Au nom de DIEU,
Le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux !
Que les meilleures salutations soient sur les Messagers et Prophètes divins !

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La lointaine Antiquité.

   "La première loi de l'Histoire est de ne pas oser mentir. La seconde est de ne pas craindre d'exprimer toute la vérité..." (Léon XIII)

   N'est-il donc point absurde que les Gens de la Bible s'aveuglent ainsi en croyant être seuls à connaître l'Antiquité et à en rapporter exactement l'histoire ? Et ne peut-on point facilement apprendre de leurs historiens mêmes que, loin d'écrire de science certaine, chacun d'eux n'a lait qu'émettre des conjectures sur le passé ? Le plus souvent, en tout cas, leurs textes bibliques se réfutent les uns les autres et ils n'hésitent pas à raconter les mêmes laits de la façon la plus contradictoire. Il serait superflu d'apprendre aux lecteurs, qui le savent mieux que tous, combien Matthieu diffère de Luc, par exemple, sur les généalogies du Messie fils de Marie (sur lui la Paix !). Même sur l'histoire de leurs prophètes, le monde biblique n'a pu s'entendre entre eux. Et pourquoi parler uniquement de l'histoire du peuple d'Israël dans les Annales de la Bible et de faits moins considérables, quand sur les prophéties et sur leurs réalisations qui les accompagnèrent les gens de la Torah et ceux de l'Évangile se contredisent ? Sur bien des points, les gens de la Bible accusent la partie adverse d'avoir falsifier les textes bibliques, l'histoire sainte. Le Coran même est accusé d'erreurs par bon nombre de gens du monde biblique, lui qui pourtant rapporte avec la plus grande exactitude l'histoire passée. L'insouciance et l'inconscience du monde toranique, depuis l'origine, à interpréter comme bon leur semblait chaque événement de leur histoire et l'histoire des peuples, voilà surtout ce qui causa les erreurs et autorisa les mensonges de ceux qui plus tard voulurent écrire sur l'Antiquité.

 Ainsi, c'est la falsification (Coran II 75 ; IV 46 ; V 13, 41), à la base de l'histoire des Fils d'Israël et des Judaïsés, de toutes leurs Écritures et Annales, propres à éclairer les hommes désireux de s'instruire et à confondre l'erreur, qui explique les nombreuses divergences de ceux qui suivirent. En second lieu il faut ajouter à celle-là une cause importante et primordiale. Ceux qui ont entrepris d'écrire ne se sont point attachés à chercher à établir la vérité, malgré la profession de foi qui revient toujours sous leur plume, mais ils ont fait montre de leur partialité d'écrivain, d'homme biblique, d'homme partiel, d'homme sectaire ; et si par un moyen quelconque ils pensaient pouvoir en cela surpasser la réputation des autres, ils s'y pliaient, les uns se livrant aux récits mythiques, les autres, par flatterie, à l'éloge de leurs cités, de leurs concitoyens et de leurs rois. D'autres encore s'adonnèrent à la critique des événements et des historiens, dans la pensée d'établir ainsi leur réputation. Bref, rien n'est plus opposé à l'histoire que la méthode dont ils usent continuellement. Car la preuve de la vérité historique serait la concordance sur les mêmes points des dires et des écrits de tous ; et, au contraire, chacun d'eux, en donnant des mêmes faits une version différente, espérait paraître par là le plus véridique de tous. Ainsi pour l'éloquence et le talent littéraire nous devons céder le pas aux historiens bibliques, mais non point aussi pour la vérité historique en ce qui concerne l'antiquité, et principalement quand il s'agit de l'histoire nationale de chaque pays, de chaque nation ou tribu.

   La rédaction des Annales confiée aux prêtres du monde toranique. La fondation du grand Sanhédrin.

   "Certes, ce Coran raconte aux Fils d'Israël la plupart de ce en quoi ils divergent, cependant qu'il est, pour les croyants, assurément, guidée et miséricorde. Ton Seigneur décidera parmi eux, par Son jugement, tandis qu'Il est Lui, le puissant, le sage. (Coran XXVII 76-78).

      A entendre le monde toranique, c'est Moïse lui-même qui fondera cette institution, ceci sur les conseils de son beau-père. Pour preuve : 

   « L’Eternel répondit à Moïse, Assemble moi soixante dix hommes entre les Anciens d’Israël, que tu connais pour être des Anciens et ses Magistrats. Tu les amèneras devant la Tente d’Assignation - le Ohel Mohèd - et là ils se rangeront près de toi. Je descendrai et Je parlerai avec toi là-bas, et j’élèverai une partie de leur esprit qui est sur toi et je le mettrai sur eux. Alors ils porteront avec toi les charges du peuple, et tu ne le porteras plus à toi tout seul » (Bible. Nomb - Béhahalotékha 11-16). Les membres du Sanhédrine (1), dit-on, auront la tâche de seconder Moïse lors des jugements publics, d’assurer le respect des prescriptions de la Torah, de maintenir l’enseignement et l'application des préceptes oraux révélés au mont Sinaï ; « Tu établiras pour toi des Juges et des préposés, dans toutes les portes que l’Éternel ton Dieu te donne, pour tes tribus, et ils jugeront le peuple avec équité » (Bible. Deut 16-18).
  
Le Sanhédrin (dérivé du mot grec « sunedrion », assemblée siégeante, congrès) était un aréopage de doctes juifs faisant office d'autorité suprême religieuse et de cour de justice politique au temps du Second Temple. Il siégeait à Jérusalem et avait juridiction sur la Judée.
   Par analogie, titre donné à l’Assemblée convoquée par Napoléon pour donner forme solennelle aux dispositions prises pour l'administration des Juifs de l'Empire : le Grand Sanhédrin se réunit à Paris, dans la salle Saint-Jean, derrière l’Hôtel de Ville, du 9 février au 13 mars 1807. ( Wikipédia) Ne pas omettre aussi, et selon la Bible, la Valeur de l’Assemblée qui prononça la peine de mort contre Jésus-Christ

   Selon un autre avis, cette chaîne débute en l'an 1723 toranique, lors de la prétendue transmission des 7 lois de Noé par Chem et Héver. Ce qui est faux.

   L'erreur du monde toranique. 

   Le texte biblique recèle en lui de nombreuses irrégularités, lacunes. Premièrement : Dans des termes comme : Je descendrai et je parlerai avec toi là-bas ; est incompatible avec l'idée que l'on se fait en général de la Divinité, laquelle n'a rien à voir, de près ou de loin, avec les déplacements et les lieux. L'Anthropomorphisme est donc de rigueur dans la Bible et parmi les gens du monde toranique, de la Synagogue, en particulier. Secundo : De quel esprit s'agit-il ? Est-ce l'esprit de Justice comme on semble le supposer ? Troisièmement : La cause de la révélation de ce verset serait des pouvoirs enlevés au prophète Mochè (sur lui la Paix !) pour être donné à d'autres, en l'occurrence ici aux 70 ! Ce qui paraît douteux. Quatrièmement : A la lumière du Coran, on s'aperçoit qu'un fait, non mentionné dans la Bible a eu lieu, et en place de ce qui est dit de la part du monde toranique. Qu'on en juge :

   Et quand vous dîtes : « O Mochè (Moïse) nous te croirons que nous n'ayons vu Dieu (Hachem) clairement » ! ...Puis la foudre vous saisit tandis que vous regardiez.
   Puis Nous vous ressuscitâmes après votre mort. Peut-être auriez-vous été reconnaissants ! (Coran II 55-6).

   Les Fils d'Israël avaient vu les bienfaits de leur Seigneur envers le prophète Mochè (sur lui la Paix !). Eux aussi souhaitaient entendre directement la voix de leur Seigneur. De plus, ils  semblent avoir demandé ici l'impossible : voir leur Seigneur avait des yeux d'humains ! De leurs propres yeux ! Preuve que leur foi à l'invisible et à leur prophète était plus que douteuse, chancelante. Ils seront frappés par la foudre pour avoir osé poser pareille question. Ensuite, et sur les prières de leur prophète, ils seront ressuscités. Et comme le mentionne les commentateurs cela s'adresse uniquement aux 70. Pour preuve :

   Rabî fils de Anas a dit : « Des gens savants m’ont rapporté que les Fils d’Israël avaient dit à Mochè : « O Mochè ! Quelque chose s’interpose entre nous et la vison de Dieu. Demande Lui de nous faire entendre Sa parole lorsqu’Il te parlera ».
   Mochè demanda cela à son Seigneur qui lui dit : « Soit ! Ordonne-leur de se purifier, de purifier leurs vêtements et de jeûner ».
   C’est ce qu’ils firent. Mochè partit ensuite avec eux jusqu’au Mont Sinaï. Lorsque la Nuée les recouvrit, Mochè leur ordonna des ordres et ils se prosternèrent. Le Seigneur leur parla et ils entendirent clairement les ordres et les interdits [qu’Il formulait] de sorte qu’ils purent comprendre tout ce qu’ils avaient entendu.
   Mais lorsqu’ils revinrent parmi le peuple, certains d’entre eux altérèrent ce qu’ils avaient entendu, et quand Mochè disait au peuple : « votre Seigneur vous ordonne telle chose », ce groupe disait autre chose, totalement différemment de ce que Dieu avait ordonné ».
   On a dit que ceux qui vinrent avec Mochè sur le Mont Sinaï était au nombre de 70. Ce sont eux qui changèrent par la suite la parole divine. Et Dieu est plus Savant !

   Conclusion.

   La falsification des Écritures, des paroles des Prophètes, commencera donc à ce moment précis, et à travers ce groupe des 70. Et ces 70 individus porteront sur leurs épaules la responsabilité de tout un peuple, de toute une nation. De leur avenir dans l'Au-delà : élus ou damnés. Faisant fît des injonctions divines, ils n'hésiteront pas à mentir sur le Saint et Seigneur d'Israël et des mondes, et à le faire menteur. A partir de là comment confier, peut-on confier à des gens corrompus la responsabilité des Annales, de l'histoire de tout un peuple ? Surtout que cette falsification s'étendra à tous les niveaux de la société, dans tous les domaines, et ira en s'accentuant. Qu'on en juge :

   On a dit : « R. Juda a dit : Lorsque nos sages ont permis l’usage de la langue grecque, ils ont limité cette autorisation à [la traduction de] la Thora. Ils l’ont fait à cause de ce qui est arrivé au temps du roi Ptolémée. Qu’est-il arrivé ? On nous enseigne que ce roi avait réuni soixante-douze anciens et les avait installés dans des pièces séparées. Il n’avait révélé à aucun d’eux pourquoi il les avait rassemblés là. Puis il avait rendu visite à chacun d’entre eux : « Ecrivez-moi la Thora de Moïse, votre maître », leur avait-il ordonné. Mais le Saint, béni soit-Il, en sorte que les soixante-douze anciens aient une conscience commune, et ils écrivirent... » (Meguilla, 9a-9b).
   S’énonce alors une longue suite de versets attribués à cette traduction, qui ont la particularité de différer par un détail du texte hébreu original. Les rabbis citent par exemple « Dieu créa au commencement », qui devait être Au commencement Dieu créa (Gen. 1:1) ; ou « Je n’ai jamais pris à un seul d’entre eux une chose précieuse », au lieu de Je n’ai jamais pris à un seul d’entre eux son âne (Nom. 16:15) ; ou encore « C’est l’Éternel, ton Dieu, qui les a données en partage, pour qu’ils les éclairent, à tous les peuples dans le ciel », alors que « pour qu’ils les éclairent n’existent pas dans le texte (cf. Deu. 4:19), etc.
   L’un des changements les plus significatifs est évidemment celui touchant la traduction d’un verset de l’épisode Babel dans la Genèse :
   « Cinq anciens transcrivirent la Thora pour le roi Plolémée et ils modifièrent dix choses en elle, [parmi lesquelles :] va, Je vais descendre et là, confondre leur langage (Gen. 11:7). (Avoth de Rabbi Nathan, version B, chapitre 37).
   ...(« Or le séjour des Israélites depuis qu’ils s’établirent dans l’Egypte, avait été de quatre cent trente ans ») par : « Ceci est un des passages de la Tora qui ont été modifiés pour le roi Ptolémée. »... (S. Zagdanski. p, 123-124, 138).

   On a dit : Tout cela se trouve confirmé par un aveu des Hébreux eux-mêmes qui, en souvenir de la Version des Septante observaient solennellement un jeûne annuel d’un jour le 8 du mois de tepet (le 18 décembre) en effet à l’époque où la Version avait paru, le monde entier s’était trouvé plongé dans les ténèbres durant trois jours ; c’est ce que les livres rabbiniques observent, selon Casauban dans ses « Esercitazioni sopra gli Annale del Baranio » ; Bruxtorf dans sa « Sinagoga giudaica » et Hottinger dans son « Tesoro fi lologica ». Et les Juifs de Grèce ou « hellénistes » parmi lesquels se trouvait Aristée, considéré comme le chef de cette version, attribuant à cette dernière une autorité divine, s’attirèrent une haine mortelle des juifs de Jérusalem. (La science nouvelle. J.B. Vica).
   Autre témoignage : Le rabbin Lévy dans un sermon le 7 novembre 1909 : « Autrefois on croyait que chaque mot de la Bible était la vérité absolue. Il n'en est plus ainsi. Le travail des chercheurs a établi que la Bible est un produit de l'intelligence humaine du commencement à la fin, contenant certaines erreurs, certaines vues inexactes, dues à la faillibilité de ses auteurs qui étaient des hommes. C'est un résultat des plus précieux. »

   La contamination touchera également le monde de l'Évangile.

   Qu'on en juge : Dans son ouvrage La Genèse des Dogmes chrétiens, Louis Rougier écrit : Jusqu'à la fixation du Canon du Nouveau Testament dans le dernier quart du IIe siècle, les textes ont été exposés à des multiples périls : étourderies des copistes, malice des hérétiques, zèle pieux des orthodoxes, remaniements des harmonisateurs, interprétations des exégètes. Au fur et à mesure que les croyances évoluaient, les mêmes mots, les mêmes expressions changeaient de sens. Une accumulation de couches rédactionnelles venait grossir et amplifier des recueils de paroles ou de récits à l'origine très rudimentaires. Les rédacteurs travaillaient de seconde main (p. 252). Luc n'a pas procédé autrement ; il l'écrit lui-même : I.I.-3) Puisque beaucoup ont entrepris de composer un récit des évènements qui se sont accomplis parmi nous, tels que nous les ont transmis ceux qui figurent dès le début, témoins oculaires et serviteurs de la Parole, j'ai décidé, moi aussi, après m'être informé soigneusement de tout depuis les origines, d'en écrire pour toi l'exposé suivi, illustre Théophile.

   Certains faut croire ne savaient pas et ne faisaient pas grande différence entre le mensonge et la vérité historique. Sans doute, aurait-on du à cette époque s'inspirer de cette parole de Léon XIII : "La première loi de l'Histoire est de ne pas oser mentir. La seconde est de ne pas craindre d'exprimer toute la vérité...". Les gens sincères de la Bible ne peuvent donc nier que la contradiction règne en souveraine dans de nombreux passages de la Bible. C'est là pour nous la preuve évidente que la Bible a été falsifiée, changée, soumise à la censure. A ce sujet, à R. Ambelain d’écrire : « Les scribes anonymes qui, aux quatrième et cinquième siècles, ont rédigé les Évangiles que nous connaissons, n’avaient pas d’imagination. Autant pour éviter de trop s’éloigner de l’axe principal de la tradition, que pour avoir un canevas sur le quel il suffisait de transporter, ils ont conservé l’ossature historique générale. Les faits sont là, indéniablement ; ce qui est faux, ce sont les détails, et surtout les commentaires qu’ils y ont annexés par la suite. » (R. Ambelain. Jésus ou le Mortel secret des Templiers. Edit. R. Laffont. p. 208).
   De même : « ...Or, Origène a été refait par Rufin d’Aquilée, et cela au quatrième siècle, et ledit Rufin ne se cache pas de nous dire qu’il a corrigé Origène quand ce dernier ne lui paraissait pas orthodoxe. Il a le front de nous le dire en son introduction, et il affirme qu’il a fait comme Jérôme (saint), dans sa traduction que celui-ci avait faites des Homélies : « Lorsque, dans le texte grec (initial), il se trouvait quelque passage scandaleux, il passa partout la lime, il traduisit et expurgea, de façon que le lecteur latin n’y trouvât plus rien qui s’écartât de la foi... » (Praef. au De Princi. 2.)
   Et une question se pose : quels étaient donc ces passages « scandaleux » que l’on ne pouvait plus mettre sous les yeux des fidèles au cinquième siècle, à peine de détruire la légende ?... »
   Il en fut de même pour les Évangiles primitifs, et sous la plume de faussaires tels Jérôme ou Rufin, le lecteur de notre époque est assuré de rencontrer les falsifications les plus éhontées... » (Op. cit. p. 272).
   Et aussi : « Il est d’usage de chanter le laus des moines-copistes, ces bons et excellents pères qui, dans les monastères du Moyen Age, « recueillirent » et recopièrent les manuscrits grecs et latins.
   Ce que l’on omet de nous préciser, c’est ce que devinrent les originaux.
   ...Quant à l’authenticité absolue des Evangiles canoniques, nous nous bornerons à citer les paroles de l’abbé Bergier, en son « Dictionnaire de Théologie » :
   « Les hommes vraiment savants en matière d’exégète, et surtout sincères, reconnaissent que le texte du Nouveau Testament n’a pas été fixé avant la fin du sixième siècle. » (Op. cit. p. 34-35).
   En l’an 311 ou 312, l’empereur (d’Italie) Maximien Daza, fait afficher dans tout l’empire, les motifs légaux de la (présumée) condamnation du fils de Marie. Des documents comme les Actes de Pilate furent répandus partout, en tout l’Empire, et plus particulièrement dans les écoles.
   N’est-ce pas, Eusèbe de Césarée de déclarer notamment :
   « Ayant alors fabriqué des Actes de Pilate, et de notre Sauveur, tout remplis de blasphèmes contre le Christ, ils (les fonctionnaires de l’Empire) les envoient avec l’approbation du souverain, dans tout le pays soumis à son pouvoir, et au moyen d’affiches, ils recommandent qu’en tout lieu, dans les campagnes et les villes, on les expose bien en vue de tous, et que les maîtres d’école aient soin de les donner aux enfants, en guise d’enseignement, en leur faisant apprendre par coeur... » (Eusèbe de Césarée : Histoire ecclésiastique, IX, V, I).

   Alliance passée avec le monde biblique d'antan. Alliance rompue. 

   Les gens de la Bible, naguère, avait pris un engagement avec leur Seigneur. Pour preuve : A leur Seigneur de révéler à cet effet : « Sûr ! vous l’exposerez aux gens (la Bible), et point ne le cachez ! »… Puis ils l’ont jeté derrière le dos et l’ont vendu à vil prix. Comme est mauvais ce qu’ils achètent ! (Coran II 187 ; II 174).

   Contrairement aux assertions mensongères du monde biblique, leur Seigneur avait bel et bien prit, avec leurs ancêtres, un engagement : Ils exposeront la Bible telle quelle ! En aucun cas, ils y apporteront des modifications, rajouts, falsifications, omissions, transformations et autres. Mais ils devinrent infidèles à leur Alliance. La Bible "arrangée" fera place à la Bible originelle. Bien que les gens de la Bible de nos jours s'en défendent !
   Rappel. La Bible, chez les gens de l’Évangile, sera mise à disposition du grand public vers l’an 1600 environ. La Nouvelle Alliance divine, à travers le Sceau de la Prophétie, fera que le Gardien du Livre Saint sera dorénavant le Créateur Lui-même, et non Ses créatures (Coran XV 9). L’homme ayant été incapable d’assumer cette haute fonction.

   Abd Allah fils de Kathîr rapporte avoir entendu Moudjâhid expliquer ainsi ce verset : « Ils n’ont pas apprécié Dieu à Sa juste Valeur quand ils ont dit : « Dieu n ’a jamais rien fait descendre sur un homme ! » : c’était là les paroles dites par les associateurs qoreichites ;
   « Dis [leur] : Qui donc fit descendre le Livre que Mochè a apporté en guise de lumière et de guidance pour les hommes, qu’ils [les judaïsés] mettent en des parchemins qu’ils exhibent tout en dissimulant beaucoup ? » : il s’agit là des Juifs qui exhibent ces parchemins tout en dissimulant une grande partie [de ce qui s’y trouve énoncé].

   Conclusion.

   L'institution du Sanhédrin est donc une institution humaine, une institution voulue par le monde de la Synagogue, par le monde toranique, partie des Fils d'Israël et des Judaïsés. Une institution voulue pour justifier le bien fondé de leur existence et de leur survie. Elle ressemble en quelque sorte à l'institution papale instituée par certaines sectes (ou Églises) du monde évangélique, peu après. Preuve qu'il existe un décalage énorme, dans le monde biblique (toranique + évangélique), entre leur religion originelle et ceux chargés de l'établir et de la transmettre.  

La chaîne de la Transmission
Les étapes chronologiques de la Torah à nos jours.

   Selon Jacques Grunewald dans son ouvrage, « Chalom Jésus ! » (Note) : le sage remplace le prophète : « Avec la destruction du premier Temple, la prophétie a été enlevée aux prophètes pour être offerte aux sages », disait Rabbi Avidimi de Haïfa (Baba 12a et b). Une autre opinion (Yoma 21b) affirme que « l’Esprit saint » était absent du deuxième Temple. Dans cette perspective, la passation des pouvoirs, ou plutôt des derniers prophètes aux sages de la Grande Assemblée, est pleine et entière. Les Cohanim y seront présents eux aussi, mais leur influence diminue au fur à mesure que les rabbins l’emportent sur l’école sacerdotale déjà discréditée à l’époque de Malachie et dont les chefs vont être nommés par Hérode puis par Rome. Cette évolution est irrémédiable. En témoignage notamment une Baraïta (Yoma 71b) où l’on voit que même à Yom Kippour, seul jour où le rôle du grand prêtre était vraiment déterminant, la foule présente sur le mont du Temple accorda son attention et sa sympathie à Chemaya et Abtalyion, deux sages précédant l’époque des tanaïm, au détriment du grand prêtre qu’elle avait suivi jusque-là. (Op. cit. Edit. Albin Michel. p.196-7).
   De même : Quant au deuxième principe, il montre clairement que la Tora et son enseignement sont en phase de vulgarisation. Le temps des prophètes est fini, comme va finir celui des prêtres, en charge autrefois de la législation religieuse. Ces derniers auront pour mission d’appliquer le rituel sacerdotal dans le Temple reconstruit, sans plus. Quant à la Loi, ou Tora, elle sera interprétée par la Grande Assemblée, puis par le Sanhédrin ou les conseils des Sages, maîtres ou rabbins qui en sont les héritiers. Ce sont eux, et personne d’autre, qui vont tracer la voie royale sur laquelle Israël est tenu de progresser. Il n’y a plus de prophètes, parce qu’on n’a plus besoin d’eux. Ni Israël ni Dieu n’ont besoin de prophètes. (Op. cit. p. 70).Selon Jacques Grunewald dans son ouvrage, « Chalom Jésus ! » (Note) : le sage remplace le prophète : « Avec la destruction du premier Temple, la prophétie a été enlevée aux prophètes pour être offerte aux sages », disait Rabbi Avidimi de Haïfa (Baba 12a et b). Une autre opinion (Yoma 21b) affirme que « l’Esprit saint » était absent du deuxième Temple. Dans cette perspective, la passation des pouvoirs, ou plutôt des derniers prophètes aux sages de la Grande Assemblée, est pleine et entière. Les Cohanim y seront présents eux aussi, mais leur influence diminue au fur à mesure que les rabbins l’emportent sur l’école sacerdotale déjà discréditée à l’époque de Malachie et dont les chefs vont être nommés par Hérode puis par Rome. Cette évolution est irrémédiable. En témoignage notamment une Baraïta (Yoma 71b) où l’on voit que même à Yom Kippour, seul jour où le rôle du grand prêtre était vraiment déterminant, la foule présente sur le mont du Temple accorda son attention et sa sympathie à Chemaya et Abtalyion, deux sages précédant l’époque des tanaïm, au détriment du grand prêtre qu’elle avait suivi jusque-là. (Op. cit. Edit. Albin Michel. p.196-7).
   De même : Quant au deuxième principe, il montre clairement que la Tora et son enseignement sont en phase de vulgarisation. Le temps des prophètes est fini, comme va finir celui des prêtres, en charge autrefois de la législation religieuse. Ces derniers auront pour mission d’appliquer le rituel sacerdotal dans le Temple reconstruit, sans plus. Quant à la Loi, ou Tora, elle sera interprétée par la Grande Assemblée, puis par le Sanhédrin ou les conseils des Sages, maîtres ou rabbins qui en sont les héritiers. Ce sont eux, et personne d’autre, qui vont tracer la voie royale sur laquelle Israël est tenu de progresser. Il n’y a plus de prophètes, parce qu’on n’a plus besoin d’eux. Ni Israël ni Dieu n’ont besoin de prophètes. (Op. cit. p. 70).

   Et encore : Gérard Israël d’écrire : ...Des origines de la prophétie jusqu’au temps de Malachie, la fonction prophétique consistait non à prédire, non à enseigner, mais à scruter l’intention divine. Les prophètes eux-mêmes ne comprenaient pas toujours ce qu’ils annonçaient ; ils étaient des voyants, non des interprètes ou des docteurs.” (La question chrétienne.). 

   En vérité, combien le Saint et Seigneur d'Israël et des mondes est au-dessus de ce qu'ils décrivent et Lui associent ! 

   Nous dirons : Contrairement à l'enseignement de la Synagogue, la destruction des deux Temples avait été annoncée dans la Bible (Coran XVII 2-8). Ce qui signifie en clair que les rabbins savaient for bien, connaissaient très bien le décret divin à l'encontre du peuple d'Israël et des Judaïsés, et eux-mêmes. Secundo : Après la destruction du premier Temple, le Livre et la Prophétie demeureront chez les Fils d'Israël et les Judaïsés. Et ceci contrairement à l'avis émis par certains sages ou rabbins, gens du monde de l'Évangile. Troisièmement : le Livre et la Prophétie demeureront après la venue du sceau des Prophètes d'Israël, le Messie fils de Marie (sur eux la Paix !), la destruction du second Temple, et ceci bien que le monde biblique se soit scindé en deux parties : toranique & évangélique. Quatrièmement : Après une interruption des prophètes, et contrairement à l'avis émis, aucune passation de pouvoir autre qu'aux prophètes n'est à attendre. Le monde biblique (toranique & évangélique), du VIIème siècle de l'ère évangélique était dans l'attente du Prophète des nations, du Prophète de la miséricorde, du Prophète des pécheurs, c'est-à-dire, le Prophète Mohammad (sur lui Prière et Paix !). Et c'est alors qu'une nouvelle scission verra le jour. Partie du monde toranique refusera d'admettre que le Livre et la Prophétie soient passés de leurs mains aux mains des Fils d'Ismaël ! Grande sera leur jalousie ! Pour cela, le monde toranique sera infidèle a ses alliances (Coran II 83 ; III 81, 187 ; V 12;  VII 169, etc.), et grande sera la colère divine à leur encontre. Quant à leurs frères en religion, le monde évangélique du Caire (Afrique), de Rome, d'Athènes, de Byzance (d'Europe) et d'ailleurs, leurs croyances en un Messie fils de la Divinité, consubstantiel, co-éternel, co-créateur, dieu incarné, mort pour le péché d'Israël et des mondes les égarera. Eux aussi refuseront d'admettre que le Livre et la Prophétie soient passés de leurs mains aux mains des Fils d'Ismaël. Eux aussi seront infidèles à leur alliance Coran V 14). Ils s'égareront... Quatrièmement : Pour le monde toranique, les gens de la Synagogue vont alors tracer pour leurs communautés la voie royale sur laquelle ils croiront faire progresser leurs communautés à travers le monde. Même sont de cloche pour les gens de l'Évangile. Le monde biblique dans son ensemble a pensé, à tort, qu'il n'avait plus besoin de prophètes, parce "qu'on n'a plus besoin d'eux" ! Ni Dieu, ni maître ! est un slogan connu et courant chez les gens de l'Athéisme et de la Mécréance en terre d'Europe biblique et d'ailleurs. Tel n'est pas l'avis du monde de l'Islam traditionnel. Nous pensons au contraire que le passage du Livre et de la Prophétie des mains des Fils d'Israël aux mains des Fils d'Ismaël était et a été un bienfait immense pour l'humanité toute entière. En effet, la jalousie est une chose for blâmable de même des fausses croyances sur le divin Créateur et Ses prophètes (sur eux la Paix !). N'en déplaise aux gens de la Bible, le Prophète Mohammad (sur lui Prière et Paix !) est bien un prophète du Saint et Seigneur d'Israël et des mondes, d'Allaha, le sceau de la Prophétie !

   Le Sanhédrin. Historicité. 

   Le monde de la Synagogue s'est donc accaparé tous les pouvoirs, jusqu'au droit appelé le droit rabbinique en opposition au droit divin. D'après sa version des faits, ce sont les Juges (2516) qui pour un temps hériteront et prendront la tête du Sanhédrin et qui dirigeront le Conseil des 12 tribus d’Israël, mais surtout, qui auront la charge d'enseigner et faire respecter les lois de la Torah. Par la suite, viendra une période appelée la période des Prophètes (2871), puis des Rois (2881) et des Grands Prêtres à Jérusalem, c’est le roi lui-même – le Nassi - qui prendra la tête du peuple juif, en accord avec les membres du Sanhédrin, l’Assemblée des 120 magistrats siégeant dans l’enceinte du Temple de Jérusalem, avec l’aval du Prophète. 
   Nous dirons : Est-ce le Prophète qui est le Chef des rabbins, rav et sages ou l'inverse ? Ce peut-il qu'Il commande la turpitude et le blâmable ? Nullement. Conclusion : le Prophète qui donnerai l'aval à de telles prises en considérations ne serait pas un prophète, tout au plus un prophète faux. Il serait rayé de la liste des Prophètes. Et pour diriger le Prophète n'a nullement besoin de l'assistance d'une assemblée, d'un conseil. Ses ordres, à lui de les prendre directement de son divin Créateur, non des créatures. Et à son peuple de passer par lui, d'être leur intermédiaire auprès du divin Créateur. 
   Destruction du premier Temple. Une fois le pouvoir temporel vaincu par les gens de Babylone, mettant fin à la royauté de la lignée Davidique et au premier Temple de Jérusalem (3338), ce sont les Scribes et les Hommes de la Grande Assemblée (3412) qui hériteront de la Transmission écrite et orale et qui clôtureront le canon biblique ou Tanakh. 
   Nous dirons : il est très important de signaler pourquoi cette destruction du Temple, puis l'exil. Parmi les causes, l'abandon de la Loi divine, la loi contenue dans la Torah. 
   Ce sont ensuite les cinq grandes académies des Paires (3500), et après eux les académies de plusieurs générations de Tanaïm (3780) qui tiendront séance au côté des Grands Prêtres, qui auront la charge de transmettre la Torah au peuple jusqu’à la fin du Second Temple de Jérusalem, en 3829 ou 69/70 de l’ère vulgaire. 
   Nous dirons : La destruction du Temple puis l'exil ne signifie nullement la fin des Prophètes. Et ceci contrairement à l'enseignement des gens de la Synagogue. Beaucoup viendront encore, et ceci jusqu'à l'arrivée du sceau des Prophètes d'Israël, le Messie fils de Marie (sur eux la Paix !). N'en déplaise aux détracteurs et négateurs de la religion !

  
Exil, destruction du Second Temple. Par la suite dit-on, une fois le Sanhédrin délogé de l’enceinte du Temple et affaiblit par le Sénat de Rome, les Juifs déracinés de leur terre et dispersés à travers le monde, ce sera au tour de l’Académie de Yavné, en 70 de l’ère vulgaire, de prendre le relais et d’insuffler les valeurs spirituelles et morales de la Torah. Ils seront à l’origine du premier code législatif intitulé la Michnah, ainsi que de nombreuses notes et ouvrages.
   Nous dirons : Le grand Sanhédrin est donc une oeuvre des gens de la Synagogue, non institué par les Saint et Seigneur d'Israël et des mondes et non fondé par le prophète Mochè (sur lui la Paix !). Dire qu'en l'an 2449, et suite aux plaintes des enfants d'Israël de l'épisode précédent, Moïse se tourne vers Dieu et se plaint qu'il ne peut plus diriger seul le peuple. En cette circonstance et sur les conseils de Jéthro son beau-père, Moïse fonde le premier Sanhédrine Ha-Gadol - le Grand Sanhédrin est faux et sans fondement. Ce qui est plutôt vrai, c'est que le peuple d'Israël fit beaucoup de peine au prophète Mochè (sur lui la Paix !). Pour preuve :

   Et quand Mochè (Moïse) dit à son peuple : « O mon peuple ! pourquoi me faites-vous de la peine, alors que vous savez bien que je suis vraiment le messager de Dieu (Hachem) à vous ? »... Puis, quand ils dévièrent, Dieu (Hachem) fit dévier leurs coeurs. Dieu (Hachem) cependant ne guide pas les gens pervers. (Coran LXI 5).

    Leur Seigneur a travers Ses prophètes a (avait) tracé aux Fils d'Israël et aux Judaïsés une voie royale (Coran XCVIII 5-7). Mais cette voie, ils n'en voudront pas. Ils porteront atteinte jusqu'à la dignité de leurs Prophètes (sur eux la Paix !). Aussi se montreront-ils le plus souvent hostiles à eux, désobéissants aux ordres divins et rebelles à la vérité. Le Saint et Seigneur d'Israël et des mondes de les rappeler à l'ordre :

   « Or, à Mochè (Moïse) Nous avons donné le Livre (la Torah), certes, et après lui Nous vous avons envoyés des messagers à la suite. Et à Ichoua (Jésus) fils de Marie Nous avons donné des preuves (évidentes, des miracles) et Nous l'avons assisté de l'esprit de sainteté (l'ange Gabriel). Chaque fois, donc, qu'un messager vous apportait ce que vous-même ne désirez pas, comme vous vous enfliez ! Car les uns vous les traitiez de menteurs et les autres vous les tuiez. » (Coran II 87). 

   C'est suite à l'assassinat des prophètes Zacharie et son fils (sur eux la Paix !) que le second Temple sera détruit, et le peuple qui refusera l'Évangile sera dispersé, exilé. Un malheur n'arrive jamais seul, dit le dicton. En vérité, les Fils d'Israël et les Judaïsés hériteront de nombreux prophètes (sur eux la Paix !), et leur nombre dépasse largement le nombre mentionné dans la Bible. Il en sera ainsi jusqu'à l'avènement du Messie fils de Marie (sur eux la Paix !). 

   La destruction de la Torah. 

   Nous savons tous que la destruction du premier Temple verra la destruction de la Torah. C'est un homme du nom d'Ozair (Coran IX 30. On a dit qu'il s'agit d'Esdras, d'autres, d'un autre personnage) qui l'a rétablira. Non le monde rabbinique. Certains, à cause de cela, iront lui accorder une filiation divine. Ce qui est faux. Et entre la destruction du premier Temple et du second, et contrairement à l'enseignement biblique, une foule de prophètes (sur eux la Paix !) seront encore envoyés aux Fils d'Israël et aux Judaïsés dont Zacharie et son fils, le Messie fils de Marie (sur eux la Paix !). Mais les négateurs, après l'élévation du Messie (sur lui la Paix !), rejoindront ceux qui dévièrent et continuerons de suivre une religion qu'ils dénommèrent : le Judaïsme.

   Le rôle exagéré des rabbins, rav et sages (guedolim) du monde toranique

   Chez les gens de la Bible dont ceux de la Synagogue, le rôle des Dignitaires religieux dépasse tout entendement. Qu'on en juge :

   On a dit : Le sanhédrin ou grand conseil était la haute cour de justice, le tribunal suprême des Juifs. Il fut établi à Jérusalem, après l’exil de Babylone. Le fameux conseil des soixante et dix anciens, institué par Moïse dans le désert(1), en aurait été, dit-on, le modèle.

À cause de cette ressemblance, les rabbins, toujours enclins à exagérer lorsqu’il s’agit de glorifier devant l’histoire les institutions juives, ont prétendu que le sanhédrin était ce conseil lui-même. D’après eux, le conseil des soixante et dix anciens, institué par Moïse, se serait maintenu et perpétué, à travers les siècles de l’ancienne loi à côté de la puissance royale. Ce ne serait que dans les derniers temps qu’il aurait modifié son nom. Identique quant à son essence, il se serait, à un moment de l’histoire, appelé sanhédrin au lieu de conseil des anciens.

Cette assertion est une exagération. Le conseil des soixante et dix anciens, élu par Moïse, ne dura qu’un temps très limité. Créé pour soulager, dans l’administration de la justice, le grand législateur des Hébreux, il disparut dès l’entrée d’Israël dans la terre promise. S’il s’était maintenu à côté de la puissance royale, comme le prétendent les rabbins, la Bible, Josèphe ou Philon en auraient certainement fait mention.

Voici la vérité. Le sanhédrin apparaît pour la première fois à l’époque machabéenne. Les uns en placent la fondation sous Judas Machabée, les autres sous celui de Jonathan, d’autres enfin sous le règne de Jean Hyrcan. Quoi qu’il en soit, sa date est entre l’an 170 et l’an 106 avant Jésus-Christ. (Abbés Lemann).

    Rôle des rabbins. Comparer : Coran II 79 ; V 13, 15, 41 ; VI 91 ; VII 162, etc. Dans l’ouvrage « Le Juif Talmudique », nous lisons : "Celui qui méprise les paroles des rabbins est digne de mort" (Trac. Erûbin. Fol. 21b) et "si l'homme passe des sentences et des doctrines du Talmud à la Bible, il n'aura plus de bonheur." (Tract Chag, Fol. 10b.)
   (Talmud Jérus., Tract. Berachoth, Pereq. I.) : Les "paroles des écrivains du Talmud sont plus douces que celles de la Loi". (Tract-Sanhedrin, Fol. 88b.), en sorte que (Tract-Sanhedrin, Fol. 88b.), "
les péchés contre le Talmud sont plus graves que ceux contre la Bible."
   Avec ce témoignage du Talmud sur lui-même s'accorde le témoignage des autres rabbins ou docteurs en Israël. Nous lisons chez l'un d'eux : "On ne doit avoir de commerce avec celui qui a en mains la Bible et la Misna, et non le Talmud." (Sepher Cad. Haqemach, Fol. 77 c. 3.) "Mon fis (Talm. Tract. Erubin, Fol. 21b, cf. Tract. Gittîn, Fol 59b.), fais plus attention aux paroles des rabbins, qu'aux paroles de la Loi." Ailleurs. (Sepher Menorath Ha-Maor, 8,5.) pour expliquer le passage: "L'homme ne vit pas seulement de pain, etc.", il est dit que le pain signifie la Bible, et "tout ce qui procède de la bouche de Dieu" signifie les Hallakhoth, c'est-à-dire les sentences et les Aggades, c'est-à-dire les contes et tes fables du Talmud. Dons un livre rabbinique (Sepher Safare Zedeq, fol. 9.) de l'an 1500 après Jésus-Christ, se trouve la confirmation de la sentence: "Celui qui lit la Bible sans la Misna et sans la Gemara. est semblable à quelqu'un qui n'a pas de Dieu." Il est enseigné formellement (Talm., Tract.Berachoth l.c.et Midras Semoth rabba,p.47.) que sur le mont Sinaî Dieu avait donné la loi selon l'esprit de la Bible, de la Misna et de la Gemara, avec les Aggades, mais que Dieu aurait voulu donner le Talmud oralement à Moïse, afin qu'il y eut une différence entre Israël et les idolâtres, en cas que les peuples du monde rendraient Israël tributaire, — comme (Jalqut Simeoni, 22.) aussi, parce que, s'il avait voulu écrire le Talmud l'étendue en serait devenue plus longue que la terre.
   Ce n'est pas sans raison que pour l'autorité du Talmud nous citons aussi ceux des rabbins qui n'ont pas composé le Talmud. Nous verrons d'une part qu'au fond, puisque le Talmud, à cause de son contenu, ne peut être la parole de Dieu, les rabbins de tous les temps se ressemblent, et, d'autre part, que la doctrine formelle des Juifs attribue aux rabbins jusqu'à ce jour une autorité divine, en sorte que tout ce qu'ils disent, est la parole de Dieu.
   Le Rabbin Menachem (Ad Pent. par. 28, Fol. 129. col. 3) écrit, que Dieu avait consulté les rabbins sur terre, chaque fois qu'une question grave se débattait au ciel sur un point de la Loi. Et le Talmud (Tract. Sanhédrin, FoL 92a.) dit, en interprétant faussement le passage Prov. 11.25, que les rabbins défunts instruisaient les élus au ciel. Un livre juif (Sepher Caphthor U-perach, Fol. 121.) de l'an 1590 dit : "II faut savoir que les paroles des rabbins sont plus suaves que les paroles des prophètes", et (Midraa. Misle. Fol. 1.) les discours ordinaires des rabbins doivent être estimés comme la loi entière" — Ailleurs, nous lisons (Bachai ad. Pent, Fol. 201, col. 4) : "Les paroles des rabbins sont les paroles du Dieu vivant."  "Si un rabbin te dit que ta main droite est la gauche et que la gauche est la droite, il faut ajouter, foi à ces paroles" (Rasi, ad Deuter. XVII, II.). Maimonidès dit (Jad. Chaz. hich. Talm. Thora. Pereq 5.) : "La crainte du rabbin est la crainte de Dieu". Le Talmud lui-même déclare (Tract. Sanhédrin Fol. 110a.) : "Celui qui contredit un rabbin ou maître, celui qui dispute avec lui ou murmure contre lui, ne fait autre chose que contredire la majesté divine, disputer avec elle et murmurer contre elle".
   Mais comme il arrive, que les rabbins se contredisent entre eux, Ménachem (Ad Exod. XX, 1, FoL 98.) a prévenu cette difficulté par l'incroyable déclaration "que toutes les paroles des rabbins, de n'importe quel temps ou quelle génération, étaient les paroles de Dieu, tout aussi bien que les paroles des [prophètes, lors même qu'elles se contrediraient ; que celui-là  donc, qui contredit les rabbins, dispute avec eux ou murmure contre eux, dispute et murmure contre Dieu même". Beaucoup d'autres livres juifs (Lob Arije (éd. Ven., 1650), Fol. 96. col. 4; Meggale Ammûqoth, Fol. 3 ; Jalqut Chad. (éd. Krakau, 1595), Fol. 155 col.  1, etc...) enseignaient, que même les paroles et les déclarations tout à fait contradictoires des rabbins viennent du ciel, et que quiconque se moque de ces paroles, sera puni en
enfer. Les rabbins, qui composaient le Talmud, exigent la même foi et la même croyance pour leurs doctrines contradictoires.  C'est ainsi que le Talmud contient un long rapport sur les disputes continuelles des écoles de Hillel et de Sammai. Qu'il s'agisse d'une mouche ou d'un chameau, de questions graves ou futiles, les opinions des deux écoles sont toujours opposées, et néanmoins le Talmud dit (Tract. Erubin, Fol 13b.) : "Les deux opinions sont la parole de Dieu. celle de Sammaî et celle de Hillel". "Sur un autre point les opinions se contredisent de nouveau, et la question, comment on pourrait reconnaître la vérité de la loi, le Talmud répond (Tract. Chag, Fol. 3b.) : "C'est Dieu qui a prononcé toutes ces paroles; procure-toi donc des oreilles semblables à un entonnoir et un cœur qui écoutent les paroles de ceux qui défendent, et de ceux qui permettent". Ce qui revient à dire : "Puisque tout est parole divine, fais ce que ton cœur désire, selon que l’exécution en est possible " (Cf. Tract. Chullin, Fol. 43b ; Tract. Jebammoth, Fol. 32b : Rasi ad Jebam., Fol. 33a et Tosapoth ad Tract Sebuoth. Folio 26a.). «Qu'une noble voix des temps anciens ou modernes s'élève donc au sein du rabbinisme pour le droit et la vérité, le Juif-talmudiste n'aura pas besoin d'en tenir compte, puisque les doctrines opposées des rabbins sont divines au même degré. Aussi le Talmud n'hésite pas a dire tout crûment (Tract. Chag. Fol. 16a, et Tract. Qiddûsin, Fol. 40a. Cf. Tosaphoth ad Tract. Chag. 1. c.), qu'il est permis de pécher, pourvu qu’on  commette le péché en cachette.
   Après avoir ainsi constaté que les rabbins du Talmud et leurs successeurs se considèrent indistinctement comme divins, et déclarent que les contradictions les plus révoltantes pour la raison sont parole divine, nous les traiterons tous avec le même respect, nous écouterons les uns et les autres dans l'exposé que nous allons faire des chapitres principaux de la doctrine dogmatique et morale du Juif-Talmudiste… (Abbé Auguste Rohling & Abbé Maximilien de Lamarque. 1888).
   Nous dirons : Combien le Saint et Seigneur d'Israël et des mondes est au-dessus de ce qu'Ils décrivent !

   Concernant l'attitude envers la loi toranique. 

   Dans le Talmud de Jérusalem, nous lisons : « On a enseigné : 40 ans avant la destruction du Temple de Jérusalem, le droit de prononcer les sentences capitales a été enlevé aux Israélites, et au temps de Simon b. Schetah on leur enleva le droit de connaître des questions pécuniaires. »
  
Autre avis : De nos jours, aucun juge (qui respecte la hala'ha) ne peut décider des peines lourdes car aucun dayan n'est investi selon la règle de la smi'ha. Pourquoi ? Parce que la smi'ha doit émaner d'une transmission ininterrompue, dont le point de départ est Moïse. Mais les Romains ont combattu le système et brisé, par la force, cette transmission. Cela signifie aujourd'hui qu'un juge ne peut faire appliquer les peines pénales. Sans la smi'ha, qui est l'authentique passation de pouvoir, les dirigeants spirituels juifs sont limités dans leurs décisions.

   Autre avis : Les "rajouts" viennent des Dignitaires de la Synagogues. A ce sujet, on a dit par exemple de  Maimonide, l'homme qui a redéfini le judaïsme : “[Les rabbins] ont instauré qu’ils avaient des droits sur les particuliers et sur les communautés, et ils ont transformé la tutelle de la Torah en taxe réglementée ; et les gens ont pensé avec une parfaite crédulité que c’était un devoir pour eux et une nécessité (...). Or, tout cela n’est qu’une erreur qui n’a aucun fondement dans la Torah et ne repose absolument sur aucune base.” (Commentaire du traité des pères, Pirqé Avot, traduit de l’hébreu par Éric Smilevitch). Contrairement à ces rabbins, Maimonide travaillait avec acharnement pour subvenir à ses besoins, il était médecin, n’acceptant jamais d’être payé pour ses services religieux. Voir. 2 Corinthiens 2:17; 1 Thessaloniciens 2:9. (Explicit).

   Nous dirons : Au temps du Messager, Hâtim le Taïte, de confession nazarénienne (chrétienne), se convertit. Un jour qu'il est allé voir le prophète, il entendit qu'il récitait : "Ils ont pris leurs docteurs (les Judaïsés) et les moines (les nazaréniens) comme seigneurs en dehors de Dieu…(Coran IX 31).
   Il lui dit alors : ils ne les adorent pas.
   Il dit : "Si ! ils leurs ont défendu le licite et leur ont toléré l'interdit et ils (leurs suivants) les ont suivis en cela. Voilà, leur adoration."
   C'est donc l'exercice du droit de promulguer et de modifier les lois (divines) contenues dans la Bible, et de l'infaillibilité des Dignitaires et Responsables religieux qu'il s'agit ici. Comparer : Bible. Act. 15 28 ; Mt. 5 17-19. Pareille chose ne saurait exister dans l'Islam traditionnel.

   Le divin Créateur et la Justice. A-t-il un rôle ? 

   De même : « Et encore, dit R. Juda b. Pazi, même le Très-Saint ne juge pas seul, comme il est dit (I, Rois XXII, 19) : toute l’armée céleste était placée auprès de lui, à sa droite et à sa gauche ; les uns font pencher la balance de la justice en faveur de la grâce ; les autres la font pencher dans le sens de la culpabilité (de la condamnation). Cependant, bien que Dieu ne juge pas seul , il scelle l’arrêt, comme il est dit (Daniel, X, 21) : Mais je te dirai ce qui est marqué en écriture de vérité ; ce qui est le cachet divin. R. Yohanan dit : Dieu ne fait jamais rien dans ce bas-monde sans se concerter avec le tribunal d’en haut, selon ces mots (ibid.) : la parole est vraie, et l’armée est grande. Or, quand le cachet divin est-il la Vérité ? Lorsqu’il y a eu entente avec le tribunal d’en haut.
   R. Eléazar dit : partout où il est écrit Et l’Eternel, cela indique que Dieu a été assisté du tribunal céleste, et on peut chaque fois le prouver. Ainsi il est dit (I, Rois, XXII, 23) : et l’Éternel a prononcé du mal contre lui (c’est l’Éternel, assisté de l’esprit sévère de la justice). Quel est le cachet de la Divinité ? Le mot Vérité, dit R. Bivi au nom de R. Ruben. Pourquoi ce mot ? Parce que, dit R. Aboun, il affirme qu’il est Dieu vivant et roi du monde... » (Talmud de Jérusalem. Traité Sanhédrin. V, VI, p, 228, 229).
   Pour l'Islam traditionnel, le Seigneur est seul Juge, Il est une divinité Capable. Aucune de Ses créatures L’assistent dans Ses jugements. Quand aux suivants de Paul : « Il est invraisemblable, dit C. Guignebert, que des Juifs, même convertis au christianisme, en soient venus à ce degré d’audacieuse impiété : l’exemple de Paul suffit à nous en persuader, il vénère la Loi, tout en déclarant insuffisante pour assurer à l’homme le salut ». (Le monde juif vers le temps de Jésus (1969), p. 228).

   Justice divine.

   Selon l'auteur de "la Manifestation de la Vérité" : On raconte qu'un prêtre se présenta une fois au tribunal d'un Juge (Mufti) aux Indes, et lui dit : "J'ai une question à vous adresser, et je vous accorde un an pour y répondre". Le Mufti fit signe au chef de son tribunal qui demanda au prêtre : "Quelle est cette question ?" "Comment se fait‑il," reprit le prêtre, "que votre Prophète ait prétendu avoir mission de faire la guerre pour propager sa religion, tandis que cet ordre n'a été donné ni à Moïse, ni au Messie ?" "Est-ce là tout ?" reprit le chef du tribunal. "Oui", dit le prêtre. "Nous n'avons pas besoin d'une année de réflexion pour te répondre. Dis-moi, le juge d'instruction a-t-il le droit d'envoyer à la mort un homme qui lui semble mériter la peine capitale ?" "Non", répondit le prêtre, "il n'en a pas le pouvoir, il faut qu'il renvoie l'accusé devant les assises". "Le juge des assises peut-il envoyer le coupable à la mort ?" "Non", reprit le prêtre, "il doit examiner l'affaire à nouveau et soumettre ses conclusions à l'autorité supérieure qui ordonne l'exécution du coupable". "Mais", dit le Mufti, "ces trois autorités ne représentent-elles pas également le Gouvernement anglais ?" "Oui, elles représentent le Gouvernement, mais avec des attributions différentes". "Et bien !" reprit le Mufti, "tu as répondu toi-même à ta question. Les deux premiers juges sont Moïse et Jésus, l'autorité supérieure est notre Prophète ; de même que les deux premiers juges n'ont pas les mêmes pouvoirs que le troisième, de même Moïse et Jésus n'ont pas reçu les mêmes ordres que Mohammad". Le prêtre se retira interdit.

   Craindre, redouter. l'Engagement ou l'Alliance.

   Dans le Coran, au Seigneur des mondes de révéler à l’encontre des Judaïsés : « Tenez l’engagement que vous avez pris (naguère) avec Moi, Je tiendrai l’engagement que J’ai pris avec vous et c’est Moi que vous devez redouter ». (Coran II 40).
   Selon le fils d’Abbas : « Acquittez-vous de l’obéissance que Je vous ai ordonné et gardez-vous de la désobéissance que Je vous ai interdite, à l’égard du Prophète [Mohammad] et d’autres prophètes ; Je tiendrai Mon engagement à votre égard, c’est-à-dire Je serai satisfait de vous et vous ferai entrer au Paradis ».
   De même : «  « et c’est Moi que vous devez redoutez » c’est-à-dire : « redoutez que Je ne fasse descendre sur vous des châtiments comparables à ceux que J’ai fait descendre sur certains de vos ancêtres : les métamorphoses et d’autres châtiments que vous connaissez ».
   En clair, c’est comme si le Seigneur des mondes leur disait : c’est Moi que vous devez redouter et craindre ô vous, ceux d’entre les Fils d’Israël, qui avez négligé l’engagement pris avec Moi et qui déclarez mensonger Mon prophète alors que J’avais conclu une Alliance avec vous, par les Livres que Je vous ai révélés par l’intermédiaire de Mes prophètes ; cette Alliance impliquait que vous crussiez en ce prophète et que vous le suiviez. Sinon, si vous ne vous repentez pas et si vous ne revenez pas vers Moi en suivant ce prophète et en reconnaissant la Vérité de ce que J’ai fait descendre vers lui, J’abattrai sur vous un châtiment comparable à celui infligé aux hommes qui vous ont précédés et qui ont refusé Mon ordre et traité Mes envoyés de menteurs.

   Au Seigneur des mondes de révéler : "O Fils d'Israël, rappelez-vous Mon bienfait dont Je vous ai comblés. Et remplissez Mon pacte; Je remplirai votre pacte (ou alliance). Et c'est Moi que vous devez redouter." (Coran II 40)
   Quel était ce pacte conclu entre le Saint d'Israël et les Fils d'Israël ? Sinon cette parole divine qui a été révélé au prophète Moché (Moïse)  (sur lui la Paix !) :
   "Je vais, certes, envoyer d'entre les Fils d'Ismaël un prophète illettré. Celui donc qui l'aura suivi et confirmé la lumière (le Coran) avec laquelle il est venu, Je lui pardonnerai son péché et le ferai entrer dans le Paradis, et lui accorderai de salaire : deux salaires".

   Enfin, on a dit que Dieu (exalté soit-Il !) a révélé à Ya’cob (Jacob) (sur lui la Paix !) :
   "Certes, Je vais envoyer de ta descendance des rois et des prophètes,
   jusqu'à ce que J'envoie le prophète du Lieu sacré.
   Sa communauté construira le Temple de Jérusalem.
   Il est le sceau des prophètes et son nom sera Ahmad."

   Rejet du Prophète ou des Signes divins ?

   Le père de Sâlih a dit : “ L’ange Gabriel vint un jour vers le prophète (sur lui Prière et Paix !) alors que celui-ci était assis et triste. L’ange lui dit : “ Qu’est-ce qui t’attriste ? ”
   Il dit : “ ces gens me déclarent menteur ! ”  
   L’ange lui dit alors : “ En vérité, ils ne considèrent pas comme menteur ; ils savent que tu es véridique, mais ce sont les Signes de Dieu que les gens injustes rejettent. ”  
   Nouvelle confirmation : Le père de Ishaq rapporte que Nâdjiya a dit : “ Abou Djahel[22] dit un jour au Prophète (sur lui Prière et Paix !) : “ Ce n’est pas toi que nous mettons en doute, mais nous mettons en doute ce que tu transmets ”. C’est alors que Dieu révéla : “ Or, en vérité, ils ne te considèrent pas comme un menteur, mais ce sont les Signes de Dieu que les gens injustes rejettent ”. (Coran VI 34). 

   Encourir la colère divine, pourquoi et comment ?

   Et « ils ont encouru ainsi Colère [divine] sur Colère ». (Coran II 90).
   D’après le fils d’Abbas, « ils ont encouru ainsi la Colère divine pour avoir nié la vérité de ce Prophète après avoir déjà encouru la Colère divine pour avoir négligé la Thora »
   Cha’bî a dit : « Au jour de la Résurrection, les hommes seront répartis en quatre demeures spirituelles : il y aura celui qui aura « nié et couvert » la vérité de Jésus tout en croyant à Mohammad  et qui n’aura qu’une seule récompense. Il y aura celui qui aura nié et dissimulé la vérité de Jésus et celle de Muhammad et qui encourera Colère divine sur Colère. Il y aura enfin l’associateur arabe [de l’Ignorance], qui aura nié la vérité de Jésus mais qui sera mort avant la venue de Mohammad et qui n’encourera qu’une seule Colère ».
   D’après d’autres commentateurs, la première Colère divine encourue par les Juifs est due à leur rejet de l’Evangile et de Jésus [voir au verset II 87] et d’après d’autres, elle est due au fait que certains d’entre eux s’adonnèrent au culte du Veau d’Or [voir II 54]. Tous sont unanimes pour considérer que la seconde Colère divine est due à leur attitude de « mécréance » (koufr), c’est-à-dire de négation et de dissimulation à l’égard de Mohammad (sur lui Prière et Paix !).

   Le Jour des Comptes

   Au Jour des Comptes bon nombre de gens seront appelés à comparaître. Parmi eux les Prophètes. Qu'on en juge :

   Puis on appelle Moïse, fils d'Imrân, et on l'amène tout tremblant, comme une feuille exposée à un vent violent ; il est extrêmement pâle, et ses genoux s'entrechoquent. Dieu lui dit : "O fils d'Imrân, voici Gabriel qui prétend qu'il t'a remis le message et la Thora. Peux-tu attester qu'il te les a remis ?" Moïse répond : "Oui." Dieu lui dit : "Retourne dans ta chaire et donne lecture de ce qui t'a été révélé du Livre de ton Seigneur." Moïse remonte dans sa chaire et se met à lire ; tous les hommes rassemblés sur la place du jugement l'écoutent attentivement, et il donne lecture de la Thora, en la présentant sous une forme si neuve, si fraîche, si semblable pour la beauté à ce qu'elle était le jour où elle fut révélée, que les rabbins eux-mêmes s'imaginent ne l'avoir jamais connue auparavant.
… Le Héraut crie ensuite : "Où est Ichoua [Jésus-'Issa], fils de Marie ?" On l'amène, et Dieu lui dit : "Est-ce toi qui as dit aux hommes ; Prenez-nous pour deux dieux, moi et ma mère, au lieu de Dieu ?" (Coran V 116). Alors Ichoua adresse à Dieu toutes les louanges que Dieu veut, et Lui prodigues les éloges ; puis il s'inflige à lui-même le blâme et l'humiliation, et dit [ou selon une variante : Puis il se prosterne devant Lui et lui adresse…] : "Louange à Toi ! Il ne sied pas de dire ce que je n'ai pas le droit de dire. Si je l'avais dit, Tu le saurais, car Tu sais ce qui est en moi, tandis je ne sais pas ce qui est en Toi. Car c'est Toi qui connaît les secrets (Coran V 116). Dieu le Très Haut sourit et dit : "Voici le jour où leur véracité va profiter aux véridiques" (Coran V 119) ; tu as dit vrai, ô Ichoua. Va, retourne à ta chaire et donne lecture de l'Evangile [au singulier] que Gabriel t'a remis (Coran XIX 30 ; Evangile de Barnabé : chap. X ; CLXVIII). Ichoua répond : "Oui, Seigneur." Il retourne à sa chaire et se met à lire, et toutes les têtes se lèvent vers lui, à cause de la beauté de sa voix, de sa récitation et de sa diction ; car Ichoua est le plus habile des hommes à cet égard, à ce qu'on rapporte. Il présente l'Évangile sous une forme si fraîche, si neuve, que les moines eux-mêmes s'imaginent n'en avoir jamais entendu un seul verset auparavant. Puis on partage les nazaréniens [gens de l'Evangile] en deux groupes [distincts], les mécréants avec les mécréants et les croyants avec les croyants.
  Puis le cri retentit : "Où est Mohammad ?" On l'amène, et Dieu lui dit : "O Mohammad, voici Gabriel qui prétend qu'il t'a remis le Coran." Il répond : "Oui, Seigneur." Il commence à lire le Coran, en le présentant sous une forme si fraîche, si neuve, avec tant de douceur et de charme, que les croyants, ceux qui craignent Dieu, s'en réjouissent. Leurs visages sont souriants et épanouis, tandis que les visages des incrédules sont poudreux, couverts de poussière.

   Cet interrogatoire des Messagers et des peuples se trouve indiqué dans ce passage du Coran : "Nous interrogerons ceux qui ont reçu des Messagers, ainsi que les Messagers eux-mêmes (Coran VII 6) ; et de cet autre passage ; "Le jour où Dieu rassemblera les Messagers, Il leur dira : Quelle réponse avez-vous reçue ? Ils diront : Nous n'avons pas de science, c'est Toi qui connais les secrets" (Coran V 116). Il y a deux manières d'interpréter ce passage. Les uns pensent que les Messagers ont réellement oublié la réponse qu'ils ont reçue, par suite de l'horreur du Jugement dernier ; les autres disent qu'ils répondent ainsi seulement pour rendre hommage à Dieu, comme fait le Messie en disant : "Si je l'avais dit, Tu le saurais, car Tu sais ce qui est en moi, tandis que je ne sais pas ce qui est en Toi. Car c'est Toi qui connais les secrets." La première de ces explications vaut mieux, ainsi que nous l'avons exposé déjà dans le livre l'Ihya (la vivification), car les Messagers rivalisent entre eux, et le Messie est l'un des plus illustres parmi eux, car il est la parole et l'esprit de Dieu…
   … Ensuite Dieu commande d'amener l'Enfer. Aussitôt celui-ci commence à trembler et à craindre, et dit aux anges que Dieu envoie vers lui : "Savez-vous si Dieu nous a créé l'humanité afin de me punir par ce moyen ?" Les anges lui répondent : "Non, par la puissance divine ! Dieu nous a envoyés vers toi seulement pour que tu le venges de celles de Ses créatures qui se sont révoltés contre Lui. C'est en vue d'un jour comme celui-ci que tu as été créé." Et ils amèneront l'Enfer qui marche sur quatre pieds (Comparer : Coran LXXXIX 23 ; et les commentaires à ce sujet), liés chacun de soixante-dix mille chaînes. Chacune de ces chaînes a soixante-dix mille anneaux, et si l'on rassemblait tout le fer de la terre, son poids serait moins lourd que celui d'un de ces anneaux. Sur chaque anneau se trouvent soixante-dix mille anges, et si on ordonnait à un seul de ces anges de mettre en pièces les montagnes, il le ferait ; si on lui ordonnait de détruire, il la détruirait.
   L'Enfer produit un râlement, un gémissement, un bourdonnement, des étincelles et une fumée qui bouillonne, si bien que l'horizon est envahi par les ténèbres. Au moment où l'enfer n'est plus séparé des hommes que par une distance de mille ans, il s'échappe des mains des anges, et se précipite sur la foule rassemblée sur la place du jugement, en produisant un retentissement, une vocifération et un râlement. Alors on s'écrie : "Qu'est ceci ?" Et l'on répond : "C'est la Géhenne qui s'est échappée des mains de ses gardiens, et ceux-ci ne sont plus capables de la maîtriser à cause de la grandeur de son pouvoir." Tous les hommes se jettent à genoux, y compris les Messagers de Dieu. Abraham, Moïse, Jésus se cramponnent au Trône, oubliant l'un le sacrifié, l'autre Araon (Haroun), le troisième Marie. Et chacun se met à dire : "O Seigneur, mon âme, mon âme ! Je te demande rien d'autre aujourd'hui." On rapporte que le Messie dit : "O Seigneur, mon âme et ma mère ! Je ne te demande rien d'autre aujourd'hui, car c'est ce qui a le plus de valeur à mes yeux." Mohammad (sur lui Prière et Paix !) s'écrie : "Ma communauté, ma communauté, ô Seigneur ! Sauve-la et délivre-la !" Il n'y a pas sur la place du jugement un seul homme que ses genoux puissent porter, conformément à la parole du Dieu Très Haut : "Tu verras toutes les communautés accroupies ; chacune sera appelée vers son Livre (Coran XLV 28). Au moment où l'Enfer s'échappe, ils se prosterneront tous sous l'influence de rage et de colère. C'est conforme à la parole de Dieu : "Quand l'enfer les apercevra de loin, ils l’entendront mugir de colère et pousser des gémissements" (Coran XXV 12), c'est-à-dire manifester hautement sa colère et sa rage. Dieu dit encore : "Peu s'en faut que l'enfer ne crève de fureur" (Coran LXVII 8), c'est-à-dire qu'il ne se fende en deux moitiés, à cause de la violence de sa colère.
   Alors le Messager de Dieu paraît par l'ordre du Dieu Très Haut : il saisit l'Enfer par la bride et lui dit : "Retourne, recule, jusqu'à ce que les troupes d'hommes qui te sont destinées viennent à toi." L'Enfer répond : "Laisse-moi passer, ô Mohammad, car tu es sacré pour moi." Alors un héraut crie de derrière les tentes de la Majesté : "Ecoute Mohammad, et obéis-lui." Ensuite on entraîne l'Enfer, et on le place à la gauche du Trône. Les gens assemblés sur la place du jugement s'entretiennent de l'expulsion de l'Enfer, et leur terreur diminue. C'est là la parole de Dieu : "Nous ne t'avons envoyé que par miséricorde pour les mondes"… (Coran XXI 107. Ces paroles sont adressées à Mohammad). (La perle précieuse. Ghazali. Edit. Tawhid). 

   Conclusion.

   Peut-on, et a-t-on bienfait de confier les Annales aux prêtres du monde toranique, comme voudrait nous entretenir le monde toranique ? Nullement. Car l'histoire biblique est une histoire tronquée. Et le résultat obtenu, c'est que la Bible originelle a disparue pour faire place à une Bible "arrangée", profondément remaniée au goût et aux désirs des gens de la Synagogue.. (à suivre)

Que le Seigneur des mondes nous guide tous dans ce qu'Il aime et agrée !

Point de divinité, de dieu que Dieu !
« Vulnerant omnes, ultima necat. »
Nous ne le dirons jamais assez.
Explicit totus liber.

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08/07/06 .

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