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Etudes

La religion du Messie ou la Religion dénaturée.

Selon les Écritures.

Paul, l'envoyé du Messie ou du Faux-Messie ? 

selon les Écritures bibliques


Au nom de DIEU, Hachem, Allaha !
Le TOUT-MISÉRICORDIEUX, le TRÈS-MISÉRICORDIEUX !
Louange à Allah, Seigneur des mondes, Prière et Paix sur Ses messagers et Ses prophètes, et sur tous ceux qui suivent Sa guidée !

  P


oint de divinité[1] excepté Allah[2] le Très Haut. Que les meilleures salutations[3] soient sur les prophètes et messagers divins dont le Sceau de la Prophétie[4]

Vie et œuvre de Paul, l’Iduméen. 

   Avant de continuer, ouvrons une page, si vous le voulez bien, vers celui qui détruira le message évangélique et mettra dos à dos deux mondes frères en religion : le monde de l’Evangile, d’une part, et le monde de la Thora d’autre part. Puis, l'ensemble du monde évangélique entre eux. 

Les bizarreries des Actes[5] de Pierre et de Paul. 

   Les chercheurs du monde biblique en ont trouvé plusieurs. Patrick Boistier les a énumérées une par une dans son ouvrage "Jésus, anatomie d'un mythe"[6]. Parmi celles-ci, on notera : 

   - Saint Jérôme prétend que Paul naquit à Giscala (Haute Galilée) ; mais, à la même époque, l'évêque Epiphanie soutenait qu'il était né à Tarse (Turquie). Paul est-il né à Tarse (vers l'an 10) ou à Giscala ?
   S'il est né à Tarse, comment a-t-il devenir citoyen romain, sachant que Tarse ne devint colonie qu'un siècle plus tard ?
   - s'il est citoyen romain, comment a-t-il pu, à plusieurs reprises, être battu de verge par les Juifs dans un territoire occupé militairement par Rome ? (lire II Corinthiens, 11/25).
   - Erreur également qui place à Césarée (Actres 10/1), entre l'an 30 et l'an 40, une légion "Italica" qui n'existait pas à cette époque : elle fut créée en 66, et ne quitta pas l'Europe.
   - A propos de l'expédition punitive de Saül à Damas (9/1-2), il faudrait, pour y voir un fait véridique, admettre au préalable que le Sanhédrin de Jérusalem avait juridiction sur les Juifs de Damas ; ce qui me paraît irrecevable, puisque Damas était soumise aux rois nabatéens (II Corinthiens, 11/32)… D'autre part, comment expliquer que ce même Sanhédrin puisse persécutés les Juifs de Damas adeptes de Jésus-Christ, tout en épargnant ceux de Jérusalem ? Car, incontestablement, on peut observer (Actes, 15/1-5) pharisiens et judéo-chrétiens délibérer ensemble, et librement, sur la circoncision des gentils convertis.
   On peut aussi souligner l'erreur qui situe Anne comme grand-prêtre au temps de Pilate (Actes, 4/6). Cette erreur paraît transmise par l'Evangile selon Luc (3/2), ce qui permet de placer la rédaction définitive des Actes après celle de Luc.
   - En 7/58, l'auteur écrit que ceux qui lapidèrent Etienne (premier martyr), pour être plus à l'aise dans leurs mouvements, déposèrent leurs vêtements aux pieds d'un jeune homme appelé Saul (sans tréma sur le u)… quelques lignes plus loin (8/1), il est précisé que le jeune Saul, bien que n'ayant pas participé activement à la lapidation, était consentant ; autrement dit, l'auteur tient à souligner que la passivité de Saul, qui n'était pas suffidamment âgé pour jeter les pierres du supplice, n'enlevait rien à sa responsabilité… Trois lignes encore, puis survient un aveu brutal (8/2) :
   "…des hommes pieux emportèrent Etienne pour l'ensevelir […].Or, Saul ravageait l'assemblée, entrant dans les maisons ; et traînant hommes et femmes, il les livrait en prison".
   Ce Saul, chef de milice - dont on nous dit encore qu'il respirait "menace et meurtre contre les diciples du Seigneur" (9/1) - est-il bien le même personnage que celui dont on nous disait, quelques lignes plus haut, qu'il n'était qu'un jeune homme, à qui les lapideurs d'Etienne firent tenir le rôle de gardien de leurs vêtements ?
   Le théologien protestant allemand Wendt a découvert dans ce passage un cas patent d'interpolation : le récit primitif s'articulait comme suit :
   "ils [c'est-à-dire les gens de Jérusalem hostiles à Etienne] bouchèrent leurs oreilles, et d'un commun accord se précipitèrent sur lui ; et l'ayant poussé hors de la ville, ils le lapidaient" (7/57-58 a)…
   "Et des hommes pieux emportèrent Etienne pour l'ensevelir, et menèrent un grand deuil sur lui" (8/2).
   Entre la phrase de la lapidation et celle de l'ensevelissement, un faussaire a rajouté le passage suivant :
   "et les témoins déposèrent leurs vêtements aux pieds d'un jeune homme appelé Saul. Ils lapidaient Etienne, qui priait […] ; et Saul consentait à sa mort" (7/58 b – 8/1 a).
   L'interpolation est détectable, car, comme l'observe Alfred Loisy, "le pauvre Etienne semble avoir été lapidé deux fois". La manœuvre consiste à introduire un Saul "jeune homme" dans le récit, car, à travers tous les textes qui se rapportent à Paul, il apparaît de manière flagrante que celui-ci n'a pas connu Jésus de son vivant.
   Un second cas d'interpolation a été découvert par Wendt, entre :
   - Actes 8/4 :
   "Ceux donc qui avaient été dispersés, allaient çà et là, annonçant la parole :
   - et Actes 11/19 :
   "Ceux donc qui avaient été dispersés par la tribulation qui arriva à l'occasion d'Etienne, passèrent jusqu'à Phénicie, et à Chypre, et à Antioche, n'annonçant la parole à personne, si ce n'est à des Juifs seulement"
   Cette interpolation - que nous ne pouvons reproduire ici à cause de sa longueur - a pour but de concilier Juifs et goïm dans leurs rapports avec la loi de Moïse, en particulier avec la circoncision. (Op. cit. 200-1)
 
  Nous dirons : Il semble que Paul se soit emparé de ce récit de Etienne pour sa bonne cause. Pour preuve, et selon les commentateurs coraniques, historiens et chercheurs :
   "Et parmi ceux qui crurent au Messie (sur lui la Paix !) et le déclarèrent véridique, existait parmi les gens de Damas un dénommé : Dinan[7]. Il se tenait caché dans une grotte, à l'intérieur de la "Porte de l'Est" (prêt de l'Eglise du"crucifié)". Par peur de Paul, le juif qui était un homme injuste, inique, inamical envers le Messie. Lorsqu'il était venu avec lui, il avait rasé la tête de son neveu qui avait cru au Messie. (De même,) il l'avait fait circulé dans la ville, et enfin, le lapida jusqu'à ce qu'il mourut (que  Dieu lui fasse miséricorde !)... Quand Paul entendit que le Messie (sur lui la Paix !) se dirigeait vers Damas, il prépara ses mulets et sortit pour le tuer. Il le rencontra auprès d'un groupe. Lorsqu'il fit face aux compagnons du Messie; vint alors à lui un ange, qui frappa  son  visage avec l'extrémité de son aile et le rendit aveugle. Lorsqu'il vit cela, vint en lui [le désir] de déclarer véridique le Messie. Il vint à lui, et s'excusa de ce qu'il avait fait. Il (le Messie) crut en lui et accepta de lui. Il lui demanda d'imposer ses mains sur ses yeux, pour que Dieu lui rende sa vue. Il (lui) dit: "Va chez Dinan[8], au coin du marché rectangulaire de l'est, chez toi à Damas ; il priera pour toi". Il vint à lui,pria (pour lui) et sa vue lui revint. Paul améliora sa foi au Messie (sur lui la Paix !) ; qu'il était l'esclave de Dieu, Son messager (comparer : Bible. Actes : 9:22)...
   Conclusion : Il apparaît que bon nombre de récits rapportés dans les Actes datent non du temps après le Messie, mais plutôt de son vivant. Ex.: le récit d'Etienne.
   Deuxième récit : Visite à Antioche (13/1).
   Toujours dans « Actes », nous trouvons : Et c’est à Antioche que, pour la première fois, le nom de « chrétiens » fut donné aux disciples. (11 26)
   Nous dirons : Au Douze fut donné le nom de « Secoureurs[9] » avec Dieu (Coran III 52), non celui de "chrétiens"[10]. Secundo : Ce récit rapporté ici dans les « Actes », s’est-il lui aussi passé après l’élévation du fils de Marie dans le Paradis, ou au temps même du fils de Marie ? Selon les gens de l’Evangile, aucun doute, après son élévation. Pourtant cet homme au nom d’Agabus mentionné ici (11 28), semble être le même que celui de Habîb (=Agabus, même sens) le charpentier qui subira la mort, martyrisé pour la foi à Antioche. Son histoire se trouve d’ailleurs mentionné, et selon l’avis de certains commentateurs coraniques, dans le Coran (XXXVI 14 et sv.).
   Le roi de l’époque, dit-on, était un tyran. Deux envoyés du fils de Marie vinrent l’appeler à la foi. Mais il les emprisonna et les fit battre. Dieu (exalté soit-Il !)  les soutint en leur envoyant comme renfort une troisième personne. Parmi les envoyés, on trouve les noms de Thomas et Pierre, de même celui de Paul !

   Conclusion : Aurait-on substitué l’un des noms de ses envoyés du Messie à Antioche ? Si tel est le cas, le récit d’Agabus devrait se trouver dans l’Evangile même, et non dans les « Actes ». Le narrateur s’est-il trompé volontairement ? Et Paul (ou Saul) serait alors qu’un pur imposteur ! D'autant que bon nombre de gens du monde biblique le considère ou l'ont considéré de son vivant "comme un "faux-apôtres", comme un apostat", créa l'helléno-christianisme, ouvert au monde des Gentils, Sans le paulinisme, le christianisme fut demeuré une petite secte juive sans avenir". ( Le Conflit du Christianisme primitif et de la civilisation antique. Louis Rougier. Edit. Copernic, 1977). 

L'expédition punitive de Saül à Damas (9/1-2). 

   Il a bien eu lieu, mais dans des circonstances particulières n'ayant aucune relation avec le texte biblique[11]. Selon les commentateurs, historiens et chercheurs, les gens de l'Evangile  suivirent le Culte de Dieu, soit le Culte de la Soumission, pendant 81 ans ; et ceci, après l'élévation du Messie dans le Paradis divin. Ils priaient vers la Direction (des Prières), jeûnaient pendant le mois de ramadan ; jusqu'au jour où éclata, entre eux et les Juifs, la guerre[12]. Parmi eux, se trouvait un homme courageux ; dont on dit, qu'il s'appelait Paul. Cet homme tuera un groupe de compagnons de Ichoua le fils de Marie (sur lui la Paix !) ; puis dira : "Si la vérité était avec Ichoua, alors nous avons (nous les Judaïsés) mécru et renié ; et le Feu (de l'Enfer) est notre devenir. Alors, nous perdrons notre droit, si eux, entrent au Paradis ; et, si nous, nous entrons dans le Feu ! Certes, je vais entrer parmi eux, pour les égarer (et) pour qu'ils entrent (eux) dans le Feu " Il avait, dit-on encore, une jument dénommée"l'aigle".
   (Paul) fit alors apparaître son repentir, et mit sur sa tête de la terre ; puis, dit aux gens nazaréniens : "Je suis Paul, votre ennemi ; et, du ciel, on m'a appelé (pour me dire) qu'il n'y aura pas pour toi de repentir ; sauf, si tu te fais nazarénien" ! (Les Nazaréens) le  firent alors entrer dans une demeure de l'Eglise où il y demeura une année (entière) sans en sortir, ni de nuit ni de jour. Il y apprendra l'Evangile. Puis y sortant, il (leur) dira : "Du ciel, on m'a appelé (pour me dire), que Dieu a accepté mon repentir" Ils le déclarèrent véridique et l'aimèrent. Puis, (à lui de les quitter) pour aller à Jérusalem, et de leur laisser un vicaire (à lui, dénommé:) Nestor. Et auquel, il avait dit : "Ichoua, le fils de Marie était une divinité" Ensuite (à lui de) se diriger vers les Romaniens[13] et il leur enseigna la "théologie et la nature humaine[14]". Il (leur) dira (encore) :"Ichoua n'était pas un être pour se faire homme, ni un (être) corporel pour prendre un corps ; il était plutôt un fils de Dieu" Il enseigna (ceci) à un homme, dénommé, dit-on : Jacob. Enfin, il appela un homme, dont on dit de lui, qu'il s'appelait Melkite ; et, il (lui) dit : "Certes,la divinité n'a jamais cessé (d'être) et Ichoua est pour toujours..."
   Lorsque celui-ci vit que sa crédibilité était bien établie auprès (de ces gens-là) ; il les appela séparément et dit à chacun  d'entre-eux : "Tu es mon homme de confiance ; et, j'ai vu le Messie dans le sommeil et (à lui) de m'agréer" Il dit encore : "Certes,demain, je vais sacrifier mon âme pour que par elle, (je me rapproche du Seigneur) ! Invitez-donc les gens de votre secte[15]" Il entra alors dans le Lieu des Sacrifices et se sacrifia. Lorsque le troisième jour arriva, chacun (de ses disciples) invita les gens de leur secte. Ils suivirent ainsi chacun un groupe déterminé. C'est alors, qu'ils s'entretuèrent, se déchirèrent ; ceci, jusqu'à ce jour où nous vivons. L'ensemble du monde nazarénien est donc issue de l'une de ces trois sectes. Et, ce fut là, dit-on encore ; la cause de leur associationnisme (Coran V.14 et commentaires.). 

   Autre variante :

   Selon d'autres variantes, les Juifs étaient dirigés, à l’époque, par un roi du nom de Saul[16] (Paul). La poursuite de ces gens de l’Évangile s’étendit jusqu’à Damas. Là, les disciples du fils de Marie (sur lui la Paix !) réussirent à échapper à leurs poursuivants en se cachant dans les montagnes et les grottes, etc.
   Paul comprit alors qu’il ne pouvait rien faire contre ces gens-là. Bien plus, ce qu’ils professaient, ne risquaient-ils pas un jour où l’autre de se propager d’avantage ? Pire, d’être une menace pour les gens se réclamant de sa religion ? D’un commun accord avec ses troupes, il arrêta la guerre. Il proposa à ses troupes un nouveau plan : se rendre, lui Paul, à ces gens-là pour mieux les combattre cette fois de l’intérieur, soit, en se dissimulant parmi eux[17] !
   Avec, et comme le récit ci-joint, un prétendu habit de pénitent, il se livra donc aux disciples du fils de Marie. En présence de leurs chefs, il prétendit agir conformément aux ordres divins ! Les suivants du fils de Marie (sur lui la Paix !) le crurent sur parole, lui pardonnèrent son passé, l’aimèrent et lui donnèrent même un endroit pour y demeurer. Il s’y enfermera pour mieux, toujours selon lui, y étudier l’Evangile et se livrer à l’adoration.
   Il invitera, et surtout arrivera au cours de cette (soi-disant) étude studieuse, à faire changer la direction de leurs prières, à leur faire manger de tout, etc. L’étude achevée, il se choisira trois disciples dévoués : Jacob, Nestor et Malchus. A chacun d’entre eux, il apprendra une doctrine particulière et inconnue jusqu’alors.

   • Au premier, il lui apprit ainsi que le Messie était le fils de la Divinité Suprême (Coran V 17) ! Pourtant le fils de Marie ne dit jamais : « Je suis le fils d’un tel », puisqu’il est et n’était le fils d’aucun père, ni charnel ni spirituel. Sa descendance n’était que du côté maternelle. Il n’était ni un juif, soit un descendant de Juda, ni un descendant de David, le prophète, ni un fils de l’homme soit un descendant direct d’Adam, puisqu’il fut écrit pour lui, qu’il soit créé dans le sein de sa mère sans l’intervention d’une semence mâle. Selon Sarwat : « L’époux de Marie resta inconnu au cours du 1er siècle, et Jésus était appelé d’après le nom de sa mère : le fils de Maria ». Durant des siècles, dans l’Orient arabe, Jésus ne fut connu que par ce vocable, comme l’atteste encore le Coran au début du VIIème siècle. » (Op. cité. t. II. p. 150). (Bible. Mc. 6:3).   
   • Au second, que le Messie, c’est Dieu Lui-même (Coran V 17) !
   • Enfin au troisième, il lui apprit le Trithéisme ou le prétendu mystère de la Trinité et de l'Incarnation (Coran IV 171-172) !

   Un quatrième présent[18] en entendant ce vers quoi il appelait les gens, s’opposera violemment à lui. Lui, rappelant que ce n’était pas là l’enseignement laissé par le fils de Marie. Paul en colère invitera alors ses trois disciples à s’emparer de cet homme dangereux pour le tuer ! Celui-ci toutefois réussi à s’enfuir. Ayant retrouvé les siens, il les mettra en garde contre Paul, ses disciples et ses nouvelles croyances.
   Paul finalement rentrera à Jérusalem, et invitera ses disciples à en faire autant. Son but, selon lui, s’y sacrifier pour s’approcher ainsi un peu plus de la Divinité Suprême ! Tel était, selon lui, le souhait de son divin Créateur !
   Comme promit, il se rendit à Jérusalem, et se sacrifia lui-même au Lieu des Sacrifices. Ses disciples étant tous venus avec leurs propres disciples, ne pourront constater que les faits. C’est alors qu’ils se disputèrent entre eux sur la personnalité, la nature même du fils de Marie (sur lui la Paix !). Chacun prétendant détenir la vérité. D’où cette parole divine : « Puis Nous aidâmes ceux qui crurent, contre leur ennemi ; ils devinrent triomphants. (Coran LXI 14). Et aussi : « A Ichoua fils de Marie Nous avons apporté les preuves, et l’avons fortifié par l’esprit de sainteté (l’ange Gabriel). Et si Dieu avait voulu, les gens qui vinrent après eux ne se seraient pas entretués, après que les preuves leur furent venues ; mais ils se mirent à disputer : tel des leurs crut, et tel autre mécrut. Si Dieu avait voulu, ils ne seraient pas entretués ; mais Dieu fait ce qu’Il veut. » (Coran II 283). De même : « Puis Nous aidâmes ceux qui crurent, contre leur ennemi ; ils devinrent triomphants. (Coran LXI 14). 

Apparitions de Paul. 

   Il existe dans ce débat plusieurs possibilités : 

   1°) Point de vue général et évangélique. Celui-ci fait son apparition vers l'an 36.
   2°) celui des gens de la Thora. A travers la légende juive, celui-ci apparaît 30 ans après la "pendaison" du Messie. Soit, vers l'an 63[19].
   3°) celui de l'Islam traditionnel. Selon une variante, celui-ci apparaît vers l'an 114. 

   Dans les milieux bibliques, on reconnaît volontiers des anomalies : En raison de toutes les anomalies ci-dessus répertoriées, l'authenticité des Actes des apôtres est fortement sujette à caution. Comme l'exprime l'ex-prêtre Alfred Loisy, le "travestissement perpétuel" du texte en fait un "document détestable", un "livre frelaté" qui ne peut être utilisé en référence qu'avec la plus grande circonspection[20]. L'exégèse chrétienne situe l'œuvre entre 60[21] et 90 de notre ère ; mais la critique indépendante la repousse au-delà de l'an 130. Van den Bergh (Premiers écrits du christianisme, 1930) pense même qu'elle est postérieure à 150. Cette opinion rejoint celle du soviétique I. Lenzman, et correspond à celles de Paul-Louis Couchoud et Robert Stahl. Ceux-ci, en se fondant sur des statistiques, ont déterminé la rédaction des Actes par deux auteurs principaux[22] :
   Le premier auteur (premier en date, second dans l'ordre du livre) est celui qui a raconté les voyages de Paul. Son récit ferme et précis, qui sent la mer et l'embrun, montre une exacte connaissance du levant grec.
   L'autre (second en date, premier dans le livre) a décrit en style biblique de convention et ordonné autour de Pierre le tableau plus édifiant que vrai des origines de l'Eglise. Il a surchargé  aussi l'histoire de Paul de retouche hagiographiques. (Op. cit. p 204).

   Conclusion : Avec un "livre frelaré", des anomalies sans nombre, cet homme semble apparaître vers le IIe siècle. Tel n'est pas le cas toutefois d'autres gens portant le même nom. 

Paul était-il malade ? 

   Selon certains chercheurs et historiens, Paul était un homme épileptique. Pour appuyer ceci, on se réfère à : Bible. Galates : 4.13.14 ; II.Cor, 12.7. Soit est un homme malade, possédé du diable banni, des démons… D'autres contestent ces faits. Conclusion : Pareil individu est suspect et ne peut être une source de référence. Un homme qui ne connaît rien, de près ou de loin, de la vie du Messie (sur lui la Paix !) peut-il prétendre parler de lui. Et Dieu est plus Savant ! (à suivre...)

 Que le Seigneur des mondes nous guide tous dans ce qu'Il aime et agrée !


[1] Le Créateur des cieux et de la terre est donc la seule et véritable divinité qu’on adore et qu’on se doit d’adorer véritablement.
[2] En langue arabe, Allah. En hébreu, ïl. Nom divin, il est employé couramment pour les gens de l’Evangile de langue arabe. En français, le terme Dieu est compris généralement, non comme un Nom divin, mais plutôt comme signifiant l’Etre-Suprême, le Créateur et Maître de l’Univers.
[3] Formules d’eulogies comme : que Dieu prie sur lui, l’agrée, lui fasse miséricorde, etc., formules propres à  l’Islam traditionnel. Les exégètes interprètent la « prière » divine comme étant un octroi de Sa miséricorde et la « prière » angélique comme une demande de pardon pour les créatures.
[4] Soit : Ahmad-Mohammad, fils d’Abd Allah, (...) fils d’Ismaël, fils d’Abraham  (sur eux la Paix !). Pour l’Islam traditionnel, il est le Sceau de la Prophétie, le Sceau des prophètes et messagers divins.
[5] Ces pages ne font pas parties de l'Evangile original. C'est une sorte de récit historique que les gens de l'Evangile ajouterons à leurs Textes officiels ou canoniques.
[6] Voir aussi l'ouvrage consacré à Paul, de Pierre Ambelain.
[7] Ananias. Comparer : Bible. Actes : 6/8-15 ; 7/1.53 ; 8/1.3.
[8] Actes : Ananias. 9/8-18.
[9] Ou Nazaréniens (même sens).  Selon Sarwat : « ... Jésus le Nazarénien (Mc. 1:24 ; 10:47 ; 16:6 ; Lc. 4:34 ; 24:19). Nazarenos est une transcription de l’adjectif araméen nasraya, en arabe nasriyy ou nasrân. Ce terme peut dériver du nom de la ville de Nasrath. (...) Par ailleurs, le nom Nasrath (Nazareth) est dérivé de l’ancien araméen nasara (...), terme qui veut dire secourir celui qui subit l’injustice, soutenir, protéger, sauver. Nazarénien est dérivé de la même racine ; (...) Les textes, en effet, mentionnent Jésus le Nazôréen. Nazarénien et Nazôréen sont donc deux transcriptions courantes du même mot. Le Nazarénien, partant, est ou bien celui dont la patrie est Nazareth, ou bien celui qui fait quelque chose pour les autres, celui qui aide, protège, sauve. Ce dernier sens est aussi le sens du nom égypto-arabo-araméen de Jésus / ‘Isa. Il s’ensuit que le terme « Nazaréniens », au pluriel, a de même un double sens : il peut désigner, tout d’abord, ceux qui sont originaires de Nazareth, mais il signifie aussi ceux qui ont soutenu et protégé Jésus. » (Op. cité. p. 121-122).
[10] Homme inconnu. Selon Pierre Boistier : Il est tout de même surprenant qu'au milieu du IIe siècle de notre ère, ni l'évêque Papias, ni Justin martyr n'aient écrit le moindre mot sur Paul ; ils semblent avoir ignoré jusqu'à son nom. D'ailleurs, c'est explicitement aux douze apôtres - et non à Paul - que saint Justin attribue l'évangélisation des gentils (Apologie, 39 et 45 ; Dialogue, 42 et 53)… Mais passons outre ! (Op. cit. p 194). Ce point de vue rejoint celui de l'Islam traditionnel.
[11] Le soit-disant livre des Actes de Pierre et Paul ne peut être sources de référence pour nous.
[12] Un conflit armé.
[13] Les Roum ou Byzantins.
[14] soit le monophysisme et le biphysisme; c'est-à-dire les prétendues natures : l'une divine, l'autre humaine en Ichoua, le Messie ! Ce sont les Grecs qui prendront la théologie et la répandront parmi les gens de l'Evangile. Les latins (ou Italiens) étaient gens connus pour leurs disputes sur la "nature" de Dieu. Les Philosophes s'entre-déchiraient perpétuellement.
[15] Groupe qui deviendra plus tard : secte.
[16] Selon certains chercheurs et historiens, Paul serait bien en fait un homme de sang royal et iduméen de naissance. Soit : un Fils d’Esaü. Avait un frère du nom de Costobare, qu'ils étaient  princes de la famille des Hérode. (Voir l'étude de P. Ambelain sans son ouvrage sur Paul).
[17] La ruse n’est-elle pas une loi de la guerre ?
[18] Dans ce récit tragique, l’homme qui osera s’opposer à Paul et ses disciples, ne serait-ce pas Barnabé ? Celui-là même cité dans l’Evangile portant son nom ? Mais le monde de l’Evangile donnera sa préférence pour Paul et ses prétendus courriers aux gens de l'Evangile d'Europe, d'Asie et d'ailleurs. La suite, nous la connaissons tous. Chaque disciple, après la mort de Paul, essaiera d’imposer à toute la communauté biblique son point de vue. Avec [ou sans] la force. Des rivalités, des guerres terribles et atroces éclateront de toute part, et ceci d’un bout à l’autre de la Méditerranée. Même les Etats, les gouvernements en place seront concernés… Le sang ne cessera de couler au sein du monde évangélique. Et ceci jusqu’à nos jours. Guerres fratricides, guerres aussi sans merci avec le monde de la Thora. Chacun rejetant la faute sur l’autre…
   Notons enfin, et contrairement à l’idée reçue, le Catholicisme n’est pas une religion et le Protestantisme une autre religion. Tous deux appartiennent à une même et seule religion : le Christianisme ou la Chrétienté. Et de plus, tous deux se réclament de la même Bible. Tous s’écarteront de vrai Monothéisme. C’est à eux que s’adressa notamment la parole divine (Coran LVII 27) Dans le passé, ils se sont combattus, et surtout se combattent toujours. Sans doute était-ce là le rêve de Paul. A savoir, que les gens, après lui, s’entre-tuent et ceci jusqu'à la fin des temps. Toujours est-il que ces guerres dites de la ‘religion chrétienne’, de la ‘chrétienté’, laisseront des traces, des plaies ouvertes d’un bout à l’autre de l’Europe et du monde…
[19] Voir ce qui suit, rapporté de l'ouvrage : "Jésus raconté par les Juifs".
[20] N.T.: D'après Georges Ory (C.C.E.R. n° 137/1984), "les Actes se sont inspirés du roman juif Joseph et Aseneth", ou ont puisé aux mêmes soucres (voir le compte rendu de Ménard sur les rapprochements effectués par Burchard. Revue de l'Histoire des Religions, oct. 1972, p. 202-3).
[21] Semble se rattacher au point de vue toranique, de la légende juive.
[22] Pour de plus amples détails voir : "Jésus anatomie d'un mythe". P. Boistier. Ed. A l'Orient.


Point de divinité, de dieu que Dieu !
« Vulnerant omnes, ultima necat. »
Nous ne le dirons jamais assez.
Explicit totus liber.

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28/10/06 .

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