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Etudes

        Lettres aux Dignitaires du  monde

Selon les Textes.

La prise de Jérusalem ! Les réalisations des prophéties bibliques. Le nouveau Oint !  

selon les Écritures


Au nom de DIEU, Hachem, Allaha !
Le TOUT-MISÉRICORDIEUX, le TRÈS-MISÉRICORDIEUX !
Louange à Allah, Seigneur des mondes, Prière et Paix sur Ses messagers et Ses prophètes, et sur tous ceux qui suivent Sa guidée !
 

P


oint de divinité[1] excepté Allah[2] le Très Haut. Que les meilleures salutations[3] soient sur les prophètes et messagers divins dont le Sceau de la Prophétie[4]

Le Vicariat, but de la Perfection

    On a dit que la Perfection recherchée en vue de laquelle l'homme fut créé, c'est le "Vicariat" dont Adam, le premier prophète divin se chargea en vertu de la Sollicitude divine. (Coran II 30). C'est une dignité plus haute que l'apostolat impartie aux prophètes-envoyés, étant donné que tout prophète-envoyé n'est point Vicaire pour autant. En effet, le rang de la mission prophétique, c'est de transmettre (le Message divin), exclusivement. Car Dieu Très-haut déclare : "Il n'incombe au Prophète que de transmettre" (Coran V 102). Celui-ci n'a pas à arbitrer les différents (entre les hommes). Il doit promulguer la Loi venant de Dieu, ou ce que Dieu lui fait voir, exclusivement. Si en outre, Dieu le charge d'être juge parmi ceux vers lesquels Il l'envoie, en ce cas il s'agit de l'investiture et de la fonction de Vicaire. Il est alors "Prophète-Vicaire". 

Fonction vicariale et apostolat

   On a dit encore, tout prophète que Dieu envoie n'est point désigné pour être juge. D'où cette parole divine : "Il n'incombe au Prophète que de transmettre". Mais si le glaive lui est donné et qu'il passe à l'action, alors cet Envoyé détient la Perfection et il manifestera la souveraineté des Noms divins[5]. Il accorde et il interdit, il élève et il abaisse, il donne la vie et fait mourir, il favorise et défavorise[6]. Il manifeste ainsi des noms contraires organiquement liés à la fonction prophétique. Nul doute sur ce point !

   Si par ailleurs il se présente comme juge sans détenir de prophétie, c'est un roi et il n'est point Vicaire. N'est véritablement Vicaire que celui que Dieu "prépose nommément au Vicariat" pour qu'il gouverne ses serviteurs, non pas celui que les hommes ont élu comme tel, lui prêtant serment d'allégeance et lui donnant le pas sur eux-mêmes. Celui-là (que Dieu a proposé au Vicariat) occupe le Rang de la Perfection. 

La description du Sceau de la Prophétie dans la Thora. 

   "Son empire sera à Châm et son compagnon parmi les anges, Gabriel.
   Il rencontrera de la part de son peuple de dures souffrances[7].
   Ensuite, (la situation) se renversera pour eux[8] .
   Il les moissonnera de moisson[9].
   Les événements se passeront à Yasrib (ancien nom de Médine).
   Ils le concerneront puis, ils seront pour elle. Ensuite, pour lui sera la fin.
   Avec lui un peuple (ses compagnons). Ils sont plus rapide pour la mort que l'eau qui descend du haut de la montagne en son pied.
   [Dans] leurs poitrines (seront) leurs évangiles[10].
   Leurs offrandes seront leurs sangs (versés notamment dans le sentier de Dieu).
   Lions la journée, moines la nuit (car ils la passeront en adorations et en retraites).
   Ils épouvantent leurs ennemis d'une distance d'un mois.
   Lui-même commence (le premier) le combat. Ensuite, il sort et juge[11].
   Pas de police avec lui et pas de gardien : Dieu le gardera." 

   Djaroud fils de `Ala’, un exégète nazarénien se rendit avec sa tribu auprès du messager divin et lui dit : « Par Dieu ! tu es venu avec la vérité, tu as dit vrai, par celui qui t’a envoyé comme prophète de vérité. Je t’ai trouvé décrit dans l’Evangile, et le fils de Marie a annoncé ta venue. A toi est dû l’hommage, et une récompense attends ceux qui te feront honneur. On n’a plus besoin de l’image quand la chose même existe, et après la certitude, le doute n’est plus permis. Nous reconnaissons qu’il n’y a point d’autre divinité que Dieu et que Mohammad est le messager de Dieu ». 

  La religion[12] de « l’épée dans une main et la sainte Écriture dans l’autre ». 

   En lisant l’histoire biblique, il est évident que les gens de la Thora utiliseront l'épée et la force, conformément à des règles strictes et imposées par le Saint et Seigneur d'Israël. A cette époque, de l'Antiquité lointaine, la "guerre sainte" a toujours été employée dans un but défensif, non offensif. Et, de tout temps, à toute époque, telle sera la loi de Dieu. De plus, le butin de guerres était interdit aux Fils d'Israël et aux Judaïsés [et ceci jusqu'à la fin des temps]. Existait-il ? Alors il devait être rassemblé, puis, si le Saint et Seigneur d'Israël en était satisfait ; un Feu du ciel, sans fumée et sans odeur nauséabonde, venait pour le brûler en sa totalité. Le monde de l'Évangile, bien que la "guerre sainte" leur soit, à eux aussi prescrite ; s'écartera de ces normes les plus élémentaires. Tout simplement parce que Paul leur demandera de ne plus appliquer dorénavant aucune loi divine concernant leur communauté. A partir de là, liberté la plus totale sera accordée. Les futurs conquis seront dans la main des conquérants. Et comme en Europe, c'est toujours cet esprit qui domine, la vie et la mort d'un homme ne tiendra qu'à un fil. Qu'on étudie ce que feront les gens de la Bible d'Espagne et du Portugal en Amérique centrale et du sud. Qu'on étudie ce que feront les gens de la Bible, anglo-saxons, en terre d'Amérique du Nord, et comment ils se permettent de traiter, encore de nos jours, les véritables habitants de cette région du monde. De même, en Australie... Au Moyen-age, n'a-t-on pas inculqué aux gens de l'Évangile de l'Europe de l'Ouest, de venir "libérer" le soit-disant tombeau du Messie à Jérusalem[13] ? Et cela pour quel résultat ? Oui, le monde biblique (croyants & incroyants) utilisa l'épée et la force pour pouvoir imposer leur expansionnisme et leur hégémonie dans le monde. Même des partisans du Laïcisme comme Ferry (1832-1893), n'arrêtèrent nullement leur politique coloniale. D'ailleurs, la nouvelle idéologie en place ne condamnera jamais les gens de l'Eglise dans ce domaine, ni ceux de la Royauté. En Gaule, on allait déchristianiser les bons gaulois, et dans un même temps, dans la plupart des colonies : Madagascar, Algérie, etc., l'effort de ces nouveaux idéologues, ne sera-t-il pas de dés-islamiser les habitants des colonies ? De les inviter au Christianisme ? De leur faire croire que la Religion islamique était morte ? En Gaule, on est peu sensible au sort des Dignitaires religieux. A l'Étranger ! on est subitement touché lorsque la vie d'une religieuse ou d'un moine ou d'un prêtre est en danger ! Qu'on étudie le sort que les "révolutionnaires" réservèrent aux Dignitaires de l'Église catholiques en 1789. Les adversaires de l'Église vaticane, romaine, catholique, s'en donneront à cœur joie. Le règne nouveau passera alors sous l'autorité de l'Athéisme, de la Païenneté et de la Mécréance. A notre époque, le monde a changé, nous dit-on ! Pourtant, ne continue-t-il pas à manger avec la bouche ? A vrai dire ce qui a changé, c'est surtout qu'on soit passé d'un état d'obéissance divine à un état de désobéissance la plus complète. Les choses interdites ont été banalisées. Il est interdit d'interdire ! Le sacré est profané, et le profane est sacralisé ! Cela ne signifie-t-il pas que l'on va droit dans le mur ? A notre propre perte ? Que notre fin est proche ? 

Effort saint et guerre[14]

   "…La guerre sainte dans notre religion a certaines règles qu'il est nécessaire d'observer. Il faut d'abord inviter les infidèles[15] à embrasser l'Islam. S'ils se rendent à cette invitation, ils deviennent Soumis comme nous, et ont les mêmes droits et les mêmes privilèges. S'ils refusent, on doit les mettre à mort s'ils sont arabes idolâtres, de même que la loi mosaïque prescrivait de mettre à mort les habitants de Canaan, les idolâtres. Mais s'ils appartiennent à toute autre race (ou peuples du Livre (Juifs et Chrétiens)), on doit les sommer de payer le tribut et de se soumettre ; s'ils se soumettent, leur vie et leurs biens sont comme les biens et la vie des Soumis ; dans le cas contraire, on doit les combattre, en observant les règles qui se trouvent dans nos livres de jurisprudence, de même que la loi mosaïque prescrivait d'épargner tout autre peuple que les Cananéens. Les contes absurdes dont les Protestants remplissent leurs livres, en parlant de la guerre sainte, sont des inventions ou de grossières erreurs. Je crois utile de donner ici la lettre adressée par Khaled fils de Walid, (que Dieu lui l'agrée !), au général de l'armée Persane, et la convention passée entre Omar (que Dieu l'agrée !) et les Chrétiens de Syrie (du Châm). 

Lettre aux Persans anciens, adorateurs du Feu, Mages. 

   Voici la lettre de Khaled : "Au nom de Dieu le Tout-Miséricordieux  et le Très-Miséricordieux ! De la part de Khaled fils de Walid à Roustom et Mehran, de l'armée de Perse. Salut à ceux qui suivent le droit chemin ! Nous vous appelons à l'Islam, sinon, payez le tribut et soumettez‑vous. Si vous n'acceptez pas cela, sachez que j'ai avec moi des hommes qui aiment la mort[16] en combattant pour la cause de Dieu autant que les Perses aiment le vin[17]. Salut à ceux qui suivent le droit chemin". 

Destruction du second Temple. Verse et controverse. 

   Selon l'auteur de "la Manifestation de la Vérité" : 
   (…) Il est dit au chapitre 24 de Matthieu que Jésus était assis sur le Mont des Oliviers lorsqu'on vint lui demander à quel signe on reconnaîtrait le temps de la destruction du Temple et de la résurrection des morts. Après avoir énuméré les signes précurseurs de la fin du monde, le Messie ajoute qu'aussitôt après on verra apparaître le Fils de l'Homme dans sa gloire. Jusqu'au vers. 28, il s'agit seulement de la destruction du Temple ; mais le vers. 29 et les suivants se rapportent au jour du jugement dernier et à la venue du Messie. C'est l'avis de Paley…, et d'autres théologiens protestants : "Et aussitôt après l'affliction de ces jour-là, le soleil s'obscurcira, la lune ne donnera point sa lumière, les étoiles tomberont du ciel, et les puissances des cieux, seront ébranlées. Alors le signe du Fils de l'Homme paraîtra dans le ciel, alors toutes les tribus de la terre se lamenteront, en se frappant la poitrine, et elles verront le Fils de l'Homme venir sur les nuées du ciel, avec une grande puissance et une grande gloire. Il enverra ses anges avec un grand son de trompette, et ils rassembleront ses élus des quatre vents, depuis un bout des cieux jusqu'à l'autre bout. ... Je vous dis en vérité que cette génération ne passera point, que toutes ces choses n'arrivent. Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point". La venue du Christ et le jugement dernier doivent donc coïncider avec la destruction du Temple, ainsi qu'on le voit par les mots "Et aussitôt après l'affliction de ces jours‑là". Les contemporains de Jésus avaient donc raison de regarder comme prochaine la fin de toutes choses, de même que les Apôtres et les premiers Chrétiens, auxquels on avait assuré que cette génération là ne serait pas passée que toutes ces choses ne se fussent accomplies. Et pourtant cette génération a passé, et bien d'autres après elle, et les cieux et la terre ne sont point passés. Le même récit se trouve dans Marc (XIII.), et dans Luc (XXI.), ce qui représente trois erreurs, la même prédiction étant rapportée par trois Évangélistes.

   79-81°. On lit dans Matthieu (XXIV. 2) ces paroles de Jésus . "Je vous dis en vérité qu'il ne restera point ici pierre sur pierre qui ne soit renversée". Les interprètes Protestants disent que ces mots signifient que toutes les fois qu'on tentera de rebâtir le Temple, les constructions seront renversées. L'auteur de l'ouvrage "Démonstration de la Religion de Vérité" Tahqiq-dinElhaqq (?), imprime en 1846, dit à ce propos (p. 394) : "L'Empereur Julien l'apostat, voulut, trois cents ans après le Christ, rebâtir le Temple pour démentir cette prédiction. A peine eut‑il commencé à poser les fondements, il s'éleva des globes de feu qui firent reculer les ouvriers, et depuis lors aucun n'a essayé de démentir les paroles de celui qui a dit : Le ciel et la terre passeront, et mes paroles ne passeront point". Le Dr a écrit ce qui suit, dans un ouvrage qui a été traduit en persan sous le titre de "Kéchful-athar fy-qisas-ambia Béni-Israil". (p. 70) "L'Empereur Julien permit aux Juifs de rebâtir Jérusalem et le Temple, et leur promit qu'il les rétablirait dans leur ancienne patrie. Les Juifs, on le comprend, apportèrent à cette tâche une ardeur égale à celle de Julien lui-même, et commencèrent la construction du Temple. Mais cela était contraire aux paroles de Jésus, et ne put se réaliser malgré le zèle et l'empressement des Juifs, et les encouragements que leur prodiguait l'Empereur. Les historiens païens rapportent que des boules de feu, sorties du sein de la terre et brûlant quelquefois les ouvriers, rendirent la place inaccessible, tellement qu'on fut obligé de renoncer à l'entreprise". Cette tradition est erronée, ainsi que celle que nous rapporterons plus loin, dans ce chapitre. 

Rappel. 

   Thomas Newton dit (Com. sur les Prophéties, vol. H. pp. 63, 64, éd. De Londres, 1803) : "Omar fut l'un des plus grands conquérants qui aient jamais désolé la terre, et durant un califat de dix ans et demi, il conquit toute la Péninsule arabique, la Syrie, la Perse, l'Egypte, assiégea et prit Jérusalem qui se rendit en 637, après un siège prolongé ; il fit aux habitants chrétiens de cette ville des conditions très larges et ne toucha à aucune de leurs églises. Il demanda seulement à l'évêque un emplacement pour y construire une mosquée. L'évêque lui indiqua la roche de Jacob et le site de l'ancien Temple de Salomon ; les Chrétiens avaient rempli ce lieu d'immondices et d'ordures, par dépit pour les Juifs ; Omar en fit faire le déblai en y travaillant de ses propres mains, par dévotion et par respect pour le lieu, exemple qui fut suivi par tous les chefs de son armée il y fit élever une mosquée, et c'est la première qui ait été bâtie à Jérusalem, (…). Le douzième Calife, Abd-el-Malek­ fils de Merwan, agrandit cette mosquée et y ajouta de nouvelles constructions". Il résulte donc des paroles de Newton que la Mosquée d'Omar est construite sur le lieu même du Temple de Salomon, et cette mosquée subsiste depuis plus de douze cents ans ; comment les paroles, que les Chrétiens attribuent à Jésus, ont‑elles pu passer, bien que le ciel et la terre ne soient point passés encore ? 

Lettre aux gens de Jérusalem. 

   Le second document est ainsi conçu : "Au nom de Dieu le Tout-Miséricordieux et  le Très-Miséricordieux ! Voici le sauf-conduit qu'Abdullah fils d'Omar, Commandeur des croyants, donne aux habitants d'Iliya, pour la sécurité de leurs personnes, de leurs églises et de leurs croix, à eux tous, sains et malades, leurs églises ne seront ni habitées, ni démolies et on ne prendra rien de ce qu'elles contiennent en fait de richesses et de croix ; ils ne seront pas obligés d'abandonner leur religion et il ne sera fait de mal à aucun d'eux. Aucun Juif ne pourra habiter Iliya. Les habitants d'Iliya[18] paieront tribut, comme les habitants des autres villes, et devront en expulser les Romaniens[19] et les voleurs ; ceux qui sortiront d'Iliya[20] jouiront de la sécurité la plus complète pour leurs personnes et pour leurs biens jusqu'à leur arrivée en lieu sûr ; et ceux qui resteront dans Iliya jouiront de la même sécurité ; ceux qui voudront quitter Iliya avec leurs biens et se rendre parmi les Romaniens, pour se mettre sous leur autorité et leur croix, pourront le faire et jouiront de toute sécurité pour leurs personnes, pour leurs croix jusqu'à leur arrivée en lieu sûr. Tous les étrangers qui se trouvent à Iliya pourront y demeurer, en payant le tribut comme les habitants, ou bien retourner en leur pays. Il ne sera rien exigé des habitants d'Iliya jusqu'à ce qu'ils aient fait leur récolte. L'exécution des présents est placée sous la foi de Dieu, de son Prophète, (que le salut soit sur lui !), et sous la foi des Vicaires et de tous les croyants, s'ils[21] paient le tribut.
                                      Certifié par les Compagnons, présents, (que Dieu leur agrée !)
             Khaled fils de Walid, Amrou fils de 'As, Abdurrahman fils de 'Afour, Mo'awia fils de Abi Sofian". 

Siège de Jérusalem. 

   Omar ( que Dieu l'agrée !), malgré l'ardeur de son zèle religieux, malgré les peines que lui coûta la prise d'Iliya, lorsqu'il réussit enfin à la prendre, après un long siège, traita les habitants avec la plus grande générosité; il ne mit personne à mort, il n'essaya pas d'imposer l'Islam par la force. Les historiens chrétiens ont rendu justice à la belle conduite d'Omar dans cette circonstance ; (…).
   La loi islamique, à la différence de la loi mosaïque, veut qu'une sommation soit adressée aux infidèles, avant le commencement des hostilités : cette invitation n'a en elle‑même rien de mauvais, et rien n'est plus juste que d'épargner la vie de ceux qui se convertissent (Bible. Ezéchiel 33 11) : "Le Seigneur ne veut pas la mort de l'impie, mais que l'impie se convertisse et vive". (Isaïe 4 7) : "Que l'impie abandonne sa voie, et l'homme d'iniquité ses pensées, qu'il retourne vers Jéhovah, qui en aura pitié, et vers notre Dieu, car il multiplie le pardon". La loi mosaïque prescrivait de mettre à mort les femmes et les petits enfants, à la différence de la loi islamique, qui commande de les épargner…" 

Effort saint. 

   La guerre sainte, et contrairement à l'idée reçue, est prescrite dans l'ensemble des Écritures saintes (Coran IX 111 ; Bible. Deut. 20). Naguère, les peuples n'avaient qu'un seul choix qui leur était proposé : croire ou ne pas croire, soit, accepter de vivre ou de mourir sur-le-champ. La Loi révélée au Sceau de la Prophétie (sur lui Prière et Paix !) donne une possibilité, un choix beaucoup plus large, et tout spécialement pour les gens du monde biblique[22]. Ils acceptent de payer en un tribut (ou la capitation) à l’Etat, et en contre partie, les autorités en place s'engagent de respecter leur liberté de culte (et les hommes d'Eglises, les moines et les religieuses pourront assurer leur culte et vaquer à leurs occupations journalières), leur liberté de mouvements et leur sécurité à l'intérieur de l'Etat.
   En temps de 'guerre sainte', interdiction sera faite de toucher aux hommes d'Églises et des Synagogues, les moines et les religieuses, etc. Sauf, selon l'avis de certains juristes, s'ils sont armés et se portent volontaires aux combats. Ou sont pris sur le fait, armes au poing... Interdiction aussi de toucher aux enfants, aux femmes, filles, personnes âgées. Pillages, viols, assassinats, destructions de tous genres sont formellement interdits. Celui (ou ceux, celles) qui ne respecte(nt) pas ces principes élémentaires doivent être traduits devant la Loi, la justice. S'ils en échappent, pourront-ils échapper à celle de leur divin Créateur ?
   Naguère, tout individu pouvait être passé au fil de l'épée, être mis à mort. Le Seigneur des mondes ne nous invite-t-il pas à méditer, à travers Son Livre, sur les générations passées ? Quant au Sceau de la Prophétie (sur lui Prière et Paix !) n'a-t-il pas été envoyé, par son Seigneur, comme miséricorde au monde entier dont le monde biblique ? Et non au monde arabe seulement. Aussi, les premiers à en bénéficier ne seront-ils pas les gens du monde biblique ? Par une attitude sans reproche, exemplaire du Soumis, ne lui permettra-t-il pas, à eux aussi, d'embrasser l'Islam ? A se convertir. Car ce que veut le Seigneur des mondes, n’est-ce leur conversion ?    

Rappel concernant le monde biblique. 

   Enfin, mentionnons au passage que les gens de la Bible de l'époque, connaissaient la description et les attributs des futurs possesseurs de Châm, et surtout de Jérusalem (d'Iliyâ). Cette prophétie ne se trouvait-elle pas dans la Bible et fut pleinement réalisée en Omar fils de Khattab et Amr fils de As (Bible. Mt. 21 4 et sv.; Mc. 11 1-11 ; Lc. 19 28-40 ; Je. 12 12-16 ; Zac. 9 9 et sv.: Es. 62 11) ? Ce sont eux, et personne d'autres qui monteront sur une ânesse et un ânon (relire les passages bibliques précités avec attention). Car peut-on imaginer le fils de Marie monter deux animaux à la fois ? C'est lui, Omar fils de Khattab (que Dieu l'agrée !) le Messie ou le Roi de Jérusalem annoncé dans les Écritures anciennes. Cette prophétie ne s'est-elle pas réalisée ? Les gens du monde biblique, dont l'empereur Héraclius, ont-ils pu empêcher sa réalisation ? Nullement. De plus, n'est-ce pas lui qui fera reconstruire, rétablir le Temple de Salomon[23] ? Chose que ne purent jamais faire les Fils d'Israël et les Judaïsés après Titus. 

Récit de la prise de Jérusalem sous le Vicariat d'Omar fils de Khattab, Commandeur des Croyants. 

   On rapporte que le Prophète demanda à 'Abd Allâh fils de Salâm (juif de Médine, converti à l'Islam, mort en 43/663-664.) et à ses Compagnons : « Connaissez‑vous un homme de mérite, après vous, parmi les Docteurs de la Loi juifs ? Ils dirent : "Oui ! ô Envoyé de Dieu ! Il y a à Jérusalem (Iliyâ, nom de Jérusalem) en Châm un homme qu'on appelle Ka'b Alahbâr (littéralement : Ka'b des Rabbins = Kab le Rabbin, le Docteur. Fils de Mâti', d'origine himyarite, juif converti sous 'Omar (en 17/638) avec qui il avait d'étroites relations, mort à Homç (Syrie) en 32/652), qui est l'un de leurs plus éminents docteurs et sages ; invoque la bénédiction de Dieu pour lui, ô Envoyé de Dieu ! pour qu'Il le guide. » Et l'Envoyé de Dieu pria pour lui immédiatement. Sa prière fut exaucée, et il se fit soumis sous le vicariat (califat) de 'Omar. Lorsqu'il fit sa soumission à 'Omar, celui-ci lui demanda : « Ka'b ! pourquoi n'avez‑vous pas ouvert les portes d'Iliyâ - c'est-à-dire Jérusalem (en arabe, Bayt al-Maqdis - Maison Sainte) - à 'Omar et à l'armée des Soumis ? » Il dit sans se troubler : « O Commandeur des Croyants il est écrit chez nous dans la Thora et dans les Textes anciens que cette ville où furent les Fils d'Israël, et qui est le sanctuaire de leurs Prophè­tes, ne serait conquise que par un saint homme, marchant selon la Vérité éclatante ('alâ al-haqq al-mubîn), ayant les quali­tés (çifât) qui sont précisément celles que tu as : miséricordieux envers les Croyants, dur pour les Mécréants, dont l'attitude en secret est la même que l'attitude en public, et dont l'attitude ex­térieure est la même que l'attitude intime, qui chasse tout orgueil de son âme et qui vit comme l'un de ses sujets, dont l'action ne dément pas la parole, pour qui le proche et l'étranger sont égaux quand il s'agit de la Vérité divine (al-Haqq), détaché du monde et de ses biens illusoires, se comportant extérieu­rement comme l'un de ses sujets, et ceux‑ci se comportant comme lui : des moines la nuit, des lions le jour, miséricordieux et unis entre eux. » 'Omar lui dit alors : « Kab ! est-ce vrai ce que tu dis ? Il dit : « Oui ! par Celui qui a révélé la Thora à Mochè, c'est la vérité ! et par Celui qui entend ce que je dis, je n'ai pas omis un seul mot ! Nous avions dit à tes soldats qui nous assiégeaient :  « Celui qui fera la conquête de notre ville est écrit chez nous dans la Thora et dans nos Textes anciens, et il aura des attributs que nous reconnaîtrons. Suspendez le combat et mandez votre chef ! S'il est bien celui qui est décrit et mentionné chez nous comme devant conquérir cette ville, nous lui en ouvrirons les portes sans le combattre, car si nous le combattions aidés par toute la terre, nous serions vaincus ; et si ce n'est pas lui qui est désigné dans nos Écritures, nous ne lui ouvrirons pas les portes de la ville, et quand bien même nous combattrait‑il aidé par toute la terre, il ne pourrait rien contre nous et nous le vaincrions. » Ils ont agréé notre demande et en ont reconnu l'équité. Ils t'ont mandé. Tu es venu, et nous avons constaté que tu étais celui qui était décrit et désigné dans nos Écritures. Nous t'avons alors ouvert les portes de la ville, de bon gré, non contraints ni forcés. » Il dit alors : « Louange à Dieu qui nous a donné la gloire par l'Islam et qui nous a donné la noblesse par Mohammad, (que Dieu prie sur lui et le salue !) » 

Un homme exemplaire. 

   Voici un exemple de son renoncement (zuhd). A son arrivée en Syrie, on lui amena un cheval puissant en lui disant : « Enfourche-le, Ô Commandeur des croyants ! car tu es sur le sol des ennemis et il faut qu'ils te voient, pour que la grandeur de l'Islam. fasse une forte impression sur eux et qu'ils respectent la dignité de ses fidèles ! » 'Omar dit : « Laissez-moi sur ma monture ! car celui qui cherche la gloire ailleurs qu'ici s'avilit », et il montrait le ciel. Ce qui illustre égale­ment son renoncement et son rejet de la grandeur, c'est le fait qu'il se consacrait au service des pauvres, des faibles privés de toute activité et des malades, leur portant lui‑même ce dont ils avaient besoin. Et ceci, alors qu'il avait conquis le pays des « Chosroës » (la Perse) et des « Romaniens[24] » (le royaume de Byzance), qui lui avaient apporté leurs fortunes et leurs couronnes incrustées de pierres précieuses, entassées maintenant dans la mosquée de l'Envoyé de Dieu entre les fidèles et recouvertes d'étoffes de poil ou d'autres tissus. 'Alî, Talha, Zoubayr, le fils (ibn) d'Aouf et d'autres Compagnons illustres les gardaient pendant la nuit. Un matin où il s'y était rendu de bonne heure, on les lui découvrit et elles se mirent à étinceler. Lorsqu'il les regarda, 'Omar pleura. Un Compagnon qui était présent lui dit alors « O Commandeur des Croyants ! ce n'est pas le moment de pleurer, mais de glorifier et de rendre grâces. » Il lui dit : « Tu as raison, mais dès qu'il y a une telle abondance de richesses, les gens se querellent et se haïssent, et c'est ce que je redoute pour vous. Epargnez-moi la charge de les partager équitablement ! » Puis il s'en retourna, les laissant, sans prendre d'autre part à tout cela et à tout ce que Dieu lui accordait comme butin[25], que la part de n'importe lequel d'entre eux. Y a-t-il un renoncement plus grand que celui-là ? C'est véritablement une chose admirable et un mérite extraordinaire ! 

L'Empereur Héraclius. Porte parole du monde biblique en terre d'Europe. 

   Le fils de Sa’d cite une lettre du messager de Dieu à un Dignitaire religieux de la cour de Héraclius :
   « Par le nom de Dieu le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux !
   A Dughâtur, êvêque : Paix à qui croit !
   Comme suite à cela, [sache] que Ichoua, fils de Marie, est l’esprit de Dieu et Son verbe, qu’Il lança vers Marie, la pure. Or, moi, je crois en Dieu et en ce qui nous a été révélé à nous et à Abraham, à Ismaël, à Isaac, à Ya’cob, aux Tribus, et en ce qui parvint à Mochè, à Ichoua et aux prophètes, de la part de leur Seigneur, sans que nous fassions aucune distinction en faveur de quiconque d’entre-eux ; et nous Lui sommes Soumis. La paix soit donc sur qui suit la vraie voie ! »

   Le concernant, on a dit qu’il fut consulté sur l’ordre d’Héraclius, sur le Sceau de la Prophétie. Il dit : « Ton compagnon, par Dieu, est un messager envoyé. Nous le connaissons par ses attributs et son nom ». Ensuite, il entra [chez lui], jeta ses vêtements et s’habilla de vêtement blancs. Puis, il sortit au-devant des Romaniens. Il leur récita la formule de Témoignage de Vérité. Ils se jetèrent alors sur lui et le tuèrent. 

Traduction intégrale du texte de la lettre :

   « Par le nom de Dieu, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux !
   De Mohammad, Esclave de Dieu et Son envoyé, à Héraclius, grand chef des Romaniens (Roum) :
   « Paix à qui suit la vraie voie ! J’ajoute que j’appelle de tout l’appel de l’Islam : soumets-toi et tu seras sauf. Soumets-toi et Dieu te dispensera double mérite. Mais si tu te dérobes, le crime des paysans retombera sur toi. Et [vous], ô gens du Livre, venez vers une parole qui est la même pour nous et pour vous : que nous n’adorions que Dieu, sans rien Lui associer, et que, parmi nous nul n’en prenne d’autres pour Seigneur en dehors de Dieu. Puis s’ils tournent le dos, eh bien dites : Soyez témoins que nous sommes des [gens] soumis [à Dieu].
                                       Le sceau : Mohammad messager de Dieu... ». 

Seconde lettre envoyée à Héraclius : 

   « De Mohammad, envoyé de Dieu, au maître des Romaniens : Je te convie à embrasser l’Islam. Si tu te soumets, tu auras ce qu’ont les Soumis en fait de droits, car Dieu le Très-Haut a dit : « Combattez ceux qui ne croient ni en Dieu ni au Jour dernier, qui ne s’interdisent point ce qu’ont interdit Dieu et Son envoyé, et qui, parmi ceux qui ont reçu l’Ecriture Sainte, n’adoptent point la vraie religion ; combattez-les jusqu’à ce qu’ils aient, d’une main, acquitté la capitation, alors qu’ils sont humiliés. Sinon, ne t’interposent point entre les paysans et l’Islam, soit qu’ils y adhèrent ou qu’ils s’acquittent de la capitation. » 

   Selon Yaqubi, Héraclius envoya lui aussi une lettre au messager divin : 

   « A Ahmad qu’annonce Ichoua, de la part de César, chef des Romaniens.
   Ton messager m’a remis ta lettre et j’atteste que tu es l’envoyé de Dieu. En effet, nous te trouvons mentionné chez nous, dans l’Evangile ; tu nous a été annoncé par Ichoua, fils de Marie. Or, j’ai invité les Romaniens à croire, mais ils ont refusé. Pourtant s’ils avaient écouté, c’eût été pour leur bien. J’aurais voulu me trouver à tes côtés pour te servir et te laver les pieds. » (Yaqubi, Tarih II p. 82 ; Pr. Hamidullah, corpus, n° 16).  

Au Responsable des Coptes d’Egypte, il lui fut adressé cette lettre : 

   « Par le nom de Dieu le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux.
   De Mohammad, esclave de Dieu et Son messager, à al-Moqauqis grand-chef des Coptes :
   La paix soit sur qui suit la vraie voie ! Or, je t’appelle de tout l’appel de l’Islam. Embrasse l’Islam et tu seras sauf, et Dieu te dispensera le double mérite ; mais si tu te dérobes, c’est sur toi que retombera le crime de tous les Coptes.
   « O gens du Livre, venez-en à un dire qui soit commun entre nous et vous : que nous n’adorions que Dieu, sans rien Lui associer, et que parmi nous nul n’en prenne pour Seigneurs en dehors de Dieu. Puis s’ils tournent le dos, eh bien, dites : Soyez témoins que certes, c’est nous qui sommes Soumis ».
   Le sceau : Dieu    Messager  Mohammad. 

   Moqauqis répondit en ces termes : 

   « A Mohammad, fils d’Abdallah, de la part de Moqauqis, chef des Coptes, que la paix soit sur toi !
   J’ai lu ta lettre, et j’ai compris ce que tu y as dit, et ce à quoi tu m’invites. Je savais qu’un prophète devait encore venir, mais je croyais qu’il surgirait en Syrie. J’ai fait honneur à ton messager ».

   Moqauqis reconnu explicitement qu’un autre prophète était attendu par le monde nazarénien d’Egypte. Toutefois, il refusera d’embrasser l’Islam, simplement il se contenta d’envoyer de nombreux cadeaux au Sceau de la Prophètie. Parmi ceux-ci, deux esclaves femmes, un vêtement et une mule. Les chroniqueurs ajoutent également un eunuque (appelé Mâbour), un bol en verre, et une boîte où le prophète mettait plus tard son miroir, son peigne d’ivoire, ses ciseaux, sa brosse à dents, et sa boîte d’antimoine. Parmi les esclaves, le prophète gardera pour lui-même, Mâriah, et il fit cadeau de l’autre, (ou des autres), à certains de ses compagnons. Mâriah eut un fils, Ibrahim, qui mourut en bas-âge. (à suivre...)

 Que le Seigneur des mondes nous guide tous dans ce qu'Il aime et agrée !


[1] Le Créateur des cieux et de la terre est donc la seule et véritable divinité qu’on adore et qu’on se doit d’adorer véritablement.
[2] En langue arabe, Allah. En hébreu, ïl. Nom divin, il est employé couramment pour les gens de l’Evangile de langue arabe. En français, le terme Dieu est compris généralement, non comme un Nom divin, mais plutôt comme signifiant l’Etre-Suprême, le Créateur et Maître de l’Univers.
[3] Formules d’eulogies comme : que Dieu prie sur lui, l’agrée, lui fasse miséricorde, etc., formules propres à  l’Islam traditionnel. Les exégètes interprètent la « prière » divine comme étant un octroi de Sa miséricorde et la « prière » angélique comme une demande de pardon pour les créatures.
[4] Soit : Ahmad-Mohammad, fils d’Abd Allah, (...) fils d’Ismaël, fils d’Abraham  (sur eux la Paix !). Pour l’Islam traditionnel, il est le Sceau de la Prophétie, le Sceau des prophètes et messagers divins.
[5] et non sa propre souveraineté.
[6] On trouve ce genre de paroles dans la Bible : Mt. 16:18-20 ; 18:17-18 ; Je. 20:22. Dans Matthieu, et concernant ce qui a été dit, ces paroles concernent [Le messie] et non Pierre. D’ailleurs, on le comprend par ces paroles : ... ou quelqu’un des prophètes (16:14), ou encore : Alors il ordonna aux disciples de ne dire à personne qu’il était [Le messie] (16:20). C’est-à-dire, que le fils de l’homme, l’homme prophète dont je voudrais m’entretenir avec vous, ô mes fidèles compagnons, celui qui sera à même de manier l’épée ; c’est Le messie, Ahmad-Mohammad (sur lui Prière et Protection !). C’est lui qui « défend » [lie] ou « absout » (pardonne, délie]... Dans Esaïe : Je mettrai la clé de la maison de David sur son épaule, s’il ouvre, personne ne fermera, s’il ferme, personne n’ouvrira. Et je l’enfoncerai comme un clou en un lieu solide ; il deviendra un trône de gloire pour la maison de son père. (Es. 22:22-23). Au Sceau de la Prophétie donc la prophétie et la royauté. En tant que « majordome » de la Maison de Dieu, il exercera le jugement divin, et il administrera la communauté dont il aura la haute charge.
[7] Selon les Écritures anciennes, celui qui devait souffrir, c’est Le messie, Ahmad-Mohammad et non le Messie, Ichoua fils de Marie (sur eux la Protection !). Ne pas confondre.
[8] c'est-à-dire, sera pour lui l'Etat. Il sortira alors en maître et vainqueur des événements. Tout au début de sa mission, il sera dominé. Puis, son état et l’état de ses compagnons changera. Il deviendra alors le maître absolu de l’Arabie et des événements.
[9] Comparer : Bible. Mt. 3 12 ; Lc. 3 17.
[10] Soit : Leurs Textes sacrés seront appris, par eux, par cœur, et seront ainsi protégés dans leurs cœurs. Les gens de l’Evangile ne connaissent nullement leurs Textes sacrés par cœur. Tel n’est pas le cas des gens du Coran. Contrairement à ce que prétendent les gens de l’Evangile, la prophétie de Jérémie (31:33 ; Héb. 8:10 ; 10:16 et sv.) ne pouvait en aucun cas les concerner. Ni eux, pas même s’appliquer aux gens de la Thora. Le dénommé Paul avait, lui, par contre, bien compris le sens de la Nouvelle-alliance ; mais il l’attribuera, à tort, au fils de Marie et à sa communauté ; alors que Celle-ci, revenait de droit au Sceau de la Prophétie et à sa communauté. Et Dieu est plus Savant !
[11] Lui, et non le fils de Marie comme le voudrait et le prétendre les gens de l’Evangile. Au Jour des Comptes, un Seul sera Juge : Dieu (exalté soit-Il !). Tel ne pourra être le cas du fils de Marie. Comparer : Bible. Mt. 24:29-35, 26: 64 ; Mc. 13:24-31 ; Lc. 18:8, 21:25-33 ; Je. 8:50, 56. Les gens de l’Evangile croit également qu’ils sont, eux (ou bien le peuple d’Israël),  le « Peuple » par excellence (Act. 10 42). De même, qu’en ressuscitant le fils de Marie, Dieu l’a établi dans sa dignité de souverain Juge (Act. 17 31 ; Rm. 14 9 ; Tite. 4 1; 1 P 4 5).
[12] Le Sceau de la Prophétie (sur lui Prière et Paix !) a toujours mené des guerres défensives contre ses ennemis et non jamais offensives. De même, ses quatre vicaires après lui. Selon l'auteur de "la Manifestation de la Vérité" : On raconte qu'un prêtre se présenta une fois au tribunal d'un Juge (Mufti) aux Indes, et lui dit : "J'ai une question à vous adresser, et je vous accorde un an pour y répondre". Le Mufti fit signe au chef de son tribunal qui demanda au prêtre : "Quelle est cette question ?" "Comment se fait‑il," reprit le prêtre, "que votre Prophète ait prétendu avoir mission de faire la guerre pour propager sa religion, tandis que cet ordre n'a été donné ni à Moïse, ni au Messie ?" "Est-ce là tout ?" reprit le chef du tribunal. "Oui", dit le prêtre. "Nous n'avons pas besoin d'une année de réflexion pour te répondre. Dis‑moi, le juge d'instruction a-t-il le droit d'envoyer à la mort un homme qui lui semble mériter la peine capitale ?" "Non", répondit le prêtre, "il n'en a pas le pouvoir, il faut qu'il renvoie l'accusé devant les assises". "Le juge des assises peut‑il envoyer le coupable à la mort ?" "Non", reprit le prêtre, "il doit examiner l'affaire à nouveau et soumettre ses conclusions à l'autorité supérieure qui ordonne l'exécution du coupable". "Mais", dit le Mufti, "ces trois autorités ne représentent‑elles pas également le Gouvernement anglais ?" "Oui, elles représentent le Gouvernement, mais avec des attributions différentes". "Et bien !" reprit le Mufti, "tu as répondu toi‑même à ta question. Les deux premiers juges sont Moïse et Jésus, l'autorité supérieure est notre Prophète ; de même que les deux premiers juges n'ont pas les mêmes pouvoirs que le troisième, de même Moïse et Jésus n'ont pas reçu les mêmes ordres que Mohammad". Le prêtre se retira interdit.
[13] Contrairement à l'idée reçue, le Messie n'a pas encore de tombeau sur terre. Il sera inhumé, par les Soumis, lors de son "retour", à la fin des temps.
[14] En terre d'Islam, lorsque la loi qui régit les gens, est la loi divine ; le mot guerre n'a pas le même sens que chez les gens de la Bible. Il n'existe pour cela qu'un seul mot : Djihâd. Qui signifie alors l'effort que devra faire et fournir l'Etat pour assurer la sécurité de ses frontières et la défense de son intégrité territoriale. Le mot "guerre" (comme on l'interprète le plus souvent chez les gens de la Bible d'Europe) appartient au domaine profane. A un monde qui s'est donné pour loi, une loi d'essence humaine non une loi d'essence divine. De plus, cette façon de combattre à un but purement défensif non offensif. Elle est le moyen de protection. En notre état actuel des choses, et après la multiplication d'Etats dit islamiques, une telle décision revient à chaque État. Chaque État est maître chez lui. Entre gens d'une même confession : islam, on ne serait parler de djihâd. Plutôt de querelles intestines qui débouchent souvent et parfois sur des conflits armés. Ex.: voir ce qui se passa avec Ali (que Dieu l'agrée !) : quatrième vicaire et Commandeur des Croyants. Des erreurs de jugement et d'appréciation ont débouché en des conflits armés. On ne saurait parler toutefois de djihâh entre Ali et Mo'awiya (que Dieu les agrée !). Même son de cloche en terre arabe. En Égypte, la prise de pouvoir par Nasser, a débouché sur un conflit ouvert et armé avec des partis politiques comme les "Frères musulmans". L'un voulant instituer une loi d'essence divine, l'autre nullement. En Algérie, idem.
[15] Ou les Insoumis. Concerne la totalité des Fils d'Adam non soumis.
[16] Ce que ne comprendront jamais les gens de la Bible. Pourquoi l'homme soumis n'a-t-il pas peur de la mort dans ce cas là ? Les adversaires de notre religion diront, eux, à cause des jouissances paradisiaques ! Nous dirons, dans ce cas là le combat est fait uniquement pour rechercher l'agrément divin. Et non des biens…
[17] Les Mages, pour leurs orgies, consommaient de grandes quantités de vin.
[18] Nom de Jérusalem, appelé anciennement par les gens de la Thora. Soit, la Ville de ïl (Dieu). Actuellement, appelé Yèrouchalaïm.
[19] les Byzantins, Roum, en arabe, lesquels étaient en guerre déclarée, à l'époque, contre l'Islam.
[20] Pour rejoindre les forces byzantines.
[21] les Nazaréniens ou Chrétiens d'Iliya.
[22] Les gens de la Bible (de la Thora comme de l'Évangile) doivent leur survie au Prophète Mohammad (sur lui Prière et Paix !). Selon la loi biblique, ils se devaient d'accepter, sur le champ, de croire en lui ou mourir. Une possibilité nouvelle leur sera offerte : payer un tribut. A l'époque, parmi les gens de la Bible d'Europe, c'est Byzance qui représente le monde évangélique. De la Thora, les gens de la communauté juive de Médine et ses alentours.
[23] Partiellement et conformément à la nouvelle loi divine.
[24] Roum, en arabe. La Romanie, Romenie, nom qui désignait l'Empire de Constantinople.. Partie de l'Asie, de l'Afrique et la Terre de Châm furent prisent, lors de ces guerres, à l'empire byzantin.
[25] La nouvelle loi divine permet de disposer du butin de guerre.


Point de divinité, de dieu que Dieu !
« Vulnerant omnes, ultima necat. »
Nous ne le dirons jamais assez.
Explicit totus liber.

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03/11/06.

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