Sectarisme

PROPHÈTES, PROPHÉTIE, HISTOIRE. 

Selon la Tradition.

Au nom de DIEU, Allaha,
Le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux !

Louange à Allah, Seigneur des mondes, Prière et Paix sur Ses messagers et Ses prophètes, et sur tous ceux qui suivent Sa guidée !


Le Najd. Terre de sédition ?
نجد. أرض الفتنة ؟
Mise en garde !


   Point de divinité[1] excepté Allah[2] le Très Haut. Que les meilleures salutations[3] soient sur les prophètes et messagers divins dont le Sceau de la Prophétie[4].

   Suite Page 17

  • Le monde du Salafisme face au monde biblique, à lui-même.

   Comment le monde du Salafisme se décrit-il et quelle position adopte-t-il face au monde biblique (toranique & évangélique) ? Pour bon nombre d’observateurs, il reste (restera) un monde à deux visages[5]. A l’entendre, il se veut être le fer de lance de la lutte contre le monde biblique et son hégémonie en terre arabe notamment. De l’autre, il fait son jeu ! Que croire, qui croire ? Et différents évènements passés, ont prouvés surtout qu’il n’est pas ce qu’il prétend être, et surtout pas le défenseur des gens de la Tradition et du groupe et de leurs valeurs[6]. Il singe, note l’observateur, il joue avec les mots, falsifie l’histoire, sème la terreur et le désordre, répand impunément le sang[7], là où il est...

  • Les relations avec le monde biblique (toranique & évangélique).

   En vérité, notent les Savants, la tolérance et la bienveillance envers les gens de la Bible sont bien réelles chez bon nombre d’eux. Et aux gens de la Bible de le noter. Qu’on en juge :

   "Il est singulier que les Wahabis soient beaucoup plus tolérans (tolérants) à l’égard des chrétiens et des juifs. Il ne paroît (parait) pas qu’ils persécutent ceux-ci, lorsqu’ils sont sous leur dépendance, ni qu’ils cherchent à en faire des prosélytes. L’exercice public de ces religions est proscrit chez eux. Les synagogues et les églises y sont interdites. Mais les chrétiens et les juifs peuvent prier dans leurs maisons. Le seul impôt auquel ils soient soumis, y est le karacht qui monte à deux sequins et demi ou cinq piastres par tête. Du reste, ils n’éprouvent ni avanies, ni vexations particulières, plus heureux à cet égard parmi les Wahabis qu’ils ne le seroient (seraient) dans l’Empire ottoman. Mais quoique leurs biens soient en sûreté et leurs personnes à l’abri des insultes, ils sont méprisés par les Wahabis, et assujettis aux distinctions les plus humiliantes[8]. Il faut qu’ils aillent toujours à pied, qu’ils s’écartent avec respect des lieux où sont rassemblés les Wahabis, qu’ils s’arrêtent partout où ils les rencontrent ; et leur laissent la droite en gardant la posture la plus soumise. Il ne leur est permis de leur parler que pour des affaires indispensables. S’ils le font, ce doit-être à voix basse, et avec toute l’humilité d’un esclave vis-à-vis de son maître. (…)" (Op. cit.).

   Nous sommes en 1810, cette parole à son pesant d’or ! En terres bibliques, on parle donc ouvertement du groupe déviant de Mohammad le Najdite. Ce qu’il a semé commence à prendre corps, et on commence à parler de lui dans les hautes sphères... Mais une chose est sûr, les gens de la Bible n'ont aucune inquiétude à se faire, ils ne seront pas invités à se convertir...

   Pour confirmer ce qui vient d'être dit, rappelons-nous de ceci :  

   « …L’homme s’éloigna et l’un des compagnons demanda à (l’Envoyé de Dieu la permission de le tuer). L’Envoyé de Dieu fit alors cette réflexion : « Dans la postérité de celui-là, il y aura des hommes qui liront le Coran et dont la lecture ne dépassera pas le gosier ; ils tueront les [gens] soumis tout en laissant les associateurs en paix[9], ils s’éloigneront de l’Islam à l’allure de la flèche qui va à sa cible ; si je les rencontre je les tuerai à la manière de ‘Ad.[10] »

  • Le Nemrodisme sera.

   Cet homme du mal qui n’hésite pas, comme Nemrod, à mettre à mort bon lui semble. Qu’on en juge :

يقول محمد بن عبد الوهاب : إن عثمان بن معمَّر ء حاكم بلد عيينة ء مشركٌ كافر ، فلما تحقق المسلمون من ذلك تعاهدوا على قتله بعد انتهائه من صلاة الجمعة ، وقتلناه وهو في مصلاه بالمسجد في رجب 1163 هـ
تاريخ نجد حسين بن غنام عن رسائل محمد بن عبد الوهاب.

Mohammad ibn Abdel Wahhab dit que : ‘Othman fils de Mohammar, Emir d'al Uriyaniya est un associateur, un mécréant.
   Quand les [gens] soumis, après enquête, ont été sûrs de cela ; ils sont tombés d’accord pour le tuer après que la prière du vendredi soit terminée. Nous l’avons donc tué en son lieu de prière, à la mosquée.
   [Mois sacré de] Rajab 1163 /1750[11].

    Cet homme n’est rien d’autre qu’un criminel[12] au regard de la Loi divine, notent les Savants. Il n’a, ni lui ni son groupe, le droit de faire cela. Il ne peut-être au-dessus de la Loi qu'il prétend défendre et se réclamer, lui et ses adeptes. Le jugement doit-être rendu obligatoirement par un homme de loi, exécuté nécessairement au-dehors de la mosquée, et au nom d’une institution en droit, existante, en place. Pagaille, indiscipline, transgression, non respect de la Loi ne saurait être.

  • Une annonce qui concerne ce groupe déviant et égaré. La décision juridique le concernant.

   Pour condamner quelqu'un, il faut nécessairement des preuves. Pour le groupe déviant de Mohammad le Najdite des preuves claires et évidentes ont été établies, et au Juge de l'époque de prendre les sanctions qui s'imposent envers ces nouveaux venus.
   Notons au passage que le Chaykh Sayyid Ahmad Zayni Dahlan est un homme peu aimé du monde du Salafisme et de ses sympathisants, affidés. Tout ce qu'il rapporte, selon eux, serait que des rumeurs, rien d'autre ! Mais avec le temps, et dans de nombreuses parties du monde, des gens qui ont été confrontés avec ce groupe déviant (Ex.: Afrique : Mali, Somalie, Égypte, Libye, etc.), on put constater qu'on ne saurait parler de rumeurs le concernant.   

Le Chaykh Sayyid Ahmad Zayni Dahlan a dit dans le livre (la tentation des wahhabites)  :

ونظروا
شتملة على كثير من المكفرات، فبعد أن أقاموا البرهان
عليهم كتبوا عليهم حجة عند قاضي الشرع بمكة تتضمن الحكم بكفرهم بتلك
العقائد ليشتهر بين الناس أمرهم، فيعلم بذلك الأول والآخر، وكان ذلك في
مدة إمارة الشريف مسعود بن سعيد بن سعد بن زيد المتوفى سنة خمس وستين
ومائة ألف، وأمر بحبس أولئك الملحدة
حبسوا

Traduction :
Ils [c'est-à-dire les Savants] examinèrent leur croyance [c'est-à-dire la croyance des wahhabites] et virent qu’elle était remplie de mécréances.
Ainsi, après avoir manifesté des preuves contre eux, ils écrivirent à leur encontre des arguments à l’attention du juge religieux de la Mecque. Ce dernier certifia leur état de mécréance pour faire connaître les sujets de leur égarement aux gens, et pour que les gens de leur époque et des générations futures le sachent. Tout cela eut lieu durant l’émirat du Charif Mas’oud fils de Sa’id fils de Sa’d, décédé en 1165 H (1751)

* Il ordonna d’arrêter ces apostats (الملحدة) et ils furent donc appréhendés.

  • 1810. Le Culte des gens du Najd décrit et examiné à la loupe par le monde biblique de l'époque. Témoignage.

   1810. Ce qui se passe en Arabie vient jusqu'aux oreilles du monde biblique de l'époque. On parle même d'un nouveau prophète sortit tout droit des sables du désert ! Témoignage d'un écrivain de l'époque.

On a dit : En général, le culte des Wahabis[13] est celui du Coran[14] débarrassé de toutes les superstitions qui l’ont défiguré parmi les mahométans[15]. C’est donc moins un culte nouveau que le Mahométisme[16] lui-même dans sa première simplicité. Aussi offre-t-il tous les caractères des religions réformées[17]. La tradition, cette mère d’une religion nouvelle, souvent contraire à celle qui l’adopte, en est sévèrement proscrite. La morale en est l’objet important[18]. Le dogme qui l’avoit (l’avait) remplacée n’occupe plus que le second rang. De là le rapprochement qu’on a pu faire à quelques égards entre les Wahabis et les protestants[19]. Les musulmans réformés ont négligé le dogme pour s’attacher à la morale. Ce dogme est le pur déisme[20]. Pour donner à leur religion cette extrême simplicité, il ne leur a fallu que quelques années.
   Rien de plus louable que l’objet du nouveau prophète[21], tant qu’il s’attacha à détruire des abus réels. Mais chez cet homme grossier, l’esprit de parti[22] a souvent prévalu sur la raison, et la haine qui l’animoit (l’animait) contre les musulmans, lui a fait proscrire comme criminels leurs usages les plus raisonnables. Aussi les pratiques les plus universellement adoptées[23], sont-elles interdites aux Whahabis, si elles sont en horreur parmi les mahométans… (Op. cit.).

   Conclusion.

   Ce témoignage met en lumière déjà ce que le monde européen biblique pensait sur la nouvelle secte, le nouveau groupe déviant mis en place par le monde biblique d’Angleterre. Il faudra attendre encore un peu pour en savoir plus[24] sur les intentions réelles du monde anglophone, le nouvel ordre qu’on voulait installer dans cette partie du monde.
   En attendant, l’homme de main était là, il suffisait de l’exploiter au maximum pour que le rêve devienne réalité. Un chose est sûre, notent les Savants, il ne sera pas celui qui fera revivre l’Islam au sein de l’Arabie mais plutôt celui qui fera dévier les Bédouins d’Arabie. Il s’égarera et égarera. (à suivre)

   Que le Seigneur des mondes nous guide tous dans ce qu’Il aime et agrée !


[1] Le Créateur des cieux et de la terre est donc la seule et véritable divinité qu’on adore et qu’on se doit d’adorer véritablement.
[2] En langue arabe, Allah. En hébreu, ïl. Nom divin, il est employé couramment pour les gens de l’Évangile de langue arabe. En français, le terme Dieu est compris généralement, non comme un Nom divin, mais plutôt comme signifiant l’Etre-Suprême, le Créateur et Maître de l’Univers.
[3] Formules d’eulogies comme : que Dieu prie sur lui, l’agrée, lui fasse miséricorde, etc., formules propres à l’Islam traditionnel. Les exégètes interprètent la « prière » divine comme étant un octroi de Sa miséricorde et la « prière » angélique comme une demande de pardon pour les créatures. En ourdou, les dourouds.
[4] Soit : Ahmad-Mohammad, fils d’Abd Allah, (...) fils d’Ismaël, fils d’Abraham  (sur eux la Paix !). Pour l’Islam traditionnel, il est le Sceau de la Prophétie, le Sceau des prophètes et messagers divins.
[5] A l’instar de ce qui a été dit sur le monde de l’hypocrisie. Les gens se réclamant du chemin du Salafisme ne cherchent-ils pas être des "conciliateurs" avec les gens de la Bible ? Depuis la fin de l’Empire ottoman et leur installation en terre d’Arabie, ont-ils pensé un instant à leurs frères de sang au Châm, en Palestine surtout ? Ont-ils dépensé une cartouche pour eux ? Ont-ils combattu à leur côté dans les différents conflits les opposants aux Hébreux en Palestine ? Les aiment-ils ? Nullement. Car, dit-on en leur sein, ils ne font pas partie de nous et ne suivent pas notre voie (
منهاج) ! Là est tout le problème de ce groupe déviant et égaré, note l’observateur ! Qu’ils se convertissent tous à leur voie et les coffres seront ouverts à profusion, leur amitié et leurs aides, note encore l’observateur.
   Le monde Salafisme ayant de nature une sainte horreur des gens du Châm… Ceci est connu depuis for longtemps. Ce qui les répulse en général, c’est bien la prière faite du Prophète pour les gens du Châm et les gens du Yémen, ils ne peuvent y croire et le supporter. Ne les accusent-ils pas d’être, au passage, des adorateurs des tombeaux ? D’être des égarés, des associateurs, des innovateurs ? Pour changer de position vis-à-vis des gens du Châm et du Yémen, il faudrait, dit-on, que les familles de Mohammad le Najdite et Mohammad fils de Sa’oud changent elles-mêmes, et au préalable, de position. Or, note toujours l’observateur (et on le voit sur le terrain), ce n’est pas demain la veille ! Pour bon nombre de gens soumis, ce groupe déviant et leurs leaders politico-religieux passent pour être des affairistes, des manipulateurs, des insensés, des égarés, des gens sans foi ni loi, des sanguinaires, des perturbateurs, des menteurs, des amoureux de ce bas monde et ce qu’il contient…
[6] Notamment défendre le Prophète (صلى الله عليه وسلم), les Lieux saints, le Coran. Son ami de toujours l’oncle Sam ne mène-t-il pas une campagne virulente contre l’Islam à tous les niveaux ? Caricatures, blasphèmes, brûler le Coran en public, etc., tout y passe. Et au monde politico-religieux du Salafisme de rester de marbre devant tout cela. L’amour du monde biblique anglophone l’emportant sur tout autre chose. On ne parle nullement de poursuivre en justice les gens commettant ces actes odieux, de rompre toutes relations diplomatiques avec le pays biblique laissant faire ce genre d’attitude for blâmable, abominable et condamnable, etc. Pourtant, à entendre et à en lire, le monde du Salafisme ne dit-il pas, à qui veut bien l’entendre ; défendre le bien et interdire le mal partout, défendre les intérêts de la Communauté dans le monde ? Certes, note l’observateur, mais uniquement au sein du monde de la Tradition et du groupe ! En effet, ces derniers en raison de leur égarement et leurs adorations des tombeaux sont privilégiés au monde biblique, c’est sur eux qu’on doit pratiquer la commanderie du bien et l’interdiction du mal, porter nos regards ! Se couper de bonnes relations avec le monde biblique (toranique & évangélique) même si on reconnaît quelques faux pas et maladresses de leur part est inconcevable dans l’optique du monde salafite, note l’observateur. Ce serait se priver de la protection du monde biblique de langue anglaise, des avantages accordés, des intérêts réciproques, d’une place choix auprès d’eux, d’où la nécessité de… délaisser la Maison de Dieu, la Ka’bah pour la Maison blanche, notent les commentateurs et observateurs. Toute chose à un prix !
   Enfin, A l’actif de la famille de Mohammad fils de Sa’oud, ne faudra-t-il citer notamment : le sabotage pour restaurer le califat. Lire… Les bonnes relations avec les Hébreux en Palestine… Naguère, on se cachait, aujourd’hui et suite aux évènements sur la scène internationale, le monde arabe et ses dirigeants politico-religieux le font à ciel ouvert. L’amitié et la fraternité entre les Hébreux et les Arabes sont au beau fixe, clame Lucifer (que Dieu le maudisse !) en transes ! 
[7] De l’époque de Mohammad le Najdite à nos jours. Voici la constatation d'un grand Imam sunnite, hanafite, à l'égard de Abdelwahhab et de ses disciples.
   L'Imam Ibn `Âbidîn (m. 1252) a dit dans sa notation (hâchiya) en commentaire du Durr al-Mukhtâr de l'Imâm al-Haskafî (m. 1088) : « Sa parole "et qui considèrent les compagnons de notre Prophète (صلى الله عليه وسلم) comme des mécréants" ne constitue pas une condition pour recevoir l'appellation de khawârij, mais il s'agit plutôt d'une simple clarification de ce qu'on fait ceux qui se sont révoltés contre notre maître `Alî. Sinon, il est suffisant qu'ils soient convaincus de la mécréance de ceux qu'ils combattent, comme cela s'est produit à notre époque avec les disciples de Muhammad ibn Abd al-Wahhâb, qui ont émergé du Najd et pris le contrôle des deux sanctuaires (Makkah (la Mecque) et Médine).
   Ils prétendaient suivre l'école hanbalite, mais ils croyaient qu'eux seuls étaient [gens] soumis, et que tous ceux qui s'opposaient à leur croyance étaient des associateurs (muchrikûn). Sur cette base, ils ont légitimé le meurtre des [gens] soumis, gens de la Tradition  (Ahl al-Sunna) ainsi que de leurs Savants, jusqu'à ce qu'Allah ait réduit leurs forces à néant, et que les armées des [gens] soumis aient attaqué leurs bastions et les aient vaincus en l'an 1233 de l'hégire [1818 de l'ère évangélique]. » (Hâchiya radd al-muhtâr, volume 4 page 262).
   Preuve que ce groupe déviant avait bel et bien commis de nombreuses atrocités. S'il avait été sur la vérité, comme le prétendent à tort ses adeptes, il n'aurait pas connu la défaite, l'humiliation. Et ce qu'ils disent (disaient) sur les Bédouins d'alors, à savoir que le monde bédouin était un monde qui pratiquait l'Associationnisme de la Proximité (comme les Arabes associateurs d'antan), adoraient les tombes... est loin d'être une vérité. Plutôt un de leurs mensonges pour se donner plus de publicité. En vérité, on ne fait pas sa publicité sur la misère des autres !

[8] Les gens qui travaillent à notre époque en Arabie, et ne sont pas gens de l’Islam, se plaignent toujours des exactions de groupes en place notamment au mois de ramadan. On les oblige de prier voir jeûner, dit-on ! Ce qui est intolérable au regard de la Loi divine.
[9] Actuellement, note l’observateur, le monde de Mohammad le Najdite et l’ensemble du Salafisme ne sont-ils pas alliés, affiliés et affidés avec les gens de la Bible (toranique & évangélique) dont les gens de langue anglaise en particulier ; pour lutter ensemble contre l’ensemble des gens de l’Islam traditionnel (gens de la Tradition et du groupe - أهل السنة والجماعة) ? N’existe-t-il pas une connivence flagrante entre eux pour une destruction totale de la Religion divine : la Soumission ? Et aux riches arabes d’entre-eux du monde du Salafisme de les financer, de les encourager et les appuyer au nom de l’épuration, du Panarabisme, du Sectarisme, du Tribalisme ? En vérité, combien le Seigneur des mondes est au-dessus de ce qu’ils décrivent et Lui associent !
[10] Transmis par Bokhari, Moulism, Timidzi.
[11] Référence : Hussein Ibn Ghannam (disciple d'Ibn Abdel Wahhab), Takhir al Najd al mussamma rawdat al afkar wa al afham, correspondance de Mohamed Ibn Abdel Wahhab.
   On a dit : A vrai dire il est difficile de retrouver cet événement dans les ouvrages édité par les wahhabites. Celui ci est même inexistant; même sur les sites pas de mention de cela. Or il se trouve un manuscrit relatant l'histoire du Najd pour cette période, qui mentionne ce fait, ce manuscrit ce trouve à la Bibliothèque de l' Université du Roi Saoud.
Lien : http://makhtota.ksu.edu.sa/Images/Ma...9/DSC00028.JPG  
Manuscrit de Muhammad ibn Umar ibn al-Hasan al-Fakhiri : http://makhtota.ksu.edu.sa/makhtota/246/28

[12] Le plus grand crime du fils d’Adam n’est-ce pas se déclarer prophète ? A ce sujet, on rapporte concernant Mohammad le Najdite qu’il aurait été jusqu’à prétendre être prophète en déclarant entre autre : « Mohammad n’est qu’un coursier et moi je suis le vrai prophète » ! Son père estomaqué par cette déclaration  l’avait  chassé  de la tribu. Il avait  renié son fils et l’avait  déclaré apostat.  
   On rapporte dans plusieurs versions que son père et son frère arpentaient les chemins et les montagnes en  criant : Écoutez ! Je renie Mohammad ibn Abdelwahab,  je suis  innocent  de son  blasphème Soyez en témoins. Et même si personne ne l’entendait, il s’adressait aux pierres  et aux arbres. 

[13] On a dit : "Les wahhabites sont à la fois une dynastie théocratique et une secte politico- religieuse. Pour eux « la raison d’État » l’emporte sur le Livre d’Allâh et la Tradition de Son Prophète, cela quelque soit le nombre et l’herméneutique des versets dénigrant leur comportement, le nombre et le degré de fiabilité des hadiths les contredisants." (Op. cit.)
[14] Ce qui reste à prouver !
[15] Façon de parler en mal des gens soumis à cette époque.
[16] A cette époque, on parlait ainsi. A notre époque, les médias bibliques (toranique & évangélique) de parler toujours et encore : d’islamisme, d’intégrisme, de radicalisme… selon que l’idéologie en place leur enseigne et leur commande, note l’observateur. Ils ne sont que la vitrine des leurs "politiciens" en place… et leur moyen de propagande. Ils aiment attribuer aux Croyants soumis et pratiquants des "étiquettes" qu’on avait l’habitude d’attribuer à leurs groupes religieux d’antan, au temps des révolutions, de l’anticléricalisme…
[17] A l’instar des religions bibliques (toranique & évangélique).
[18] La morale est plutôt inexistante dans ce groupe déviant. Et aucun n’appelle à cela. l’Imam Alusi (considéré comme un défenseur de l’appel (da’wah) au wahhabisme) dit au sujet de Mohammad le Najdite : « La manière dont ses disciples l’admiraient ressemblait à l’admiration des compagnons à l’égard du Prophète (صلى الله عليه وسلم). Jamais nous n’avions connu un cheikh tel qu’Ibn Abdul Wahhab, avec de disciples aussi loyaux, le mettant sur le même pied que les Imams des 4 Ecoles de la Jurisprudence (madhaïb). Ils suivaient aveuglement leur cheikh au point qu’ils auraient été capables de tuer quiconque lui manquant de respect. » (Histoire du Najd - "tarikh Najd", p. 113) A bons entendeurs !
   Sur le terrain (Libye, Tunisie, Somalie, Égypte, Irak, Afghanistan, Tchétchénie, Mali, etc.), à quelle logique obéissent les gens se réclamant du Salafisme (taymiyistes, albanistes, wahhabites, frères musulmans, djamaat islamiya, groupe takfir et hijra, etc.), leurs milices, leurs groupes armés, leurs chefs, etc. ? N’est-ce pas : Tuons mes frères ! Tuons mes frères ! Répandons abondamment le sang sur terre comme Caïn ! Imitons les ancêtres du monde des Yéhudim, gens de la Torah, envers leurs Prophètes et ceux qui les suivaient ! Pas de quartier pour les gens de l’Islam traditionnel, gens de la Tradition et du groupe, leurs Chefs spirituels, Savants, Imams, Juristes… N’est-ce pas des tueurs à gages ! Tout cela avec l’aval de bon nombre de gens de la Bible (toranique & évangélique – croyants & incroyants) dont ceux de langue anglaise en particulier. A ces derniers d’avoir l’Islam, la Religion divine et ses Croyants soumis et pratiquants en ligne de mire, note l’observateur ! Gare aux récalcitrants, au dommage collatéral ! Et Lucifer (que Dieu le maudisse !) d’en être ravi ! Et quand le monde biblique agit ainsi à quelle logique obéit-il ? Sont-ils des soldats du Christ ou de Lucifer ? Et est-ce leur religion qui leur commande d’agir ainsi ? Ont-ils oublié que le fils de Marie avait lui-même annoncé dans l’Évangile originel la venue du sceau de la Prophétie aux Fils d’Israël (Coran LXI 6) ? L’ont-ils oublié ? Si oui, pourquoi ? Pourquoi faire barrage tout azimut contre la Religion divine : la Soumission ? Pourquoi leur préférence pour des groupes déviants, des sectes ?
   En vérité, combien le Saint et Seigneur d’Israël et des mondes, Allaha, est au-dessus de ce qu’ils décrivent et Lui associent !
[19] Nous sommes là en 1810… A à notre époque nous voyons que les relations entre partie des gens de la Bible (notamment gens de langue anglaise : Gens du Protestantisme, Anglicanisme, Évangélistes, les politico-religieux, etc.) , d’une part, et les gens de Mohammad le Najdite d’autre part sont au beau fixe ! Leurs intérêts se conjuguent, note l’observateur ! L’un comme l’autre sont d’accord pour mettre les gens de l’Islam traditionnel, gens de la Tradition et du groupe, hors jeu, à genoux, à l’index ! Voir à ce sujet le mémoire d’Humpher, la connivence existante entre les deux groupes. Comment était déjà à l’époque, en Angleterre, l’actualité de détruire l’Empire ottoman, l’unité du monde islamique de cette partie du monde…
[20] Déisme est à associer au Sabéisme, aux gens d’Hiram… Le Déisme génère entre autre le Panthéisme, l’Anthropomorphisme. Croyance en Dieu boiteuse !
[21] Les nouveaux venus n’ont-ils pas considérés Mohammad le Najdite comme prophète en son temps ?
   Humpher d’écrire : "J'envoyais, chaque mois, des rapports au Ministre des Colonies à Londres. Les réponses que je recevais étaient très encourageantes et rassurantes. Muhammad du Nadjd suivait le sentier que j'avais dessiné pour lui.
   Mon devoir était de lui inculquer un sentiment d'indépendance, de liberté et de scepticisme. J'ai toujours fait l'éloge de lui, en disant qu’un brillant avenir l'attendait.
   Un jour j'ai inventé de toutes pièces le rêve suivant : …"La nuit dernière j'ai rêvé de notre Prophète. Je me suis adressé à lui avec les attributs que j'ai appris de Khodjas (Imams). Il était assis sur une estrade. Autour de lui, il y avait des érudits que je ne connaissait pas. Tu es entré. Ton visage était brillant telle une auréole. Tu as marché vers le Prophète, et quand tu fus assez proche, le Prophète se leva et t'embrassa entre les yeux. Il t'a dit : "Tu as le même nom que moi, tu es l'héritier de ma connaissance, mon suppléant dans les affaires mondaines et religieuses". Tu lui as dit : "Ô Messager d’Allah ! j'ai peur d'expliquer ma connaissance aux gens." "Tu es le meilleur, n'aie pas peur" répliqua le Prophète."
   Muhammad fils d’Abdoul-Wahhab était emballé de joie quand il entendit le récit de ce soi-disant rêve. Il me demanda plusieurs fois, si ce que je lui ai raconté était vrai, et il recevait une réponse positive à chaque fois qu'il me demandait. Je pense, qu'à partir de maintenant, il était décidé à publier les idées dont je l'ai imprégné et à établir une nouvelle secte. (…)
   Je suis resté auprès de Mohammed du Nadjd pendant deux ans. Nous avions établi un programme pour promouvoir ses idées. Finalement, j'ai fomenté sa résolution en 1143 de l'ère hégirienne [1730 du calendrier grégorien]. Donc en rassemblant des partisans autour de lui, il insinua ses idées en faisant des déclarations cachées (secrètes) à ceux qui étaient en ce moment très proches de lui. Ensuite, de jour en jour, il développait ses idées. Je lui ai attribué des gardes que j'ai placé autour de sa personne afin de le protéger contre ses ennemis, et je leur ai donné tous les biens et l'argent qu'ils voulaient. A chaque fois que les ennemis de Mohammed du Nadjd voulaient l'attaquer, je les inspirais et les encourageais. De la même façon que ses idées devinrent très répandues, ses adversaires aussi. De temps en temps, il était tenté d'abandonner ses idées et sa doctrine, tout particulièrement quand il était accablé par la multitude des attaques à son encontre, mais je ne l'ai jamais laissé seul et je l'ai toujours encouragé. Je lui disais : "Oh Mohammed, le prophète a enduré beaucoup plus de persécutions que celles que tu as pu rencontré jusqu'ici. Tu sais que c'est un moyen d'obtenir l'honneur. Comme tout autre révolutionnaire tu dois supporter certaines difficultés !"
   L'attaque ennemie devenait possible à tout moment. J'avais donc engagé des espions pour épier les adversaires de Mohammed du Nadjd. A chaque fois que ses ennemis avaient l'intention de l'attaquer, les espions me révélaient leurs intentions et je pouvais à l'avance neutraliser leurs attaques à venir. Une fois, on m'a informé que ses ennemis avaient l'intention de le tuer. J'ai alors pris immédiatement toutes les précautions pour déjouer leur plans. Quand les gens (autour de Mohammed du Nadjd) ont pris connaissance du plan de leurs ennemis, ils ont commencé à les détester de plus en plus. Ils étaient tombés dans le piège qu'ils avaient eux-mêmes préparés.
   Mohammed du Nadjd m'avait promis qu'il exécuterait tous les six articles du projet et il ajouta : "En ce moment, je ne peux les exécuter qu'en partie seulement." Il avait raison dans ses paroles. A cette époque il était impossible pour lui de mettre à exécution tous ces articles.
   Il pensait que c'était impossible de faire démolir la Ka'ba, et abandonna l'idée de faire d'annoncer aux gens qu’elle (la Ka'ba) est une idole. De plus, il refusa de publier une version interpolée du Coran. La plupart de ses craintes étaient dues aux Chérifs de Makkah (la Mecque) et au gouvernement à Istanbul. Il m'a dit : "Si on fait ces deux annonces nous serions attaqués par une armée très puissante". J'ai accepté cette excuse, parce qu'il avait raison. Les considérations n'étaient pas si favorables que ça.
   Deux ans plu tard le ministère du Commonwealth avait réussi à persuader Mohammed fils Sa'oud, l’émir de Der'iyya, à rejoindre nos rangs. Ils m'avaient envoyé un messager pour m'informer de cela et afin d'établir une affection mutuelle et une coopération entre les deux Mohammed. Afin de gagner les cœurs et la confiance des musulmans, nous avons exploité notre Mohammad du Nadjd religieusement, et Mohammed fils de Sa'oud politiquement. Le fait que les États fondés sur la religion vivent plus longtemps et ont été plus puissants et imposants, est une vérité historique.
   Donc nous sommes devenus de plus en plus puissants. Nous avons fait de la ville de Dar'iyya notre capitale, et nous avons nommé notre nouvelle religion la religion Wahhabite. Le ministère supporta et renforça le gouvernement wahhabite de manière clandestine. Le nouveau gouvernement acheta onze officiers britanniques, très doués en langue arabe et en guerre du désert, en tant qu'esclaves. Nous avons préparé nos plans en coopération avec ces officiers. Les deux Mohammed suivirent le chemin que nous leur avions montré, et quand nous ne recevions aucun ordre du ministère nous prenions nos propres décisions.
   Nous nous sommes tous mariés avec des femmes venant de tribus. Nous apprécions le plaisir de la dévotion qu'une femme musulmane pouvait avoir pour son mari. Et par ce biais, nous entretenions de solides relations avec les tribus environnantes. Tout allait bien à ce stade. Notre centralisation devenait de plus en plus robuste chaque jour. Mis à part, si une catastrophe inattendue pouvait apparaître, nous mangerions le fruit que nous avons préparé, parce que nous avons fait tout ce qui était nécessaire pour et avons semé les graines. (Op. cit.)
   A bons entendeurs !
[22] Le père du Partissisme : Pharaon ! Diviser pour régner en latin « Divide ut regnes ». La phrase correspondante en grec ancien est « Διαίρει καὶ βασίλευε » (Diaírei kaì basíleue). Le dicton arabe ne dit-il pas : Diverge et tu deviendras célèbre (khâlif tou’raf -  خالف تعرف) ? Et qu’a fait le Mohammad le Najdite et ses disciples ? Et comment sa célébrité a-t-elle dépassée les frontières de l’Arabie ?
[23] - L’historien Ibrahim Al-Haydari a dit :
"Ibn Abdul Wahhab n’a pas suivi la méthodologie de son père Abdul Wahab et de son grand-père Suleiman ; au lieu de cela il était extrêmement intolérant, s’attaquait systématiquement aux savants, déclarait quiconque ne suivant pas sa daw’ah [son appel] comme kafir [mécréant] et dont il autorisait l’écoulement du sang. En effet Ibn Abdul Wahhab considérait le meurtre de tout musulman qui divergeait de sa pensée comme un « Jihad pour l’amour d’Allah », et il n’aurait pas hésité à déclarer leur argent et leurs propriétés comme des butins de guerre pour lui et ses disciples. Il qualifia d’interdit la visite de la tombe de Mohammed () ainsi que de chercher son intercession ou l’intercession d’autres prophètes et d’awliya'a [saints], alors que de nombreux savants l’ont autorisé. L’on sait aussi qu’il revendiquait l’ijtihad mutlaq ou l’ijtihad absolue.
"Il se référait aux ouvrages d’Ibn Taymiyyah pour l’élaboration de ses fatwas et ne faisait confiance en aucun autre savant."Inwan Al-Majd fi Bayan Ahwal Baghdad wal Basra wa Najd", pg. 235.
Le fils du Chekh Suleiman, frère de Mohammad, était aussi contre les enseignements de Mohammad qu’il réfutait en se basant sur des versets et hadiths, parce que Mohammad refusait toute autre source de réfutations. Il rejetait toutes les opinons et règles des Imams de Ahlu-Sunnah hormis celles de Ibn Taymiyyah et son étudiant Ibnul Qayyim, dont il considérait le travail presque comme sacré et infaillible. Il reprenait les propos d’Ibn Taymiyyah et d’Ibnul Qayyim pour débattre avec les gens, mais avec un sens tout autre.
Ibn Hamid Al-Najdi, "Al-Suhub Al-Wabila ala Dara'ih Al-Hanabila", 2/680.
Le grand Imam du Tafsir, Mahmud Shukri Al-Alusi (considéré comme un défenseur de la da’wah Wahhabi) a dit :
«Pendant toute sa jeunesse Mohammad Ibn Abdul Wahhab était constamment plongé dans les livres de tafsir, de hadith et de aqida [croyances]. C’est à l’âge adulte qu’il se mit à rejeter et réfuter les croyances des savants du Najd, dans cette action personne ne le suivit et en retour bon nombre de personnes s’élevèrent contre lui. C’est à ce moment là qu’Ibn Abdul Wahhab devint connu pour son rejet du tawassul. »" Imam Alusi, "Tarikh Najd", pg. 106.
Dans le même ouvrage l’Imam Alusi dit aussi pg. 113 :
« La manière dont ses disciples l’admiraient ressemblait à l’admiration des compagnons à l’égard du Prophète (). Jamais nous n’avions connu un cheikh tel qu’ Ibn Abdul Wahhab, avec de disciples aussi loyaux, le mettant sur le même pied que les Imams des 4 madhab [Écoles de Jurisprudence]. Ils suivaient aveuglement leur Cheikh au point qu’ils auraient été capables de tuer quiconque lui manquant de respect. »
[24] Notamment avec la destruction de l’Empire ottoman orchestrée par le monde biblique d’Angleterre et surtout l’installation des gens de la Torah en Palestine. Plus près de nous, les évènements comme en Irak, Yémen, Liban, Syrie, Mali…



En vérité, combien le Seigneur des Fils d'Adam est au-dessus de ce qu'ils décrivent et Lui associent !


Point de divinité, de dieu que Dieu !
« Vulnerant omnes, ultima necat. »
Nous ne le dirons jamais assez.
Explicit totus liber.

*Droits de reproduction et de diffusion réservés ; © Le Carrefour de l’Islam
  Usage strictement personnel. L'utilisateur ne peut traduire, exporter, publier tout document du site sans autorisation préalable. L’utilisateur du site reconnaît avoir pris
connaissance du droit d’usage, en accepter et en respecter
    les dispositions.
         Politique de confidentialité du site.


Retour au menu

Copyright © 2001 Le Carrefour de l'Islam. Tous droits réservés.
Cette page a été mise à jour le
25/10/13 .

annuaire