Croyance

RELIGION. SENS.

Selon les Ecritures.

Le mot "Religion". Sa signification, selon le monde biblique et coranique. 

P

oint de divinité[1] excepté Allah[2] le Très Haut. Que les meilleures salutations[3] soient sur les prophètes et messagers divins dont le Sceau de la Prophétie[4].


Le sens du mot religion.


   La définition du mot « religion ». Version biblique.

   Les gens de la Bible de nous dire sur ce sujet[5] : De plus, qui ne voit que les désaccords touchant la nature de la religion engagent en réalité un autre débat, plus métaphysique que scientifique ? Derrière elle, c’est en fait (pour le dire brièvement) l’existence de Dieu qui est en cause, puisque, beaucoup d’esprits occidentaux, nier l’existence de la divinité (selon la conception chrétienne, n’est-elle pas le lien immuable et éternel qui unit la créature à son créateur ? Ils s'impliquent mutuellement : l'homme, la religion et la divinité forment selon cette perspective un ensemble unique et indivisible). Les débats ont été constamment dévoyés par la présence de cette équation théologique. Sans cesse s'est produite une confusion regrettable entre idées religieuses et idées sur la religion. On ne pouvait parler de celles-ci sans que ces opinions retentissent, et plutôt bruyamment, sur celles-là.

   Rien ne permet d'affirmer que cette équivoque se soit aujourd'hui dissipée. L'Histoire des religions contemporaine est restée trop souvent prisonnière des mêmes controverses métaphysiques dans lesquelles elle ne pouvait que s'embourber. Et bien qu'elle ait suscité un certain nombre d'opinions et un nombre plus considérable encore de discussions, elle n'a pas provoqué tant d'analyses originales ou de réflexions fécondes. La plupart sont restées prisonnières de son passé religieux.

   « Et en ces quatre choses : idées de revenants, ignorance des causes secondes, dévotion envers ce que craignent les hommes, et méprise faisant tenir pour des pronostics des accidents du hasard, consiste la semence naturelle de la religion, laquelle, en raison de la différence, selon les individus, des imaginations, des jugements, des passions, a donné, en se développant, des rites si différents que ceux qui sont pratiqués par un homme sont pour la plus grande part ridicules aux yeux d'un autre » (T. Hobbes, 1651).

   « C'est pourquoi nous pouvons conclure que dans toutes les nations les premières idées de la religion naquirent non d'une contemplation des œuvres de la nature, mais d'une préoccupation concernant les événements de la vie et les espoirs et les craintes incessantes qui meuvent l'esprit humain » (D Hume 1757).

   « D'une manière générale [...] on désigne par "religion" la relation de l'homme avec le sacré[6], qui se traduit, comme religion subjective, dans la vénération et l'adoration et qui s'incarne, comme religion objective, dans la confession, dans la parole, dans les actes [...] et dans le droit » (Petit dictionnaire de théologie catholique, 1969).

   « Mais lorsque la religion, la conscience de Dieu, est définie comme la conscience de soi de l'homme, il ne faut pas l'entendre  comme  si  l'homme  religieux  était  directement conscient que sa conscience de Dieu est la conscience de soi de sa propre essence, car c'est précisément ce manque de conscience qui fonde l'essence particulière de la religion. Pour écarter ce malentendu, il vaut mieux dire : la religion est la première conscience de soi de l'homme, mais elle est indirecte. C'est pourquoi la religion précède partout la philosophie, dans l'histoire de l'humanité aussi bien que dans l'histoire de l'individu » (L. Feuerbach, 1841).

   « La misère religieuse est, d'une part, l'expression de la misère réelle, et, d'autre part, la protestation contre la misère réelle. La religion est le soupir de la créature accablée par le malheur, l'âme d'un monde sans cœur, de même qu'elle est l'esprit d'une époque sans esprit. C'est l'opium du peuple. Le véritable bonheur du peuple exige que la religion soit supprimée en tant que bonheur illusoire du peuple » (K. Marx[7], 1844).

   « La religion est (considérée subjectivement) le fait de reconnaître dans tous nos devoirs un commandement divin » (E. Kant, 1793).
  
« L'essence de la religion consiste dans le sentiment d'une absolue dépendance » (F. D. E. Schleiermacher, 1821).
  
« Le sentiment religieux naît du besoin que l'homme éprouve de se mettre en communication avec les puissances invisibles » (B. Constant, 1830).

   « Nous entendrons dorénavant par religion (définition tout arbitraire, je le répète) les impressions, les sentiments et les actes de l'individu pris isolément, pour autant qu'il se considère comme étant en rapport avec ce qui lui apparaît comme divin. Ce rapport pouvant être moral, physique, ou rituel, il est évident que la religion prise dans ce sens peut donner naissance après coup à des constructions philosophiques, théologiques ou ecclésiastiques. Mais en étudiant ici les expériences religieuses nous aurons assez à faire et nous toucherons à peine aux questions de théologie ou d'église » (W. James, 1906).

   « La religion, c'est la prière intime et la délivrance. Elle est à ce point inhérente à l'homme qu'il ne saurait l'arracher de son cœur, sans être condamné à se séparer de lui-même et à tuer  ce  qui  constitue  proprement,  en  lui,  l'humanité » (A. Sabatier, 1897).

   (La religion) « est un commerce, un rapport conscient et voulu, dans lequel l'âme en détresse entre avec la puissance mystérieuse dont elle sent qu'elle dépend et que dépend sa destinée » (A. Sabatier, 1897).
  
(La religion est) « La façon dont l'homme réalise ses rapports avec les puissances surhumaines et mystérieuses dont il croit dépendre » (E. Goblet d'Alviella, 1887).

   « En somme, les croyances les plus caractéristiques de la vie religieuse peuvent se formuler ainsi :
  
1° Le monde visible n'est qu'une partie d'un univers invisible et spirituel d'où lui vient toute sa valeur.
  
2° La fin de l'homme est l'union intime, harmonieuse avec cet univers.
  
3° La prière — c'est-à-dire la communion avec l'esprit de l'univers, que ce soit un Dieu ou seulement une loi — est un acte qui ne reste pas sans effet : il en résulte un influx d'énergie spirituelle qui peut modifier d'une manière sensible aussi bien les phénomènes matériels que ceux de l'âme.
  
L'expérience religieuse présente en outre deux caractères importants :
  
1° Une nouvelle saveur s'ajoutant à la vie comme une pure grâce, et qui suscite soit un enthousiasme lyrique, soit un héroïsme exalté.
  
2° Une sécurité, une paix intérieure qui se manifeste au dehors par les effusions de la charité » (W. James, 1906).

   « (La religion) comporte deux aspects : tout d'abord un sentiment aisé à définir, bien que non exactement circonscrit, et en second lieu un ensemble d'actes, de coutumes, de croyances et de concepts associés à ce sentiment. La croyance la plus étroitement liée à ce sentiment particulier est celle qui a pour objet l'existence d'esprits extérieurs à l'homme, conçus comme plus puissants que lui et régissant toutes les phases de sa vie » (P. Radin, 1941).

   « In short, religion can be looked upon as an extension of the people's social relationships beyond the confines of purely human society. And for completeness' sake, we would perhaps add the rider that this extension must be one in which the human beings involved see themselves in a dependent position vis-à-vis their non-human alters — a qualification necessary to exclude pets from the pantheon of gods » (R. Horton).

   « I shall define "religion" as an institution consisting of culturally patterned interaction with culturally postulated super-human beings » (M. E. Spiro, 1966).

   « La religion signifie l'ensemble des rapports qui existent entre l'homme et le monde invisible » (B. Constant, 1830).
  
« Ensemble de doctrines et de pratiques qui constitue le rapport de l'homme avec la puissance divine » (É. Littré, 1872).
  
« Ensemble spécifique des croyances, des règles morales et des pratiques cultuelles par lesquelles l'homme établit ses rapports avec la divinité » (Grand Larousse de la langue française, 1977)[8].

   « Les religions, diamétralement opposées par leurs dogmes officiels, s'accordent cependant à reconnaître tacitement que le monde, avec tout ce qu'il contient et tout ce qui l'entoure, est un mystère qui veut une explication » (H. Spencer, 1862).

   « La religion est la détermination de la vie humaine par le sentiment d'un lien unissant l'esprit humain à l'esprit mystérieux dont il reconnaît la domination sur le monde et sur lui-même et auquel il aime à se sentir uni » (A. Réville, 1881).
  
« Un ensemble de scrupules qui font obstacle au libre exercice de nos facultés » (S. Reinach, 1909).

   « Dès lors, sous son aspect objectif, la religion active se compose d'attitudes, de pratiques, de rites, de cérémonies, d'institutions ; sous son aspect subjectif, elle consiste en désirs, émotions et idées provoquant et accompagnant ces manifestations objectives.
  
La raison d'être de la religion, ce n'est pas la vérité objective de ses conceptions, c'est sa valeur biologique. La valeur en question se mesure par l'efficacité de la religion qui procure au fidèle non seulement les résultats qu'il attend, mais aussi d'autres avantages parmi lesquels de très importants » (James H. Leuba, 1914).

   « La religion se compose de trois éléments : 1° la reconnaissance d'un pouvoir ou de pouvoirs qui ne dépendent pas de nous ; 2° un sentiment de dépendance à l'égard de ce ou de ces pouvoirs ; 3° l'entrée en relation avec ce ou ces pouvoirs. Si l'on réunit ces trois éléments dans une seule proposition on peut définir la religion comme la croyance naturelle à un ou à des pouvoirs qui nous dépassent, et à l'égard desquels nous nous sentons dépendants, croyance et sentiments qui produisent chez nous : 1° une organisation ; 2° des actes spécifiques ; 3° une réglementation de la vie ayant pour but d'établir des relations favorables entre nous-mêmes et le ou les pouvoirs en question » (M. Jastrow, 1901).

   « Nous dirons donc qu'il y a religion partout et seulement où se trouvera, implicite peut-être, mais certainement présent, et sertissant ses effets naturels de sérieux, de soumission, de crainte, le caractère transcendant de l'Être que vise la prière, le rite et le sacrifice. La religion se définira ainsi par l'ensemble des croyances, des sentiments, des règles et des rites, individuels ou collectifs, visant (ou imposés par) un Pouvoir que l'homme tient actuellement pour souverain, dont il dépend par conséquent, avec lequel il peut entrer (ou mieux : il est entré) en relations personnelles. Plus brièvement, la religion est la conversation de l'homme, individuel et social, avec son Dieu » (P. de Grandmaison, 1916).

   « D'un côté, les faits religieux manifestent la religion, une et indivisible, et l'histoire aura pour fin de montrer, à travers les phases qu'il faut qu'elle traverse, sa permanence et son identité. De l'autre, les faits religieux sont toute la religion ; ils garderont une indépendance relative et seront étudiés pour leurs particularités ; c'est le cas de la présente histoire. Nous préférons évidemment cette dernière méthode » (H. Hubert, 1904).

   « Une religion est un système solidaire de croyances et de pratiques relatives à des choses sacrées, c'est-à-dire séparées, interdites ; croyances et pratiques qui unissent en une même communauté morale, appelée Eglise, tous ceux qui y adhèrent » (É.Durkheim, 1912).

   « Par religion je n'entends pas les pratiques religieuses ou les croyances particulières, qui trop évidemment varient d'un état social à un autre. Mais la vraie religion est bien incapable de naître d'aucun rapprochement social ; car il y a en elle une négation fondamentale de tout donné extérieur et par là un arrachement au groupe, autant qu'à la nature. L'âme religieuse se cherche et se trouve hors du groupe social, loin de lui et souvent contre lui... » (J. Lachelier, 1913).

   « Les hommes attendent des diverses religions la réponse aux énigmes cachées de la condition humaine qui, hier comme aujourd'hui, troublent profondément le cœur humain » (déclaration Nostra œtate de Vatican II).

   « Nous avons déterminé l'aire du phénomène "religion" : nous y avons inclus... des croyances, des actions, des institutions, des conduites, etc., qui, malgré leur extrême variété, nous sont apparues comme les produits d'un type particulier d'effort créateur des différentes sociétés humaines, grâce auquel celles-ci tendent à acquérir le contrôle de ce qui, dans leur expérience concrète de la réalité, semble échapper à tous les autres moyens de contrôle » (A. Brelich, 1970).

   « II n'y  a pas — c'est une constatation immédiate — de terme indo-européen commun pour "religion" » (É. Benveniste, 1969).

   « La religion (du latin religare, "relier") est le lien qui relie l'homme au sacré et qui l'empêche de se sentir perdu au milieu d'un monde qu'il ne dominera jamais totalement. Il faut donc souhaiter que la crise d'agnosticisme par laquelle passe actuellement la civilisation occidentale débouche bientôt sur un authentique renouveau religieux qui nous arrachera à notre solitude » (J. Delumeau, 1993).

   « La religion est une faculté ou disposition mentale qui, indépendamment et voire en dépit des sens et de la raison, rend l'homme capable de saisir l'infini sous différents noms et sous des déguisements divers. Sans cette faculté aucune religion, pas même le culte le plus grossier s'adressant à des idoles et des fétiches, ne serait possible ; et avec un peu d'attention nous pourrons entendre dans toutes les religions une sorte de gémissement de l'esprit, un effort douloureux pour concevoir l'inconcevable, pour exprimer l'inexprimable, une nostalgie de l'infini, un cri d'amour vers Dieu » (M. Muller, 1873).

   (Selon la religion) « toutes les choses sont des manifestations d'une force qui dépasse notre connaissance » (H. Spencer, 1862).
  
« Les dogmes fondamentaux de la religion sont au nombre de deux: 1° l'existence de Dieu, d'un Dieu vivant, parfait, tout-puissant ; 2° le rapport, également vivant et concret, de ce Dieu avec l'homme » (É. Boutroux, 1908).

   « Cette métaphysique, que nous pouvons appeler la métaphysique du peuple, c'est la religion. Cependant la religion consiste en quelque chose de plus que les idées métaphysiques de la masse ; elle contient la capacité de discerner les moyens et les méthodes à appliquer pour éveiller d'une manière forte et durable le sentiment religieux avec cette métaphysique pour fondement, c'est-à-dire le culte religieux ; et, en second lieu, la religion contient les déductions qu'on tire de cette métaphysique pour les faire servir à la conduite pratique des hommes ; en d'autres termes, une morale religieuse » (E. von Hartmann, 1900).

   « Elle est la sphère où toutes les énigmes du monde se résolvent, où toutes les contradictions d'esprits en profonde méditation sont dévoilées et toutes les angoisses du sentiment apaisées... Toute la multiplicité des choses humaines, des actions, des joies humaines, tout ce que l'homme évalue et estime, tout ce où il cherche son bonheur, sa gloire et sa fierté — tout cela trouve son point de rencontre final dans ta religion, dans la pensée, la conscience et le sentiment de Dieu » (G. W. F.  Hegel, 1840).

   « Ce résultat, c'est que la religion, étant une partie intégrante de la nature humaine, est vraie dans son essence, et qu'au-dessus des formes particulières du culte, nécessairement entachée des mêmes défauts que les temps et les pays auxquels elles appartiennent, il y a la religion, signe évident chez l'homme d'une destinée supérieure » (E. Renan, 1857).

   « Les Religions sont des groupes de phénomènes religieux ; la Religion est la disposition de l'esprit humain qui engendre ces phénomènes » (E. Goblet d'Alviella, 1887).
  
« La religion est le fait de prendre en considération, avec conscience et attention... le numinosum... (qui) est ou bien la qualité d'un objet visible, ou bien l'influence d'une présence invisible qui détermine une modification de la conscience » (C. G.Jung, 1958).

   « En effet la religion est - c'est là un fait historique et psychologique - toujours métaphysique. C'est toujours une théorie naïve ou raisonnée de la réalité. C'est une tentative pour expliquer l'expérience humaine en la rapportant à des existences invisibles qui appartiennent, néanmoins, au monde réel » (G. T. Ladd, 1904).

   « Dans la sphère de la religion, l'émotion consiste en la conscience que nous avons d'être au pouvoir d'un Être que nous révérons comme l'Être suprême et à qui nous nous sentons attirés et apparentés ; elle consiste dans l'adoration qui nous force à nous consacrer tout entier à l'objet adoré, mais aussi à le posséder et à nous unir à lui » (C. P. Tiele, 1899).

   « Dans toute croyance religieuse, il y a nécessairement deux choses : un élément intellectuel, une connaissance qui constitue l'objet de la croyance ; un état affectif, un sentiment qui l'accompagne et s'exprime par des actes » (Th. Ribot, 1896).

   « Dans toute religion on fait un effort, avec l'aide du haut pouvoir spirituel que l'homme adore, pour résoudre la contradiction dans laquelle l'homme se trouve comme étant à la fois partie du monde naturel et une personnalité spirituelle qui prétend régir la nature » (A. Ritschi).

   « Pour employer les termes les plus larges et les plus généraux possible on peut dire que la vie religieuse consiste dans la croyance qu'il y a un ordre invisible et que notre bien suprême est dans le fait de nous adapter harmonieusement à cet ordre. Cette croyance et cet ajustement sont les attitudes religieuses de l'âme » (W. James, 1908).

   « La religion repose avant tout sur le besoin qu'éprouve l'homme de réaliser une synthèse harmonieuse entre sa destinée et les influences adverses » (A. Réville, 1881).
  
« Par religion j'entends dès lors l'activité propitiatoire et conciliatrice  exercée  à  l'égard  de  forces  supérieures  à l'homme, qui sont regardées comme dirigeant et contrôlant le cours de la nature et de la vie humaine » (J. G. Frazer, 1900).

   « [...]  sa fonction est  d'abord  de  fortifier et  de  confirmer l'autorité, partant de rendre le fort et le puissant encore plus puissant et plus fort [...] mais en second lieu, elle fait beaucoup pour protéger et entretenir le faible, surtout les femmes et les enfants, la vieillesse, les veuves et les orphelins [...] L'influence de la première fonction est éminemment politique, tandis que la seconde peut être appelée éthique » (F. Tönnies, 1906).

   « La religion est le noyau de la moralité, car la religion est la connexion de la vie humaine avec l'absolu et la loi morale est une loi absolue » (F. Adier, 1905).
  
« Toute religion commence par une émotion cosmique » (R. J. Campbell).
  
(La religion est) « la réponse saine et normale de l'esprit humain à tout ce que nous savons de la loi cosmique, c'est-à-dire aux phénomènes connus de l'univers considéré comme un tout intelligible [...] » (F. W. H. Myers).

   « Ce postulat universel, l'origine psychologique de toute pensée religieuse, c'est l'aveu ou, si vous aimez mieux, la supposition, que la volonté consciente est la source ultime de toute force. C'est la croyance que derrière ce monde sensible, phénoménal et distincte de lui, lui donnant forme, existence et activité, il y a la puissance ultime, invisible, incommensurable d'un Esprit, d'une Volonté consciente, d'une Intelligence analogue de quelque façon aux nôtres ; et - notez ce corollaire essentiel - que l'homme est en communication avec cette puissance » (D. G. Brinton).

   « Toutes les idées et tous les sentiments sont religieux qui se rapportent à une existence idéale » (W. Wundt).
  
« Il importe de distinguer deux  sens  du mot "religion". L'un, subjectif, envisage la religion comme une attitude d'âme ; il intéresse surtout le psychologue. L'autre, objectif, considère la religion comme une réalité extérieure aux consciences individuelles ; il intéresse spécialement l'historien.

   Au sens objectif, en s'efforçant d'englober dans la définition tous les traits plus communément admis comme caractéristiques et de réserver la solution des problèmes contestés, on pourrait dire, semble-t-il : la religion est un ensemble de croyances et de pratiques (ou d'attitudes pratiques) concernant une réalité personnelle ou impersonnelle, unique, multiple ou collective, mais  suprême en quelque façon, dont l'homme d'une manière ou d'une autre se reconnaît dépendant et avec laquelle il veut entrer en relation » (H. Pinard de la Boullaye, 1925). (Op. cit.) (à suivre)  


[1] Le Créateur des cieux et de la terre est donc la seule et véritable divinité qu’on adore et qu’on se doit d’adorer véritablement.
[2] En langue arabe, Allah. En hébreu, ïl. Nom divin, il est employé couramment pour les gens de l’Evangile de langue arabe. En français, le terme Dieu est compris généralement, non comme un Nom divin, mais plutôt comme signifiant l’Etre-Suprême, le Créateur et Maître de l’Univers.
[3] Formules d’eulogies comme : que Dieu prie sur lui, l’agrée, lui fasse miséricorde, etc., formules propres à  l’Islam traditionnel. Les exégètes interprètent la « prière » divine comme étant un octroi de Sa miséricorde et la « prière » angélique comme une demande de pardon pour les créatures.
[4] Soit : Ahmad-Mohammad, fils d’Abd Allah, (...) fils d’Ismaël, fils d’Abraham  (sur eux la Paix !). Pour l’Islam traditionnel, il est le Sceau de la Prophétie, le Sceau des prophètes et messagers divins.
[5] Voir : L’Occident et la religion. Daniel Dubuisson. Edit. Complexe. On y traite du mot « religion » en milieu évangélique d’Europe. Dans les milieux intellectuels, philosophiques, religieux, etc.
[6] En note : Cf. n. 3 p. 80 et n. 1 p. 227. L’argument fondamental d’un historien des religions comme Delumeau est donc littéralement le même que celui des théologiens catholiques. En quoi, se demandera-t-on avec une certaine perplexité, a consisté dans ces conditions l’effort propre de la recherche et de la conceptualisation scientifiques ?
[7] Homme toranique : Moses Modechai Marx Levi (alias Karl Marx). Il sera, à travers sa philosophie matérialiste et athée, la cause de millions de morts en terre d’Europe de l’Est et d’ailleurs.
[8] En note : On le constate, peut-être avec étonnement, mais entre 1872 (citation précédente) et 1977, malgré plus d’un siècle de recherches en Histoire des religions, les définitions n’ont pas sensiblement évolué…

Point de divinité, de dieu que Dieu !
« Vulnerant omnes, ultima necat. »
Nous ne le dirons jamais assez.
Explicit totus liber.

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25/06/08 .

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