Croyances

ÉTUDES COMPARÉES, PROPHÉTIES. 

Selon les Écritures.

Au nom de DIEU, Allaha,
Le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux !

Louange à Allah, Seigneur des mondes, Prière et Paix sur Ses messagers et Ses prophètes, et sur tous ceux qui suivent Sa guidée !


Apocryphorum - (الأناجيل و كتابات مشكوكة فى صحتها)


   Point de divinité[1] excepté Allah [2] le Très Haut. Que les meilleurs salutations [3] soient sur les prophètes et messagers divins dont le Sceau de la Prophétie[4].

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   Les Apocryphes. Quatrième texte.

ÉVANGILE DE LA NATIVITÉ DE SAINTE MARIE.

Durant plusieurs siècles, cette légende[5] jouit, en Orient, de la plus grande célébrité ; elle fut d'abord accueillie avec un peu plus de froideur en Occident. Une tradition, que l'on ne discutait point alors, l'attribuait à saint Mathieu, et voulait qu'elle eût été écrite en hébreu ; la traduction, qui s'en répandit vers le sixième siècle, fut donnée comme l'oeuvre de saint Jérôme ; et les éditeurs des oeuvres complètes de ce Père ont cru pouvoir l'admettre dans leurs éditions, tout en s’inscrivant en faux contre une assertion qui n'est plus susceptible d'avoir un seul partisan.

Cet Évangile est l'un des moins chargés de circonstances fabuleuses et de miracles supposés ; quelques-uns des récits qu'il renferme sont mentionnés et signalés comme dénués de fondement dans les écrits de divers Pères de l'Église, tels que saint Augustin et saint Jérôme. Tel qu'il nous est parvenu, nous penchons à le regarder comme rédigé au sixième siècle, et il fut en possession durant tout le moyen-âge d’une célébrité soutenue. Au neuvième siècle, la célèbre religieuse de Gandesheim, Hroswitha[6], en reproduisit les principaux traits dans un poème latin en vers hexamètres que nous rencontrons dans ses oeuvres (Historia nativatis laudabilisque conversationis intactœ Dei genitricis, p. 73 de l'édit de 1707). Ils passèrent dans la Légende dorée ; ils figurèrent dans la Vie de Jésus-Christ, que composa Ludolphe le Saxon, prieur des Chartreux de Strasbourg, ouvrage dont la vogue fut extrême au quatorzième et au quinzième siècle[7]. Les poètes les intercalèrent dans leurs vers, les artistes en multiplièrent les images.

L’Évangile de la nativité de Marie ne nous est parvenu qu'en latin ; plusieurs fois réimprimé dans des collections étendues, inséré dans les recueils spéciaux de Fabricius, de Jones, de Schmid et de Thilo, il présente partout un texte uniforme, et il ne paraît point qu'il en existe de manuscrits où se rencontrent des variantes dignes d'attention.

Nous pourrions ici, à l'exemple du docteur Borberg, placer en tête de la traduction de cet Évangile la correspondance échangée entre saint Jérôme et les évêques Chromatien et Héliodore ; ces lettres se trouvent dans un grand nombre de manuscrits joints à la composition qu'elles concernent; elles sont incontestablement sinon supposées, du moins défigurées par des interpolations, mais elles remontent à une époque éloignée (probablement au sixième siècle), elles ont longtemps passé pour authentiques, et, bien qu'on n'en connaisse pas le véritable auteur, on doit les regarder comme retraçant des opinions qui exercèrent un empire étendu et prolongé.

CHAPITRE Ier.

La bienheureuse et glorieuse Marie[8] toujours vierge[9], de la race royale et de la famille de David[10], naquit dans la ville de Nazareth[11], et fut élevée à Jérusalem[12], dans le temple du Seigneur[13]. Son père se nommait Joachim[14] et sa mère Anne[15]. La famille de son père était de Galilée et de la ville de Nazareth, celle de sa mère était de Bethléem[16]. Leur vie était simple et juste devant le Seigneur, pieuse et irréprochable devant les hommes : car, ayant partagé tout leur revenu en trois parts[17], ils dépensaient la première pour le temple et pour les ministres du temple ; la seconde, ils la distribuaient aux pèlerins et aux pauvres, et ils réservaient la troisième pour leurs besoins et pour ceux de leur famille. Ainsi chéris de Dieu et des hommes, il y avait près de vingt, ans qu'ils vivaient chez eux dans un chaste mariage sans avoir des enfants[18]. Ils firent vœu[19], si Dieu leur en accordait un, de le consacrer au service du Seigneur, et c'était dans ce dessein qu'à chaque fête de l'année ils avaient coutume d'aller au temple du Seigneur.

CHAPITRE II.

Or, il arriva que, comme la fête de la Dédicace[20] approchait, Joachim monta à Jérusalem avec quelques-uns de sa tribu. C'était alors Isaschar qui était grand-prêtre[21]. Lorsqu'il aperçut Joachim parmi les autres avec son offrande, il le rebuta et méprisa ses dons, en lui demandant comment étant stérile, il avait la hardiesse de paraître parmi ceux qui ne l’étaient pas, et disant que, puisque Dieu l'avait jugé indigne d'avoir des enfants, ses dons n'étaient nullement dignes de Dieu ; l’Écriture portant :« Maudit celui qui n'a point engendré de mâle en Israël[22] ; » et il dit que Joachim n'avait qu'à commencer d'abord par se laver de la tache de cette malédiction en ayant un enfant, et qu’ensuite il pourrait paraître devant le Seigneur avec ses offrandes. Joachim, rempli de confusion de ce reproche outrageant, se retira auprès des bergers qui étaient avec ses troupeaux dans ses pâturages : car il ne voulut pas revenir en sa maison de peur que ceux de sa tribu qui étaient avec lui ne lui fissent le même reproche humiliant qu'ils avaient entendu de la bouche du prêtre[23].

CHAPITRE III.

Or, quand il y eut passé quelque temps[24], un jour qu'il était seul, l'Ange du Seigneur25] lui apparut avec une immense lumière[26]. Cette vision l’ayant troublé, l'Ange calma sa crainte, lui disant[27] : « Ne crains point, Joachim, et ne te trouble pas à mon aspect[28] ; car je suis l'Ange du Seigneur ; il m'a envoyé vers toi pour t'annoncer que tes prières sont exaucées, et que tes aumônes sont montées jusqu'en en sa présence. Car il a vu ta honte, et il a entendu le reproche de stérilité qui t'a été adressé injustement. Or, Dieu punit le péché[29] et non la nature[30] ; c'est pourquoi lorsqu'il rend quelqu'un stérile, ce n'est que pour faire ensuite éclater ses merveilles et montrer que l'enfant qui naît est un don de Dieu, et non pas le fruit d'une passion désordonnée. Car Sara, la première mère de votre nation, ne fut-elle pas stérile jusqu'à l'âge de quatre-vingts ans[31] ? et cependant au dernier âge de la vieillesse elle engendra Isaac, auquel la bénédiction de toutes les nations était promise. De même Rachel, si agréable au Seigneur et si fort aimée du saint homme Jacob, fut longtemps stérile[32], et cependant elle engendra Joseph, qui devint le maître de l'Égypte et le libérateur[33] de plusieurs nations prêtes à mourir de faim. Lequel de vos chefs a été plus fort que Samson, ou plus saint que Samuel[34] ? et cependant ils eurent tous les deux des mères stériles. Si donc la raison ne te persuade pas par mes paroles, crois à la force des exemples qui montrent que les conceptions longtemps différées et les accouchements stériles n'en sont d'ordinaire que plus merveilleux. Ainsi ta femme Anne enfantera une fille et tu la nommeras Marie, elle sera consacrée au Seigneur dès son enfance, comme vous en avez fait le vœu[35], et elle sera remplie du Saint-Esprit, même dès le sein de sa mère. Elle ne mangera ni ne boira rien d'impur[36] ; elle n'aura aucune société avec la foule du peuple au dehors[37], mais sa demeure sera dans le temple du Seigneur[38], de peur qu'on ne puisse soupçonner ou dire quelque chose de désavantageux sur elle[39]. C'est pourquoi en avançant en âge, comme elle-même doit naître d'une mère stérile, de même cette Vierge incomparable engendrera le Fils du Très-Haut[40], qui sera appelé Jésus[41], et sera le Sauveur de toutes les nations[42] selon l'étymologie de ce nom[43]. Et voici le signe que tu auras des choses que je t'annonce. Lorsque tu arriveras à la porte d'or qui est à Jérusalem[44], tu y v trouveras Anne ton épouse, Anne qui viendra au devant de toi, laquelle aura autant de joie de te voir qu'elle avait eu d'inquiétude du délai de ton retour. » Après ces paroles, l'Ange s'éloigna de lui.

CHAPITRE IV.

Ensuite il apparut à Anne, l'épouse de Joachim, disant[45] : « Ne crains point, Anne, et ne pense pas que ce que tu vois soit un fantôme[46] . Car je suis ce même Ange qui ai porté en présence de Dieu vos prières et vos aumônes[47], et maintenant je suis envoyé vers vous pour annoncer qu'il vous naîtra une fille, laquelle sera appelée Marie, et qui sera bénie sur toutes les femmes. Elle sera remplie de la grâce du Seigneur aussitôt après sa naissance ; elle restera[48] trois ans dans la maison paternelle[49] pour être sevrée, après quoi elle ne sortira point du temple, où elle sera engagée au service du Seigneur jusqu'à l'âge de raison, servant Dieu nuit et jour par des jeunes et des oraisons[50] ; elle s'abstiendra de tout ce qui est impur, ne connaîtra jamais d'homme[51], mais seule sans exemple, sans tache, sans corruption, cette Vierge, sans mélange d'homme, engendrera un fils, cette servante enfantera le Seigneur, le Sauveur du monde par sa grâce, par son nom et par son œuvre. Lève-toi donc, va à Jérusalem[52], et lorsque tu seras arrivée à la porte d'or, ainsi nommée parce qu'elle est dorée[53], tu auras pour signe au devant toi ton mari dont l'état de la santé te rend inquiète. Lors donc que ces choses seront arrivées, sache que les choses que je t'annonce s'accompliront indubitablement. »

CHAPITRE V.

Se conformant donc au commandement de l'Ange, l'un et l'autre, partant du lieu où ils étaient, montèrent à Jérusalem, et, lorsqu'ils furent arrivés au lieu désigné par la prédiction de l'Ange, ils s'y trouvèrent l'un au devant de l'autre. Alors, joyeux de se revoir mutuellement et rassurés par la certitude de la race promise[54], ils rendirent grâce comme ils le devaient au Seigneur qui élève les humbles. C'est pourquoi, ayant adoré le Seigneur, ils retournèrent à leur maison, où ils attendaient avec assurance et avec joie la promesse divine. Anne conçut donc, et elle mit au monde une fille, et suivant le commandement de l'Ange, ses parents l'appelèrent du nom de Marie[55].

CHAPITRE VI.

Et lorsque le terme de trois ans fut révolu et que le temps de la sevrer fut accompli, ils amenèrent au temple du Seigneur celte Vierge avec des offrandes. Or, il y avait autour du temple quinze degrés à monter[56], selon les quinze Psaumes des degrés. Car, parce que le temple était bâti sur une montagne, il fallait monter des degrés pour aller à l'autel de l'holocauste qui était par dehors. Les parents placèrent donc la petite bienheureuse Vierge Marie sur le premier degré. Et comme ils quittaient les habits qu'ils avaient eus en chemin, et qu'ils en mettaient de plus beaux et de plus propres selon l'usage, la Vierge du Seigneur monta tous les degrés un à un sans qu'on lui donnât la main pour la conduire ou la soutenir, de manière qu'en cela seul on eût pensé qu'elle était déjà d'un âge parfait. Car le Seigneur, dès l'enfance de sa Vierge, opérait déjà quelque chose de grand et faisait voir d'avance par ce miracle quelle serait la sublimité des merveilles futures. Ayant donc célébré le sacrifice selon la coutume de la loi, et accompli leur vœu, ils l'enrayèrent dans l'enclos du temple pour y être élevée avec les autres Vierges et ils retournèrent à leur maison.

CHAPITRE VII.

Or la Vierge du Seigneur, en avançant en âge profitait en vertus[57], et suivant l'expression du Psalmiste[58], « son père et sa mère l'avaient délaissée, mais le Seigneur prit soin d'elle. » Car tous les jours elle était fréquentée par les Anges, tous les jours elle jouissait de la vision divine[59] qui la préservait de tous les maux et qui la comblait de tous les biens. C'est pourquoi elle parvint à l'âge de quatorze ans sans que non seulement les méchants pussent rien découvrir de répréhensible en elle, mais tous les bons qui la connaissaient trouvaient sa vie et sa manière d'agir dignes d'admiration. Alors le grand-prêtre[60] annonçait publiquement que les Vierges que l'on élevait soigneusement dans le temple et qui avaient cet âge accompli s'en retournassent cher elles pour se marier selon la coutume de la nation et la maturité de l'âge. Les autres ayant obéi à cet ordre avec empressement, la Vierge du Seigneur Marie fut la seule qui répondit qu'elle ne pouvait agir ainsi, et elle dit : « Que non seulement ses parents l'avaient engagée au service du Seigneur, mais encore qu'elle avait voué au Seigneur sa virginité qu'elle ne voulait jamais violer en habitant avec un homme. » Le grand-prêtre fut dans une grande incertitude, car il ne pensait pas qu'il fallût enfreindre son vœu (ce qui serait contre l'Écriture, qui dit[61] : « Vouez et rendez »), ni qu'il fallût se hasarder à introduire une coutume inusitée chez la nation[62]; il ordonna que tous les principaux de Jérusalem et des lieux voisins se trouvassent à la solennité qui approchait, afin qu'il pût savoir par leur conseil ce qu'il y avait à faire dans une chose si douteuse. Ce qui ayant été fait, l'avis de tous fut qu'il fallait consulter le Seigneur sur cela. Et tout le monde étant en oraison, le grand-prêtre selon l'usage se présenta pour consulter Dieu[63]. Et sur le champ tous entendirent une voix qui sortit de l'oracle et du lieu de propitiation[64], qu'il fallait, suivant la prophétie d'Isaïe, chercher quelqu'un à qui cette Vierge devait être recommandée et donnée en mariage. Car on sait qu'Isaïe[65] dit : « Il sortira une Vierge de la racine de Jessé, et de cette racine il s'élèvera une fleur sur laquelle se reposera l'esprit du Seigneur, l'esprit de sagesse et d'intelligence, l'esprit de conseil et de force, l'esprit de science et de piété, et elle sera remplie de l'esprit de la crainte du Seigneur[66]. » Le grand-prêtre ordonna donc, d'après cette prophétie, que tous ceux de la maison et de la famille de David qui seraient nubiles et non mariés, vinssent apporter chacun une baguette sur l'autel, car l'on devait recommander et donner la Vierge en mariage à celui dont la baguette, après avoir été apportée, produirait une fleur, et au sommet de laquelle l'esprit du Seigneur se reposerait sous la forme d'une colombe[67].

CHAPITRE VIII.

Il y avait parmi les autres de la maison et de la famille de David, Joseph, homme fort âgé, et tous portant leurs baguettes selon l’ordre donné, lui seul cacha la sienne. C'est pourquoi, rien n'ayant apparu de conforme à la voix divine, le grand-prêtre pensa qu'il fallait derechef consulter Dieu, et le Seigneur répondit que celui qui devait épouser la Vierge était le seul de tous ceux qui avaient été désignés qui n'eût pas apporté sa baguette. Ainsi Joseph fut découvert. Car lorsqu'il eut apporté sa baguette, et qu'une colombe, venant du ciel, se fut reposée sur le sommet, il fut manifeste pour tous que la Vierge devait lui être donnée en mariage. Ayant donc célébré les fiançailles selon l'usage accoutumé[68], il se retira dans la ville de Bethléem, pour arranger sa maison et pourvoir aux choses nécessaires pour les noces. Mais la Vierge du Seigneur Marie, avec sept autres Vierges de son âge et sevrées avec elle, qu'elle avait reçues du prêtre, s'en retourna en Galilée dans la maison de ses parents[69](Traduction française : GUSTAVE BRUMET)

   Conclusion.

   Cette version des Apocryphes diverge beaucoup avec les autres aux mains du monde biblique. L’auteur s’emploie de faire parler, en son texte, l’ange (ou les anges) à l’instar d’autres apocryphes !? Comme tous, il met à leur actif beaucoup de choses qui fait des Anges, ces messagers de leur Créateur ; des êtres menteurs, peu sûrs ! Le tout au nom du divin Créateur ! De même, il s’attache à développer le rôle du grand prêtre au détriment du rôle du prophète présent parmi eux[70]. Il s’attarde à voir que le tirage au sort concerne uniquement le mariage de Marie ! Pas pour autre chose ! Il confirme, comme vu, certaines choses des autres apocryphes comme la présence des parents lors de la naissance, de la présentation de Marie au Temple de Salomon, qu’elle y vivra. Qu’elle est une fille des vierges d’Israël, habitante de Jérusalem, de sang royal, davidique, etc. Son père est décrit comme un berger non jamais un officiant au Temple.
   On comprendra que si, certains propos du narrateur, sont bien accueillis en général ; d’autres sont sujets à la critique, circonspects. Il est vrai que certains propos dérangent plus d’un dans le monde biblique (toranique & évangélique). Exemple en tout premier : le monde toranique.
   Pour le monde de la Synagogue et de la Torah, comme rappelé, parler des parents de Marie, le père de Marie officiant au Temple, Marie vivant au Temple de Salomon, de Zacharie en tant que prophète du Nom ; tout cela est inconcevable, malhonnête, fiction, légende, conte pour enfant, railleries, futile ! Selon eux, Malachie sera leur dernier prophète ! Ce qui signifie qu’après lui aucun prophète n’était à attendre pour le peuple hébreu, les Fils d’Israël... Secundo : Parler de l’Évangile annoncé au Sinaï n’a aucun sens comme dire ou prétendre que les textes des anciennes Écritures mentionnaient, noir sur blanc, qu’un homme prophète naîtrait sans l’intermédiaire d’un mâle !  Aucun texte à leur portée mentionne pareille chose, clamera-t-on, haut et fort !
   Cette question, dirons-nous, ce n’est pas à nous à la poser mais à leurs ancêtres ; à ceux qui, sans foi ni loi, falsifièrent la Parole divine.
   Le monde de l’Évangile. Les gens de l’Évangile, dirons-nous, ne savent pas, eux, sur quel pied danser ! Ils mangent à tous les râteliers depuis qu’ils ont fait allégeance à Paul, à son idéologie, ses croyances, ses convictions, note le Savant. Depuis l’apparition de l’Évangile, il s’est avéré qu’ils sont gens très influençables, égarés, cherchant leur voie. Paul a donc su les manipuler à sa manière et à leur insu. Lui qui ne parle jamais de Marie et de ses parents dans ses écrits, et bien d’autres choses encore. Lui qui a changé l’Évangile du Saint et Seigneur d’Israël par son propre évangile[71] ! Résultat. Certes, on croit à une partie de l’Évangile mais dans un même temps, on semble mécroire en l’autre partie, note le Savant ! Les gens de Paul étant passés par là, note encore le Savant ! En mettant une partie du récit de Marie et de ses parents aux oubliettes, en les soustrayant des Écritures canoniques ; n’est-ce pas enlever une partie importante de l’Histoire sainte des Fils d’Israël, laquelle disparaît ainsi à tout jamais ? N’est-ce pas donner cours enfin à toutes sortes d’intrigues, malversations, complots ? Secundo : Concernant cet écrit, on a dit notamment : Durant des siècles, dit Brunet, cette légende[72] jouit en Orient de la plus grande célébrité ; elle fut d’abord accueillie avec un peu plus de froideur en Occident[73]. Une tradition que l’on discutait point alors, l’attribuait à saint Matthieu, et voulait qu’elle eût été écrite en hébreu.
   L’auteur de cet écrit que l’on peut regarder comme datant de la fin du V° siècle, paraît avoir eu le dessein d’affirmer la descendance de Marie de la famille de David, et de combattre ainsi les Manichéens qui niaient ce fait. Les manuscrits mêmes prétendent que saint Jérôme traduisit cet évangile en latin et ils le firent précéder de deux lettres de ce saint docteur aux évêques Chromatius et Héliodore, qui s’étaient adressés à lui pour avoir une traduction de cet écrit.
   (…) Cet évangile[74] est l’un des moins chargés de circonstances fabuleuses et de miracles supposés ; quelques-uns des récits qu’il renferme sont mentionnés comme dénués de fondement dans les écrits de divers Pères de l’Église[75], tels que saint Augustin et saint Jérôme. Tel qu’il nous est parvenu, nous penchons à le regarder comme rédigé au VIe siècle[76]. (…)
   L’Évangile de la Nativité de Marie ne nous est parvenu qu’en latin[77] ; plusieurs fois réimprimé dans des collections étendues, inséré dans les recueils spéciaux que nous avons déjà nommés, il présentez partout un texte uniforme, et il ne paraît pont qu’il en existe de manuscrits où se rencontrent des variantes dignes de quelque attention. [Explicit].
   Constat. Comme signifié, cet opuscule — “le Livre de la nativité de Marie” — va exercer une grande influence sur la dévotion mariale[78]. Partie du monde de l’Évangile est très sensible à tout ce qui touche Marie. Sa vie, son œuvre, sa souffrance… D’autres, sont plus circonspects[79]. D’autres, feignent de l’ignorer[80]. D’autres enfin[81], que Marie est la mère d’un homme prophète, le sceau des prophètes d’Israël (sur eux la Paix !).  (à suivre)

   Que le Seigneur des mondes nous guide tous dans ce qu’Il aime et agrée !


[1] Le Créateur des cieux et de la terre est donc la seule et véritable divinité qu’on adore et qu’on se doit d’adorer véritablement.
[2] En langue arabe, Allah. En hébreu, ïl. Nom divin, il est employé couramment pour les gens de l’Évangile de langue arabe. En français, le terme Dieu est compris généralement, non comme un Nom divin, mais plutôt comme signifiant l’Etre-Suprême, le Créateur et Maître de l’Univers.
[3] Formules d’eulogies comme : que Dieu prie sur lui, l’agrée, lui fasse miséricorde, etc., formules propres à  l’Islam traditionnel. Les exégètes interprètent la « prière » divine comme étant un octroi de Sa miséricorde et la « prière » angélique comme une demande de pardon pour les créatures. 
[4] Soit : Ahmad-Mohammad, fils d’Abd Allah, (...) fils d’Ismaël, fils d’Abraham  (sur eux la Paix !). Pour l’Islam traditionnel, il est le Sceau de la Prophétie, le Sceau des prophètes et messagers divins.
[5] Elle comprend en elle une partie fausse et une partie vraie que les gens de l’Évangile, en l’absence d’un texte qui les éclaire, ne peuvent percevoir.
[6] Note : Cette dixième muse, nom que lui décerna l'admiration de ses contemporains, ne fut pas seulement une merveille pour la Saxe ; elle est une gloire pour l'Europe entière ; dans la nuit poétique du moyen-âge, on trouverait difficilement une étoile poétique plus éclatante. On nous saura gré d'indiquer à son égard les travaux si remarquables d'un critique aussi judicieux qu'instruit, M. Ch. Magnin ; voyez la Revue des Deux-Mondes, 1839, tom. iv, la Biographie universelle, t. lxvii, (où Hroswitha obtient les honneurs d'un article de 27 colonnes et demi), et l'édition spéciale du Théâtre de celte religieuse, Paris, 1843, 8°. Consultez aussi le Cours de littérature du moyen-âge, de M. Villemain, tom. ii, p. 258-264, l'Histoire des langues romanes, par M. Bruce-Whyte, 1840, t. i. p. 305-407, un article de M. Philarète Chasles dans la Revue des Deux-Mondes, 15 août 1845; un autre de M. Cyprien Robert dans l’Université Catholique, tom. vi, p. 419. Au sujet du travail de M. Magnin, consultez le Journal des Savants, octobre 1846 (article de M. Patin), et la Revue de Philologie, t, i, p. 466.
[7] Note : La première édition paraît avoir été imprimée à Cologne vers 1470 ; c'est un in-folio de 373 feuillets ; Haïn, dans son Repertorium bibliographicum, 1831, n° 10288-10296, mentionne huit autres éditions latines antérieures à 1500. Ce livre fut traduit dans toutes les langues de l'Europe, sans oublier le catalan; l'on en connaît cinq ou six éditions françaises. Il en fut imprimé à Lisbonne en 1495, une version portugaise en quatre vols. in fol. ; l'auteur florissait vers 1330.
[8] Formule de présentation courante chez les gens de l’Évangile latine et grecque.
[9] Étonnant ce par quoi commence le narrateur ? Cherche-t-il à répondre à des opposants et adversaires de son époque ?
[10] Ainsi voit-on le « messie » chez les gens de la Bible (toranique & évangélique).
[11] Paraît peu probable. Elle naîtra à Jérusalem et y sera élevée.
[12] Point important.
[13] Rejoint la version des commentateurs coraniques.
[14] En opposition avec Amram, que les gens de l’Évangile refuse de reconnaître comme père de Marie.
[15] On a dit : Les évangélistes canoniques ne disent rien du père et de la mère de Marie. Les légendes relatives à Joachim et Anne ont leur origine dans les évangiles apocryphes, notamment l’évangile dit de Jacques, que l’Église a rejetés et qui sont à bon droit suspects. Il n’est pas cependant exclu que certains détails authentiques, non mentionnés par les évangiles canoniques, aient trouvé place dans les apocryphes. La légende selon laquelle Anne aurait enfanté Marie à un âge avancé semble avoir été influencée par le récit biblique sur Anne, mère de Samuel. Rien n’indique qu’il faille identifier la mère de Marie avec Anne qui prophétisa dans le Temple au sujet de Jésus (Lc 2, 36-38), Mais il est certain que la mémoire des parents de Marie, sous le nom de Joachim et d’Anne, était honorée à Jérusalem dès le IVe siècle. Quoiqu’il en soit historiquement de ces noms et des détails biographiques, l’honneur rendu au père et à la mère de la très sainte Vierge est assurément légitime.
   De même : Nous ignorons absolument la date historique de la naissance de Marie. La fête du 8 septembre semble avoir pris naissance au VIe siècle en Syrie ou en Palestine. Rome l’adopta au VIIe siècle. Elle s’était déjà introduite à Constantinople ; nous avons au sujet de la Nativité une hymne de Romanos le mélode et plusieurs sermons de Saint André de Crète. Les Coptes d’Égypte et d’Abyssinie célèbrent la Nativité de Marie le 1er mai. (PÈRE Lev Gillet / egliserusse.eu).
[16] Étonnant cette remarque !
[17] Tous les textes apocryphes penchent vers cette version.
[18] Note : Quelques mystiques avaient cru pouvoir donner à sainte Anne le titre de Vierge, ainsi que le remarque J. B. Thiers, ce fécond et caustique écrivain, dans son Traité des superstitions, (tom. ii, p. 302.) Cette idée a trouvé fort peu de partisans.
   Les Bollandistes ont recueilli avec soin tout ce qui concerne sainte Anne. (Voir les Acta Sanctorum, tom. vi de juillet, p. 233-297). Quant à la manière dont on peut et doit représenter cette sainte, consulter Molanus, Histor. imaginum sacrarum.
[19] Seule la mère de Marie fera ce vœu pieux (Coran III 35).
[20] Consécration du temple de Jérusalem…
[21] Note : Dans le Protévangile de Jacques, chap. I, le grand prêtre est désigné comme étant Ruben.
[22] Note : On chercherait en vain cette phrase dans les Écritures, mais l’on y trouve, surtout dans les livres de Moïse, (Exode, xxiii, 26 ; Deutér, vii, 14), le grand nombre des enfants mentionné comme un effet de la bénédiction céleste.
   Autre. Note : Maledictum omnem esse qui non genuisset masculum in Israel. Il semble probable qu’il faudrait lire : Maledictum omnem masculum, qui non genuisset. On chercherait d’ailleurs inutilement dans l’Ancien Testament la sentence que cite notre pseudo Evangile ; mais on trouve dans l’Exode, XXIII, 26 et de Deutéronome, VII, 14, la stérilité signalée comme un malheur (« il n’y aura parmi toi homme et femme stérile. ») Voir note Thilo, p. 320. (Dictionnaire des Apocryphes. Abbé Migne).
Exode 23 26 "Nulle femme n'avortera, nulle ne sera stérile dans ton pays ; je comblerai la mesure de tes jours.
Il n’y aura pas de femme privée d’enfants Si tu accomplis ma volonté.
Privée d’enfants (mechakèla) Le mot mechakèla désigne une femme qui avorte ou qui enterre ses enfants.
[23] Note : On sait que chez diverses nations des peines étaient infligées aux célibataires. Voir ce qu'ont réuni à ce sujet les Bénédictins dans les notes de leur édition de saint Ambroise, tom. i, p. 1319.
[24] D’un texte apocryphe à l’autre, ce temps peut effectivement varier.
[25] Dans ce genre de formulation, il ne peut s’agir que de Gabriel.
[26] Note : L'apparition de l'ange à Joachim pour lui annoncer la naissance de Marie, est également relatée dans saint Épiphane, (Haeres. LXXXIX, n. 5).
   Autre. Note : Les récits des apparitions des anges les montrent presque toujours comme entourés d’une grande lumière. Dans la liturgie de saint Basile le copte, traduite par Renaudot (Collect. Liturg., Paris, 1715, 2 vol. in-4°, t. I, 25, les quatre anges, Michel, Gabriel, Raphael et Sariel sont appelés les quatre lucidi. Saint Grégoire de Naziance (Orat., XLV, p. 846) appel les anges lucida natura. (Dictionnaire des Apocryphes. Abbé Migne).
[27] Ce genre de discours s’adresse plus à la mère de Marie car c’est elle qui est concernée.
[28] L’ange, messager divin, à pour habitude d’apparaître sous des aspects multiples, simples. Tel n’est pas le cas de Lucifer, les démons…
[29] Le péché par lui-même.
[30] Entendre : l’humain.
[31] Note : Voir Genèse, XI, 30 ; XVI, 1 ; XVIII, 11 ; l’Écriture ne dis pas que Sara eu quatre-vingt ans, quoiqu’elle indique qu’Abraham fut centenaire ; mais d’après l’indication de l’âge de Sara à l’époque de sa mort (Gen. XXIII, 1), on calcule quel était le nombre de ses années quand elle devint mère. (Dictionnaire des Apocryphes. Abbé Migne).
[32] Note : Genèse, XIII ; Samuel, I, 1. (Dictionnaire des Apocryphes. Abbé Migne).
[33] Il n’était ni un maître ni un libérateur, il était un prophète. Sorte de langage propre au monde biblique.
[34] Note : Juges, XIII, 1. (Dictionnaire des Apocryphes. Abbé Migne).
[35] Note : Saint Grégoire de Nysse dans son Homélie pour la fête de Noël (t. III, p. 346 de l’édition de Paris), fait mention de ce vœu de la mère de Marie. (Dictionnaire des Apocryphes. Abbé Migne).
[36] Fait penser a ce qu’on faire dire concernant le fils de Zacharie. Bible. Luc. 1. : 13. Mais l'ange lui dit : Ne crains point, Zacharie ; car ta prière a été exaucée ; et Elisabeth ta femme t'enfantera un fils et tu l'appelleras du nom de Jean ; 14. et il sera pour toi un sujet de joie et d'allégresse, et plusieurs se réjouiront de sa naissance ; 15. car il sera grand devant le Seigneur ; et il ne boira ni vin ni cervoise, et il sera rempli de l'Esprit-Saint dès le sein de sa mère.
[37] Aucun contact avec l’extérieur. A l’instar des personnes des couvents.
[38] Affirmation et confirmation du narrateur ! Il semble sûr de lui-même en l’écrivant. De quoi déplaire fortement au monde de la Synagogue et de la Torah !
[39] Semble mettre en garde ici les gens qui parleront plupart en mal sur Marie. Le fait que Marie vivra au Temple, renfermée, n’empêchera pas les "ont dit"… Et à la lumière du Coran, on voit comment son peuple l’accueillera, elle et son fils (Coran XIX 28). Et ce que pense d’elle et de son fils le monde de la Synagogue et de la Torah jusqu’à nos jours ! Ils les accuseront injustement !
[40] L’enfant que Marie enfantera sera un homme prophète non un dieu incarné, un fils de la Divinité, comme veut l’enseigner Paul. C’est mentir sur son Créateur que de parler ainsi.
[41] Dieu n’a aucun ‘fils’ portant ce nom. Ce n’est que Paul qui reprendra à son compte les paroles des gens de la Synagogue et de la Torah de l’époque. Fausse rumeur, mensonge…
[42] Le fils de Marie ne pourra se réclamer d’être ainsi. Ce titre de ‘sauveur’ revient, de droit, au sceau de la Prophétie conformément à la Parole divine : Coran VII 156-157.
[43] Discours qui sort de son contexte. Discours appartenant au narrateur qui a cru bon d’ajouter ce qui lui plaît, n’hésitant, pas au passage, de faire mentir l’ange. Courant dans le langage biblique.
   ‘Sauveur’, le Messie ne le sera jamais avec Paul puisqu’il fera tomber ses suivants dans l’“Associationnisme de la Distinction” ! Lequel fera tomber toute personne qui suit cette croyance erronée dans les flammes du Feu infernal , et cela pour l’Éternité de l’Éternité ! En vérité, voilà ce que promet Paul pour le monde de l’Évangile !
[44] Note : II paraît que cette porte était à l'orient de la ville et l’on conjecture qu'elle était en bronze de Corinthe. Des exemples de portes désignées sous le nom de portes d'or ou dorées seraient faciles à accumuler. Suivant le rabbin Petachia, qui parcourut l'Europe et l'Asie au douzième siècle, les portes de Babylone, hautes de cent coudées et larges de dix, étaient forgées d'un airain pur dont la splendide réverbération faisait briller cette cité comme une ville d'or. Il fallut les bronzer. Les chevaux croyant voir marcher devant eux d'innombrables escadrons, reculaient épouvantés.
[45] Ce n’est pas l’ange qui dit mais le narrateur lui-même qui lui faire dire… Nuance !
[46] Invitation est lancée pour faire la différence entre mensonge et vérité. Entre hallucination, mirage, vision fausse, sortilège, tour de magie, etc., et vérité !
[47] Le Talmud rapporte que les anges portent à Dieu les prières et les bonnes œuvres des hommes, mais que les démons les attaquent en chemin et font leurs efforts pour que ces prières et ces actions méritoires n'arrivent point jusqu'au Seigneur.
[48] Est-ce bien à Anne que l’ange s’adresse ? Façon de parler la plus douteuse qui soit ! A qui s’adresse le narrateur et sa missive ?
[49] Nullement. De sa tante maternelle. Ne pas confondre !
[50] Comparer : Coran III 42-43.
[51] Correct : d’humain. Les gens de la Synagogue et de la Torah d’attendre deux choses : 1) La naissance d’un homme prophète sans père biologique ni divin. Contrairement à Paul, il ne sera jamais un dieu incarné, un fils de la Divinité, Dieu fait homme, consubstantiel à Lui ! 2) L’Évangile du Créateur annoncé à Mochè au Sinaï (Coran VII ).
[52] Autre. Note : Fabricius pense qu’il s’agit de la porte de la cour orientale du temple et qui conduisait de la cour des femmes à celle des Israélites . Le nom de la porte de d’or ou dorée ne se trouve point parmi ceux qu’on lui donnait et qu’a reçu illis Land : De rebus sacris Judoeorum, lib. II, c. 23. voir la note de Thilo, p. 323. (Dictionnaire des Apocryphes. Abbé Migne).
[53] Étonnant ce sens donné à une personne qui ignore tout sur la ville sainte ?
[54] Plutôt la communauté promise.
[55] Le texte coranique dément pareils propos. C’est sa mère seulement et après son accouchement qui dira : « En vérité, et je l’ai nommée Marie » Coran III 36.
[56] Note : Le prophète Ézéchiel a fait mention de ces quinze degrés, (ch. XL, 6 et 34). Josèphe en parle aussi dans son Histoire de la guerre judaïque. (V. 5.). Selon le rabbin Judas Léon, ils avaient une demi-coudée de hauteur et de largeur. On trouvera d'ailleurs dans un volumineux commentaire sur le prophète que nous venons de nommer, (H. Pradi et J. B. Villalpandi Explanationes in Ezechielem, Romae, 1596-1604, 3 vol. in fol.) de longs détails sur le nombre de ces degrés, leur hauteur, etc. Les psaumes graduels étaient ainsi appelés parce qu'ils étaient, on le croit du moins, solennellement chantés sur chaque degré, l'un après l'autre; ce sont les psaumes 124-135. Nous connaissons à cet égard deux dissertations spéciales, celte de Tilling : de ratione inscriptionis XV Psalmorurn qui dicuntur cantica, adcensionum, Bremae, 1765, 4°, et celle de F. A. Clarisse ; Specimen exgeticum de psalmis quindecim Hamaaloth, Lugd. Bat. 1819. Voici à ce propos un petit conte extrait du Talmud.
Lorsque David fit creuser les fondements du Temple, l’on trouva bientôt l'abîme des eaux qui occupent l'intérieur de la terre ; on craignit que le monde, ne fut inondé. Achitophel écrivit le nom ineffable du Très-Haut sur une plaque d'airain, et dès qu'elle eut été posée sur l'eau, l'abîme s'enfonça tout d'un coup à une profondeur de seize mille coudées. Toutefois, comme la terre était alors menacée d'une stérilité complète, David fit chanter les quinze psaumes graduels, et à chaque psaume, l'abîme montait de mille coudées, et c'est aussi de mille coudées qu'il est resté éloigné de la surface de notre planète. — Tout étrange qu'elle puisse paraître, cette historiette est peu de chose à côté d'une foule d'autres que renferment les écrits des rabbins. Il n'est point de livres qui trouvent maintenant moins de lecteurs que les ouvrages de ces vieux docteurs Israélites; il faudrait pour les ouvrir la connaissance d'une langue que bien peu d'érudits sont en état de comprendre, et une patience à toute épreuve, car les sujets que discutent très prolixement les doctes maîtres de la synagogue n'ont plus aujourd'hui le moindre intérêt Quelques laborieux investigateurs ont pris la peine de fouiller dans ces mines presqu'inexplorées, mais personne ne s'en est occupé avec autant de zèle et de persévérance que le dominicain, Bartolocci. Sa Bibliotheca rabbinica, (Rome, 1675-1693), ne forme pas moins de quatre volumes in foliot auxquels vient s'adjoindre le volume publié en 1694 par Jos. Imbonati : Bibliotheca latina hebraica, sive de scriptoribus latinis qui contra Judœos scripsere. Nous avons parcouru ce vaste répertoire ; nous y avons trouvé une foule de contes dignes des Mille et une Nuits, et parfois d'une extrême indécence. Bien plus que le latin, l'hébreu, dans les mots, brave toute honnêteté. Voici du moins deux faits pris à l'ouverture du livre et qu'il est permis de transcrire.
   En hora Salomon duxit in uxorem filiam Pharaonis, descendit Gabriel infixit calamum in mare et ascendit limus et super eam aedificata est magna Arx munita quae Roma est — Initio creatus est (Adam tantae molis) ut e terra ad cœlum usque pertingeret. At quando Angeti ministerii illum viderunt, commoti sunt timueruntque ; quid fecerunt ? ascenderunt omnes coram Deo in superiore (habitaculo) et dixerunt : Domine mundi, duae potestates sunt in mondo. Tunc Deus posuit manum suam super caput Adae, illumque ad mille cubitos redegit.
Veut-on quelques autres échantillons de ce qu'affirment les écrivains qu'a analysés Bartolocci : Il y a 60.000 villes dans les montagnes de la Judée, et chacune contient 60.000 habitants. — Il existe un oiseau dont la taille est telle que lorsqu'il vole, ses ailes interceptent la lumière du soleil. — Lorsque le Messie sera venu, Jérusalem acquerra un développement immense ; il y aura 10.000 palais et 10.000 tours. Rabbi Siméon ben Jachia affirme que les boutiques des seuls marchands de parfums seront au nombre de 180.000. Alors chaque grain de raisin donnera trente tonneaux de vin. — Adam avait deux visages et une queue. — D'une épaule à l'autre de Salomon, la distance n'était pas moindre de soixante coudées. — D'un seul coup de hache, David tua huit cents hommes.
   En vérité, combien le Saint et Seigneur d’Israël et des mondes, Allaha, est au-dessus de ce qu’ils décrivent et Lui associent !
[57] Note : Plusieurs écrivains, M. Peignot entre autres, (Recherches historiques sur la personne et les portraits de Jésus-Christ et de Marie, Paris et Dijon, 1829, 8°), ont recueilli les témoignages épars, et contrôlé les opinions au sujet de la figure, du teint, de la taille de Marie ; selon l’Historia Christi du père Xavier, dont nous parlons ailleurs, elle était fort bien faite et brune; les yeux grands et tirant sur le bleu, les cheveux blonds. Maria fuit mediocris staturœ, triticei coloris, extensa facie ; oculi ejus magni et vergentes ad cœruleum, capillus ejus aureus. Manus et digiti ejus longi, pulchra forma, in omnibus proportionata. (p. 30) Voir aussi l'historien Nicéphore, l. ii, ch. 23. Il existe un Traité de N. Sacius, imprimé dans ses Opuscula (Antverpiae, 1620), de pulchritudine B. Marias Virginie disseptatio quodlibetica.
[58] Autre. Note : Psal. XXVI, 10. (Dictionnaire des Apocryphes. Abbé Migne).
[59] Nous dirons plutôt : Elle vivait simplement sous protection divine…
[60] Autre. Note : Le protévangile de Jacques lui donne le nom de Zacharie. (Dictionnaire des Apocryphes. Abbé Migne).
[61] Autre. Note : Psal. LXXV, 12. (Dictionnaire des Apocryphes. Abbé Migne).
[62] Autre. Note : La coutume de laisser une vierge passer sa vie dans le temple. Grégoire de Nysse dit à cet égard : « Nutierum inter sacerdotes in templo versari, atque in sacris aedibus conspici, nec lex, nec gravitas permitteliat. (Dictionnaire des Apocryphes. Abbé Migne).
[63] Autre. Note : Num. XXVII, 21. (Dictionnaire des Apocryphes. Abbé Migne).
   Forme de consultation entachée de Paganisme. Au grand prêtre de passer par le prophète en exercice. A entendre et à en lire, il n’y a à cette époque aucun prophète existant et en fonction en service. Ce qui est faux car le prophète en fonction et existant s’appelle Zacharie (sur lui la Paix !).
[64] Autre. Note : Num. VII, 89. (Dictionnaire des Apocryphes. Abbé Migne).
   Des voix, c’est une coutume chez les gens de la Bible (toranique & évangélique) d’entendre ou d’avoir entendu des voix, notamment les Latins, gens de la secte catholique (une des sectes du christianisme). Pratique prise au Sabéisme, entachée de Paganisme. Le prophète étant là, il fallait passer par lui, puis tout simplement attendre la réponse de leur Seigneur.
[65] Autre. Note : Isa. XI, 1. (Dictionnaire des Apocryphes. Abbé Migne).
[66] Cette parole attribuée à Esaïe s’adresse au sceau de la Prophétie nullement au sceau des Prophètes d’Israël, le Messie fils de Marie (sur eux la Paix !). Prophétie attribuée faussement, par le monde biblique, au « messie ». Pour le monde de la Synagogue, au « roi-oint » attendu. Pour le monde de l’Évangile, au Messie fils de Marie.
   Le narrateur suit, à la lettre, les croyances de sa secte.
[67] A la lumière du Coran tout cela se passera bien mais uniquement après la naissance de Marie (Coran III 44). Et à Zacharie de devenir le futur tuteur de Marie. On s’étonne dans les apocryphes de cette insistance, de la part des narrateurs, de vouloir marier Marie dès son plus jeune âge ? Marie, quitte à se rabâcher, restera toujours vierge et célibataire. N’en déplaise aux critiques, aux ergoteurs, aux opposants et adversaires de la Religion divine : la Soumission !
[68] Note : L'usage était qu'il s'écoulât un certain temps entre la cérémonie des fiançailles et la célébration des noces. Tout ce qui regarde pareil sujet a été discuté fort savamment et fort longuement dans l'ouvrage du docte Selden, homme d'État du temps de Charles Ier : Uxor hebrœa, livre dont nous connaissons trois éditions, Londres, 1646, Francfort, 1673 et 1695. Les œuvres complètes de cet érudit ont été recueillies par les soins de David Wilkins, Londres, 1726, 3 vols. in-folio.
[69] Interprétation propre au narrateur et conforme à sa secte. Conforme également aux textes canoniques qui veut que Joseph et Marie habitèrent ensemble à Nazareth.
Bible. Lc 1 : 26. Or, au sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé de Dieu dans une ville de Galilée appelée Nazareth, 27. vers une vierge fiancée à un homme nommé Joseph, de la maison de David ; et le nom de la vierge était Marie. 28. Et l'ange, étant entré auprès d'elle, dit : Salut, toi qui as été reçue en grâce : le Seigneur est avec toi !
[70] Le rabbinisme commence à faire son entrée en force.
[71] On a dit : Dans les quatre livres qui portent ce nom, le mot "évangile" est très rare. Par contre, Paul l'utilise dans presque toutes ses lettres (soixante fois). Les explications du P. Marchadour, bibliste. Lire la suite…
[72] Cette légende dans laquelle on trouve toutefois certaines vérités qui mettent à mal les croyances traditionnelles des sectes du christianisme. L’orthodoxie en prenant un sérieux coup.
[73] On a dit : Le christianisme orthodoxe (en grec Ὀρθοδοξία, signifiant « opinion juste ») professe descendre directement des premières communautés chrétiennes fondées par les apôtres de Jésus dans les provinces orientales de l'Empire romain.
   Sept de ces Églises orthodoxes se réclament d'une fondation par un apôtre, ou un évangéliste, au Ier siècle, l'Église orthodoxe de Constantinople fondée par l'apôtre André, l'Église d'Alexandrie et de toute l'Afrique fondée par Marc, l'Église d'Antioche et de tout l'Orient fondée par les apôtres Pierre et Paul, l'Église orthodoxe de Jérusalem fondée par l'apôtre Jacques, l'Église de Géorgie fondée par l'apôtre André, l'Église orthodoxe de Chypre fondée par Paul et l'Église orthodoxe de Grèce fondée par Paul : certaines portent la dénomination officielle d’apostoliques, d'autres non.
Les Églises orthodoxes se sont réparties dans le monde entier au travers de la diaspora des communautés d'origine et par le biais de convertis. Ces Églises en inter-communion partagent une compréhension, un enseignement et des offices qui avaient cours à l'origine dans l'Empire romain d'Orient et se considère comme faisant partie d'une seule et même Église.
Avec les chrétiens orthodoxes des Églises des deux conciles et ceux des Églises des trois conciles, les chrétiens orthodoxes des Églises des sept conciles représentent dans le monde la troisième plus grande confession chrétienne en nombre de fidèles après l'Église catholique et les dénominations protestantes. On estime à 250 millions le nombre de chrétiens orthodoxes dans le monde.
Elles sont principalement présentes dans l'antique zone de culture grecque, c'est-à-dire dans la zone orientale du bassin de la Méditerranée (Grèce, Turquie, Syrie, Liban, Israël, Palestine, Égypte, Arménie, Géorgie), dans les zones de peuplement slave (Russie, Ukraine, Biélorussie, Bulgarie, Serbie, Monténégro, République de Macédoine) ainsi qu'en Roumanie et Moldavie.
Les Églises orthodoxes célèbrent la liturgie selon cinq rites différents (byzantin, arménien, antiochien, chaldéen et alexandrin) ; la Bible et la Liturgie sont lues dans les langues nationales actuelles ou anciennes (araméen, arménien classique, grec des Évangiles, vieux-slave). (fr.wikipedia.org)
   A l’ouest de l’Europe, ce sont les Latins qui commandent, les gens de l’Évangile se réclamant de Pierre, le Chef des Douze. Et cette sorte de gens à toujours eu une haute opinion d’eux-mêmes dans tous les domaines (politiques, religieux, scientifiques, etc.). Ils sont vaniteux, orgueilleux, prétentieux, imbu d’eux-mêmes, note l’observateur. Au centre, à l’est de l’Europe, c’est Athènes, Constantinople, Byzance, les Roum. Les orthodoxes ne ressemblent en rien à leurs frères de Rome. Ceci expliquant en partie cela !
   Enfin, ce ne sont pas ces auxiliaires du fils de Marie qui fondèrent ces églises. En effet, les Douze n’étaient pas des ‘chrétiens’, mais des gens soumis à Dieu (exalté soit-il !) (Coran V 111). Disons plutôt que ces églises (ou communautés) seront récupérées, par la suite, par les disciples de Paul qui en feront ce qu’elles sont aujourd’hui. Nuance ! Le Loup étant entré dans la bergerie, clame Lucifer en transes !
[74] Cet "écrit", "opuscule", est plus correct. L’Évangile du Nom, d’Allaha, formant un seul bloc, un seul et unique ouvrage. L’auteur voulant rappeler une partie manquante des textes canoniques.
[75] Lesquels sont les défenseurs de l’orthodoxie paulienne et non les défenseurs de l’Évangile originel. Nuance !
[76] C’est-à-dire un temps plus ou moins proche de la Révélation du Coran !
   Nous savons tous que l’entrée de l’Islam dans le bassin méditerranéen, donnera des sueurs froides, du fil à retordre aux gens de l’Évangile de l’époque. Tout d’abord, Byzance, puis Athènes, puis Alexandrie, enfin Rome (le Vatican). Et les faussaires des Écritures de reprendre de l’actif… pour contrer cette vague qui les enveloppe et les emportera… ! L’hégémonie du monde biblique, évangélique, ne sera plus !
[77] Autre variante : La tradition manuscrite du Livre de la nativité de Marie et abondante. Le texte est conservé dans environ cent trente manuscrits, qui se distinguent en deux formes textuelles. La première, la plus originelle et déjà attestée par Fulbert de Chartres, a connu la plus grande diffusion : d'abord sur le territoire français, puis, à partir de là et depuis le XIIe siècle, surtout en Angleterre et en Italie. La seconde forme est le résultat d'une révision plus ou moins discrète de la première : elle consiste essentiellement en des adaptations grammaticales et stylistiques, visant à éclairer le texte et à en faciliter la lecture. Son rayonnement se limita en majeure partie au territoire compris entre le Nord-est de la France et la région rhénano-mosane. En comparaison de la tradition de l'Évangile de l'Enfance du Pseudo-Matthieu, celle du Livre de la nativité de Marie connut un développement assez strict et discipliné. Il n'y a que trois cas où la tradition est très riche en variantes : la présentation du prologue, la description de Joseph comme veuf ayant des fils adolescents (8,I) et la paraphrase des paroles de l'Annonciation (9-5).
   Tout comme l'Évangile de l'Enfance du Pseudo-Matthieu, le Livre de la nativité de Marie a exercé une grande influence sur la dévotion mariale. Très tôt, le livre trouva sa place dans les collections de sermons et de légendes, puis dans les lectionnaires, fournissant ainsi les leçons pour la fête de la Nativité de la Vierge. L'ordre dominicain, tout particulièrement, tenait le texte en grande estime : la réforme liturgique conduite sous l'égide d'Humbert de Romans, au milieu du XIIIe siècle, incorpora une version abrégée du texte dans le lectionnaire officiel de l'ordre ; en outre, notre apocryphe figura dans quelques grandes oeuvres de compilation dominicaines. Étant dépouillé des détails romanesques de la tradition apocryphe, le Livre de la nativité de Marie était moins appelé à stimuler l'imagination d'artistes ou de narrateurs en langues vernaculaires que l'Évangile de l'Enfance du Pseudo-Matthieu. Cependant, on retrouve les premières traces de notre apocryphe en langue vernaculaire chez deux auteurs français du XIIe siècle : le poète normand Wace, qui utilisa le livre pour raconter l'histoire de la nativité de Marie dans son poème intitulé La Conception Nostre Dame ; Herman de Valenciennes, qui l'inséra dans son adaptation de la Bible en vers français intitulée Li Romanz de Dieu et de sa Mère.
La présente traduction repose sur le texte latin édité à partir de vingt manuscrits dans la « Series apocryphorum ». Les éditions antérieures, depuis la première édition, parue probablement en 1468, jusqu'à celle de K. von Tischendorf, ont toutes imprimé la version la plus évoluée de la première forme textuelle. Le texte latin sur lequel se fonde la traduction est cité lorsque le contenu diffère sensiblement de ce qu'on lit dans l'édition de K. von Tischendorf. Nous avons retenu la division traditionnelle du récit en dix chapitres, mais nous avons suivi la division plus détaillée en groupes de phrases qui est adoptée pour la nouvelle édition de la « Series apocryphorum ». Lire…
[78] Suivant la secte dont on se réclamera, on verra apparaître, çà et là, des images dites ‘saintes’, des icônes de Marie, etc. De même, au cours des siècles, des mots nouveaux comme : mariologie, culte marial, dévotion mariale, etc. Pour cela, on a dit : Les Églises catholique et orthodoxe accordent une place spéciale à la Vierge Marie, qui est l'objet d'un culte particulier, le culte d'hyperdulie (du grec ancien υπέρ / hyper, au-dessus, et δουλεία / douleia, servitude), qui est le culte rendu à la Vierge Marie, supérieur au simple culte rendu aux saints et aux anges (dulie - mot qui vient du grec ancien δοῦλος / doulos, « l'esclave, le serviteur »). Ce terme est à distinguer de celui d'adoration (ou latrie -  (du grec λατρεία / latreia : culte, adoration) qui ne convient que pour Dieu. (V. fr.wikipedia.org)
   Point important au sujet de cette vénération  : l’Incarnation. On a dit : Pour les orthodoxes comme pour les catholiques, la mariologie est indissociable de la christologie; la théologie ne peut les séparer car l'Incarnation occupe une place centrale dans la christologie (Astérios Argyriou, Chemins de la christologie orthodoxe, Fleurus, p. 137). (fr.wikipedia.org)
   Père Lev Gillet : L’épître de ce jour (Ph 2, 4-11) ne mentionne pas Marie. Paul y parle de l’Incarnation : Jésus qui, " de condition divine… s’anéantit lui-même, prenant condition d’esclave et devenant semblable aux hommes… ". Mais il est évident que ce texte a les rapports les plus étroits avec Marie et a été aujourd’hui choisi à cause d’elle. Car c’est par Marie qu’est devenue possible cette descente du Christ en notre chair. Nous revenons donc en quelque sorte à l’exclamation de la femme : " Heureuses les entrailles qui t’ont porté… ". Et par suite l’évangile que nous avons lu est comme une réponse et un complément à l’épître : " Heureux… ceux qui écoutent la parole… ". Un des tropaires de ce jour établit un lien entre la conception du Christ-lumière, si chère à la piété byzantine, et la bienheureuse Vierge Marie : " Ta naissance, ô vierge mère de Dieu, a annoncé la joie au monde entier, car de toi est sorti, rayonnant, le soleil de justice, Christ, notre Dieu ".
La fête de la nativité de Marie est en quelque sorte prolongée le lendemain (9 septembre) par la fête de Saint Joachim et Sainte Anne dont une tradition incertaine a fait les parents de la Vierge.

   Tout cela a une attache toute particulière avec l’“Associationnisme de la Distinction”. Associationnisme qui s’écarte du Monothéisme pur, vrai. Ceci, les pauliens ne le comprennent pas tellement, ils y sont très attachés, au contraire ! Demanderont-ils un jour pardon à leur Seigneur (Coran V 17, 72-78) ? De même, l’amour excessif qu’ils portent pour Marie les détruira, les fera tomber dans le Feu infernal pour l’Éternité de l’Éternité ! Ceci, ils en sont insouciants et inconscients. En effet, bon nombre de cultes qu’ils rendent à un autre qu’à Dieu seul, émane du Sabéisme. Exemple le culte de Dulie prit à l’Associationnisme de la Proximité.
   Divergences. On a dit : Dans les Églises catholique et orthodoxe, Marie est l'objet d'un culte particulier, supérieur au simple culte rendu aux saints et aux anges, appelé le culte d'hyperdulie. C'est un point de divergence important avec le protestantisme et les églises réformées. (V. fr.wikipedia.org).
   Ces sectes toutefois sont considérées comme d’obédience yéhudie. Le culte d'hyperdulie est condamné sévèrement par la Parole divine : Coran V 115-118. Mais pour celui qui a dressé un voile entre lui et son Créateur, il n’en a que faire, note l’observateur !
[79] “Marie mère du Messie”, les gens de l’Évangile sont unanimes. Marie ‘mère’ de Dieu, le monde de l’Évangile se fragmente, se divise, se fissure. Il y a les pour et les contre.
   On a dit : Le titre de Théotokos (du grec Θεοτόκος, « qui a enfanté Dieu »), ou la Mère de Dieu, attribué à la Vierge Marie, apparaît sous la plume d’Alexandre d’Alexandrie en 325, l’année du Premier concile de Nicée, avant celui définitif du concile d'Éphèse (431). Dans l'Église latine, le titre de Mère de Dieu est parfois rendu par deipare[1]. (V. fr.wikipedia.org). Lire... ; Lire... ; Lire...
   Ce n’est donc pas une croyance des Douze auxiliaires du Messie, du Messie lui-même.
[80] Les gens de la Synagogue et de la Torah. Parlent toujours en mal d’elle et de son fils, à l’instar de leurs ancêtres.
[81] Les gens de l’Islam traditionnel. Ils la considèrent comme Marie, la vierge, la pure, la célibataire, jamais fiancée ou mariée (Coran LXVI 12). Matriarche pour le peuple hébreu, les Fils d’Israël. Mère des Croyants. Une des épouses du sceau de la Prophétie au Jour des Comptes.



Point de divinité, de dieu que Dieu !
« Vulnerant omnes, ultima necat. »
Nous ne le dirons jamais assez.
Explicit totus liber.

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27/11/15 .

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