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Etudes

Vie et oeuvre du Messie.

Selon les Écritures.

L’Évangile de Barnabé.

Quatrième partie.

Ichoua (sur lui la Paix !). Sa vie son œuvre.
L’influence de Paul sur les gens de l’Évangile.
Divisions. Apparition du Christianisme.
Ce que cache les gens de la Bible.


Au nom de DIEU, Hachem, Allaha !
Le TOUT-MISÉRICORDIEUX, le TRÈS-MISÉRICORDIEUX !
Louange à Allah, Seigneur des mondes, Prière et Paix sur Ses messagers et Ses prophètes, et sur tous ceux qui suivent Sa guidée !


Ichoua le fils de Marie (sur lui la Paix !).

Vie et œuvre du Messie, fils de Marie. 

   Les enseignements de Jésus[1]

   1- Naissance de Jésus[2]

   Jésus est né un 26 septembre de l’an évangélique[3] non un 25 décembre[4], tel que le forgèrent les chrétiens d’après les croyances populaires originaires de Nemrod (d’après le travail et les recherches faites à partir de l’Évangile de Luc, du docteur Farrar de la « Watch Tower Bible and Truck Society », ainsi que par le calcul du calendrier juif et islamique).
   Il fut circoncis[5] à l’âge de huit jours (Bible. Luc 2:21) et lorsque la Vierge Marie se fut purifiée après quarante jours, un sacrifice fut offert en son nom, au temple suivant la loi juive (Bible. Luc 2:22-24). 

   2) - Période : 29-33

   Jésus commence à prêcher à l’âge d’environ trente ans (Bible. Luc 3:23).
   Il se rendit au Temple[6] de Jérusalem et fit son possible pour retirer les mauvaises pratiques qui s’étaient développées au sein de la religion juive et fit l’effort pour ramener les brebis égarées dans le droit chemin (Bible. Matthieu 21:12-I3, Marc 2:15-18, Luc 19:45-46, Jean 2:13-16).
   Jésus se rendit à travers la Galilée[7], jusqu’en Judée[8], pendant trois ans, pour enseigner aux Juifs (Bible. Matthieu 74:23). Jésus ne prôna pas un schisme[9] ou une religion différente de celle des Juifs. Ses enseignements étaient simplement la continuité de la Foi[10] juive[11], mais dans sa forme correcte et originale. Ce qu’il affirme absolument en ces termes[12]:
   «  Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes ; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir ». (Bible. Matthieu 5:17).
   Jésus et tous ceux qui le suivaient étant Juifs[13] par naissance, parlaient uniquement dans leur langue maternelle : c’est-à-dire l’hébreu[14].
   Ainsi, tout ce qu’il dit, prophétisa et fit, fut recueilli en hébreu car Jésus n’était venu pour enseigner personne si ce n’est les juifs (Bible. Actes 10:36 et 11:19 ; Matthieu 15:24).
   De ces récits bibliques, il semble évident que Jésus, non seulement enseigna la loi juive, mais vécut également la vie d’un prêcheur juif (Bible. Matthieu 10:5-7).
   L’Évangile[15] divin révélé à Jésus par l’ange Gabriel et dicté par lui durant sa vie n’a pu être qu’en hébreu, étant destiné à corriger les falsifications survenues à la « Thora » de Moïse, elle aussi en langue hébraïque.
   Ainsi, l’Évangile fut répandu dans le seul but de guider les Israélites, dont la langue était l’hébreu. Le fait que ce message de Jésus dicté et enregistré durant sa vie, fut divin est prouvé par la Bible :
   « Car je n’ai point parlé de moi-même ; mais le Père, qui m’a envoyé, m’a prescrit lui-même ce que je dois dire et annoncer » (Bible. Jean 12:49).
   « Celui qui ne m’aime pas ne garde point mes paroles. Et la parole que vous entendez n’est pas de moi, mais du Père qui m’a envoyé » (Bible. Jean 14:24). 

   3) - Jésus est élevé au ciel

   Jésus, à l’âge de 33 ans environ, fut élevé avec son corps[16] jusqu’au Paradis, tandis qu’il se trouvait en présence de témoins (Bible. Actes 1:9).
   Durant sa vie sur terre, il avait regroupé derrière lui une suite de 120 personnes, dont la totalité était Juive.
   Jésus ne donna pas à ceux qui le suivirent le nom de chrétiens[17]. Ses disciples furent les Juifs.

   4) - La connaissance de la venue de Jésus

   La plupart des juifs semblaient ignorer la venue[18] de Jésus, ce qui est clair d’après les passages suivants de la Bible, où l’on voit Jean, le prédécesseur de Jésus questionné par eux :
   « Voici le témoignage de Jean, lorsque les Juifs envoyèrent de Jérusalem, des sacrificateurs et des Lévites, pour lui demander : Toi, qui es-tu ? Il affirma qu’il n’était pas le Christ[19].  Et ils lui demandèrent quoi donc ? Es-tu Elie ? et il dit : je ne le suis point.  Es-tu le Prophète[20] ? Et il répondit : non. »  (Bible. Jean 1:19-21). [Explicit]

   Conclusion : Il apparaît, selon les Textes bibliques, que l'on connaîtra peu de choses sur Marie, ses parents et l'enfance de son fils. Il existe bien des textes dit apocryphes, mais les informations qu'on y trouve manque souvent de clarté et de réalisme. Les gens de l'Evangile passent ainsi rapidement d'une époque à une autre. De la naissance du Messie à sa mission prophétique. Cette approche semble être la même qu'ont les gens de la Thora vis à vis de leurs Prophètes. Pour preuve : 
   "Klausner note que cette approche est très caractéristique de la tradition juive. Les Juifs ne s'intéressent à leurs grands hommes qu'à partir du moment où ils se révèlent sur le théâtre de l'histoire. Avant, ce sont des individus comme les autres. On n'éprouve aucun besoin de décrire leurs faits et gestes. Tout au plus leur naissance est-elle relatée. C'est le cas de Moïse. On raconte longuement da naissance et puis on l'abandonne pour le retrouver à l'âge mûr, à l'instant où sa vie rencontre celle de son peuple. C'est le cas des Prophètes. On ignore tout d'Isaïe avant qu'il ne porte ses jugements sur les guerres contemporaines. On ne connaît rien de Jérémie, d'Ezéchiel, d'Ezra, de Néhémie, ou encore de Hillel le sage, contemporain de Jésus.
   L'histoire d'Israël est faite ainsi. C'est l'histoire de l'intervention divine dans l'aventure humaine. Tout ce qui relève de la vie privée, intime, familiale n'a aucune importance. (Jésus rendu aux siens Salomon Malka. Edit. Albin Michel).
   Ainsi donc, on relate la naissance du Messie, puis on l'abandonne pour le retrouver à l'âge mûr, à l'instant où sa vie rencontre celle de son peuple. Tel n'est pas le cas du Prophète de l'Islam et de ses Compagnons. Chaque moment de sa vie, de leur vie, intéresse le lecteur. Et tout cela peut se retrouver à travers de nombreux ouvrages... (à suivre)

   Que le Seigneur des mondes nous guide tous dans ce qu'Il aime et agrée !


[1] Étude faite selon la Bible, et uniquement à partir de documents et Écritures actuellement aux mains des Églises.
[2] Il semble que les gens de l’Evangile ont mis beaucoup de temps avant de célébrer celle-ci à une date fixe. Notons que certaines Églises refusent absolument de célébrer la naissance du fils de Marie (sur lui la Paix !).
[3] Selon les T.J., (leur propre étude) : Mais alors, quand Jésus est-il né ? Tout porte à croire que ce fut durant les premiers jours d’octobre. Le prophète Daniel avait annoncé que le Messie (le Christ) apparaîtrait au début d’une “semaine” de sept ans, et qu’il serait “retranché” à la moitié de cette “semaine”, soit au bout de 3 ans et demi, à sa mort sacrificielle (Daniel 9:24-27). Jésus avait ‘environ 30 ans’ quand il a commencé son ministère en tant que Christ. Il avait donc 33 ans et demi quand il est mort, vers le début du mois d’avril, le jour de la Pâque (Luc 3:21-23; Matthieu 26:2). Il aurait eu environ 34 ans six mois plus tard en octobre. Il est donc évident qu’il n’est pas né en décembre !
De même : Époque de sa naissance, durée de son ministère. Jésus naquit vraisemblablement au mois d’Éthanim (septembre-octobre) de l’an 2 av. n. è., fut baptisé à peu près à la même époque de l’an 29 de n. è. et mourut vers 15 heures, un vendredi de printemps, le 14e jour du mois de Nisan (mars-avril) 33. Ces dates ont été établies d’après les données suivantes :
Jésus naquit environ six mois après Jean (le baptiseur), son parent, pendant le règne de l’empereur romain César Auguste (31 av. n. è.–14 de n. è.), alors que Quirinius était gouverneur de Syrie (…) et que le règne d’Hérode le Grand sur la Judée touchait à sa fin. — Mt 2:1, 13, 20-22 ; Lc 1:24-31, 36 ; 2:1, 2, 7.
   Rien n’indique qu’il soit né en hiver. La date du 25 décembre, couramment acceptée comme celle de la naissance de Jésus, est donc dépourvue de fondement biblique. Comme de nombreux ouvrages de référence le montrent, cette date correspond à celle d’une fête païenne. Le bibliste jésuite Urbanus Holzmeister écrivit à propos de l’origine de la fête du 25 décembre : “ Il est communément admis aujourd’hui qu’on a fait coïncider la célébration du 25 décembre avec la fête que les païens célébraient ce jour-là. Denys Petau [jésuite français, 1583-1652] a déjà fait remarquer avec justesse que le 25 décembre on fêtait ‘ la naissance du soleil invaincu ’.
   “ Les témoignages relatifs à cette fête sont : a) Le Calendrier de Furius Dionysius Filocalus, qui date de l’année 354 [de n. è.], dans lequel il est écrit : ‘ 25 décembre, la n(aissance) du (soleil) invaincu.’ b) Le calendrier de l’astrologue Antiochus (établi vers l’an 200 [de n. è.]) : ‘ Mois de décembre [...] 25 [...]. La naissance du soleil ; les jours augmentent. ’ c) César Julien [Julien l’Apostat, empereur, 361-363 de n. è.] recommandait les jeux célébrés à la fin de l’année en l’honneur du soleil, qui était appelé ‘ le soleil invaincu ’. ” — Chronologia vitae Christi (Chronologie de la vie du Christ), Pontificium Institutum Biblicum, Rome, 1933, p. 46.
   La preuve la plus évidente que Jésus n’est pas né le 25 décembre réside peut-être dans le fait, biblique, que les bergers étaient dans les champs en train de garder leurs troupeaux cette nuit-là (Lc 2:8, 12). La saison des pluies commençait dès le mois de Boul (octobre-novembre), en automne (Dt 11:14), et le soir on mettait les troupeaux à l’abri. En Kislev, le mois suivant (le neuvième mois du calendrier juif, novembre-décembre), il faisait froid et il pleuvait (Jr 36:22 ; Ezr 10:9, 13), et Tébeth (décembre-janvier) enregistrait les températures les plus basses de l’année, les hauteurs se recouvrant parfois de neige. La présence nocturne des bergers dans les champs s’accorde donc avec les faits désignant le mois d’Éthanim, au début de l’automne, comme l’époque de la naissance de Jésus.
   Par ailleurs, il aurait été tout à fait improbable que l’empereur romain choisisse un tel mois d’hiver pluvieux pour demander à ses sujets juifs (souvent rebelles) de se rendre “ chacun dans sa propre ville ” dans le but de se faire enregistrer ; cela aussi infirme la thèse du mois de décembre. — Lc 2:1-3 ; voir aussi Mt 24:20…
   Nous dirons : On voit dans les études faites autour de ce sujet brûlant, que les gens de l'Évangile ont mis beaucoup de temps avant de déclarer le 25 décembre [ou 6 janvier, selon les calendriers], jour officiel d'anniversaire du Messie. Tout pense à croire que, pour nous, le jour de sa naissance sera le 10 du premier mois lunaire, appelé en arabe, mouharram. Également, le jour d'Achoura. De même, c'est en ce jour qu'il sera élevé au Paradis. Et Dieu est plus Savant !
   Le plus surprenant peut-être dans cette histoire, c'est que pour bon nombre de gens de la Bible, le Messie est plus qu'un homme, un prophète : c'est un dieu, un fils de Dieu ou Dieu Lui-même ! Et chacun, parmi les gens de la Bible, connaît le jour de l'anniversaire de son père, de sa mère, de son aïeul, de son roi, de son chef de travail, de son président, etc., mais nullement celui de son dieu ? Comment dire après cela que le Christianisme est la religion véritable du Seigneur de l'Univers ?
[4] C'est pour cela qu'un croyant, soumis, ne peut participer, de près ou de loin, aux festivités de Noël. On respecte les gens de l'Evangile, mais on se garde de participer à leurs fêtes religieuses.
[5] Contrairement à l’enseignement biblique, et nous le verrons plus loin, le fils de Marie naquit comme d’autres prophètes circoncis de naissance. Le livre dit de l’Evangile selon Luc, comme l’ensemble des Ecritures bibliques, n’est pas une référence pour nous. Car, comme d’autres Ecritures, il a subit de nombreuses modifications, transformations, censures, etc.
[6] Le Temple de Salomon. Pour nous, la lointaine Mosquée, laquelle se trouve mentionnée dans le Coran XVII 1. Lors de son voyage nocturne, le Prophète y fera la prière en compagnie des Prophètes (sur eux la Paix !).
[7] Selon les gens de la Bible : Galilée, région du Nord de la Palestine, entre le lac de Tibériade et la Méditerranée, aujourd'hui dans l’État d’Israël. Jésus y passa sa jeunesse et une partie de sa vie publique. Villes principales : Capharnaüm, Nazareth, Naïm, Magdala. (Op. cit.). Villes que l'on retrouve dans la Bible.
[8] Voir jusqu’à Damas et d'autres endroits encore.
[9] Schisme.  Séparation amenant la rupture de l’unité des fidèles, dans une religion. Ceci apparaîtra en Islam après les pieux Vicaires : Aboû Bakr, 'Omar fils de Khattab, Othman et Ali (que Dieu les agrées !). 2. Selon le dogme catholique : séparation, au sein d’une religion, d’une partie des fidèles qui reconnaissent une autre autorité. Les principaux schismes de l’Église catholique sont : celui des donatistes au IVe s. ; le schisme d’Orient, au XIe s., provoqué par les désaccords qui opposaient, dès le IVe s., le clergé byzantin au clergé romain ; le grand schisme d’Occident, qui divisa l’Église de 1378 à 1417 et donna lieu à l’élection de papes siégeant simultanément à Rome et à Avignon. Ce schisme se termina, lors du concile de Constance (1414-1418), par la reconnaissance de Martin V comme seul pape (1417)
[10] Nous dirons la foi traditionnelle : Croire en Dieu, en Ses anges, Ses livres divins, en Ses prophètes, Le Feu et le Paradis, la prédestination…
[11] Judaïsme-Juif, (latin judaeus, de Judée)  Selon les gens de la Bible : 1. Descendant des anciens Hébreux. (Originaires de Palestine, les Juifs forment un peuple qui, bien qu’ayant été dispersé dans de nombreux pays au cours des siècles, a conservé son unité grâce au lien religieux.). 2. Adepte de la religion et des traditions judaïques. 3. (Avec une majuscule). Personne appartenant à la communauté israélite, au peuple juif. 4. Depuis le retour de l’exil l’appellation les Juifs désignent les membres du peuple d’Israël. Leur religion est le Judaïsme (Gal. 1.13). Les païens convertis au Judaïsme étaient appelés prosélytes (voir Mt. 23. 15), et les sympathisants adorateurs de Dieu ou ceux qui craignent Dieu (Ac. 13. 16). En Gal. 2.13 l’appellation les Juifs est appliquée à des chrétiens d’origine juive. Dans l’Évangile selon Jean la même appellation désigne souvent les autorités civiles ou religieuses du peuple juif. (V. Bible .TOB). On a dit également que ce vocable était naguère un vocable élogieux, ceci jusqu’à la venue du prophète Ichoua fils de Marie (sur lui la Paix !). Après lui, il est devenu un vocable péjoratif dans la bouche des gens.
   Question : Peuple du pays (de la terre). Selon une étude biblique : Cette expression (héb. : `am ha´arèts, ainsi que ses formes plurielles) apparaît 75 fois dans le texte hébreu. Aux jours de Jésus, les chefs religieux l’utilisaient avec une connotation de mépris, mais à l’origine elle n’était pas péjorative.
…Après l’Exil, Ezra et Nehémia condamnèrent la pratique mauvaise des rapatriés qui se mêlaient avec “les peuples du (des) pays”, épousant leurs femmes, les laissant faire du commerce dans la ville le jour du sabbat et apprenant leurs pratiques détestables (Ezr 9:11 ; 10:2, 11 ; Ne 10:28, 31). Ici, l’expression désignait les peuples voisins non israélites dont Ezra 9:1, 2 donne la liste ; la raison pour laquelle il fallait se séparer d’eux ne tenait pas à une quelconque infériorité sociale ou économique de leur part, mais à la loi de Dieu qui exigeait la pureté du culte. — Ne 10:28-30.
   Un terme de mépris. Avec le temps, toutefois, les chefs religieux de Juda commencèrent à utiliser ce terme pour parler des personnes, juives ou non, qui n’avaient pas de connaissance de la Loi, et plus particulièrement de celles qui étaient ignorantes ou qui n’observaient pas au détail près la kyrielle de traditions rabbiniques qui avaient fait leur apparition (Mt 15:1, 2). Le terme s’était chargé du mépris qui ressort par exemple de ces propos des Pharisiens en Jean 7:49 : “ Cette foule qui ne connaît pas la Loi, ce sont des maudits. ” Un certain rabbin Josua a dit qu’un `am ha´arèts est “quelqu’un qui ne porte pas de tephillin [phylactères]”. Voici d’autres déclarations de rabbins au sujet de ces gens qui n’observaient par les traditions juives : “ Si quelqu’un n’a pas servi les disciples du sage, il est un `am ha-arèz, même s’il a appris l’Écriture et la Mishna. ” (Talmud de Babylone, Berakhot 47b). “ L’ignorant [`am ha´arèts] n’est pas pieux. ” (Talmud de Babylone, Avot 2:5). “Les illettrés ne seront pas ressuscités.” (Talmud de Babylone, Ketoubot 111b) (voir Mt 9:11 ;  Lc 15:2 ; 18:11). En revanche, Jésus déclara qu’il était “venu appeler [...] des pécheurs”, et il témoigna de l’affection aux personnes qui étaient “dépouillées et éparpillées comme des brebis sans berger”. — Mt 9:13, 36.
   En définitive, le sens de `am ha´arèts a changé : de respectueux au début, il est devenu un mot d’opprobre religieux, tout comme a évolué le terme latin paganus d’où vient le mot français “païen”. En effet, à l’origine, “païen” signifiait simplement habitant d’un village rural ; mais, étant donné que les gens de la campagne, les paysans, étaient souvent les derniers à se convertir, le mot en vint à évoquer dans la bouche des citadins tous ceux qui n’adoptaient pas les croyances chrétiennes qu’eux-mêmes professaient. (Explicit).
   Notons que le Judaïsme apparut sur terre après la révélation de la Thora. Quant à Adam, Noé, Abraham, Ismaël, Isaac, Jacob et ses Douze enfants, Moïse, Aaron (Haroun), etc., tous, sans exception, professaient comme religion, la Soumission (ou l’Islam). Ce serait les faire mentir que d’affirmer et soutenir le contraire. Quant au peuple hébreu, il apparut sur terre avec le prophète Ya'cob (Jacob) et ses douze enfants, lesquels formèrent les Douze Tribus d'Israël.
[12] Dans le Coran : Et comme confirmateur de ce qu'il y a devant moi du fait de la Thora, et pour vous rendre licite partie de ce qui vous était interdit. Et je suis venu à vous avec un signe de votre Seigneur. Craignez Dieu, donc, et m'obéissez ! Certes, Dieu est mon Seigneur et votre Seigneur. Adorez-Le, donc : voilà un chemin droit." (Coran III 50-51).
   On a dit : Parmi les choses interdites dans la Thora et que le Messie permit était la graisse de mouton ; tandis que la chair de mouton n'était pas interdite aux Juifs, la chair blanche et la graisse qui l'entoure, excepté la graisse qui est dans le ventre, leur étaient interdites, et il leur était très difficile de la séparer. Cette prescription existe encore aujourd'hui pour les Juifs. Tout cela, qui leur était interdit par la Thora, leur fut permis par la loi de l'Evangile. Lorsque vint notre Prophète, il permis également ce qui était permis d'après l'Evangile. Une autre interdiction de la Thora que l'Evangile abolit fut celle de pêcher le jour du sabbat. Il était défendu aux Juifs de travailler le jour de sabbat ; le Messie, d'après la loi de l'Evangile, le permit, et après lui également notre prophète, etc.
   Le fait que le Messie (sur lui la Paix !) osa toucher au repos sabbatique, c'est-à-dire au samedi, fut la cause de la colère des gens de la Synagogue contre lui. Pour eux, ce jour est sacré jusqu'à la fin des temps, et on ne saurait en aucun cas y toucher. Pour cette cause, ils voulurent sa perte, sa mort par pendaison ou pour d'autres, par crucifixion. Deuxième raison, il osa annoncer à son peuple la venue après lui d'un messager appelé Ahmad (sur lui Prière et Paix !) (Coran LXI 6. Le Paraclet)
[13] Ceci a été pendant très longtemps contesté par les gens de la Thora. Toutefois, Les documents de Qumran (Hirbat Qumran), site archéologique palestinien (Cisjordanie), sur la rive N.-O. de la mer Morte, où furent découverts les manuscrits de la mer Morte ; attestèrent, eux, le contraire.
[14] Hébreu-Hébreux, nom donné dans la Bible aux Araméens qui, sédentarisés en Syrie depuis le XIXe ou le XVIIIe s. av. J.-C. 2. Hébreu. (latin hebraeus).Langue sémitique parlée autrefois par les Hébreux, et aujourd'hui langue officielle de l'État d'Israël. 3. Hébreu de ‘abara, traverser. 4. Selon la Bible, la « vallée des Passants », en Israël sera la tombe pour Gog (Ez.. 39 11). Dans les monts Abarim ; il y aurait alors un jeu de mot entre ce nom et le mot « passants », en hébreu oberim. Quel est le premier homme qui parla l’hébreu : Éber ou Abraham (sur lui la Paix !) ? Nous savons qu’après avoir été chassé du Paradis divin, Adam aura pour langue le syriaque. Après lui, apparaîtront les langues. Pour le monde toranique sa langue sera plutôt l'hébreu, la langue sainte . Dans "Les clefs secrètes d'Israël", nous lisons : Lors de la "Création du monde" que nous appellerons plus justement par la suite "l'Alliance du Feu", Elohîm parle hébreu. Elohîm par hébreu avec Adam. Adam impose des noms hébreux à tous les animaux qui paissent, aux oiseaux du ciel, à toutes les bêtes sauvages." (A.D Grad Edit. R. Laffont. p. 28).
[15] Dans le Coran n’est mentionné que l’Evangile (au singulier) donné au fils de Marie (Coran III 3, etc.). Et non les Evangiles, au pluriel. Il sera toutefois traduit en plusieurs langues. N'oublions pas qu'à l'époque du Messie, nombreux sont ceux, parmi les Fils d'Israël, qui vivent déjà hors de leur propre Etat : Châm et Jérusalem.
[16] Corps et âme pour l’Islam traditionnel. Sans qu’il ait connu, auparavant, de mort réelle. Ce qui n'est pas l'avis de bon nombre de gens de l'Evangile dont les Témoins de Jéhovah.
[17] Dans « Actes », nous trouvons : Et c’est à Antioche que, pour la première fois, le nom de « chrétiens » fut donné aux disciples. (11 26) 2. Au Douze fut donné le nom de « Secoureurs » avec Dieu (Coran III 52). Secundo : Ce récit rapporté ici dans les « Actes », s’est-il passé après l’élévation du fils de Marie dans le Paradis, ou au temps même du fils de Marie ? Selon les gens de l’Evangile, aucun doute, après son élévation. Pourtant cet homme au nom d’Agabus mentionné ici (11 28), semble être le même que celui de Habîb (=Agabus, même sens) le charpentier qui subira la mort, martyrisé pour la foi à Antioche. Son histoire se trouve d’ailleurs mentionné, selon l’avis de certains commentateurs coraniques, dans le Coran (XXXVI 14 et sv.).
   Le roi de l’époque, dit-on, était un tyran. Deux envoyés du fils de Marie vinrent l’appeler à la foi. Mais il les emprisonna et les fit battre. Dieu (exalté soit-Il !)  les soutint en leur envoyant comme renfort une troisième personne. Parmi les envoyés, on trouve les noms de Thomas et Pierre, de même celui de Paul !
   Conclusion : Aurait-on substitué l’un des noms de ses envoyés du Messie à Antioche ? Si tel est le cas, le récit d’Agabus devrait se trouver dans l’Evangile même, et non dans les « Actes ». Le narrateur s’est trompé. Et Paul (Saul) serait qu’un pur imposteur.
   Troisièmement : Dans la terminologie biblique, «le Messie » et « le Christ » sont deux termes équivalents. Dans la terminologie coraniqe, le vocable ici « messie » signifierait toutefois : l’arpenteur. Ainsi les Douze et leurs suivants ‘arpenteront’, parcourront de long en large la Palestine et les autres régions, pour appeler notamment les Fils d’Israël et les Judaïsés à suivre le Sceau des prophètes d’Israël, le Messie Ichoua fils de Marie (sur lui la Paix !). Car ne l’oublions pas, bon nombre de Fils d’Israël vivent déjà hors de Palestine. Et Dieu est plus Savant ! Enfin, le terme "christos" dans "Jésus raconté par les Juifs", se trouve changé en "Kritot", terme qui signifie littéralement : destruction, divorce, au pluriel. (Edit. Berg International Editeurs) Autre problème Christos ou Chrêstos ? Patrik Boistier d'écrire notamment à ce sujet : De toute évidence, les mots "Chrêstos" et "chrêstianos" (au pluriel, "chrestiani") embarrassent l'Église. Dans une Apologie qui serait de 197, Tertullien aurait écrit (III) que "le mot christianus, pour autant qu'on l'interprète, provient d'onction. Mais, même quand on prononce à tort chrêstianus, comme vous le faites […], c'est de douceur et de bienveillance qu'il est composé". Ainsi donc, d'après Tertullien il faudrait admettre que la déformation de christianus en chrêtianus découlerait d'une erreur de prononciation. On comprend facilement que Tertullien cherche à tourner à son profit le phénomène linguistique connu sous le nom de iotacisme. Malheureusement pour lui, la déformation ne marche pas dans le sens à rebours qu'il cherche à nous imposer. Selon l'explication du iotacisme, c'est la lettre êta (comme dans Chrêtos) qui a tendance à se prononcer comme iota, c'est-à-dire comme un i… C'est donc Chrêstos qui, par erreur de prononciation, peut être transformé en Christos, et non le contraire ! La grande stratégie d'enchristianisation du monde gréco-romain, mise en place par l'Eglise des premiers siècles exigeait que Christos l'emportât sur Chrêstos ; mais la critique philologique justifie l'antériorité de Chrêstos sur Christos.
   Au début du IVe siècle de notre ère, le processus d'enchristianisation n'avait pas encore donné sa pleine mesure. A propos des païens, l'apologiste Lactance écrivait alors : "Ignorants de nos affaires, ils appellent Christum Chrêstum et les christianus chrêstianus" (Div. Inst. 4/7).
   Cette prétendue erreur d'appellation qu'il attribuait aux païens, Lactance aurait pu également la reprocher à l'un de ses plus célèbres devanciers. En effet, Justin martyr, l'un des plus anciens apologistes du christianisme, estimait (vers 155 de notre ère) qu'en raison de leur nom, les chrétiens étaient "les meilleurs des hommes" (Grande Apologie, 4) ; il se fondait donc sur la racine crêst et, plus d'un siècle et demi avant Lactance, était mieux placé que ce dernier pour juger à bon escient.
   De même, Clément d'Alexandrie (dans les mêmes temps que Tertullien) disait que "ceux qui croient en Christ sont et se nomment bons" (Stromates, 2/4). Il est évident que, dans cette citation, on a remplacé Chrêstos par Christos, car "Christ" voulant dire "Oint" (celui qui a reçu l'onction), le rapport avec "bons" n'existe pas !
   A ces témoignages s'ajoute celui du plus ancien manuscrit néo-testamentaire : en Actes (11/26 ; 26/28) et en I Pierre (4/16) au lieu de christianus il porte chrêstianus. L'utilisation de la lettre êta se rencontre aussi dans des épitaphes de Syracuse, de Syrie et des Catacombes, où Chrêstos est rendu quelquefois par son équivalent latin Bonus.
   Enfin, dans l'Evangile selon Marc (10/18), on découvre le passage suivant (vestige d'un emprunt scriptaire à l'helléno-chrestianisme) : "Personne n'est bon que le dieu unique, qui a tout fait". La formule "dieu unique" vient du grec monos o theos, et s'applique au dieu créateur de la Genèse ; mais il est probable que la phrase initiale se limitait à : "Personne n'est bon, que Dieu !", c'est-à-dire Chrêstos, le dieu suprême des helléno-chrestiens.
   Forts de ce qui précède, certains auteurs dirigent leurs recherches vers une origine extra-biblique du christianisme. Je ne les suivrai pas dans cette voie. Néanmoins, je pense que le chrêstianisme, dans sa forme originelle, n'est pas né dans un milieu de Juifs hébraïques, mais au sein d'une population grécisante, là où on lisait la Bible dans sa traduction grecque, dite des Septante : à Antioche, à Rome, à Alexandrie ou peut-être même dans quelque région inattendue d'Asie mineure. N'importe où dans l'Empire, sauf à Jérusalem. (Jésus, anatomie d'un mythe. Edt. A l'Orient).
   Nous dirons : Après l'élévation du Messie, la mort du fils de Zacharie (sur eux la Paix !), deux groupes vont devoir s'affronter : 1°) les fidèles du Messie, les Douze dont Barnabé. 2°) et le groupe mené par Paul. Secundo : L'un des reproches fait aux gens de la Thora : Il en est parmi les Judaïsés qui détournent le mot de ses sens…(Coran IV 46) ; "contorsionnent leur langue "avec" le Livre" c'est-à-dire : qui tournent ou retournent leur langue pour faire croire que les passages qu'ils falsifient ou inventent font partie du Livre de Dieu. (Coran III 78). Les exemples dans la Bible ne manquent pas. Ex.: (Bible. Jean 1:19-21). Le fils de Marie est le Messie de Dieu (sur lui la Paix !), Le messie (ou messiya) étant, lui, le Prophète attendu des Ecritures. Les gens de la Bible avaient tout intérêt à faire apparaître le fils de Marie comme celui que les peuples attendaient, car comme les gens de la Thora, l'avenir et le salut du monde vient des Juifs (sous-entendu : toutes les promesses divines doivent nécessairement passer par Isaac non Ismaël). Troisièmement : On a dit : « R. Juda a dit : Lorsque nos sages ont permis l’usage de la langue grecque, ils ont limité cette autorisation à [la traduction de] la Thora. Ils l’ont fait à cause de ce qui est arrivé au temps du roi Ptolémée. Qu’est-il arrivé ? On nous enseigne que ce roi avait réuni soixante-douze anciens et les avait installés dans des pièces séparées. Il n’avait révélé à aucun d’eux pourquoi il les avait rassemblés là. Puis il avait rendu visite à chacun d’entre eux : « Ecrivez-moi la Thora de Moïse, votre maître », leur avait-il ordonné. Mais le Saint, béni soit-Il, en sorte que les soixante-douze anciens aient une conscience commune, et ils écrivirent... » (Meguilla, 9a-9b).
   S’énonce alors une longue suite de versets attribués à cette traduction, qui ont la particularité de différer par un détail du texte hébreu original. Les rabbis citent par exemple « Dieu créa au commencement », qui devait être Au commencement Dieu créa (Gen. 1:1) ; ou « Je n’ai jamais pris à un seul d’entre eux une chose précieuse », au lieu de Je n’ai jamais pris à un seul d’entre eux son âne (Nom. 16:15) ; ou encore « C’est l’Eternel, ton Dieu, qui les a données en partage, pour qu’ils les éclairent, à tous les peuples dans le ciel », alors que « pour qu’ils les éclairent n’existent pas dans le texte (cf. Deu. 4:19), etc.
   L’un des changements les plus significatifs est évidemment celui touchant la traduction d’un verset de l’épisode Babel dans la Genèse :
   « Cinq anciens transcrivirent la Thora pour le roi Plolémée et ils modifièrent dix choses en elle, [parmi lesquelles :] va, Je vais descendre et là, confondre leur langage (Gen. 11:7). (Avoth de Rabbi Nathan, version B, chapitre 37).
   ...(« Or le séjour des Israélites depuis qu’ils s’établirent dans l’Egypte, avait été de quatre cent trente ans ») par : « Ceci est un des passages de la Tora qui ont été modifiés pour le roi Ptolémée. »... (S. Zagdanski. Op. cit. p, 123-124, 138).
   Justin dit, dans sa dispute contre Triphon : « Les Juifs ont supprimé plusieurs livres de l’Ancien-Testament pour montrer que la nouvelle loi n’était pas du tout conforme à l’ancienne ».
   Conclusion : le plus grand crime des ancêtres du monde biblique, c'est d'avoir "supprimé" volontairement l'original de l'Evangile. Car il est bien évident que la langue du Messie n'était ni le grec ni le latin. Et que dire de ces deux langues antiques qui comprennent comme le grec : l'ancien et le nouveau. Selon les experts en langue, une langue évolue tous les 25 ans. Déjà, dans l'époque ancienne, des voix s'élevaient contre ceux qui changeaient le sens des mots. Qu'on re-lise l'Histoire !   N'oublions pas qu'un Livre divin n'est pas un journal ou un conte pour enfants. Ce Livre a pour tâche d'éclairer les gens, les guider et préparer leur avenir dans l'Au-delà. Falsifié, il peut devenir son contraire.
[18] A l’origine, ils savaient deux choses de lui : 1. Qu’il viendrait un temps où leur Seigneur allait créer un prophète sans l’intervention d’un père. 2. Qu’il serait inutile, lorsqu’il serait venu de lui demander, à lui comme d'ailleurs au Sceau de la Prophétie, une offrande qu’un feu divin dévorerait et consumerait (Coran III 183). Tout ceci, ils le savaient. De plus, ne l’oublions pas, ils avaient la possibilité au cas contraire de consulter le prophète Zacharie (sur lui la Paix !), lequel se trouvait bel et bien parmi eux. Si nous acceptons qu’ils vivent tous sous l’occupation de Rome, nous voyons que cela n’empêchait nullement l’envoi aux Fils d'Israël et aux Judaïsés, de prophètes de la part du Saint et Seigneur d’Israël. Et Dieu est plus Savant !
[19] le messiya. Soit le Prophète attendu des Écritures.
[20] soit, le Prophète annoncé dans les Écritures, le prophète Mohammad (sur lui Prière et Paix !).


Point de divinité, de dieu que Dieu !
« Vulnerant omnes, ultima necat. »
Nous ne le dirons jamais assez.
Explicit totus liber.

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