Croyances

ÉTUDES COMPARÉES, PROPHÉTIES, ANALYSE. 

Selon les Écritures.

Au nom de DIEU, Allaha,
Le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux !

Louange à Allah, Seigneur des mondes, Prière et Paix sur Ses messagers et Ses prophètes, et sur tous ceux qui suivent Sa guidée !


Apocryphorum - (الأناجيل و كتابات مشكوكة فى صحتها)


   Point de divinité[1] excepté Allah[2] le Très Haut. Que les meilleures salutations[3] soient sur les prophètes et messagers divins dont le Sceau de la Prophétie[4].

   Suite Page 1

   Naissance de Marie, versions apocryphes.

   Marie est un personnage énigmatique donc pour le monde biblique (toranique & évangélique). De ses parents, de son enfance, les textes officiels évangéliques sont muets comme une carpe, note le Savant. Pour connaître l’enfance de Marie, il nous faut faire appel nécessairement aux textes[5] dits secrets (apocryphes), en la possession du monde évangélique ; pour avoir un point de vue, plus ou moins correct, sur elle et son futur enfant. Qu’on en juge :

   Apocryphes - Texte premier.

NAISSANCE DE MARIE LA SAINTE MÈRE DE DIEU

LA TRÈS GLORIEUSE MÈRE DE JÉSUS-CHRIST

I

1. On lit dans les histoires[6] des douze tribus d'Israël, que Joachim[7] était un homme très riche[8] et qu'il apportait des offrandes doubles, disant : « L'excédent de mon offrande sera pour tout le peuple et ce que je donne en expiation de mes fautes ira au Seigneur en propitiation pour moi ».

2. Or le grand jour du Seigneur arriva et les fils d'Israël apportaient leurs offrandes[9]. Et Ruben se dressa devant Joachim, disant : « Il ne t'est pas permis d'apporter le premier tes offrandes, parce que tu n'as pas engendré de rejeton en Israël ».

3. Et Joachim fut fort affligé, et il se rendit aux archives[10] des douze tribus du peuple, disant : « Je verrai dans les archives des douze tribus d'Israël si je suis seul à n'avoir pas engendré de rejeton en Israël ». Et il fit des recherches et il trouva que tous les justes avaient procréé de la descendance en Israël ; et il se souvint du patriarche Abraham, se rappelant qu'à son dernier jour Dieu lui avait donné pour fils Isaac.

4. Et Joachim fut fort affligé et il ne se montra pas à sa femme ; mais il se rendit dans le désert[11] et là il planta sa tente, et il jeûna quarante jours et quarante nuits[12], disant en lui-même : « Je ne descendrai ni pour manger ni pour boire jusqu'à ce que le Seigneur, mon Dieu, me visite, et la prière sera ma nourriture et ma boisson[13] ».

II

1. Mais sa femme Anne[14] pleurait et se lamentait doublement, disant : « Je veux me lamenter sur mon veuvage, et me lamenter aussi sur ma stérilité ».

2. Or le grand jour du Seigneur arriva, et Judith, sa servante[15], lui dit : « Jusques à quand cet abattement de ton âme ? Voici venu le grand jour du Seigneur, et il ne t'est pas permis de pleurer ; mais prends ce bandeau que m'a donné la maîtresse de mon travail ; je ne puis pas le porter, parce que je suis servante et qu'il a le signe royal[16] ».

3. Et Anne dit : « Éloigne-toi de moi ; je ne fais pas cela, car le Seigneur m'a fort humiliée ; sans doute, quelque méchant t'a donné ce bandeau et tu es venue pour m'associer à ta faute » . Et Judith dit : « Quel mal pourrais-je te souhaiter, puisque le Seigneur a fermé ton sein pour qu'il ne te donne pas de postérité en Israël ? »

4. Et Anne fut fort affligée, et elle ôta ses habits de deuil et elle se lava la tête et revêtit ses habits de noce, et vers la neuvième heure[17], elle descendit dans son jardin, pour se promener. Et elle vit un laurier, et elle s'assit dessous et elle pria le Seigneur, disant : « Dieu de mes pères, bénis-moi et exauce ma prière, ainsi que tu as béni les entrailles de Sarah et que tu lui as donné son fils Isaac ».

III

1. Et levant les yeux au ciel, elle vit un nid de passereaux dans le laurier[18], et elle se mit à gémir, disant en elle-même[19] : « Hélas! qui m'a engendrée, et quelles entrailles m'ont enfantée, pour que je sois devenue un objet de malédiction pour les fils d'Israël, et qu'ils m'aient outragée et chassée avec dérision du temple du Seigneur ?

2. Hélas! à qui ai-je été assimilée ? Ce n'est pas aux oiseaux du ciel ; car même les oiseaux du ciel sont féconds devant vous, Seigneur. Hélas! à qui ai-je été assimilée ? Ce n'est pas aux bêtes sauvages de la terre ; car même les bêtes sauvages de la terre sont fécondes devant vous, Seigneur.

3. Hélas! à qui ai-je été assimilée ? Ce n'est pas à ces eaux ; car même ces eaux sont fécondes devant vous, Seigneur. Hélas! à qui ai-je été assimilée ? Ce n'est pas à cette terre ; car même cette terre porte ses fruits en leur temps, et vous bénit, Seigneur. »

IV

1. Et voici qu'un ange du Seigneur apparut et lui dit : « Anne, Anne, le Seigneur a écouté ta prière : tu concevras et tu enfanteras, et on parlera de ta progéniture sur toute la terre[20] ». Et Anne dit[21] : « Par la vie du Seigneur, mon Dieu, si j'enfante soit un fils, soit une fille, je l'amènerai comme offrande au Seigneur, mon Dieu, et il sera à son service tous les jours de sa vie ».

2. Et alors deux messagers vinrent à elle et lui dirent : « Voici que Joachim ton époux arrive avec ses troupeaux ; car un ange du Seigneur est descendu vers lui, disant : « Joachim, Joachim, le Seigneur Dieu a écouté ta prière ; descends d'ici, car voici que ta femme Anne concevra dans ses entrailles ».

3. Et Joachim descendit, et il appela ses bergers, disant : « Apportez-moi ici dix agneaux sans tache et irréprochables, et ils seront pour le Seigneur mon Dieu ; apportez-moi aussi douze veaux de chair tendre et ils seront pour les prêtres et le conseil des Anciens ; et cent chevreaux pour tout le peuple ».

4. Et voici que Joachim arriva avec ses troupeaux, et Anne, se tenant debout près de la porte, vit venir Joachim, et courant à lui, elle se suspendit à son cou[22], disant : « Maintenant je sais que le Seigneur Dieu m'a comblée de bénédictions; car voici que j'étais veuve et je ne le suis plus, j'étais sans enfant, et je vais concevoir dans mes entrailles ». Et Joachim se reposa le premier jour dans sa maison.

1. Or le lendemain il présenta ses offrandes, disant en lui-même : « Si le Seigneur Dieu m'est propice, il m'accordera de voir le disque d'or[23] du prêtre ». Et Joachim présenta ses offrandes et il fixa ses regards sur le disque du prêtre, lorsque celui-ci monta à l'autel du Seigneur, et il n'aperçut pas de faute en soi[24]. Et Joachim dit : « Maintenant je sais que le Seigneur m'est propice et qu'il m'a remis toutes mes fautes ». Et il descendit justifié du temple du Seigneur et il retourna dans sa maison.

2. Or les mois d'Anne s'accomplirent : le neuvième, elle enfanta. Et elle dit à la sage-femme[25] : « Qu'ai-je enfanté ? » Celle-ci dit : « Une fille ». Et Anne reprit : « Mon âme a été glorifiée en ce jour » : et elle coucha l'enfant. Les jours étant accomplis, Anne se lava, elle donna le sein à l'enfant, et elle l'appela Marie.

VI

1. De jour en jour l'enfant se fortifiait[26] ; lorsqu'elle eut six mois, sa mère la mit à terre, pour voir si elle se tiendrait debout. Elle fit sept pas et s'en vint dans le giron de sa mère. Et celle-ci la souleva disant :

« Par la vie du Seigneur mon Dieu, tu ne fouleras plus ce sol jusqu'au jour où je t'emmènerai dans le temple du Seigneur ». Et elle établit un sanctuaire dans la chambre de l'enfant, à qui elle ne laissa prendre comme

nourriture rien de vil ni d'impur. Et elle appela les filles des Hébreux qui étaient sans tâche et celles-ci divertirent l'enfant.

2. La petite fille arriva à l'âge d'un an, et Joachim donna un grand festin[27], et il invita les prêtres et les scribes et le conseil des Anciens et tout le peuple d'Israël. Et Joachim présenta l'enfant aux prêtres, et ceux-ci la bénirent, disant[28] : « Dieu de nos pères, bénis cette enfant et donne-lui un nom qui soit répété jusqu'à la fin des siècles à travers toutes les générations ». Et tout le peuple dit : « Ainsi soit-il, ainsi soit-il, amen ». Et Joachim la présenta aux princes des prêtres, et ceux-ci la bénirent, disant : « Dieu des hauteurs du ciel, abaisse tes regards sur cette enfant et donne-lui une bénédiction suprême, une bénédiction sans seconde ».

3. Et sa mère l'emporta dans le sanctuaire de sa chambre, et elle lui donna le sein. Et Anne adressa un hymne au Seigneur Dieu, disant : « Je veux chanter un hymne au Seigneur mon Dieu, parce qu'il ma visitée et qu'il a écarté de moi l'outrage de mes ennemis ; et le Seigneur m'a donné un fruit de sa justice à la fois un et multiple devant sa face. Qui annoncera aux fils de Ruben qu'Anne allaite un enfant ? Apprenez, apprenez, vous les douze tribus d'Israël, qu'Anne allaite un enfant ». Et elle la déposa dans la chambre au sanctuaire[29] et elle sortit et elle servit les invités. Le repas achevé, ils descendirent pleins d'allégresse et glorifiant le Dieu d'Israël.

VII

 1. Or les mois se succédaient pour l'enfant[30]. Elle atteignit l'âge de deux ans[31], et Joachim dit[32] : « Conduisons-la au temple du Seigneur pour accomplir la promesse[33] que nous avons faite, de peur que le Tout-Puissant ne nous envoie un messager et qu'il ne rejette notre offrande ». Et Anne dit : « Attendons la troisième année pour que l'enfant ne cherche pas son père et sa mère ». Et Joachim dit : « Attendons ».

2. Et l'enfant atteignit l'âge de trois ans[34], et Joachim dit : « Appelez les filles des Hébreux qui sont sans tache, et qu'elles prennent chacune un flambeau et que ceux-ci restent allumés de peur que l'enfant ne se retourne en arrière et que son coeur ne se fixe en dehors du temple du Seigneur ». Elles firent ce qui leur était commandé, jusqu'au moment où elles montèrent au temple du Seigneur. Et le prêtre reçut l'enfant, et l'ayant embrassée il la bénit et il dit : « Le Seigneur a glorifié ton nom dans toutes les générations. En toi, au dernier jour, le Seigneur fera voir la rédemption par lui accordée aux fils d'Israël[35] ».

3. Et il fit asseoir l'enfant sur la troisième marche de l'autel, et le Seigneur Dieu fit descendre sa grâce sur elle, et elle dansa sur ses pieds et toute la maison d'Israël la chérit[36].

VIII

1. Et ses parents descendirent remplis d'admiration et louant le Dieu Puissant parce que l'enfant ne s'était pas retournée en arrière. Et Marie était dans le temple du Seigneur[37], se nourrissant comme une colombe, et elle recevait sa nourriture de la main d'un ange[38]. (Protévangile de Jacques)

   Conclusion.

   On remarquera que le narrateur commence : « On lit dans les histoires des douze tribus d'Israël… », traduit par : « Dans les histoires, il y avait une fois Joachim, etc. ». Est-ce à dire qu’il existait, à disposition des gens de l’époque ; un (ou plusieurs) ouvrage(s) sur l’Histoire sainte des Fils d’Israël ? Des bibliothèques ? Ouvrages aujourd’hui disparus... Et pourquoi : il y avait une fois..., est-ce un récit comme un conte ? A noter que nous dirons de Marie : La sainte mère du Messie, Ichoua fils de Marie, illustre ici-bas comme dans l'Au-delà, et l'un des rapprochés. (Coran III 45). Rien de plus et rien de moins ! Nous laissons aux gens de l'Évangile leur interprétation qui leur est propre. Secundo : Le dénommé Joachim est présenté ici, non comme un être démuni, mais plutôt un homme riche comme les aiment les Fils d’Israël[39] ! Les hommes pauvres, sans argent, démunis, n’intéressent personne, nous dira-t-on, parmi eux. Et leurs récits encore moins[40]. Et loin d’eux de militer comme les gens de l’Évangile à l’abstinence, le renoncement, la résignation[41], l’ascétisme… Troisièmement : Le dénommé Joachim est présenté comme présent lors de la naissance de son enfant. Il s’occupe de tout. La vérité est tout autre. Quatrièmement : Comme le vœu de sa mère, avant la naissance de sa fille (Coran III 35), Marie est dédiée au Temple de Salomon. Le narrateur, lui aussi, voit Marie au Temple, et nourrit par un ange. A la lumière du Coran et des commentaires, tout cela ne sera qu’une fois qu’elle sera grande. Et à Zacharie de découvrir, dans sa cellule, qu’elle reçoit sa subsistance de son Seigneur (Coran III 37). (à suivre)

   Que le Seigneur des mondes nous guide tous dans ce qu’Il aime et agrée !


[1] Le Créateur des cieux et de la terre est donc la seule et véritable divinité qu’on adore et qu’on se doit d’adorer véritablement.
[2] En langue arabe, Allah. En hébreu, ïl. Nom divin, il est employé couramment pour les gens de l’Évangile de langue arabe. En français, le terme Dieu est compris généralement, non comme un Nom divin, mais plutôt comme signifiant l’Etre-Suprême, le Créateur et Maître de l’Univers.
[3] Formules d’eulogies comme : que Dieu prie sur lui, l’agrée, lui fasse miséricorde, etc., formules propres à  l’Islam traditionnel. Les exégètes interprètent la « prière » divine comme étant un octroi de Sa miséricorde et la « prière » angélique comme une demande de pardon pour les créatures.
[4] Soit : Ahmad-Mohammad, fils d’Abd Allah, (...) fils d’Ismaël, fils d’Abraham  (sur eux la Paix !). Pour l’Islam traditionnel, il est le Sceau de la Prophétie, le Sceau des prophètes et messagers divins.
[5] Pour connaître l’histoire de ces textes apocryphes avec plus de détails, voir les ouvrages comme : Les Apocryphes, Brunet, Le Dictionnaire des Apocryphes, par M. L’Abbé Migne, etc.
[6] Note : I. — 1. Le récit commence par le début traditionnel : « Dans les histoires, il y avait une fois Joachim, etc. » Mais il a été impossible de garder exactement le tour grec dans la traduction. — ('Ev…); : il n'y a pas à se demander ce que c'était que ces « histoires des douze tribus d'Israël », l’auteur, qui ne connaît guère les institutions des Juifs, a voulu sans doute affirmer seulement que Joachim était bien un Israélite. (…).
[7] Coran : Arabe, ‘Imrân,, hébreu, Amram.
[8] Selon les apocryphes, il peut-être présenté comme un homme riche, un berger, un chef.
[9]
Note : (…) : l'expression revient plus loin, II, 2, mais ne correspond à aucune fête déterminée ; l'auteur l'a peut-être empruntée aux Actes, II, 20 ; cf. Isaïe, I, 13. L’Év. de la Nativité de Marie (II, 1) précise el appelle cette fête Encaeniorum festivitas. —
   (…) : la stérilité était considérée comme un opprobre chez les anciens Hébreux ; cf. Gen., xxx, 23.
[10] On a dit : Les Hébreux conservaient leurs généalogies avec un soin tout particulier, dont Perizonius a fait l’objet d’une dissertation spéciale. Chez diverses nations de l’antiquité, l’on retrouve des exemples de ces recueils généalogiques rassemblés avec exactitude et que l’on était admis à consulter. Synésius de Cyrène, dans sa cinquante-septième lettre, nous apprend qu’il a eu recours pour suivre la filiation de ses ancêtres. (Apocryphes. Brunet).
[11] Autre variante : Plein de confusion sous les regards du peuple, Joachim quitta en pleurant le temple du Seigneur, et il ne retourna pas dans sa maison, mais il s'en alla vers ses troupeaux et il emmena avec lui ses bergers dans les montagnes en un pays éloigné, si bien que pendant cinq mois Anne sa femme n'en eut aucune nouvelle.
[12] Note : (…) : c'est le nombre traditionnel. Moïse, Élie, Jésus jeûnent quarante jours. Exode, XXIV, 18 ; XXXIV, 28; Deuter., IX, 9 : III Rois, XIX, 8 ; Matth., IV, 2 ; cf. Roscher, Die Zahl 40 in Glauben, Brauch und Schrifttum der Semiten (Abh. der philol.-hist. Klasse der königl. sächs. Ges. der Wiss., XXVII [Leipzig, 1909], p. 106), p. 16.
[13] Œuvre des prophètes seulement.
[14]
Note : II. — 1. (…) : la mère de Marie a ici le nom et les traits d'Anne, l'une des deux femmes d'Elcana, et la mère de Samuel, I Rois, ch. I. — 2. (…) : le nom a dans les mss, des formes assez différentes. — (…) : il s'agit peut-être de l'ancienne maîtresse de Judith…
[15] Note : (…) la servante emprunte ici des traits à la seconde femme d'Elcana, I Rois, I, 6.
[16] Des descendants davidiques.
[17] Note : (…) : vers trois heures de l'après-midi.
[18] Selon l’exégèse coranique : Selon les commentateurs, Anne était vieille et déjà stérile ; elle n’avait pas d’enfant. Pendant qu’elle se trouvait une fois à l’ombre d’un arbre, elle vit un oiseau  qui nourrissait sa couvée ; elle désira alors avoir elle aussi un enfant, et invoqua Dieu de lui en accorder un qu’elle vouerait à la garde du Temple et à son service. Ainsi elle consacra ce qu’elle porterait dans son sein, sans savoir encore si ce serait un garçon ou une fille. L’objet d’un tel vœu devait, selon eux, être mis au service du Temple qu’il ne devait plus quitter jusqu’à sa majorité. C’est alors seulement qu’on lui laissait le choix soit de continuer à vivre dans le Temple, soit de le quitter pour vivre où il voudrait. Seuls les garçons pouvaient être l’objet de vœux semblables. Les filles, elles, ne pouvaient pas l’être à cause du régime des impuretés  physiques auxquelles elles sont soumises.
[19] Note : III — 1. (…) : Anna s'identifie avec Joachim, dans la personne de qui elle a été outragée.
[20] En bien et en mal. En bien, les gens de l’Islam traditionnel. En mal, le monde biblique dont le monde toranique, en particulier. Les gens d’Hiram.
[21] Comparer : Coran III 35-36. Et cette Amramite, quand elle dit : « En vérité, Seigneur, je T’ai voué  en toute exclusivité ce qui est dans mon ventre. Accepte donc, de moi. En vérité, Tu es, Toi, Celui qui entend, qui sait ! »
Lors de la naissance de l’enfant, sa mère s’exclamera : « Seigneur, voilà que j’ai accouché ; et c’est une fille. » — or Dieu savait mieux qu’elle de quoi elle avait accouché ! — « un garçon çà n’aurait pas été comme une fille ! En vérité, et je l’ai nommée Marie. En vérité, et je la place, ainsi que sa descendance sous Ta protection contre le diable banni. »
   Selon la tradition en vigueur, seuls les garçons peuvent assumer le service du Temple. Les filles, en raison de leur état d’impureté (règles), ne le pouvaient. Le narrateur de se laisser ici aller à une liberté de langage et d’interprétation qui lui est propre et selon sa secte.
[22] Autres textes :  Comme ils étaient en route depuis trente jours et que déjà ils approchaient, un ange du Seigneur apparut à Anne en prière, lui disant : « Va à la Porte d'Or, comme on l'appelle, au-devant de ton époux, parce qu'il doit revenir aujourd'hui ». Et elle s'en fut en hâte avec ses servantes, et elle se mit à prier debout tout près de la porte. Et tandis qu'elle attendait depuis longtemps déjà et qu'elle se lassait de cette longue attente, levant les yeux, elle vit Joachim qui s'avançait avec ses troupeaux. Et Anne courut se jeter à son cou, rendant grâces à Dieu et disant : « J'étais veuve et voici que je ne le suis plus ; j'étais stérile et voici que j'ai conçu ». Et il y eut une grande joie parmi ses voisins et tous ceux qui la connaissaient, et toute la terre d'Israël la félicita de cette gloire.
   Autre : Puis l'ange apparut une seconde fois à Anne et lui dit ; « Voici que votre mari vient ; levez-vous, allez au-devant de lui et recevez-le avec joie. » Anne donc s'étant levée, revêtit sa parure de noces et courut au-devant de lui. Et lorsqu'elle aperçut son mari, elle se prosterna avec joie devant lui et se jeta à son cou.
[23] Note : V. — 1. (…) : c'est le disque d'or porté par le grand prêtre (Exode, XXVIII, 32-34; Luc, VIII, 9) ; on semble avoir cru que saint Jacques et saint Jean l'avaient porté aussi : cf. EUSÈBE, H. E., III, XXXI, 3 = V, XXIV, 3; ÉPIPH., Haeres., XXIX, 4.
   Autre : 1. Or le lendemain il présenta ses offrandes, disant en lui-même : « Si le Seigneur Dieu m'est propice, il m'accordera de voir le disque d'or du prêtre ». Et Joachim présenta ses offrandes et il fixa ses regards sur le disque du prêtre, lorsque celui-ci monta à l'autel du Seigneur, et il n'aperçut pas de faute en soi. Et Joachim dit : « Maintenant je sais que le Seigneur m'est propice et qu'il m'a remis toutes mes fautes ».
   Bible. Torah. Ex. 28 36. /36 "Tu feras une plaque d'or pur, sur laquelle tu graveras, comme sur un sceau: "Consacré au Seigneur".
   38 Elle sera sur le front d'Aaron, qui se chargera ainsi des péchés relatifs aux consécrations des enfants d'Israël, à leurs diverses offrandes religieuses; et elle sera sur son front en permanence, pour leur obtenir la bienveillance de l'Éternel.
   Rachi : Aharon portera (wenassa) Le verbe nasso, tel qu’il est employé ici, exprime l’idée de pardon, sans s’écarter pour autant de sa signification première : « Aharon “portera” la charge de la faute », d’où il résulte que toute faute se trouvera supprimée des offrandes saintes.
Le crime relatif aux saintetés Pour obtenir le pardon pour le sang et pour les graisses qui auront été offerts en état d’impureté, comme il est enseigné (Pessa‘him 16b) : « Quel crime porte-t-il ? Si c’est celui de pigoul (sacrifice « réprouvé »), il est déjà écrit : « Elle ne sera pas agréée » (Wayiqra 19, 7) ! Et si c’est celle de nothar (sacrifice « périmé »), il est écrit : « Il n’en sera pas tenu compte » (Wayiqra 7, 18) ! On ne peut pas dire non plus qu’il s’agit de la faute du kohen qui a offert en état d’impureté, étant donné qu’il est question ici des crimes relatifs aux « saintetés » et non à ceux qui les offrent. Il ne peut donc s’agir que d’une expiation destinée à rendre un sacrifice valable.
Elle sera sur son front perpétuellement Il n’est pas possible de soutenir qu’elle le sera « perpétuellement », étant donné qu’il ne la portera que pendant qu’il effectuera son service. Mais il faut comprendre ce : « perpétuellement » comme devant s’appliquer à : « pour l’agrément pour eux devant Hachem », y compris quand elle n’est pas sur son front, le kohen gadol n’effectue pas son service. Quant à l’opinion de celui qui dit : « Tant qu’elle est sur son front, elle opère expiation et procure l’agrément, à défaut de quoi elle ne procure pas l’agrément », il faut interpréter les mots : « sur son front perpétuellement » comme voulant dire qu’il est tenu de la toucher pendant tout le temps qu’elle est sur son front, afin de ne pas laisser s’en détourner sa pensée (Yoma 7b). (sefarim.fr)
   Autre variante : Pendant que le grand prêtre offrait le sacrifice pour lonakir, celui-ci tenait les yeux fixés sur le prêtre et il vit entre les yeux du prêtre un signe lumineux avec l'inscription suivante : « Le Seigneur a accepté votre sacrifice et vos offrandes... »
[24] C’est façon de présenter les sacrifices et de les exécuter semble peu conforme à la tradition. Semble influencée par le Sabéisme d’antan (comparer : Le rituel de l'holocauste : Lévitique 6, 1-6).
   En effet, et selon nos sources, on présentait son ‘sacrifice’ (qorbân) dans le Lieu dédié à cela. Les gens restaient à l’extérieur, et au prophète présent d’invoquer le divin Créateur. Si ledit sacrifice était agréé par le divin Créateur, un Feu du ciel venait le consumer. Dans le cas contraire, il restait tel quel. Pratique tombée en désuétude au fil des temps. De nos jours, pratique inconnue du monde biblique, excepté pour certains cas de l’Histoire sainte des Fils d’Israël : Cas d’Abel, d’Avraham, d’Elie. Un Feu du Ciel consumera l’offrande non un feu allumé par des humains. Ne pas confondre !
[25] Le texte coranique ne mentionne aucune sage femme avec elle lors de l’accouchement. Comparer : Coran III 36.
[26] Comparer : Coran III 37 + commentaires.
[27] Note : (…) : les Juifs ne célébraient pas l'anniversaire de la naissance. Ici cette fête remplace celle par laquelle on célébrait le sevrage de l'enfant, ainsi que l'avait fait Abraham, Gen., XXI, 8.
   Nous dirons : Le père de Marie étant mort, aucune fête ne sera célébrée par lui.
[28] La mère de Marie donnera un nom dès sa naissance (Coran III 36). Quant à sa renommée, bien qu’universelle, elle sera déformée. Les gens de l’Évangile, suivants de Paul, n’ont-ils fait d’elle la « mère » du divin Créateur ? Les gens de l’Evangile, certaines sectes pauliennes, ont tellement aimé Marie et son fils qu’ils sont tombés dans l’Innovation, l’Associationnisme et la Mécréance. N’a-t-on pas écrit les concernant : Le titre de Théotokos (du grec Θεοτόκος, « qui a enfanté Dieu »), ou la Mère de Dieu, attribué à la Vierge Marie, apparaît sous la plume d’Alexandre d’Alexandrie en 325, l’année du Premier concile de Nicée, avant celui définitif du concile d'Éphèse (431). Les Églises catholique et orthodoxe accordent une place essentielle à Marie, qu'elles appellent Marie de Nazareth, Sainte Vierge, Notre Dame (plus souvent chez les catholiques) ou Mère de Dieu (chez les orthodoxes comme chez les catholiques). (fr.wikipedia.org). Ainsi, aux gens de l’Évangile de l’associer au divin Créateur, de lui vouer un culte, de croire à son intercession pleine et entière au Jour des Comptes ! Croyance non reconnue, condamnée et réfutée dans l’Islam traditionnel (V. Coran V 116-120 + commentaires).
[29] Comparer : Coran III 37. On mentionne également le vocable ‘sanctuaire’. Tabari : Le mihrâb [sanctuaire] est le lieu le plus avancé, la place d'honneur, l'endroit le plus imminent de toute salle de réunion (majlis) ou de tout oratoire (mouçallâ) ; et c'est ainsi qu'il est employé à propos des mosquées [pour désigner le lieu le plus en avant par rapport à l'orientation rituelle, là où se place l'Officiant (l'imâm) pour diriger la prière].
[30] Note : VII. — 1. (…). : réminiscence du dialogue entre Elcana et Anna, au livre de Samuel (I Rois, I, 21-23).
[31] L’âge du sevrage.
[32] Ce qui paraît, à la lumière de l’exégèse coranique, peu possible. Le père de Marie étant décédé.
[33] Que seule sa mère a faite : Coran III 35. Ne pas confondre ! Et en attendant, elle sera placée chez sa tante maternelle qui s’en occupera. Le narrateur semble se laisser aller à une liberté de langage propre à lui et sa secte.
[34] Note : (…) : Épiphane (Ancor., LX) dit que les premiers-nés de valent être consacrés dans le temple et y être élevés. C'est peut-être une conclusion déduite de l'histoire de Samuel (I Rois, I) et de notre texte.
[35]
Le narrateur milite pour sa secte. Il voudrait faire dire, à ce dignitaire religieux, qu’au Jour des Comptes, le Messie sera une source de rédemption des Fils d’Israël. En analysant l’Histoire sainte des Fils d’Israël, on découvre que la plupart des gens de la Synagogue et de la Torah n’ont jamais considéré Marie et son fils comme une source de bonheur et de bénédiction pour eux. Peu s’en faut !
[36] Marie enfant sera ainsi. Devenue grande, elle sera malmenée, insultée, accusée sans droit, damnée par les gens de la Synagogue et de la Torah. Et il en sera ainsi jusqu’au retour du fils de Marie en Terre sainte, avant la fin du monde.
[37] Comme dans le Coran, Marie habite dans le sanctuaire. Dans une cellule aménagée pour elle. Enfant, elle demeurera auprès de sa tante maternelle. Et c’est là que Zacharie viendra la visiter (Coran III 7).
[38] Comparer : Coran III 37. « Chaque fois que Zacharie entrait près d’elle dans le Sanctuaire, il trouvait près d’elle une attribution (de nourriture). Il dit : « O Marie, comment as-tu eu cela ? » Elle (lui) dit : « C’est de la part de Dieu. » En vérité, Dieu fait attribution à qui il veut, sans compter.
[39] Voir ce que dirent les Fils d’Israël pour leur demande d’un roi : Coran II 247 + commentaires.
[40] L’ascétisme depuis la perte du Temple n’est pas le bienvenu, naguère et à notre époque, au sein des Synagogues et de leurs communautés. Et les paroles du fils de Marie et du fils de Zacharie n’intéressent personne. Voir notre étude : Lire…
[41] On a dit : Bernard Lazare, yéhudi. Dans son livre « L’antisémitisme et ses causes » publié à Paris en 1894, l’historien juif nous dit ceci : « La philosophie du Juif fut simple. N’ayant qu’un nombre restreint d’années à lui dévolues, il voulut en jouir et ce ne furent point des plaisirs moraux qu’il demanda, mais des plaisirs matériels propres à embellir, à rendre douce son existence. Comme le paradis n’existait pas, il ne pouvait attendre de Dieu, en retour de sa fidélité, de sa piété, que des faveurs tangibles, non des promesses vagues bonnes pour des chercheurs d’au-delà, mais des réalisations formelles, se résolvant en un accroissement du bien-être. N’ayant aucun espoir de compensation future, le Juif ne pouvait se résigner au malheur de la vie ; ce n’est que fort tard qu’il put se consoler de ses maux en songeant aux béatitudes célestes. Aux fléaux qui l’atteignaient il ne répondait ni par la fatalisme musulman, ni par la résignation chrétienne mais par la révolte. » (page 307)

   Extrait de son livre « L’antisémitisme et ses causes » : « Le Juif ne se contente pas de déchristianiser, il judaïse. Il détruit la foi catholique et protestante. Il provoque vers l’indifférence. Il impose son idée du monde de la morale et de la vie à ceux dont il ruine la foi. Il travaille à son oeuvre séculaire : l’anéantissement de la religion du Christ. »
   Baruch Lévi, yéhudi. Lettre à Karl Marx (yéhudi), reproduite dans « La Revue de Paris » du 1er juin 1928, page 574 : « Dans la nouvelle organisation de l’humanité, les enfants d’Israël se répandront sur toute la surface du globe et deviendront partout sans opposition l’élément dirigeant surtout s’ils réussissent à imposer aux masses ouvrières le ferme contrôle de quelques-uns d’entre eux. Les gouvernements des nations formant la république universelle passeront sans efforts aux mains des Juifs sous le couvert de la victoire du prolétariat. La propriété privée sera alors abolie par les gouvernants de race juive, qui contrôleront partout les fonds publics. Ainsi se réalisera la promesse du Talmud que, lorsque le temps du Messie arrivera, les Juifs posséderont les biens de tous les peuples de la Terre. »
   En vérité, combien le Saint et Seigneur d’Israël et des mondes, Allaha, est au-dessus de ce qu’ils décrivent et Lui associent !



Point de divinité, de dieu que Dieu !
« Vulnerant omnes, ultima necat. »
Nous ne le dirons jamais assez.
Explicit totus liber.

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27/11/15 .

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