allah, Seigneur des mondes, Prière et Paix sur Ses messagers et Ses prophètes, et sur tous ceux qui suivent Sa guidée !

Troisième Partie.


P

oint de divinité[1] excepté Allah[2] le Très Haut. Que les meilleures salutations[3] soient sur les prophètes et messagers divins dont le Sceau de la Prophétie[4]. 

Abrogation de la Thora. Controverses. 

    Commentant la parole biblique Deutéronome 3 9 (Prends garde... pour ne pas oublier. ) : Elie Munk d’écrire : Il [Dieu] a démontré par-là que la Parole adressée à Moïse était divine et ne pouvait être abrogée par aucun autre prophète...[5]

   De même commentant cette autre parole biblique : Deut. 30 12 (Elle n’est pas au ciel). Il est aussi écrit qu’ « elle n’est pas dans le ciel », ce qui nous apprend qu’aucun être inspiré ne pourra désormais y apporter le moindre changement. Ainsi donc, si un non-Juif ou un Juif accomplit un quelconque miracle ou prodige[6], disant que l’Éternel l’a chargé d’ajouter ou de retrancher une mitzwa, ou d’expliquer telle ou telle mitzwa d’une manière que Moïse ne nous a pas enseignée, ou s’il nous dit que telle mitzwa ordonnée à Israël n’est pas valable éternellement, qu’elle n’était applicable qu’en son temps, eh bien, il s’agit d’un faux prophète »
   ...L’interprétation midrachique se trouve Deut. Rabba, VIII,6. Moïse va venir nous apporter du haut des cieux une nouvelle Thora ; je vous avertis déjà qu’il n’y aura plus de Thora dans le ciel ». Un homme ou un prophète ne pourrait venir parmi les hommes décréter qu’il y a une nouvelle Thora : la Thora est invariable et éternelle.

   Autre explication. L’amora Samuel disait : « La Thora ne se trouve pas chez les astrologues, dont le domaine est le firmament ». On demanda à Samuel : « Mais n’es-tu pas à la fois astrologue et grand connaisseur de la Thora ? » Il répondit : « Je ne me suis occupé d’astrologie qu’aux heures où j’étais exempt de m’occuper de la Thora ». « Et quand était-ce ? » « Lorsque je me rendais au cabinet de toilette ». Nous voyons dans le Talm., traité Berakhoth, 58 b, que Samuel était versé dans la science des astres et des étoiles. Il disait de lui-même : « Les voies du ciel me sont aussi connues que les rues de Nehardéa ». La science a toujours été une préoccupation secondaire pour ceux qui entendent suivre l’idéal de la Thora...

   Et si le Messie vient ? Le Zohar donne ici, dit-on, l’exemple du roi Saül, qui est mort subitement pour laisser sa place au roi David (I Samuel, XXXI,5). « Si, explique Racenti, nous disons dans notre prière quotidienne (...) : que le Messie vienne durant votre vie, et de vos jours, et du vivant de toute la maison d’Israël... c’est pour exclure que le Messie[7] viendra supplanter le règne d’un Sage en Israël[8]. »  

 On a dit que Dieu le Très-Haut a dit :  

   "O Mohammad ! Certes, Je vais faire descendre sur toi, une Nouvelle-Thora.
   Par elle, tu ouvriras des yeux aveuglés, des oreilles sourdes, des coeurs incirconcis.
   D'elle sortira la science, la compréhension de la sagesse et le printemps des coeurs.
   Dans cette Nouvelle-Thora se trouve la Nouvelle-Alliance divine.
 

Les deux "Hérode". "Hérode" de Babel et "Hérode" de Palestine. 

A ce sujet, et selon une version[9] : le Roi de Babel enverra en terre de Châm un général du nom de Nabuzazan (ou Nabûzarasan). Ce Roi s'appelait, dit-on, Khardos, on a dit également Khardoch ou Djodars ou Djardoch. Selon d'autres, il s'appellerait plutôt Hérode[10] (ou Hardos). Sur l'ordre du Roi, ce général massacra au moins soixante dix mille personnes. Parmi celles-ci, des femmes, des enfants et des hauts dignitaires de l'Etat et du Culte. On a dit que ce général entra dans le Lieu où les Fils d'Israël avait l'habitude d'offrir leurs offrandes. Et là, à lui de découvrir un sang bouillonnant. S'adressant aux Fils d'Israël , il leur demanda ce que cela pouvait être ? A eux de répondre que ce sang était le sang d'une offrande non acceptée par leur Seigneur. Mais il refusa de croire en leur parole. Il tua alors soixante dix mille personnes. Mais le sang continua toujours de bouillonner. Le général leur adressa alors un ultimatum et dit : "Si vous ne me dites pas la vérité, alors je ne laisserai aucun d'entre vous vivant." Les langues se délièrent, et les Fils d'Israël de dire : "Certes, c'est le sang d'un prophète lequel nous interdisait (le mal) et nous informait de votre affaire. Mais nous refusions de le croire. Ainsi l'avons nous tué et ceci est son sang." Au général de leur dire : "Quel était son nom ?" Ils dirent : "Yahya fils de Zacharie." Il leur dit : "Maintenant vous m'avez dit la vérité ; et c'est pour une chose comme celle-là que votre Seigneur se vengera de vous."
   Lorsqu'il vit que ceux-ci étaient véridiques, il tomba prosterné, et, à lui de dire : "O Yahya (Jean) ! mon Seigneur et ton Seigneur sait ce qui t'es arrivé de mal, de la part de ton peuple, et de tous ceux qui ont été tué d'entre eux. Calme toi par la permission de Dieu avant qu'il ne reste d'entre eux plus personne." Le sang alors s'arrêta de bouillonner. Il décida donc de ne plus tuer personne, et dit : "J'ai cru ce en quoi les Fils d'Israël ont cru. Et, j'ai obtenu la certitude qu'il n'y a d'autre Seigneur que lui !"
   Il se devait normalement de lever l'armée. Mais, le Roi n'avait-il pas juré que s'il partait en guerre contre les gens de Jérusalem, il ne lèverai son armée que s'il voyait leurs sangs se répandre au milieu de son armée ? Il les avertit de tout ceci. A eux, de dire : "Fais ce qui t'a été commandé !" Il ordonna alors qu'on creuse un fossé, puis, qu'ils y tuent (un grand nombre) de leurs animaux, ceci, jusqu'à ce que leurs sangs arrivent au milieu de l'armée du Roi. Lorsque le Roi vit que le sang coulait au milieu de son armée, il envoya un émissaire à son général, pour lui demander d'arrêter le massacre. C'est alors qu'il s'en retourna, lui et son armée, dans son pays... »
   Plus tard, ce sera à Titus, dit-on, d'entrer avec son armée dans cette partie du monde. Concernant d'ailleurs la destruction du Temple de Jérusalem, à Flavius Josèphe de déclarer des choses surprenantes :

   "... Un faux prophète fut cause de la perte de ces misérables, qui n'étaient montés de la ville dans le Temple que sur l'assurance qu'il leur avait donnée qu'ils y trouveraient ce jour-là des effets du secours de Dieu ; car les factieux se servaient de ces sortes de gens pour tromper le peuple, afin de retenir par de semblables promesses ceux qui voulaient s'enfuir vers les Romains, nonobstant la difficulté et le péril qui se rencontraient à entreprendre de forcer les gardes : et il n'y a pas lieu de s'étonner de la crédulité de ce peuple, puisqu'il n'y a point d'impression que l'espérance d'être livré d'un très pressant et très grand mal ne soit capable de faire sur l'esprit de ceux qui le souffrent. Mais ce malheureux peuple est d'autant plus à plaindre qu'ajoutant aisément foi à ces imposteurs qui abusaient du nom de Dieu pour le tromper, il fermait les yeux et se bouchait les oreilles pour ne point voir et ne point entendre les signes certains et les avertissements par lesquels Dieu lui avait fait prédire sa ruine[11].

Je rapporterai ici quelques-uns de ces signes et de ces prédictions :

   "Une comète qui avait la figure d'une épée parut sur Jérusalem durant une année entière.
   Avant que la guerre fût commencé, le peuple, s'étant assemblé le huitième du mois d'avril pour célébrer la fête de Pâques, on vit en la neuvième heure de la nuit, durant une demi-heure, à l’entoure de l'autel et du Temple, une si grande lumière que l'on aurait cru qu'il était jour. Les ignorants l'attribuèrent à un bon augure, mais ceux qui étaient instruits dans les choses saintes le considèrent comme un présage de ce qui arriva depuis.
   Lors de cette même fête, une vache que l'on menait pour être sacrifiée fit un agneau au milieu du Temple.
   Environ à la dixième heure de la nuit, la porte du Temple qui regardait l'orient , et qui était d'airain et si pesante que vingt hommes pouvaient à peine la pousser, s'ouvrit d'elle-même, quoiqu'elle fût fermée avec de grosses serrures, des barres de fer et des verrous qui entraient bien avant dans le seuil qui était d'une seule pierre. Les gardes du Temple en donnèrent aussitôt avis au magistrat. Il y alla et ne trouva pas de difficulté à la faire refermer. Les ignorants l'interprétèrent encore à bon signe, disant que c'était une marque que Dieu ouvrait en leur faveur Ses mains libérales pour les combler de toutes sortes de biens. Mais les plus habiles jurèrent au contraire que le Temple se ruinerait par lui-même, et que l'ouverture de ses portes était le présage le plus favorable que les Romains pussent souhaiter.

Un peu après la fête, il arriva, le vingt-septième jour de mai, une chose que je craignais de rapporter de peur qu'on ne la prît pour une fable si des personnes qui l'ont vue n'étaient encore vivantes, et si les malheurs qui l'ont suivie n'en avaient confirmé la vérité. Avant le lever du soleil, on aperçut en l'air, dans toute cette contrée, des chariots pleins de gens armés traverser les nues et se répandre à l’entoure des villes comme pour les enfermer.
   Le jour de la fête de la Pentecôte, les sacrificateurs, était dans le Temple intérieur pour célébrer le service divin, ils entendirent du bruit et aussitôt après une voix qui répéta plusieurs fois : "Sortons d'ici."

Quatre ans avant le commencement de la guerre, lorsque Jérusalem était encore dans une profonde paix et dans l'abondance, Jésus, fils d'Ananus, qui n'était qu'un simple paysan, étant venu à la fête des Tabernacles qui se célèbre tous les ans dans le Temple en l'honneur de Dieu, cria : "Voix du côté de l'orient, voix du côté de l'occident, voix du côté des quatre vents, voix contre Jérusalem et contre le Temple, voix contre les nouveaux mariés et les nouvelles mariées, voix contre tout le peuple !" Et il ne cessait point jour et nuit de courir par toute la ville en répétant la même chose. Quelques personnes de qualité, ne pouvant souffrir des paroles d'un si mauvais présage, le firent prendre et battre de verges sans qu'il dît une seule parole pour se défendre ni pour se plaindre d'un si rude traitement, et il répétait toujours les mêmes mots. Alors les magistrats, croyant, comme il est vrai, qu'il y avait en cela quelque chose de divin, le menèrent vers Albinus, gouverneur de Judée. Il le fit fouetter jusqu'au sang, et cela même ne put tirer de lui une seule prière ni une seule larme ; mais à chaque coup qu'on lui donnait il répétait d'une voix plaintive et lamentable : "Malheur, Malheur sur Jérusalem !" Et quand Albinus lui demanda qui il était, d'où il était et ce qui le faisait pour parler de la sorte, il ne lui répondit rien. Ainsi il le renvoya comme un fou, et on le vit parler à personne jusqu'à ce que la guerre commençât. Il répétait seulement sans cesse ces mêmes mots : "Malheur, Malheur sur Jérusalem", sans injurier ceux qui le battaient, ni remercier ceux qui lui donnaient à manger. Toutes ces paroles se réduisaient à un triste présage, et il proférait d'une voix plus forte dans les jours de fête. Il continua d'en user ainsi durant sept ans cinq mois sans aucune intermission et sans que sa voix en fût ni affaiblie ni enrouée. Quand Jérusalem fut assiégée, on vit l'effet de ses prédictions et, faisant alors le tour des murailles de la ville, il se mit à crier : "Malheur, malheur sur la ville, malheur sur le peuple, malheur sur le Temple !", à quoi ayant ajouté : "Malheur sur moi !", une pierre lancée par une machine le renversa par terre, et il rendit l'esprit en proférant ces mêmes mots.

Que si l'on veut considérer tout ce que je viens de dire, on verra que les hommes ne périssent que par leur faute[12], puisqu'il n'y a point de moyens dont Dieu ne se serve pour leur salut et pour faire connaître par divers signes ce qu'ils doivent faire. Ainsi les Juifs, après la forteresse d'Antonia, réduisirent le Temple à un carré, quoiqu'ils ne puissent ignorer qu'il était écrit dans les Livres saints que la ville (de Jérusalem) et le Temple seraient pris lorsque cela arriverait. Mais ce qui les porta principalement à s'engager dans cette malheureuse guerre fut l'ambiguïté d'un autre passage de la même Ecriture, qui portait que l'on verrait en ce temps-là un homme de leur contrée commander à toute la terre. Ils l'interpellèrent en leur faveur, et plusieurs mêmes des plus habiles y furent trompés ; car cet oracle marquait Vespasien, qui fut créé empereur lorsqu'il était dans la Judée. Mais ils expliquaient toutes ces prédictions à leur fantaisie, et ne connurent leur erreur que lorsqu'ils en furent convaincus par leur entière ruine[13]." (La guerre des Juifs contre les Romains. p. p. 280-282 ; chap. 30-31).

 Enfin dans le Coran, ces prophéties annoncées, prédites :

« Nous avons décrété envers les Fils d’Israël, dans le Livre : (Par Dieu), vous sèmerez la corruption, deux fois sur terre, et vous vous enflerez d’orgueil ».
   Lorsque vint la première des deux promesses, Nous envoyâmes contre vous des esclaves à Nous doués d’une force terrible, qui pénétrèrent à l’intérieur des demeures. Et elle était une promesse tenue.
   Ensuite, Nous vous donnâmes la revanche sur eux ; et Nous vous renforçâmes en biens et en enfants. Et Nous vous fîmes beaucoup plus nombreux.
   « Si vous faites le bien, vous le faites à vous-mêmes ; et si vous faites le mal vous le faites à vous-mêmes ». Puis, quand vint la dernière promesse ce fut pour qu’ils affligent vos visages et entrent dans la Mosquée comme ils y étaient entrés la première fois, et pour qu’ils détruisent entièrement ce dont ils se sont emparés.
   Il se peut que votre Seigneur vous fasse miséricorde. Mais si vous récidivez, Nous récidiverons. Et Nous avons fait de la Géhenne une prison pour les mécréants. (Coran XVII 4-8).

  Ô gens de la Bible ! Ces deux prophéties,  ne sont-elles pas réalisées ? Nulle doute à avoir là dessus... Dans ce cas, pourquoi ce silence de mort de la part des exégètes du monde biblique ? Et pourquoi la plupart des biblistes se gardent bien de mentionner les causes exactes des malheurs de leurs communautés respectives, dans la Bible et leurs livres d’histoire ? Pourquoi le monde de la Thora ne nous donnent-ils pas plus d’informations sur les causes exactes de la destruction du deuxième Temple, la fin de la Judée (ou l’Etat d’Israël), et leur expulsion de la Terre Sainte ? Pourquoi ? 

Le peuple d'Israël. Son avenir. La vision, puis l'invocation ou la supplication de Daniel. Mise au point. 

Ce que les gens de la Bible ignorent totalement de lui. Qu’on en juge : en parlant du peuple d'Israël, à Daniel (sur lui la Paix !) de dire notamment :

 "J'ai demandé à Dieu le Très-Haut, je l'ai imploré pour qu'Il m'explique ce qui doit arriver aux Fils d'Israël. Est-ce qu'Il reviendra à eux et leur rendra (alors) leur royaume ? Enverra-t-Il parmi eux des prophètes (sur eux la Paix !) ? Ou bien (tout) ceci sera-t-il donné à d'autres (gens) ? (C'est) alors, que m'apparut un ange sous la forme d'un jeune (homme), de beau visage, et dit :
   "La paix soit sur toi, ô Daniel ! Dieu te dit que les Fils d'Israël M'ont M'y en colère et se sont révoltés contre Moi. Ils ont adoré en dehors de Moi, d'autres divinités. Ils sont ainsi devenus, après avoir accédés à la connaissance, des [gens] de l'ignorance. Et après avoir été (des gens) de la vérité, [ils sont devenus des gens] du mensonge. Je les ai soumis à Bakhtanassar. Il a tué leurs hommes, et a amené captif leur descendance. Il a détruit leur Maison (le Temple de Jérusalem) et a brûlé leurs Livres. Et ainsi, il fit de ceux qui vinrent (captifs en Babylonie). Et Moi, Je ne suis pas content d'eux, et Je ne leur pardonnerai pas leur faux pas. Ils seront ainsi dans Ma colère, jusqu'à ce que J'envoie Mon Messie, de la pure, de la vierge. Après cela, Je ferai que leur fin soit dans la malédiction et la colère, et (alors) ils resteront ainsi .
 
   Sur eux, l'avilissement et la pauvreté jusqu'à ce que J'envoie un prophète des Fils d'Ismaël, dont Hagar avait annoncé. Je lui avait envoyée Mon ange (Gabriel), lequel le lui a annoncée. Je descendrai Ma révélation sur ce prophète et Je l'ornerai de la piété. Et Je ferai la bonté son symbole. La voie droite son chemin. Je lui donnerai en particulier un Livre (le Coran), confirmateur de ce qu'il y a de leurs Livres (la Bible). Abrogateur de certaines choses s'y trouvant (en elle). Je le ferai voyager auprès de Moi, et le ferai monter de ciel en ciel, jusqu'à ce que soit élevée sa descendance. Je le saluerai et Me révélerai à lui. Ensuite, Je le renverrai à Mes esclaves avec la joie et le présent (la Prière). Protecteur de ce qu'il lui a été confié. Exécuteur de ce qui lui a été ordonné. Il appellera à Mon Unicité et Mes adorations. Il les informera de ce qu'il a vu de signes. Ils lui feront du mal."

   Selon une autre variante :

"...Je lui ai envoyée Mes anges lesquels le lui avait annoncée. Je descendrai alors Ma révélation sur ce prophète et lui enseignerai le signe. Je l'ornerai de la piété et ferai la bonté son symbole. La piété sa raison et la véracité sa parole. La loyauté sa nature et le but sa voie. La voie droite sa relativité. Je lui donnerai en particulier un Livre (le Coran), confirmateur de ce qu'il a devant lui le Livre (la Bible). Je le ferai voyager auprès de Moi et le ferai monter de ciel en ciel jusqu'à ce qu'il s'élève. Puis, Je le ferai approcher (de Moi) et le saluerai. Je Me relèverai à lui, puis, le renverrai à Mes esclaves. Protecteur de ce qui lui a été confié. Exécuteur de ce qui lui a été ordonné. Il appellera à Mon Unicité avec la douceur du langage et la meilleure exhortation. Il n'est ni rude ni sévère. Il n'élève pas (sa voix) dans les marchés. Indulgent pour celui qui l'aura pris pour son compagnon. Miséricordieux pour celui qui aura cru en lui. Sévère pour celui qui l'aura pris pour son ennemi."

   également :

"...Sévère pour celui qui l'aura pris pour son ennemi. Il appellera son peuple à Mon unicité et Mes adorations. Il les informera de ce qu'il a vu de Mes signes. Ils mécroiront en lui et lui feront du mal." 

  Conclusion :

   Pareil texte ne peut être jugé par les gens de la Bible qu'apocryphe, soit incompatible avec les croyances actuelles des Églises. Pourtant, Daniel, être particulièrement aimé et choyé du monde évangélique ; a vu lui aussi ses propos soumis à la censure religieuse. Preuve en est, ce texte que nous rapportons ici, et qui n'existe nulle part dans les documents dit officiels (ou canoniques), des gens de la Bible. Il est vrai que ce qui a été révélé, par le Seigneur des mondes, à Daniel (sur lui la Paix !) ; montre bien que les Fils d’Israël et les Judaïsés étaient dans l’attente de deux prophètes messagers. La perte du Temple étant compensée par la venue du Sceau de la Prophétie, soit le Prophète annoncé dans les Écritures anciennes (la Bible). Enfin, et comme on peut le constater également, le peuple d’Israël a perdu sa place de « Peuple élu » lors de la destruction du premier Temple. Ses faux-pas l’ont fait rétrograder au rang des autres peuples. Pire ! « Ils ont donc acquis colère sur colère, car un châtiment avilissant attend les mécréants ! » (Coran II 90). 

La colère divine. Pour qui et contre qui ?  

   D’après le fils d’Abbas, « ils [les Fils d’Israël, les Judaïsés] ont encouru ainsi la Colère divine pour avoir nié la vérité de ce Prophète après avoir déjà encouru la Colère divine pour avoir négligé la Thora »

   Cha’bî a dit : « Au jour de la Résurrection, les hommes seront répartis en quatre demeures spirituelles : il y aura celui qui aura « nié et couvert » la vérité de Jésus tout en croyant à Mohammad et qui n’aura qu’une seule récompense. Il y aura celui qui aura nié et dissimulé la vérité de Jésus et celle de Muhammad et qui encourra Colère divine sur Colère. Il y aura enfin l’associateur arabe [de l’Ignorance], qui aura nié la vérité de Jésus mais qui sera mort avant la venue de Mohammad et qui n’encourra qu’une seule Colère ».

   D’après d’autres commentateurs, la première Colère divine encourue par les Juifs est due à leur rejet de l’Évangile et de Jésus [voir au verset II 87] et d’après d’autres, elle est due au fait que certains d’entre eux s’adonnèrent au culte du Veau d’Or [voir II 54]. Tous sont unanimes pour considérer que la seconde Colère divine est due à leur attitude de « mécréance » (koufr), c’est-à-dire de négation et de dissimulation à l’égard de Mohammad (sur lui Prière et Paix !).  

De même : Par Dieu, (Il) est connaisseur des (gens) prévaricateurs.

Soit : il y a pour là les pour les judaïsés, à la fois une menace, une intimidation et une mise en garde. Et au Seigneur et Saint d'Israël de mettre en avant le vocable "prévarication" parce qu'il englobe en lui-même, une grande étendue de significations. Ainsi, chaque mécréant est un prévaricateur, mais à l'inverse, tout prévaricateur n'est pas forcément un mécréant. C'est pour cette raison que ce vocable a été pris au sens large du mot, et aux judaïsés, ici, d'entre être les premiers concernés.

Selon le fils de Djarîj : "Dieu possède la Science [véritable] au sujet de l'injustice des hommes qu'ils soient juifs, nazaréniens, ou appartenant à toutes autres traditions et Il sait ce qu'ils font. Le propre de l'injustice des juifs [de l'époque du Prophète], est d'avoir été impie à l'égard de Dieu, d'une part en transgressant l'ordre qu'Il leur avait donné d'obéir et de suivre le "Louangé" [annoncé dans leur Livre] et cela, alors qu'ils avaient eux-mêmes imploré [contre les Arabes associateurs] l'assistance de ce Prophète avant qu'il ne soit suscité et, d'autre part, ils ont été impies dissimulateurs en reniant la vérité de sa fonction prophétique alors même qu'ils savaient qu'il était prophète et messager". (à suivre)

Que le Seigneur des mondes nous guide tous dans ce qu'Il aime et agrée !


[1] Le Créateur des cieux et de la terre est donc la seule et véritable divinité qu’on adore et qu’on se doit d’adorer véritablement.
[2] En langue arabe, Allah. En hébreu, ïl. Nom divin, il est employé couramment pour les gens de l’Evangile de langue arabe. En français, le terme Dieu est compris généralement, non comme un Nom divin, mais plutôt comme signifiant l’Etre-Suprême, le Créateur et Maître de l’Univers.
[3] Formules d’eulogies comme : que Dieu prie sur lui, l’agrée, lui fasse miséricorde, etc., formules propres à  l’Islam traditionnel. Les exégètes interprètent la « prière » divine comme étant un octroi de Sa miséricorde et la « prière » angélique comme une demande de pardon pour les créatures.
[4] Soit : Ahmad-Mohammad, fils d’Abd Allah, (...) fils d’Ismaël, fils d’Abraham  (sur eux la Paix !). Pour l’Islam traditionnel, il est le Sceau de la Prophétie, le Sceau des prophètes et messagers divins.
[5] Dans Sa parole : « A Dieu appartient la Royauté des Cieux et de la terre » (Coran II 107). Selon Tabari : Il s’agit ici de la Royauté (moulk) comparable à l’autorité du sultan. Quant au Royaume (mamlaka), il est en deçà de la Royauté [dans la hiérarchie des réalités].
   Dieu veut dire ceci à Son prophète : Ne sais-tu pas que Je possède la Royaume (moulk) et l’Autorité (sultân) sur les Cieux et la terre, que Je décrète ce que Je veux pour l’un et l’autre comme pour tout ce qui s’y trouve, J’y ordonne et J’y interdis ce que Je veux et par lesquels Je juge les affaires de Mes serviteurs et J’en confirme ce que Je veux.
   Ce verset comporte donc aussi une réfutation des affirmations des Juifs qui prétendent nier que Dieu puisse « abroger » des statuts énoncés dans la Thora et rejettent la fonction prophétique de Jésus et de Mohammad (sur eux la Paix !) qui ont chacun fait connaître les modifications que Dieu apporta aux statuts énoncés antérieurement.
   Dieu les informe donc que la Royauté et l’Autorité sur les Cieux et la terre Lui appartiennent, que les créatures relèvent de Son royaume, que l’obéissance à Son égard consiste à écouter ce qu’Il révèle, et à obéir à Ses ordres et à Ses interdits...*
[6] Dans une (prétendue) lettre aux Hébreux, soit aux Fils d'Israël, à Paul le pharisien de déclarer :
   "Voilà pourquoi le Messie dit, en entrant dans le monde :
   "Tu n'as voulu ni sacrifice ni oblation..." (Bible. Hb. 10:5, Ex : 30:9).
   Selon Rachi : C'est-à-dire ni holocauste ni offrande. L'holocauste consistant en une bête ou un volatile, l'offrande en pain. Désigne l’oblation de fleur de farine mélangée avec de l’huile (Radak).
   Parmi les choses qui seront abolies par la loi contenue dans l’Évangile, on notera tout ce qui touche l’offrande ou le sacrifice. Toutefois, Paul le pharisien s’il admet volontiers l’abolition des sacrifices, présentera le fils de Marie comme l’objet d’un holocauste expiatoire. Il introduira, en outre, la notion, parmi les gens de l’Évangile ; d’un être mourant pour le salut spirituel (et non plus matériel) de toutes les nations (et non plus du seul Israël). Qu’on en juge :
   « ...à l’exemple du Christ qui vous a aimés, et s’est livré lui-même pour nous en offrande et en sacrifice d’agréable odeur fait à Dieu (Bible. Eph. 5:2).
  Quand le Sceau de la Prophétie se présenta à la communauté juive de Médine et de ses alentours, à eux de lui déclarer :
   "Vraiment Dieu a conclu une alliance avec nous, nous enjoignant de ne pas croire en un messager tant qu'il ne nous a apporté une offrande que le feu (du ciel) consume". (Coran III 183 ; comparer : Bible. Thora. Gn. 15:17 ; Lv. 9:23-24 ; I Rois, 18,38).
   Ceux-ci se garderont toutefois de mentionner la suite de la parole divine, qui était entre autre :
   "... (ceci) jusqu'à ce que vienne le Messie et Mohammad. Sont-ils venus, alors à vous de croire en eux  sans (leur demander au préalable de) sacrifice (qorbân)."
   Ainsi, deux personnages importants et non un, n'ont voulu ni sacrifice ni offrande : le Sceau des prophètes d’Israël, le Messie fils de Marie, et le Sceau de la Prophétie, le prophète Mohammad (sur lui Prière et Paix !). Ceci, les gens de la Thora l’ont censuré de la Thora originelle. Quant à Paul,  il dévoile certaines choses, certes, mais en cache d’autre au monde de l’Évangile. Puis, il interprète comme il veut le sens des Écritures.
[7] Rabbi Manassé ben Israël, qui a vécu aux Pays-Bas de 1604 à 1657, a employé dans son vibrant plaidoyer pour l’émigration des Juifs en Angleterre l’argument suivant. Il est contenu dans son exposé « Esperanza de Israël », adressé au Parlement anglais, et répété ensuite dans sa lettre à Cromwell. « Le futur Messie ne pourra venir que lorsque toutes les prévisions de la Thora auront été réalisées. Or à cet effet, il est nécessaire que les Juifs soient dispersés « d’un bout à l’autre ». C’est pourquoi les Juifs devraient être admis en Angleterre, qui, étant « un angle de la terre », constitue de ce fait une extrémité ».
   De plus, il y a de nombreux indices que les Chrétiens d’Angleterre sont des descendants des dix tribus perdues. Il n’y a donc pas de raison d’y refuser aux Juifs l’immigration. Grâce à ces arguments Manassé ben Israël a beaucoup contribué à l’accueil favorable aux Juifs en Angleterre. (Commentaires Thora. Ki Tavo, 18 64). Bizarre que les Celtes, les Bretons soient de descendances des Fils d'Israël.
[8] Certes, car on suivra en ce temps-là, le Faux-Messie…
[9] Voir Ibn Athîr, le Commentaire de Khazan, etc.
[10] la façon d’écrire, en langue sémitique, est proche. La vocalisation peut être un sujet à contradictions. Voir changer totalement le sens demandé. Dans ce sens, les Dignitaires religieux de l’Évangile sentant le danger de garder l’Évangile intact en araméen ou syriaque ou en hébreu, après sa traduction en grec ou en latin ; se chargèrent très vite de le faire disparaître. Pour éviter ainsi toute contradiction. Or, nous savons tous que le latin comme le grec n’ont jamais été les langues (ou la langue) du fils de Marie (sur lui la Paix !).
[11] Parole d’actualité jusqu’à notre époque. A-t-on entendu et obéi au Sceau de la Prophétie lors de son apparition ? Nullement.
[12] Parole à méditer pour les gens de la Thora.
[13] Idem. Un malheur n’arrive jamais sans une cause. Facile de rejeter la faute sur l’autre. En tant que « peuple élu » pourquoi cette avalanche de châtiments ? L’obéissance Seigneur de l’Univers est exigé à l’ensemble des créatures. Écoute et Obéis dira le Seigneur, et tu vivra heureux dans ce monde et dans l’Autre. Dans le cas contraire, ne te plains pas sauf à toi-même ! et arrête de pleurnicher et d’injurier les cieux et la terre et tout ce qu’ils contiennent !


Point de divinité, de dieu que Dieu !
« Vulnerant omnes, ultima necat. »
Nous ne le dirons jamais assez.
Explicit totus liber.

*Droits de reproduction et de diffusion réservés ; © Le Carrefour de l’Islam
  Usage strictement personnel. L'utilisateur ne peut traduire, exporter, publier tout document du site sans autorisation préalable. L’utilisateur du site reconnaît avoir pris
connaissance du droit d’usage, en accepter et en respecter
    les dispositions.
         Politique de confidentialité du site.

 

Retour au menu

Copyright © 2001 Le Carrefour de l'Islam. Tous droits réservés.
Cette page a été mise à jour le
14/05/06 .

Classement de sites - Inscrivez le vôtre! annuaire