Sujet: Le Roi et la Reine du psaume 45.
Série : Histoire - Prophétie.



   Point de divinité[1] excepté Allah[2] le Très Haut. Que les meilleures salutations[3] soient sur les prophètes et messagers divins dont le Sceau de la Prophétie[4].

    Le récit de Safiyya la Mère des Croyants. Témoignage.

    Safiyya relatait sa jeunesse en tant que fille du chef des Fils de Nadîr. Une tribu des Fils d'Israël. Elle - qu’Allah soit satisfait d’elle - disait : “J’étais la favorite de mon père et de mon oncle Yasser. Chaque fois que j’étais en compagnie de l’un de leurs enfants, ils me portaient dans leurs bras. Quand le Messager d’Allah (sur lui Prière et Paix !)arriva à Médine, mon père et mon oncle allèrent le voir. C’était très tôt le matin, entre l’aube et le lever du soleil. Ils revinrent bien plus tard. Ils étaient complètement usés et déprimés, et rentraient d’un pas lourd et lent. Je leur souris comme toujours, mais ni l’un ni l’autre ne fit attention à moi parce qu’ils étaient si misérables. J’ai entendu Abou Yasser demander à mon père :

” - Est-ce lui ?
- Oui c’est bien lui.
- L’as-tu reconnu ? En es-tu sûr ?
- Oh oui ! Je ne l’ai que trop bien reconnu.
- Qu’éprouves-tu à son égard ?
- De l’hostilité ! De l’hostilité à jamais.”

   Telle est la Jalousie.

    Description du Psautier. 

   Ce psaume (biblique) ci-joint semble décrire un personnage important avec des qualités exceptionnelles. De plus, il mentionne ses exploits de guerrier qui feront de lui un héros éternel. Il prendra comme épouse une fille d’Israël. Dans tous les âges, son nom sera rappelé - et les peuples le loueront éternellement et à jamais.

    Psautier. Psaume 45. Epithalame royal.

 Texte biblique.

45 1 Au maître de chant. Sur les lis. Cantique des fils de Coré[5]. Chant d'amour[6].
2 De mon coeur jaillit un beau chant; je dis: " Mon oeuvre est pour un roi! " Ma langue est comme le roseau rapide du scribe,
3 Tu es le plus beau des fils de l'homme, la grâce est répandue sur tes lèvres; c'est pourquoi Dieu t'a béni pour toujours.
4 Ceins ton épée sur ta cuisse, ô héros, revêts ta splendeur et ta majesté.
5 Et dans ta majesté avance-toi, monte sur ton char, combats pour la vérité, la douceur et la justice; et que ta droite te fasse accomplir des faits merveilleux.
6 Tes flèches sont aiguës; des peuples tomberont à tes pieds; elles perceront le coeur des ennemis du roi.
7 Ton trône, ô Dieu, est établi pour toujours; le sceptre de ta royauté est un sceptre de droiture.
8 Tu aimes la justice et tu hais l'iniquité: c'est pourquoi Dieu, ton Dieu, t'a oint d'une huile d'allégresse, de préférence à tes compagnons.
9 La myrrhe, l'aloès et la casse s'exhalent de tous tes vêtements; des palais d'ivoire, les lyres te réjouissent.
10 Des filles de rois sont parmi tes bien-aimées; la reine est à ta droite, parée de l'or d'Ophir.
11 " Ecoute, ma fille, regarde et prête l'oreille: oublie ton peuple et la maison de ton père,
12 et le roi sera épris de ta beauté; car il est ton Seigneur: rends-lui tes hommages.
13 La fille de Tyr, avec des présents, et les plus riches du peuple rechercheront ta faveur. "
14 Toute resplendissante est la fille du roi dans l'intérieur; son vêtement est fait de tissus d'or.
15 En robe de couleurs variées, elle est présentée au roi; après elles, des jeunes filles ses compagnes, te sont amenées.
16 On les introduit au milieu des réjouissances et de l'allégresse; elles entrent dans le palais du Roi.
17 Tes enfants prendront la place de tes pères; tu les établiras princes sur toute la terre. Je rappellerai ton nom dans tous les âges; - et les peuples te loueront éternellement et à jamais.

    Sens.

    Au prophète et roi[7] David (sur lui la Paix !) de faire l'éloge du sceau de la Prophétie par ces mots :

    "Dieu t'a béni jusqu'à l'éternité.
   Ceins donc, ô héros, l'épée,
   car la splendeur est pour ton visage
   et la louange est sur toi le plus fort.
   Chevauche la parole de vérité
   et tu as exalté la divinité.
   Ta Loi et tes législations sont liées à l'air imposant de ta droite.
   Et tes flèches sont aiguës,
   les nations tombent prosternées sous toi."

    Soit : "Ceins...l'épée"

   Qui donc après le prophète David (sur lui la Paix !) a ceint l'épée autre que le sceau de la Prophétie ? Mentionnons au passage que le sceau de la Prophétie revêtira, en son temps, l'armure du prophète David (sur lui la Paix !), laquelle était détenue par la communauté juive de Médine.

   Quant au sceau des Prophètes d’Israël, le prophète Ichoua (Jésus) (sur lui la Paix !), il n'a jamais pu ceindre une épée vue que son peuple l'avait pris en aversion. Et de ce fait, ce psaume ne peut le concerner. N’en déplaise aux gens de l’Evangile !

   "Chevauche la parole de vérité" C'est-à-dire : met-là en application.

   "Ta Loi...de ta droite"

   Le prophète Ahmad-Mohammad (sur lui Prière et Paix !) a donné le choix aux gens de la Bible, en son temps et selon la Loi divine, entre trois possibilités :
   1) accepter l'Islam comme religion
   2) ou s'acquitter d'un tribut
   3) ou être mis à mort.

   Autre variante :
   "Ceins ô héros ton épée,
   car ta Loi et ta législation sont liées à ta droite.
   Tes flèches sont aiguës,
   et les nations tombent prosternées sous toi."

    Question : qui est ce héros qui vient avec une Loi divine, de nouvelles législations et dont le but sera ensuite de les mettre en application ? Il n’y aura personne d’autre sinon le sceau de la Prophétie (sur lui Prière et Paix !). C'est lui aussi qui sera ceint d'un sabre pour répandre la Religion divine, la religion abrahamique. Il combattit ses ennemis et fut assisté d'Anges. Ce fut des guerres défensives non offensives. N'en déplaise aux critiques, gens de la Bible (croyants & incroyants). Le Prophète (sur lui la Paix !) a dit le concernant : "Je suis un prophète ceint d'un sabre".

    Autre variante :
   "Ceins ô héros ton épée,
   car la splendeur est pour ton visage,
   et la louange t'as surpassé.
   Chevauche le mot de vérité,
   et les qualités de la Divinité.
   Ta Loi et tes législations sont liées avec l'air imposant de ta droite.
   Tes flèches sont aiguës,
   et les nations tombent prosternés sous toi."

    Encore une fois, pareille chose n’a pu arriver (et n'arrivera jamais) aux suivants du fils de Marie, ni même aux gens de la Thora ; et cela, quand bien même, ils le voudraient et feraient tous les efforts possible dans ce sens.
   Certains groupuscules de gens de la Thora comme gens de l'Evangile, n’ont-ils pas toujours espéré et rêvé de tout temps et en tout lieu ; de former, d'installer une sorte de gouvernement universel qui serait placé directement sous leur autorité, leur hégémonie, leur haut commandement ?
   En vérité, le sceau de la Prophétie s’est montré intraitable, implacable avec les gens mécréants, athées, matérialistes, associateurs, etc. Ce qui a exacerbé, au passage, plus d'un. Par contre, il était d'une douceur extrême envers les croyants, les pratiquants du Culte divin. (Coran XLVIII 29).

    Dans le Psautier, une éloge est donc faite tout particulièrement pour le sceau de la Prophétie. Qu'on en juge : 

   "Tu es le plus beau des enfants des hommes,
   la grâce est répandue sur tes lèvres

   Selon Abou Hourairah : Je n'ai jamais vu d'homme plus beau que le Prophète (sur lui Prière et Paix !) ; le soleil semblait rayonner dans son visage, et quand il souriait, son sourire brillait sur les murailles.
   Mère Ma`bad de dire : Le plus beau des hommes vu de loin, le plus sympathique et le plus séduisant vu de près.

    la grâce est répandue sur tes lèvres

   Ceci à cause du Coran, du miracle du Coran. Ce qu'il contenait a rendu muet les Arabes eux-mêmes. Pourtant n'étaient-ils pas des maîtres dans l'éloquence, l'arabe classique, etc. ?

   oui, Dieu t'a béni pour toujours !

   Cela correspond à la parole divine : Coran XXXIII 56. Cette prière est jointe avec celle de son aïeul Abraham (sur eux Prière et Paix !), elle devra être dite par chaque orant, chaque jour lors de ses prières quotidiennes et surérogatoires.
   Notons que prier beaucoup sur le sceau de la Prophétie et son aïeul, le prophète Abraham (sur eux la Paix !) attirent beaucoup de bénédiction pour la personne qui le fait.

   Ceins sur ta cuisse, ô héros, ton épée,
   ta splendeur et ta majesté.
   Avance-toi sur ton char avec succès pour la fidélité et la justice,
   et que ta droite t'inspire des exploits remarquables

    Autre variante :
   Ceins ton épée sur [ta] cuisse, ô homme fort,
   [Avec] ta dignité et ta splendeur.
   Et dans ta splendeur marche au succès ;
   chevauche dans la cause de la vérité, et de l'humilité,
   [et] de la justice,
   et ta droite t'instruira dans des choses redoutables.

    Autre variante (L. Segond) :
   "Vaillant guerrier, ceins ton épée, ta parure et ta gloire,
   oui, ta gloire ! Sois vainqueur, monte sur ton char,
   défends la vérité, la douceur et la justice,
   et que ta droite (qui manie cette épée) se signale par des merveilleux exploits !"

    Autre variante (Bible de Jérusalem) :
   Ceins ton épée sur ta cuisse, vaillant,
   dans le faste et l'éclat va, chevauche,
   pour la cause de la vérité, de la piété, de la justice.
   Tends la corde sur l'arc, il rend terrible ta droite !

    Autre variante (israélite) :
   "Ceins ton glaive sur ton flanc, ô héros,
   c'est ta parure et ton honneur ; oui, ton honneur !
   Bon courage et en selle, pour défendre la vérité, la modestie, la justice !
   Que ta droite t'enseigne de beaux exploits !"

    Le char semble avoir été employé dans l'Antiquité par les gens de la Mésopotamie, de l'Egypte, de la Romanie[8], etc. Arabes et Hébreux[9] semblent avoir, eux, préféré aux chars, l'emploi simple d'animaux tels que : chevaux, chameaux, mulets, ânes, etc. Ceci dans le but d'y faire triompher des attributs comme : la vérité, la justice, la modestie, le droit, etc. De tels attributs font l'honneur, la parure, la splendeur, la renommée, la grandeur des hommes. Des Prophètes en premier, des croyants pratiquants, en second.

    "Tes flèches sont aiguës ; des peuples tombent à tes pieds ;
   les ennemis du roi défaillent."

    Autre variante (Témoins de Jéhovah) :
   "des peuples tombent sous toi
   dans le coeur de tes ennemis"

    Autre variante (L. Segond) :
   Des peuples tomberont sous toi ;
   elles perceront le coeur des ennemis du roi.

    Autre variante (Bible de Jérusalem) :
   "voici les peuples sous toi,
   ils perdent coeur, les ennemis du roi.

    Autre variante (israélite) :
   des peuples succombent sous tes coups
   elles percent le coeur des ennemis du roi.

    "Tes flèches sont aiguës..." Ceci correspond à la Parole divine : Coran VIII 17. Dans la Thora : Gn. : "Dieu fut avec le garçon (Ismaël), qui grandit, habita dans le désert et devint tireur à l'arc. Il habita le désert de Parân[10] ..." (21: 20-21).
   Au Messager divin de dire : "Fils d'Ismaël, tirez des flèches, car votre père était tireur à l'arc". De même : "Les Romaniens
[11] vous attaqueront, mais Dieu vous défendra ; ne négligez pas vos flèches".

    "des peuples tomberont sous toi, à tes pieds ou succombent sous tes coups..." le mot "prosternés" manque. Soit : passeront très rapidement sous domination islamique[12].

    "les ennemis du roi" n'oublions pas que celui qui parle est un prophète roi : David (sur lui la Paix !). Et qu’il parle ici d'un autre roi-prophète à venir en la personne, non du Messie d'Israël, Ichoua (Jésus) fils de Marie, mais de Ahmad-Mohammad (sur eux la Paix !). Il était ce roi qu'Héraclius a vu dans une vision.

    "Ton trône, ô Dieu, est pour toujours et à jamais ;
   ton spectre royal est un spectre de droiture.
   Tu aimes la justice et tu hais l'iniquité."

   autre variante (Témoins de Jéhovah) :
   "Dieu est ton trône pour des temps indéfinis, oui, pour toujours ;
   ...et tu hais la méchanceté".

   autre variante (Bible de Jérusalem) :
   "Pour toujours ton trône, ô Dieu, et à jamais !
   Spectre de droiture, le spectre de ton règne !
   ...et tu hais l'impiété".

   autre variante (L. Segond) :
   "Ton trône, ô Dieu, est à toujours ;
   le spectre de ton règne est un spectre d'équité."

   autre variante (israélite) :
   "Ton trône, [fondé par] Dieu, durera à jamais ;
   le spectre de ta royauté est un spectre de droiture.
   Tu aimes la justice, tu hais l'iniquité ;"

   "Ton trône, ô Dieu". Comme on peut le constater, les traducteurs sont loin d'être unanime dans leur traduction. La traduction la plus adéquate de cette phrase semble être : "Ton trône, fondé par Dieu...". C'est-à-dire, que Dieu va affirmer ce trône et Il le soutiendra à jamais. Parce qu'ils sont les représentants de Son sceau sur terre et qu'ils portent Son Nom entre les gens…

   "C'est pourquoi Dieu, ton Dieu, t'a oint
   d'une huile d'allégresse, de préférence à tes compagnons ;
   myrrhe, aloès, casse parfument tes vêtements.
   Des palais d'ivoire, le son des lyres te réjouit."

   "ton Dieu, t'a oint". Selon l'ancienne loi, une ou des personnes oignaient (Comparer : Bible. 2 S 5 1-3 ; 1 Ch. 11 1-3). Ici, c'est le Seigneur, le Saint d'Israël et des mondes, Allaha, qui accomplira Lui-même, cette tâche.

   "Des filles de rois viennent à ta rencontre ;
   la reine est à ta droite, parée de l'or d'Ophir."

   "la reine..." soit ici la Mère des Croyants, Safiyah, fille de Huayîy fils de Akhtab, le chef des Juifs Nadirites qui avaient été expulsés et s'étaient installés à Khaïbar (170 Km de Médine). Safîyah était descendante d'Haroun, le prophète et frère de Moché (sur eux la Paix !). Elle était habitante de Khaibar, elle était également l'épouse de Kinâna fils de Rabî`, le chef de Khaïbar.

   En l'an 7 de l'Emigration, une guerre éclata entre les habitants de la communauté juive de cette région et les Croyants soumis. Le sceau de la Prophétie, après cet incident, épousera Safîyah. Celui-ci l'interrogea au sujet d'une tache verte apparaissant sur sa joue. Elle dit : "Il y a quelques temps, j'avais vu en rêve que la lune se détachait de sa place et tombait dans mon sein ; et lorsque je le racontai à mon mari, il dit : Tu veux te marier avec ce roi de Médine[13] et je ne savais rien sur toi à cette époque et il me donna une gifle épouvantable, dont voici la trace qui persiste encore !"

   "Ecoute, ma fille, regarde et prête l'oreille ;
   oublie ton peuple
[14] et la maison de ton père.
   Le roi sera épris de ta beauté ;
   puisqu'il est ton seigneur, incline-toi (soumets-toi) devant lui.
   La fille de Tyr vient avec des présents,
   et les grands de la nation provoquent ta faveur"

   De nombreux présents furent apportés au sceau de la Prophétie. De la part de rois comme Héraclius. D'Egypte, on lui enverra trois jeunes esclaves, un esclave noir, une mule grise, un âne gris, un cheval, des étoffes... De pareilles choses ne sont jamais arrivées et n'arriveront jamais au sceau des prophètes d'Israël, Ichoua (Jésus), le fils de Marie (sur eux la Paix !). N'oublions pas que celui-ci était prophète célibataire lors de son premier avènement[15].

   "Toute resplendissante, la fille du roi fait son entrée ;
   son vêtement est fait de tissus d'or ;
   en robe de couleurs variées, elle est conduite chez le roi.
   Derrière elle, des vierges, ses compagnes, te sont amenées.
   On les conduit au milieu des réjouissances et de l'allégresse ;
   elles entrent dans le palais du roi.
   Tes enfants prendront la place de tes pères ;
   tu les établiras (comme) princes sur toute la terre."

   "Tes enfants..." Soit les croyants. Du fait que Safîyah épousa le sceau de la Prophétie, elle devint par là, la Mère des Croyants. Ils se répandront et occuperont une vaste partie de la terre.

   Notons aussi que les descendants de la fille du prophète, Fatima et de son gendre Ali, fils du père de Talab, occuperont, eux, et tout au long de l'histoire ; de hautes fonctions au sein du monde islamique, notamment dans la Péninsule arabique, de même en Afrique, la Perse, les Indes...
   De nos jours, certaines personnes de cette noble descendance occupent un rang élevé dans certaines parties du monde. Les descendants du sceau de la Prophétie, surtout Hâchim et Abdel Mouttalab, ses grands-parents, étaient des personnages importants de la société mecquoise, des chefs de l'oligarchie de la Mecque, et surtout des personnages très respectés du monde arabe de l'époque. Pareille chose ne put arriver au Messie d'Israël. Au contraire, après son élévation, une chasse à l'homme terrible, semble avoir été organisé contre tous les descendants de David, le prophète (sur lui la Paix !).

   "Je commémorerai ton nom d'âge en âge ;
   aussi les peuples le loueront éternellement et à jamais."

   Cette commémoration se fait et a lieu notamment :
   - lors des appels à la Prière et de leurs établissements.
   - lorsque les Prières se font, etc.

   C'est ce cadeau que le sceau de la Prophétie alla chercher pour sa communauté lors de l'ascension nocturne. Ainsi le Nom du Seigneur fut et sera par l'intermédiaire de Son sceau, sur toutes les lèvres, sur toutes les langues de la terre. La terre fera apparaître cette louange du Seigneur parce que d'une part, ses habitants se répandront partout sur elle. Et d'autre part, parce qu'ils louangeront le Seigneur, Son nom Saint sera élevé ; et, enfin et surtout, tout cela sera prononcé dans toutes les langues, sur toutes les lèvres, par toutes les générations du monde, et ceci jusqu'à la fin des temps... N'en déplaise aux gens de la Bible (croyants & incroyants) !

   Safiyah fille de Houyay. Sa vie, son oeuvre. Bref historicité.

   Elle s’appelle Safiyah fille de Houyay fils de Akhtab fils de Sa`yah fils de Tha`labah fils de `Ubayd fils de Ka`b fils de Al-Khazraj fils de Abi Habib fils de Nadir fils de Nahâm - on dit aussi fils de Nâkhoûm, ou encore Yankhoûm, ou enfin Nakhoûm.
  
Ils descendaient des enfants d’Israël de la lignée de Lévi fils de Jacob puis de Haroun (Aaron) le frère de Moïse. Sa mère s’appelle Bourrah fille de Samuel. Elle fut l’épouse de Mishkam le juif puis de Khalaf.

   Safiyah fille de Houyay -que Dieu soit satisfait d’elle- épousa le Prophète Muhammad (sur lui Prière et Paix !) en l’an 7 de l’Hégire.
  
Elle avait alors dix sept ans, lui soixante ans. Son mariage, comme pour Juwayriyah fille de Al-Harith, eut lieu après une grande bataille, en l’occurrence celle de Khaybar.

   Bilal faisait partie de cette expédition. A la fin du combat, il présenta ces deux femmes captives au Prophète (sur lui Prière et Paix !). Sur leur chemin, lui et ses deux prisonnières avaient dû traverser le champ de bataille et passer près des guerriers tués pendant le combat.
  
L’une des femmes hurlait et se couvrait le visage de poussière alors que l’autre était muette d’effroi.

La deuxième femme n’était autre que Safiyah, la fille de Houyay fils de Akhtab, le chef des Fils de Nadir qui avaient été expulsés de Médine en l’an 4 de l’Hégire pour avoir comploté contre le Prophète (ils avaient projeté de le tuer en laissant tomber une pierre sur sa tête alors qu’il discutait avec leurs chefs). La femme bruyante qui l’accompagnait était la cousine de Safiyah.

    Le Prophète Muhammad (sur lui Prière et Paix !) demanda à ce que l’on s’occupe de sa cousine et plaça la cape qu’il portait sur les épaules de Safiyah dont l’époux venait d’être tué pendant la bataille. C’était un simple geste de compassion, mais à partir de ce moment-là, elle fut honorée et tenue en haute estime par les gens présents.

   Recommandation du Prophète.

   Le Prophète (sur lui Prière et Paix !) se tourna ensuite vers Bilal et lui dit : “Bilal, est-ce qu’Allah a enlevé toute pitié de ton cœur pour que tu fasses passer ces femmes à l’endroit même où leurs hommes ont été tués ?” Voulant éviter ainsi pour ces femmes, la vue d’un spectacle affreux et pénible pour elles.
  
Tout comme la Mère des Croyants, Mère Habibah, Safiyah était la fille d’un grand chef. Et vue son rang, il était digne d'agir ainsi.

   Aucune rancune, aucune haine ou inimitié.

   Bien que son père ait planifié l’assassinat du Prophète Muhammad (sur lui Prière et Paix !) après la bataille de Ohod et qu’il ait comploté avec les Fils des Qoraidhah la fin de tous les Croyants soumis pendant la bataille du Fossé ; le Prophète Muhammad (sur lui Prière et Paix !) ne nourrissait aucun sentiment d’inimité envers quiconque. Pour ceux qui déviaient, il ressentait de la pitié plutôt que de la colère et pour les innocents, il éprouvait davantage de compassion.

   Conversion.

   Safiyah accepta immédiatement l’invitation à embrasser la Religion du Prophète Mohammad (sur lui Prière et Paix !). Une fois affranchie, il l’épousa donc.

   Question posée.

Certains peuvent se demander comment Safiyah put accepter l’Islam et épouser le Prophète (sur lui Prière et Paix !) alors que son père avait été un ennemi acharné et que le sang avait abondamment coulé entre gens de la Torah et les Croyants soumis.

   Réponse.

   On peut trouver à travers son récit, rapporté par les narrateurs, des éléments de réponse.

    Safiyyah avait un cœur pur. Elle avait toujours souhaité adorer son Créateur et Seigneur, Celui qui avait envoyé Mochè (Moïse), Ichoua (Jésus), et enfin Mohammad (sur eux la Paix !). Ainsi, saisit-elle immédiatement l’occasion de suivre le sceau de la Prophétie et de l’épouser. Safiyya avait certes trouvé en Mohammad (sur lui Prière et Paix !) le plus doux et le plus prévenant des époux, sans pour autant être bien acceptée par ses autres épouses, particulièrement à son arrivée.

   Attitude répréhensible dénoncée.

   Anas rapporta qu’un jour le Prophète (sur lui Prière et Paix !) trouva Safiyyah en train de pleurer. Quand il l’interrogea sur la cause de ses larmes, elle répondit qu’elle avait entendu Hafsa la décrire de façon peu flatteuse comme “une fille de Juif”.
  
Le Prophète (sur lui Prière et Paix !) rétorqua : “Tu es assurément la fille d’un Prophète (Haroun), la nièce d’un Prophète (Moïse), et l’épouse d’un Prophète (Mohammad). Y a-t-il là de quoi être méprisant à ton égard ?” Il dit ensuite à Hafsa : “Ô Hafsa, crains Dieu !”

   Un jour, le Prophète voyageait en compagnie de Safiyyah et de Zaynab fille de Jahsh. Le chameau de Safiyyah se blessa. Zaynab ayant un chameau supplémentaire, le Prophète lui demanda de le donner à Safiyya . Zaynab répondit : “Devrais-je donner à cette Juive[16] ?” De colère, le Prophète (sur lui Prière et Paix !) se détourna d’elle pendant deux ou trois mois afin de lui exprimer son désaccord. Quelques trois années plus tard, quand le Prophète Mohammad (sur lui Prière et Paix !) arrivait au terme de sa vie, Safiyyah compatissait profondément et sincèrement : “Ô Messager d’Allah, si seulement je pouvais souffrir à ta place”. Certaines de ses épouses la prirent à la légère ce qui agaça le Prophète. Il s’exclama : “Par Allah, elle dit vrai !”

   Même après la mort du Prophète (sur lui Prière et Paix !), elle connut de moments difficiles. Une de ses esclaves alla trouver le Commandeur des Croyants ‘Omar pour lui dire : “Ô Commandeur des Croyants ! Safiyyah aime le samedi (chabbat) et elle conserve des liens avec les Juifs !” ‘Omar s’en enquit auprès de Safiyyah qui lui répondit : “Je n’aime plus le samedi (chabbat) depuis qu’Allah l’a remplacé par le vendredi. Les seuls contacts que j’ai conservés avec les Juifs sont ceux de ma famille”. Elle interrogea sa servante pour savoir ce qui l’avait poussée à mentir à ‘Omar. Elle répondit : “C’est le diable” Alors Safiyyah l’affranchit.

    Sa mort.

 Safiyya vécut avec le Prophète (sur lui Prière et Paix !) pendant environ quatre ans. Elle n’avait que vingt et un ans quand le Prophète (sur lui Prière et Paix !) mourut. Elle resta veuve les trente neuf années qui suivirent. Elle décéda à son tour en l’an 50 de l’Hégire à l’âge de soixante ans .

   Conclusion.

   Les gens de la Synagogue, de la Torah, ont commis un grand péché en censurant leurs Ecritures. Dans Esaïe[17], le prophète (sur lui la Paix !) n'était-il pas écrit :
  
"Les jours de regret sont arrivés.
   Les jours de la perfection sont arrivés."

   Et ensuite, il a dit :
  
"Pour que vous sachiez, ô Fils d'Israël, ignorants,
   que celui que vous dénommé égaré[18], (qu') il est le compagnon de la Prophétie[19].
   Vous inventez ceci alors que vos péchés sont au comble, et votre perversité immense !"

   Que le Seigneur des mondes nous guide tous dans ce qu'Il aime et agrée !


[1] Le Créateur des cieux et de la terre est donc la seule et véritable divinité qu’on adore et qu’on se doit d’adorer véritablement.
[2] En langue arabe, Allah. En hébreu, ïl. Nom divin, il est employé couramment pour les gens de l’Évangile de langue arabe. En français, le terme Dieu est compris généralement, non comme un Nom divin, mais plutôt comme signifiant l’Etre-Suprême, le Créateur et Maître de l’Univers.
[3] Formules d’eulogies comme : que Dieu prie sur lui, l’agrée, lui fasse miséricorde, etc., formules propres à  l’Islam traditionnel. Les exégètes interprètent la « prière » divine comme étant un octroi de Sa miséricorde et la « prière » angélique comme une demande de pardon pour les créatures. 
[4] Soit : Ahmad-Mohammad, fils d’Abd Allah, (...) fils d’Ismaël, fils d’Abraham  (sur eux la Paix !). Pour l’Islam traditionnel, il est le Sceau de la Prophétie, le Sceau des prophètes et messagers divins.
[5] Nom peu approprié. Surtout quant on pense que Coré (ou Qorah) est le symbole de l’argent. On a dit : Par les fils de Qora'h (ces victorieux, des grands Sages, pourtant fils d'un rebelle lamentable).
[6] On a dit dans un commentaire biblique : "Une suscription tout à fait particulière pour un Psaume d’une très grande élévation ! Le fruit d’une réflexion personnelle qui conduit le Psalmiste à parler en prophète, car il s’y trouve une vision exceptionnelle de Celui qui règnera, le Messie d’Israël".
Nous dirons : A l’inverse des gens de la Synagogue : 1) David (Dawoud) était un roi prophète pour les Fils d’Israël et les Judaïsés. 2) Le Psautier (Zobour – le Livre) est un Livre divin révélé au prophète David (sur lui la Paix !). Les gens de la Synagogue ne le reconnaissent pas comme tel. Et comme bon nombre de sectes, au sein du judaïsme, ou gens du Dualisme (loges, sectes occultes, etc.) ; ils ont fait de ce livre un livre de sorcellerie.
   Enfin, comme toute Ecriture divine, les noms du sceau de la Prophétie, sa description, ses attributs, la description de sa communauté ; tout cela se trouvait, noir sur blanc, dans le Psautier originel. Par pure jalousie, les gens de la Synagogue censureront ce Livre comme l’ensemble de leurs Ecritures. Et en vérité, il s’y trouvait, à l’origine, une vision exceptionnelle de celui qui règnera sur les Fils d’Ismaël et les Fils d’Israël et les Judaïsés : Le messie d’Israël, entendre : le sceau de la Prophétie, le Prophète Ahmad-Mohammad (sur lui Prière et Paix !). Ce qu’évidemment les gens de la Synagogue, le monde de la Torah, les gens de l’Evangile, ne sauraient croire et accepter. Pourtant, tel sera le décret divin pour les Fils d’Israël et les Judaïsés.
[7] Reconnu comme tel par le monde de l’Islam traditionnel.
[8] Arabe, roum.
[9] Et parmi eux, les Fils d’Israël.
[10] La Mecque.
[11] Gens de Byzance.
[12] Nous savons tous qu'après le décès du sceau de la Prophétie (sur lui Prière et Paix !), des troupes soumises sortiront de la presqu'île arabe et se dirigeront vers le Nord de l’Arabie, la province de Châm ; puis vers l'Afrique, en passant par la presqu'île du Sinaï :  enlèveront ainsi aux Byzantins leurs provinces d’Afrique de l'Egypte jusqu’au Maroc ; également vers la Perse et ses dépendances : jusqu’aux Indes...
   Ici, notent les commentateurs et historiens, ne verra-t-on la fin d'une domination, d’une puissance européenne dans cette région du monde, la fin d'un empire : l'Empire dit des Fils d'Esaü, les Romaniens (ou Byzantins, ennemis héréditaires des gens de la Synagogue, des gens de la Torah) ? 
   Ceux-ci bien que de confession nazarénienne, gens de l’Evangile, tous, sans exception, étaient concernés par ces prophéties bibliques. Tous, sans exception, font partie de ceux qu'on dénomme dans le Coran : les gens de la Bible.
   Au Nord de l’Arabie, on verra donc la fin d'une domination, d’une puissance, d’un empire : l’Empire de Byzance. A l’Est de la presqu’île arabe, la Perse : c’est l’empire et la religion qui disparaîtront. D’une religion dénommée : le Magisme ou le Dualisme. Mages et Nazaréniens se sont livrés à des combats féroces et sanglants tout au long de leurs histoires. Le monde de la Bible, de l’Evangile, ne se verra-t-il pas enlevé une épine de leur pied, et ceci grâce à la nouvelle religion ?
   Très rapidement les peuples de l'Afrique, du Châm, de la Perse comprendront très vite que leur seul avenir et leur seul salut véritable dans ce monde et dans l'autre, sont :
   1) dans l'obtempération aux ordres divins
   2) et de suivre le sceau de la Prophétie, Ahmad-Mohammad (sur lui Prière et Paix !).
[13] Entendre : le sceau de la Prophétie.
[14] Gens de la Torah.
[15] Il se mariera lors de son second avènement.
[16] Ce genre de propos est toujours courant de nos jours, notamment venant de gens de la diaspora d’Afrique du Nord en Europe, gens de Tunis. Certains ayant du mal d'accepter l'islamisation de gens venant de la Bible dont gens de la Torah. Mais le Miséricordieux guide qui Il veut !
[17] Un des Prophètes bibliques célèbres. Il a parlé beaucoup du sceau de la Prophétie. Les gens de la Bible, toranique, rejettent tout ceci par pure jalousie. Niant l’évidence : le décret du Saint et Seigneur d’Israël et des mondes, Allaha, à leur encontre !
[18] Le Messager du Saint et Seigneur d’Israël et des mondes, Allaha.
[19] Son sceau.


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05/01/09.

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