Études

PROPHÈTES, PROPHÉTIE, ÉCRITURES. 

Selon les Écritures.

Au nom de DIEU, Allaha,
Le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux !

Louange à Allah, Seigneur des mondes, Prière et Paix sur Ses messagers et Ses prophètes, et sur tous ceux qui suivent Sa guidée !


Prince de la vie, qui es-tu ? Un dieu, un être affilié à une divinité, un ange, un génie, un humain ?


   Point de divinité[1] excepté Allah[2] le Très Haut. Que les meilleures salutations[3] soient sur les prophètes et messagers divins dont le Sceau de la Prophétie[4].

   Suite page 4

  • Prince de la vie, qui est-il ? Le sceau des Prophètes d’Israël, le Messie (sur eux la Paix !) ou le sceau de la Prophétie ? Le choix du monde biblique et pourquoi ainsi.

   Face à lui, Paul[5] voudrait changer la donne, expliquer que ce titre absolu et suprême ne revient qu’à Dieu et à son Christ[6]. Et surtout, on fait dire :
   Actes 5/30 : Le Dieu de nos pères a ressuscité Jésus, que vous avez tué[7], en le pendant au bois[8]. Dieu l'a élevé par sa droite comme Prince et Sauveur, pour donner à Israël la repentance et le pardon des péchés[9].

  
Deux remarques. La première, le fils de Marie (sur lui la Paix !) ne connaîtra ni la pendaison, ni la croix (Coran IV 157-159). Donc parole en l’air ? Sans valeur pour tout Croyant soumis ! La seconde : Il sera bien élevé mais dans le Paradis divin non jamais à la droite de Dieu, comme suggéré par les gens de Paul. Seconde erreur et parole mensongère. La troisième : « comme Prince et Sauveur, pour donner à Israël la repentance et le pardon des péchés. » Nullement. Pour donner aux Fils d’Israël la repentance et le pardon des péchés, et surtout leur grave péché d’avoir adoré un métal précieux l’or à travers un animal domestique le veau ; une seule et unique solution indiquée clairement au Sinaï, aux 70, à savoir : croire et suivre le sceau de la Prophétie, le prophète Ahmad lorsqu’il sera venu, apparaîtra (Coran VII 156-158). Pas d’autre échappatoire, pas d’autre voie. La quatrième : C’est justement ce que fera le sceau des Prophètes d’Israël, le Messie (sur eux la Paix !) en son temps, soit : d’annoncer la « bonne nouvelle » d’Ahmad (sur lui Prière et Paix !), et que le temps de la miséricorde à travers lui est proche pour eux… qu’il faut s’y préparer dès maintenant.

   Mais que se passera-t-il ? Suite à une fausse rumeur répandue au sein des Fils d’Israël, la donne sera bouleversée, changée. On empêchera aux gens de l’époque et ceux d’après d’accéder au sentier de Dieu, à la Vérité. L’Histoire sainte des Fils d’Israël s’arrêtant au temps du Messie fils de Marie (sur lui la Paix !) pour certains. La porte d’accès au Paradis se refermant sur lui et derrière lui. Le monde devra, selon le monde biblique, se contenter que d’une seule Histoire sainte : celle des Fils d’Israël ! Il sera empêché d’accéder à une autre Histoire sainte source de Salut, celle du Prophète Ismaël (sur lui la Paix !) et de sa descendance. Résultat. Le monde biblique continuera à errer à la recherche d’un bonheur céleste, paradisiaque, qu’il ne saurait trouver[10] ni sur terre ni dans le ciel.  

   Le saint-esprit est chargé de convaincre de péché, de justice et de jugement.

   Le jugement concerne Satan et sa défaite à la croix. Il est important de savoir que l’on a affaire à un ennemi qui a été vaincu, nous dit-on. Le diable ayant soustrait les hommes à l'autorité divine[11]. le Fils de Dieu est venu pour en détruire les œuvres (1 Jean 3/8). Il le fait en leur ouvrant les yeux pour qu’ils passent de la puissance de Satan à Dieu (Actes 26/8). Concrètement, cela signifie qu'il est venu d'abord pour le vaincre sur le terrain sur lequel l'ennemi croyait avoir gagné : à savoir celui de la soumission à Dieu, nous dit-on encore. Et en final, la nécessité de la croix dans cette victoire de Christ sur l'adversaire de Dieu.
 
   En vérité, dans cette lutte, le gagnant c’est satan lui-même non jamais celui qu’on espérait. La preuve en est : avec une fausse rumeur, un mensonge, les opposants au fils de Marie (sur lui la Paix !) arriveront à tourner en vérité en mensonge et égarement ! Ce tour de force, satan (que Dieu le maudisse !) va le réussir avec tous ceux qui croiront en cette fausse rumeur. Peu à peu, elle fera son chemin. Et la suite nous la connaissons tous[12]
.

   La nécessité de la venue de Christ dans la chair et de sa mort à la croix.

   Celse 104. Regardez-moi [dit à l'appui l'un deux] dressé devant une statue de Zeus, d'Apollon ou de quelque autre de vos dieux, lui jeter des injures à la face ou le frapper de mon bâton. Ne vois-tu pas, pauvre homme, qu'il en est aussi qui, bavant en face ton démon, ne se contentent pas de l'injurier ? On te proscrit de toute l'étendue des terres et des mers, et toi-même, qui es comme une vivante statue consacrée à ton Dieu, on t'entraîne et on t'attache à une croix ! Le démon, ou, comme tu dis, le Fils de Dieu s'en venge-t-il plus pour cela !
   Toi, tu railles et tu insultes les statuts de ces dieux ! mais si tu avais outragé Dionysos ou même Héraclès face à face, tu ne t'en serais sans doute pas tiré à si bon compte ! Quant à ton Dieu, on l'a saisi en personne, on l'a étendu sur la croix, torturé et jamais ses justiciers n'en ont éprouvé le moindre dommage. Et, réciproquement, depuis ce jour-là, au cours d'un long laps de temps, vit-on jamais aucune faveur insigne gratifier ceux qui ont pu croire que ce personnage était non un simple magicien, mais le Fils de Dieu ? Que dire de celui qui l'avait envoyé avec ses instructions à porter au monde ? Le messager a été cruellement châtié et a emporté avec lui son message dans le néant, et depuis tant de temps son père n'a pas encore sévi ? Se peut-il qu'un père soit à ce point dénaturé ? Mais, Jésus, dis-tu, voulait ce qui est arrivé, et s'il a subi cet excès d'outrages, c'est que tel était son bon plaisir. Mais de ces dieux que tu insultes, je pourrais aussi dire la même chose, et que c'est pour cette raison qu'ils supportent les blasphèmes. Car il ne faut pas voir de différence là où il n'y en a pas. Et encore, nos dieux savent-ils au moins punir durement leurs blasphémateurs, les réduisant à fuir, à se cacher, et à périr s'ils sont pris. (Celse. Contre les chrétiens. Louis Rougier. Edit. Phébus).

   Une fois de plus à l’exégète d’insister sur le terme « chair »[13]. Et d’expliquer : Dieu a tellement aimé : cet amour est le principe et la source suprême du salut. Il a aimé le monde, ce monde déchu, pécheur, en révolte contre lui ; il a aimé notre humanité tout entière à laquelle il destinait cette manifestation de son amour. Il a donné, non seulement envoyé, mais abandonné, ce qu'il avait de plus cher, son Fils unique ; "il l'a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-il pas aussi toutes choses avec lui ?" (Romains 8.32 ; comparez 1Jean 4.9). L’homme paulien voit dans l’action divine une preuve d’amour du divin Créateur ? Foutaise, clame l’écho ! Car comment le divin Créateur a-t-il pu livrer ce qu’Il a de plus cher à la vindicte populaire de l’époque[14] ? Preuve, selon cette théorie, qu’Il n’est pas une Divinité capable de défendre ce prétendu fils des mains de ses opposants ? Ce qui est impossible pour Lui car, à l’origine, de « fils » il ne saurait être pour Lui[15] ! Le fils de Marie (sur lui la Paix !) n’a toujours été connu et reconnu que pour être le fils de Marie[16]. Sa naissance miraculeuse qui a bouleversée les Fils d’Israël au plus haut point, a été une occasion de chute et de perdition pour eux ; n’a pas fait pour autant de lui un fils d’Adam (un descendant de lui), un fils de Sam[17], ni un fils de David… Et surtout pas un fils du divin Créateur, Lequel l’a créé[18] dans le sein de Marie par Sa parole « sois » ; et il fut (Coran III 59) ! Et avant cet incident, combien de Prophètes des Fils d’Israël sont morts de leurs mains (Coran II 87) pourtant aucun d’entre eux ne fut fait pour autant « fils » du divin Créateur, élevé à ce haut rang[19] ! Et pourquoi serait-il choisi, par Lui, d’entre les Fils d’Israël spécialement ? Pourquoi ne pas être choisi plutôt parmi un fils de Japhet ou de Ham ? Et pourquoi ne serait-il pas choisi, par Lui, du genre féminin, parmi les Anges et les génies ? Qui peut croire à de tels mensonges quand nous savons tous pertinemment que cet un autre qui mourra à la place du fils de Marie (sur lui la Paix !) : Achoua le Yéhudi, lequel sera sa rançon ? Et encore une fois, comment peut-Il exiger un pareil acte de Ses créatures ? A-t-Il permis qu’Avraham (sur lui la Paix !) égorge son fils pour Lui ? Face au défi lancé par les Fils d’Israël et les Yéhudim de l’époque, ne démontrait-Il pas là Son incapacité et Son inconnaissance d’inverser les choses, le cours de l’Histoire ? Est-Il une Divinité capable ou incapable ? Puissante ou impuissante ? Savante ou ignorante ? Et Paul et ses partisans d’avoir fait du divin Créateur rien d’autre qu’une simple créature à l’image de Sa créature ? Ainsi, après l’avoir conçue, lui échapperait-elle ? Serait-Il dans l’incapacité de maîtriser la situation ? Surtout qu’Il n’a pas hésité un instant, selon la théorie paulienne, à se métamorphoser[20] en une créature pour supplier celle-ci de croire enfin en Lui ? Selon la théorie paulienne : la chute de l’espèce humaine étant venue par un homme : Adam, il convenait de rétablir la situation par la victoire d'un autre homme, un second Adam, qui devait réussir là où le premier avait failli. Le paroxysme de ce combat annoncé s'est produit à la croix : Là, le Christ a été blessé mais il a écrasé la tête du serpent.
   Un vrai combat de Titans, note le Savant ! Le divin Créateur décide alors de se métamorphoser en un humain, d’apparaître ainsi devant le ‘peuple élu’[21] de l’époque pour mieux combattre une de Ses créatures : satan (que Dieu le maudisse !) ! Pour cela, Il lui faudra toutefois changer d’apparence, Il apparaîtra alors sous les traits d’un humain : le fils de Marie, et deviendra[22] Dieu fait Homme ! Un vrai conte pour desseins animés, clame Lucifer en transes ! Ne baigne-t-on pas là dans la pure mythologie égypto-gréco-romaine, dans le Sabéisme d’antan ?
  
Et pour l’homme biblique : C'est à la croix que ce combat peu régulier contre le pouvoir de l'accusateur s'est surtout cristallisé. La résurrection et l'Ascension ont permis l'activation de ses effets. Par la croix, le pouvoir de Satan a été lié dans les Cieux et la possibilité de pardon déliée. Fin du combat !

   L’homme de l’Évangile, encore une fois, à oublier quelque chose de primordiale et que nous cesserons pas de lui rappeler, rabâcher : c’est un autre qui mourra à la place du fils de Marie et sera son rachat : Achoua le Yéhudi. Il n’y aura donc ni résurrection ni ascension[23], comme le prétendent, à tort, le monde biblique. N’en déplaise aux critiques, aux ergoteurs, aux adversaires et opposants de la Religion divine : la Soumission !      (à suivre)

   Que le Seigneur des mondes nous qui tous dans ce qu’Il aime et agrée !


[1] Le Créateur des cieux et de la terre est donc la seule et véritable divinité qu’on adore et qu’on se doit d’adorer véritablement.
[2] En langue arabe, Allah. En hébreu, ïl. Nom divin, il est employé couramment pour les gens de l’Évangile de langue arabe. En français, le terme Dieu est compris généralement, non comme un Nom divin, mais plutôt comme signifiant l’Etre-Suprême, le Créateur et Maître de l’Univers.
[3] Formules d’eulogies comme : que Dieu prie sur lui, l’agrée, lui fasse miséricorde, etc., formules propres à  l’Islam traditionnel. Les exégètes interprètent la « prière » divine comme étant un octroi de Sa miséricorde et la « prière » angélique comme une demande de pardon pour les créatures. 
[4] Soit : Ahmad-Mohammad, fils d’Abd Allah, (...) fils d’Ismaël, fils d’Abraham  (sur eux la Paix !). Pour l’Islam traditionnel, il est le Sceau de la Prophétie, le Sceau des prophètes et messagers divins.
[5] Et d’autres du christianisme… Selon R. Ambelain parlant de Paul et de son origine, nous dit : « Ce dernier étant le petit-fils d’Hérode-le-Grand par sa mère Cypros II, et son petit-neveu par son père Antipater II, un lien s’établit, qu’on le veuille ou non, entre les deux personnages. (op. cit. p.232).
    Les commentateurs coraniques penchent pour ce genre de version. Homme de sang royal de l’époque. Et Dieu est plus Savant !
[6] Actes 3/15 : Vous avez fait mourir le Prince de la vie, que Dieu a ressuscité des morts; nous en sommes témoins. Et : Actes 5/30 :Le Dieu de nos pères a ressuscité Jésus, que vous avez tué, en le pendant au bois. Dieu l'a élevé par sa droite comme Prince et Sauveur, pour donner à Israël la repentance et le pardon des péchés.
[7] Vous Yéhudim et non vous vous Romains, gens de l’occupation.
[8] "Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous, car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois" Galates 3:13. A l’instar de la croyance du monde toranique, des T.J. et bien d’autres gens du monde biblique ou autre. On a dit concernant ces paroles : Au lieu de : vous avez fait mourir, il y a littéralement : vous l'avez tué de vos propres mains, expression exagéré à dessein pour faire sentir aux chefs du peuple toute leur responsabilité dans le meurtre de Jésus. - Les Juifs se servaient du terme : pendre au bois pour dire crucifier, il impliquait l'idée d'une malédiction. (Deutéronome 21.22,23 ; Galates 3.13, comparez 1Pierre 2.24).
[9] Sans doute, mais certainement pas par ce moyen là.
[10] Le monde toranique estimant que le Paradis étant réservé uniquement pour les adeptes du Yéhudisme. Les Étrangers n’ayant aucun droit et aucune place pour eux. Les gens de l’Évangile, eux, considèrent que le christianisme inventé et créé par Paul est universel. Toutefois, comment un des leurs peut-il accéder au Paradis divin en donnant des Associés, des Semblables, des Égaux à Dieu dans Son essence, dans Ses activités, dans Ses attributs, dans Son royaume des cieux et de la terre ? Étant entendu que tout associateur n’est pas pardonné et que sa place est le Feu infernal pour l’Éternité de l’Éternité ! 
[11] Comme tel est le cas de nos jours pour bon nombre gens de la Bible sécularisés, laïcisés. Le Sécularisme et le Laïcisme ont détruit toute Autorité divine sur les Hommes qui leurs sont assujettis. Et dans cette œuvre diabolique le Messie n’a pu, et contrairement à l’idée répandue, détruire les œuvres de satan de son temps et après lui. Paul, l’homme du mal a su détruire la religion du Messie, de sa mère, de Zacharie et de son fils et des Douze.  
[12] Et l’homme de l’Évangile de croire dur comme fer en cette parole : « vous avez vaincu le malin » (1 Jean 2/12 à 14). Alors que la réalité est tout autre, satan (que Dieu le maudisse !) s’est joué de lui pour le faire tomber dans l’Associationnisme de la Distinction (trinité) ! Dans pareil descente aux enfers, lui-même n’a-t-il pas besoin maintenant de quelqu’un qui le sorte de là ?
[13] Sa référence : Torah. Genèse 3/15 est un texte clé avec Jean 3/16.
[14] Soit : aux Fils d’Israël et aux Yéhudim.
[15] Ni au sens propre ni au sens figuré du mot. S’il était, comme l’avance Paul et ses partisans : « fils » de la Divinité, on se devrait alors de l’adorer au même titre que son prétendu père divin ! Ce qui est impossible pour le divin Créateur qui est un dieu jaloux, et qui n’accepte pas, ne tolère pas contre adore un autre dieu que Lui !
[16] Selon Sarwat : « L’époux de Marie resta inconnu au cours du 1er siècle, et Jésus était appelé d’après le nom de sa mère : le fils de Maria ». Durant des siècles, dans l’Orient arabe, Jésus ne fut connu que par ce vocable, comme l’atteste encore le Coran au début du VIIème siècle. » (Op. cité. t. II. p. 150). (Bible. Mc. 6:3).
[17] Biblique : Sem, fils de Noé. Les gens de la Synagogue et de la Torah, gens xénophobes, nationalistes, extrémistes, note le Savant, aiment se réclamer de lui. Pourtant, il n’est rien d’autre que Sam, fils de Noé ! Et au jour des Comptes, il se retournera contre eux et leurs assertions mensongères et tendancieuses.
[18] Ce que le credo des disciples de Paul, gens de l’Associationnisme de la Distinction refusent de croire et de reconnaître. 
[19] Voir le cas d’Esdras – ‘Ozair. Coran IX 30. On a dit : Il n'en est pas de même dans Marc. Jésus a été condamné comme s'étant donné à tort pour le Messie. Marc eût pu nier que Jésus ait eu cette prétention ou prouver qu'elle était fondée. Il n'a fait ni l'un ni l'autre. Il regarde Jésus comme le Messie, mais nulle part il ne se soucie de prouver qu'il a réalisé ce qu'on attendait du Messie. Une seule preuve était recevable, l'accomplissement des prophéties. On n'en voit aucune trace dans Marc, sauf ce qui regarde la mission de Jean (i, 2) et une interprétation symbolique du rôle d'Élie, encore relative à Jean (ix, 12s.). Peut-être dira-t-on que Jésus a été condamné en réalité pour s'être dit Fils de Dieu. C'est la vérité pure, quoique ce soit une vérité que les critiques libéraux ne veulent pas admettre. Plaçons donc l'objection sur ce terrain. Jésus a été condamné comme Fils de Dieu, et Marc prouve précisément qu'il était Fils de Dieu; il est donc apologiste. Mais est-il certain que Marc a eu l'intention de prouver? Encore faudrait-il se demander s'il a transformé les faits pour qu'ils lui servissent de preuve, et s'il l'a fait consciemment ou inconsciemment. (CXXXI).
    A vrai dire on insiste toujours beaucoup sur le récit du baptême dans Mc., et l'on assure que, d'après l'évangéliste, c'est à ce moment que Jésus est devenu Fils de Dieu. Il faut aux critiques radicaux une assurance peu commune pour insister sur ce point, en même temps qu'ils dénoncent le paulinisme de Marc, puisqu'on sait que le baptême n'a aucune importance dans la Christologie de Paul. Aussi bien les paroles d'en haut déclarent ce qu'est Jésus, elles ne lui confèrent pas la qualité de Fils, pas plus qu'à la Transfiguration. Ce sont presque les mêmes paroles; dans la pensée de Mc. elles doivent avoir le même sens. Il est vrai qu'à la Transfiguration elles sont adressées aux disciples, tandis qu'au baptême elles sont adressées à Jésus lui-même, mais on ne peut oublier non plus les lecteurs. Dans la pensée de Marc, le baptême soude la mission de Jésus à celle de Jean; c'est comme une introduction pour nous dire qui entre en scène. Ce qu'il y a ici de nouveau, c'est l'action de l'Esprit, mais elle se borne à pousser Jésus au désert. CLII. (V. Évangile selon saint Marc par le P. M.-J. Lagrange.)
[20] En théologie : s’incarner en Marie. Devenant ainsi Dieu fait Homme !
[21] Son peuple : les Fils de Jacob.
[22] Par le secret et le miracle de l’incarnation… !
    Celse : 84. Que si l'esprit de Dieu s'était incarné dans un homme, au moins eût-il fallu que celui-ci excellât entre tous par la taille, la beauté, la force, la majesté, la voix et l'éloquence. Il serait inadmissible que celui qui porte tout particulièrement en soi la vertu divine ne se distinguât pas d'une façon insigne du reste des hommes. Or Jésus n'avait rien de plus que les autres. Et même, à les en croire, il était petit, laid et sans noblesse. (op. cit.)
    Le monde de l'Évangile est incapable de nous décrire Marie et son fils. La seule description que nous avons est celle à travers leurs icônes, leurs fresques, leurs tableaux, leurs images saintes, leurs statuts, leurs sculptures... En croix, le crucifié est toujours à demi nu ! Et au monde de l'Évangile de venir s'incliner ou s'agenouiller devant leurs croix ou crucifix, devant l'arme du crime ! En clair de vénérer l'arme qui aurait, selon eux, tuée leur bien-aimé !? Qui pourrait les imiter dans pareille démarche ? Sinon un esprit insensé, dépourvu de connaissance, note le Savant !
    Celse de décrire donc leur bien aimé comme : Et même, à les en croire, il était petit, laid et sans noblesse. Cette description, faite par Celse, ne peut concerner, en vérité, que Achoua le Yéhudi. Le sosie du Messie et son rachat. Il est vrai que le monde de l'Évangile ne détient aucun texte officiel ou apocryphe décrivant Marie et son fils. Pour des gens disant adorer Dieu en Christ, Marie comme mère de Dieu ; çà manque de sérieux et de crédibilité, note l'observateur. Par contre, nos sources de nous donner de plus amples informations concernant le Messie fils de Marie. Exemple : L'esprit [provenant] de Dieu, Ichoua (Jésus), est sur le point de descendre parmi vous. Quand vous le verrez, reconnaissez-le : c'est un homme trapu, au teint roux et blanc. Il descendra [du Paradis] portant deux pagnes courts ; ses cheveux sembleront s'égoutter sans qu'ils soient mouillés. Il appellera les hommes à l'Islam, brisera la croix, tuera le porc [tout mammifère domestique omnivore de la famille des porcins, ou suidés], supprimera la capitation. De son vivant, Dieu détruira toutes les sectes religieuses [toute religion autre que l'Islam] et fera périr le FAUX-MESSIE [l'Antichrist, le Messie attendu du monde toranique]. La sécurité s'étendra sur toute la terre au point que les lions paîtront avec les chameaux, les tigres avec les boeufs, les loups avec les moutons. Les enfants joueront avec les serpents qui ne ne leur feront aucun mal. (Voir pour les différentes variantes : Bokhari, Ibn Hanbal, etc.).
    L'ère, que le monde biblique (toranique & évangélique) appelle vulgairement messianique, a débutée par le sceau de la Prophétie pour connaître son summum (avant la fin du monde), lors du "retour" du fils de Marie en Terre sainte.
    Celse. 85. Il y a plus. Si, comme le Zeus de la comédie se réveillant de la comédie se réveillant d'un long sommeil, Dieu voulait délivrer le genre humain de ses maux, pourquoi a-t-il envoyé l'esprit que vous dites dans un seul petit coin du monde ? Il lui fallait l'insuffler en même temps dans un grand nombre de corps et les envoyer çà et là par toute la terre. Le poète comique, pour faire rire son public, montre Zeus à son réveil envoyant Hermès aux Athéniens et aux Lacédémoniens. L'idée d'envoyer le Fils de Dieu aux juifs n'est pas plus propre encore à exciter la risée. Pourquoi aux seuls juifs ? Pourquoi à cette nation grossière, misérable, à demi dissoute, alors que tant d'autres peuples se recommandaient comme plus dignes à l'attention de Dieu : les Chaldéens, les Mages, les Égyptiens, les Perses, les Hindous, toutes nations vénérables et vraiment animées de l'esprit de Dieu ? (op. cit.)
[23] Il y aura bien une ascension mais au moment même où on voulait le prendre. Par la grâce divine, il échappera aux gens des Fils d’Israël et des Yéhudim d’alors et qui voulaient mettre fin à ses jours. Leur vigilance sera trompée, et au NOM de déjouer leur complot (Coran III 55-58). 
    R. Ambelain d'écrire : Il est bien évident que si, en 382, les chrétiens venaient encore adorer, près de Sébaste en Samarie, le corps de Jésus, c'est que la croyance en une « Ascension » corporelle, en chair, n'avait pas encore été élaborée. Ce que l'on imaginait facilement, c'est que son esprit et son âme, associés en une forme aisément évanescente, étaient remontés vers le Plérôme, pour y prendre place à la droite de Dieu.
    Cette opinion n'excluait pas le culte que l'on pouvait rendre aux restes corporels de Jésus, dans un tombeau très matériel. Et la discussion de Julien d'Halicarnasse et de Sévère d'Antioche, évêques on ne peut plus réguliers, le démontre sans conteste.
    Ce n'est que bien après la profanation du tombeau par ordre de l'empereur Julien, et après la destruction des restes de Jésus, que l'on élabora la légende de l'ascension corporelle, en chair. Mais combien les moyens manquaient alors pour tout synchroniser soigneusement, de sérieuses contradictions opposèrent définitivement les rédacteurs anonymes. (...)
    Nous nous trouvons donc devant plusieurs affirmations différentes quant à la durée de la période où, Jésus, ressuscité, apparut à ses disciples et aux femmes qui le suivaient :
    a) une journée, selon Luc, en son évangile (XXIV, 1 à 53),
     b) une journée, selon Pierre (évangile : 56-57),
    c) une journée selon Tertullien (160-240),
    d) une journée, selon l'Epistola Apostolorum (LXII, 51).
    e) huit jours, selon l'Epitre de Barnabé (X, 8-9),
    f) quarante jours, selon Luc, en ses « Actes des Apôtres » (I, 3).
    Pour Mathieu, la période en question n'est pas précisée, mais elle peut être déduite du laps de temps nécessaire pour aller de Jérusalem en Galilée, où Jésus a donné rendez-vous à ses disciples (XXVIII, 10). Cela représente environ 100 kilomètres, par la route romaine de l'époque. Soit trois journées de marche, Mathieu serait donc partisan des trois jours. Marc tend à donner le même laps de temps que Luc en son évangile, soit une journée au plus. Jean (XX et XXI) tendrait à limiter entre neuf et dix jours la même période.
    De toutes ces fallacieuses contradictions, il résulte cependant que le temps où Jésus est censé apparaître à l'improviste à ses disciples fut très court.
    Mais il en est d'autre, plus étonnantes encore. Car il y a deux traditions quant au lieu où ces apparitions de Jésus se produisirent.
    Les apparitions en Galilée appartiennent à la tradition commune à Mathieu, à Marc (moins la partie apocryphe, que tout le monde reconnaît comme telle, au-delà de XVI, 8), à l'appendice de Jean, représenté par tout son chapitre XXI, également apocryphe, et par l'Évangile de Pierre.
    Les apparitions en Judée appartiennent, elles, à Luc, à Marc en sa finale apocryphe (XVI, 9 à 20), à Jean, hormis son appendice (XXI en entier).
    Voici donc des témoins, des disciples directs de Jésus, Mathieu, Marc et Jean, et un disciple direct Paul, qui est Luc, et ils ne sont pas d'accord, tout au moins pour les trois premiers, sur la province où ils eurent cette confirmation stupéfiante de la résurrection de leur maître. On conviendra que cette contradiction est pour le moins incompréhensible. Car enfin, s'ils ont dû, pour le revoir, faire au moins 150 kilomètres à pied, et se rendre en Galilée, il y a là un fait qu'ils n'ont pas dû oublier, ni confondre avec une apparition sur place, à Jérusalem...
    Toutes ces contradictions furent l'oeuvre ultérieure de scribes anonymes, attachés à rédiger des textes qui devaient nécessairement élaborer la légende de la résurrection de Jésus, et faire oublier que c'était le frère jumeau, le taôma (en hébreu : jumeau), devenu Thomas (apôtre n'ayant jamais existé sous ce nom, qui n'est pas hébreu), qui avait été le compère, le « baron », de cette supercherie...
    Enfin, en ce qui concerne la pseudo-ascension de Jésus, les multiples contradictions des Évangiles canoniques lui retirent toute plausibilité. Qu'on en juge :
    1. pour Mathieu (XXVIII, 16-20), Jésus quittent ses disciples en Galilée, sur une montagne. Et il n'est pas question d'ascension :
    2. pour Marc (XVI, 6-20), il est question d'un rendez-vous en Galilée, et il n'y a une ascension, mais on ne dit pas où ;
    3. pour Luc (XXIV, 50-53), il y a uns ascension, mais cette fois elle a lieu à Béthanie, en Judée, près de Jérusalem ;
    4. pour Jean (XXI, 1-25), Jésus quitte ses disciples en Galilée, mais ce n'est plus sur la montagne, c'est en descendant de la barque de pêche de Simon-Pierre, sur le rivage de la mer de Tibériade, et il n'est pas question d'ascension.
    Or, entre l'ascension à Béthanie, et l'ascension à Tibériade ou sur la montagne (de Gamala), il y a 110 km à vol d'oiseau, soit par route environ 150 km.
    Comment imaginer que les apôtres n'aient pu se souvenir du lieu exact de la séparation d'avec Jésus, après une telle randonnée à pied ? Comment imaginer que deux des évangélistes sur quatre aient oublié un tel prodige, l'ascension de Jésus dans les airs, devant eux ?
    Les faits n'ont donc pas dû se dérouler comme on nous le conte, de façon aussi contradictoire et incohérente. Si nous doutions, il suffirait de se reporter à un verset de Mathieu qui rend un étrange son : « Les onze disciples allèrent en Galilée, sur la montagne que Jésus leur avait désignée. Quand ils le virent, ils se prosternèrent devant lui. Mais quelques-uns eurent des doutes. Jésus s'étant approché leur parla ainsi... » (Mathieu : XXVIII, 16-17).
    Et le récit tourne court avec la promesse qu'il leur fait : «Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde... » (op. cit., 20).
    Ainsi donc, en le voyant en pleine lumière, au sommet de la montagne, par respect pour leur roi légitime, ils se prosternaient. Mais, ils regardent néanmoins très discrètement, et ce qu'ils voient leur inspire des doutes. Ce n'est pas exactement le Jésus habituel, il y a des différences ; le maquillage des pseudo-plaies n'est pas parfait ; certains stigmates de la passion sont absents ; et peut-être, le jumeau n'est-il pas un sosie exact.
    D'où ce doute discret, cette réticence polie mais significative. (Jésus, ou le mortel secret des Templiers.)  
    L'auteur de ces lignes de confirmer, par là, la Parole divine au sujet de la prétendue mort du Messie : En vérité, et ceux qui divergent, à son sujet, en ont certainement un doute : ils n'en ont d'autre science que la poursuite d'une conjecture. Car ils ne l'ont certainement pas tué, mais Dieu l'a élevé vers Lui [corps et âme, sain et sauf, sans aucune connaissance de la passion]. Et Dieu demeure puissant, sage. (Coran IV 157-159).
 



Point de divinité, de dieu que Dieu !
« Vulnerant omnes, ultima necat. »
Nous ne le dirons jamais assez.
Explicit totus liber.

*Droits de reproduction et de diffusion réservés ; © Le Carrefour de l’Islam
  Usage strictement personnel. L'utilisateur ne peut traduire, exporter, publier tout document du site sans autorisation préalable. L’utilisateur du site reconnaît avoir pris
connaissance du droit d’usage, en accepter et en respecter
    les dispositions.
         Politique de confidentialité du site.


Retour au menu

Copyright © 2001 Le Carrefour de l'Islam. Tous droits réservés.
Cette page a été mise à jour le
17/07/14 .

annuaire