786

Etudes

 Le Prophète de l'Islam dans la Bible

Selon les Textes bibliques.

Les noms de Mohammad . Alliance ancienne
selon les Ecritures bibliques

L'essence de Israël

Au nom de DIEU, Allaha !
Le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux !
Louange à Allah, Seigneur des mondes, Prière et Paix sur Ses messagers et Ses prophètes, et sur tous ceux qui suivent Sa guidée !

P

oint de divinité[1] excepté Allah[2] le Très Haut. Que les meilleures salutations[3] soient sur les prophètes et messagers divins dont le Sceau de la Prophétie[4] !

 Mondes conflictuels. 

   Deux mondes effraient le monde toranique : Le premier : Le monde de l'Evangile représenté par Edom-'Essaw (Esaü)[5], et le monde coranique représenté par Yichmaël-Ismaël[6]. Selon le Midrach suivant[7]: "Lorsque Hachem[8] a voulu donner la Tora à Israël, Il ne s'est pas seulement dévoilé à Israël, mais également aux Nations[9]. Il S'est dirigé vers les descendants de 'Essaw, leur demandant s'ils étaient prêts à accepter la Tora. Ils Lui ont demandé : "Qu'y est-il écrit ?" Il leur a répondu : "Ne tue pas !" Ils Lui ont dit :"La nature profonde de notre peuple est de tuer, comme il est dit :"Les mains sont celles de 'Essaw", et c'est ce que leur père leur a promis : "Tu vivras sur ton épée"[10]. Il S'est rendu auprès de 'Ammon et de Moav[11]… Qu'y est-il écrit ? Tu ne commettras pas d'adultère… Leur nature profonde est la fornication… Il a visité les enfants de Yichmaël… Qu'y est-il écrit ? Tu ne voleras pas ! La définition profonde de leur ancêtre est le vol[12]…"

   Les peuples sont classés en deux catégories[13] dans ce Midrach : les uns succombent au plaisir de la chair[14] et de l'argent, tandis qu'Edom est marqué par l'épée, c'est-à-dire la domination de l'autre par la force, "Moi, et personne d'autre"[15]. Ou, autrement dit, Yichmaël pèche par la taawa ("la jouissance"), tandis qu'Edom le fait par la gaawa ("l'orgueil"), qui mène à l'insolence et au refus de la foi. (Op.cit.)

   C'est à Abraham (sur lui la Paix !) que les promesses furent adressées et à sa descendance. (Comparer : Bible. Gal. 3). A ce sujet, la perfection de la puissance spirituelle, nous dit-on, le Seigneur des mondes l'a mise dans une des branches de la postérité d'Adam, en Seth et ses descendants jusqu'à Hénoch ; puis jusqu'à Noé ; puis jusqu'à Abraham ; à partir d'Abraham cette puissance parvint à deux rameaux : celui d'Ismaël et celui d'Yits’haq[16]. Alors Dieu fit d'lsmaël le principe de l'apparition de l'esprit de sainteté en faveur de Mohammad (sur lui la Paix !) ; Il fit d'Yits’haq le principe de deux rameaux : celui de Ya’cob et celui d'Esaü ; il plaça la prophétie dans la postérité de Ya’cob[17] et la royauté dans celle d'Esaü. Cet état des choses dura jusqu'au temps de Mohammad, à qui furent transmises, quant il apparut, la lumière de la prophétie et la lumière de la royauté [107] .

   Le fils de Marie, se situant, lui, dans la lignée de Ya’cob ; il a donc reçu de son Seigneur la prophétie, mais non la royauté[18]. Secundo : Les gens de l'Evangile représenté par Esaü resteront jusqu'à la fin des temps[19]; de même, les gens de la Torah, représenté par Ya'cob. Troisièmement : Ne l'oublions pas, le monde toranique croit à la chute et à la destruction totale de la royauté d'Edom, lesquelles sont visibles par tous. Nous dirons : Tout cela se réalisera à travers Héraclius. Après lui, ni la Grèce, ni l'Italie occuperont leur place de l'Antiquité. A l'époque du Sceau de la Prophétie deux grandes puissances s'affrontaient dans cette partie du monde. Une en Europe représentée par Héraclius, la deuxième en Perse. Et les gens purent voir la chute et la destruction de ces deux empires gigantesques.   

Déchéance d'une nation naguère élue. 

   Les Judaïsés ont refusé de croire au Messie de Dieu (sur lui la Paix !). De même plus tard, ils refuseront de croire au Sceau de la Prophétie (sur lui la Paix !), se montrant une fois de plus désobéissant et rebelle aux injonctions divines[20]. La parole, dit-on, du prophète Mochè (sur lui la Paix !), Thora. Dt. 32 21, va illustrer la déchéance religieuse de son peuple de nation élue jusqu'à la fin des temps. Un texte d'Isaïe, 65 1, semble corroborer le témoignage prêté au prophète Mochè (sur lui la Paix !), et un second, 65 2, accentue la culpabilité des Juifs. Le Psaume 69 semble décrire ici la punition des repus qui ont méconnu la vérité. S'il s'agit ici, dit-on, de repas sacrificiels (Targum), la prophétie se réalise à la lettre : c'est l'attachement excessif des Juifs à leur religion qui les a empêchés de reconnaître la vérité. Le Seigneur et Saint d'Israël de révéler à ce sujet : 

   "Et quand on leur dit : "Croyez à ce que Dieu a fait descendre,
   soit : le Coran. On a dit également : tout ce que Dieu a fait descendre.
   Ils ont dit : "Nous croyons à ce qui a été descendu sur nous.
   soit : la Thora et ce qui est descendu sur les prophètes.
   Et ils mécroient de ce qui est par-devers lui (ce Livre),
   soit : de ce qui existe de Livres. On a dit : de ce qui est après lui. Ce Livre, soit l'Evangile et le Coran.
   lequel est la vérité (le Coran), confirmatif de ce qui est devant eux (soit la Thora).
   Puis, interpellation divine à leur encontre et sur ce sujet :

   Dis (leur, ô Mohammad) : "Pourquoi tuiez-vous donc les prophètes de Dieu, auparavant, si vous êtes croyants ?"

   soit : on a lié ici le verbe "tuer" avec ceux à qui s'adresse cette parole, c'est-à-dire, la communauté juive de Médine. Et cela, quand bien même, ceux-ci ne sont que des descendants directs de ces gens ; mais ce qu'on remarque, c'est que le monde juif, d'une façon générale, a agréé ce qu'ont fait leurs ancêtres, les anciens, et surtout ne l'ont jamais condamné ouvertement et officiellement. A ce sujet, on a dit : si une désobéissance a été faite sur terre, celui qui l'aura blâmée et condamnée ; n'aura rien à voir avec elle. Il n'en est pas responsable. Par contre, celui qui l'a agréée, devient automatiquement complice d'elle et est de sa famille.

   Conclusion : si vous vous dites des vrais croyants de la Thora, ne vous est-il pas interdit, par la loi contenue en elle ; de tuer les prophètes du Seigneur et Saint d'Israël ? Mais jusqu'à ce jour les rabbis et les Sages continuent à nier et à réfuter ce genre d'accusation. Pour eux, aucun prophète n'a été tué par les Fils d'Israël[21] !

   Et Mochè vous est venu avec les preuves (claires et les miracles éclatants).
   Mais là encore vous avez doutez. Certains d'entre vous ne verront en ces miracles, que des phénomènes naturels ? D'autres, des actes de Magie ? Ainsi ne dira-t-on pas, comme de Ichoua, qu'il fut initié à de prétendus mystères d'Isis, dans les Temples des divinités de la mythologie égyptienne ? Alors qu'il fut envoyé, en son temps, spécialement pour confondre la Magie, les magiciens !

   Puis vous avez adoptez le Veau, après lui (et en son absence), tandis que vous étiez prévaricateurs.
   Et quand Nous avons pris votre alliance et soulevez au-dessus de vous le Mont « Tenez ferme ce que Nous vous avons donné, et écoutez ! »
   Soit : donnez une réponse favorable à notre invitation, et obéissez, c'est-à-dire, ce à quoi vous êtes commandé. On a dit : Ces deux choses, soit : répondre d'une manière favorable et obéir, ont été appelé : audient, et ceci au sens figuré du mot. Parce que ce vocable, en fait, est la cause de l'acceptation (ou de la réponse favorable) et de l'obéissance de l'individu.

   Ils dirent : « nous avons entendu (ta parole) et nous avons désobéi (à ton ordre) »,
   Soit : On a dit : ils ne dirent pas cela de leurs bouches, mais lorsqu'ils l'entendirent et la reçurent, ils la reçurent avec rébellion. Ceci leur fut alors attribué.

   tandis que, dans leur cœurs on les abreuvait (de l'amour) du Veau."
   Soit : son amour est entré dans leur cœur, de même l'avidité à l'adorer, exactement comme l'effet de la teinture sur le vêtement. D'après le récit, on a dit que le prophète Mochè (sur lui la Paix !) a commandé qu'on lime le Veau. Puis, qu'on répande la limaille de celui-ci dans l'eau de la rivière. Après cela, il donna l'ordre qu'on en boive. Celui dont il restait un peu d'amour du Veau dans le cœur, vit apparaître la limaille d'or sur ses moustaches.

   Dis (-leur) : "Comme est mauvais ce que vous ordonne votre foi, si vous êtes croyants !"
   Soit : votre foi vous ordonne-t-elle vraiment d'adorer ce Veau ? Alors, comme est exécrable la foi qui vous ordonne ceci. Ils prétendirent également, et après cela, qu'ils sont toujours de vrais croyants ! D'ailleurs, à eux de dire : nous croyons à ce qui est descendu sur nous, mais Dieu le Très-Haut les fit menteurs, en révélant à leur encontre :

   "Dis(-leur) : "Si la Maison de l'Au-delà (qui est) auprès de Dieu, est pour vous seuls à l'exclusion des autres gens, alors souhaitez-vous la mort, si vous êtes véridiques !"
   Soit : tout cela parce que les juifs avaient émis de faux propos. Parmi ceux-ci : N'entrerons jamais au Paradis, que ceux qui sont judaïsés... (Coran II 111), ou : Nous sommes les fils de Dieu et ses amis...(Coran V 18). Dieu les fit menteurs et leur demanda d'apporter la preuve de tout cela. Aussi révéla-t-Il à Son prophète : "Si la Maison ... des autres gens."

   "alors souhaitez la mort"
   Soit : posez-vous la question et surtout demandez là avec ferveur. Ceci parce que nous savons tous que le Paradis est la demeure dernière, et que la mort en est le moyen d'accès. Et qu'il n'y pas d'autre moyen pour l'atteindre, sinon de mourir. Les judaïsés se sont bien empressés dans leur demande. On a transmis du fils d'Abbas, du Prophète (sur lui Prière et Paix !) qu'il a dit : "S'ils avaient souhaité la mort, chacun d'entre eux aurait lavé son récipient. Et il ne serait pas resté de judaïsé (vivant) à la surface de la terre sinon qu'il serait mort"  

   Or ils ne la souhaiteront jamais,
   Soit : ils savent très bien, et en eux-mêmes, que leur invocation est mensongère. Pourquoi ?

   à cause de ce que leurs mains ont mis en avant
   Soit : leurs mauvaises pratiques. On a lié ici la pratique de l'humain avec sa propre main justement parce que la plupart de ses crimes sont faits par l'intermédiaire de celles-ci. On a donc rattaché la main aux pratiques (de celui-ci), et cela quand bien même, il n'y a pas pour cette dernière de pratiques.
   D'après le fils d'Abbas (que Dieu l'agrée !) cela signifie : "du fait de la science qu'ils détiennent au sujet de ce qui est consigné dans leur Livre à propos du Prophète et qu'ils ont sciemment dissimulée et niée".  

   Par Dieu, (Il) est connaisseur des (gens) prévaricateurs.
   Soit : il y a pour là  pour les judaïsés, à la fois une menace, une intimidation  et une mise en garde. Et au Seigneur et Saint d'Israël de mettre en avant le vocable "prévarication" parce qu'il englobe en lui-même, une grande étendue de significations. Ainsi, chaque mécréant est un prévaricateur, mais à l'inverse, tout prévaricateur n'est pas forcément un mécréant. C'est pour cette raison que ce vocable a été pris ici au sens large du mot, et aux judaïsés, ici, d'entre être les premiers concernés.

   Selon le fils de Djarîj : "Dieu possède la Science [véritable] au sujet de l'injustice des hommes qu'ils soient juifs, nazaréniens[22], ou appartenant à toutes autres traditions et Il sait ce qu'ils font. Le propre de l'injustice des juifs [de l'époque du Prophète], est d'avoir été impie à l'égard de Dieu, d'une part en transgressant l'ordre qu'Il leur avait donné d'obéir et de suivre le "Louangé" [annoncé dans leur Livre] et cela, alors qu'ils avaient eux-mêmes imploré [contre les Arabes associateurs] l'assistance de ce Prophète avant qu'il ne soit suscité et, d'autre part, ils ont été impies dissimulateurs en reniant la vérité de sa fonction prophétique alors même qu'ils savaient qu'il était prophète et messager".

   (Par Dieu) certainement tu les trouveras (les gens judaïsés) les plus avides des gens à une (longue) vie, ainsi que de ceux qui ont associé (à Dieu des Egaux);
   Soit : on a dit que cela est rattaché avec ce qui était avant et (doit être ainsi) joint avec lui. C'est-à-dire : et les plus avides de ceux qui ont associé. Et si on vient à dire : ceux qui sont associé sont compris ici avec les gens dans Sa parole : les plus avides des gens, donc quelle utilité de les séparer lorsqu'on les mentionne  ? La réponse : Dieu les a mis à part dans la mention, à cause de leur grande avidité. Et il y a là une sévère réprimande pour les judaïsés, parce que ceux qui ne croient pas au Rendez-vous (avec leur Créateur, la Rencontre Suprême étant inévitable) et ne connaissent que la vie d'ici-bas ; ne sont pas arrivés, eux, d'être esclaves d'une telle avidité. Donc ceux qui augmentent dans l'avidité, et ont avec eux un Livre divin où il est fait mention de la Résurrection et des Comptes ; c'est justement à ceux-là que doit s'adresser cette sévère réprimande. On a dit également que le mot "et" est une réponse à l'interrogation qui précède. Soit, et sous-entendu : et de ceux qui ont associé des gens...

   Tel d'entre-eux espérerait
   Soit : ils voudraient et espéreraient, c'est-à-dire, les Mages (ou Dualistes). Et ils ont été appelés "Mages", parce que leur parole est de dire qu'il existe deux choses bien distinctes, deux divinités bien distinctes : la lumière et les ténèbres.

   qu'on lui conservât (en durée de vie) mille ans (d'âge).
   Soit : on a spécialisé le mot "mille", car c'est là la formule de salutation des Mages, lesquels disent entre eux : "zah aza irsâl", soit "vivre mille ans d'âge" ou "vivre mille nèrouz" ou "mille mahradjan", etc. La signification de cette parole serait donc : que les judaïsés sont en fait des gens plus avides que les Mages qui, eux, ont l'habitude de dire cette parole. On aimerait donc vivre très très longtemps sur la terre… L'amour de ce bas-monde étant plus fort chez eux que celui de l'au-delà.
   On remarquera l'influence qu'a eu aussi et aux fils des siècles, le Magisme sur le Judaïsme et sur le Nazarénisme ; puisque que ce vocable "mille" existe bel et bien dans la Bible : (Ps. 90:4 ; 2 Pe. 3:8 ; Apoc. 20:1-10). On a dit cette image du Messie sur terre pendant mille ans se rattache à la conception juive d'un âge d'or messianique. De même, les gens de la Bible refusent, tout comme les Mages, à croire à la Prédestination du bien et du mal. Ils sont plutôt les défenseurs acharnés du fatalisme et du libre-arbitre. Ainsi, dans le monde judaïque, on préfère parler plutôt de Providence…

   Et il ne sera pas bien loin du châtiment (du Feu), qu'on lui ait donné long âge ! Et Dieu est clairvoyant de ce qu'ils font". (Coran II 88-96).
   Soit : rien est caché pour Lui, pas même les choses secrètes de leurs comportements.

    Que le Seigneur des mondes nous guide tous dans ce qu'Il aime et agrée !


[1] Le Créateur des cieux et de la terre est donc la seule et véritable divinité qu’on adore et qu’on se doit d’adorer véritablement.
[2] En langue arabe, Allah. En hébreu, ïl. Nom divin, il est employé couramment pour les gens de l’Evangile de langue arabe. En français, le terme Dieu est compris généralement, non comme un Nom divin, mais plutôt comme signifiant l’Etre-Suprême, le Créateur et Maître de l’Univers.
[3] Formules d’eulogies comme : que Dieu prie sur lui, l’agrée, lui fasse miséricorde, etc., formules propres à  l’Islam traditionnel. Les exégètes interprètent la « prière » divine comme étant un octroi de Sa miséricorde et la « prière » angélique comme une demande de pardon pour les créatures. 
[4] Soit : Ahmad-Mohammad, fils d’Abd Allah, (...) fils d’Ismaël, fils d’Abraham  (sur eux la Paix !). Pour l’Islam traditionnel, il est le Sceau de la Prophétie, le Sceau des prophètes et messagers divins.
[5] Représenté actuellement par l'Italie et le Vatican.
[6] Le Ramban (Iguéreth Téman) se plaint très amèrement de la conduite déloyale des Arabes envers la communauté juive :
   "Et vous, mes frères, sachez que le Saint béni Soit-Il nous a précipités du fait de nos grandes fautes au sein de ce peuple, à savoir le peuple de Yichmaël. Leur méchanceté à notre égard est très forte, ils usent de toute leur intelligence pour nous faire du mal et nous rendre haïssable possible. Cela, suivant le décret divin à notre égard, "nos ennemis sont une race à part" (Devarim/Deutéronome 32, 21), à savoir qu'on ne peut imaginer que se lève contre Israël un peuple aux sentiments plus hostiles à son égard, ni de nation qui n'ait cherché à nous faire plus de mal et à nous diminuer, à nous affaiblir et à nous faire haïr plus qu'eux, au point que même le roi David, que la paix soit sur lui, lorsqu'il a vu par inspiration divine prophétique tous les tourments qu'ils allaient faire subir au peuple juif, s'est mis à crier et à pleurer, empruntant le langage du peuple devant le mal que les fils de Yichmaël allaient faire, en disant (Tehilim/Psaumes 120,5) : "Malheur à moi, car j'ai résidé dans les tentes de Méchekh, vécu dans les tentes de Kédar". Il a choisi spécifiquement de parler de Kédar parmi les autres peuplades de Yichmaël, parce que Mahomet descend de ces fils de Kédar, comme le prouve sa biographie. Daniel, pour sa part, ne parle de notre abaissement et de notre affaiblissement que par le fait de la royauté de Yichmaël, qu'elle disparaisse rapidement ! Ne dit-il pas (8,10) : "Elle grandit jusqu'à l'armée du Ciel, elle jeta à terre une partie de cette armée et une partie des étoiles, et les piétina" [Selon les autres commentaires, c'est de la Grèce qu'il est question. Cette explication du Ramban est assez surprenante, puisque tous les auteurs se demandent pourquoi il n'est pas question de Yichmaël dans les prophéties de Daniel, or voici que le Ramban identifie là cette nation dans les versets. Il est impossible d'établir la thèse de cet auteur sans avoir une explication ordonnée des versets selon sa compréhension, or elle n'existe pas à notre connaissance.] Nous sommes encore en train de supporter leur joug, leur perfidie et leurs mensonges au-delà de nos forces, car un homme normal n'est pas capable de supporter cela." (Op. cit.)
   Contrairement à l'idée reçue, il n'existe aucune sorte de perfidie avec Yichmaël. Par contre, au Seigneur des mondes de révéler à l’encontre des Judaïsés : « Et lorsque ton Seigneur proclama que jusqu’au jour de la Résurrection Il susciterait très certainement contre eux quelqu’un qui leur voudrait le pire châtiment ! ... » (Coran VII 167).
   Le fils d’Abbas a dit à propos du châtiment dont il est question dans ce passage : « C’est la capitation (l’impôt dit de capitation) dont il est question dans ce passage : « C’est la « capitation » et ceux qui leur infligeront ce châtiment c’est Mohammad (sur lui Prière et Paix !) et sa communauté, et ce, jusqu’au jour de la Résurrection ».
   Sa’îd [fils de Djoubair] a dit a propos de ce verset : « Il s’agit des gens du Livre (de la Bible) contre lesquels Dieu a envoyé les Arabes lever le tribut (en arabe, kharâdj) jusqu’au jour de la Résurrection. Jamais prophète n’imposa de tribut à l’exception de Mochè (sur lui la Paix !), qui ne leva toutefois le tribut que pendant treize ans après quoi il cessa de le faire, et à l’exception du Prophète (sur lui Prière et Paix !).
[7] Voir : Article dans Kontrass n° 86. Note : Yalqout sur Devarim/Deutéronome 33, 2.
[8] Hachem, en arabe est un prénom ou nom très employé. En hébreu, il signifie : Nom, arabe : ism.
[9] Sous-entendu : aux non juifs. Selon Yahya fils du père de Kathir, d'après Naouf Likalliyi l'Hymary : Quand Moché choisi 70 hommes de son peuple, ceci pour le rendez-vous de son Seigneur. Dieu le Très-Haut dit à Mochè : que Je vais faire pour vous de la terre, un lieu des prosternations (soit une Mosquée) et un lieu pur. Vous prierez là où l'heure de la Prière vous surprendra, excepté toutefois dans les lieux d'aisance ou une salle d'eau (la douche ou le bain public) ou un cimetière. Et Je mettrai la tranquillité dans vos cœurs, et ferai que vous lirez la Thora par cœur. Un homme d'entre vous la lira. De même la femme, l'être libre, l'esclave, le petit et le grand. Mochè rapporta cela à son peuple. Ils dirent : Nous ne voulons pas prier sauf dans les Synagogues. Et nous ne pouvons pas supporter de porter la tranquillité dans nos cœurs. Nous voulons qu'elle soit que comme elle était dans l'arche. Et nous ne pouvons pas apprendre par cœur la Thora, nous voulons la lire que visuellement.
   Dieu a dit : "Je la prescrirai donc pour ceux qui craignent... jusqu'à les gagnants." (soit pour les suivants du prophète Ahmad) (Coran VII 156-157)
   Il l'a faite pour cette communauté.
   Moché dit : faites que je sois leur prophète !
   Il dit : leur prophète sera d'eux.
   Il dit : Seigneur ! fais-te que je sois d'eux !
   Il dit : Certes, tu ne les rencontrera pas.
   Moché dit : O Seigneur ! Je suis venu à Toi avec une délégation des Fils d'Israël. Et notre délégation a fait qu'elle soit destinée à autrui (que tous ces privilèges reviennent de droit à une autre délégation : la communauté du prophète Ahmad).
   Et Dieu descendit :
   "Et du peuple de Mochè est une communauté qui guide avec le droit, et qui par lui exerce la justice." (Coran VII 159)
   Moché fut satisfait.
   autre variante, du même auteur :
   Et ainsi Moché (sur lui Prière et Paix !) a délégué les Fils d'Israël et Dieu leur a dit :
   "Certes, J'ai fait pour vous la terre un Lieu d'adorations, et où que vous prierez, J'ai accepté votre prière. Excepté dans trois lieux. Celui qui aura prié en ces lieux, Je n'accepterai pas leurs prières : le cimetière, la salle d'eau (la douche ou le bain public) et les lieux d'aisance.
   Ils dirent : Non, sauf dans les Synagogues.
   Il dit : J'ai fait pour vous, si vous n'avez pas d'eau (pour faire vos ablutions), la terre pure.
   Ils dirent : Non, sauf avec de l'eau.
   Il dit : J'ai fait pour vous où que priera l'homme seul, J'accepterai sa prière.
   Ils dirent : Non, sauf en congrégation".
   Conclusion : C'est plutôt de cela que devraient nous entretenir, à l'origine, les rabbis et les Sages. Car le prophète Mochè a reconnu la prophétie du Sceau de la Prophétie. Tel n'a pas été le cas des rabbis et des Sages !
[10] Le Saint et Seigneur d'Israël ayant donné la royauté à Esaü, le monde d'Israël restera à jamais sous sa domination. En outre, il n'a jamais pu dominer le monde de l'Evangile.
[11] Peuples disparus.
[12] Propos sans fondement. Pour le monde toranique, Yichmaël est une sorte d'enfant usurpateur, ayant en lui de nombreux défauts. Ex.: Sarah vit qu'Ismaël était débauché, commettait des assassinats et adorait les idoles. Elle dit à Abraham : "Chasse la servante et son fils." (PRE 30) (Gen.21.9.) Le Hizkuni écrit : "Abraham avait engendré Isaac" ; il fut nommé Abraham avec un h après avoir été circoncis (Gen. 17:5, PRE 29.). Alors seulement, il engendra Isaac. Ce ne fut pas le cas avec Ismaël qui naquit alors qu'Abraham était encore incirconcis. Isaac est donc d'une bonne ascendance puisque venu au monde d'un père circoncis. Toldot Itzhak dit exactement la même chose.
   Pour l'Islam traditionnel, tout cela n'est que légende et mensonges à l'égard de deux prophètes notables : Abraham, d'une part, et Ismaël d'autre part. Ismaël, Isaac étaient tous deux prophètes du Saint et Seigneur d'Israël. L'un à Châm, l'autre en Arabie, à la Mecque. Ce que refuse de reconnaître l'ensemble du monde biblique. Ou dirons-nous, on reconnaît l'un : Isaac, mais on méconnaît l'autre, Ismaël !!!
   Autre exemple : Selon Rachi : « Un ange du Seigneur appela Agar du haut des cieux, et lui dit : « Qu’as-tu, Agar ? Sois sans crainte, car Dieu a entendu la voix de l’enfant là où il est... » (Bible. Thora. Gen. 21 17). C’est selon les actes présents qu’il est jugé et non sa conduite future. Parce que les anges du Service divin plaidaient contre lui : Maître du monde, celui dont les descendants feront mourir plus tard tes enfants par la soif, Tu fais monter pour lui un puits à la surface du sol ! Mais Dieu leur répond : En ce moment qu’est-il ? Juste ou méchant ? Juste. C’est selon ses actes présents que Je le juge. C’est là le sens de LA OU IL EST. Et où donc fera-t-il mourir Israël par la soif ? Lorsque Nabuchodonosor les emmènera en exil. Ainsi qu’il est dit : Imprécation contre Arab... au-devant de ceux qui ont soif apporté de l’eau (IS.,21,13-14). Lorsqu’on les emmena chez les Arabes, les Israélites dirent à ceux qui les conduisaient : Nous vous en supplions, amenez-nous chez les fils de notre oncle Ismaël, ils auront pitié de nous. Ainsi qu’il est dit : Caravane de Dodanim (ibid.) (...) Ils sortirent à leur rencontre, leur offrirent viandes et poissons salés et des outres gonflées d’air. Lorsque les Israélites, pensant qu’elles étaient pleines d’eau, les portaient à leur bouche et les ouvraient, le vent entrait dans leurs corps et ils en mouraient. »
   L’erreur ici, c’est que généralement les commentateurs de la Thora identifient à tort Ketoura, une des femmes d’Abraham ; à Agar, la mère d’Ismaël. Ce qui est faux. Les fils de Ketoura sont : Zimrân, Yokchân, Medân, Midyân, Yichbak et Chouah. Yokchan engendra Cheba et Dedân ; et les fils de Dedân furent les Achourim, les Letouchim et les Leoummim... (Bible. Thora. Gen. 25 1 et sv.). Ce qui signifie en clair que Agar comme Ketoura ont donné toutes deux naissances à de nombreux enfants. Lesquels seront des proches des Fils d’Israël. Selon certains chercheurs, historiens, les enfants de Ketoura auraient habité la Mésopotamie, l’Asie centrale. Et Dieu est plus Savant !
   « Oracle contre l’Arabie :
   Dans les forêts de l’Arabie, passez la nuit, caravanes de Dedân.
   Vous, habitants du pays de Têma, portez de l’eau au-devant de ceux qui ont soif,
   présentez aux fugitifs le pain qu’ils réclament (Comparer : Bible. Es. 30:20 ; Ez. 12:17-20).
   C’est devant les glaives qu’ils ont fui, devant les glaives tranchants,
   devant les arcs tendus et devant la violence des combats.
   Voici, en effet, ce que m’a dit le Seigneur : « Encore une année,
   pareille aux années du travailleur salarié (Comparer : Bible. Es. 30:20 ; Ez. 12:17-20.), et c’en sera fait de l’opulence de Kêdar ;
   et les survivants des nombreux archers, des guerriers, enfants de Kêdar,
   seront réduits à peu de chose. » C’est l’Eternel, Dieu d’Israël, qui l’a proclamé. » (Bible Es. 21:13-17).
   « Oracle contre (ou en) l’Arabie » : ou selon d’autres : Oracle du soir, de l’heure des calamités. Autre variante : « Révélation en direction du pays des Arabes. Dans la steppe... »
   Ceci s’adresse très clairement au prophète Mohammad (sur lui Prière et Paix !). Et Dieu est plus Savant ! C’est lui, en effet, l’homme de l’Arabie qui reçoit la Révélation de Dieu. La terre ici est celle du Hidjaz qui est décrite par ce mot : « steppe(s) », par d’autres : « la plaine déserte », soit aride. « ...portez de l’eau au-devant de ceux qui ont soif, présentez aux fugitifs le pain qu’ils réclament. ».
   Il est expressément demandé d’avoir de la compassion et de porter ainsi rapidement secours aux « fugitifs ». Ceci s’adresse notamment au Sceau de la Prophétie qui quittera la Mecque pour venir se « réfugier » à Médine. Et ceci est encore confirmé par ces mots : « habitants de Têma », l’actuelle Taima. Ce sont eux, en effet, qui ont fait un compromis avec le Sceau de la Prophétie. Dans la Bible, « Téma » est l’un des douze fils d’Ismaël (Gén. 25:15 ; I Ch 1:30). La ville de Taima se trouve environ à 400km de Médine, au Nord. « Kêdar », la tribu des Fils d’Ismaël les Kédarénites est représentée en un jour de défaite, par ces mots : « ...et c’en sera fini de toute opulence de Kêdar... ». En effet, le secours divin sera avec Son sceau et ses compagnons après leur venue à Médine. Quant aux arabes associateurs, ils seront, eux, détruits, anéantis. Et la Mecque sera alors ouverte à l’Islam ainsi que toute l’Arabie. Selon Abou Horeirah, au Messager de Dieu de dire : « Il m’a été ordonné [de me rendre dans un] village qui mange les villages [soit au village qui surpasse en vertu les autres villages]. Il s’appelle Yathrib, qui est [actuellement] Médine. Elle rejette les gens comme le soufflet de la forge rejette le résidu du fer. »
   Le devoir ici était donc de venir avec du pain et de l’eau pour « secourir » ceux qui fuyaient la tyrannie des arabes associateurs de la Mecque. Cette prophétie s’adressait donc au Sceau de la Prophétie, non au Sceau des prophètes d’Israël, le fils de Marie (sur eux la Paix !) ou à toute autre prophète ou peuple.
[13] Quand le Sceau de la Prophétie est venu, il a noté des carences chez certaines Tribus arabes. Toutefois, il n'a jamais désespéré de les voir un jour changer d'attitude. A entendre le monde toranique aucun espoir est à attendre des peuples. S'ils sont damnés, la damnation, toujours selon eux, est perpétuelle ! Ce que l'Islam traditionnel réfute et rejette.
[14] Notre saint prophète nous a mis en garde contre deux choses : le bas-monde et les femmes. Car tous deux ont été la cause de la perte des Fils d'Israël.
[15] C'est pourquoi le vocable "émancipation" a été dur à obtenir pour tous ceux et celles vivants parmi les gens de l'Evangile.
[16] Francisé, biblique : Isaac, arabe, Ishâq.
[17] Francisé, biblique : Jacob, arabe, Ya'qôb.
[18] Et ceci contrairement à l’enseignement biblique qui veut que Messie = Roi.
[19] A la fin des temps, lors du "retour" du fils de Marie sur terre, les Roum ou Romaniens = Edom (soit la Chrétienté toute entière), livreront bataille contre le Mahdi.
[20] Dans le Coran, au Seigneur des mondes de révéler à l’encontre des Judaïsés : « Tenez l’engagement que vous avez pris (naguère) avec Moi, Je tiendrai l’engagement que J’ai pris avec vous et c’est Moi que vous devez redouter ». (Coran II 40).
   Selon le fils d’Abbas : « Acquittez-vous de l’obéissance que Je vous ai ordonné et gardez-vous de la désobéissance que Je vous ai interdite, à l’égard du Prophète [Mohammad] et d’autres prophètes ; Je tiendrai Mon engagement à votre égard, c’est-à-dire Je serai satisfait de vous et vous ferai entrer au Paradis ».
   De même : «  « et c’est Moi que vous devez redoutez » c’est-à-dire : « redoutez que Je ne fasse descendre sur vous des châtiments comparables à ceux que J’ai fait descendre sur certains de vos ancêtres : les métamorphoses et d’autres châtiments que vous connaissez » .
   En clair, c’est comme si le Seigneur des mondes leur disait : c’est Moi que vous devez redouter et craindre ô vous, ceux d’entre les Fils d’Israël, qui avez négligé l’engagement pris avec Moi et qui déclarez mensonger Mon prophète alors que J’avais conclu une Alliance avec vous, par les Livres que Je vous ai révélés par l’intermédiaire de Mes prophètes ; cette Alliance impliquait que vous crussiez en ce prophète et que vous le suiviez. Sinon, si vous ne vous repentez pas et si vous ne revenez pas vers Moi en suivant ce prophète et en reconnaissant la Vérité de ce que J’ai fait descendre vers lui, J’abattrai sur vous un châtiment comparable à celui infligé aux hommes qui vous ont précédés et qui ont refusé Mon ordre et traité Mes envoyés de menteurs.
[21] Dans « Chalom Jésus ! », Jacquot Grunewald d’écrire notamment :
  
« Peut-on vraiment dire, comme le fait Paul, que les juifs ont tué les prophètes ? A ce propos, notons que la tradition, attribue également à Jésus une parole imputant à « Jérusalem » le meurtre des prophètes. Ce reproche figure d’ailleurs dans le Talmud, mais non pas de manière aussi générale : il se limite à un certain prophète Zacharie, qui ne serait d’ailleurs pas identique au prophète du même non cité dans l’Écriture.
   En réalité, il est historiquement faux de dire que les prophètes ont été tués. Nous avons certes entendu parler du martyr d’Isaïe, mais l’information émane d’un écrit apocryphe. Apparemment aussi le témoin inconnu dont parle le Deutéro-Isaïe, celui qu’il appelle le « serviteur  de Yahvé », a-t-il été tué. Mais de nombreux prophètes sont sans aucun doute morts dans leur lit, en dépit de leur non-conformisme.
   Lorsque finalement Paul affirme que les juifs « ne plaisent pas à Dieu », il va plus loin que les prophètes qui ont eux, aussi parfois évoqué la colère divine à l’encontre d’Israël. A cet égard, la formulation suivante d’Isaïe me semble caractéristique : « Un court instant je t’ai délaissée, et avec une grande tendresse je veux te recueillir. Dans un transport de colère je t’ai, un instant, dérobé ma face ; désormais je t’aimerai d’une affection sans bornes, dit ton libérateur, l’Éternel » (Is 54,7-8). Il y a là une dialectique de la colère et du pardon, de la condamnation et de la clémence, qui est entièrement absente dans le passage précité de Paul.... Lorsque Paul déclare que les juifs « sont ennemis de tous les hommes », il semble certes se trouver en accord avec un antisémitisme notoire comme Tacite, qui évoque lui aussi l’attitude hostile des juifs à l’égard de tous les non-juifs. Mais en réalité la remarque de Paul a un sens différent et davantage théologique. Dans son esprit, il s’agit d’une hostilité tout à fait spécifique, à savoir des entraves mises par les juifs à sa propre activité missionnaire... (Op. cit. p. 187-8).
 « L’assassinat de Zacharie : Matt 23, 35. Dans le Talmud (Guittin 57b), on rapporte au nom de Rabbi Yeochoua ben Kor’ha, tana de la cinquième génération, le récit d’un « ancien parmi les gens de Jérusalem » : le sang de Zacharie criait vengeance alors que les troupes de Nabuchodonosor détruisaient le premier Temple de Jérusalem en -586. Le Livre des Lamentations (2,20) raconte que l’ennemi mettait à mort « prêtre[s] et prophète[s] dans le sanctuaire de l’Éternel » mais, remarquant l’usage du singulier, le Talmud veut reconnaître dans cette forme collective un seul personnage à la fois prêtre et prophète, assassiné autrement en ces lieux voués à la sainteté. Pour punir ce crime, Nabuchodonosor aurait massacré la population de Jérusalem, ce que le Midrach raconte en termes surréalistes : au sanctuaire, le sang du prêtre-prophète continuait de bouillir. Pour l’arrêter, Nabouzaradan, général et bourreau de Nabuchodonosor, se mit à massacrer sur place les prêtres, les jeunes filles et les enfants de Jérusalem. Comprenant enfin que le sang d’une ancienne victime demandait vengeance, il implora le pardon pour ses propres forfaits et se convertit... Dans l’Écriture (II Ch 24,20 et suiv.), il n’y a qu’un seul personnage, victime d’un meurtre, qui ait été à la fois prêtre et prophète : Zacharie, fils du grand prêtre Yehoyada, assassiné sur l’ordre du roi Joas. (...) Enseignait-on, au temps de Jésus, la déduction scripturaire sur « le » prêtre-prophète assassiné ? Dans ce cas, les massacres perpétrés par Nabouzaradan n’auraient pas suffi à Jésus ? Il continuerait à réclamer le prix de l’assassinat ! On peut raisonnablement conjecturer que Jésus n’est pas l’auteur du propos. La Bible de Jérusalem, selon laquelle le texte de Matthieu vise effectivement Zacharie fils de Yehoyada, admet que la mention de « Barachie » peut désigner le père de Zacharie, pourrait être une « glose de copiste ». Barachie, ou plutôt Berakhia, était le père de Zacharie bien connu qui appartient, lui, au groupe des douze petits prophètes de la Bible hébraïque et dont le premier verset du Livre de Zacharie nous livre la généalogie : « Zekharia, fils de Berakhia, fils d’Iddo. » Si, comme tout porte à le croire, il s’agit du personnage mentionné dans Néhémie 12, 16 (« famille d’Iddo Zekharia »), ce Zacharie appartenait également à la tribu des prêtres. Mais rien n’indique que sa mort fût violente. Et, pour cause d’anachronisme, sa présence ne peut s’accorder avec le récit du Talmud puisque Zacharie fils de Berakhia prophétisa après la destruction du Temple, au retour de l’exil ! On notera que les versets parallèles dans Luc (11,49) font simplement mention de Zacharie, sans précision généalogique… » (Op. cit. note.).
[22] Par extension : les chrétiens.


Point de divinité, de dieu que Dieu !
« Vulnerant omnes, ultima necat. »
Nous ne le dirons jamais assez.
Explicit totus liber.

*Droits de reproduction et de diffusion réservés ; © Le Carrefour de l’Islam
  Usage strictement personnel. L'utilisateur ne peut traduire, exporter, publier tout document du site sans autorisation préalable. L’utilisateur du site reconnaît avoir pris
connaissance du droit d’usage, en accepter et en respecter
    les dispositions.
         Politique de confidentialité du site.

 


Retour au menu

Copyright © 2001 Le Carrefour de l'Islam. Tous droits réservés.
Cette page a été mise à jour le
11/11/08.

Classement de sites - Inscrivez le vôtre! annuaire