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Etudes

    La nation oubliée !

Selon les Textes bibliques.

Esaü, le Père de quelle nation ?

selon les Écritures


Au nom de DIEU, Allaha,
Le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux !
Louange à Allah, Seigneur des mondes, Prière et Paix sur Ses messagers et Ses prophètes, et sur tous ceux qui suivent Sa guidée !

 

P


oint de divinité[1] excepté Allah[2] le Très Haut. Que les meilleures salutations[3] soient sur les Prophètes et Messagers divins dont le Sceau de la Prophétie[4]

  Isaac[5] (sur lui la Paix !) avait, dit-on, une femme du pays de Chanaan[6]. Cette femme lui donna deux fils jumeaux ; le premier s'appelait Esaü[7] et le second Jacob[8]. Ils devinrent grands tous les deux, et Esaü épousa la fille d'Ismaël (sur lui la Paix !).
   Isaac(sur lui la Paix !) chérissait Esaü. Un jour, il lui dit : J'ai envie de manger de la chasse ; lorsque tu auras pris quelque pièce, fais-la rôtir et apporte-la-moi, pour que je mange[9] et que je prie pour toi, afin que Dieu t'accorde le don de prophétie. Esaü aimait la chasse[10]; il mangeait de la chair des animaux qu'il prenait en chassant, et il en faisait sa nourriture.
   Jacob était berger, et il aimait les brebis. La femme d'Isaac avait plus d'affection pour Jacob, et Isaac avait plus d'affection pour Esaü. Or, lorsque Esaü partit pour la chasse, la mère de Jacob, dit à celui-ci : Va promptement, apporte un agneau gras et tue-le. Jacob(sur lui la Paix !) s'en alla, et il apporta un agneau gras, le tua, le fit rôtir et le plaça devant Isaac. Lorsque Isaac (sur lui la Paix !) sentit l'odeur du rôti, il dit : Qu'est-ce que cela ? Sa femme lui répondit : C'est le rôti de ton fils a apporté. Isaac (sur lui la Paix !) dit : Donne-le-moi. Alors elle le lui apporta. Isaac mangea un morceau de ce rôti, et il pria, en disant : O Seigneur, accorde le don de prophétie à celui de mes fils qui a apporté ce que je viens de manger. Quelques instants après, Esaü revint de la chasse, apportant ce que son père lui avait demandé ; il dit : O mon père, j'apporte ce que tu m'as demandé. Isaac (sur lui la Paix !) répondit : O mon fils, j'ai mangé du rôti et j'ai prié pour celui qui me l'a apporté, pensant que c'était de toi[11]. Maintenant, ton frère m'a apporté ce qui m'était nécessaire, et il t'a enlevé la prière que je te destinais ; mais ne t'afflige point, car je ferai une autre prière pour toi. Ce fut pour ce motif que la haine et l'inimitié régnèrent entre Jacob et Esaü, au point qu'Esaü dit : Je tuerai Jacob. Et Jacob craignait d'être tué, et il ne pouvait point sortir de sa maison.
   Or Isaac (sur lui la Paix !) pria[12] pour Esaü, en disant : O Seigneur, rends sa postérité nombreuse et puissante dans le monde. Dieu exauça la prière d'Isaac, et la postérité d'Esaü devint nombreuse. Maintenant, tous les Grecs qui se trouvent répandus dans le monde sont de la race d'Esaü, lequel eut un fils qu'il nomma Roum. Roum eut un grand nombre d'enfants, qui s'emparèrent du pays des Grecs, et lui donnèrent le nom de Roum, fils d'Esaü, fils d'Isaac, fils d'Abraham, fils d'Azar, fils de Nachor, fils de Sarug, fils de Reü, fils de Phaleg, fils de Héber, fils de Caïnan, fils d'Arphaxad, fils de Sem, fils du prophète Noé (sur lui la Paix !).
   La vie d'Isaac fut de cent soixante ans. Après cela, Isaac mourut, et Esaü le mit au tombeau, auprès d'Ismaël[13]

Fuite de Jacob (sur lui la Paix !). 

   Jacob (sur lui la Paix !) redoutait toujours Esaü, parce qu'Esaü avait dit qu'il le tuerait. Sur le conseil de sa mère, il partira chez son oncle Laban, fils de Bathuel, et épousera ses deux filles. Il demeurera chez lui plusieurs années… 

Retrouvailles. 

   Jacob (sur lui la Paix !) demanda à son oncle la permission de s'en aller. Celui-ci la lui accorda et le combla de richesses, ainsi que Lia et Rachel. Jacob (sur lui la Paix !) partit et se dirigea vers le pays de Chanaan. Il craignait Esaü, et celui-ci désirait ardemment le revoir. Quand Jacob (sur lui la Paix !) arriva près du pays de Chanaan, et lorsqu'il n'en était plus qu'à une journée de marche, Esaü se trouvait hors de chez lui pour chasser. Apercevant un grand nombre de brebis, il s'avança et demanda à qui elles appartenaient. Or Jacob (sur lui la Paix !), qui avait reconnu son frère à une grande distance, se cacha et fit au berger quelques recommandations. Esaü étant arrivé près du berger et l'ayant questionné, celui-ci fit la réponse que Jacob lui avait prescrite. Quand Esaü entendit le nom de Jacob, ses yeux se remplirent de larmes, Jacob n'est pas le serviteur d'Esaü ; Jacob est le frère et le bien-aimé d'Esaü[14]. Jacob (sur lui la Paix !), voyant qu'Esaü le cherchait des yeux, se présenta devant lui, le pressa contre son sein, et ils pleurèrent de joie tous les deux. Ce jour-là Esaü demeura dans l'endroit où il était ; le lendemain Esaü et Jacob allèrent à la ville.
   …Lorsque Esaü vit que Jacob était devenu prophète, il ne put demeurer plus longtemps avec lui[15], et il dit : J'ai habité ce pays-ci pendant de longues années, et toi tu étais dans les pays étrangers ; maintenant tu es venu ici, et moi je vais dans les pays étrangers[16], tandis que tu resteras avec les hommes dont tu es le prophète : tu as plus de droits que moi pour habiter au milieu d'eux. Après avoir dit ces mots, il prit congé de Jacob (sur lui la Paix !). Esaü fut père d'un grand nombre d'enfants qui se dispersèrent dans le monde. Il avait, entre autres, un fils qu'il nomma Roum et qu'il emmena avec lui, lorsqu'il sortit de la terre de Chanaan, de la Palestine et de la Syrie (Châm), et qu'il alla dans le pays appelé aujourd'hui Roum, dans lequel il s'établit jusqu'à sa mort. Maintenant, tous les Grecs qui se trouvent répandus dans le monde sont de la race d'Esaü. Roum eut un grand nombre d'enfants, qui s'emparèrent du pays des Grecs, et lui donnèrent le nom de Roum, fils d'Esaü, fils d'Isaac, fils d'Abraham, fils d'Azar, fils de Nachor, fils de Sarug, fils de Reü, fils de Phaleg, fils de Héber, fils de Caïnan, fils d'Arphaxad, fils de Sem, fils du prophète Noé (sur lui la Paix !). Esaü ne reçut pas le don de prophétie, et aucun de ses descendants ne fut prophète, à l'exception de Job (sur lui la Paix !) le patient ; tous les autres prophètes descendent de Jacob (sur lui la Paix !)[17].  

    La rivalité entre les Fils d’Israël, les Judaïsés, d'une part, et les Fils d’Esaü d'autre part.

    Cette rivalité entre les Fils d’Israël, les Judaïsés, d’une part, et les Fils d’Esaü d’autre part, existe réellement[18]. Aussi à Elie Munk d’écrire : Esaü est à comparer au serpent du paradis, que l’Eternel avait maudit en ces termes : Il te visera à la tête et toi, tu l’attaqueras au talon. (...) tout comme le serpent, Esaü agit avec malice et ruse et ses voies sont tortueuses. Ce caractère d’Esaü commandera l’attitude de Jacob à son égard durant toute sa vie. Face à son frère, il saisira son talon, c’est-à-dire les mêmes armes que lui, selon la diction du psalmiste : « Avec les tortueux, sois artificieux » (XVIIII, 27). Il sera ingénieux, habile et astucieux et il tentera de prévenir les mauvais desseins et de se déjouer les ruses de son frère, en vue de l’empêcher de souiller le Sanctuaire d’Israël. Toute la future conduite de Jacob à l’égard d’Esaü s’explique dans cette perspective » (Zohar).
   Sur le plan géographique, la situation du pays d’Israël qui semble étendre sa main des confins de la Méditerranée vers le talon de la « botte italienne », fief d’Esaü (Rachi XXVII, 39), est la meilleure illustration de la sentence biblique. La rivalité historique entre Rome et Jérusalem apparaît ainsi dès la naissance des jumeaux : « L’un n’aura même pas terminé son règne que l’autre aussitôt se dressera pour lui reprendre le pouvoir » (Rachi). (La Voix de la Thora. t. 1, p. 259).
   Toujours selon Elie Munk : Dans les sources talmudiques et dans la littérature midrachique les noms d’Esaü = Edom sont souvent identifiés à Rome[19]. Rachi se fait l’écho de ces traditions lorsqu’il rapporte la bénédiction de la « grasse contrée » accordée par Isaac à Esaü, à l’Italie (XXVII,39). Plus tard, la même appellation fut conférée au monde chrétien dans son ensemble, lorsque Rome adopta le christianisme. Flavius Josèphe rapporte que Tsephô, petit-fils d’Esaü, cité Gen. XXXVI, 11, fut le fondateur de Rome, qui devint ultérieurement le siège de la chrétienté (cité par Nahmanide, XLIX, 31). Depuis, il est devenu d’usage traditionnel de considérer la Chrétienté comme représentant les descendants d’Esaü et les juifs comme représentant des descendants de Jacob. L’antagonisme entre Jacob et Esaü est donc symbolique de celui entre Rome et Jérusalem, et les raisons de cet antagonisme sont également applicables aux mondes juif et chrétien. On pourra en tirer la conclusion que l’hostilité des antisémites chrétiens ne repose point sur des motifs d’ordre religieux, politique ou économique ou toute autre raison spécifique. Mais elle est de nature irrationnelle, car elle remonte à la phase prénatale, elle se manifestait déjà dans le sein maternel, où se livrait la lutte implacable entre deux frères qui représentaient deux mondes séparés par un abîme. Aussi n’a-t-il jamais été possible de découvrir et d’identifier par la méthode scientifique les véritables motifs de l’antisémitisme[20], en dépit des innombrables études consacrées à cette recherche[21]

Deux nations antagonistes.

   Toujours selon les commentateurs bibliques : « Sem, fils de Noé, lui répondit : Je te confierai un secret que tu dois garder pour lui seule. Deux futurs peuples se forment dans ton sein. Mais comment pourrait-il les contenir alors que le monde entier ne sera pas assez grand pour qu’ils puissent vivre ensemble en paix ? Ces deux peuples sont destinés à former deux nations indépendantes, qui seront distinctes, sinon opposées dans leur caractère, leurs idéaux et leurs objectifs. Les deux enfants sont le symbole de l’éternel conflit entre la Loi divine et la force brutale. La lutte reprend à chaque génération et elle détermine le cours de l’histoire. Son issue reste incertaine pendant de longs siècles, mais il adviendra que le plus fort rendra un jour hommage au plus faible. Jamais ils ne seront égaux en grandeur. Lorsque l’un s’élèvera, l’autre tombera. L’un produira Salomon, le constructeur du Temple, l’autre donnera naissance à Vespasien, son destructeur. Jacob formera des Prophètes, Esaü des Seigneurs » (Midr. Ps. IX, 5).
   En tout état de cause, écrit Elie Munk, l’Ecriture tient à nous faire comprendre que l’hostilité irréductible qui sépare les deux frères Jacob et Esaü pendant toute leur existence n’a pas son origine en des motifs de jalousie ou de rivalité politique et économique, etc., mais qu’elle remonte à des divergences congénitales de caractère qui se manifestèrent, dès avant leur naissance, dans le sein maternel. La haine farouche qui oppose les frères ennemis apparaît ainsi comme étant une donnée élémentaire, un fait à priori, un facteur providentiel de l'histoire, échappant au contrôle de la volonté concertée. On comprend dès lors, la sentence catégorique de R. Simon ben Yochaï : C'est un axiome indubitable qu'Esaü haït Jacob (cf. Rachi Gen. XXXIII, 4). (Op. cit. p. 257-8).
   Nous dirons : Esaü lorsqu'il s'aperçut que son frère était un prophète, toute haine, toute animosité de sa part envers son frère disparaitra à jamais. Tel ne sera pas le cas des gens de la Thora. Ils continueront d'entretenir envers Esaü et les Fils d'Esaü une attitude négative. De même avec Ismaël et sa descendance.
  Esaü remontera donc vers le Nord, vers le Sud de l'Europe. Héraclius sera considéré, à son époque, par le sceau de la Prophétie, le prophète Mohammad (sur lui Prière et Paix !) comme étant le Chef des Roum, de la Romanie. A l'époque le monde mediterranéen était gouverné par deux puissances antagonistes : les Grecs et les Perses.
   Selon les commentateurs bibliques : Le territoire d’Edom[22] était situé entre Israël et l’Egypte, tandis que Rome se trouve en Italie. Si néanmoins Rome est considérée comme dépendant d’Edom, c’est parce qu’Edom représente toute la famille d’Esaü (comme on lit dans Gen. XXXVI, 43, « c’est Esaü, qui est le père d’Edom ») et Rome a été fondée, selon Na’hmanide sur Gen. XXV, 23, et Comm. Gen. L,9, par un petit-fils d’Esaü. C’est ainsi que l’esprit d’Esaü se répandit jusqu’à Rome. Edom est considéré comme symbolisant le règne de la puissance matérielle au contraire d’Israël, qui représente la souveraineté de l’esprit[23]. Ainsi Edom devint synonyme de l’empire romain. Déjà pour la Bible, Edom est l’incarnation de la force brutale et la débauche illimitée. A l’époque talmudique, cette opinion est généralement répandue. Il devint aussi le symbole de l’antisémitisme. Divers emblèmes illustrent la force brutale d’Edom. En référence à Ps. LXXX,14, Edom est comparé au « porc[24] de la forêt », connu pour son hypocrisie : il montre ses pieds cornés pour se donner une apparence d’animal pur et il trompe les hommes en leur faisant croire que leur violence se fait sous l’apparence du droit (Gen. Rabba 65). On voyait en Edom la terrible angoisse de l’empire qui répand l’absolutisme de la violence frivole. La force morale, défiée ainsi par Edom, aura un effrayant règlement de compte à opérer avec lui. La venue du Messie le trouvera au sommet de sa puissance (Yoma 10 a), mais il ne tardera pas à être précipité dans les abîmes du néant[25]. (Op. cit. t, 4, p. 257).
   Pour bon nombre de gens de la Thora, ce sont aussi les Iduméens, à travers Paul, qui diffuseront la religion du Messie fils de Marie (sur lui la Paix !) dans l’ensemble du bassin méditerranéen.
   Aussi dirons-nous : Si l’Italie (ou la Rome ancienne) est fief d’Esaü et à lui revient la royauté, on comprend pourquoi ceux qui se réclament de Pierre, le Chef des Douze, ne veulent, en aucun cas, abandonner leurs prérogatives.
   Secundo : Avec le dénommé Paul, la religion du Messie fils de Marie (sur lui la Paix !) sera certes diffusée, propagée dans le bassin méditerranéen, mais uniquement pour la limiter aux croyances religieuses. Et à partir de là, on comprendra parfaitement qu’elle deviendra automatiquement une religion incomplète. C’est-à-dire, pour sa deuxième partie, c’est bien la loi de l’Ignorance qui sera préférée à la Loi divine...
   A Schalom Ben-Chorin d’écrire à ce sujet sur Paul : Finalement, dans la pratique, on arrive à une sorte de compromis. La loi, au sens des prescriptions rituelles (mitsvot ma’assiot), est entièrement abolie pour les pagano-chrétiens. Conformément à la doctrine de Paul, ceux-ci n’auront pas besoin de se soumettre à la circoncision pour trouver accueil dans la communauté du Christ ; ils deviennent co-héritiers de la Promesse même est l’absence de ce douloureux sacrement, et demeureront d’une manière générale dispensés de la Loi au sens des prescriptions rituelles.
   En revanche, Paul circoncit de ses propres mains son disciple Timothée, fils d’une mère juive (et d’un père grec), parce que selon la conception pharisienne et rabbinique celui-ci est tenu de respecter les lois rituelles (Ac. 16,3).
   Paul confirme par sa propre conduite, et de manière très diverse, cette liberté gagnée grâce au Christ : à Jérusalem, il observe les lois rituelles, se comportant en Juif pour les Juifs ; à l’étranger, il se dégage de ces lois, intérieurement et extérieurement, et devient Grec pour les Grecs[26]. Il en résulte chez lui une relativisation de la Loi et de sa signification, qui bien entendu est très mal acceptée par les représentants du judaïsme légal. On peut trouver ainsi un rejet catégorique de l’attitude de Paul dans les paroles de Rabbi Éléazar de Modi’in (Abot III,15) : « Celui qui profane les choses saintes, qui affecte du dédain pour les fêtes religieuses, [...] qui enfreint l’Alliance de notre père Abraham et qui donne une fausse interprétation de la Loi divine, un tel homme, eût-il étudié la Loi et exercé de bonnes oeuvres, n’aura point part à la vie future. » Bien que l’auteur de cette sentence ait vécu une génération après Paul, on perçoit ici nettement, jusque dans les détails, le rejet du paulinisme.
   Et d’ajouter : Paul ne rejette pas entièrement la Loi, mais il la réduit (à peu près comme le font de nos jours les plus radicaux parmi les Juifs réformés) au domaine des relations inter humaines, et considère finalement (Ga 5,14) qu’elle trouve son accomplissement en cette unique parole : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Lv 19,18). Nous constatons ici une fois de plus (mais nous finissons par ne plus nous en étonner) que Paul ne se réfère pas à la prédication de Jésus, pas plus qu’il ne cite la parabole du bon Samaritain (Lc 10,29-37) par laquelle Jésus illustre si pertinemment le commandement d’amour.
   De même : Il est par ailleurs évident que la liberté à l’égard de la Loi, prôné par Paul, porte également en germe la désobéissance vis-à-vis des autorités en place. Dès lors, il se sent tenu, dans le fameux (et presque mal famé) chapitre 13 de l’Épitre aux Romains, de prêcher une nouvelle fois la loyauté à l’égard de l’État qu’il considère comme une institution voulue par Dieu. Là encore, il reste entièrement dans la ligne du courant pharisien.
   Il s’agit ici du principe selon lequel « la loi de l’État est la Loi » (dina de malkhouta dina), principe qui demande le respect de la loi même lorsqu’elle a été édictée par une autorité non-juive. Ce principe remonte au sage babylonien Samuel : il est énoncé à plusieurs reprises dans le Talmud (Gittin 10b ; Nedarim 28a ; Baba Bathra 54b ; Baba Kama 113a ; cf, aussi Soukka 30 a et, dans le Talmud de Jérusalem, Shekalim 3,37 et 33).   Là encore, on pourra objecter que dans le Talmud il s’agit d’une formulation postérieure ; mais celle-ci traduit une attitude d’esprit permanente que Paul, en talmud ‘hakham (« disciple des sages ») qu’il est, a entièrement fait sienne. (Paul, un regard juif sur l’Apôtre des Gentils. Edit. Desclèe de Brouwer.). (à suivre)

   Que le Seigneur des mondes nous guide tous dans ce qu'Il aime et agrée !


[1] Le Créateur des cieux et de la terre est donc la seule et véritable divinité qu’on adore et qu’on se doit d’adorer véritablement.
[2] En langue arabe, Allah. En hébreu, ïl. Nom divin, il est employé couramment pour les gens de l’Evangile de langue arabe. En français, le terme Dieu est compris généralement, non comme un Nom divin, mais plutôt comme signifiant l’Etre-Suprême, le Créateur et Maître de l’Univers.
[3] Formules d’eulogies comme : que Dieu prie sur lui, l’agrée, lui fasse miséricorde, etc., formules propres à  l’Islam traditionnel. Les exégètes interprètent la « prière » divine comme étant un octroi de Sa miséricorde et la « prière » angélique comme une demande de pardon pour les créatures.
[4] Soit : Ahmad-Mohammad, fils d’Abd Allah, (...) fils d’Ismaël, fils d’Abraham  (sur eux la Paix !). Pour l’Islam traditionnel, il est le Sceau de la Prophétie, le Sceau des prophètes et messagers divins.
[5] En arabe, Ishâq, hébreu, Yitz’haq. Francisé, Isaac.
[6] Ce qui suit est un résumé de la Chronique de Tabari. t, I. Edit. Sindbad.
[7] En arabe, 'Aiçou, avec un sâd.
[8] En arabe, Yaqoûb.
[9] Et maintenant, emporte tes armes, ton carquois et ton arc et sors dans la campagne et chasse du gibier pour moi (Gen. 27:3). Isaac dit : "Aiguise ton couteau et ne l'ébrèche pas afin que je ne mange pas de la viande impure." Le Hizkuni et le Imre Noam posent une question : Comment Isaac a-t-il pu manger de la viande abattue par Esaü alors que ce dernier ne respectait pas l'abattage rituel ? Comment Isaac pouvait-il ignorer qu'Esaü adorait les idoles ? Comment Dieu a-t-il pu permettre à un juste de manger de la nourriture défendue ? En effet, le Saint, béni soit-Il, surveille la viande des justes afin qu'ils ne se nourrissent pas de viande impure. Pourquoi Dieu n'a-t-il pas protégé Isaac ? L'explication est : à partir du moment où Esaü adora les idoles, le Saint, béni soit-Il, se mit à surveiller Isaac. Or, dans cette situation précise, Isaac désirait qu'Esaü lui ramène du gibier à manger. Dieu envoya Jacob pour qu'il ramène deux chevreaux qu'Isaac dégusta et il fut ainsi protégé. Le Saint, béni soit-Il, veille sur les justes afin qu'ils ne soient pas entraînés à pécher ni à manger de la nourriture défendue. (V. "Le commentaire sur la Torah" Jacob ben Isaac. Edit. Verdier).
   Nous dirons : Combien Dieu, Ses prophètes et messagers sont au-dessus de ce qu'ils décrivent !
[10] Selon "le commentaire sur la Torah" :  Les garçons grandirent. Esaü devint un homme connaissant la chasse (Gen. 25:27). Tant que les jumeaux étaient petits, il était impossible de dire s'ils deviendraient pieux ou impies ; mais lorsqu'ils atteignirent l'âge de treize ans, Esaü rentra dans un temple idolâtre ; Isaac, lui, se rendit à la maison d'étude et de prière (Gen.R. 63.9, PRE.32).
   La venaison était de son goût (Gen. 25:28). Esaü était un imposteur qui trompait les gens avec ses paroles. Il demanda à son père de lui donner la dîme du sel et de la paille. Isaac pensa que c'était par piété et qu'il voulait en faire don (Gen.R. 63.7,8,10, Tanh.Noé 5.).
   Jacob devint un homme tout simple (Gen. 25:27). Jacob n'était pas retors ; il était incapable de tromperie. Jour et nuit, il étudiait la Torah. Jacob aimait Esaü car il ramenait du gibier de la chasse pour le repas. Rébecca aimait Jacob.
   Nous dirons : Jacob ne pouvait étudier la Torah. Celle-ci sera révélée bien après lui, au temps du prophète Mochè (Moïse-Moussa) (sur lui la Paix !). Le seul Livre qu'il pouvait éventuellement étudier, ce sont les feuillets (Coran LXXXVII 18-19) révélés à Abraham (sur lui la Paix !).
   Comme Jacob faisait bouillir un bouillon (Gen. 25:29). Jacob fit cuire des lentilles. Ce jour-là, Esaü était épuisé ; il avait en effet tué beaucoup de gibier. Esaü demanda à Jacob : "Verse-moi ce bouillon de lentilles rouges. Je suis fatigué." C'est pourquoi on le nomme Edom, ce qui signifie roux. Jacob prépara les lentilles (B.B. 16b). Ce même jour, il dut prendre le deuil car Abraham venait de mourir. Dieu le fit mourir cinq ans avant l'heure prévue afin qu'il ne voit pas Esaü son petit-fils commettre des péchés et adorer les idoles. On a l'habitude de cuire des lentilles quand quelqu'un meurt car la lentille est circulaire comme la mort qui billonne dans le monde et erre d'une personne à une autre. Esaü commit cinq péchés : il coucha avec une fiancée qui avait été bénie par son fiancé ; il tua un homme ; il rejeta la résurrection des morts ; il renia le Saint, béni soit-Il et il dénigra le droit d'aînesse. (Op. cit.)
   Nous dirons : Combien Dieu, Ses prophètes et messagers sont au-dessus de ce qu'ils décrivent ! En effet, on trouve dans les commentaires bibliques des paroles malveillantes, haineuses, choquantes, blessantes pour Esaü comme pour Ismaël. A écouter les commentateurs, ces deux personnages bibliques étaient plus près de l'idolâtrie que du Monothéisme et la foi au Saint et Seigneur d'Israël !
[11] Selon "le commentaire sur la Torah" : Quand Isaac fut devenu vieux, il arriva que ses yeux devinrent ternes au point de ne plus voir (Gen. 27:1). Les yeux d'Isaac s'affaiblirent. Le Behaye écrit d'après le Midrach (Gen.R. 65.10) : Isaac vit la corruption d'Esaü et c'est pourquoi il devint aveugle, comme le dit le verset : "La corruption aveugle." Il existe une autre interprétation : sa vue baissa afin qu'il ne reconnaisse pas Jacob et puisse lui donner les bénédictions ; on explique également qu'il devint aveugle à cause des fumées que les femmes d'Esaü provoquaient lors des offrandes idolâtres. Isaac n'était pas habitué à ces fumées. Rébecca, elle, l'était puisque Laban son père faisait brûler de l'encens devant les idoles. Une autre interprétation dit : il était aveugle afin de ne plus apparaître dans les rues ; les gens auraient pu le maudire d'avoir mis au monde un fils aussi ignoble. Nos sages en déduisent ceci : Le père ou le rabbi qui a un fils ou un élève impie, deviendront aveugles. Une autre interprétation dit : Isaac devint aveugle car lorsqu'il avait été attaché sur l'autel, il avait vu la Chekhina ; voilà la raison qui explique la faiblesse de sa vue.
   Nous dirons : Combien Dieu, Ses prophètes et messagers sont au-dessus de ce qu'ils décrivent !
[12] Soi, invoqua Dieu pour lui…
[13] On admet volontiers qu'Ismaël fut enterré près de la Ka'bah, à la Mecque, en Arabie.
[14] Le berger ajouta : Jacob a dit à Châm (Syrie) : "Je suis le serviteur d'Esaü." Selon "Le commentaire sur la Torah" : Que mon Seigneur passe donc devant son serviteur (Gen. 33:14). Toi, Esaü prends d'abord ta part de ce monde. Le Behaye écrit : Rabbi Yohanan dit : On peut flatter les impies par crainte de leurs réactions, exactement comme le fit Jacob. Il dit à Esaü : "Je t'ai vu comme j'ai vu Dieu." Dans son cœur, Jacob haïssait Esaü, mais il le couvrit de flatteries afin qu'il ne lui fasse aucun mal. Jacob dit tout particulièrement : "Comme on voit la face d'Elohim." Jacob fit croire qu'il aimait Esaü autant que les idoles, c'est-à-dire qu'il le détestait. Nos sages font remarquer qu'un Juif peut flatter un idolâtre afin qu'il croie que le Juif lui accorde de l'importance, alors qu'en réalité, il n'en est rien.
[15] Le Behaye écrit encore : Dans le Midrach (Gen.R. 78.14), on raconte qu'Esaü répondit à Jacob : "Divisons entre nous le monde d'ici-bas et le monde à venir." Jacob rétorqua : "Les enfants sont encore trop délicats et trop faibles pour bien respecter les commandements. S'ils prennent ce monde-ci, ils ne pourront endurer ni le jour du jugement, ni les souffrances de l'enfer."
   Nous dirons : Combien Dieu (exalté soit-Il !), Ses prophètes et messagers sont au-dessus de ce qu'ils décrivent !
[16] Et moi je cheminerai à mon aise (Gen. 33:14). Moi, j'irai lentement avec toute ma maisonnée en exil à travers le monde.
   Jusqu'à ce que j'arrive chez mon Seigneur à Seïr (Gen. 33:14). Jusqu'à ce que le Messie vienne, comme il est dit : "Et les sauveurs monteront à Sion pour juger la montagne d'Esaü. Alors la royauté appartiendra à YHVH (Ob.21).
   Nous dirons : Premièrement : Séïr, c'est la montagne près de Jérusalem où fut révélé l'Evangile au Messie, fils de Marie (sur lui la Paix !).  Secundo : les sauveurs (les Soumis) monteront à Sion (à la Mecque) pour juger la montagne d'Esaü [ou le peuple d'Esaü, ceux qui suivront l'Evangile]. Et ce jour-là, ils devront [les Roum sous le commandement d'Héraclius] quitter Jérusalem et ses environs… Au temps du second vicaire, Omar fils de Khattab (que Dieu l'agrée !). Troisièmement : Le représentant de la Chrétienté, au temps du sceau de la Prophétie, était pour l'Europe, Héraclius. A cette époque, le Laïcisme n'avait pas encore pris pied dans cette partie du monde. L'Empereur cumulait donc les deux fonctions : temporelle et spirituelle. 
[17] Comparer : Bible. Gen. 27 ; 28 ; 33.
[18] Pour l’étude de notre sujet, il nous faut parler nécessairement de l’époque lointaine. En l’occurrence de celle qui lie étroitement les gens de la Thora à ceux de l’Evangile.
[19] Selon le Talmud de Jérusalem : Le terme Saturnale équivaut (par décomposition des syllabes) au sens de haine cachée d’un ennemi vindicatif, comme il est dit (Genèse, XXVII, 41) : Esaü éprouva une haine profonde pour Jacob. R. Isaac b. R. Eléazar dit : à Rome on nomme les chefs sénateurs (jaloux) d’Esaü, et l’on appelle la fête principale, le jour où la monarchie domina à Rome...
   ...R. Lévi dit : le jour où Salomon s’allia avec Pharaon Nékho roi d’Egypte (en épousant sa fille), l’ange Michel descendit du ciel, planta dans la mer une tige, puis surgit un banc de sable, sur lequel poussa un grand bois. Telle est l’origine de la grande ville de Rome. Au jour où Jéroboam (peu après) érigea les 2 veaux d’or, Remus et Romulus survinrent du dit bois et construisirent 2 faubourgs de Rome. Enfin au jour où Elie fut enlevé (jour malheureux pour Israël), un roi fut proclamé à Rome, comme il est dit (I Rois, XXII, 48) : il n’y avait pas alors de roi en Idumée (Rome) : le gouverneur était vice-roi... (Op. cit. Traité Aboda Zara, p. 182).
[20] les Fils d’Esaü sont eux aussi des sémites, soit des descendants de Sem. Peut-on parler réellement « d’antisémitisme » entre proches, entre cousins, entre membres d’une même famille ? Ou bien d’une inimitié et d’une haine réciproque suite à des problèmes personnels ?
[21] V. t. 1, p. 258.
[22] Edom est un mot hébreu qui signifie : roux. C'est le nom d'Esaü, le fils d'aîné du prophète Yitz’haq (sur lui la  Paix !). Dieu (exalté soit-Il !) lui donnera en héritage la portion de la terre de Châm qui portera son nom. Le peuple d'Edom sortira de lui. Plusieurs assonances, dit-on, donnent une étymologie populaire du nom d'Esaü, du peuple d'Edom qui sortira de lui, du pays qu'occupera ce peuple ; velu se dit sé'ar, à rapprocher de Sé'ir ; roux se dit admôni, à rapprocher de Edom. De même le nom de Ya’cob est rapproché de éqeb (talon) et de aqâb (supplanter). Selon "Le commentaire sur la Torah" : Les fils s'entrechoquaient dans son sein (Gen. 25:22). Les enfants se bousculaient dans son ventre. Jacob et Esaü se querellaient dans le corps de leur mère (Gen.R 64.6-7). Quand Rébecca passait devant la porte d'une maison d'étude et de prière, Jacob voulait sortir et quand elle passait devant la porte d'un temple idolâtre, Esaü voulait sortie (Gen.R 63.10, 67.6, Yom. 28b, Than. (B) Gen. 125.). Ils se querellaient pour l'héritage des deux mondes (TDEZ 19). Rébecca dit : "Si les souffrances de la grossesse sont si grandes, pourquoi ai-je tant supplié de pouvoir enfanter ?" Toujours selon Jacob ben Isaac (Gen 25:23) : (…) Deux nations sont dans ton ventre, ce qui signifie : tu donneras naissance à deux grands hommes ; Jacob aura pour postérité Rabbi Juda ha Nassi (dénommé également Rabbenou ha quadoch ou Rabbi, rédacteur de la Michna) qui sera aussi important qu'un roi et d'Esaü descendra Antonin (Empereur romain (138-161) qui apparaît dans de nombreux récits haggadiques ou midrachiques). Le Behaye écrit qu'Antonin fut un grand roi pour les fils d'Esaü. Il étudiait la Torah en secret avec Juda ha Nassi… (Op. cit.)
  155. Sous Antonin, dont le conseiller était le juif Rabbenu Jehouda, plusieurs milliers de non-Juiifs à Rome furent, dit-on, massacrer. (…) L'historien juif David Ganz déclare que les Juifs honorent la mémoire d'Antonin, "non seulement parce qu'ils vécurent heureux sous son règne et sous celui de ses deux sucesseurs, Marc-Aurèle et Commode, mais encore parce qu'ils avaient reçu la circoncision".
   On voit que ces empereurs étaient de véritables Juifs d'honneur, entièrement régis par la pensée juive. Notons qu'Alexandre Sévère (252) était juif par sa mère, Mammaea. Toutes les persécutions antichrétiennes, jusqu'à Constantin qui y mit un terme, tous les martyrs ou presque furent voulus par les Juifs dont l'influence était très grande à Rome depuis Cicéron (voir "Pro Flacco").(voir "Le Juif et la guerre")
   Selon les commentateurs coraniques : Lorsque le jour de l’accouchement arriva Esaü rivalisait avec son frère jumeau Ya’cob (Jacob) et s’efforçait de sortir le premier, ce qu’il fit. Il sortit le premier et Ya’cob le second, et c’est la raison pour laquelle, il fut appelé Esaü (Aiçou, avec un sâd, qui veut dire : il a désobéi et il est sortit) parce qu’il a désobéi à son frère (qui était censé être son aîné) lors de l’accouchement en lui posant beaucoup de difficultés. Esaü était préféré de son père, et Ya’cob était, lui, le préféré de sa mère. Ishâq (Isaac), leur père, invoquera son Seigneur pour eux. Pour Ya’cob, il demandera que son Seigneur fasse de sa descendance des prophètes et des rois. Quant à Esaü, il Lui demandera que sa descendance soit aussi nombreuse que les grains de sable, et que personne puisse les dominer sauf si cela vient d’entre eux. De la progéniture d’Esaü descend ainsi les Roum (Coran XXX 2-6), les Fils d’Asfar (le jaune), les Byzantins. On dit que les empereurs byzantins étaient issus des descendants d’Esaü, ainsi que les souverains des Fils d’Asfar. Enfin, les commentateurs coraniques, les chercheurs et historiens soumis, ne décrivent nullement Esaü et ses proches comme nous le décrivent les gens de la Thora, le monde biblique.
[23] Selon nos pieux Savants : Le Seigneur des mondes fit d’Isaac le principe de deux rameaux : celui de Jacob et celui d’Esaü ; Il plaça la prophétie dans la postérité de Jacob et la royauté dans celle d’Esaü. Cet état des choses dura jusqu’au temps de Mohammad...
[24] l’animal le plus aimé à la consommation du monde de l’Evangile. Selon Jacob ben Isaac (Gen. 26:34) : Esaü peut être comparé à un cochon menteur qui allonge les pattes et s’exclame : « Voyez, moi aussi je suis cacher, exactement comme le boeuf ou la vache qui ont des sabots. » En fait, le cochon n’est pas un ruminant puisqu’il ne fait pas remonter la nourriture de son estomac. Esaü, tout aussi menteur, affirmait : « Je ressemble à mon père Isaac qui épousa une femme à quarante ans. » En fait, jusqu’à cet âge, il avait eu l’habitude de prendre de force des femmes mariées. Il se faisait passer pour un juste. Il prit des femmes parmi les filles des nations et leur donna des noms juifs, afin de faire croire qu’il avait des épouses pieuses ; en réalité, elles étaient débauchées comme Esaü. Elles ne plaisaient pas à Isaac et Rébecca. (Op. cit. p. 188).
   Combien le Saint et Seigneur d'Israël et des mondes est au-dessus de ce qu'ils décrivent !
[25] C’est justement ce qui se passa avec l’arrivée du prophète Mohammad (sur lui Prière et Paix !). L’empire byzantin était au sommet de sa gloire. L’empire byzantin dominait sur une bonne partie de la Méditerranée. Après la mort du prophète Mohammad (sur lui Prière et Paix !), Rome et Athènes perdront définitivement leur rôle de grandes puissances de cette partie du monde. De même, la Perse et sa religion : le Magisme (ou le Dualisme).
[26] Chez nous, cette façon d’agir et de se conduire envers notre propre religion n’est-elle pas semblable ? Ceux et celles qui sont venus travailler en Europe, ou ont choisi cette dernière comme terre de prédilection ou terre d’accueil ; n’ont-ils pas été, pour bon nombre d’entre-eux, jusqu’à profaner le sacré, affecter du dédain pour leur religion et leur tradition prophétique, enfreindre et donner une fausse interprétation de la Loi divine. Au pays d’origine, on observe sa religion, se comportant en Soumis pour les Soumis ; à l’étranger, en terre d’Europe, on se dégage de ces obligations, intérieurement et extérieurement, et on devient Européen pour les Européens ! Pour l'argent et son bien-être qu'est-ce qu'on ne ferait pas ? Et Dieu est plus Savant !


Point de divinité, de dieu que Dieu !
« Vulnerant omnes, ultima necat. »
Nous ne le dirons jamais assez.
Explicit totus liber.

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