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 Histoire

L'Empire Ottoman
ou l'Ancien Empire islamique

L'Empire démembré
(Rôle du monde occulte et des gens de la Thora en terre d'Islam)


La Franc Maçonnerie en Turquie  par FLAVIEN BRENIER. (page 3)

   C'est le 15 juillet 1908 que la Révolution éclata, à Froswick, petite ville de la Haute-Albanie. Sur la convocation de quelques notables, gagnés secrètement à la Révolution, plusieurs milliers de montagnards albanais se réunirent. On leur fit acclamer une adresse au sultan, réclamant le rétablissement de la Constitution. Ils l'approuvèrent avec autant d'enthousiasme qu'ils en auraient mis à adopter une motion contraire, car ces montagnards, indifférents à toute politique, suivent docilement leurs chefs et ne s'émeuvent que lorsque leurs franchises locales sont violées. Précisément, Abd-ul-Hamid, qui s'était entouré d'une garde albanaise, avait beaucoup accru les privilèges de leur province ; et c'est pourquoi il ne s'émut guère à la nouvelle du « meeting » de Froswick.
   Bientôt arrivèrent des nouvelles plus inquiétantes. Le vendredi, pendant l'office religieux, le major Niazi Bey, accompagné d'un autre officier, Eyoub Sabri Bey, avait entraîné dans les montagnes deux cents hommes de son bataillon ; de Rezna, il avait télégraphié au sultan de proclamer la Constitution pour éviter la guerre civile. La réponse d'Abd-ul-Hamid fut l'envoi de forces importantes sous le commandement du général Chemsi pacha ; mais, à peine celui-ci s'était-il mis en route, qu'il était tué d'un coup de revolver par un de ses officiers, le capitaine Aatif, adepte secret du mouvement. A la même heure, plusieurs généraux et officiers supérieurs dévoués au sultan étaient assassinés dans des conditions identiques, soit dans le corps expéditionnaire, soit dans d'autres garnisons. Comprenant qu'il se préparait quelque chose de grave, Abd-ul-Hamid fit appel au soldat le plus révéré de l'armée ottomane, le maréchal Osman pacha, le défenseur de Plewna. Celui-ci était arrivé à Monastir, quand la défection d'un poste de garde permit au major Niazi Bey de pénétrer nuitamment dans la ville avec ses hommes, de capturer le maréchal au lit et de l'emmener dans les montagnes. Osman pacha dut, par télégramme, informer le sultan de sa mésaventure.
   En même temps que s'accomplissaient ces événements, le capitaine adjudant-major Enver Bey, de la garnison de Salonique, avait également gagné les montagnes, y avait rallié une bande et s'était présenté aux portes de Salonique, où il fut acclamé par la population juive. La nouvelle de l'extension du mouvement, de la capture d'Osman pacha et la prise de Salonique suffit à démoraliser Abd-ul-Hamid, qui se hâta d'annoncer qu'il remettait en vigueur la Constitution de 1876.
   On sait ce qui s'ensuivit et comment les réfugiés turcs qui encombraient, à Paris, les cafés du quartier Latin, furent brusquement mués en hauts fonctionnaires, en députés, en sénateurs. Ahmed Riza, le directeur du Mécheveret, devint président de la Chambre ; deux des membres du Directoire occulte de Salonique, deux «
mâmins », le facteur des postes Talaat et le maître d'école primaire Djavid, devinrent ministres. Ce fut une large curée, à laquelle ne participèrent d'ailleurs que les éléments directement en rapports avec les Juifs du Comité de Salonique. Les membres de l'ancien « Comité Union et Progrès » de Constantinople, rentrés des l'établissement de la Constitution, furent froidement accueillis. Le docteur Ibrahim Temo Bey, le réorganisateur du mouvement jeune-turc en 1887, fut invité à ne pas faire de politique, et menacé quand il protesta; le docteur Cherafed-dine Bey fut contraint de repartir pour l'exil ; Mourad Bey, l'homme le plus populaire de l'ancien Comité, fut déporté à Rhodes ; le général Chérit pacha s'enfuit juste à temps et fut condamné à mort par contumace ; le docteur Riza Nour Bey fut jeté en prison et torturé : il en sortit le corps brisé et les ongles arrachés par les bourreaux. Comme on le voit, les Juifs du Comité de Salonique étaient peu disposés à admettre leurs devanciers au partage du pouvoir...
   Si leurs anciens collaborateurs étaient ainsi traités, on peut imaginer quel était le sort des partisans de l'ancien régime. Ceux qui n'avaient pu fuir furent tués dans les rues, ou bien emprisonnés et torturés. Quant au sultan, vieilli, décérébré par les événements, il restait dans une apparente liberté à Yldiz-Kiosk. Le « Comité Union et Progrès » s'en servait, d'ailleurs, comme d'un otage, pour maintenir dans l'ordre les troupes d'Asie Mineure, sur lesquelles il n'avait pas d'action. Telle était la situation quand un journaliste d'opposition, Hassan Fehmi, fut tué dans la rue, en vertu d'un ordre du « Comité Union et Progrès », par un officier affilié. Le ministère se hâta de faire classer l'affaire, sans même que le meurtrier eût été recherché. C'était la cinquantième fois en quelques mois que le fait se produisait ; mais ce dernier crime fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase : le Ier corps d'armée, qui formait la garnison de Constantinople, se souleva.
   Il est maintenant possible de juger en toute connaissance, de cause les événements qui se déroulèrent à Constantinople en avril 1910. Les organes de la Jeune- Turquie parlèrent alors d'un complot tramé par le sultan et son entourage, de massacres d'officiers jeunes-turcs accomplis par la garde impériale, d'une marche glorieuse de l'armée de Salonique sur la capitale, d'une résistance acharnée des troupes du Ier corps. Le temps a permis de contrôler ces racontars de la première heure et en a fait apparaître l'inexactitude. La vérité est que l'attitude ouvertement athée des Jeunes-Turcs revenus d'exil exaspérait les soldats de là garnison de Constantinople. La plupart des officiers francs-maçons de Turquie avaient été, par voie de mutation, ou pour remplacer des officiers loyalistes révoqués, affectés à cette garnison ; leurs soldats, sincèrement musulmans, les avaient en horreur. Le 13 avril une vive agitation éclata dans quelques casernes, et trois officiers, qui affectaient de braver les croyances de leurs hommes, furent tués ; affolés, tous ceux qui appartenaient à la Jeune-Turquie se cachèrent et quittèrent isolément Constantinople. Les mutins se portèrent alors devant le Parlement et réclamèrent la démission du président de la Chambre, Ahmed Riza Bey (connu pour ses opinions positivistes), et le respect du Chériat, ou loi religieuse musulmane. On leur promit tout ce qu'ils demandèrent. Après quoi, ils rentrèrent tranquillement dans leurs casernes.
   Non seulement, le sultan ne fut pour rien dans cet événement, mais encore il en manifesta une extrême mauvaise humeur. Le caractère d'Abd-ul-Hamid est trop connu pour qu'on puisse croire qu'il était alors sincèrement rallié à ce régime constitutionnel qu'il avait détruit une fois déjà. Mais il voulait sans doute attendre son heure pour l'abattre à nouveau ; et sa politique, pour le moment, était toute de sympathie apparente pour les Jeunes-Turcs. Le soulèvement de la garnison contre ces derniers le prenait au dépourvu. Peut-être aurait-il pu se rendre maître de la situation en prenant la tête du mouvement et en faisant appel à l'armée tout entière ; mais il n'avait pas encore repris courage depuis les événements de 1908 et il n'osa pas agir. Bien au contraire son premier geste fut de télégraphier aux chefs de la Jeune-Turque, réfugiés à Salonique, pour les assurer qu'il n'était pour rien dans ce qui s'était passé ; le second fut d'insister auprès de la garnison de Constantinople pour lui faire prêter serment à la Constitution et réclamer le retour de ses officiers en fuite. Désorientés et découragés d'être blâmés par celui-là même qu'ils avaient voulu délivrer, les soldats consentirent à tout ce qu'on voulut.
   Cependant, à Salonique, le commandant du 3e corps, Mahmoud Chevket pacha, mobilisait ses troupes, les renforçait de volontaires, Juifs pour la plupart, et marchait sur Constantinople dans le but d'en finir d'un seul coup avec le sultan et les ennemis du « Comité Union et Progrès ». Ancien élève d'une école de « l'Alliance Israélite Universelle » Mahmoud Chevket pacha était en outre franc-maçon, comme la plupart de ses officiers.
   Le général Chérif pacha a reproduit dans le Mécheroutiète les télégrammes et documents officiels qui ont trait à cette crise: ils font foi que rien ne fut fait à Constantinople pour s'opposer à la marche de l'armée de Salonique. Le maréchal Edhem pacha, le vainqueur des Grecs en 1807, était alors ministre de la Guerre ; le général Nazim pacha, aujourd'hui ministre de la Guerre, était commandant du corps d'armée de Constantinople ; impressionnés par l'attitude du sultan, ils ne prirent aucune mesure de défense. Aussi bien, Mahmoud Chevket pacha les assurait, « sur son honneur de soldat, qu'il ne conduisait ses troupes à Constantinople que pour les réconcilier avec les troupes de la capitale et rétablir, en commun, l'ordre et un gouvernement normal ». Le 2e corps (à Andrinople) ayant manifesté l'intention de barrer la route à l'armée de Salonique, Mahmoud Chevket pacha télégraphie au ministre de la Guerre : « Expliquez mes sentiments intimes aux troupes du corps d'armée. Dites-leur que je suis un fidèle serviteur du khalife et que je serai heureux que le 2e corps coopère avec moi à la réconciliation tant désirée et à la chute du Comité. » Sur quoi Edhem pacha donna l'ordre au 2e corps de se rallier à l'armée de Salonique : soldats et officiers fraternisèrent.
   Cependant, Mahmoud Chevket pacha avançait toujours. Quand il fut à San Stéfano, il changea de langage et somma le gouvernement de « désarmer les ouvrages de défense, de retirer les mitrailleuses des troupes de la garnison et d'éloigner du Bosphore les navires de guerre ». Le sultan voulut que l'on cédât encore, et tout cela fut exécuté ; mais Nazim pacha, commandant du 1er corps, se hâta d'aller au camp de Mahmoud Chevket pacha pour s'assurer de ses intentions. Il y fut retenu prisonnier.
   Restaient les 6.000 hommes de la garde impériale, qui n'avaient pas rendu leur artillerie, et qui, formes de troupes d'élite, pouvaient offrir une résistance sérieuse. Le 23 avril, Mahmoud Chevket pacha écrit au grand vizir pour s'engager à éviter toute mesure hostile à la garde, si celle-ci met bas les armes. En même temps, il déclare « catégoriquement inexact le bruit qu'on fait courir du détrônement de Sa Majesté Impériale ». Abd-ul-Hamid ordonna à sa garde de livrer ses canons et ses munitions.
   C'est alors, le 24 avril au matin, que l'armée de Salonique ouvre brusquement le feu sur les casernes, massacre deux mille soldats dépourvus de cartouches et fait les autres prisonniers de guerre. Les soldats de la garde furent, depuis, condamnés en bloc aux travaux publics, comme des forçats. On sait que quelques jours plus tard le sultan fut détrôné ; sa déposition lui fut notifiée par trois francs-maçons du Directoire de Salonique, dont deux Juifs, MM. Carrasse et Farraggi. Puis, ce fut l'établissement de la Cour martiale, les arrestations en masse de suspects, et des douzaines de potences s'élevant chaque jour sur les places publiques ; dans les prisons, les pires tortures furent infligées aux prisonniers.
   Ce qu'on peut dire de plus significatif contre cet ignoble régime, c'est qu'il a soulevé contre lui l'indignation des francs-maçons français eux-mêmes, qui n'avaient pas ménagé, au début, leurs encouragements aux Jeunes-Turcs. Voici ce qu'écrivait, en août 1911, le F
\Camille Pelletan dans les colonnes du
maçonnique Matin : « Depuis trois ans, l'immense empire des Sultans obéit à un Comité occulte, caché dans une ville de province, dont les membres sont ignorés et exercent un pouvoir aussi despotique que les successeurs de Mahomet. Un mensonge de Constitution masque, ou plutôt ne masque pas assez, l'état réel des choses. Il y a une presse qu'on disait libre ; mais les journalistes qui déplaisent sont assassinés en pleine rue, à Constantinople, par ordre « du pouvoir occulte. Et les assassins, que tout le monde nomme, ne sont pas poursuivis. Il y a une Chambre élue ; mais les députés dont on n'est pas content sont, sans jugement, jetés dans un cachot infect, d'où ils sortent impotents ou sourds, ou traités de telle sorte qu'ils peuvent montrer sur leurs doigts la place vide de leurs ongles, arrachés par la torture. Ce que le sultan rouge n'aurait pas pu sans soulever les mises en demeure unanimes de l'Europe, le Comité le peut, et l'Europe civilisée le permet. »

   Il n'y a rien à ajouter à ce tableau en ce qui concerne la conduite du « Comité Union et Progrès» à l'égard des Turcs. Mais, par un effet de son antichristianisme bien connu, le F\Camille Pelletan néglige de parler de l'attitude du Comité à l'égard des populations chrétiennes de l'empire : elle a été simplement abominable. Abd-ul-Hamid laissa accomplir sous son règne des massacres d'Arméniens, mais du moins il n'en ordonna pas ; le « Comité Union et Progrès », lui, en a ordonné, et qui ont dépassé en horreur tout ce que l'on avait vu jusque-là. Un journal italien parfaitement informé, le Momento, de Turin, a prouvé, en effet, que les massacres qui ensanglantèrent la région d'Adana, du 12 au 23 avril 1909, furent organisés parle F.-. Ishan Tikri., directeur du journal jeune-turc Hidal. Le wali, jeune-turc lui aussi, et adhérent influent du « Comité Union et Progrès », laissa toute liberté à la populace, soudoyée par le Comité, d'égorger les Arméniens, de violer les femmes et de torturer les enfants. Un certain nombre. d'Arméniens ayant pris les armes et répondant à la force par la force, le massacre s'était arrêté le 18 avril. Le consul d'Angleterre en profita pour essayer d'obtenir une trêve, à laquelle le wali consentit aussitôt, à condition que les Arméniens rendraient leurs armes. C'était renouveler la trahison qui précéda l'assaut de Constantinople. Le 23 avril, en effet, alors que les Arméniens désarmés se reposaient sur la foi jurée, des troupes demandées par le vali arrivèrent et firent aussitôt main basse sur les Arméniens, désormais sans défense : 2.000 furent fusillés sous les yeux des autorités turques et sans égard aux protestations du consul d'Angleterre. D'autres massacres de chrétiens eurent lieu, à la même époque, en Cilicie et dans le nord de la Syrie. Totalisant le nombre des victimes dans ces diverses contrées, le correspondant du Times les évaluait à 18.000, dont 2.000 enfants, outre plusieurs centaines de femmes violées. Le ministère jeune-turc trouva cela fort bien, donna de l'avancement aux fonctionnaires coupables et se contenta, quand les puissances risquèrent des représentations, de faire pendre quelques portefaix d'Adana, dont la participation aux massacres n'était d'ailleurs pas démontrée.
  
Le « Comité Union et Progrès », né de la Franc-Maçonnerie ottomane et dirigé par les Juifs de Salonique, a naturellement fortifié de son mieux les deux puissances qui lui ont donné naissance. D'une part, il a encouragé le sionisme au point que les « mâmins » Djavid Bey, ministre de l'Intérieur, et Hussein Djahid Bey, directeur du Tanine, ne craignaient pas de dire que l'établissement de juifs russes et  autrichiens en Mésopotamie était nécessaire pour « faire contrepoids à l'élément arabe indigène ». D'autre part, les Loges maçonniques ont été multipliées sur tous les points de l'Empire et il n'y a eu de sécurité pour les fonctionnaires et les officiers qu'à condition de s'y faire admettre. Renonçant aux affiliations étrangères, les Loges turques se sont d'ailleurs fédérées en 1909 en un Grand Orient de Turquie, qui a à sa tête le « mâmin » Talaat Bey, et dont le Conseil Suprême est exclusivement composé de juifs ou de « mâmins », tels que MM. Carasso, Cohen, Faraggi, Djavid-Bey, Salomon Kibar, etc. C'est, on le voit, l'ancien Comité de Salonique, moins les quelques Turcs qui en faisaient alors partie.
   Une citation d'un document authentique suffira pour faire comprendre quel joug ce personnel maçonnique a fait peser sur la Turquie pendant quatre ans. Il s'agit du serment imposé aux adhérents recrutés par le « Comité Union et Progrès ». On va voir de quelle manière les apôtres turcs de la liberté comprennent cette dernière :
   « Je jure sur ma religion et mon honneur qu'à partir de ce moment où je me fais membre du Comité qui a pour but principal le Progrès et la prospérité de notre patrie et l'Union de tous les Ottomans, je travaillerai conformément aux règles et aux lois du Comité et que je ne dévoilerai jamais aucun secret de la Société à une personne qui ne soit pas membre du Comité ci surtout aux membres n'ayant pas le droit de connaître les secrets du Comité. Je jure que je n'hésiterai jamais à remplir les devoirs dont je serai chargé et les décisions du Comité qui ont pour but rappliquer entièrement la Constitution et d'assurer le maintien du Régime constitutionnel octroyant à la nation les droits de liberté. Je ne trahirai jamais le Comité et J
E VEUX TUER IMMÉDIATEMENT, AUSSITOT QUE J'EN RECEVRAI L'ORDRE DU COMITÉ, TOUS CEUX QUI TRAHISSENT LE COMITÉ, ET QUI TRAVAILLENT POUR METTRE OBSTACLE AUX DESSEINS SACRÉS DU COMITÉ. « AU CAS OU JE NE TIENDRAIS PAS CES PROMESSES SOLENNELLES, JE LIVRE DÈS A PRÉSENT MON SANG, QUI COULERA A LA SUITE D'UNE CONDAMNATION A MORT, EXÉCUTÉE PAR LES MEMBRES DU COMITÉ AYANT LE DEVOIR DE POURSUIVRE LE TRAITRE PARTOUT OU IL SERA TROUVÉ. »
   Mieux encore que le nom significatif de Jeune-Turquie, ce langage sanguinaire évoque le souvenir des origines du mouvement, en 1857 : c'est-à-dire de la Jeune-Europe de Mazzini, ce professionnel de l'assassinat politique. Voilà le régime qui a fini par dégoûter jusqu'au F.'. Camille Pelletan lui-même. Etait-il vraiment nécessaire de renverser Abd-ul-Hamid pour le remplacer par de tels malfaiteurs publics ?
   C'est ce qu'ont fini par se demander des hommes dont l'origine est diverse, dont les uns sont rattachés par leurs traditions de famille au règne d'Abd-ul-Hamid, dont les autres, d'abord séduits par les espoirs qu'engendrait le nouvel état de choses, ont été révoltés par les crimes commis. De cette réaction est née la Ligue militaire, qui a entrepris de tourner contre le
«
Comité Union et Progrès » les mêmes armes dont celui-ci s'était servi pour asservir la nation ottomane : le SECRET et la FORCE. On sait comment cette société secrète militaire a provoqué, quelques semaines avant la guerre, par une menace de pronunciamiento, la chute des judéo-maçons au pouvoir.
   Il était, d'ailleurs, trop tard pour que cette chute pût sauver la Turquie. Trop de crimes avaient été commis, qui soulevaient la conscience des peuples; trop de délations maçonniques s'étaient données carrière, dissociant la force, jadis redoutable, de l'armée ottomane. La Confédération Balkanique, nouée par le tsar Ferdinand de Bulgarie, jugea le moment propice pour liquider la question d'Orient : après une résistance de quelques semaines, l'édifice politique et militaire turc est en train de crouler sous les coups des armées bulgare, serbe, grecque et monténégrine.
   Au milieu de cet effondrement, deux exemples s'affirment en une rigoureuse antithèse : celui du général prince
Aziz pacha, successeur de Talaat Bey à la tète du Grand Orient de Turquie, qui a honteusement donné le signal de la panique à la bataille de Kirk Kilissé ; celui du ministre de la Guerre Nazim pacha, le leader de la Ligue militaire, qui a sauvé l'honneur en faisant une résistance acharnée dans la plaine de Luilé Bourgas et de Tchorlou. Le franc-maçon et l'anti-maçon sont restés chacun fidèle à son type moral...
  
Voilà le passé de la Franc-Maçonnerie en Turquie : puissent les alliés victorieux profiter de l'impuissance de la secte dans leurs pays respectifs pour effacer jusqu'au souvenir de la Franc-Maçonnerie sur cette terre où elle a régné
. (La revue antimaçonnique. 1912)  FLAVIEN BRENIER.


Conclusion : Une étude à méditer pour notre Communauté. Qu'on pense bien que nos adversaires, tant intérieur que extérieur, sont des individus, à l'instar du Faux-Messie ; qui ne dorment pas. Et ceci, jusqu'à la fin des temps. D'où la nécessité d'une vigilance permanente et re-doublée !
   Quant aux chercheurs et aux historiens, ils ne doivent pas oublier d'ajouter à leurs carnets de charges : les gens du Dualisme (gens de la Franc Maçonnerie, sectes occultes, etc.) de l'époque. Et derrière eux, le monde biblique européen (toranique + évangélique). Gens responsables et coupables de ce qui se passera entre leurs adeptes et sympathisants parmi les Turcs et autres et les Arméniens du monde de l'Evangile. Et n'est-ce pas à eux, en premiers, de faire repentance auprès des gens de l'Islam et les gens de l'Evangile d'Arménie ? Gens responsables et coupables également, les gens de la secte non islamique
du Juif Chabbethaï, homme non converti à l'Islam. Ni lui ni sa secte. Bien que condamné par les gens de la Torah et de la Synagogue, il apportera toutefois pour eux tous une aide non négligeable pour le démantèlement de l'Empire ottoman. Et l'erreur d'appréciation et de jugement fera le reste chez les Ottomans et leurs responsables. Enfin, tout cela ne doit être en aucune façon un moyen pour discréditer la Religion divine : la Soumission au passage. Ce qui doit être mis en avant, c'est uniquement la responsabilité de ceux et celles qui feront couler le sang, commettront le désordre sur terre. En clair, les gens du Dualisme et leurs affidés.


Pour votre lecture :
Le messianisme juif et Oslo
Israel News : Jerusalem Post Internet Edition
...manière encore plus tragique : Tsvi fut capturé par les Turcs et converti à l’Islam . Ainsi, le mouvement qu’il avait inspiré fut non...
...façonnage de l’histoire juive contemporaine en nous conduisant au carrefour terrible où se trouve Israël aujourd’hui. Soyez attentifs aux citations... ...

http://www.jpost.com/servlet/Satellite?pagename=JPost/A/JPArticle/Full&cid=1023716578555

La Revue Antimaçonnique Le gérant de cette revue était Flavien Brenier. On peut encore trouver certains de ses textes sur le web comme La Franc Maçonnerie en Turquie sur le site Le carrefour de l'Islam. Cet abbé a également publié des ouvrages comme Les Juifs et le Talmud réédité en 2007 par les Editions Saint-Remi pour la sauvegarde de la littérature catholique.


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Cette page a été mise à jour le 21/09/10.

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