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Etudes

L'histoire de l'enfance de Marie. 

Selon les Textes bibliques.

Marie, la consacrée ? 

selon les Écritures bibliques


Au nom de DIEU, Hachem, Allaha !
Le TOUT-MISÉRICORDIEUX, le TRÈS-MISÉRICORDIEUX !
Louange à Allah, Seigneur des mondes, Prière et Paix sur Ses messagers et Ses prophètes, et sur tous ceux qui suivent Sa guidée !

 

P

oint de divinité[1] excepté Allah[2] le Très Haut. Que les meilleures salutations[3] soient sur les prophètes et messagers divins dont le Sceau de la Prophétie[4]

Consécration. 

   Selon les commentateurs du Coran, les historiens et chercheurs, la coutume des Fils d'Israël de consacrer les enfants avait l'origine suivante. Ils avaient trouvé dans la Thora que Dieu avait dit à Mochè[5] (sur lui la Paix !) : 
   "J'aime pour esclaves des jeunes sans péché." Parmi Mes esclaves Je préfère ceux qui, depuis leur jeunesse jusqu'à la vieillesse, auront été adonnés à Mon service, et qui, dans leur jeunesse, n'auront pas commis de péché".
   Alors les Fils d'Israël consacraient dans le Temple les enfants dès leur jeune âge, afin qu'ils fussent exempt de péché dès leur enfance, qu'ils fussent purs devant Dieu est occupés toute leur vie à Son service. Et Dieu est plus Savant ! 

Sens des mots. 

   Le sens du mot [arabe mouharrar] (voué, consacré) est, dit-on : être libre des occupations de ce monde et des soucis. Ce terme mouharrar semble donc coïncider avec les termes hébreux de nazir, naziréen. Toutefois, le Temple n'étant plus, personne chez les gens de la Thora, ne peut se prétendre de nos jours être et vivre en  vrai naziréen. On notera au passage l'accent qui est mis sur les mots 'exempt de péché'. Ceci pour être à l'exemple du fils de Zacharie qui, dit-on, n'a jamais commis de péché ni même résolu d'en commettre.
   On a dit encore le concernant : "… un seigneur, un chaste, un prophète, du nombre des gens de bien. (Coran III 39). Selon certains commentateurs du Coran, le Seigneur des mondes n'a donné le nom de "saiyid" (chef, seigneur) à aucun prophète, si ce n'est à Yahya le fils de Zacharie (sur eux la Paix !). Dans les commentaires il est dit que "saiyid" veut dire clément. Dieu dit : Je l'ai rendu doux afin qu'il enlève à Mes créatures leurs maux et leurs peines, qu'il montre de la douceur, et qu'il devienne grand ; car nul ne devient grand, si ce n'est par la douceur, et la grandeur repose sur la douceur et la patience (Comparer : Bible Lc. 3 10-14).
   Dieu dit : Je l'ai rendu chaste, de sorte que Yahya n'aura commerce avec aucune femme, parce qu'il saura que les hommes se perdent par les femmes. Il se tiendra éloigné des femmes, afin qu'il ne contracte pas cette habitude, et il n'aura pas de besoin charnel ; si fort que soit le désir en lui, il le surmontera.
   Selon une autre variante, on a dit également qu'il s'est marié avait une femme qu'il n'a pas touchée. On dit que ce mariage fut pour contenir son regard…, comme s'il avait tenu à réunir toutes les vertus en lui. On dit également que ce fut uniquement pour satisfaire aux exigences de la Loi. Et Dieu est plus Savant !  

Anne, la mère de Marie. Bref exposé. 

   Anne, la mère de Marie, selon les commentateurs du Coran, était âgée et stérile ; elle n'avait pas d'enfant. Pendant qu'elle se trouvait une fois à l'ombre d'un arbre, elle vit un oiseau qui nourrissait sa couvée ; elle désira alors avoir elle aussi un enfant, et invoqua Dieu de lui en accorder un qu'elle vouerait à la garde du Temple et à son service. Ainsi elle consacra ce qu'elle porterait dans son sein, sans savoir encore si ce serait un garçon ou une fille. L'objet d'un tel vœu devait, selon la tradition religieuse, être mis au service du Temple qu'il ne devait plus quitter jusqu'à sa majorité. C'est alors seulement qu'on lui laissait le choix soit de continuer à vivre dans le Temple soit de le quitter pour vivre où il voudrait. Seuls les garçons pouvaient être l'objet de vœux semblables. Les filles, elles, ne pouvaient l'être à cause du régime des impuretés auxquelles elles sont soumises.
   Le père de Marie mourut pendant que Anne se trouvait enceinte de Marie. Lorsqu'elle eut mis son enfant au monde, elle vit que c'était une fille, et aussitôt elle s'écria : "Seigneur, j'ai mis au monde une fille, or Dieu savait mieux ce qu'elle avait mis au monde et que le garçon n'est point comme une fille au service du Temple (Coran III 32 et sv.) et des dévots qui s'y trouvent et je l'ai nommé Marie." Marie, dans leur langue, signifie "la dévote". Elle l'enveloppa ensuite de langes et la porta au Temple, la confiant aux Docteurs (Ahbâr, les Lévites), fils d'Aaron, qui avaient la garde du Temple de Jérusalem, comme les Fils de Chayba avaient celle de la Ka'bah. Elle leur dit : "Voici cette consacrée !". On dit, dans une variante, que Dieu dit dans une vision à Zacharie : Dis à la mère de Marie : J'accepte de toi cette fille comme un garçon ; porte-le au Temple pour l'y consacrer.
   Ils se disputèrent alors à son sujet, car elle était la fille de leur chef et maître, de leurs offrandes. Zacharie la réclama. Il leur dit : J'y ai droit plus que quiconque, puisque sa tante est mon épouse. Nous interrogeront plutôt le sort à son sujet", protestèrent-ils. Et ils jetèrent leurs calames dans l'eau d'un torrent qu'on dit avoir été le Jourdain. D'autres, la source où la fontaine de Salwân. Quand ils y lancèrent leurs calames avec lesquels ils transcrivaient la Thora, celui de Zacharie surnagea, tandis que les leurs s'enfoncèrent au fond de l'eau[6].
   Zacharie prit donc Marie sous sa tutelle, la confiant à sa femme, mère de Yahya (Jean). Il lui désigna une nourrice, et quand elle eut grandi, il lui fit construire dans le Temple une cellule à laquelle on ne pouvait avoir accès que par un escalier. Il était seul à aller la voir, et voyait chez elle des fruits d'hiver en été et des fruits d'été en hiver[7] ; et il lui demandait : "D'où te vient cela ?" Elle lui répondait : "Cela vient de Dieu.". (Comparer : Ibn Athîr, Kâmil, I ; Tabari, Annales, I/III, etc.). 

   Conclusion : 

   Premièrement : On note que la naissance de Marie a été supprimée dans les Textes officiels des gens de l'Évangile. De même dans l'Évangile de Barnabé. On en fait mention toutefois dans des textes dit apocryphes. En mentionnant ce récit, le Seigneur des mondes a restauré et rétabli ainsi une vérité cachée. Deuxièmement : Anne, la mère de Marie n'enfantera qu'un seul enfant : Marie. Contrairement à certaines personnes ou textes du monde biblique, qui ferait apparaître à Marie, une sœur. Selon certains la sœur de Marie était Salomé, la femme de Zébédée dont les deux fils, Jacques et Jean, furent comptés parmi les apôtres de Jésus. (Bible. Mt 27:55, 56 ; Mc 15:40 ; 16:1 ; Jn 19:25). Troisièmement : Son nom sera : Marie. A ce sujet, on remarquera que les gens de la Bible, ont perdu le sens exact de nombreux mots en hébreu, araméen et syriaque. Selon certains, Marie signifie : princesse. D'autres : de l’hébreu Miriam, qui signifie peut-être “ Rebelle ” ! Quatrièmement : La tante de Marie, mère de Yahya était la sœur de Anne, mère de Marie. Selon les gens de l'Evangile, la mère de Yahya serait plutôt la cousine de Marie. Cinquièmement : Selon la Bible, Marie était apparentée à la mère de Yahya, qui était “ d’entre les filles d’Aaron ” de la tribu de Lévi (Lc 1:5, 36 ; comparer : Coran XIX 28). Sixièmement : Le fils de Marie avait-il un droit naturel au trône de David ? Les gens de l'Évangile y pensent et l'affirment. Selon eux, "Marie était de la tribu de Juda et une descendante de David. Voilà pourquoi on pouvait dire de Jésus, son fils, qu’il était “ issu de la semence de David selon la chair ”. (Rm 1:3.) Par son père adoptif Joseph, un descendant de David, Jésus avait un droit légal au trône de David et, étant par sa mère la “ descendance ”, la “ semence ” et la “ racine ” de David, il possédait le droit naturel héréditaire au “ trône de David son père ”. — Mt 1:1-16 ; Lc 1:32 ; Ac 13:22, 23 ; 2Tm 2:8 ; Ré 5:5 ; 22:16". Par contre, selon les gens de la Thora, nullement. Selon eux, un prophète ne peut occuper deux fonctions à la fois : roi et prophète. Il y a donc un désaccord certain et total entre les gens de la Bible, sur ce sujet. Sixièmement : Quand Marie vint présenter son fils à son peuple, on l'accusa de s'être prostituée (Coran XIX 28). On remarque dans l'ancien français ces termes peu élogieux et populaires employés à une certaine époque de l'histoire biblique : marie-salope. 1. Pop., vieilli Femme malpropre ou débauchée. Des maries-salopes.  2. marie-couche-toi-là. Pop., vieilli Fille publique ; fille, femme facile ! (© Hachette Livre, 1997). Septièmement : Le fils de Marie est devenu ainsi, et par sa mère, le fils de la vouée. A partir de là, et après la destruction du Temple, certaines Églises[8] imiteront et perpétueront une certaine forme de naziréat à travers la vie monastique, les couvents. Les moines se diront être les serviteurs de l'Église, les religieuses les épouses du Messie. Leur mère sera à tous la Jérusalem céleste. Tous devront rester célibataire, et faire surtout vœu de chasteté… 

Attitude des gens de l'Évangile envers les moines et les religieuses. 

   Généralement, ils sont très appréciés en terre des Gaules, dans le monde latin. La population, dans les moments difficiles, sait qu'elle peut compter sur eux. Les Jésuites sont connus pour être des lettrés et d'excellents défenseurs de la langue française… 

Le vocable : grand. 

   On remarquera que le vocable "grand" apparaît dans la Bible le concernant (Bible. Lc. 1 15). Même chose concernant le Messie (Bible 1 32).
   Selon les commentateurs de la Thora : Un changement de nom marque donc un changement de destinée. Bible. Gn 17, 15 ; 35, 10. En fait, Abram et Abraham semblent être deux formes dialectales du même nom et signifier également : « Il est grand quant à son père, il est de noble lignée. » Mais Abraham est expliqué ici par l’assonance avec ‘ab hamôn « père de multiple ». (Voir Bible de Jérusalem).

   Remarque : On notera que dans la Bible, il est écrit : « Il sera grand, et sera appelé fils du Très-haut[9]. Le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père ; il régnera sur la Maison de Jacob pour les siècles et son règne n’aura pas de fin[10]. » (Bible. Lc. 1 32-33).
   Cette parole attribuée faussement et injustement à l’Archange Gabriel, par les gens de la Bible, semble et semblerait s’adresser ici non pas au fils de Marie, mais plutôt au fils d'Abd Allah, Mohammad, (...), fils d’Ismaël, fils d’Abraham.
   En effet, le Sceau de la Prophétie est grand quant à son aïeul Abraham, il est aussi et également de noble lignée soit : il n’est pas de descendance bâtarde, mamzèr. Enfin, c’est lui qui héritera, sans aucun doute, du Trône de David ; il régnera sur la Maison de Jacob pour les siècles et son règne n’aura pas de fin.
   Quant au fils de Marie, il n'est pas un descendant direct d'Abraham. Il est azaréen par sa mère uniquement. L'héritier des promesses divines devait être nécessairement 'azaréen' de père et de mère. Tel est le cas du fils d'Abd Allah, le prophète Mohammad (sur lui prière et Paix !).

   Conclusion : Si l’Archange (Coran III 45 et sv.) semble effectivement annoncer à Marie, la naissance d’un noble fils en la personne du Messie, ne semble-t-il pas aussi et également lui annoncer un enfant, après lui, d’une noble lignée lui aussi, en la personne de : Ahmad fils d’Abd Allah, (…), fils d’Ismaël, fils d’Abraham (sur eux la Paix !) ? Il aura entre outre, et selon la langue grecque, un titre honorifique, soit : fils du Très Haut. Et Dieu est plus Savant !
   Les gens de la Bible n'ont-ils pas cherché, à travers cette prophétie, à identifier le fils de Marie au fils d'Abd Allah (sur eux la Paix !) ? Et Dieu est plus Savant ! 

L'esprit saint. 

   Quant aux paroles : L'esprit-saint viendra sur toi et la puissance du Très-haut te couvrira de son ombre… (Bible. Lc. 1 35), signifie simplement qu'il fut exigé de Marie l'oraison intérieure, c'est-à-dire qu'elle s'oriente de tout son cœur vers Dieu, mettant son âme sous Son ombre divine, pour qu'Il couvre de Son ombre son âme, et pour qu'Il contienne ses désirs…
   Il fut ordonné à Marie de se maintenir dans un état d'oraison et d'apaisement, tenant ainsi son cœur orienté face à la gloire de Dieu, afin qu'elle soit constamment en cette attitude de glorification de la Majesté divine (Comparer : Tirmidzî, Nawadir). 

Avis du monde biblique : 

  Schalom Ben-Chorin[11] d'écrire : Certains exégètes ont pensé, dans ce contexte, à une manifestation de la divinité sous forme d'un nuage ou d'une nuée. (…) L'expression "couvrir de son ombre", dans le texte de Luc, évoque l'image de l'oiseau déployant ses ailes à l'ombre desquelles s'abrite la jeune femme élue. Nous revenons là à une expression hébraïque courante : betsel kenaphekha, qui signifie "à l'ombre de tes ailes" ; cette expression figure dans les Psaumes 17, 36, 57 et 63, ainsi que dans la liturgie synagogale. (Op. cit.)
   Les T.J[12]. commentent, eux, ce passage biblique d'une toute autre façon. Qu'on en juge  : On lit dans le récit divinement inspiré : “Mais la naissance de Jésus Christ arriva ainsi. À l’époque où sa mère Marie était promise en mariage à Joseph, elle se trouva enceinte de par l’esprit saint avant leur union.” (Mt 1:18). Auparavant, un messager angélique de Jéhovah avait fait savoir à la vierge Marie qu’elle ‘ concevrait dans sa matrice ’ parce que l’esprit saint de Dieu viendrait sur elle et que Sa puissance la couvrirait de son ombre (Lc 1:30, 31, 34, 35). Puisqu’il y eut effectivement conception, il semble que Jéhovah Dieu féconda un ovule dans la matrice de Marie en transférant la vie de son Fils premier-né du monde invisible sur la terre (Ga 4:4). C’est uniquement de cette façon que l’enfant qui allait naître pourrait conserver son identité, demeurer la personne appelée la Parole qui avait résidé dans les cieux, et seulement de cette façon qu’il pourrait être le fils de Marie à part entière, donc un véritable descendant d’Abraham, d’Isaac, de Jacob, de Juda et du roi David, ancêtres de sa mère, et être l’héritier légitime des promesses que Dieu leur avait faites (Gn 22:15-18 ; 26:24 ; 28:10-14 ; 49:10 ; 2S 7:8, 11-16 ; Lc 3:23-34…). Il est donc probable que l’enfant qui naquit ressemblait par certains traits physiques à sa mère juive.
   Marie était une descendante du pécheur Adam[13], donc imparfaite et pécheresse. C’est pourquoi la question suivante est soulevée : comment l’organisme physique de Jésus, le “premier-né” de Marie (Lc 2:7), pouvait-il être parfait et exempt de péché ? Alors que les généticiens modernes ont beaucoup appris sur les lois de l’hérédité et sur les caractères dominants et récessifs, ils n’ont aucune expérience dans l’étude de ce que produit l’union de la perfection et de l’imperfection, comme c’était le cas avec la conception de Jésus. Les résultats révélés dans la Bible semblent indiquer que la force vitale masculine (qui provoqua la conception), parfaite, neutralisa toute imperfection existant dans l’ovule de Marie, produisant de cette façon un modèle génétique (et un développement embryonnaire) parfait dès le départ[14]. Quoi qu’il en soit, à l’époque, l’opération de l’esprit saint assura le succès du dessein de Dieu. Comme l’ange Gabriel l’expliqua à Marie, “de la puissance du Très-haut” la couvrit de son ombre ; ainsi ce qui naquit était-il saint, le Fils de Dieu. L’esprit saint de Dieu forma, en quelque sorte, une paroi protectrice pour qu’aucune imperfection ou force néfaste n’endommage l’embryon en développement, et ce dès sa conception. — Lc 1:35.
   Puisque c’était l’esprit saint de Dieu qui avait rendu la naissance possible, Jésus devait sa vie humaine à son Père céleste et non à un homme tel que son père adoptif Joseph (Mt 2:13-15 ; Lc 3:23). Comme on le lit en Hébreux 10:5, Jéhovah Dieu ‘ lui prépara un corps ’, et Jésus fut vraiment “sans souillure, séparé des pécheurs” depuis l’instant de sa conception. — Hé 7:26 ; voir aussi Jn 8:46 ; 1P 2:21, 22. 

   Nous dirons : Marie est bien  descendante d'Adam. Du pécheur Adam, nullement. Nous le rappellerons maintes fois, Adam a péché au sens figuré du mot, non jamais en son sens propre. Il nous faut reconnaître nécessairement ici, qu'il était avant tout un être prédestiné (Coran II 30).
   Il est avéré, à ce sujet, qu’Adam rencontra Moïse qui lui dit : « C’est toi que Dieu a créé de Sa main, c’est toi qu’Il a animé de Son souffle, c’est devant toi qu’Il a fait prosterner Ses anges, c’est à toi qu’Il a assigné le Paradis pour demeure ! Pourquoi dons t’es-tu révolté contre Lui ? » Adam lui répondit : « O Moïse, c’est avec toi que Dieu s’est entretenu, c’est à toi qu’Il a révélé la Thora ! N’as-tu donc pas lu dans celle-ci ces mots : « Or Adam s’est révolté contre son Seigneur ? » Moïse lui répondit : « Oui » Adam lui demanda : « Combien d’années y a-t-il eu, entre le moment, où mon péché a été décrété et celui où je l’ai commis ? » Moïse lui répondit : « Ton péché était résolu cinquante mille ans avant que tu l’aies commis. » Adam répondit : « O Moïse, veux-tu donc me blâmer pour un péché qui était résolu cinquante mille ans avant que je le commisse ? » (Voir. La perle précieuse. Ghazalî). 

   "Imparfaite et pécheresse" : le Coran nous éclaire dans ce domaine (Coran III 33-37). N'y parle-t-on pas du vœu de sa mère, Anne. On nous a rapporté qu'elle et son fils, ne commettaient pas des péchés comme les autres humains. Ce privilège exceptionnel accordé à Marie et à son fils est l'exaucement du vœu d'Anne et sa prière de refuge contre Satan le lapidé (Coran III 36).Quant à 'la force vitale masculine(qui provoqua la conception)', nous savons tous que le fils de Marie ne fut pas conçu avec un sperme masculin. Et ceci comme le veut la loi naturelle. Il fut conçue avec le souffle de l'ange Gabriel et le sperme féminin, celui de Marie[15]. Les généticiens comme les naturalistes comme les médecins reconnaissent un seul sperme, celui de l'homme, et ignore totalement tout sperme féminin. Quant à l'esprit saint de Dieu, il s'agit ici de l'Archange Gabriel uniquement. Et nullement, la troisième personne de la Trinité, ou une force indépendante ou la force active du divin Créateur. D'ailleurs, dans les premiers temps évangéliques, bon nombre de gens, comme à notre époque les T.J.; ne croyaient-ils pas que le fils de Marie était un ange du Seigneur ? 

Nature du Messie. 

   Il était donc, comme l'explique si bien nos Savants, esprit sous le rapport de l'essence, et il était un humain sous le rapport de son apparition dans la forme humaine. Car  l'esprit saint, l'ange Gabriel, se présenta à Marie sous l'apparence d'un humain accompli, et lui dit : "Je suis le messager de ton Seigneur pour te faire don d'un enfant pur." (Coran XIX 9). A Marie fut donc accordé un enfant. Son enfant sera façonné d'après la forme de l'Ange apparaissant sous l'apparence humaine (Coran XIX 17) ; c'est pourquoi le fils de Marie porta la forme de l'ange : humain, masculin et esprit. En aucun cas, il fut un divin enfant, un dieu, Dieu, etc. Ni Marie,  la mère de Dieu. Loin de nous de telles croyances ! Et combien le Seigneur des mondes est au-dessus de ce qu'ils décrivent ! (à suivre...)

Que le Seigneur des mondes nous guide tous dans ce qu'Il aime et agrée !


[1] Le Créateur des cieux et de la terre est donc la seule et véritable divinité qu’on adore et qu’on se doit d’adorer véritablement.
[2] En langue arabe, Allah. En hébreu, ïl. Nom divin, il est employé couramment pour les gens de l’Evangile de langue arabe. En français, le terme Dieu est compris généralement, non comme un Nom divin, mais plutôt comme signifiant l’Etre-Suprême, le Créateur et Maître de l’Univers.
[3] Formules d’eulogies comme : que Dieu prie sur lui, l’agrée, lui fasse miséricorde, etc., formules propres à  l’Islam traditionnel. Les exégètes interprètent la « prière » divine comme étant un octroi de Sa miséricorde et la « prière » angélique comme une demande de pardon pour les créatures. 
[4] Soit : Ahmad-Mohammad, fils d’Abd Allah, (...) fils d’Ismaël, fils d’Abraham  (sur eux la Paix !). Pour l’Islam traditionnel, il est le Sceau de la Prophétie, le Sceau des prophètes et messagers divins.
[5] Francisé : Moïse, arabe, Moussa (avec un seul s), copte et hébreu : Mochè.
[6] On retrouve ce genre de récit dans les textes apocryphes, bibliques, mais concernant plutôt Joseph.
[7] Suite à une disette.
[8] Dont celle du Vatican, de Rome : les catholiques. Également : les Maronites (Liban), etc. D'autres Eglises sont farouchement contre toute vie monacale. Ex.: les gens de la Réforme, du Protestantisme.
[9] Le but du falsificateur ici, n'était-il pas de faire apparaître ces mots dans le Texte biblique pour démontrer ainsi que le Messie attendu (ou le Prophète attendu) des Écritures s'appelait non pas Le Messie, fils d'Abd Allah, mais plutôt le Messie fils de Marie ? On ajoutait à l'un ce qui revenait de droit à l'autre ! Tout cela en trafiquant et en changeant la Parole de Dieu ! Ceci fait ressembler, quelque peu, au récit de Jacob et d'Esaü. Mais peut-on changer les décrets divins ? Oui, diront les gens de la Bible. Non, dira l'homme censé et doué d'intelligence…
[10] Avec les documents de Qumrân, on découvre également que les Fils d'Israël, les Judaïsés étaient dans l'attente du "fils" de Dieu. C'est-à-dire du Sceau de la Prophétie. Ne lit-on pas :
   [Le fils du gr]and [Seigneur] il sera appelé et par son nom il sera désigné.
   Le fils de Dieu il sera appelé et ils l'appelleront fils du Très-Haut.
   Il lui sera donné l'empire éternel.
   5. Son royaume est un royaume éternel, et toutes ses voies sont dans la vérité. Il juge[ra]
   6. la terre en vérité, et tous feront la paix. Le glaive sera banni de la terre,
   7. et toutes les provinces lui rendront hommage. Le grand Dieu lui-même sera
   8. sa force. Il fera la guerre à son compte ; Il tiendra les nations dans ses mains et toutes Il les mettra à ses pieds. Sa souveraineté est une souveraineté éternelle. (Sources : 4Q246). 
   C'est donc de lui dont Gabriel voulait s'entretenir avec Marie. En réalité, cette annonce avait été faite plutôt à Hagar, la mère d'Ismaël (sur eux la Paix !). Et Dieu est plus Savant ! L'œuvre ici du falsificateur est manifeste.
[11] Homme juif qui a écrit de nombreux ouvrages.
[12] Témoins de Jéhovah. Église très contestée au sein des gens de l'Evangile.
[13] Adam dans le Paradis était un saint. Ayant atterrit sur terre sur ordre divin, il se verra élrver alors au grade de prophète. Ce que les gens de la Bible ignorent et refusent de reconnaître. Donc loin de nous de voir en lui un pécheur comme nous.
[14] Nous dirons : point de vue purement philosophique et médicale. Mais qui n'explique pas pourquoi ils restaient dans un état de sainteté permanente.
[15] Il sera conçu d'une façon miraculeuse tout simplement parce que le Saint et Seigneur d'Israël et des mondes voulait confondre le monde médical et philosophique de l'époque. Les gens de la Thora ne sont-ils pas gens passionnés de médecine ? L'Égypte ancienne, le monde gréco-romain n'étaient-ils gens passionnés de Philosophie, de Magie ? Naguère, Mochè n'a-t-il pas confondu la Magie de l'Égypte ancienne ? Les sorciers de Pharaon ?   


Point de divinité, de dieu que Dieu !
« Vulnerant omnes, ultima necat. »
Nous ne le dirons jamais assez.
Explicit totus liber.

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Cette page a été mise à jour le
07/11/06 .

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