Croyances

ÉTUDES COMPARÉES, PROPHÉTIES. 

Selon les Écritures.

Au nom de DIEU, Allaha,
Le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux !

Louange à Allah, Seigneur des mondes, Prière et Paix sur Ses messagers et Ses prophètes, et sur tous ceux qui suivent Sa guidée !


Apocryphorum - (الأناجيل و كتابات مشكوكة فى صحتها)


   Point de divinité[1]excepté Allah[2] le Très Haut. Que les meilleurs salutations[3] soient sur les prophètes et messagers divins dont le Sceau de la Prophétie[4].

   Suite Page 4

    Les Apocryphes. Troisième texte.

LIVRE ARMÉNIEN DE L'ENFANCE

LE LIVRE DE L'ENFANCE DU CHRIST.

Chapitre I. Ce qui advint, au sujet de la sainte Vierge Marie, dans la maison de son père. Récit de saint Jacques, frère du Seigneur[5].

1. Or donc, l'homme (appelé) Joachim, lorsqu'il fut sorti de sa maison, prit (avec lui) ses troupeaux et ses bergers et s'en alla dans le désert, où il fixa sa tente. Après être resté en prière pendant quarante jours et quarante nuits[6], gémissant et pleurant, et (ne vivant) que de pain et d'eau[7], il s'assit et pria Dieu en ces termes, dans l'affliction de son âme : « Souvenez-vous de moi, Seigneur, selon votre miséricorde et votre justice, opérez en moi un signe de votre bienveillance comme vous avez fait à notre ancêtre Abraham, à qui dans le temps de sa vieillesse vous avez donné un enfant de bénédiction, fils de la promesse, Isaac son unique descendant, et le gage de la consolation pour sa race. » Et de la sorte, avec des larmes, il priait Dieu d'une âme affligée, demandant miséricorde au Seigneur. Et il disait : « Je ne m'en irai pas d'ici ; je ne mangerai ni ne boirai, jusqu'à ce que le Seigneur m'ait visité[8], et qu'il ait eu pitié de son serviteur. »

2. Et lorsque s'achevèrent les quarante jours de son jeûne, l'ange du Seigneur[9] vint, et se plaçant devant Joachim, lui dit : « Joachim, le Seigneur a entendu vos prières et il a accompli votre demande. Voici que votre femme concevra et vous enfantera un fils de bénédiction[10]. Son nom sera grand et toutes les races le proclameront bienheureux. Levez-vous, prenez les offrandes que vous avez promis de faire et apportez-les dans le temple saint : là vous accomplirez votre voeu[11]. Car voici que moi j'irai cette nuit prévenir le grand prêtre[12] d'accepter de vos mains ces offrandes. » Ayant ainsi parlé, l'archange le quitta[13]. Et Joachim, se levant sur-le-champ avec joie, partit avec ses nombreux troupeaux et (ses) offrandes[14].

3. Et l'ange du Seigneur, apparaissant au grand prêtre Éléazar en une vision pareille[15], lui dit : « Voici que Joachim vient vers vous avec des offrandes. Recevez ses dons religieusement et selon la loi, comme il convient. Car le Seigneur a entendu ses supplications et il a réalisé sa demande. » Et le grand prêtre se réveillant de son sommeil, se leva et rendit grâces au Seigneur en disant : « Béni soit le Seigneur, Dieu d'Israël, parce qu'il ne dédaigne pas ses serviteurs qui l'implorent. » Puis[16] l'ange apparut une seconde fois à Anne et lui dit ; « Voici que votre mari vient ; levez-vous, allez au-devant de lui et recevez-le avec joie[17]. » Anne donc s'étant levée, revêtit sa parure de noces et courut au-devant de lui. Et lorsqu'elle aperçut son mari, elle se prosterna avec joie devant lui et se jeta à son cou.

4. Joachim lui dit : « Salut à vous et joyeuse nouvelle, Anne ; car le Seigneur Dieu a eu pitié de moi ; il m'a béni et il a promis de nous donner un enfant de bénédiction. » Et Anne[18] dit à Joachim : « Bonne nouvelle à vous en retour ; car à moi aussi le Seigneur a promis de donner ce que vous dites. » Anne (fut) transportée de joie et dit : « Béni soit le Seigneur Dieu d'Israël, qui n'a pas dédaigné nos supplications, et n'a pas (détourné) de nous sa miséricorde. » Et en même temps, Joachim ordonna d'appeler ses amis et voisins, et il leur fît une réception grandiose. Ils mangèrent, burent et se réjouirent, et après avoir rendu grâces au Seigneur, ils retournèrent chacun chez soi. Et ils glorifiaient Dieu à haute voix.

Chapitre II. De la naissance de la vierge Marie ; ce qui advint dans la maison de son père.

1. Et Joachim[19] s'étant levé de bonne heure, appela ses bergers et leur dit : « Amenez dix agneaux blancs : ce sera l'offrande pour le temple auguste de mon Dieu ; et douze veaux : ce sera pour les prêtres, les scribes, et les ministres, qui sont les serviteurs de l'assemblée[20] ; et cent béliers : ce sera pour tout le peuple d'Israël. » Et lorsque Joachim eut pris ces offrandes, il (les) amena dans le temple du Seigneur, et s'étant prosterné[21] devant les prêtres et toute l'assemblée, il présenta les dons amenés devant eux. Ceux-ci l'ayant vu, se réjouirent et le félicitèrent parce qu'il avait plu au Seigneur d'accepter de ses mains ces saintes offrandes. Et la multitude des gens qui se trouvaient là, étaient dans l'étonnement et disaient : « Loué soit le Seigneur Dieu d'Israël, qui a réalisé les voeux de votre coeur. Allez en paix dans votre maison, et le Seigneur sera avec vous perpétuellement. Il vous donnera un enfant béni et un rejeton sanctifié du fruit de vos entrailles.

2. Et Joachim s'étant prosterné devant les prêtres qui se trouvaient là, se leva, entra dans le temple[22] et, s'étant mis en prières, il remerciait le Seigneur et disait[23] : « Seigneur Dieu d'Israël, (Dieu) de nos pères, comme vous avez écouté votre serviteur et lui avez fait ample mesure de miséricorde, je vous implore maintenant. Seigneur. Que vous m'accordiez un enfant (de sexe) masculin ou féminin, je vous le donnerai. Seigneur, pour être à votre service dans ce temple, tous les jours de sa vie. » Et Joachim, ayant ainsi parlé, se leva et s'en fut joyeusement dans sa maison.

3. Lorsque trois mois se furent écoulés, l'enfant tressaillit dans le sein de sa mère. Et Anne, remplie d'une grande joie, dit dans un transport d'allégresse[24] : ( Par la vie du Seigneur, s'il m'est (accordé) un enfant de bénédiction (de sexe) masculin ou féminin, je le donne au temple saint, pour tous les jours de sa vie. » Et Anne acheva cent quatre-vingts jours de sa grossesse, ce qui fait six mois.

4. Joachim partit avec des présents ; il se rendit au temple saint, et, par-devant les prêtres, il offrit les sacrifices qu'il avait promis d'accomplir intégralement au début de l'année. Et comme ils élevaient (les victimes) sur l'autel des holocaustes et les immolaient, tandis que le sang coulait, ils virent qu'il ne contenait aucun défaut, et remplis d'une grande joie, ils rendirent grâces à Dieu.

5. Mais Joachim, après avoir accompli ses offrandes, prit un agneau, et en ayant d'abord fait l'oblation, il le sacrifia sur l’autel ; et tous virent, par (un prodige) inattendu, une sorte de lait blanc jaillir de l'artère au lieu de sang. A cette vue, les prêtres et tout le peuple furent saisis d'étonnement et d'admiration, car jamais on n'avait vu un prodige semblable à celui qui s'était accompli en ce sacrifice. Le grand prêtre Éléazar dit à Joachim : « Dites-nous : Au nom de qui avez-vous présenté cette offrande, cet agneau que vous avez en dernier lieu offert en sacrifice sur l'autel? »

6. Joachim répondit : « Les premières offrandes, je les ai promises à mon Seigneur, (comme) un voeu que (je devais) accomplir. Mais ce dernier agneau (est offert) au nom de mon enfant : j'avais résolu de faire (cela) pour lui. » Le grand prêtre (lui) dit : « Voyez-vous ce signe, que le Seigneur vous a montré au nom de votre enfant ? » Le grand prêtre dit[25]: « Le lait qui vient de jaillir de cette artère a une signification pour votre enfant : car ce qui naîtra du sein de sa mère, sera une fille, une vierge impeccable et sainte. Et cette vierge concevra sans (l'intervention d'un) homme ; il naîtra (d'elle) un (enfant) mâle qui deviendra un grand monarque et roi d'Israël[26]. » En entendant ces choses, tous ceux qui se trouvaient là, furent dans l'admiration. Joachim se dirigea en silence vers sa maison et raconta à son épouse Anne les prodiges qui étaient arrivés. Et rendant grâces à leur Dieu, ils se réjouirent et dirent au Seigneur : « Que vos volontés soient faites. »

7. Et quand la grossesse d'Anne en fut à deux cent dix jours, ce qui fait sept mois[27], subitement, à la septième heure, Anne mit au monde sa sainte enfant, durant le 21e jour du mois <de ...>-, qui est le 8 septembre. Le premier jour, elle demanda à la sage femme[28] : « Qu'ai-je mis au monde ? » Celle-ci répondit : « Vous avez mis au monde une fille, mais extrêmement belle, brillante et radieuse à voir, sans tache ni souillure aucune. » Anne dit : « Béni soit le Seigneur Dieu d'Israël, qui a écouté les supplications de ses serviteurs, qui nous a montré son ample miséricorde et qui a fait pour nous de grandes choses, dont nous sommes remplis de joie. Maintenant mon coeur est solidement établi dans le Seigneur, et mon espérance a été exaltée en Dieu mon Sauveur. »

8. Lorsque l'enfant eut trois jours[29], (Anne) ordonna à la sage-femme de la laver et de la porter dans sa chambre[30] avec respect. (Celle-ci) lui ayant présenté l'enfant, elle lui donna le sein, et, la faisant téter, la nourrissait de (son) lait. Et, dans une effusion de tendresse, elle l'appela du nom de Marie[31]. De jour en jour, (l'enfant) croissait et progressait, et (sa mère), dans les transport de sa joie, la berçait entre ses bras. C'est ainsi que ses parents relevaient et la nourrissaient. Lorsque Marie eut atteint quarante jours[32], ses parents la prirent avec respect, et emportant de nombreuses offrandes, ils la conduisirent dans le temple du Seigneur, selon la règle de leur tradition.

9. Et la petite Marie croissait et progressait de jour en jour[33]. Lorsqu'elle eut (atteint) six mois[34], sa mère permit qu'elle s'essayât à marcher. Et quand elle se fut éloignée (l'espace de) trois pas, elle retourna en arrière et vint se jeter dans les bras de sa mère. Et sa mère, l'élevant dans ses bras, lui disait en la caressant : « Marie, sainte mère des vierges ; ô toi, racine à la belle croissance ; rejeton d'une noble souche ; de toi, se lèvera l'aurore, l'astre avant-coureur de la lumière, semblable à la lune plus qu'(aucune) étoile, lumière du jour plus (brillante) que la splendeur du soleil, aube du soleil de l'Orient! » Ainsi parlait Anne, tenant ces propos et d'autres encore. Et caressant la sainte enfant elle disait : « Par la vie du Seigneur, tes pieds ne fouleront plus <le sol> jusqu'au moment où tu seras conduite dans le temple saint[35]. » Et Joachim dit : « Oui. Vous avez bien parlé. » Et l'enfant demeura dans la maison de son père, jusqu'à ce qu'elle eut atteint l'âge de trois ans[36]. Ainsi soit-il!

Chapitre III. De l'éducation de la Sainte Vierge Marie, qui eut lieu au temple saint, pendant douze ans[37].

  1. Joachim dit à Anne : « Les jours de l'enfant qui nous est née[38] sont accomplis. Ordonnez qu'on appelle toutes les filles des Hébreux, les vierges consacrées à Dieu. Qu'elles prennent chacune en main une lampe, et qu'elles conduisent l'enfant, avec un saint respect, dans le temple du Seigneur ainsi qu'il convient. » Et l'ayant emmenée ils l'établirent dans le troisième degré du tabernacle[39]. Et le Seigneur Dieu lui donna grâce et sagesse. Un ange de Dieu, descendant du ciel, la servait à table, et elle était nourrie par les anges de l’Esprit(-Saint)[40]. Et là dans le tabernacle, elle entendait incessamment le langage et le chant des anges[41].
  2. Marie avait trois ans lorsque ses parents la conduisirent au temple. Elle (y) resta douze ans. Au bout d'une année ses parents moururent[42]. Marie éprouva une vive affliction (de la perte) de son père et de sa mère, et prit le deuil pour trente jours. Établie dans le temple, Marie fut élevée et grandit à la manière des femmes, comme les autres filles des Hébreux qui s'(y) trouvaient avec elle, jusqu'à ce qu'elle atteignit l'âge de quinze ans.
  3. En cette année, mourut le grand pontife Eléazar. Les fils d'Israël, ayant pris le deuil, pleurèrent[43] sur lui pendant trente jours. Ensuite, après tous ces événements, eut lieu une assemblée des prêtres, des anciens, et d'autres (notables), qui résolurent de désigner un grand prêtre du temple et de consulter le sort[44]. Et le sort tomba sur Zacharie fils de Barachie. Tous les prêtres lui imposèrent les mains et l'établirent ministre du saint autel. Or Anne et Elisabeth étaient parentes ; toutes deux étaient stériles et n'avaient pas d'enfants. Et depuis la grossesse d'Anne et la naissance de Marie, quatorze ans s'étaient passés, jusqu'au moment où Zacharie devint grand prêtre du temple[45].
     (LIVRE ARMÉNIEN DE L'ENFANCE.).

   Conclusion.

   Ce récit diffère d’autres récits. Le rôle de l’ange Gabriel, même s’il n’est pas nommé nommément, fait qu’il va jouer un rôle important dans les évènements à venir, selon le narrateur. Il est l’ange annonciateur de bonnes nouvelles ! Secundo : Le père de Marie n’apparaît pas dans ce récit comme un berger mais plutôt comme un homme libre, un chef. Tercio : Un signe, suite à un de ses sacrifices et interprété par le grand prêtre, sera. Ce signe, selon le narrateur : « Le lait qui vient de jaillir de cette artère a une signification pour votre enfant : car ce qui naîtra du sein de sa mère, sera une fille, une vierge impeccable et sainte. Et cette vierge concevra sans (l'intervention d'un) homme ; il naîtra (d'elle) un (enfant) mâle qui deviendra un grand monarque et roi d'Israël ». Ce qui voudrait signifier clairement que les gens de la Synagogue savaient très bien que : 1) un enfant devait naître sans l’intervention d’une semence mâle ; 2) l’heure de la naissance du fils de Marie était donc proche, programmée. L’enfant étant né ainsi, les gens de la Synagogue et de la Torah de l’époque refuseront pourtant d’y croire : a) ils refuseront de croire en ce signe divin ; b) et en plus, ils se permettront de porter une lourde accusation contre Marie (Coran XIX 27) ! Preuve qu’ils sont gens de peu de foi, note le Savant ! Troisièmement : Quand Marie va naître ses parents sont tous deux vivants. Le texte ne mentionne pas la perte de son père, ni même qu’elle sera confiée dès sa naissance à son oncle Zacharie. Le rôle de Zacharie ici apparaît bien tard, lors de sa nomination comme grand prêtre. Alors qu’il est plus qu’un grand prêtre dans l’Histoire sainte des Fils d’Israël, il est un de leurs prophètes… Ne pas confondre ! Quatrièmement : Apparition de Zacharie, aucun rôle attribué pour lui et concernant Marie. Tutelle non énoncée.  (à suivre)

   Que le Seigneur des mondes nous guide tous dans ce qu’Il aime et agrée !


[1] Le Créateur des cieux et de la terre est donc la seule et véritable divinité qu’on adore et qu’on se doit d’adorer véritablement.
[2] En langue arabe, Allah. En hébreu, ïl. Nom divin, il est employé couramment pour les gens de l’Évangile de langue arabe. En français, le terme Dieu est compris généralement, non comme un Nom divin, mais plutôt comme signifiant l’Etre-Suprême, le Créateur et Maître de l’Univers.
[3] Formules d’eulogies comme : que Dieu prie sur lui, l’agrée, lui fasse miséricorde, etc., formules propres à  l’Islam traditionnel. Les exégètes interprètent la « prière » divine comme étant un octroi de Sa miséricorde et la « prière » angélique comme une demande de pardon pour les créatures. 
[4] Soit : Ahmad-Mohammad, fils d’Abd Allah, (...) fils d’Ismaël, fils d’Abraham  (sur eux la Paix !). Pour l’Islam traditionnel, il est le Sceau de la Prophétie, le Sceau des prophètes et messagers divins.
[5] Note : I. — 1. 5 débute par un paragraphe qui est le développement du Protévangile I, 1-3, et du pseudo-Matthieu I-II, 1 : Généalogie de Joachim (Ionãkir), fils de Mathan, fils d'Eléazar, de la lignée de Salomon, fils de David. De Mathan naquit un fils qu'il appela Jacob ; Jacob s'unit à une femme nommée Astã. Laissée veuve sans enfant, elle fut épousée en secondes noces par Héli fils de Matath, de la famille de Nathan. Elle en eut un fils appelé Joseph et un autre appelé Sadoc et surnommé Ionakir [Joachim]. Sadoc était né ou s'était fixé à Bethléem de Juda. Sa femme s'appelait Dina. (Comparer Salomon de Bassorah, The Book of the Bee, éd. E. A. Wallis BUDGE, Anecdota Oxoniensia, Semitic series, t., I, 2, 1886…
[6] Ce jeûne de 40 jours existait depuis le temps de Mochè (sur lui la Paix !).
[7] Comparer : 4. Et Joachim fut fort affligé et il ne se montra pas à sa femme ; mais il se rendit dans le désert et là il planta sa tente, et il jeûna quarante jours et quarante nuits, disant en lui-même : « Je ne descendrai ni pour manger ni pour boire jusqu'à ce que le Seigneur, mon Dieu, me visite, et la prière sera ma nourriture et ma boisson ».
[8] Ou : jusqu’à l’Ordre divin soit.
[9] Qui ne peut-être que Gabriel. Il doit rendre, selon le narrateur, visite à trois personnes : Joachim, le grand prêtre et Anne.
[10] C’est plutôt dans sa descendance qu’un enfant béni naîtra
(Coran XIX 31). Quant à lui, sa femme de mettre au monde une fille : Marie.
[11] C’est de sa femme exclusivement que viendra le vœu (V. Coran III 35).
On notera que dans les textes Apocryphes, le (ou les) narrateur(s) aime(nt) associer Anne et son mari dans ce vœu. Ce qui est faux.
[12] Initiative qui semble venir de lui-même non de son Seigneur. Ce qui rend alors le récit peu crédible. Et le narrateur de nous présenter encore et encore qu’il n’existe pas de prophète en ce temps-là pour exercer cette fonction.
[13] C’est-à-dire : Gabriel.
[14] Note : 2. Comparer ps.-Matth. III, 4-4. 5 omet la vision de Joachim et amplifie le thrène et la vision d'Anne (Protév. II-III; ps.-Matth. II, 2-4). L'ange dit à Dina [Anne) : « ... Dorénavant vous ne vous appellerez plus Dina, mais Anne, parce que la miséricorde de votre Seigneur vous a fait grâce... » [Jeu de mots sur le verbe ()- faire grâce).
[15] Note : Cette vision d'Éléazar semble une invention du rédacteur arménien (ou de son original immédiat).
[16] Note : Comparer Protév. IV, 5-4; ps.-Matth. III, 5. Dans S, comme dans le Protévangile, Anne est, avertie de l'arrivée prochaine de son mari, non par un ange, mais par deux messagers. S met dans leur bouche le récit de la révélation faite à Joachim (y compris le changement de nom de Dina).
[17] Note : Ps.-Matth. III, 5 : < à la porte dorée >.
[18] La bonne nouvelle ne pouvait venir que d’un côté, celui d’Anne.
[19] Note : II. — 1. Les deux paragraphes qui suivent sont un développement très libre de Protév. V, 1. S : ... Pendant que le grand prêtre offrait le sacrifice pour lonakir, celui-ci tenait les yeux fixés sur le prêtre et il vit entre les yeux du prêtre un signe lumineux avec l'inscription suivante : « Le Seigneur a accepté votre sacrifice et vos offrandes... »
[20] Littéralement : de l'église (c'est-à-dire de la synagogue).
[21] Forme de salutations anciennes n’étant plus en rigueur dans la loi coranique.
[22] Comprendre : Temple de Salomon.
[23] Selon le narrateur. Version coranique, ce rôle revient toujours à Hannah (Anne) mère de Marie (Coran III 35).
[24] Coran, c’est suite à sa prière : Coran III 35.
[25] Interprétation de ce signe par le grand prêtre. Preuve que l’annonce d’un enfant mâle sans l’intervention d’un père (d’une semence mâle), existait bel et bien à l’époque, et les gens de la Synagogue d’être au courant.
[26] Libre interprétation du narrateur. L’enfant qui naîtra sera un prophète d’Israël, le sceau des Prophètes d’Israël (et non Malachie).
[27] Note : S ne connaît pas ce détail ni l'épisode qui suit ; cf. Protév. V, 2.
   Libre interprétation du narrateur. Un enfant de sept mois peut-il survivre ?
[28] Le texte coranique voit la chose différemment : Coran III 36.
[29] Note : Dans le Protévangile, l'épisode correspondant (VI, 2) se passe à l'anniversaire de Marie.
[30] Note : Littéralement : à l'étage, (…).
[31] On voit le décalage avec le texte coranique. Comparer : Coran III 36.
[32] Note : 5 ; Quand vint le temps de sa purification [cf. Luc, II, 22].
[33] Cf. Coran III 37. A la seule différence qu’elle sera confiée à son oncle Zacharie. Ce que le texte ne mentionne pas.
[34] Note : Cf. Protév. VI, 1. S : Lorsque l'enfant fut âgée d'un an.
[35] Entendre : le Temple de Salomon.
   Note : S ." ... Anne s'adressant à loachim son seigneur lui dit : « Construisez à Marie votre fille un appartement où elle demeurera, jusqu'au moment où elle sera grande et que nous la conduirons monter à Jérusalem... ».
[36] Note : Ici se place dans le Protévangile (VI, 2) le récit de la fête célébrée par Joachim à l'anniversaire de Marie (dans S au troisième anniversaire). S ajoute : Quand (Marie) eut environ dix ans, ses parents se dirent entre eux : « Conduisons-la au temple du Seigneur pour qu'elle y vive en sa présence, comme nous en avons fait le voeu. » Dina sa mère dit à lonakir son père : « Attendons pour (l’y) conduire qu'elle ait pris conscience d'elle-même. » (Comp. Protév. VII) Et en ces mêmes jours, Anne devint enceinte et mit au monde une fille qu'elle appela Parogithã, disant : « Marie sera au Seigneur, et Parogithã nous sera nos délices (phurgãiã) au lieu de Marie... »
[37] Le chiffre 12 revêt une importance particulière pour les gens de la Bible (toranique & évangélique). Très usité dans leurs Écritures et écrits. A un rapport direct avec l’Histoire sainte des 12 Tribus de Jacob ou d’Israël.
[38] Note : III. — 1. Littéralement : « qui est née chez nous.
[39] Texte coranique : sanctuaire. Vu le sens ici, il apparaît qu’ils ont le même sens.
[40] L’esprit-saint n’a pas d’anges à son service. Interprétation libre du narrateur, et selon sa secte. Texte coranique,
réponse de Marie à Zacharie : « c’est de la part de Dieu ». (Coran III 37). En place et lieu d’esprit saint. Ce qui est logique et plus correct.
[41] Note : Comp. ps.-Matth. VI, 3. Ces détails, qui renchérissent sur la narration du Protévangile, ont passé dans la tradition du moyen âge. Le diacre Panialéon y fait allusion, dans un panégyrique de l'archange Gabriel (ms. de Paris, Bibl. Nationale, grec 1519, p. 303-304)
   Comparer : Coran III 37 + commentaires.
[42] Le chiffre 12 a beaucoup d’importance pour le monde biblique. Ses parents étant décédés bien avant, Marie n’a pas pu en porter le deuil. Interprétation libre donc du narrateur.
[43] Pleureuses ? Pratique qui semble d’origine sabéiste. On retrouve cela, de nos jours, chez les gens d’Égypte, sectes du chiisme, etc. Pratique for blâmable et non recommandée pour les gens de l’Islam traditionnel. Contrairement à l’idée reçue parmi le monde biblique de langue française, de leur propagande et désinformation,
leur presse écrite et parlée, gens du Sécularisme... Ne pas confondre entre coutume locale ou de secte et Norme prophétique (sounnah).
[44]
Dans ce texte, l’apparition de Zacharie est retardée. Et le tirage au sort devait être suite au décès de leur officiant le père de Marie : Amram (Joachim). Non après la mort prétendue de ce grand prêtre. Ne pas confondre (Coran III 44) !
[45] La vérité est toute autre.
Zacharie était plus qu’un prêtre (ou un grand prêtre), il était prophète des Fils d’Israël ; ce que les gens de la Synagogue et de la Torah refusent (refusèrent) d’admettre et de reconnaître de tout temps. Ils le relègueront donc à ce titre de prêtre seulement. Idem pour le monde de l’Évangile.
   Les ancêtres du monde de l’Évangile, suivant les recommandations des gens de la Synagogue et de la Torah de l’époque, finiront par s’aligner sur leur position. Voulant cacher aux yeux du monde, le sort qu’ils réserveront plus tard à Zacharie, et surtout le minimiser. N’accuseront-ils pas Zacharie d’avoir abuser de sa nièce ? selon certains commentateurs coraniques et historiens ? Au temps de choses que le monde biblique soumettront à la censure, d’un commun accord. De nos jours, le monde biblique feint de ne pas savoir, d’ignorer ce que firent leurs ancêtres, lesquels changèrent la Parole de leur Seigneur. Et surtout pas de condamnation !



Point de divinité, de dieu que Dieu !
« Vulnerant omnes, ultima necat. »
Nous ne le dirons jamais assez.
Explicit totus liber.

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27/11/15 .

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