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Etudes

Vers une nouvelle religion, le Noachisme ?

Selon les Ecritures.

Description du Noachisme,

                                                                                    selon le monde toranique


Au nom de DIEU, Hachem, Allaha,
Le Tout-miséricordieux, le Très-miséricordieux !
Louange à Allah, Seigneur des mondes, Prière et Paix sur Ses messagers et Ses prophètes, et sur tous ceux qui suivent Sa guidée !

P


oint de divinité[1] excepté Allah[2] le Très Haut[3]. Que les meilleures salutations[4] soient sur les Prophètes et Messagers divins dont le Sceau de la Prophétie[5]

   8) Le noachisme vue selon le monde toranique.

   a) la distinction entre les peuples. Selon le rabbin de Livourne : « Le judaïsme opère une distinction entre les Juifs et les Gentils[6]. D'après ses enseignements, les premiers se trouvent soumis comme prêtres de l'humanité[7] à la règle hiératique mosaïque; les seconds, les laïques[8] dans l'humanité[9] ne sont soumis qu'à la seule ancienne et perpétuelle religion universelle au service de laquelle les Juifs et le judaïsme tout entier ont été placés[10]. Le christianisme[11] au contraire opéra la plus fâcheuse confusion, soit en imposant la Loi aux Gentils avec Pierre et Jacques et les judaïsants avec eux, soit en abolissant avec Paul[12] cette même Loi pour les Israélites eux-mêmes. Considérez bien tous ces faits en eux-mêmes et dans leurs rapports entre eux et vous verrez que ce noachisme qui vous étonne n'est pas autre chose que le messianisme[13], cette forme authentique de christianisme dont Israël fut le gardien et l'organe[14]» (A. Pallière, op. cit., p. 139).

   b) Le rôle du Saint et Seigneur d'Israël. Point de vue du rabbin de Livourne : « Adonaï, Dieu d'Israël, s'est révélé à eux[15] comme le Dieu unique, père[16] de tous les hommes[17]... En raisonnant ainsi, je ne sépare point d'ailleurs le judaïsme de ses deux grands rameaux, le christianisme et l'islamisme[18], qui se sort répandus sur le monde apportant partout la connaissance du Dieu unique, du Dieu de Moïse et des Prophètes, et dans lesquels les théologiens de la Synagogue nous montrent deux puissants moyens dont la Providence divine[19] s'est servie pour porter aux nations païennes les bienfaits de la révélation hébraïque[20] et pour préparer l'avènement des temps messianiques[21] » (A. Pallière, op. cit., pp.214 -215).

   c) le code noachique. « J'en viens aux questions que vous me posez au sujet du code du noachisme. Sachez que la forme primitive de la Révélation tout entière, qui s'est maintenue d'ailleurs même après l'introduction de la Loi mosaïque et qui subsiste encore de nos jours au sein du peuple juif[22], la forme que les enseignements bibliques ont conservée longtemps, c'est celle d'une tradition orale[23]... Le maître concluait en disant que la véritable Tradition hébraïque concernant la religion est à chercher, non pas dans l'Eglise chrétienne actuelle, ni dans les documents évangéliques, mais uniquement dans les monuments conservés par Israël en vue de la propagation de cette religion, non moins que pour le maintien de son Statut particulier[24] » (A. Pallière, op. cit., pp.151-152).
   De même : « Je vous le demande: est-il admissible de supposer un seul instant qu'après s'être occupé avec tant de soin de la descendance de Noé, c'est-à-dire de l'humanité[25] entière[26], ainsi que l'établit la Genèse[27], Dieu, au moment de donner après de longs siècles d'attente un statut particulier aux Israélites constitués les prêtres de l'humanité, ne se soit plus occupé en aucune façon du reste du genre humain, le rejetant, jusqu'à l'apparition du christianisme[28], dans un état d'abandon total[29], en dehors de toute révélation et de toute loi[30] ? Est-il raisonnable de concevoir qu'en abolissant l'alliance noachide de la Genèse, Dieu, pendant tout ce long intervalle[31] n'ait laissé à l'homme d'autre ressource que le secours de sa pauvre raison[32] ? Non, non, tout cela est impossible et par conséquent non seulement la loi noachide n'a jamais cessé d'être en vigueur, mais encore Israël avec son statut particulier, le mosaïsme, n'a été créé que pour elle[33], c'est-à-dire pour la conserver, pour l'enseigner, la propager, les Juifs exerçant ainsi, je le répète, la fonction de prêtres de l'humanité[34] et se trouvant soumis à cet effet aux règles sacerdotales qui les concernent exclusivement : la loi de Moïse[35].
     Mais où se trouve donc, me demandez-vous, le code de cette loi noachide, de cette religion universelle[36] qui est le vrai catholicisme[37] ? Convenez d'abord que si ce code n'existait pas, ce serait Dieu lui-même qui aurait eu le tort de ne point l'établir ou de n'en pas assurer la perpétuité[38]. Ne voyez-vous pas que la Genèse elle-même contient des préceptes donnés à Noé pour toute sa descendance ? Cette alliance solennelle de Dieu avec Noé et sa descendance est rappelée par Isaïe (LIV, 9) ; c'est une alliance[39] sanctionnée par le serment divin avec l'arc-en-ciel[40] comme gage de perpétuité...» (A. Pallière, op. cit., pp. 140-141).
   De même : « Cette difficulté que vous éprouvez n'empêche pas que ce noachide fasse partie de l'Eglise universelle; bien au contraire, ce sont les noachides eux-mêmes qui constituent les fidèles, le peuple de cette véritable Eglise catholique[41] dont Israël est le prêtre[42]. Israël n'aurait aucune raison d'exister, si ce peuple de Dieu n'existait pas aussi. Qu'est-ce que des prêtres, je vous le demande, sans des laïques ? Que serais-je donc, moi juif, si vous, qui n'êtes pas juif vous n'étiez pas là comme fidèle de la grande Eglise de Dieu au service de laquelle je me trouve placé ? (...) Le noachide est bel et bien dans le giron de la seule Eglise vraiment universelle, fidèle de cette religion comme le Juif en est le prêtre, chargé, ne l'oubliez pas, d'enseigner à l'humanité[43] la religion de ses laïques, comme il est tenu, en ce qui le concerne personnellement, de pratiquer celle des prêtres. Sans doute tout laïque a le droit de se faire prêtre, c'est-à-dire libre à vous de vous faire juif, si vous l'exigez absolument, pourvu que vous sachiez bien que vous n'y êtes aucunement tenu en conscience et que cela n'est nullement nécessaire, ni même désirable.
   Voilà l'expression exacte de la doctrine du judaïsme. Voilà un côté du judaïsme et, à mon avis, c'est le plus grand, bien qu'il ait échappé, j'en conviens, et qu'il échappe encore trop généralement à l'attention. Mais ce n'en est pas moins une vérité incontestable; c'est la clef suprême de toutes les difficultés que l'on rencontre dans l'histoire religieuse de l'humanité et notamment dans les rapports des religions bibliques[44] entre elles » (A. Pallière, op. cit., pp.144-145).
   Question de l'élève Pallière : « Permettez-moi maître, de préciser encore la pensée que je vous ai déjà exprimée. La position respective des religions me paraît aujourd'hui bien tranchée. Je vois autour de moi des juifs, des catholiques, des protestants[45] et non pas à proprement parler des noachides. Ce machisme, qui me fait l'effet d'un compromis entre le judaïsme et le christianisme, ne sera-t-il pas jugé de la même façon par les chrétiens et par les juifs ? »
   Réponse du maître Benamozegh : « Le machisme[46], un compromis entre le christianisme et le Judaïsme ? Mais si vous vous rappelez ce que j'ai dit dans mon Introduction à Israël et l'Humanité, vous verrez que le noachisme est la vraie, l'unique, l'éternelle religion des Gentils[47] et qu'elle a avec celle d'Israël un même fond commun[48]. Ce n'est pas autre chose que le vrai christianisme, c'est-à-dire ce que le christianisme aurait dû être, ce qu'il sera un jour. C'est, selon les Juifs, la vraie religion des temps messianiques[49] » (A. Pallière, op. cit., p. 164).

   d) Prétention. "Dans une de ses conférences (il s'agit du Père Hyacinthe, n.d.l.r.) du cirque d'Hiver en 1878, il avait prononcé ces paroles qui indiquent dans quel sens s'orientaient ses tendances religieuses : "Si je voulais être théiste dans un sens positif et vivant, je ne le serais pas avec les philosophes spiritualistes, encore moins avec les déistes chrétiens, je le serais avec les juifs et les musulmans, deux religions sorties non pas du cerveau abstrait d'un rêveur, mais des flancs robustes du patriarche sémite[50], l'une avec Israël, l'autre avec Ismaël, ou plutôt, parce que la première est au-dessus de la seconde[51] comme la femme libre[52] est au-dessus de l'esclave[53], j'irais m'asseoir à l'ombre de la Synagogue, français de nation, juif de religion, je m'attacherais au théisme de la révélation et du miracle, j'adorerais avec Israël ce Dieu de Moïse plus grand que le Dieu de Platon[54]".  (à suivre)


[1] Le Créateur des cieux et de la terre est donc la seule et véritable divinité qu’on adore et qu’on se doit d’adorer véritablement.
[2] En langue arabe, Allah. En hébreu, ïl. Nom divin, il est employé couramment pour les gens de l’Evangile de langue arabe. En français, le terme Dieu est compris généralement, non comme un Nom divin, mais plutôt comme signifiant l’Etre-Suprême, le Créateur et Maître de l’Univers.
[3] En arabe, ta’alâ. En hébreu, El Elyon.
[4] Formules d’eulogies comme : que Dieu prie sur lui, l’agrée, lui fasse miséricorde, etc., formules propres à  l’Islam traditionnel. Les exégètes interprètent la « prière » divine comme étant un octroi de Sa miséricorde et la « prière » angélique comme une demande de pardon pour les créatures.
[5] Soit : Ahmad-Mohammad, fils d’Abd Allah, (...) fils d’Ismaël, fils d’Abraham  (sur eux la Paix !). Pour l’Islam traditionnel, il est le Sceau de la Prophétie, le Sceau des prophètes et messagers divins.
[6] Les non-Juifs.
[7] Nullement. Ils sont seulement prêtres de l'humanité juive. Et par extension du message évangélique. D'ailleurs, ce dernier, à l'origine, les concernait directement, mais à eux de le refuser. (Coran V 20, III 52, Bible. Jn. 6/66-71 ; LXI 6, etc.).
[8] vocable propre au vocabulaire judéo-chrétien. Plus tard repris par l'Occultisme, les gens de la politique…
[9] propre aux rabbins qui veut une séparation des pouvoirs entre spirituel et le temporel. De là apparaîtra l'idéologie cher aux gens du monde biblique de 1789. Laquelle idéologie ne reconnaissait plus à l'Eglise vaticane, romaine, catholique qu'un seul pouvoir, le pouvoir spirituel sur ses ouailles en terre des Gaules.
[10] Nullement. Il faudra attendra le dernier message divin pour voir un message d'une portée universelle. De même, un prophète. Avant cela, les prophètes pouvaient être envoyés qu'à leur peuple. Ex.: Noé. A deux peuples. Ex.: Mochè, etc.
[11] C'est uniquement Paul qui en sera la cause. En agissant ainsi, il pensa trouver un remède pour sa communauté. La réaction ne se fera pas attendre. Elle provoquera une hostilité franche et une haine farouche entre gens d'un même Livre : la Bible. Et il en sera ainsi jusqu'au retour du Messie fils de Marie sur terre.
[12] Selon Schalom Ben-Chorin : « ...Il n’est sans doute pas possible de donner une réponse catégorique à la question de savoir, qui, de Jésus ou de Paul, était le vrai fondateur de l’Église : du reste, cette question me paraît relativement accessoire.
  Pour y répondre, il faudrait d’abord pouvoir donner une définition précise du terme « Église » (ekklêsia). Or, ce n’est pas possible, car cette notion revêt pour le moins un double sens.
   L’Église elle-même en est consciente, dès lors qu’elle se définit comme une Église composée de juifs et de païens. Vue sur le long terme, cette définition ne correspond pas à la réalité concrète. Au fil de l’histoire, l’élément judéo-chrétien a perdu progressivement de son importance ; ce n’est qu’à la fin du XIXe et au début du XXe siècle que l’on voit apparaître par-ci par-là — surtout au sein du protestantisme — certaines tendances à un renouvellement du judéo-christianisme, l’aspect juif étant préservé par des chrétiens vivant en terre d’Israël. Cependant, il s’agit là de phénomènes tout à fait marginaux, dépourvus de signification sociologique (y compris dans l’État d’Israël moderne).
   L’Église est devenue essentiellement pagano-chrétienne, et cela n’a pas manqué d’entraîner des conséquences tragiques. Elle s’est écartée de plus en plus de son héritage juif, qu’elle n’a plus été capable de transmettre après la disparition des judéo-chrétiens.
  En ce sens, c’est bien Paul qui apparaît, du point de vue historique, comme le fondateur de l’Église. Cependant, les accomplissements de Paul ne sont pas concevables sans l’existence de l’Église primitive, judéo-chrétienne, de Jérusalem, et ce en dépit de toutes les tensions qui se sont manifestées entre ce noyau central et la périphérie sans cesse élargie par l’Apôtre des Gentils... » (Op. cit. p. 234-5).
[13] Le messianisme proposé par les gens de l'Evangile est boiteux. Il a été amputé d'une jambe. En effet, le véritable messianisme fait apparaître, à la fin des temps, un conflit armé entre gens de la Vérité, d'une part, représenté par le fils de Marie ; et gens de l'Erreur d'autre part, représenté par le Faux-Messie d'origine juive d'Ispahan, et que le Messie fils de Marie tuera. Enfin et pour terminer, le triomphe de la Religion divine : la Soumission sur l'ensemble des autres religions et philosophies…
[14] Si cela était vrai, la Soumission ne serait jamais apparue. Et le Livre et la Prophétie seraient restés à jamais entre les mains des Fils d'Israël et des Judaïsés. Mais tel n'a pas été le cas.
[15] Les non-juifs.
[16] plus approprié : Seigneur ou Créateur. Dieu n'étant le père de personne, pas même du Messie fils de Marie.
[17] l'anthropomorphisme et le corporalisme (Dieu possède un corps) sont de rigueur dans le monde toranique.
[18] Contrairement à l'idée reçue, l'Islam n'est pas le rameau du judaïsme ou du christianisme. La première religion qui apparue sur terre, à travers Adam, a un nom : la Soumission (ou l'islam, en arabe). Plus tard, après le décès d'Adam apparaîtra d'autres religions comme le Sabéisme et le Magisme. Puis, après la révélation de la Thora apparaîtra le judaïsme. Puis, après la révélation de l'Evangile, le christianisme. Le judaïsme est une secte de l'Islam, de même le christianisme. Et il en sera ainsi jusqu'au retour du Messie fils de Marie (sur lui la Paix !). Est-il apparu, alors ceux deux religions disparaîtront à jamais...
[19] Les gens de la Bible ne croient pas à la Prédestination. Ils optent, comme les Mages (Dualistes), pour le libre-arbitre. Et emploient donc ces mots de Providence divine
[20] divine tout court. Cela n'est que pure prétention.
[21] Les gens de la Thora prétendent attendre l'arrivée prochaine du Messie. Ce qui est faux. Il n'aura de Messie à attendre que le Faux-Messie et le retour du Messie fils de Marie sur terre. A part cela, rien n'est à attendre…
[22] à travers les sages… Ce qui est faux. Après la mort d'un prophète, la révélation s'arrête.
[23] Compilée dans le Talmud ! Elle ne vient que des sages, rabbis, rav, nullement des prophètes dont Mochè (sur eux la Paix !). Dans ce cas, quelle crédibilité peut-on lui accorder ? Selon nous, aucune.
[24] Pure vanité et prétention…
[25] l'auteur de ces lignes appelle les non-juifs ainsi.
[26] jusqu'à Noé, il n'y avait qu'un seule peuple, une seule nation.
[27] Rappelons que pour nous, la Bible n'est pas une référence.
[28] Contrairement à l'idée reçue, la religion du Messie fils de Marie n'est pas une religion universelle. C'est Paul, l'Iduméen qui l'a voulu ainsi, car les Fils d'Israël et les Judaïsés l'avaient rejetée d'avance (Coran III 52 ; LXI 6). Enfin, la vraie religion universelle apparaîtra au VIème siècle, comme l'avait annoncé le Messie fils de Marie (Coran LXI 6). Le négationnisme des gens de la Thora est patent ici. De même celui des gens de l'Evangile.
[29] Nullement.
[30] Ce qui est faux. Selon une variante, le Seigneur des mondes a envoyé à Ses créatures près de 120 000 prophètes. Si Abraham était prophète, Loth l'était aussi. De plus, au temps d'Abraham, si Isaac était prophète du Très-haut, Ismaël était prophète en terre d'Arabie, auprès de son peuple. Le Coran mentionne des prophètes arabes, des prophètes hébraïques, etc. Ce que la Bible se garde bien de mentionner. Pourquoi ? Parce que cette dernière a été soumise à la censure.
[31] Pour la réponse à cette question, voir Coran V 19.
[32] Oui, d'un certain sens. Laquelle si elle est sainte, ne peut nier l'existence du divin Créateur.
[33] Nullement.
[34] juive seulement.
[35] Après cette loi, les gens de la Synagogue refusent d'autres lois comme celles de l'Evangile originel et celles du Coran. Selon eux, ils sont le seul peuple habilité à recevoir du Seigneur des mondes une loi !
[36] le noachisme n'est pas une religion universelle. Seul l'Islam l'est.
[37] Comme propos paraît incohérent ! Surtout que ce dernier (le catholicisme) appartient (ou appartiendrait) aux Fils d'Esaü. Or pour les Fils d'Israël, ceux-ci sont loin d'être les amis d'Israël. Et le siège d'Esaü, siège du mal, c'est Rome ! Le rabbin de Livourne veut-il réconcilier les Fils d'Esaü avec les Fils d'Israël ? Cela paraît impensable. Qu'on re-lise le Talmud, les commentaires toraniques, etc.
[38] Nullement. Chaque prophète qui apparaissait, avait pour devoir d'annoncer le Sceau de la Prophétie, le Prophète Mohammad (sur eux la Paix !). Mochè le fera, David le fera, le Messie fils de Marie le fera. Quant aux gens de la Thora et de l'Evangile, ils se garderont bien de suivre leurs prophètes.
[39] entre temps d'autres alliances sont apparues, mais les Fils d'Israël, les Judaïsés ont été infidèles à la plupart d'entre elles.
[40] On ne peut ni infirmer ni confirmer pareil propos. Toutefois, dans la Tora originelle, il fut révélé, dit-on, à Mochè :"Avec lui la Prière. Si elle avait été avec le peuple de Noé, il n'aurait pas été détruit par le déluge. (Comparer : Lc. 17: 26). A notre époque, cette Prière de la communauté mohammadienne reste valable pour éviter un retour d'antan. On a dit aussi : Relevons que "l'arc-en-ciel" fut repris par les mouvements New Age qui s'inscrivent bien évidemment dans la religion universelle du "Nouvel Age" (New Age), la prétendue "civilisation de l'amour".
[41] Pourquoi ce choix particulier de l'Eglise catholique ? Et que deviendra l'Eglise orthodoxe, anglicane, de la Réforme ? Pourquoi ce choix particulier de la part du Rabbinat ?
[42] Incroyable, mais faux.
[43] Les non-juifs.
[44] Judaïsme + christianisme.
[45] Catholiques et protestants, orthodoxes, etc., forment tous les gens de l'Evangile, de la Bible...
[46] « Le mosaïsme apparaît lui-même comme une période de cette Révélation. Il en marque néanmoins l'étape la plus importante, parce que dans le statut particulier qu'il apportait à Israël pour l'accomplissement de sa mission, il consacrait la loi noachide, vraie loi catholique ou religion universelle » (p.384).
   « Comment l'Israélite parvenait-il à concilier l'existence simultanée de deux lois,  l'une  propre aux Gentils,  l'autre  réservée aux juifs ? Le judaïsme se bornait à leur prêcher cette religion universelle dont l'établissement sur la terre était comme sa raison d'être et son but » (pp.384-385).
[47] Paraît doutable. En clair, aux Juifs leur religion, et aux Gentils = gens de l'Evangile leur religion ! Pourquoi chercher alors à les réunir ? De plus, appel de pied pour qu'ils ne convertissent pas à la Soumission !
[48] La Bible.
[49] Rappelons que la venue du Messie fils de Marie signifiait pour l'ensemble des Fils d'Israël et les Judaïsés, qu'ils le suivraient et suivraient le Livre divin révélé avec lui : l'Evangile. Mais for est de constater qu'un petit nombre seulement le suivront. Qu'on re-lise l'Histoire d'Israël ! Et que peu bien apporter une telle réunifictaion du rabbin de Livourne ? Est-ce la conversion des gens de la Thora ? Ou est-ce la conversion des gens de l'Evangile à la Thora ? La question reste posée… Quant à la vraie religion des temps messianiques n'est-ce pas la Soumission ? Pour preuve : L'immensité de ceux qui s'en réclament.
[50] Voir Coran Coran III 95, etc.
[51] Nullement.
[52] Sarah, femme de Abraham.
[53] Hagar ou Agar, seconde épouse de Abraham. Mais à la fin des temps, ce seront les enfants de la délaissée (Hagar) qui seront pris en considération. Le Livre et la Prophétie, ils en hériteront. La province Nord de l'Arabie, Châm et Jérusalem, ils en hériteront. Les gens de la Bible ne pourront changer le cours de l'Histoire sainte et universelle, le cours des prophéties.
   Nous savons tous que le monde soumis est proche des croyances du monde toranique, loin des croyances évangéliques. Ex.: Plus récemment, dans une brochure dédiée à Max Nordau, "Qui est le Christ ? " il  s'était  formellement  exprimé  au  sujet  de  la  divinisation  de  Jésus :  "Une  telle substitution de l'homme à Dieu, écrivait-il, est le grand péché de la chrétienté, et c'est avec une juste indignation que les vrais monothéistes nous le reprochent. L'erreur dans laquelle est tombée l'Eglise romaine en proclamant l'infaillibilité du pape est peu de chose à côté de celle-là. Hâtons-nous de rompre avec ces deux idolâtries, mais commençons par la plus ancienne et la plus coupable"» (A. Pallière, op. cit., p. 194). (Op. cit.).
   Dans le monde toranique, les rabbis, les sages, les rav, ne sont-ils pas considérés au-dessus des prophètes divins ? Selon Jacques Grunewald dans son ouvrage, « Chalom Jésus ! » (note) : le sage remplace le prophète : « Avec la destruction du premier Temple, la prophétie a été enlevée aux prophètes pour être offerte aux sages », disait Rabbi Avidimi de Haïfa (Baba 12a et b). Une autre opinion (Yoma 21b) affirme que « l’Esprit saint » était absent du deuxième Temple. Dans cette perspective, la passation des pouvoirs, ou plutôt des derniers prophètes aux sages de la Grande Assemblée, est pleine et entière. Les Cohanim y seront présents eux aussi, mais leur influence diminue au fur à mesure que les rabbins l’emportent sur l’école sacerdotale déjà discréditée à l’époque de Malachie et dont les chefs vont être nommés par Hérode puis par Rome. Cette évolution est irrémédiable. En témoignage notamment une Baraïta (Yoma 71b) où l’on voit que même à Yom Kippour, seul jour où le rôle du grand prêtre était vraiment déterminant, la foule présente sur le mont du Temple accorda son attention et sa sympathie à Chemaya et Abtalyion, deux sages précédant l’époque des tanaïm, au détriment du grand prêtre qu’elle avait suivi jusque-là. (Op. cit. Edit. Albin Michel. p.196-7). De même : Quant au deuxième principe, il montre clairement que la Tora et son enseignement sont en phase de vulgarisation. Le temps des prophètes est fini, comme va finir celui des prêtres, en charge autrefois de la législation religieuse. Ces derniers auront pour mission d’appliquer le rituel sacerdotal dans le Temple reconstruit, sans plus. Quant à la Loi, ou Tora, elle sera interprétée par la Grande Assemblée, puis par le Sanhédrin ou les conseils des Sages, maîtres ou rabbins qui en sont les héritiers. Ce sont eux, et personne d’autre, qui vont tracer la voie royale sur laquelle Israël est tenu de progresser. Il n’y a plus de prophètes, parce qu’on n’a plus besoin d’eux. Ni Israël ni Dieu n’ont besoin de prophètes. (Op. cit. p. 70).
   Si le dogme de l'infaillibilité est critiquable et condamnable, que penser du dogme de la Synagogue et notamment des propos de Jacques Grunewald ? D'où : Coran IX 31 et commentaires.
[54] On dira : Il dira : "Cela, c'est une religion nouvelle, et en même temps une religion hybride" (A. Pallière op. cit., p. 194)


Point de divinité, de dieu que Dieu !
« Vulnerant omnes, ultima necat. »
Nous ne le dirons jamais assez.
Explicit totus liber.

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16/08/06 .

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