Histoire

L'Athéïsme en terre des Gaules...

Selon l'Histoire de France.

Si une chose a perdue les gens de la Bible d'Europe, c'est bien sa raison. Très intellectuels et peu au feu, diront certains. Les Tri-Théistes (gens de la Trinité) ont engendré des gens athées et mécréants qui ont fini par avoir le dessus sur eux. Le Messie fils de Marie, homme, prophète du Saint et Seigneur d'Israël, oui. Homme-dieu ou dieu-homme ? Partie des gens de l'Evangile y croit dur comme fer. D'autres, nullement. En terre des Gaules, le mot "religion" n'est-il pas un mot tabou ?

L’Athéisme révolutionnaire,
 ou la Mort à petit feu de la France ! 

   L’École, la Morale, l’État

   Le Pasteur Louis Lafon de faire lui aussi cette terrible constatation : « Dans le Christianisme Social de juillet-août, on a pu lire la plus récente apologie de cette morale, sous la plume du plus vénérable de ses apôtres, M. Ferdinand Buisson. Celui-ci soutient une fois de plus qu’elle suffit à engendrer des hommes qui obéissent à la raison et à la conscience, à produire, en somme, « l’homme nouveau, cellule constitutive de la société nouvelle »[1]. Ce sont là les dernières cartouches du vieux soldat qui, malgré toute sa vaillance, succombe, pour une cause perdue. Car enfin, les faits renversent la théorie, si séduisante qu’elle soit. Où sont, après tant d’années d’éducation populaire par la morale laïques, les hommes libres, l’homme nouveau ? Certes, la conscience française n’est pas morte. Mais elle ne se soutient que là où est restée quelque croyance en Dieu. Partout où cette croyance a été extirpée on ne voit que scepticisme moral, et recherche égoïste de l’intérêt personnel, sous la forme de la jouissance, de l’argent, du pouvoir, le mépris de la pureté, de la fraternité, de tous les devoirs sociaux. L’école laïque[2], n’en déplaise à M. Buisson, malgré toutes les circulaires de ses fondateurs, a glissé de la morale laïque à l’incroyance, à l’athéisme[3]. Selon le mot célèbre d’un des représentants les plus connus du gouvernement des laïcisateurs français, elle a « éteint toutes les étoiles du ciel ». Et les faits les plus certains donnent raison à M. Izoulet : « les énergies d’en bas ont l’impérieux besoin de se sentir consubstancielles aux énergies d’en haut », faute de quoi elles s’affaiblissent et finalement se dissolvent. » (V. l’article : Le Laïcisme de la foi. Journal « Évangile et liberté ». 17 octobre 1923.).
   Quelles sont les causes profondes, se demande Le Temps, et quelle est la solution organique de la grande crise que traverse la France ? Un rédacteur protestant « du Temps » (24 juillet 1923) d’écrire notamment : ...La question religieuse est au fond de toutes les autres questions. Et rien n’a pu l’apaiser, ni la neutralité, ni la séparation, — pas plus que la loi du divorce n’a mis fin aux crime passionnels[4]. Elle renaît éternellement. Que faire ???
   Que la question religieuse soit au fond de toutes les autres et pour ainsi dire les empoisonne toutes, on serait tenté de le croire en constatant que, malgré la séparation totale de l’Eglise[5] et de l’Etat[6], elle réapparaît constamment et se dresse entre les partis[7], toujours insoluble et les faisant irréductibles les uns aux autres.
   Nous nous imaginions le conflit vidé par la neutralité de l’Etat. Mais il renaît à chaque instant : l’ambassade française au Vatican[8], l’autorisation à accorder à certaines congrégations, la constitution, quoique parfaitement légale, d’associations cultuelles catholiques, le moindre achat d’immeubles par l’Eglise, les moindres, et les plus obscures souvent, des paroles du pape, et c’est assez pour soulever des polémiques furibondes.
   Nous n’avons certes pas la paix religieuse aussi complète que l’on pourrait le souhaiter[9], et nous ne voyons plus trop par quels moyens nous pourrions l’obtenir, puisque ceux-là mêmes qui nous semblaient les meilleurs parce qu’ils étaient les plus justes, n’ont, à l’usage, produit aucune pacification réelle des esprits. »
   La faillite de l’Athéisme. La politique athée ne pouvait « qu’échouer lamentablement, et elle en est à son suprême naufrage »[10].
   Car les faits ont déjà démontré que l’Etat athée[11], destructeur de cet instinct religieux qui est au fond de l’âme humaine, est une irréalisable chimère. Il peut y avoir, et il y a des individus athées, et, à certaines époques, leur nombre peut considérablement grossir, mais une nation athée, introduisant dans ses lois, dans sa morale publique, dans son organisation judiciaire, administrative même un athéisme conséquent, qui est, à vrai dire, la négation même de la conscience humaine, — ainsi que l’a démontré ce grand et logique et si admirable athée que fut le professeur Le Dantec, — cela ne se conçoit même pas.

   La politique suivie depuis quelques années par certains partis politiques momentanément maîtres du pouvoir, pour le triomphe du laïcisme athée et l’extermination de l’idée religieuse, ne pouvait qu’échouer lamentablement, et elle en est à son suprême naufrage

   Mais, s’il est peut-être possible pour l’Etat de répudier son athéisme, est-il possible pour l’Eglise, de répudier son cléricalisme ?
   Un civisme non irréligieux ? Peut-être.
   Mais une religion vraiment civique ? C’est bien douteux...
   Mais si l’on peut persuader peut-être les laïques de renoncer à l’athéisme d’Etat, on ne voit guère la possibilité de convaincre l’Eglise de répudier son mauvais cléricalisme et de faire à la cité terrestre la place que nous réclamons pour celle-ci dans l’Eglise elle-même, une place d’honneur et de liberté.
   Un civisme qui ne fût pas irréligieux, voilà qui conviendrait fort à beaucoup de Français, mais une religion qui fût vraiment civique, voilà sans doute ce qu’il est malaisé d’obtenir du catholicisme qui, à l’heure actuelle, accepte bien la cité, mais pour l’englober dans sa domination autoritaire et absolue[12].
   Quels sont les voies et moyens de salut ?
   Le conflit politico-religieux est une « sorte de guerre civile chronique ».
   La guerre des âmes est aussi destructive à la longue que la guerre des canons. »
   ...Que les bons citoyens, désireux de reconstituer la France dans son unité morale et politique, s’ingénient donc à découvrir les chemins[13], encore inconnus, par où nous pourrions conduire notre pays hors du conflit politico-religieux qui l’affaiblit lui-même et l’use dans ses forces vives. Etant d’ailleurs une sorte de guerre dans ses forces vives. Etant d’ailleurs une sorte de guerre civile endémique, la guerre des âmes est aussi destructive à la longue que celle des canons. — L. L. ».
   Le monde athée[14] appelle le monde vers le bas, vers ce qui est laid et sans valeur. La colère des adversaires, des détracteurs et des ennemis jurés de l’Eglise catholique va être brutale. Ces derniers vont lui faire comprendre, qu’elle le veuille ou non, qu’ils ne peuvent plus supporter un seul instant qu’on les appelle toujours et sans cesse vers le Ciel[15], vers ce qui est haut, élevé, vers le Paradis. Selon ces derniers, appeler vers le Ciel, n’est-ce pas ignorer et délaisser la vie sur terre et tous ses bienfaits ! A l’amour de l’Au-delà, nous nous voulons et préférons mille fois, l’amour de l’ici-bas et tout ce qu’il contient ! A chacun son dieu...   

   Une dernière et stupéfiante objection.  

   L’authentique record de l’imbécillité, selon Jean Izoulet : On me dit : Et les athées de France ? Que faites-vous du droit des athées ? Ne rougissez-vous  pas de contrister les athées ?
   N’y eût-il, dans une Ecole, qu’un seul enfant fils de parents athées, ne sentez-vous pas que vous devez absolument vous abstenir d’affirmer Dieu, pour ne point choquer cet unique couple de parents athées[16] ?
   Je réponds :
   1° Parce qu’il y a des négateurs de la propriété[17], c’est-à-dire des partisans du communisme[18], faut-il donc s’abstenir d’affirmer la propriété, et, au besoin de la défendre par les gendarmes et les tribunaux ?
   2° Parce qu’il y a des négateurs de l’ordre et des partisans de l’anarchie, faut-il donc s’abstenir d’affirmer le gouvernement et l’autorité ?
   3° Parce qu’il y a des négateurs du mariage et des partisans du célibat, de l’union libre et du malthusianisme[19], faut-il donc s’abstenir d’affirmer la famille ?
   4° Parce qu’il y a des négateurs de la patrie et des partisans de l’Internationalisme[20] et du Cosmopolitisme, faut-il donc s’abstenir d’affirmer la France ?
   5° Et parce qu’il y a des anti-militaristes, faut-il donc s’abstenir des cours martiales contre la trahison et la désertion ?
   6° Eh bien ! tout pareillement, parce qu’il y a des agnostiques[21] et des athées, faut-il s’abstenir d’affirmer Dieu ?
   En un mot, sous couleur de démocratisme[22] et de rationalisme et d’humanitarisme, faut-il donc reculer les bornes de l’imbécillité ? (Op. cit.). 

   Le discrédit de la France à l’Etranger

   Jean Izoulet d’écrire à ce sujet[23] : « [...] l’Etranger peut nous bafouer sans fin, sans fin nous discréditer et nous disqualifier, en nous dénonçant, tour à tour ou tout ensemble, à l’opinion universelle, soit comme un misérable peuple de superstitieux et de cléricaux, soit comme un odieux peuple d’impies et d’athées.
   En général, d’un côté, les Continentaux catholiques, les Rhéo-Danubiens (Autrichiens, Bavarois, Alsaciens, Belges, etc.), nous redoutent comme athées.
   Et c’est ce qui ne facilite pas précisément notre politique continentale.
   Et, en général, d’un autre côté, les Insulaires protestants, les Anglo-Américains, nous méprisent comme Cléricaux !
   Et c’est ce qui nous a si cruellement desservie, récemment, dans les grands Congrès internationaux.
   Et ainsi, de part et d’autre, côté Continent et côté Océan, côté Catholiques et côté Protestants, les sympathies risquent fort de nous échapper.
   Bien mieux, chez les Insulaires protestants, chez les Anglo-Américains, nous réussissons à détenir le record des deux simultanés et connexes discrédits !
   [...] nombre de publicistes, et, notamment dans L’Oeuvre du 5 mai 1921, M. Aristide Rieffel, n’ont-ils pas signalé la violente campagne menée aux Etats-Unis contre la France, considérée comme athée ?
   [...] Voici comment les Irlandais[24] essaient de nous rendre odieux en Alsace :
   « Avant 1871, l’Alsace était un centre de libre pensée ; mais la bourgeoisie alsacienne ayant émigré, l’Alsace est redevenue très religieuse.
   Les Prussiens ont établi l’école obligatoirement confessionnelle, et ils ont donné aux curés des traitements énormes ; rabbins, pasteurs et curés lutteront aujourd’hui pour le maintien du régime allemand[25].
   Et les Irlandais se chargent de crier aux Américains que les Alsaciens, sous le gouvernement de la France impie, sont bien malheureux ! »
   Ce texte n’est-il pas du plus haut intérêt ?
   Sus à la France cléricale ! Et sus à la France athée !
   Ainsi, la France est toujours prise entre deux feux, entre deux batteries de calomnies alternantes ou conjuguées.
   N’est-il pas plus que temps d’arracher la France à ces feux meurtriers ?
   N’est-il pas plus que temps de désaveugler et désenvoûter nos deux grands partis politiques, inversement, mais également extrémistes, qui nous perdent de réputation dans le monde entier ? (Op. cit.). 

   La France l'an de grâce 2000, de l’ère évangélique

   Laïciser c’est athéiser et sataniser[26]. Il a le sens, pour bon nombre de gens du commun, d’irréligieux ou d’areligieux. Au-dedans, l’Athéisme mine les bases de la cellule familiale, de la Cité et de la société française toute entière, en déchaînant sourdement l’Anarchie. Et au-dehors, l’Athéisme démantèle de ses remparts naturels la cellule familiale, la Cité et la société, en faisant le vide autour d’eux, en écartant d’eux ses voisins et amis. Nous avons vu que cumuler ainsi, à la fois, la haine et le mépris de nombreuses personnes de l’Etranger, quel magnifique record !
   Et les adversaires et ennemis irréductibles et farouches de la Religion, depuis la Révolution, n’ont cessé d’athéiser l’Etat ! Car l’Athéisme d’État, c’est l’ANTI-FRANCE au coeur de la France[27]. C’est couper en deux blocs distincts les français. D’un côté les bons, de l’autre, les mauvais ! Fermer à la Religion la porte de l’Ecole, ce n’est point là, a-t-on dit pourtant, du tout une solution organique : ce n’est là qu’une aberration suicidaire. Mais...
   Et, insidieusement, on habitue, nous dit-on encore, les Français à croire que, pour une Nation [moderne], pour une Société [modèle], pour un Etat [fort et progressiste], il est naturel, il est normal, il est légitime, il est satisfaisant d’être athée[28] !
   Oui, on a odieusement surpris la bonne foi du pays, pour, insidieusement, l’engager dans cette voie de l’athéisme, qui, pour les individus et les peuples, est la voie assurés de la perdition dans ce monde et dans l’Autre.
   Depuis plus d’un siècle, en Politique, la France semble destinée, dit-on encore, à osciller sans fin de l’anarchie au despotisme et du despotisme[29] à l’anarchie.
   Pareillement, depuis plus d’un siècle, en Religion, la France semble destinée à osciller sans fin du cléricalisme[30] à l’athéisme et de l’athéisme au cléricalisme[31].
   L’arrivée nouvelle dans l’espace cultuel français de la Soumission (ou l’Islam), cinquante ans après[32], n’a pas fait bougé d’un pouce, l’opinion que c’est fait de nous l’Etranger. Après la chute de l’Athéisme, en Europe centrale et de l’Est, le bastion de l’Athéisme français résiste toujours et encore, ou fait de la résistance ; estime de nombreux observateurs, tant étrangers que français. Finira-t-il par tomber ? L’avenir nous le dira...  

   Séparation

   Le mot séparation, en politique, est équivoque. Car, comme Rivarol, dit-on, cité par M. de la Gorce, l’a si magnifiquement dit :
   « Entre la Politique et la Religion, il y a un Contrat éternel ! »
   Peut-il donc y avoir une répartition juste et équilibrée des rôles entre la Religion[33] et l’Etat ?
   Oui, certes, au point de vue matériel, oui, il peut, et même il doit y avoir un contrat entre la Religion et l’Etat, — c’est-à-dire indépendance financière de la Religion, afin d’assurer à la Religion sa pleine et entière personnalité civile, sa pleine et entière liberté de culte, sa pleine et entière souveraineté.
   Mais non, certes, au point de vue moral, non, il ne saurait y avoir de séparation entre la Religion et l’Etat, en ce sens que l’Etat ignorerait totalement la Religion[34].
   Car tout Gouvernement de la Terre implique, dans ce problème, une théorie juste, équilibrée et réaliste de la réalité universelle[35].
   Or, voici la grande vérité enfin retrouvée, voici la cardinale et capitale vérité : le Créateur et Seigneur de l’Univers ne saurait être ignoré, poursuivi, attaqué, banalisé, et réduit aux simples Lieux de Culte. Son nom doit être libre d’accès à l’Ecole, dans la rue, dans tous les services publics et privés, l’Armée, la Police, les différents organismes de l’Etat, les médias, etc.
   Est-ce possible de ne pas voir que le grand problème des temps modernes, ce sont les rapports de la Religion[36] et de l’Etat, puisque, de la bonne ou de la mauvaise solution de ce problème, dépend la bonne ou mauvaise structure des cités, c’est-à-dire leur degré d’unité intime, donc leur degré de faiblesse ou de force, en un mot, leur chance de mort ou de survie, dans l’implacable lutte des races[37] pour la vie ? Il est donc vrai que la Religion est le fondement nécessaire et essentiel de l’Etat[38].
   Selon une citation : l’Humanité est un paysan ivre sur son âne. Il tombe d’un côté. Vous le relevez. Il tombe de l’autre.
   En vérité, il est que temps pour la France de retrouver enfin l’équilibre et de rester en selle, si nous ne voulons pas risquer d’être bafoués, et ensuite piétinés et balayés.
   Et pour cela que faut-il ?
   Il faut dissiper le plus sinistre des malentendus.
   Il faut pour chacun de nous croire, obtempérer aux ordres du divin Créateur et suivre le chemin qu’Il nous a tracé.
   Il faut pour chacun de nous changer nos mauvaises actions en bonnes, le mal en bien. Ceci renouvelé, transformé, métamorphosé, amorcera la synthèse de nos divergences, et à fonder ainsi, pour l’essentiel, l’Unité du Peuple et de l’Etat, seule base possible de notre société.
   On ne peut changer une société, mais on peut changer le mal en bien (Coran XIII 11). Le reste est du ressort du divin Créateur. 

   Le levain dans la pâte

   On a dit : Le Français est resté dualiste. Pour lui, il y a deux domaines essentiellement séparables, sinon toujours pratiquement séparés : d’une part, la Religion et ses Représentants, et d’autre part, la Politique et l’Etat. Entendez : pour lui le levain est toujours plus ou moins à séparer de la pâte.
   Pour l’extrémisme athée, la vraie devise, au fond, c’est : le levain sans la pâte, ou la vie sans Dieu. Et pour le l’extrémiste politique, la vraie devise, au fond, c’est : la pâte sans le levain, ou la société sans Dieu !
   Et voilà, précisément, sur la question fondamentale, le fond du fond de l’erreur...
   Pourtant, le plus humble bon sens et le plus sublime génie s’accordent sur une troisième et seule vraie devise, à savoir, le levain dans la pâte, ou le Règne de Dieu sur terre comme dans les cieux.
   Non seulement donc on n’a pas laissé faire à la France sa véritable révolution, mais on la lui a fait faire à rebours !
   Sous prétexte de raison et de science, sous prétexte de lumière et de progrès, sous prétexte de libre pensée et de laïcisme, d’agnosticisme et de neutralité, la France, comme un arbre scié à sa base, a été totalement coupée de Dieu, sois de sa racine, de sa vitale source de vie. Et aussitôt, elle a commencé de languir.
   Heureux, les peuples qui, assez à temps, sauront en faire leur enseignement !       (à suivre).


[1] Tout ce qui est bâti sur la raison est boiteux. Créateur de divisions, d’égarements et de prétentions...
[2] L’institution scolaire ne peut plus nier les conflits culturels. L’Ecole doit faire face à une montée des revendications identitaires des élèves. Dix ans après les premières affaires de « foulard », les établissements sont confrontés à des demandes pressantes de la part des élèves issus de l’immigration. Nourriture, insignes ou vêtements religieux, contestation sur le contenu des cours ou sur leurs horaires : cette quête d’identité prend des formes diverses. Le débat sur la laïcité est relancé. (Articles Le Monde 15/04/2000).
[3] Au mépris de tout ce qui touche le domaine de l’invisible, du surnaturel.
[4] même son de cloche, à notre époque, parmi le monde biblique d’Europe et de France. La liberté sexuelle a permis d’asservir d’avantage le monde féminin. La liberté de disposer librement de son corps a enlevé à ce dernier tout droit. Et de jouir d’aucune vieillesse heureuse. Cette jouissance passagère fera naître à l’âge avancé maladies diverses, cafard, angoisse, abandon et solitude... 
[5] sous entendu : catholique.
[6] L’auteur de cet article note bien, au passage, l’implication des gens de la Réforme dans cette guerre fratricide entre gens d’une même religion, le Christianisme. Et d’un même Livre, la Bible. La France vacille...
[7] incapacité totale pour eux de régler, par la politique, ce problème de fond. De société. Il sera à jamais une épine dans leurs pieds...
[8] Voilà qui exaspère plus d’un protestant. Le Pape romain, du Vatican, étant considéré par bon nombre de gens de la Réforme comme l’Antéchrist lui-même. Même son de cloche chez bon gens de gens de sectes diverses, de l’Occultisme et de la Franc-Maçonnerie. Un homme comme Jan Amos Comenius, porte parole, dit-on, des Rose-Croix voyait le Pape comme le grand Antéchrist et la Prostituée de Babylone. La Bête, que porte la Prostituée, est le (Saint) Empire Romain ; en particulier la Maison d’Autriche. Louis Pauwells, maçon, occultiste, disciple du mage Gurdijeff, ancien directeur de revues ésotériques et du « Figaro magazine », mort en 1997, après avoir proclamé sa conversion au christianisme :
   « Il y a un complot mondial de forces antichrétiennes qui visent à affaiblir (et si possible à dissoudre dans un humanisme de belles paroles, mais impuissant) la foi des catholiques, à diviser l’Église, à arriver à un schisme ». (Vittorio Messon, « Inchiesta sul Christianesimo », S.E.I. Editrice, 1987, pp.151-2.).
   Pour nous, le Faux-Messie est, par contre, un homme de la communauté juive. Il sortira, selon nos pieux Savants, soit du Khorasan ou d’Isphahan. Il sera tué, à la fin des temps, par le Messie fils de Marie, à la porte de Lod, à Jérusalem... Et cela se passera avant le Jour du Jugement dernier, mais proche de la fin des temps...
[9] Le problème religieux sera inlassablement devant les deux yeux de l’Athée, le Mécréant, le Pervers , le Prévaricateur, etc. Il ne cessera d’hanter leurs nuits... et notamment les derniers instants de leur vie. Quant on passera de l’Autre côté, on verra avec les yeux de la certitude ce qu’on a fait, d’une part, ce qui nous attend d’autre part. Ce jour-là, l’homme ne pourra ni avancer ni reculer. La tristesse et le désespoir l’envahiront...
[10] L’exemple de la Russie et de ses anciens pays satellites...
[11] sujet d’actualité après la guerre européenne de 1914-18. La guerre de 40 semble avoir été, tout au moins provisoirement, éteint le feu...
[12] Il y a donc cette peur permanente de l’homme du protestantisme de retomber pour lui sous cette contrainte...
[13] Il paraît difficile de confier cette tâche de « réconciliation » à un protestant comme à un catholique. Les deux ayant un passé très mouvementé et douloureux. Les querelles anciennes pouvant resurgir à tout moment. Ex.: Irlande du Nord... 
[14] lequel est l’écran derrière lequel se cache le Laïcisme.
[15] On a dit : Sous le Paganisme (soit le Sabéisme) gréco-romain, il n’y avait en scène, dans l’univers, que deux puissances : au Ciel, là-haut, Dieu, chef de la Nature, et, ici-bas, sur Terre, ce lieutenant de Dieu, l’Etat, chef de la Cité.
   Sous le Christianisme a surgi une troisième puissance, l’Eglise.
   Or, dès l’origine, et toujours depuis lors, les rapports de l’Eglise et de l’Etat n’ont cessé d’être terriblement orageux.
   Pourquoi ? Parce que ces deux puissances se croient antagonistes, alors qu’elles sont, de toute éternité, prédestinées à collaborer ! Et tout l’effort de la Pensée moderne c’est précisément de procurer ce laborieux passage de l’antagonisme à la collaboration...
   Sous la Soumission enfin a surgi une quatrième force.
   Il y a en scène, dans l’Univers, que deux principes : l’un divin, l’autre humain. Soit, 1° Le Créateur, le Seigneur, l’Administrateur, le Gérant et le Seul Héritier des cieux et de la terre, Dieu (exalté soit-Il !) ; et 2° Son lieutenant Adam, l’homme (sur lui la Paix !) (Coran II 30). Et entre eux aucun antagonisme. Son créateur et Seigneur l’ayant chargé de gérer et d’administrer tout ce que lui a été soumis. Et Il lui a révélé aussi deux choses essentielles pour son ici-bas tout comme pour son au-delà : 1° Un Livre pour le guider et l’éclairer, contenant en lui une loi, une charte pour le protéger de la pauvreté, de l’injustice, etc.; et 2° une Tradition à suivre.
   Dans la Cité, l’homme vit ainsi en parfaite harmonie, avec son Créateur et Seigneur, d’une part, et avec tout ce qui l’entoure d’autre part. Pourquoi ? Parce que l’homme a compris que pas de vrai Père nourricier (de Seigneur) de l’Univers, excepté Dieu (exalté soit-Il !). Et à Lui son devenir et son retour... Il est le Seigneur unique de la Nature et à Lui tout est soumis, de gré ou de force...
[16] La Commanderie du bien doit-être de rigueur.
[17] Refuser l'accès à la propriété au peuple, permet ainsi, aux partis politiques en place, de mieux avoir la main mise sur l’ensemble de la société et du peuple. Cela ne signifie nullement, au passage, que les dignitaires du parti en place n’ont pas à leur disposition de riches propriétés, de même ses membres ou sympathisants ! Voir à ce sujet, l’Histoire du social-communisme, en Russie et autres lieux de la planète... N’oublions pas de mentionner également que l’idéologie du social-communisme, a fait de nombreuses émules dans le monde arabe. Parmi le monde dit du nationalisme et du socialisme arabe...
[18] lequel à cette époque n’en est qu’à son tout début.
[19] Diminution de la natalité par limitation volontaire.
[20] de nos jours, le mondialisme...
[21] Agnosticisme. Doctrine qui déclare l’absolu inconnaissable. 
[22] à notre époque, sous couleur de phénomènes de sociétés... D’évolution des moeurs...
[23] Nous sommes dans les années 20. Soit après la guerre 1914.
[24] comme les bretons, peuple de marins. La foi demeure vive parmi eux. De même, le monde agricole. Anciennement, les charbonniers, les gens de la mine. Les milieux ouvriers, en général, sont plus enclin à suivre la propagande émanant des idéologies athées et matérialistes. De même, le monde intellectuel, monde dit ergoteur...
[25] lequel traitement demeure jusqu’à nos jours en Alsace-Lorraine. Prêtres, Pasteurs et Rabbins sont rémunérés par l’Etat. Cas propre à cette région de France. La présence de l'Islam pose ce dur problème d'un même droit que Judaïsme et Christianisme. Droit non reconnu...
[26] En France, certains s’acharnent à jeter le discrédit permanent sur la religiosité des gens. De même, ils s’acharnent à jeter la France dans l’absolue négation du divin, — c’est-à-dire dans le désespoir et la mort ! Dans les bras du Diable banni, dans le Feu infernal ! Prétendre supprimer la Religion divine, c’est donc une insigne folie !
   N’est-il pas plus que temps de démasquer cette mascarade suicidaire, violemment imposé à notre et généreuse et malheureuse nation et société !
[27] Et à ce sujet, à Jean Izoulet d’ajouter : Ce faux et mortel Laïcisme, ce Laïcisme d’erreur et de mort, ou, en d’autres termes, cet Athéisme d’Ecole et d’Etat, par qui a-t-il été fabriqué de toutes pièces et artificiellement imposé à la France, qui, plus ou moins inconsciemment, le vomit, au plus grand profit de l’Etranger, qui, sarcastiquement, l’applaudit ?
   Par qui ?
   Par des enfants perdus du Protestantisme et du Judaïsme, plus ou moins renégats de Moïse et de Calvin, et désavoués au fond, je le sais, par l’immense majorité de leurs coreligionnaires, qui sont et restent profondément croyants.
   Par cet Athéisme d’Etat, c’est l’Etranger lui même qui tient garnison au coeur du coeur de la France !
   C’est donc cette citadelle centrale de l’ennemi qu’il faut faire voler en éclats, pour que, de nouveau, la France puisse respirer et vivre !
   L’Athéisme d’Etat, c’est le principe de vie de la fausse République, mais c’est le principe de mort de la vraie France ! (Op. cit.).
[28] Ce genre de raisonnement a fait de nombreuses émules, supporters, dans le monde arabe. Après le démantèlement de l’empire ottoman, puis la colonisation, puis l’indépendance, puis la formation de plusieurs Etats arabe (et non d’un Etat arabe) ; le monde arabe s’est lancé, corps et âme, dans de telles idéologies. Il s’en est suivi, pour certains Etats, une guerre ouverte et sans merci contre le Dignitaire religieux, comme pour le simple croyant. Le résultat, l’Histoire nous le raconte !
[29] Pouvoir absolu et arbitraire.
[30] Doctrine qui prétend soumettre la société civile à l’Eglise [catholique].
[31] Tant que les gens de l’Evangile (croyants et incroyants) n’auront pas réglé le problème d’un des composants du Christianisme, en l’occurrence le catholicisme ; le climat ne cessera d’être terriblement orageux. 
[32] Vers les années 70. Au temps de la colonisation, peu de gens Soumis demeuraient en France métropolitaine. Après l’indépendance des colonies, la situation a complètement changée.
[33] Soit, Christianisme (comprenant ici l’ensemble des gens de l’Evangile, toutes Eglises ou Temples confondus), Judaïsme et Soumission.
[34] une partie du peuple pour une autre.
[35] Depuis des siècles, et même, au fond, depuis vingt siècles (suite à la décision de Paul de retirer de la religion du Messie fils de Marie (sur lui la Paix !), la deuxième partie de la religion : la loi divine), il y a toujours eu, plus ou moins, lutte, conflit, antagonisme, entre gens de l’Evangile, d’une part, et leurs Etats d’autre part.
   C’est là un fait positif, matériel, brutal, qui ne se laisse ni ignorer, ni écarter.
   Vouloir nier ce bi-millénaire conflit, ou prétendre passer outre, n’est-ce pas là une égale sinon pire folie ?
   Et c’est ici qu’il faut recourir à un équilibre juste et équitable dans un Etat moderne, entre l’Etat, d’une part, et la Religion d’autre part.
[36] et des Représentants religieux. Lesquels sont les dépositaires et les gardiens de la Religion.
[37] blanche, noire, etc. Depuis la fin des colonies, leurs indépendances, l’Etat français est devenu multiracial et multiconfessionnel... Aux deux communautés traditionnelles : gens de l’Evangile (majoritaire) + gens de la Thora, est venu se greffer une troisième communauté, les gens du Coran, la communauté islamique fait de gens de toutes races, de toutes couleurs et langues.
[38] Dans le passé, comme l’a si bien noté Jean Izoulet, l’Eglise (romaine et vaticane) a paru se dresser ; comme une sécession sociale, comme une grève civique, comme une émigration à l’intérieur, comme une fuite aux cloîtres et aux déserts, comme une répudiation de la terre et une aspiration au « ciel », enfin comme une épidémie d’incivisme !
   Véritable crise pathologique, semble-t-il, à raison de laquelle la religion et l’Eglise (romaine et vaticane, en particulier) n’ont pas pu ne pas être combattues par la Politique et l’Etat.


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11/05/07 .

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