Au nom de DIEU, Allaha, 
Le TOUT-MISÉRICORDIEUX, le TRÈS-MISÉRICORDIEUX !
Que les meilleures salutations soient sur les Messagers et Prophètes divins !

   S'agissant de l'interrogation de celui qui se demande : Comment choisir notre épouse de notre temps ? Est-ce qu'il adoptera les pratiques actuelles ? C'est une interrogation étonnante ! Car la façon de choisir actuellement chez bon nombre de gens de confession soumise, n'a rien de légal par rapport aux dispositions de la loi religieuse. Et aucun prophète ne l'approuvera. 

Dans la recherche de qualités chez l'épouse : le bon caractère.
 

Pour l'Imam Ghazâli (que Dieu lui fasse miséricorde !), le but essentiel du mariage bien compris est double : social et spirituel. D'un point de vue social il est la garantie du prolongement de l'espèce, ce qui fait écho à une célèbre tradition prophétique (hadith) : « Mariez-vous, vous vous multiplierez ; et au jour de la Résurrection, je tirerai fierté de votre grand nombre devant les autres communautés... » En cela, sa pensée ne diffère guère de celle de toutes les grandes civilisations classiques qu'elles soient de l'Inde, de l'Extrême ou du Moyen-Orient, ou encore de l'Occident du Moyen-âge. D'un point de vue spirituel, le mariage est un facteur d'équilibre qui procure au disciple sensuel une tranquillité d'esprit lui permettant de se consacrer à l'essentiel : l'adoration et l'invocation de Dieu (dhikr), la méditation, l'étude religieuse, ou encore le service de son Maître.

Louange à Dieu, qui agença une création si complexe que toutes les flèches des vaines conceptions ne sauraient percer les prodiges ! 
Une des merveilles de cette Grâce divine est qu'Il créa l'homme à partir du liquide [séminal] (Coran XXV 54). Puis Il le soumis au désir amoureux, par la force duquel Il le contraignit à se reproduire, préservant ainsi, de façon impérieuse, la postérité du genre humain. Puis Dieu exalta l'importance du droit lignage, lui attachant une si grande valeur qu'Il en interdit le libertinage ((sifâh). Il insista sur la laideur de ce vice en le réprimant et en le sanctionnant, et décréta que s'y livrer constitue un crime abominable, d'une extrême gravité. En même temps, Il incitait [l'homme ] au mariage, l'exhortant à cela par des injonctions et des recommandations...

Cela dit : le mariage constitue à la vérité une aide précieuse en matière de religion ; par lui, les démons sont humiliés. C'est un bastion inexpugnable dressé contre les ennemis de Dieu, et le moyen [pour la Communauté] de croître et de multiplier, faisant ainsi l'objet de la fierté du Prince des Envoyés vis-à-vis des autres prophètes. Quel sujet mérite donc plus qu'on analyse les causes, qu'on retienne les traditions et les convenances qui s'y rattachent, qu'on en expose le dessein et les objectifs et qu'on en détaille les différentes rubriques qui le composent ? 

L'adage dit : Femme de mauvais caractère, tu n'épouseras point.

  1. Celle qui gémit (al-'annâna),
  2. celle qui se fait valoir (al-mannâna),
  3. celle qui regrette (al-hannâna) ;
  4. celle qui convoite (al-haddâqa),
  5. celle qui se pomponne (al-barrâqa),
  6. et celle qui jacasse (al-shaddâqa).
  7. L'Iman d'écrire et concernant le bon caractère chez la conjointe : 

    Voilà également un critère fondamental dans le choix d'une conjointe, qui permet à l'homme de trouver dans le mariage tout à la fois la liberté d'esprit et une assistance dans sa vie religieuse. En effet, si la femme a mauvais caractère, qu'elle se montre dure en paroles, de mœurs grossières et ingrate envers son mari, celui-ci en tirera plus de dommages que de bienfaits ! Supposer avec patience tout ce que peut proférer la langue d'une femme est [d'ailleurs] l'une des épreuves auxquelles sont soumis les saints. 
    Un lettré arabe nous a laissé ce conseil :

    – " Il est six qu'il ne faut point épouser : celle qui gémit (al-'annâna), celle qui se fait valoir (al-mannâna), celle qui regrette (al-hannâna) ; celle qui convoite (al-haddâqa), celle qui pomponne (al-barrâqa), et celle qui jacasse (al-shaddâqa)". La mannâna est celle qui ne fait jamais la moindre faveur à son mari sans la lui rappeler complaisamment par la suite en lui disant : c'est pour toi que j'ai fait ceci, c'est pour toi que j'ai fait cela... La hannâna c'est celle qui sans arrête ressasse avec nostalgie et tendresse les qualités d'un premier mari ou l'enfant d'un premier lit : de celle-là aussi il faut savoir se garder ! la haddâqa, c'est celle qui jette un regard d'envie sur tout ce qui l'entoure et qui force son mari à lui acheter ce qu'elle désire. Le mot barrâqa désigne pour sa part deux sortes de femmes : soit celles qui passe ses journées à se lisser et se maquiller le visage, jusqu'à ce que ces soins répétés lui confèrent un éclat incomparable ; soit celle qui s'irrite perpétuellement de ce qu'il y a à manger à la maison. 

    La 'annâna est celle qui gémit et se plaint sans cesse, et qui, toutes les heures, se met un bandage autour de la tête ; quel bien peut-il y avoir à épouser une femme perpétuellement malade, que son mal soit réel ou imaginaire ?La mannâna est celle qui ne fait jamais la moindre faveur à son mari sans la lui rappeler complaisamment par la suite en lui disant : c'est pour toi que j'ai fait ceci, c'est pour toi que j'ai fait cela... La hannâna c'est celle qui sans arrête ressasse avec nostalgie et tendresse les qualités d'un premier mari ou l'enfant d'un premier lit : de celle-là aussi il faut savoir se garder ! la haddâqa, c'est celle qui jette un regard d'envie sur tout ce qui l'entoure et qui force son mari à lui acheter ce qu'elle désire. Le mot barrâqa désigne pour sa part deux sortes de femmes : soit celles qui passe ses journées à se lisser et se maquiller le visage, jusqu'à ce que ces soins répétés lui confèrent un éclat incomparable ; soit celle qui s'irrite perpétuellement de ce qu'il y a à manger à la maison. Elle veut toujours manger seule, considérant en toutes circonstances qu'elle a une part trop petite. Cet usage nous vient du dialecte yéménite dans lequel on emploie le verbe baraqa avec le sens de rechigner devant la nourriture. Enfin, la shaddâqa est celle qui n'arrête pas de parler, déversant avec volubilité tout un flot de paroles ! C'est à ce genre de personne que fait allusion le Prophète (sur lui Prière et Paix !) lorsqu'il dit : "En vérité, Dieu (exalté soit-Il !) déteste le braillard qui parle à tort et à travers [ou encore : le hâbleur, al-mutashaddiq, de la même racine que al-shaddâqa]."

  8. celle qui demande le divorce (al-moukhtali'a),
  9. la mondaine (al-moubâriya),
  10. la dévergondée (al-'âhira) ;
  11. l'indocile (al-nâchiz),
  12. On rapporte que l'Ermite de [la tribu de ] Azd rencontra un jour le prophète Élie (Ilyâs) au cours de l'une de ses pérégrinations ; celui-ci interdit la continence et lui ordonna au contraire de se marier, en ajoutant ce conseil : "Mais il est quatre sortes de femmes que tu n'épouseras pas : celle qui demande le divorce (al-moukhtali'a), la mondaine (al-moubâriya), la dévergondée (al-'âhira) et l'indocile (al-nâchiiz)."

    La moukhtali'a, c'est celle qui, toutes les heures et sans aucune raison, demande à son mari de la répudier moyennant une compensation financière (khoul) ; la moubâriya est celle qui rivalise de beauté et d'élégance avec les autres femmes, et qui ne s'enorgueillit que de mondanités ; les 'âhira est la dévergondée qui est connue pour fréquenter un amant ou un petit ami. C'est à ce type de femmes que Dieu fait allusion dans le verset : [N'épousez pas} celles qui prennent un amant (Coran IV 25). Quant à la nâchiz, c'est celle qui méprise son époux, le prenant de haut en actes et en paroles (le mot nachz désigne un lieu proéminent, qui s'élève au-dessus du sol).

    'Alî (que Dieu l'agrée !) disait ceci : "Il y a trois défauts de caractère chez les hommes qui deviennent vertus chez les femmes : l'avarice, l'orgueil et la poltronnerie." En effet, une femme avare garde précieusement le patrimoine de son mari et le sien propre ; si elle est fière et orgueilleuse, elle refuse de s'abaisser à adresser à qui que ce soit un mot gentil, une parole suspecte ; et lorsqu'elle est peureuse, elle s'effraye de tout, et ne met par conséquent jamais le nez hors de sa maison, évitant par peur de son mari tout lieu compromettant.

    Ces propos indiquent donc quels traits de caractère il convient de rechercher chez la femme que l'on désire épouser. [Explicit] (Extraits. Des vertus du mariage. Ghazâli. Edit. Alif Editions).


Point de divinité, de dieu que Dieu !
"Vulnerant omnes, ultima necat."
Nous ne le dirons jamais assez.
Explicit totus liber.

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Cette page a été mise à jour le 29/05/07 .
 

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