786

Etudes

La religion du Messie ou la Religion dénaturée.

Selon les Écritures.

Pierre, rassembleur ou conspirateur ? 

selon les Écritures bibliques


Au nom de DIEU, Hachem, Allaha !
Le TOUT-MISÉRICORDIEUX, le TRÈS-MISÉRICORDIEUX !
Louange à Allah, Seigneur des mondes, Prière et Paix sur Ses messagers et Ses prophètes, et sur tous ceux qui suivent Sa guidée !

P


oint de divinité[1] excepté Allah[2] le Très Haut. Que les meilleures salutations[3] soient sur les Prophètes et Messagers divins dont le Sceau de la Prophétie[4]

Séparation. Divisions au sein des Gens de l'Évangile (suite). 

   Les « Frères » se séparent des Nazaréens[5].
   Pierre[6] et sa religion de « Fraternité », par ce passage de la Bible nous montre :
   a) - qu’ils n’avaient aucun respect pour le pacte perpétuel de Dieu (Bible. Genèse 17:12-14).
   b) - qu’ils se considéraient ainsi plus intelligents et savants que Dieu Tout-Puissant Lui-même. N’est-ce pas un blasphème pur et simple ?

   Des personnes telles que Pierre et Paul[7], qui brisèrent le pacte perpétuel de Dieu, qui blasphémèrent et égarèrent les hommes, ne peuvent être sûrement pas des guides pour l’humanité. Pouvaient-ils avoir la prétention d’être des arbitres de Jésus, lorsqu’ils violèrent son commandement de ne pêcher qu’aux « brebis perdues de la maison d’Israël » et non aux Gentils et aux Samaritains (Bible. Matthieu 10:5-7). 

   • En 47-48[8].

   Paul, qui ne reconnut jamais Jésus ou ses enseignements : l’Évangile, afficha publiquement, une fois encore, son mépris pour les malédictions de Jésus prononcées contre ceux qui changeraient le message de Dieu, enseigné par lui-même. Ainsi Paul commença à prêcher contrairement aux lois de Dieu et de l’Évangile, en affirmant par exemple : 

   • Jésus est le Sauveur (Bible. Actes 13:23)
   • Jésus est le fils (unique) engendré par Dieu (Bible. Actes 13:33)
   • Jésus prêche le pardon des péchés si vous croyez en lui (Bible. Actes 13:38 et 39).

   Aussi, cela signifiait pour les Gentils, païens convertis, que tous péchés étaient pleinement justifiés et encouragés par les « Frères ». S’ils croyaient au nom de Jésus, ils pouvaient commettre autant de péchés[9] qu’ils voulaient, sans aucune crainte, même si ceux-ci avaient, en fait été interdit par Jésus et les lois de Moise (Bible. Actes 13:39).

   • L’avertissement de Jésus.

   « Car je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront pas, il ne disparaîtra pas de la loi, un seul iota ou un seul trait de lettre jusqu’à ce que tout soit arrivé. Celui donc qui supprimera l’un de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes de faire de même, sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux » (Bible. Matthieu 5:18).

   « Car les yeux du Seigneur sont sur les Justes et Ses oreilles sont attentives à leurs prières. Mais le Feu du Seigneur est contre ceux qui font le mal (Bible. I Pierre, 3:12).

   • La seconde protestation en 49. 

© Rappel : Coran V 78-81

    Selon le fils de Mas'oûd, le Prophète (sur lui Prière et Paix !) a dit : "Quand les premières déficiences (en matière de religion) apparurent chez les Fils d'Israël, on vit un homme en rencontrer un autre et lui dire : "Crains Dieu ! Abstiens-toi de ce que tu es en train de faire car cela est illicite." Puis le retrouvant à nouveau le lendemain dans les mêmes dispositions cela ne l'empêchait nullement d'être son compagnon pour manger, boire ou converser. C'est alors que Dieu vous dressera les uns contre les autres : Ceux qui, parmi les Fils d'Israël, n'ont pas cru ont été maudits par la bouche de David et par celle de Ichoua fils de Marie parce qu'ils ont été rebelles et qu'ils ont été transgresseurs. Ils ne s'empêchaient pas de commettre des actions blâmables. Que leurs actions étaient donc exécrables ! Tu verras un grand nombre d'entre eux s'allier aux mécréants. Que l'inspiration de leurs âmes était donc exécrable !*
   Il continua ainsi de réciter jusqu'à la fin du verset : Beaucoup d'entre eux sont pervers. (Coran V 78-81).
   Puis il poursuivit : "Certes, par Dieu, vous ordonnerez sans relâche ce qui est licite et sans relâche vous interdirez ce qui est répréhensible ; vous lutterez contre l'oppresseur, vous le contraindrez au respect de la justice en l'empêchant de manœuvrer à guise sinon Dieu vous dressera les uns contre les autres puis Il vous maudira comme Il les maudit." (Transmis par Ahmad et Abou Daoud).  

   St. Jean l’apôtre, et les 112 disciples de Jésus (les « Nazaréens protestèrent à nouveau contre ces faux enseignements de Paul, comme étant contraires au message de Jésus et de l’Évangile qui disait : « Si vous n’êtes circoncis selon le rite de Moise, vous ne pourrez être sauvés ». (Bible. Actes 15:1).
   Paul eut alors une sérieuse dispute avec ceux qui croyaient en Jésus. (Bible. Actes 15:2) :
   « en disant : cet homme (Paul) excite les gens à servir Dieu d’une manière contraire à la loi. » (Bible. Actes 18:13).

   De ce qui précède, il devient évident que Paul fut considéré par les disciples authentiques de Jésus, comme son ennemi. Ils constatèrent donc que même après sa prétendue « conversion », il continua d’enseigner les éléments de doctrine totalement contraires à celle de Jésus. Selon eux, cela ne faisait aucun doute que les enseignements de Paul furent forgés pour détruire et effacer la pure religion de Jésus.

   Lorsque les disciples de Jésus commencèrent à protester contre les enseignements de Saul, une conférence fut alors tenue par les « Frères », sous la présidence de Pierre. Parmi eux assistèrent : 

   • Pierre : (Bible. Actes 15:13)
   • Jacques le frère de Judes : (Bible. Actes 15:13)
   • Simon
   • Jude, frère de Jacques : (Bible. Actes 15:27)
   • Silas : (Bible. Actes 15:27)
   • Marc : (Bible. Actes 15:39)
   • Saul de Tarsus : (Paul). 

   Dans cette assemblée, il fut ainsi décidé :
   a) d’abandonner les enseignements de Jésus.
   b) d’adopter une nouvelle religion, basée sur les enseignements du roi Nemrod, c’est-à-dire le Mithraïsme.
   c) de remplacer le nom de Baal par sa traduction du « Sacré-cœur », et les noms de Mithra et Nemrod par le nom déjà célèbre de Jésus.
   d) que les Gentils n’avaient plus besoin d’être circoncis[10] pour accepter cette nouvelle foi (Bible. Actes 15:11), même si cela signifiait la rupture de la convenance perpétuelle de Dieu avec Abraham (Bible. Actes 15:24) ;
   e) que, ni les païens convertis, ni les disciples ne devraient être accablés plus longtemps par l’application des lois de Moïse enseignées par Jésus. (Bible. Actes 15:9,11,24).
   f) que le fait de suivre les lois de Moïse risquerait de tenter Dieu de les punir pour les avoir brisées (Bible. Actes 15:10). Pourtant, Jésus lui-même prêcha le contraire : «  Ne pensez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes ; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir. » (Bible. Matthieu 5:17).
   « Car je vous le dis, si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des Pharisiens, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux. (Bible. Matthieu 5:10).
   g) qu’il ne fallait pas tenir compte des péchés commis par un chrétien : aussi longtemps qu’il croirait en Jésus (comme le fils unique de Dieu) il serait sauvé par la Grâce[11]. (Bible. Actes 15:11).
   Suivant ces principes de Nemrod, prirent essor en 49[12], les églises de Pierre (Antioche), de Marc (Alexandrie) et de Paul (Rome), qui adoptèrent les rites païens[13] de l’adoration du soleil prévalent en ces lieux, remplaçant le nom de Baal, le Sacré Cœur, ou Tam-Muz et le signe de la croix, ou Mithra, le Sauveur[14], le Fils unique né d’une vierge, par le nom de Jésus et lui attribuant tous ces titres. Ainsi, ils élèvent la position de Jésus, « d’homme » à l’état de « Fils de Dieu », s’accordant avec les croyances[15] mythologiques de la « Vierge donnant naissance au fils unique du Dieu Soleil, qui sacrifia sa vie pour sauver les pêcheurs ».
   Ainsi, la religion enseignée par les « Frères » fut-elle complètement étrangère à celle de Jésus. Ils agrandirent également le nombre de ses miracles, comme argument plus convaincant. Ainsi commença un mouvement de complète irrévérence à l’égard de Jésus (sur lui la Paix !), risquant d’amener sur eux le reniement de Jésus au Jour de Résurrection[16] (faisant allusion à ceux qui changèrent ses enseignements au sujet de l’observation des lois de Moise, et du commandement d’accomplir de bonnes actions, sans lesquelles on ne pourrait espérer atteindre le Paradis.)

   Le Message de Pierre, adressé aux Païens convertis, en accord avec ses compagnons fut formulé ainsi :

   « Ayant appris que quelques hommes partis de chez nous, et auxquels nous n’avions donné aucun ordre, vous ont troublé par leurs discours et ont ébranlé vos âmes, nous avons jugé à propos, après nous être réunis tous ensemble, de choisir des délégués et de vous les envoyer avec nos bien-aimés Barnabas et Paul. Nous avons donc envoyé Judas et Silas qui vous annonceront de vive voix les mêmes choses. (Bible. Actes 15:2 26 et 27).

   Alors commença oralement[17] la nouvelle religion de «  Fraternité » en contradiction avec l’Évangile[18] véritable révélé[19] par Dieu à Jésus[20]. Ceci nous est confirmé par Jean :
   «  Et le monde passe, et sa convoitise aussi, mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement. Petits-enfants, c’est la dernière heure, et comme vous avez appris qu’un Antéchrist[21] vient, il y a maintenant, plusieurs Antéchrists : par-là nous connaissons que c’est la dernière heure. Ils sont sortis de nous[22], mais ils n’étaient pas des nôtres, car s’ils avaient été des nôtres, ils seraient demeurés avec nous, mais cela est arrivé afin qu’il soit manifeste que tous ne sont pas des nôtres. » (Bible. I  Jean 2:I7-I9).   (à suivre...)

    Que le Seigneur des mondes nous guide tous dans ce qu'Il aime et agrée !


[1] Le Créateur des cieux et de la terre est donc la seule et véritable divinité qu’on adore et qu’on se doit d’adorer véritablement.
[2] En langue arabe, Allah. En hébreu, ïl. Nom divin, il est employé couramment pour les gens de l’Evangile de langue arabe. En français, le terme Dieu est compris généralement, non comme un Nom divin, mais plutôt comme signifiant l’Etre-Suprême, le Créateur et Maître de l’Univers.
[3] Formules d’eulogies comme : que Dieu prie sur lui, l’agrée, lui fasse miséricorde, etc., formules propres à  l’Islam traditionnel. Les exégètes interprètent la « prière » divine comme étant un octroi de Sa miséricorde et la « prière » angélique comme une demande de pardon pour les créatures.
[4] Soit : Ahmad-Mohammad, fils d’Abd Allah, (...) fils d’Ismaël, fils d’Abraham  (sur eux la Paix !). Pour l’Islam traditionnel, il est le Sceau de la Prophétie, le Sceau des prophètes et messagers divins.
[5] Nazaréen. Nazarénien. Nas(s)arâ.
[6] Pierre, chef des Douze a toujours été malmené par les critiques. Même dans légendes juives. Si le Messie n'était pas aimé par les Fils d'Israël, les Judaïsés comment les Douze le seraient-ils ?
[7] seul Paul est le plus concerné. La parole coranique est formelle (III 52).
[8] Rappelons qu'on ne peut ni infirmer ni confirmer ces dates. Elles émanent, en effet, de documents peu fiables.
[9] Paul défend aussi une autre idée : chacun doit faire son effort personnel pour obtenir son salut !
[10] Rappelons une nouvelle fois, que certaines personnes du monde de l'Evangile pratiquent de nos jours la circoncision. Notamment les gens de couleur en Afrique et en Amérique du Nord. A une époque de l'histoire du monde biblique, l'anathème sera jeté sur quiconque osera se faire circoncire !
[11] Ainsi tout péché accompli par un être humain sera automatiquement reporté sur la personne du fils de Marie, lequel est mort, selon les gens de l'Evangile, pour nos péchés ! Notons que dans le monde de l'Evangile, on ne connaît pas réellement le sens et la valeur du mot "péché". Pas plus qu'on connaît réellement le diable banni. Toute crainte du Seigneur étant absente. Car nous dira-t-on : De crainte, il n'y en a pas dans l'amour (divin) ! (Bible. I Je. 4 18 et sv.). Aussi, s'imagine-t-on que le Seigneur des mondes est tellement bon, miséricordieux qu'Il pardonnera nécessairement à nous tous ! Et fera entrer ensuite l'ensemble de Ses créatures dans Son paradis ! La notion d'un Seigneur des mondes dur en châtiment est donc inexistante chez l'ensemble du monde biblique. Dieu est "amour" nous cesse-t-on de marteler ! Pourquoi oser et penser faire mention du contraire ? Car le vocable "Sauveur" a été pris ici dans son sens le plus large possible. Pour nous, gens de l'Islam traditionnel, la révélation du Coran nous met en garde contre ce genre de propos et de rêve. 2. Grâce. 1. Dans le judaïsme, la grâce est l’avènement constant de l’initiative divine en faveur des hommes, initiative scellée de façon privilégiée dans l’Alliance instaurée par Yahveh. Mais elle est sans cesse entravée dans son déploiement par l’infidélité et la rébellion du peuple élu. Aussi la grâce est-elle associée au pardon inlassable de Dieu. 2. Selon les chrétiens, Jésus est celui en qui et par qui l’amour de Dieu pour les hommes s’accomplit : la grâce désigne la personne même de Jésus. Contrairement à l’acception commune, cela exclut que la grâce soit une abstraction ou même une force anonyme émanant de Dieu. La compréhension de cette réalité a été l’objet de continuelles déviations, tant chez les juifs que chez les chrétiens. Les grandes querelles qui traversèrent l’histoire du christianisme occidental portèrent non seulement sur la nature de la grâce, mais aussi sur ses rapports avec la liberté de l’homme. Saint Thomas d’Aquin et, plus tard, Luther combattirent les multiples interprétations qui aboutissaient toutes à une matérialisation de la grâce, identifiée à quelque force magique qu’il fallait acquérir par divers artifices. 3. Le jansénisme est essentiellement une doctrine de la prédestination et des rapports du libre arbitre et de la grâce. Il s’appuie sur l’Augustinus, ouvrage présenté comme une somme des thèses de saint Augustin, et dans lequel Jansénius soutient que le péché originel a ruiné la liberté de l’homme, et que la grâce est uniquement déterminée par la volonté de Dieu qui l’accorde ou non à chacun (prédestination gratuite). Le grave débat théologique qui suivit la publication du livre (1640) opposa les solitaires de Port-Royal et Pascal (adeptes de Jansénius) aux jésuites. Ces derniers firent parvenir au pape un résumé, en cinq propositions, de la doctrine de l’Augustinus, qu’Innocent X condamna comme hérétique (bulle Cum occasione, 1653). L’opinion éclairée se passionna pour ce débat où les jésuites étaient pris à partie (Lettres provinciales de Pascal, en 1656-1657) et qui mettait en cause toutes les formes d’absolutisme, pontifical et royal. Le pouvoir politique parut l’emporter avec la destruction de Port-Royal des Champs (1709) et la dispersion des religieuses ; en réalité, le jansénisme survécut comme une forme d’opposition pendant tout le XVIIIe s., notam. dans les milieux parlementaires. (V. © Hachette Livre, 1997)
[12] selon cette version. En partant du principe que Paul est apparu seulement quelques années après l'élévation du Messie.
[13] Soit, selon l'auteur de cette étude, bien avant la destruction du Temple de Jérusalem. Ce qui signifierait que la colère divine s'est abattue à la fois sur les gens de la Thora comme ceux de l'Evangile.
[14] On a dit : Sauveur, mot syriaque qui signifie sage, réfléchi, qui distingue le bien et le mal. Tout cela s’adresse au Sceau de la Prophétie, le Paraclet de l’Evangile. Ce qui signifierait que les grammairiens de l’époque délaissèrent les différents sens de ce mot pour rendre un sens plus adapté aux religions helléniques. En effet, « dans les religions helléniques le nom Sôter (Sauveur) désignait un dieu secourable et guérisseur, plus souvent un dieu qui accordait  une vie nouvelle aux adeptes de son culte. Le titre était très usité dans les formules liturgiques du culte impérial de Rome (Italie) et d’Auguste comme dans les protocoles officiels et la titulaire. Bien que s. Paul n’emploie le mot que rarement en dehors des épîtres à Timothée et à Tite (quatre fois), l’idée est paulienne : pour lui : Jésus est Sôter, et il l’est au même titre que Dieu (Ph. 3 20 ; Eph. 5 23). Le même qualitatif se retrouve cinq fois dans les épîtres de s. Pierre ». (A. Tricot).
[15] Ces croyances, au départ venant des Fils d'Israël et des Judaïsés, viendront trouver un nouvel essor avec les religions enseignées et pratiquées dans le bassin méditerranéen.
[16] V. Coran V 116.
[17] Même chose chez les gens de la Thora. Les Dignitaires religieux se sont emparés de l' "orale" pour prétendre et avancer des choses sur leur Seigneur et leurs Prophètes dont Mochè, inadmissibles et venant spécialement d'eux-mêmes et de leur fabrication.
[18] L'illustre Fakhr-Eddin Errazy dit dans son ouvrage "Les Questions Elevées" (chap. IV. sect. 11) : "Quant à la prédication de Ichoua (sur lui la Paix !), il paraît qu'elle n'a laissé de traces que dans l'esprit d'un petit nombre d'adeptes, car il est certain pour nous qu'il n'a pas prêché la religion que professent maintenant les Nazaréniens, avec le père, le fils, et cette trinité qui est l'un des plus abominables blasphèmes que puisse imaginer l'ignorance. De pareilles croyances ne sauraient être professées par le plus ignorant des hommes, à plus forte raison ne peuvent elles pas avoir été enseignées par un prophète, aussi grand et aussi infaillible que le Messie. Nous croyons donc que Ichoua (sur lui la Paix !) n'a pas enseigné cette religion absurde, mais qu'il a prêché l'unicité de Dieu, exempte de toute association ou pluralité de personnes. Ces principes restèrent dans l'obscurité, et n'eurent pas de promulgateurs, d'où il résulte que la prédication de Ichoua (sur lui la Paix !) n'a point laissé de traces".
   L'Imam El-Qortoby dit dans son livre intitulé "Exposition des Faussetés et des Erreurs de la Religion Nazarénienne" : "Le livre que les Chrétiens appellent Evangile n'est pas celui dont Dieu a dit, en parlant à son prophète Il a révélé le Pentateuque et l'Evangile pour guider les hommes dans le droit chemin". L'auteur démontre ensuite cette proposition, et prouve que les Candides [les Douze] n'étaient ni inspirés, ni infaillibles, que les prodiges qu'on raconte d'eux ne reposent que sur des témoignages individuels sans valeur, et qui, même s'ils étaient vrais, ne prouveraient rien, parce que les Candides, eux-mêmes, n'ont jamais prétendu être des prophètes, et déclarèrent au contraire qu'ils ne faisaient qu'annoncer la venue du Messie. En terminant, El-Qortoby dit : "Il résulte de l'examen auquel nous venons de nous livrer que l'Evangile qui existe de nos jours n'est pas le véritable et que ceux qui nous l'ont transmis ne sont pas infaillibles. Si l'on admet que les rédacteurs ont pu être sujets à l'erreur, on ne saurait invoquer l'autorité de ce livre ; on ne saurait accorder une foi implicite à tout ce qu'il contient. Cela suffit pour trancher la question, et il ne serait nécessaire de rien ajouter. Cependant, je veux bien examiner ce livre en détail, pour faire ressortir quelques-unes des contradictions, et des erreurs qui s'y trouvent". Il passe ensuite à un examen détaillé de l'Evangile, au bout duquel il dit : "Nous avons établi que le Pentateuque et l'Evangile ne méritent aucune confiance, et qu'on ne peut les invoquer comme des autorités décisives, à cause des erreurs qui s'y sont glissées, et dont nous avons donné des exemples ; et si l'on a pu corrompre à tel point des textes aussi importants et aussi connus, que penser des autres livres, moins importants, dont les Nazaréniens invoquent l'autorité ?" Cet ouvrage d'El-Qortoby se trouve dans, la bibliothèque Couperly à Constantinople.
   Le savant Maqrîzy, qui vivait au 8e siècle de l'Hégire (1500), écrit ce qui suit dans le ler volume de son histoire : "Les Juifs prétendent que leur Pentateuque a été conservé sans altération aucune, et les Nazaréniens disent que la version des Septante est exempte de toute corruption ; ce que les Juifs nient. Les Samaritains prétendent de leur côté, que le seul texte authentique de la Tora est le leur. Ces prétentions contraires, loin d'être propres à nous rassurer, ne font qu'accroître nos doutes. La même divergence d'opinions règne parmi les Nazaréniens au sujet de leurs Evangiles ; les Nazaréniens ont quatre histoires du Messie réunies en un seul volume ; la première est l'œuvre de Matthieu, la seconde de Marc, la troisième de Luc, et la quatrième de Jean. Chacun de ces écrivains a composé son histoire dans le pays où il a prêché d'après ses connaissances particulières ; c'est pourquoi ces quatre histoires différentes entre elles beaucoup, et présentent même des contradictions sur la personne de Ichoua (sur lui la Paix !), sa prétendue crucifixion, sa généalogie, chose inadmissible dans des écrits qui prétendent être véridiques. En outre la secte des Marcionites, et celle des Ebionites possède, chacune un Evangile à elle, qui est, en partie, différent des quatre déjà cités ; les Manichéens ont, eux aussi, un Evangile qui contredit de fond en comble tous ceux des autres Nazaréniens ; ils possèdent aussi un Evangile, appelé des Septante, qu'ils attribuent à Thomas, et que toutes les autres sectes nazaréniennes refusent de reconnaître. Dans cet état des choses, et en présence de ces prétentions contradictoires, il est impossible d'arriver à une solution quelconque, et de distinguer le vrai du faux".
   L'auteur du Kéchef Eddhounoun, dit en parlant de l'Evangile "L'Evangile est le livre que Dieu a révélé à Ichoua fils de Marie (sur lui la Paix !)". Il démontre ensuite longuement que les quatre Evangiles ne sont pas l'Evangile original, et dit en terminant : "Ce que Ichoua a prêché forme un seul Evangile, où il n'y a point de divergence et point de contradictions. Ces prétendus Evangélistes ont menti en faisant usage du nom de Dieu et de Ichoua son prophète".
   L'auteur du "Guide de ceux qui sont embarrassés" (Délalet El-hayara) dit "La Tora qui est entre les mains des Juifs contient des corruptions, des interpolations, et des lacunes qui n'ont point échappé aux savants [religieux] ; et ceux‑ci savent d'une manière indubitable que cela ne peut se trouver dans le livre que Dieu a révélé à Moïse, ni dans l'Evangile qui a été révélé au Messie. Comment l'histoire de la crucifixion de Ichoua (sur lui la Paix !) pourrait‑elle se trouver dans l'Evangile qui lui a été révélé ? On peut faire la même demande à l'égard de la résurrection, et de tout ce qui est postérieur à la mort de Ichoua. Tout cela est une addition faite par les Docteurs Nazaréniens [les Pères de l'Eglise, etc.]". Il ajoute : "Plus d'un savant soumis a fait connaître les interpolations et les erreurs de tout genre que l'on trouve dans ces livres, et il est facile de se procurer ces ouvrages. N'était la crainte de trop nous étendre, nous aurions cité ici quelques‑uns de ces travaux". (Op. cit.).
[19] Chez les gens de l'Evangile, le mot révélé-révélation est chose totalement inconnue. Le Messie étant Dieu, il n'a pas besoin de recevoir son message par Dieu ou de Dieu, et surtout par l'intermédiaire de l'ange de la Révélation : Gabriel. Il est, selon eux, lui-même ce message vivant ! Dommage que ceux qui rapporteront plus tard ses faits et gestes n'aient pas ce degré d'impeccabilité ! Loin s'en faut ! Aussi, lorsqu'un homme de l'Evangile étudiera notre religion, il sera étonné de cet ange venant régulièrement voir notre Prophète, et de l'accent mis par nous sur le vocable "Révélation". Pour certains hommes et femmes du monde biblique, notre Prophète détient son enseignement plutôt d'un moine ou d'un prêtre voir un rabbin ! Ou de gens de la Bible sectaires vivants dans cette partie du monde lors de sa manifestation ! Les accusations de ce genre, les procès d'intention ne manquent pas. Tous semblent refuser que notre Prophète ne savait ni lire ni écrire. La sagesse divine voulut qu'il en soit ainsi, afin qu'on ne dise pas ou prétendre ce que les gens de la Bible avancent ou ont avancé de lui.
[20] Quant à l’authenticité absolue des Evangiles canoniques, nous nous bornerons à citer les paroles de l’abbé Bergier, en son « Dictionnaire de Théologie » : « Les hommes vraiment savants en matière d’exégète, et surtout sincères, reconnaissent que le texte du Nouveau Testament n’a pas été fixé avant la fin du sixième siècle. » (Op. cit. p. 34-35).
[21] Paul ne semble-t-il pas être le premier Antéchrist par excellence que connu le monde de l'Evangile ? Voir notre article sur le Faux-Messie. Ici, le Messie l'annonce, y compris celles de nombreux Faux-Messie après lui.
[22] Les adversaires et les ennemis de la religion viennent en premier lieu de son sein.


Point de divinité, de dieu que Dieu !
« Vulnerant omnes, ultima necat. »
Nous ne le dirons jamais assez.
Explicit totus liber.

*Droits de reproduction et de diffusion réservés ; © Le Carrefour de l’Islam
  Usage strictement personnel. L'utilisateur ne peut traduire, exporter, publier tout document du site sans autorisation préalable. L’utilisateur du site reconnaît avoir pris
connaissance du droit d’usage, en accepter et en respecter
    les dispositions.
         Politique de confidentialité du site.

 


Retour au menu

Copyright © 2001 Le Carrefour de l'Islam. Tous droits réservés.
Cette page a été mise à jour le
28/10/06 .

Classement de sites - Inscrivez le vôtre! annuaire