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Prélude.
Biographie.
Théodore-Philippe
Grenier est né à Pontarlier le 14 août 1865, d’une famille
originaire de Baume-les-Dames. Les habitants de Baume se connaissent
tous, ils sont solidaires, ils s'estiment. Ils ont un point
commun : l'amour de leur ville. Ses aïeux paternels et maternels
étaient comtois depuis longtemps.
1883. Il a dix-huit ans et passe son baccalauréat à Besançon
puis s’inscrit à la Faculté de médecine de Paris. Après avoir
terminé ses études, il s’installe comme médecin à Pontarlier
en 1890.
Voyages en terre d’Afrique. Sa conversion.
1890. Cette année-là, il passe des vacances chez son
frère militaire en Algérie, à Blida.
Philippe était parti en Algérie pour chaperonner
son frère et ce voyage décida de son destin.
Il est frappé par la beauté des paysages qu'il
avait déjà admiré autrefois ; il est séduit par les mœurs
des musulmans, par l'appel languissant à la prière, par la
lecture psalmodiée du Coran
lancée du haut des minarets, par l'austérité du Ramadan.
Il est frappé aussi par la pauvreté des
populations, par leur résignation. « Les biens de ce monde
ne sont pas pour nous, nous sommes à Dieu, nous retournerons
à Dieu
! » est la phrase qu'il entend maintes et maintes fois. Philippe
Grenier est bon, il a été élevé chrétiennement dans l'amour
du bien et le respect du prochain.
Il s'interroge sur la force du sentiment religieux de ces
hommes et veut connaître les fondements de leur religion vers
laquelle il se sent attiré. Il s'instruit de cette religion,
achète et lit le Coran. Il songe à se convertir.
C'est dans cet état d'esprit qu'il rentre en
France.
Sa mère, on s'en doute, est bouleversée. On la
sait chrétienne, pieuse et mystique, une telle conversion
lui apparaît comme une trahison.
Que va penser la famille ? Et les amis ? Que
vont dire les gens ?
Elle redoute le scandale d'autant plus que son
oncle, le chanoine Thiébaud, est toujours vivant.
Nous sommes fin 1890, le chanoine Thiébaud ne
mourra que le 26 septembre 1892, à l'âge de quatre-vingt-treize
ans.
Philippe, pourtant, ne se sent pas encore sûr
de sa vocation. Il décide de continuer à s'informer. Il étudie
le Coran, il l'annote, il apprend par cœur les sourates, achète
et dévore tous les livres qui peuvent l'instruire sur la religion
musulmane.
Après des mois de lectures, de réflexions, de
méditations que développe le contact des malades, il est de
plus en plus attiré par la religion islamique, mais continue
à la joie de sa mère les pratiques de la religion catholique.
En 1894 il décide de se rendre à nouveau en Algérie.
Il se passionne pour toutes les questions sociales des indigènes
avec le souci d'aller au fond des choses. Il étudie les conditions
de vie des Algériens, scrute leurs besoins, devine leurs désirs.
L'accueil qu'il reçoit le séduit. Ahlan wa sahlan « bienvenue
à la maison
» qu'il entend si souvent des lèvres arabes agissent en lui
comme un appel. Il a l'impression, pour la première fois peut-être,
qu'il est en présence d'une communauté où les liens entre
les hommes ne sont pas dus à des intérêts raciaux ou économiques
mais à quelque chose de beaucoup plus profond et de plus stable
: ce sont des liens émanant de principes qui suppriment toutes
les barrières de la solitude entre les hommes. Il est frappé
par leur sécurité intérieure qui apparaît dans leurs rapports
mutuels, dans la dignité chaleureuse avec laquelle ils se
saluent et prennent congé, par le comportement des hommes
lorsqu'ils marchent deux à deux en se tenant par la main comme
des enfants.
Il se prend de compassion pour les indigènes
et projette de les aider, de les enseigner. Pour mieux les
comprendre, il pousse plus avant l'étude du Coran.
C'est alors que définitivement conquis, il abjure la foi catholique
et se convertit à l'Islamisme.
« L'homme qui consentit à m'initier, confia-t-il
à un journaliste, me soumit aux formalités du rite malékite.
C'était un hadj qui avait fait plusieurs pèlerinages au tombeau
du Prophète. (…).
Tout musulman doit se rendre au moins une fois
dans sa vie
à La Mecque,
la patrie de Mahomet, la ville sainte. Dès sa conversion Philippe
prend le chemin de La Mecque d'où il revint à Pontarlier coiffé
du turban et vêtu de la gandoura
et du burnous.
Il a alors vingt-neuf ans.
Dire que sa mère, son frère, sa sœur et toute
la famille sont enthousiastes serait excessif. Mais le sentiment
familial triomphe et l'affection de tous continue à entourer
Philippe.
Consultation. La réaction d’une population.
Dire que la population de Pontarlier n'est pas étonnée, et
même stupéfaite, de voir son jeune médecin soigner ses malades
en gandoura, burnous et turban serait excessif. Mais si elle
manifeste sa curiosité et sa surprise elle ne manifeste pas
d'hostilité. Elle admire au contraire son courage, sa sérénité
et sa bonté ne tardera pas à gagner les cœurs.
Tenue à la Chambre. Le lynchage médiatique
parisien.
Robert Bichet d’écrire : Deux ans plus tard, en 1896,
lorsqu'il sera élu à la Chambre des députés, la presse — déjà
à l'affût du sensationnel — écrira sur sa conversion les plus
extravagantes absurdités. La palme revient sans doute au Figaro
— oui au sérieux Figaro — qui, par la plume de Charles
Chinchotte qui était, paraît-il, un des journalistes les plus
réputés de Paris, explique ainsi à ses lecteurs la conversion
de Philippe Grenier.
« Après de solides
études à Baume-les-Dames il se destina à la médecine qu'il
allait pratiquer, quand une maladie particulière, localisée
au genou, l'obligea à aller se faire soigner en Algérie. Il
dut y rester assez longtemps et ne s'y guérit qu'imparfaitement
; il a gardé une légère claudication qui, on va le voir, a
décidé de son avenir.
« Durant son séjour en Afrique, il eut de
fréquentes relations avec les Mahométans, étudia la religion
musulmane, et, prédisposé par sa mère à la piété, s'enflamma
d’admiration pour le Coran au point de se convertir et d'entrer
dans un couvent de muftis.
Il voulut même se faire marabout.
Par malheur pour lui, les prêtres
musulmans doivent être absolument sains de corps ils n ont
pas le droit d'être infirmes.
« Or Philippe Grenier boitait... il se désolait.
" — Ne t'attriste pas, lui; dit un prêtre. Tu seras mieux
que mufti, tu seras Prophète de Dieu"
« Ce mot fut pour lui une révélation.
« Le docteur Grenier quitta l'Algérie et regagna
son pays en qualité de prophète de Dieu. On se doute du désespoir
de sa famille qui d'abord le crut fou. »
Charles Chinchotte applique dans cet article une méthode que
quelques journalistes en quête d'insolite ont perfectionnée
depuis : celle de l'amalgame.
En partant d'une apparence, de vérité il s'agit
de faire accepter aux lecteurs des nouvelles à sensation mais
fausses. Ou les informateurs de Charles Chinchotte se sont
moqués de lui ou il fait preuve d'une imagination qui le prédisposait
plus au roman qu'au journalisme.
Il est vrai que Philippe Grenier fit de sérieuses
études à Baume, il est vrai qu'il se destina à la médecine,
il est vrai que sa mère était pieuse, il est vrai qu'il avait
conservé d'une coxalgie contractée à dix ans une légère claudication...
Mais jamais, terminant sa médecine, il n'eut une maladie «
localisée au genou », jamais il n'est allé se soigner en Algérie,
jamais il n'est entré dans un couvent de muftis, jamais il
ne voulut se faire marabout, jamais un prêtre musulman ne
le sacra prophète de Dieu, jamais sa famille ne le crut fou.
Tout cela est pure invention.
Raisons d’une conversion. Qualités
de cette nouvelle religion : l’Islamisme.
Robert Bichet d’écrire : Pour connaître les raisons de
la conversion de Philippe, le mieux n'est-il pas de l'écouter.
Dans une espèce de « Conférence de Presse
» qu'il donnait le 30 décembre 1896, des journalistes de plusieurs
quotidiens, notamment : Le Gaulois, Le Journal,
Le National, Le Soir, La Patrie, l'assaillent de questions
?
«
Pourquoi vous êtes-vous fait musulman ? Quels sont les avantages
de l'Islamisme ?
— Vous
désirez savoir pourquoi je me suis fait musulman ? Par goût,
par penchant, par croyance, et nullement par fantaisie, comme
quelques-uns l'ont insinué.
Dès mon jeune âge l'Islamisme et sa doctrine ont exercé sur
moi une attraction presque irréversible. A la suite de différents
voyages que j'ai faits en Algérie, ce qui n'était que penchant
est devenu ferveur, mais ferveur raisonnée, car ce n'est qu'après
une lecture attentive du Coran, suivie d'études approfondies
et de longues méditations que j'ai embrassé la religion musulmane.
J'ai adopté cette foi, ce dogme, parce qu'ils m'ont semblé
tout aussi rationnels et en tout cas plus conformes à la science
que ne le sont la foi et le dogme catholiques.
J'ajoute que les prescriptions de la loi musulmane sont excellentes
puisqu'au point de vue social, la société arabe
est basée toute entière sur l'organisation de la famille et
que les principes d'équité, de justice, de charité envers
les malheureux y sont seuls en honneur, et qu'au point de
vue de l'hygiène — ce qui a bien quelque importance pour un
médecin — elle proscrit l’usage des boissons alcooliques
et ordonne les ablutions fréquentes du corps et des vêtements.
»
« Pourquoi vous dites-vous Prophète de Dieu
?
« — S'il existe des Prophètes — et j'entends
par ces mots des réformateurs de l'humanité suscités
par la volonté de Dieu — parmi les peuples de l'Afrique, pourquoi
n'en aurions-nous pas parmi les peuples européens ? J'ai senti
que ma mission était d'être, chez ce peuple, le prophète de
Dieu.
» (…).
Homme et médecin pratiquant.
Robert Bichet d’écrire : A Pontarlier, en soignant ses
malades, comme il le fera plus tard à la Chambre des députés,
Philippe Grenier suivra à la lettre les prescriptions du Coran
et aux heures prescrites, où qu'il se trouve, il fera ses
ablutions et ses prières suscitant, bien sûr, la curiosité
et l'étonnement. Sans doute le fait-il avec une ostentation
marquée par l'ardeur, la ferveur, le zèle d'un néophyte, et
d'où, je le crains, n'est pas complètement exclu un certain
désir de se singulariser.
A ceux qui s'étonnaient de ces manifestations
publiques il disait :
« Rappelez-vous
les préceptes de notre prophète : "Dieu a dit : dans
quelque lieu que tu m'invoques, je serai là pour t'exaucer,
et je te bénirai." Or moi, je veux répandre la loi du
Prophète, la faire connaître et aimer, lorsque Mohamed a voulu
prêcher l'islamisme parmi son peuple, il n'a pas fait ses
prières dans sa chambre, enfermé entre quatre murs ; il a
prié ouvertement, en public.
»
Plus tard, à la Chambre des députés lorsque les journalistes
l'interrogent sur le même sujet il répond :
« Je fais, il
est vrai, ma prière lorsque j'entre à la Chambre des députés,
mais est-il extraordinaire qu'avant d'accomplir des actes
qui peuvent peser sur les destinées de mon pays et avoir les
conséquences les plus graves, je demande à Dieu de me diriger
et de m'éclairer dans ma conduite
? »
Toute sa vie le docteur Grenier restera fidèle à son choix.
Sans se lasser il rappelle aux incrédules ce que le Coran
contient de sagesse en sa doctrine. Pour lui, le Coran est
certes un Code Religieux, mais c'est plus que cela, c'est
aussi un Code moral et un Code civil.
C'est de lui qu'il tire pour partie sa légendaire bonté, sa
résignation, ses raisons d'espérer qu'il explique ainsi :
« L'immatérialité
de l'âme, sa réincarnation après la mort du corps sont en
quelque sorte les principes du « catéchisme
de Mohamed ».
« Tout croyant est le prêtre de Dieu,
et, entre ce dernier et sa conscience, il n'y a aucun intermédiaire.
« Je pratique avec soin, persuadé que par mes
efforts à faire le bien et à soulager mes semblables, je prépare
à mon âme une existence plus heureuse et une réincarnation
supérieure.
« Je m'occupe peu de mon corps, persuadé qu'il
n'est que mon "habit" et que cette vie n'est qu'une
série d'épreuves, faites pour me purifier et me rendre digne
des destinées que Dieu me réserve.
« Je comprends ainsi le fatalisme
: résignation à la volonté de Dieu quand elle est accomplie,
et quand on ne peut s'y soustraire, ce qui n'empêche pas le
combat et la lutte pour les choses à venir. La résignation
du musulman consiste à se soumettre en tout aux décrets immuables
de la Providence,
à être toujours content de la part que Dieu nous a faite et
à ne souhaiter jamais en rien, ni le bien ni les richesses
d'autrui. »
Sur la conversion du docteur Grenier, je me suis posé,
sans prétendre y répondre avec certitude, là question suivante
; quelle a été sur sa décision l'influence de son éducation,
de sa famille, de son milieu ?
Il a été élevé, nous l'avons vu, conformément
à la tradition de la famille de sa mère, dans les principes
les plus stricts de la religion catholique, avec en toile
de fond, l'autorité restrictive de l'oncle chanoine.
Mais sa famille paternelle était plus libérale. Les Grenier,
les Tanchard étaient des « républicains », des « laïques »
qui ne rejetaient pas les principes de droiture morale, de
charité, d'amour du prochain des Evangiles mais pour qui la
pratique religieuse était dépassée.
Dans le milieu où il vivait, le concept de religion
était le rituel figé de ceux qui restaient par tradition —
par, habitude même — fidèles à leur héritage religieux ou
bien l'indifférence des libéraux pour qui le culte religieux
était une superstition, à laquelle on pouvait à l'occasion
se conformer extérieurement, mais qu’on jugeait intellectuellement
indéfendable.
Cette constatation n'a-t-elle pas joué comme
un repoussoir sur Philippe, comme contraire à l'ardente compassion
qui l'animait ?
Car Philippe est croyant, il croit en une Vérité
révélée par Dieu. Dans les livres qui traitent de l'islamisme
et qu'il a dévorés, une chose l'a frappé, il a lu que c'était
l'Ange de la révélation,
le même que Dieu avait envoyé à ses prophètes antérieurs qui
avait été envoyé à Mohamet.
Dans un article intitulé Judaïsme, Christianisme,
Islamisme, publié à Alger en 1897 et que je ne puis citer
n'ayant pas pu le retrouver, mais dont il a, à plusieurs reprises,
traduit l'esprit, le docteur Grenier rappelle que l'islamisme
est inspiré
du Judaïsme et du Christianisme, que les prophètes :
Abraham, Noé, Moïse, Jésus, Mahomet sont les prophètes d'un
même Dieu.
En conséquence le Coran est réellement la parole
de Dieu
et non seulement la création brillante d'une grande âme humaine.
Le Coran est donc, pour le docteur Grenier, et
il l'a écrit : « le livre révélé qui apporte aux hommes les
derniers ordres de Dieu ».
La logique était donc, pour lui, de se soumettre
à ces derniers ordres de Dieu, c'est ce qu'il fit.
C'est en reprenant ces idées, qu'à la fin de
sa vie il suggéra une fusion des religions : la création d'une
religion universelle.
(à suivre)
La plupart du temps, il se fait, au contraire, à l’intérieur
des Lieux des prières.
entendre : jeûne du mois lunaire : ramadan.
Voir Coran II 156.
Qualité connue du monde évangélique pratiquant.
entendre simplement : soyez le bienvenue !
à l’instar d’autres religions.
Entendre : Né dans le pays qu’il habite. 2. Originaire
d’un pays d’outre-mer avant la décolonisation.
Robert Fernier d'écrire :
Il a toujours dans son tiroir des feuilles de
papier blanc qu'il a couvertes de versets du Coran
admirablement calligraphiés en arabe. Il les remet à ses
amis ou aux étrangers qui lui rendent visite : parfois,
c'est sous leurs yeux qu'il les trace avec un roseau
taillé. Il les accompagne de commentaires oraux ou écrits,
voire de leur prononciation exacte. (Op. cit).
Si ses moyens financiers le lui permettent.
Entendre : Makkah. Terre d’Arabie.
Tunique de laine, de soie ou de coton sans manches, portée
par les habitants d’Afrique du Nord sous le bournous.
Elle peut avoir d’autres noms comme : qamis.
Habit en laine, à capuchon, porté par les habitants d’Afrique
du Nord. On a dit que cet habit était l’habit des compagnons
du Messie fils de Marie (sur lui la Paix !).
Cet habit est propre aux gens d’Afrique du Nord. De nos
jours, il est plus où moins pratiqué.
Les auteurs de ces lignes ne mentionnent pas d’un prénom
arabe le concernant.
R. Bichet : "Un comtois Musulman, le docteur Philippe
Grenier : Prophète de Dieu, député de Pontarlier".
Edité par l'ancien député U.D.R. de Paris - Besançon 1976.
Il sera une des références dans notre étude sur le docteur
Grenier.
Idem.
Entendre : Jurisconsultes.
en langue africaine : savant religieux. En Afrique
du Nord, arabe dialectal : charlatan. Ne pas confondre.
Entendre : officiants, dirigeants ou imams (en arabe).
Prêtre, vocable inconnu en religion islamique.
Pratique du jour plus ou moins courante à notre époque.
Vieille coutume qui revient souvent. L’aversion du monde
biblique pour la Religion divine : l’Islam : médias,
partissisme, etc., étant connue et de mise.
Remarque importante et justifiée.
En terre d’Europe, le nouveau « converti »
est souvent considéré comme une sorte d’illuminé, un être
ayant perdu tout contact avec la société.
Le Christianisme, fondé par Paul, a donné une religion basée
sur l’illogisme. Ex.: L’associationnisme de la Distinction
( soit : trois dieux en Un) n’a jamais convaincu personne
et ne peut convaincre que peu.
Entendre : islamique et non arabe.
Tant décrié par le monde biblique, par les « amoureux »
de la « bonne bouteille ». Toutes sortes d’alcool
sont interdites. Faites à partir du raisin, canne à sucre,
etc. Le mot « vin » (dans le Coran) voulant signifier :
toute chose de boisson alcoolisée qui peut rendre ivre un
individu, en petite ou grande quantité. Ne l’oublions
pas, dans le Paradis divin, il existe bien un fleuve de
« vin », mais qui ne saoule pas, n’enivre pas,
ne cause aucun mal à l’individu (Coran XLVII 15). Ne pas
confondre.
propreté et hygiène sont de rigueur.
« Il est écrit dans le Coran : « un jour
nous susciterons un témoin pour chaque peuple. Tu verras
ton peuple à genoux. – Et toi, nous t’avons chargé d’une
mission auprès de ton peuple pour l’avertir. « Beaucoup
d’autres passages du Livre sacré ont également trait aux
missions que doivent remplir les différents prophètes
(et j’entends par ce mot des réformateurs… » (Robert
Fernier. Docteur Philippe Grenier. Ancien député de Pontarlier.
Edit. Faivre-Vernay. 1955. Pontarlier)
Des prêcheurs de la bonne parole. Ses transmetteurs. Ils
sont ainsi les témoins et les représentants de celle-ci.
Au sens figuré du mot. Envoyé du prophète à ma nation… pour
la réformer.
Dans un premier temps, en privé. Puis, après la conversion
d’Omar fils de Khattab, celle-ci se fera publiquement, à
la Ka’bah.
De nos jours, bon nombre de députés du monde islamique notamment
arabe peuvent-ils prétendre en faire autant ?
ligne de conduite ignorée par bon nombre de gens du Partissisme,
en Terre d’Islam et autres !
de quoi faire pâlir, de nos jours, bon nombre de députés
du monde du Partissisme, en Terre d’Islam et autres. Les
opposants et adversaires de la Religion divine : l’Islam.
mieux : credo de… la croyance de…
entendre : représentant, un dirigeant (celui qui dirige
vers…) à l’instar du prophète Avraham (sur lui la Paix !).
à l’inverse du Sabéisme (par extension : le Paganisme)
qu’on retrouve d’une certaine façon dans le Christianisme.
On croit, on donne de l’importance à la personne « intermédiaire »
(entre l’homme et son Créateur) représenté ici par le fils
de Marie, sa mère, les saints… (Voir Bible : Hébreux).
Ce qui reste étranger à l’Islam traditionnel.
Le monde biblique croit que le monde islamique croit au
Fatalisme et est fataliste ! Ce qui est faux. Sa croyance
est en la Prédestination du bien et du mal, un secret divin.
Le monde biblique croit, lui, plutôt au libre-arbitre. Il
a du mal à admettre la soumission, la résignation à une
divinité suprême : le divin Créateur ! D’où ce
mot : révolte, révolution si cher aux gens du Partissisme
des gaôches.
mieux : du décret divin.
On prêche c’est-à-dire l’humanisme. On croit volontiers
en Dieu, mais on refuse de L’adorer ! Dans les sociétés
bibliques plus un homme exerce des hautes fonctions, plus
on pense que religion et fonction sont incompatibles. D’où
absence totale de toutes pratiques religieuses publiquement
Voire secrètement.
Le monde du Partissisme biblique est donc tout sauf un monde
de croyant au divin Créateur et Législateur ! La révolution
de 1789 amenant l’Autonomie, Celui-ci ne se verra-t-il pas
déposséder de toute autorité sur l’Univers et Ses créatures ?
Gabriel. Ange connu du monde biblique, toutefois inconnu
comme étant l’Ange de la Révélation.
Entendre : le Prophète de l’Islam : Mohammad (sur
lui Prière et Paix !). Le monde journalistique, des
médias, des chercheurs, historiens, etc., du monde biblique
a du mal à choisir ce nom véritable.
Nullement. La source est commune, mais la révélation vient
uniquement du divin Créateur, non de la Bible. Les religions
bibliques sont des schismes, des sectes de l’Islam originel.
Ne pas confondre.
Robert Bichet d’écrire : Robert Fernier qui était très
lié avec le docteur Grenier – raconte l’entretien suivant :
« Un soir de décembre 1923, il
neigeait « à plein temps » comme on dit en Franche-Comté,
j’étais à la poste attendant mon tour à l’un des guichets.
Le docteur Grenier entra, encapuchonné dans sa pèlerine,
comme un père Noël. J’allais à lui tandis qu’il secouait
la neige qui avait blanchi son vêtement.
« - Ah ! c’est vous, M. Fernier ?
Je suis bien heureux de vous voir.
« Il m’entraîna à l’écart.
« - Vous savez qu’il y a du nouveau
à Paris ?
« C’était l’époque où les ministère
se faisaient et se défaisaient tous les huit jours.
- le gouvernement est renversé ?
demandais-je naïvement.
« - Il s’agit bien de cela !
Savez-vous que le docteur Mardus viens de publier une traduction
du Coran et qu’il soutient dans la préface que le Coran
est un livre révélé. Or, son affirmation, qui se rencontre
avec celle que je n’ai jamais cessé de prôner, est de nature
à bouleverser toutes les croyances, car – et il insista
sur cette parole – le Coran est le livre qui apporte aux
hommes les derniers ordres de Dieu ».
Je comprends l’importance accordée par
le docteur Grenier à cette publication. On se souvient que
près de trente ans avant, en 1897, il avait en effet publié
à Alger un article intitulé : « Judaïsme, Christianisme,
Islamisme » dans lequel il défendait les mêmes thèses.
(Op. cit.).
Trois en une ? Nullement. Un rêve non réalisable. Elles
resteront ainsi jusqu’à la seconde venue du Messie fils
de Marie (sur lui la Paix !).
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