Au nom de Allah le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux !
L'Intermédiaire, l'Intercession, - الوسيلة - الشفاعة - التوسل
Sens.
Linguistique : l'intercession soit l'intermédiaire, la demande. Demande de bien d'une personne à une autre (الشفاعة). Et l'intercession du divin Créateur, c'est de faire grâce. Aussi a-t-il promis l'intercession pour toute personne qui dira : Point de divinité sauf Allah ! A cru en la mission de Son Messager (صلى الله عليه وسلم), et a fait le bien. Et pour elle, Il a promis de ne pas la faire entrer dans le Feu, sans intercession
Trois phases importantes.
Première phase : Le Prophète sera un intercesseur. Deuxième phase, l'intercession sera acceptée. Troisième phase : Au jour des Comptes, son intercession sera demandée. Pour preuve :
Aboû Hurayra (que
Dieu l'agrée !) rapporte "Nous étions invités
à un repas en compagnie de l'Envoyé de Dieu –
(sur lui la grâce et la paix !) ; on lui offrit
une épaule qui était son morceau préféré. Il
en mangea une bouchée puis il déclara : 'je
serai le seigneur des hommes au jour du jugement !
Savez-vous pourquoi ? (Ce jour-là) Dieu réunira
les premiers et les derniers en un seul endroit.
Tout observateur les verra, le héraut se fera
entendre d'eux et le soleil se rapprochera. Les
hommes seront dans un souci et une affliction
insupportables. Ils diront : "Ne
voyez‑vous pas la situation dans laquelle
vous vous trouvez ? Ne voyez-vous pas ce qui vous
arrive ? Ne chercherez-vous pas quelqu'un qui
intercède en votre faveur auprès de votre
Seigneur.
Certains hommes se diront entre eux :
"Votre père Adam ?" Ils iront alors le
trouver et lui diront : "O Adam, tu es le père
de l'humanité. Dieu t'a créé de Sa Main, Il a
insufflé en toi Son esprit, Il a ordonné à Ses
anges de se prosterner devant toi et t'a fait
demeurer en Paradis. Ne pourrais-tu pas intercéder
en notre faveur auprès de ton Seigneur ? Ne
vois-tu pas notre situation ? Ne vois-tu pas ce
qui nous arrive ?" Adam répondra "Mon
Seigneur S'est mis en ce jour dans une colère
telle que jamais Il n'en a connue de semblable et
qu'Il n'en connaîtra jamais plus de semblable. Il
m'a (autrefois) interdit de manger de l'Arbre et
je Lui ai désobéi. J'ai assez à faire avec
moi-même ! J'ai assez à faire avec moi-même !
J'ai assez à faire avec moi-même ! Allez trouver
quelqu'un d'autre ! Allez donc voir Noé !
Ils iront trouver Noé et lui diront
"O Noé tu es le premier de ceux qui ont été
envoyés vers les hommes (litt. vers la terre) et
Dieu t'a qualifié de serviteur
reconnaissant" ; ne vois-tu pas notre
situation ? Ne vois-tu pas ce qui nous arrive ?
Nous serviras-tu d'intermédiaire auprès de ton
Seigneur ?" Il répondra "Mon Seigneur
S'est mis en ce jour dans une telle colère que
jamais Il n'en a connue de semblable et qu'Il n'en
connaîtra jamais plus de semblable. Or j'avais
invoqué (Dieu) contre ma communauté. J'ai assez
à faire avec moimême ! J'ai assez à faire
avec moi-même ! J'ai assez à faire avec moi-même
! Allez trouver quelqu'un d'autre ! Allez trouvez
Abraham !
Ils iront trouver Abraham et lui
diront : "O Abraham, tu es le Prophète de
Dieu et Son Ami intime, choisi parmi tous les
hommes. Sers-nous d'intercesseur auprès de Ton
Seigneur. Ne vois‑tu pas notre situation
?" Il leur répondra : "Mon Seigneur
S'est mis en ce jour dans une telle colère que
jamais Il n'en a connu de semblable et qu'Il n'en
connaîtra jamais plus de semblable. Or (dans le
passé) j'ai proféré trois mensonges ! J'ai
assez à faire avec moi-même ! J'ai assez à
faire avec moi-même ! J'ai assez à faire avec
moi-même ! Allez trouvez quelqu'un d'autre !
Allez trouver Moïse !
Ils iront trouver Moïse et lui
diront : "O Moïse, tu es un Envoyé de Dieu.
Dieu t'a accordé la préférence sur les hommes
en te donnant la prophétie et en te parlant (sans
intermédiaire). Intercède en notre faveur auprès
de ton Seigneur." Moïse répondra :
"Mon Seigneur S'est mis en ce jour dans une
telle colère que jamais Il n'en a connue de
semblable et qu'Il n'en connaîtra jamais plus de
semblable. J'ai tué un homme sans en avoir reçu
l'ordre. J'ai assez à faire avec moi-même ! J'ai
assez à faire avec moi-même ! J'ai assez à
faire avec moi-même ! Allez voir quelqu'un
d'autre ! Allez trouver Jésus !
Ils iront trouver Jésus et lui
diront : "O Jésus, tu es l'Envoyé de Dieu
et Son verbe qu'Il a déposé en Marie et un
esprit (venant)
de Lui. Tu t'es adressé aux hommes dès le
berceau ! Intercède en notre faveur auprès de
ton Seigneur. Ne vois-tu pas notre situation
?" Jésus répondra : "Mon Seigneur en
ce jour S'est mis dans une telle colère qu'Il
n'en a jamais connue de semblable et qu'Il n'en
connaîtra jamais plus de semblable." Mais il
ne fera pas état de péchés (qu'il aurait commis
antérieurement) J'ai assez à faire avec moi-même
! J'ai assez à faire avec moi‑même ! Allez
trouver quelqu'un d'autre ! Allez trouver Muhammad
– (sur lui la grâce et la paix !).
Ils iront alors trouver
Muhammad..." (Transmis par Bokhari et Mouslim.).
Et dans une autre version : "Ils
iront trouver (le Prophète) et lui diront :
"O Muhammad ! Tu es l'Envoyé de Dieu et le
sceau des Prophètes ! Et Dieu t'a pardonné tes péchés
antérieurs et à venir. Intercède pour nous auprès
de ton Seigneur ! Ne vois-tu pas notre situation
?" Alors je parlerai me placer sous le Trône
(divin) ; je me tiendrai prosterné devant mon
Seigneur. Puis Dieu m'inspirera des formules de
louange et de glorification qu'Il n'aura inspirée
à personne d'autre avant moi. Puis il (me) sera
dit : "O Muhammad relève la tête ! Demande
et il te sera accordé, intercède et tu seras
exaucé !" Alors je relèverai la tête et je
dirai : "O Seigneur, ma communauté !
Seigneur ma communauté ! Seigneur ma communauté
!" Puis il sera dit : "O Muhammad
introduis en Paradis ceux de ta communauté qui
n'ont pas de compte à rendre par la porte de
droite et ils seront également associés aux
autres (élus) pour entrer par les autres
portes." Puis le Prophète ajouta : "Et
par Celui qui détient mon âme entre Ses Mains,
la distance entre les vantaux de chacune des
portes du Paradis équivaut à celle qui sépare
La Mecque de Hajar, ou à celle qui sépare La
Mecque de Busrâ [ Hajar est situé dans la
Bahrayn et Bûsra en Syrie]." (idem.
B.M.) (V. Les
Jardins de la Piété. Edit. Alif
éditions).
Personnes à qui le Seigneur du Trône permettra d'intercéder au Jour des Comptes.
Dans l'ordre : les prophètes et messagers, les anges, les Compagnons, les martyrs, les Savants pratiquants et les Saints. Ils pourront intercéder pour les gens ayant commis de grands péchés, des péchés capitaux, sauf l'Associationnisme, la Mécréance... Et pour les Anges, selon un ordre préétabli : Gabriel, et les derniers les 19 anges qui veillent sur le saqar ou la chaleur brûlante (Coran LXXIV 26-31).
Le Feu éternel et infernal.
Le Feu, soit entendre ici la Maison ou le Lieu du Châtiment. Ceci est confirmé à la fois par le Livre divin, la Tradition et l'ensemble des Savants religieux. Nombre de Philosophes contestent son existence. D'autres gens voient en lui une existence partielle. Les gens de la Torah y voient un passage pour eux mesuré dans le temps (Coran II 80).
Ses degrés.
Il comprend 7
degrés. Le premier degré et le plus élevé, la Géhenne.
Y est châtié les croyants selon le degré de
leurs péchés. Il sera détruit, dit-on, une fois
qu'ils seront tous sortis.
En dessous de lui le Feu dénommé : Flamme (laza)
(Coran LXX 15). Il sera réservé au monde
toranique et ses sectes.
Puis, le Feu dénommé : qui écrase (houtamah)
(Coran CIV 4-5). Il sera réservé aux gens de
l'Évangile et ses sectes.
Puis, le Feu dénommé : Flamme (Coran IV 10,
etc.). Il sera réservé aux gens du Sabéisme
(Paganisme, hindouisme, bouddhisme, mythologie
égypto-gréco-romaine, etc.).
Puis le Feu dénommé : la chaleur brûlante (saqar)
(Coran LXXIV 26-31). Il sera réservé aux gens du
Magisme (ou Dualisme, loges, sectes occultes, etc.).
Puis le Feu dénommé : Fournaise (djahîm) (Coran
II 119, etc.). Il sera réservé aux adorateurs
d'idoles de par le monde (Arabes associateurs,
etc.).
Puis le Feu dénommé : Fosse (hâwiyah) (Coran CI
9). Il sera destiné aux hypocrites (dont
l'extérieur est une chose, l'intérieur un cœur
empli de mécréance).
Selon le fils de 'Araby, le feu mis à notre disposition vient de la Géhenne. Pour être mis à notre disposition, il dut être plongé par deux fois dans l'eau. S'il n'avait pas eu ce passage, aucun de nous n'aurait pu l'utiliser à cause de sa chaleur. Il aurait été d'aucune utilité.
Les gens de la Bible.
Le Feu infernal et ses effets sont peu connus par les gens de la Bible. Les gens de la Torah voient, certes, un Feu divin mais pour un temps déterminé. Se jugeant "peuple élu", ce Feu là n'est pas pour nous ! Les gens de l'Évangile croient, comme ses frères en religion du Judaïsme, que le Feu divin ne saurait rester. Les gens jetés dans le Feu infernal ou l'étang de Feu finiront tous par disparaître. De toute façon quelque soit la gravité de sa faute, de son péché, tous les gens de l'Évangile finiront par entrer dans le Paradis ! Où des joies spirituelles les attendent ! Ajouter à cela, le Messie fils de Marie étant mort pour les péchés des gens (!!!), son intercession facilitera largement l'entrée en Paradis. Toutes ces croyances sont sans fondement solide. Tout au plus des paroles de Dignitaires ou exégètes du monde biblique. Et la Bible actuelle n'étant pas une référence pour nous...
L'Intercession de...Parler de l'intercession chez les gens de la Bible.
Les gens de la Torah.
Les tombes des Tsadiqim (des justes).
Qu'en est-il de cet autre endroit privilégié que sont les tombes des Justes ? Qui ne se rend-il pas sur la tombe de rabbi Chim'on bar Yokhaï à Méron, ou sur tant d'autres sites de cet ordre, pour y prier12 ? Cette tradition évidente n'est toutefois pas sans poser problème, comme nous allons le constater13.
Certains auteurs14 rapportent des preuves de la Guemara et des Midrachim qu'au moment de visites des tombes de Tsadiqim, il était possible de demander directement de leur part de prier pour les vivants15… Mais pour la plupart des décisionnaires, cette pratique est totalement interdite ! S'il est vrai que Calev, lors de l'exploration de la Terre Sainte, s'est rendu à 'Hévron pour prier sur les tombes de nos ancêtres, c'est toutefois pour « prier devant D. de le sauver du danger des Explorateurs », ainsi que le précise le Rachbam16. C'est la direction que prend le Maharil également, non sans avoir précisé que les cimetières étant le lieu de repos des Justes, ils forment des endroits saints, et que donc la prière y est mieux agréée : « Une personne se rendant sur les tombes des Tsadiqim et y prie ne doit pas se tourner vers ceux qui y reposent, mais demander à D. d'avoir pitié de lui, par le mérite des Justes enterrés dans ce lieu17. »
(...) Notons aussi ici une autre restriction, celle-ci en provenance du Ben Ich 'Haï, rabbi Yossef 'Haim de Bagdad. Dans son livre de responsa Rav Pealim21, il a été consulté quant à une coutume qui consistait à se rendre, en cas de sécheresse, dans le cimetière de la ville, pour y sacrifier des bêtes sur chaque tombe de Tsadiqim enterrés dans ce site, à entamer certaines prières, puis à donner les bêtes à manger aux pauvres de la ville… Le Ben Ich 'Haï voit en cette pratique une conduite proche du paganisme, puisque, d'après le Rambam (cité plus haut), le fait d'offrir un sacrifice à des « intermédiaires » s'inscrit en droite ligne dans le paganisme originel, quand les hommes tentaient de s'attirer les bonnes grâces des serviteurs du Créateur. Il ordonne de cesser cette pratique consistant à sacrifier des bêtes sur les tombes, mais, s'ils le désirent, il indique de le faire en ville, et de distribuer la viande aux pauvres.
Mais laissons là ces hauts sites où reposent les morts, pour passer à l'homme, aux vivants. (Source : Kontrass)
La bénédiction des Justes
On ne peut s'adresser qu'à D. pour obtenir de Lui bénédiction et réussite, bonne santé et paix. Pourtant nous n'hésitons pas à demander une bénédiction d'un Grand en Tora et en bonnes actions.
C'est une notion qui est évidente dans toute la Tora : Avraham reçoit un pouvoir de bénédiction de la part de D. (cf. Rachi Beréchith/Genèse 12,2), il se perpétue avec l'attribution de la bénédiction de Yits'haq, et les efforts inattendus et incroyables que déploie même un 'Essaw pour y avoir droit, ce sont les bénédictions que Ya'aqov destine à ses enfants, ou encore celle de Moché au moment de sa disparition du monde physique.
Les descendants d'Aharon ont le devoir de bénir chaque jour 22 le peuple juif qui se réunit pour la prière – et c'est également une obligation du public de venir se faire bénir par eux.
(...) Le rav Yossef Albo24 explique le principe de la bénédiction accordée par une tierce personne25 : lorsque la personne qui a besoin de la bénédiction n'est pas suffisamment disposée et méritante, les personnes qui effectuent un service sincère devant D. peuvent ouvrir par leurs prières ou leur bénédiction les liens manquants et faire venir la bénédiction divine sur la personne ou sur le public.
Aller demander une bénédiction d'un Grand en Tora reste une démarche valable de tout temps, tant qu'on se contente de le considérer comme un canal auquel Hachem accorde le pouvoir de bénédiction.
(...) Ayant de la sorte quelque peu précisé la notion de bénédiction, nous pouvons passer au sujet suivant : nous concevons que certaines personnes aient plus de capacités que d'autres pour obtenir la bénédiction divine, de par leurs efforts personnels et de par leur haut niveau toranique. Nous avons vu également que certains endroits sont plus propices à la proximité du divin tels que la synagogue, ou Erets Israël, avec, en particulier, le Kotel ou certains hauts lieux, avec leurs différents degrés de sainteté. Peut-on envisager que des objets aient eux aussi un pouvoir quelconque, en tout cas à titre de canal d'une quelconque sainteté ? (Op. cit.).
Les gens de l'Évangile.
Les avis
divergent entre sectes (ou églises). Certains
pensent, comme les partisans du Tri-Théisme qu'il
est possible de demander directement de leur part
de prier pour les vivants. Car Marie, son fils,
les Douze et les saints ont ce pouvoir, un pouvoir
égal au Père (le Seigneur), un pouvoir sans
limite donc. Prier un de ces personnages, c'est
justement, pour le commun du peuple, prier le
divin Créateur pour telle ou telle chose. Mais
l'unanimité n'est pas de règle entre églises et
temples. Les pèlerinages aux sanctuaires sont
nombreux.
Comme les gens du Sabéisme, les gens de l'Évangile
accorde beaucoup d'importance au mot
"intermédiaire".
L'"intermédiaire" entre le Créateur et
la créature. Et ainsi, le Messie accordé se
rôle de "intermédiaire" par
excellence. Il se voit consubstantiel au Père,
co-créateur, co-éternel, engendré et non créé
par le divin Créateur.
Enfin, on note beaucoup de similitude entre gens
de la Torah et gens de l'Évangile. L'un comme
l'autre accordent une grande importance à leur
clergé, leurs Dirigeants religieux, leurs sages
et maîtres. Quitte à s'écarter de leur Culte
traditionnel.
L'Islam Traditionnel.
Ce qui dangereux
pour une religion, ce sont les abus, le
dépassement des bornes, des bonnes convenances.
Le reproche fait notamment à certaines
confréries et toute autre personne, c'est
l'absence totale de science suffisante et de
suivre la Loi, de l'étudier.
Les successeurs des Saints ont une lourde
responsabilité dans ce domaine. Que penser du
Maître successeur qui se tait ou reste
indifférent à certains abus et bonnes
convenances ?
Exemples :
- embrasser les tombes, faire un certain nombre de
tours autour d'elles.
- les décorer, y mettre la photo du défunt,
photo d'oiseaux et autres,
- des plaques en bois, marbre et autres avec des
mots comme : à mon frère, ami, versets
coraniques, etc.
- y mettre des bougies, des lampes, des
décorations diverses,
- s'asseoir sur le bord du tombeau,
- venir y verser de nombreuses larmes, s'y
lamenter, y pousser des cris, se frapper le visage
et la poitrine comme le font certaines sectes
comme le Chiisme.
- une tenue désabusée des personnes féminines,
tenue vestimentaire qui laisse à désirer,
- en faire un lieu à but lucratif. Jeter des
pièces de monnaies, des billets, de l'or sur la
tombe du défunt. Autant de choses que voudront
bien récupérer des âmes se réclamant d'une
confrérie ou autre, sans scrupules.
- en faire un lieu de Culte, se diriger pour les
prières vers la Mosquée ou la tombe du défunt,
du saint, plutôt que vers la Mecque. On n'a
signalé de telles pratiques en Afrique.
- y faire des pèlerinages. Ne pas confondre entre
visite et Pèlerinage,
un pilier de l'Islam. Ne pas imiter en cela les
gens de la Bible. On visite les siens décédés,
mais on y fait des des pèlerinages.
- transformer le dzikr (mention des noms d'Allah)
en folklore pour les touristes. Exemple avec les
derviches tourneurs de Turquie. un saint comme Celaleddin
Rumi ou Mevlana n'a pu ordonner de pareilles
pratiques. En Europe, ne voit-on pas ces hommes
venir s'exhiber dans des lieux peu recommandables
? Hommes imberbes tournant comme les gens de
ballets ! Comme des toupies sous le regard amusé
des gens de la Bible ? ! La Turquie la.ï.que a détruit
sa religion dans son essence, pour la transformer
en religion folklorique ? ! Les Maîtres de ce
groupe porte une lourde responsabilité dans cette
dégradation. D'autant que le dzikr est réservé
à une sphère d'initiés, non à être exposé de
cette façon.
- accorder aux choses surérogatoires une valeur
désabusée, plus importante que les obligations.
Ex.: la Prière quotidienne. On excelle dans la
préparation de fêtes, de réunions, de
conférences, de repas, et l'heure venue peu ou
aucune personne ne prie ! La plupart passe leur
temps dans la préparation de la rencontre, du
repas, les pâtisseries, et délaisse l'heure de
leurs prières ?
- idem pour ces "intellos" ou autres qui
viennent vous parler de l'Islam pendant des
heures, se rasent de près, sont imberbes (aiment
pour cela gillette), sont en complet veston,
cravate ou nœud papillon. Pantalon pour
l'occasion de chez l'Oncle Sam, serré, qui fait
apparaître les formes de son corps. Pour
l'occasion revêt par dessus leur gandoura de
couleur rouge ou mauve ou tunique du bled (courant
chez les Algériens). Où est la tradition dans le
vêtement, dans la présentation de l'Islam au
public ? De tels gens ne sont pas modèles à
suivre et référence pour tout croyant soumis,
pratiquant. Et écouter ce qui dise en religion
n'est pas de caractère obligatoire, nécessaire
et recommandé. C'est tout l'inverse. N'en
déplaise aux détracteurs de la Religion !
- place du maillon faible : les personnes
féminines, les gens ignorants. Les reprendre avec
sagesse et fermeté dans tout acte non
recommandable. Ils sont la cause, si on laisse
faire, de nombreuses dérives. Notamment avec tout
ce qui touche les tombeaux et personnes saintes.
Parler de l'Intermédiaire (du tawassoul).
L'Internaute d'écrire : Le tawassoul, c'est demander à Allah qu'une
chose profitable se réalise ou qu'une chose
nuisible cesse par l'évocation du nom d'un prophète
ou d'un saint, en honneur pour celui par le degré
duquel est fait le tawassoul. Faire le tawassoul
par le Prophète (صلى
الله
عليه
وسلم), un saint ou les œuvres de vertu
est une chose qui est permise dans la Loi de
l'Islam et qui comporte des récompenses. Il n'y a
aucune considération à donner à ceux qui le
renient car ils n'ont aucune preuve en faveur de
son interdiction, si ce n'est ce qu'ils se
figurent être des preuves. Cependant, la Loi de
l'Islam n'est pas fondée sur des illusions et sur
l'imagination. Ainsi, l'intercession (le tawassoul) par le Prophète
(صلى
الله
عليه
وسلم) n'est en rien une forme d'association, ce n'est
pas une forme d'adoration d'autre qu'Allah. En
effet, selon les spécialistes de la langue eux-mêmes,
la définition de l'adoration ne s'applique pas à
l'intercession (au
tawassoul). L'adoration est, selon eux, l'obéissance
avec l'extrême soumission. Al-'Azhouriyy qui est
l'un des grands spécialistes de la langue arabe,
rapportant de Az-Zajjaj, l'un des plus connus
d'entre eux, a dit : "L'adoration
– al-'ibadah – c'est l'obéissance avec une
soumission extrême". Al-Farra' a dit
la même chose que lui. Un autre savant linguiste
a dit : "L'adoration
est l'extrême limite de la crainte et de la
soumission". Un autre a dit : "C'est
l'extrême limite de l'humilité",
conformément à la parole de celui qui a fait
l'explication du livre Al-Qamous (Le Dictionnaire), à savoir
Mourtada Az-Zabidiyy, l'ultime spécialiste de la
Langue (arabe).
Ainsi le tawassoul n'est pas une adoration d'autre
que Dieu. Tabarani a rapporté que le
Messager d'Allah (صلى
الله
عليه
وسلم) a
enseigné à l'aveugle qui était venu se plaindre
à lui de la perte de sa vue, de dire ce qui
signifie : ô Allah, je
Te demande et je T'adresse mon invocation par le
degré (le droit) de Ton prophète Mouhammad, le prophète de
la miséricorde. ô Mouhammad, j'adresse mon
invocation par ton degré à mon Seigneur
concernant mon affaire pour qu'elle me soit réglée."
Hakim a rapporté que le Messager d'Allah (صلى
الله
عليه
وسلم) a dit ce qui signifie
: « Lorsque Adam a
commis le péché, il a dit : Ô Seigneur, je Te
demande par le degré (le droit - bi-haqqi) de Mouhammad, de me
pardonner ».
Le fils de Majah a rapporté que le Messager
d'Allah (صلى
الله
عليه
وسلم) a dit ce qui
signifie : « Lorsqu'un
homme sort de sa maison pour aller faire la prière
et dit : "Allahoumma 'inni 'as'alouka
bi-haqqi s-Sa'ilin 'alayk wa bi-haqqi mamchaya
hadha. Fa 'inni lam 'akhrouj bataran wa la 'acharan
wa la soum'atan. Kharajtou t-tiqa'a sakhtika wa
btigha'a mardatik. 'As'alouka 'an tounqidhani mina
n-nar wa 'an taghfira li dhounoubi. 'Innahou la
yaghfirou dh-dhounouba 'il-la 'ant" Allah
charge pour lui soixante-dix mille anges qui
demandent qu'il soit pardonné et Allah l'agrée
jusqu'à ce qu'il finisse sa prière ».
Or le sens de cette invocation (dou'a') est : Ô
Allah ,je Te demande par le degré (le droit -
bi-haqqi) de ceux qui Te
demandent et par le degré (le droit) de ces pas que je fais
maintenant. Je ne suis pas sorti par fierté, ni par insincérité, ni par recherche d'éloges.
Je suis sorti par crainte de la menace de ton châtiment
et par recherche de Ton agrément. Je Te demande
de me sauver du Feu (de l'enfer) et de me pardonner mes péchés.
Certes, ne pardonne les péchés que Toi ! »
Note : Ce mot "bi-haqqi..."
ne passe pas chez les gens de la Réforme. De
même chez les gens de la Bible. Pour bon nombre
d'entre eux (gens de l'Évangile) cette parole est
une parole fabriquée, fausse. Ils voient en elle
une parole concurrente à la leur et concernent
l'intercession du Messie, sa mère et les saints.
Boukhari, (Mouhammad fils de Isma'il, mort en
265 H), dans son livre Al-'Adabou l-Moufrad,
chapitre de ce qu'on dit si la personne a été
atteint par une paralysie, d'après le fils de 'Oumar,
rapporte que sa jambe s'était quasiment paralysée.
On lui avait alors dit : "Cite
la personne que tu aimes le plus". Il
a dit alors : "Ya
Mouhammad – ô Mouhammad –" et sa
jambe a guéri, comme s'il n'avait rien eu.
Note : Parole qui sort
naturellement chez bon nombre de gens, sans
arrière pensée. Il est courant d'entendre chez
bon nombre d'Arabes cette parole.
Les Paroles de quelques
Imams au sujet de l'Intercession (du tawassoul).
Le Hafidh (Mémorisateur) 'Ali fils de 'Abdi l-Kafi, Taqiyyou
d-Din As-Soubkiyy (mort en 786h) dans son livre
Chifa'ou s-Siqam fi Ziyarati Khayri l-'Anam en
page 160 a dit : «
Sache qu'il est permis et qu'il est bien de faire
le tawassoul, l'istighathah – la demande du
renfort –, le tachaffou' – la demande
d'intercession – par le Prophète (صلى
الله
عليه
وسلم) à Allah
(Pureté à Lui et exalté soit-Il !) ».
Le caractère permis
de ces pratiques compte parmi les choses connues
pour toute personne qui s'attache à la religion.
C'est une chose bien connue à partir des actes
des prophètes et des messagers, de la conduite
des prédécesseurs vertueux – les gens du Salaf
–, des savants et du commun des soumis.
Personne parmi les gens qui s'attachent à la
religion ne l'a jamais renié et en aucune époque
nous n'avons entendu que quiconque l'ait renié.
Jusqu'à ce que vienne le fils de Taymiyah qui a dit à
ce sujet des propos par lesquels il trompait les
faibles d'esprit et les immatures. Il a innové ce
en quoi personne ne l'avait précédé à travers
les siècles.
L'Imam 'Ali fils de 'Aqil Al-Hanbali (mort en
503 h) dans son livre At-Tadhkirah, manuscrit à
la bibliothèque Dhahiriyyah à Damas, a dit : «
Il est recommandé pour lui de se rendre à la
ville du Messager que Allah l'élève davantage en
degré, il va ainsi à sa mosquée et dit
lorsqu'il entre :
Bismi l-Lah, Allahoumma salli 'ala
Mouhammad wa 'ali Mouhammad wa ftah li 'abwaba
rahmatik... Allahoumma 'inni 'atawajjahou 'ilayka
binabiyyika salla l-Lahou 'alayhi wa sallam,
nabiyyi r-Rahmah. Ya Raçoulou l-Lah 'inni 'atawajjahou
bika 'ila Rabbi liyaghfira li dhounoubi.
Allahoumma 'inni 'as'alouka bihaqqihi 'an taghfira
li dhounoubi) »
ce qui signifie : «
Par le nom d'Allah, ô Allah, prie sur Mouhammad ainsi que
sa
famille et ouvre pour moi les portes de Ta miséricorde...
ô Allah, je me tourne vers Toi par (le degré) de Ton prophète
(صلى
الله
عليه
وسلم), le prophète de la miséricorde.
Ô Messager d'Allah, je me tourne par toi vers mon Seigneur pour qu'Il me pardonne
mes péchés. ô Allah, je Te demande par son degré
(par son droit que Tu lui a accordé) de me pardonner mes péchés. »
Ainsi dans ce tawassoul que cite le fils de 'Aqil, il y
a une preuve qu'il est de l'habitude des soumis
de faire le tawassoul par le Prophète (صلى
الله
عليه
وسلم) après sa
mort sans que personne ne l'ait jamais renié,
l'interdiction n'étant venue que de la part du
fils (de
Ibnou) Taymiyah. Or le fils de 'Aqil est l'un des
piliers des Hanbalites (1) : il fait partie de 'Ahlou
t-takhrij – un grade des savants de l'École qui
peuvent extraire des jugements à partir de la
parole du moujtahid de l'École, en l'occurrence
ici l'Imam Ahmad fils de Hanbal – .
(1) Contrairement à
l'idée largement répandue, les
gens de la Réforme dont le fils de Taymiya se
réclament, ne sont pas hanbalites, de l'Ecole de
l'Imam Ahmad fils de Hanbal (qu'Allah lui fasse
miséricorde !). Ils sont gens ayant formés leurs
propres écoles. Alors que suivre une École de la
Jurisprudence est considéré, selon nos pieux
Savants, comme nécessaire (wajib). Ces
gens mangeant à tous les râteliers,
c'est-à-dire jouant avec la religion, la prière
derrière eux devient non obligatoire, non
recommandée.
Tabarani (Soulayman fils de Ahmad mort en 360
h) a rapporté dans ses deux livres Al-Mou'jam :
Al-Kabir et As-Saghir, d'après 'Outhman fils de
Hounayf, qu'un homme allait et venait pour voir 'Outhman
fils de 'Affan. Seulement, 'Outhman ne lui prêtait
pas attention et n'étudiait pas son affaire. Il a
alors rencontré 'Outhman fils de Hounayf et s'est
plaint à lui à ce sujet. Ce dernier lui dit
alors ce qui signifie:
« Va à l'endroit où
l'on fait les ablutions, fais tes ablutions puis
accomplis deux rak'ah ensuite, dis (1) : "
Ô Allah, je Te demande et je me tourne vers Toi
par (l'intermédiaire de) notre prophète Mohammad,
le prophète de la miséricorde. Ô Mouhammad, je
me tourne par toi vers mon Seigneur concernant mon affaire pour
qu'elle me soit réglée." Va ensuite chez
lui, j'irai avec toi ».
Cet homme fit alors ce qu'il lui avait dit et se
présenta à la porte de 'Outhman. C'est alors que
le portier vint le prendre par la main et le fit
entrer auprès de 'Outhman fils de 'Affan qui le fit
asseoir à sa table et lui dit alors : «
De quoi as-tu besoin ? » Il lui a cité
son affaire, le calife la lui régla et lui dit : «
Je ne me suis rappelé de ton affaire qu'à cette
minute ». Puis l'homme sortit de chez lui
et rencontrant 'Outhman fils de Hounayf, il lui dit
« Qu'Allah te récompense en bien : il n'a considéré
mon affaire et ne s'est occupé de moi qu'après
que tu lui as parlé de moi ».
Alors, 'Outhman fils de Hounayf lui dit : «
Par Allah, je ne lui ai pas parlé de toi. Mais
voici ce dont j'ai été témoin lorsqu'un aveugle
est venu au Messager d'Allah (صلى
الله
عليه
وسلم) se plaindre à lui de la perte de sa vue.
le Prophète (صلى
الله
عليه
وسلم) lui a
dit ce qui signifie : "Si tu veux, tu fais
preuve de patience et si tu veux, je fais des
invocations pour toi". L'homme lui dit alors
: ô Messager d'Allah, il m'est difficile de
supporter la perte de ma vue et je n'ai personne
pour me guider. Il lui dit alors ce qui signifie :
Va à l'endroit où l'on fait les ablutions, fais
tes ablutions puis accomplis deux rak'ah ensuite,
dis ces paroles : (1) (Allahoumma 'inni 'as'alouka
wa 'atawajjahou 'ilayka binabiyyina Mouhammad
nabiyyi r-Rahmah. Ya Mouhammad 'inni 'atawajjahou
bika 'ila rabbi fi hajati li touqda li). L'homme
fit ce qu'il lui avait dit. Par Allah, nous ne
nous étions pas séparés et l'assemblée n'avait
pas duré longtemps que l'homme est revenu et
avait recouvré la vue, comme s'il n'avait jamais
eu de handicap ». (Tabarani a dit : la
parole est sûre - le hadith est sahih).
Il représente une preuve que l'aveugle a fait
l'intercession (le
tawassoul) par le Prophète (صلى
الله
عليه
وسلم), sans être en sa présence : cet homme est
au contraire parti à l'endroit ou l'on fait les
ablutions, a fait les ablutions et a fait des
invocations dans les termes que lui avait enseignés
le Messager d'Allah. Puis, il est revenu auprès
du Prophète (صلى
الله
عليه
وسلم) alors
que le Prophète n'avait pas quitté l'assemblée,
pour preuve la parole du narrateur de la parole (du hadith)
'Outhman fils de Hounayf : Par Allah nous nous étions pas séparés
et l'assemblée n'avait pas duré longtemps que
l'homme est revenu en ayant recouvré la vue.
Le Hafidh (Mémorisateur) 'Ali fils de 'Abdi l-Kafi Taqiyyou d-Din
As-Soubkiyy (mort en 786 h) dans son livre Chifa'
ou s-Siqam fi Ziyarati Khayri l-'Anam en page 161
a dit également :
« Je dis que le
tawassoul par le Prophète (صلى
الله
عليه
وسلم) est permis dans tous les cas : avant sa création,
après sa création, pendant sa vie dans le
bas-monde, après sa mort durant le barzakh (Coran
XXIII 100), après
la résurrection pendant les stations du jour
dernier et au paradis. et ce tawassoul est de
trois genres... »
Il a évoqué le hadith de 'Oumar fils de Khattab,
(qu'Allah l'agrée), qui a dit : Le
Messager d'Allah (صلى
الله
عليه
وسلم)
a dit ce qui signifie : "Lorsque 'Adam
a commis le péché, il a dit : Ô Seigneur, je te
demande par le degré (droit) de Mouhammad de me
pardonner. Allah lui dit : Comment as-tu connu
Mouhammad alors que Je ne l'ai pas encore créé.
Il lui a dit : Ô Seigneur , parce que
lorsque Tu m'as créé par Ta toute-puissance et
que Tu as insufflé en moi l'âme honorée qui
T'appartient, j'ai levé les yeux et j'ai vu
inscrit sur les piliers du Trône : "Il n'est
de dieu qu'Allah, Mouhammad est le Messager d'Allah." J'ai su alors que Tu n'as joint à
Ton nom que celle de Tes créatures que Tu aimes
le plus. Allah dit : Tu dis vrai ô Adam. Il est
certes celle de Mes créatures que J'aime le plus.
Comme tu M'as invoqué par son degré (droit), Je te
pardonne et si ce n'était à cause de Mouhammad,
Je ne T'aurais pas créé". (Hakim a dit :
"ceci est une parole (hadith) dont la chaîne de
transmission est sûre
(sahih)".
Mansour fils de Younis Al-Bouhouti Al-Hanbali,
(le Cheikh des hanbalites en Égypte de son époque,
mort en 1051 H) dans son livre Kichafou l-Qina' 'an Matni l-'Iqna' Al-Hijawiyy (tome 2 / page 69)
a dit : "Samari et l'auteur de
At-Talkhis ont dit : il
n'y a pas de mal à faire le tawassoul pour avoir
la pluie par les Cheikhs et les Savants pieux.
Il a également dit dans le livre Al-Moudhahhab :
Il est permis de
demander à Allah l'intercession par l'homme
vertueux. D'autres ont même dit : ceci
est recommandé.
L'Imam Ahmad fils de Mouhammad fils de Hanbal (mort
en 241 h) a dit dans son Mansak qu'il a écrit
pour Al-Marroudhi : L'on
fait certes le tawassoul par le Prophète (صلى
الله
عليه
وسلم) lors de son
invocation.
Cela signifie que celui qui demande la pluie, il
lui est recommandé, lors de sa demande de la
pluie, de faire le tawassoul par le Prophète (صلى
الله
عليه
وسلم). Il a confirmé cela
d'une manière catégorique dans Al-Moustaw'ab et
d'autres ouvrages. Puis il a dit : Ibrahim
Al-Harbi a dit : Faire des invocations auprès
de la tombe de Ma'rouf Al-Karkhi est un remède
qui a donné ses preuves.
Note : Pour les gens de
la Réforme, c'est plutôt de l'Associationnisme,
d'un culte rendu aux tombes... Car celui qui est
mort ne peut plus rien pour vous !
Mouhammad fils de Mouhammad Al-Houçayni Az-Zabidi connu sous le nom de Mourtada (mort en
1205 h) a dit dans 'It-hafou s-Sadati l- Mouttaqin
bi Charhi 'Ihya'i 'Ouloumi d-Din (Tome 10 /
page130) ce qui suit :
Safwan fils de Soulaym
Al-Madaniyy, Abou 'Abdi l-Lah et d'autres ont dit
: Abou l-Harth Al- Qourachiyy Az-Zouhriyy le spécialiste
de la jurisprudence, celui qui s'occupe d'actes
d'adorations ; Ahmad a dit à propos de son père
Soulaym Mawla Houmayd fils de 'Abdi r-Rahman fils
de 'Awf
: On demande la pluie par le mérite de ses propos
et les gouttes tombent du ciel par la cause de son
évocation. Une autre fois il a dit : Il est digne
de confiance, il compte parmi les meilleurs
esclaves d'Allah qui sont vertueux. Al-Waqidiyy
et d'autres ont dit : il est mort en 132 h à l'âge
de soixante-douze ans, et un ensemble de
rapporteurs de la Parole (Mouhaddith) a transmis de lui.
Mouhammad 'Amin fils de 'Abidin (mort en 1252 h ) a
cité dans son commentaire Raddou l- Mouhtar 'ala
d-Dourri l-Moukhtar (Tome 1 / Page 254 ) ce qui
suit :
Soubki(1) a dit : Il
est bien de faire le tawassoul par le Prophète (صلى
الله
عليه
وسلم) à son Seigneur
et personne parmi les gens du Salaf – les gens
des trois premiers siècles – ou parmi le Khalaf
– ceux qui sont venus après eux – ne l'a renié,
mis à part le fils de Taymiyah qui a ainsi innové ce
qu'aucun savant avant lui n'avait dit.
Note : Grand érudit.
Détesté des gens du Salafisme et autres.
Le Hafidh (Mémorisateur) Ahmad fils d'al-Houçayn
Al-Bayhaqi
(mort en 458 h) a dit en rapportant de Al-Bidayah
wa n-Nihayah du fils de Kathir ( Tome 7 / page 91)
d'après Maliki d-Dar qui était chargé du trésor
public des soumis – Baytou l-mal – de 'Oumar
qu'il a dit : Les gens
ont été atteints de famine à l'époque de 'Oumar.
Un homme est alors venu à la tombe du Prophète (صلى
الله
عليه
وسلم) et a dit : ô Messager de Allah, demande la
pluie pour ta communauté, ils sont sur le point
de périr. Cet homme a alors vu dans le rêve
quelqu'un lui dire : Passe à 'Oumar la salutation
(le salam) et
annonce lui la nouvelle qu'ils auront la pluie et
dis lui : fais bien preuve de bonne volonté et
d'ardeur. L'homme est alors allé voir 'Oumar et
lui a annoncé cela. 'Oumar s'est alors mis à
pleurer et a dit : ô Seigneur, s'ils en sont là,
c'est bien que je suis incapable de faire plus.
Le Compagnon en question est Bilal fils d'al-Harith
Al-Mouzaniyy.
As-Samhoudiyy, dans son livre Wafa'ou l-Wafa' a
dit ce qui suit :
"Lorsque Bilal, (qu'Allah
l'agrée !), était venu du Cham pour
visiter le Prophète (صلى
الله
عليه
وسلم)
, il était venu auprès de la tombe et s'était
mis à pleurer. Il se frottait le visage avec la
terre de la tombe. Ceci a été rapporté avec une
bonne chaîne de transmission."
Le point à relever dans la parole (le hadith), c'est que le
compagnon s'est rendu à la tombe du Messager (صلى
الله
عليه
وسلم) pour
faire le tabbarouk – la recherche de bénédiction
– et l'istighathah – la demande du renfort –
; et personne ne l 'a blâmé ou n'a renié cela,
ni 'Oumar ni personne d'autre (1).
(1) excepté les
gens de la Réforme. D'ailleurs on peut le
voir à Médine (Madinah). Quel comportement ont
les gardes du Tombeau du Prophète, les élèves
de l'Université théologique et autres ;
vis-à-vis des visiteurs. La brutalité, leur
refus de dialogue, leur dureté de langage, leur
orgueil, leur prétention de tout connaître et de
tout savoir, leur insolence. D'être au-dessus des
visiteurs ! Pour bon nombre d'entre eux ces
visiteurs sont une plaie : des innovateurs, des
adorateurs de tombeaux, des associateurs....
Aussi, tout ce qui vient d'être mentionné ne
saurait être pratiqué en ce lieu saint et béni.
Le faire, c'est être considéré comme
"sortant" de l'Islam !
Le tabbarouk, c'est à dire la recherche de
bénédictions par les traces physiques d'un prophète
ou d'un saint. Boukhari a rapporté dans son
(ouvrage) Sahih d'après Al-Bara' qu'il a dit :
"Le Prophète (صلى
الله
عليه
وسلم) s'était assis
sur le bord du puits, il a demandé de l'eau, il
s'en est rincé la bouche puis a rejeté cette eau
de sa bouche dans le puits", ceci pour
laisser dans sa Communauté de l'eau bénie par
les traces du Prophète (صلى
الله
عليه
وسلم) ".
Le Messager (صلى
الله
عليه
وسلم) a
ainsi montré à sa communauté le tabarrouk par
ses traces, toutes ses traces, même ce qui est
issu de sa bouche.
De même, Ibrahim Al-Harbi à qui l'on a
attribué un degré semblable à celui de l'Imam
Ahmad fils de Hanbal, l'Imam Ahmad ayant lui-même
ordonné à son fils 'Abdou l-Lah de prendre la
science de la parole (du hadith) auprès de Ibrahim
Al-Harbi,
il a dit :
"Embrasser la chambre du Prophète (صلى
الله
عليه
وسلم) ( là où il y a sa
tombe) est une chose recommandée".
Ceci a été cité par le faqih (jurisconsul)
hanbali Al-Bouhouti.
Le Hafidh (Mémorisateur) Ahmad fils de 'Ali Abou Bakr Al-Khatib
Al-Baghdadi (mort en 462 h) dans Tarikh Baghdad
(tome 1 / page 123) avec une bonne chaîne de
transmission a dit ce qui suit, d'après 'Ali fils
de Maymoun qu'il a dit :
J'ai entendu Ach-Chafi'y dire : «
je fais certes le tabbarouk par Abou Hanifah
et je me rends à sa tombe chaque jour. Si j'ai un
besoin, j'accomplis deux rak'ah puis je me rends
à sa tombe et je demande à Allah (exalté
soit-Il !) pour
qu'Il m'accorde la chose dont j'ai besoin et ce,
auprès de sa tombe. Rapidement mon affaire est réglée.
»
Boukhari et Mouslim ont rapporté de la parole (du hadith)
de 'Anas ; selon la version de Mouslim, d'après
lui, il a dit :
"Lorsque le Prophète
(صلى
الله
عليه
وسلم) a effectué le
lancer à la Jamrah, qu'il a égorgé ce qu'il a
sacrifié et qu'il s'est fait rasé, il a désigné
au coiffeur la partie droite de sa tête. Il l'a
donné au coiffeur. Puis, il a appelé Abou Talhah
Al-'Ansariyy et lui a donné des cheveux. Puis, il
a désigné son côté gauche et a dit ce qui
signifie : "Rase." Celui-ci l'a rasé.
Il a donné les cheveux à Abou Talhah et a dit ce
qui signifie : "Partage-les entre les
gens."
Il y a la parole (le hadith) : « ar-raçoulou
qassama cha'arahou wa wazza'ahou bayna n-naci
liyatabarrakou bihi » [rapporté par les deux
Cheikhs – Boukhari et Mouslim –] ce
qui signifie : « Le
Messager a partagé ses cheveux et les a fait
distribuer aux gens afin qu'ils en recherchent les
bénédictions ».
Dans cette parole (ce hadith) il y a une recherche de bénédictions
-tabarrouk- par les traces du Messager d'Allah (صلى
الله
عليه
وسلم) parce que les
cheveux ne se mangent pas. On les utilise pour
autre chose que pour s'en nourrir. Le Messager d'Allah
(صلى
الله
عليه
وسلم) a incité sa communauté à faire le
tabarrouk par ses traces. Khalid fils d'al-Walid
avait une qalansouwah -une toque- à l'intérieur
de laquelle il avait mis des cheveux de la mèche
frontale du Messager d'Allah lorsqu'il s'était
rasé lors de la Visite ('Oumrah) de la ja'ranah.
Mouslim a rapporté dans (son ouvrage nommé) le
Vrai (sahih) d'après 'Abdou
l-Lah fils de Kayçan Mawla 'Asma'i fille de Abi Bakr,
qu'il a dit : "Elle
a sorti pour nous une tunique longue -joubbah- à
capuche, de modèle persan, dont l'encolure était
ornée de brocart et les emmanchures ourlées.
Elle a dit : C'est la tunique longue du Messager
de Allah, (صلى
الله
عليه
وسلم), elle
était chez 'A'ichah. lorsqu'elle est morte j'en
ai pris possession. Le Prophète (صلى
الله
عليه
وسلم) mettait. Nous la lavons pour les
malades et nous cherchons par elle la guérison."
Dans le livre Sou'alat 'Abdi l-lah fils de Ahmad
fils de Hanbal li 'Ahmad, 'Abdou l-lah a dit :
"J'ai interrogé
mon père (l'Imam 'Ahmad) à propos de l'homme qui
touche le pommeau du Minbar avec l'intention de
faire le tabarrouk, ainsi que sur le fait de
toucher la tombe du Prophète. Il a dit : Il n'y a
pas de mal en cela.
Le fils d'al-Jawzi a rapporté dans Manaqib Ahmad
avec une chaîne de transmission ininterrompue
jusqu'à 'Abdou l-Lah fils de Ahmad fils de Hanbal
qu'il a dit :
"J'ai vu mon père
c'est-à-dire Ahmad fils de Hanbal prendre un des
cheveux du Prophète (صلى
الله
عليه
وسلم) le mettre sur ses lèvres et l'embrasser. Je pense
l'avoir vu le poser sur ses yeux, la plonger dans
l'eau puis en boire pour chercher la guérison. Je
l'ai vu prendre un récipient du Prophète (صلى
الله
عليه
وسلم), le laver dans, puis boire
dedans."
Tabarani a rapporté dans Al-'Awsat et
Al-Kabir d'après Handhalah fils de Houdhaym qu'il a
dit : "Je suis allé
avec mon grand-père chez le Messager d'Allah (صلى
الله
عليه
وسلم). Il a dit :
"Ô Messager d'Allah, j'ai des enfants qui
ont atteint l'âge d'avoir des barbes et d'autres
plus jeunes. Celui -là est le plus jeune d'entre
eux. Il m'a rapproché du Messager d'Allah (صلى
الله
عليه
وسلم) qui a passé sa main sur ma
tête et a dit : (Baraka l-Lahou fik), ce qui
signifie : "Qu'Allah te bénisse !"
Adh-Dhayyal a dit :
"Je vois Handhalah.
Vient à lui l'homme dont le visage est tuméfié
ou la brebis dont le pis est enflé, il dit : Au
nom d'Allah (Bismi l-Lah) en posant sa main sur l'endroit touché
par la main du Messager d'Allah (صلى
الله
عليه
وسلم) puis il passe la main et
l'enflure disparaît."
L'Imam Abou Hamid Al-Ghazali (mort en 505 h)
dans son livre Revivification des sciences
religieuse ('Ihya'ou 'Ouloumi d-Din) (tome 1/
page 260) au chapitre "La visite de Médine
et les règles de comportement" a dit ce qui
suit :
Le visiteur dit : (Allahoumma
qasadna nabiyyaka moustachfi'ina bihi 'ilayka fi
dhounoubina) ce qui signifie : Ô Allah, nous
avons pris pour objectif Ton prophète, notre
intercesseur par lui envers Toi pour nos péchés".
Il dit à la fin : (Wa nas'alouka bi manzilatihi 'indaka
wa haqqihi 'ilayka) ce qui signifie : "Et
nous Te demandons par son rang auprès de Toi et par son
degré (ou droit) vers Toi !
Dans le livre des réponses juridiques (Fatawa) de Chamsou d-Din Mouhammad
fils du père d'al-'Abbas Ramli (mort en 1004 h) en
marge de Al-Fatawa l- Koubra ( page 382) figure ce
qui suit :
Il fut interrogé à
propos de ce que font certains gens du commun lors
des épreuves qui disent : "Ô cheikh Untel,
ô Messager d'Allah !" et ce qui est
semblable à cela comme recherche du renfort par
les prophètes et les messagers, les saints, les
savants et les vertueux si cela est permis ou non
? D'autre part, les messagers, les prophètes, les
saints, les vertueux et les cheikhs peuvent-ils
secourir après leur mort ? Et qu'est ce qui
confirme cela ?
Il a répondu : "La recherche du renfort par
les prophètes, les messagers, les saints et les
vertueux peuvent être des renforts après leur
mort car le fait d'avoir des miracles pour les
prophètes et des prodiges pour les saints ne
s'interrompt pas à leur mort. En ce qui concerne
les prophètes, ils sont vivants dans leurs tombes
: ils accomplissent la prière et le pèlerinage
comme cela a été transmis par les nouvelles
rapportées. Ainsi le renfort de leur part est
pour eux un miracle. En ce qui concerne les
saints, c'est pour eux un prodige."
En effet, il est de la croyance des gens de vérité
qu'il advient aux saints, que ce soit
volontairement de leur part ou en dehors de leur
volonté, des choses extraordinaires que Allah
(exalté soit-Il !)
fait exister par leur cause.
Nourou d-Din 'Ali Al-Qari dans leur commentaire
de Al-Michkat a dit :
"Le Cheikh de nos cheikhs, le savant des grands savants spécialistes
Chamsou d-Din fils d'al-Jazri dans l'introduction
de son explication des Masabih, qu'il a appelée
Tas-hihou l-Masabih a dit : J'ai visité sa tombe
à Nayçabour (c'est-à-dire Mouslim fils d'al-Hajjaj
Al-Qouchayri) et j'ai lu une partie de
son ouvrage Sahih à titre de recherche de bonne nouvelle
et de bénédiction auprès de sa tombe. J'ai vu
les manifestations de la bénédiction et l'espoir
des demandes exaucées sur le lieu même où il
est enterré".
L'Imam Malik, (qu'Allah l'agrée !), a dit au calife
Al-Mansour lorsqu'il a effectué le Pèlerinage et
a visité la tombe du Prophète (صلى
الله
عليه
وسلم) et qu'il a interrogé Malik en lui
disant :
Ô
Abou 'Abdi l-Lah,
est-ce que je fais face à la Qiblah pour faire
des invocations ou est-ce que je fais face au
Messager d'Allah (صلى
الله
عليه
وسلم) ?
Il lui a dit : "Pourquoi
détournerais-tu de lui ton visage alors qu'il est
celui par le degré duquel ton père Adam et toi-même
vous invoquez Allah (exalté soit-Il !) ? Fais-lui face et
demande qu'il intercède pour toi, et qu'Allah
fasse qu'il intercède."
Note : Question que se
pose bon nombre de visiteurs à Médine. Les
Wahhabites ne permettent que se tourner vers la
Direction de la Prière (Qiblah).
Le Juge Qadi 'Iyad a mentionné ceci dans son livre
Ach-Chifa' et l'a rapporté avec une chaîne de
transmission sûre (sahih).
Hakim a rapporté que 'Oumar (qu'Allah l'agrée !)
a donné un discours aux gens et leur a dit :
Ô
gens, le Messager d'Allah considérait Al-'Abbas comme un fils considère
son père : Il l'honorait, le respectait et
respectait son serment; Alors prenez pour exemple
le Messager d'Allah (صلى
الله
عليه
وسلم) envers son oncle Al-Abbas et prenez-le pour faire
l'intercession (le tawassoul) à Allah pour tout ce qui vous
arrive."
Boukhari a rapporté que 'Oumar a fait le
tawassoul par Al-'Abbas en disant : «
Allahoumma inna natawassalou 'ilayka bi'ammi
nabiyyika fa sqina qala fayousqawn » ce qui
signifie : « Ô Allah
nous faisons le tawassoul à Toi par l'oncle de
notre Prophète. Donne-nous de la pluie ! ».
C'est ainsi qu'ils ont eu la pluie.
Certes, si 'Oumar a fait le tawassoul par Al-'Abbas après la mort du
Prophète (صلى
الله
عليه
وسلم), ce n'est
pas en raison de la mort du Messager (صلى
الله
عليه
وسلم) mais c'est
pour respecter le droit de sa parenté avec le
Prophète (صلى
الله
عليه
وسلم) (Allahoumma
'inna l-yawma 'atawajjahou bi 'ilayka limakani min
nabiyyik" ce qui signifie : Ô
Allah, les gens T'ont adressé leur invocation par
moi en raison de ma parenté avec Ton Prophète."
Zoubayr fils de Dhakkar a rapporté cela.
Par ailleurs le fait qu'une chose a été délaissée
n'est pas une preuve qu'elle est interdite comme
cela est décrété dans les livres des fondements
de la croyance. Le fait que 'Oumar a délaissé le
tawassoul par le Prophète (صلى
الله
عليه
وسلم) ne constitue pas une preuve que le tawassoul
est interdit autrement que par celui qui est
vivant et présent. En effet, le Prophète (صلى
الله
عليه
وسلم) a délaissé de
nombreuses choses permises. Est-ce que le fait
qu'il les a délaissées est une preuve de leur
interdiction ?
Le grand savant Mouhammad fils de 'Ahmad Mayyarah
Al-Malikiyy dans son livre Ad-Dourrou th-Thamin wa
l-Mawridou l-Ma'in, Charhou l-Mourchidi l-Mou'in 'ala
d-Darouriyyi min 'Ouloumi d-Din du Cheikh 'Abdou
l-Wahid fils de 'Achir Al-'Ansariyy Al-'Ach'ariyy
Al-Malikiyy (qu'Allah leur fasse à tous deux miséricorde
!) a dit :
Ô
Allah nous faisons
le tawassoul par le degré -al-jah- de la plus aimée
des créatures, celle qui a selon Ton jugement le
plus éminent degré, notre maître et notre Prophète
Mouhammad (صلى
الله
عليه
وسلم) et par le
degré –al-jah- de tous les prophètes, les
messagers, les gens de la bataille de Badr, tous
les saints les saints hautement véridiques, les
martyrs et les vertueux, de ne pas laisser un seul
péché sans que Tu le pardonnes, un tourment sans
que Tu nous en dégage, un défaut sans que Tu le
caches, une dette sans que Tu nous en acquittes,
un ennemi sans que Tu nous préserves de son mal,
un malade sans que Tu le satisfasses, ô Toi le
plus Miséricordieux des miséricordieux, ô
Seigneur des mondes !"
Le fils de 'Achir, l'Imam, le Cheikh 'Abdou
l-Wahid Al-'Ansariyy Al-'Ach'ariyy Al- Malikiyy, (qu'Allah
lui fasse miséricorde !) a dit :
"Je demande
toujours l'utilité par Lui de la part de
notre Seigneur, par le degré -al-jah- du Maître
des gens."
Le Hafifh (Mémorisateur) le fils de Hajar Al-'Asqalani a dit dans
l'un de ses poèmes appelé Nayyiratou s-Sab' :
"Ô mon maître ,
ô Messager d'Allah mes poèmes sont honorés par
des éloges composés en ton honneur."
Souyouti a dit dans le livre Al-Khasa'isou
l-Koubra, chapitre la vie du Prophète (صلى
الله
عليه
وسلم) dans sa tombe et la prière qu'il
accomplit.
Abou Ya'la a rapporté d'après Abou Hourayrah
qu'il a dit : "J'ai entendu le Messager d'Allah
(صلى
الله
عليه
وسلم) dire ce
qui signifie : "Par
Celui qui détient mon âme par Sa toute puissance
, 'Iça (Jésus) fils de Marie redescendra sur terre et
lorsqu'il se tiendra auprès de ma tombe et qu'il
dira : ô Mouhammad, je lui répondrai."
Le Cheikh 'Abdou l-Lah fils de Mouhammad fils de
Siddiq Al-Ghoummariyy Al-Haçaniyy, (qu'Allah
lui fasse miséricorde !) a dit dans son livre appelé
'Irghamou l-Moubtadi'i l-Ghabiyy bi Jawazi
t-Tawassouli bi n-Nabiyy, ce qui suit :
"Le
tawassoul, la demande du renfort, la demande de
l'intercession par le maître des gens, notre
prophète Mouhammad (صلى
الله
عليه
وسلم) le flambeau irradiant les ténèbres, tout
cela fait partie des bonnes choses recommandées
et particulièrement lors des épreuves. C'est sur
cette voie qu'ont avancé les Savants (religieux) qui œuvrent
pour la religion, les saints, qui s'occupent
d'adorations, les maîtres spécialistes de la
Parole (leu hadith), les Imams qui nous ont précédés, comme
l'a dit Soubki, d'après ce qu'a rapporté
l'auteur de Faydou l-Qadir : Et il est bien de
faire le tawassoul, la demande du renfort, la
demande de l'aide, la demande de l'intercession
par le Prophète (صلى
الله
عليه
وسلم) à son Seigneur. Personne parmi
les gens du Salaf ni du Khalaf n'a renié
cela".
Voilà donc toutes ces paroles qui comportent la
croyance des gens de la Tradition et du Groupe
(des Savants) (Ahlou s-Sounnah wa l-Jama'ah) à propos
du caractère permis du tawassoul par les prophètes
et les saints, des paroles qui réfutent la
croyance de ceux qui prétendent mensongèrement
faire partie du Salaf. Ce sont des paroles qui
mettent en évidence la croyance des 'Ach'arites
et des Matouridites, qui est la croyance des
compagnons et de ceux qui les ont suivis
correctement, qu'ils fassent partie des gens du
Salaf ou du Khalaf.
En résumé, le tawassoul n'est en rien une
adoration d'autre que Dieu mais n'est qu'une
recherche des causes par lesquelles on espère
l'exaucement de la part du Tout-Puissant. La
preuve du Coran étant Sa parole (exalté soit-Il
!) qui
signifie : Ô vous qui avez cru, craignez Allah
et recherchez pour Son agrément les causes par
lesquelles on fait le tawassoul".
Aucun savant des gens de la Tradition (Ahlou
Sounnah) n'a renié le
tawassoul. le fils de (Ibnou) Taymiyah a été le
premier à poser des restrictions qui ne font pas
partie de la religion (à savoir qu'il serait une
condition que la personne par laquelle on fait le
tawassoul soit vivante et présente sur le lieu où
est fait le tawassoul). Par cette innovation, il a
interdit ce qu'Allah n'a pas interdit ni Son
Messager, ceci a été largement démontré par
les preuves que nous avons présentées.
L'interdiction du tawassoul par les wahhabites et
leurs soutiens n'est finalement qu'un vaste
entreprise destinée à priver les croyants soumis
de la
bénédiction des prophètes et des saints et
destinée à faire passer l'ensemble des croyants
soumis pour des mécréants.
Et Allah sait plus que tout autre !
Parler de la sollicitation des Prophètes.
Il est permis de faire l'intermédiaire (le tawassoul) par les prophètes selon l'unanimité des Savants religieux. Le tawassoul, c'est demander à avoir un profit ou à repousser une nuisance par la mention du nom d'un prophète ou d'un saint par honneur pour celui par qui on fait le tawassoul, tout en croyant que c'est Allah qui crée le profit et la nuisance. Allah (exalté soit-Il !) a dit :

Ce qui signifie : « Ho les croyants ! Craignez Allah, et chercher un moyen (ou encore : un intermédiaire pour accéder à Lui ; et luttez dans Son sentier. Peut-être serez-vous gagnants ! ». (Coran V 35).
الوسيلة : l'intermédiaire.
La Parole (le hadith) : le Messager a enseigné à l'homme aveugle de faire le tawassoul, d'invoquer Allah par le degré du Prophète. L'aveugle l'ayant fait, Allah a rendu la vue à cet aveugle. Ceci a été rapporté par Tabarani qui a jugé sûr cette parole (hadith).
Parler la sollicitation par les saints.
Il est permis de faire le tawassoul par les saints et on ne connaît personne qui ait contredit à ce sujet et qui fasse partie des gens de la vérité, que ce soit parmi les gens du Salaf ou du Khalaf.
La Parole (le hadith) : Boukhari a rapporté que 'Oumar a fait le tawassoul par 'Abbas en disant :
اللهم إنا توسلنا إليك بعمّ نبيّك فاسقنا . قال فيسقون
« O Allah nous faisons le tawassoul à/vers Toi par l'oncle de notre Prophète. Donne-nous donc de la pluie ! ». C'est ainsi qu'ils ont eu la pluie.
Quelle est la preuve du caractère permis du tabarrouk – la recherche des bénédictions – ?
La recherche des bénédictions de Prophètes est permise. Pour preuve :
Allah (exalté soit-Il !) de révéler et concernant le Prophète Joseph (Youssouf) fils de Jacob (sur eux la Paix !) :

Ce qui signifie : « Allez avec ma tunique (qamiç)
que voici, puis jetez-la sur le visage de mon
père : il viendra voyant. » (Coran XII 93).
Rappel
: A noter
que le Prophète Jacob (sur lui la Paix !)
n'était pas atteint de cécité. Comme un père,
il du affronter dans la douleur la séparation de
Youssof puis celle de Benjamin. Ses yeux étaient
emplis de larmes, son cœur de tristesse... Mais
en aucun moment il perdra la vue.
La Parole (hadith) :
الرسول قسم شعره بين الناس ليتبركوا به
Ce qui signifie : « Le Messager a partagé ses
cheveux et les a fait distribuer aux gens afin
qu'ils en recherchent les bénédictions ». (Transmis par
Boukhari et Mouslim).
De
quoi contredire les détracteurs de la
Religion.
Note : Nous savons tous que certaines personnes de notre Communauté, certaines personnes sectaires, ont une sainte horreur de ces choses. Leur aversion est connue. Sous prétexte d'informer, de guider, de mettre en garde contre les innovations, elles enseignent, au contraire, le doute sur les Croyances des gens de l'Islam traditionnel. Aussi tout ce qui concerne les Prophètes, les Savants pieux et les Saints, est à prendre au conditionnel avec eux. Elles aiment vous entretenir des défauts de ces gens, Des paroles qu'elles auraient dites, écrites, enfin des défauts de la Communauté. Et ceci en permanence. D'où l'importance de ne pas fréquenter ces gens-là, et surtout de ne pas s'asseoir avec eux, dans leurs réunions Perte de temps, de foi.
Quel est le jugement de celui qui appelle un prophète ou un saint en leur absence ? Et quel est le jugement de demander au saint et au prophète quelque chose qu'il n'est pas habituel de demander ?
Ceci est permis car le simple fait d'appeler ou
de demander une chose inhabituelle ne constitue
pas une adoration pour autre qu'Allah. Ce n'est
pas le simple fait de dire : « O Jilani » (1) qui
est une association à Allah.
(1)
entendre : Abdel Kader Djilani, un grand saint de
l'Islam (Irak). Le fils de Taymiya, à l'origine,
faisait partie de sa confrérie. Parmi les saints
de l'Islam, le fils de Taymiya les attaquera tous,
excepté son maître : Abdel Kader Djilani
(qu'Allah lui fasse miséricorde !). Pour avoir
attaqué Ses saints, il lui sera écrit qu'il
donne à son divin Créateur un "lieu" (djihah).
Aussi prétendra-t-il que son Seigneur s'est assis
sur Son
trône, etc. Et Allah est plus Savant !
En effet, il a été confirmé que Bilal fils de
Harith Al-Mouzani était venu auprès de la
tombe du Messager (صلى
الله
عليه
وسلم) durant l'année de la sécheresse
(ar-ramadah) au temps du califat de 'Oumar, et
qu'il avait dit : « O Messager d'Allah, demande
la pluie pour ta communauté, ils risquent de périr
». Ceci a été rapporté par Bayhaqi et
d'autres.
'Oumar ne l'a pas renié à Bilal fils de
Harith ni personne d'autre que 'Oumar, tous l'ont
au contraire approuvé.
Note : Les
gens de la Réforme veulent coûte que coûte se
démarquer des gens de l'Islam traditionnel. Pour
bon nombre d'entre eux cela est peut-être vrai,
mais c'est là une pratique d'Omar et d'autres,
non une pratique du prophète lui-même. D'où
leur réserve d'accepter certains faits et gestes
des Compagnons et Anciens personnages de la
Communauté. A les entendre, ils seraient les
seuls gens suivant à la lettre le Coran et la
Tradition, les seuls gens aimants véritablement
le Messager de l'Islam ! Ce que peu de gens croient
réellement.
Allah (exalté soit-Il !) a dit :

Ce qui signifie : « Si, ayant été injustes envers eux-mêmes, ils venaient auprès de toi pour demander le pardon à Allah, et le Messager demandait le pardon pour eux, ils sauraient qu'Allah est Celui Qui accepte le repentir et Qui fait miséricorde ». (Coran IV 64).
La Parole (le hadith) : Le fils de 'Oumar a dit :
(ya Mouhammad)
Ce qui signifie : « O Mouhammad » lorsque sa jambe s'était presque paralysée. Ceci est rapporté par Boukhari dans son livre Al-'Adabou l-Moufrad.
Note : Parole (ya Mohammad !) qui ne convient pas à toute personne se réclamant du Wahhabisme, Salafisme et autre. Invoquer, comme ici, un autre qu'Allah est un acte de mécréance ! D'où leur aversion contre toute personne qui prononce le nom d'un prophète, un saint... Et surtout ne retiennent pas les paroles comme vraies, comme ici celle du fils de 'Oumar (qu'Allah les agrée !).
Expliquer la signification de al-istighathah et de al-isti'anah avec les preuves.
Al-istighathah, c'est la demande du secours en cas de difficulté et al-isti'anah, c'est la demande d'aide mais dans un sens plus général et plus global. Allah (exalté soit-Il !) a dit :

Ce qui signifie : « Recherchez l'aide par la
patience et la prière ». (Coran II
45)
La Parole (le hadith) : le Messager d'Allah (صلى
الله
عليه
وسلم) a dit :
تدنو الشمس من رءوس الناس يوم القيامة فبينما هم كذلك اذ استغاثوا بآدم
Ce qui signifie : « Le soleil se rapprochera de la tête des gens au jour du Jugement. Tandis qu'ils seront ainsi, ils rechercheront le secours auprès de Adam ». (Transmis par Boukhari) Il y a en cela une preuve que al-isti'anah, la demande d'aide à autre qu'Allah, est une chose qui est permise, en ayant seulement la croyance que nul ne porte nuisance ni profit en réalité si ce n'est Allah.
Les gens de l'Islam traditionnel des mécréants, associateurs, innovateurs, pécheurs, gens de la Bible, Sabéens... ? L'attitude de gens hostiles qui ne reconnaissent pas, qui ne se reconnaissent pas, dans tout ce que nous venons de mentionner.
A entendre les
gens de la Réforme (Wahhabites,
Taymiyatites,
Salafites, Albanistes, certaines gens de
réclamant de ahl hadices, etc.), sans aucun doute
! Pourtant la vérité veut qu'il en soit pas
ainsi, et que tout ce qu'ils disent et prétendre,
n'a en fait qu'un seul but : semer le doute et la
zizanie entre les croyants. Mettre en doute la
croyance des Anciens, leurs propres croyances. Et
de ce fait prier derrière ces gens n'est pas
obligatoire, recommandable.
Le tawassoul ou le fait de se
recommander au divin Créateur, de Le solliciter
à la faveur de gens aimés de Lui, n'autorise pas
ces gens de nous dénigrer, de nous faire
ressembler aux pires des créatures, aux gens de
la Bible, aux associateurs, aux Sabéens. N'en
déplaise aux détracteurs de la Religion !
A ce sujet, à l'Imam Sénoussi
(qu'Allah lui fasse miséricorde !) d'écrire dans
ses Prolégomènes :
"Si
on considère le raisonnement spécieux (1) sur
lequel s'appuient les partisans de
l'Associationnisme de la Proximité,
on voit qu'il ne justifie pas le culte d'un autre
objet que Dieu ; il
autoriserait seulement à se rapprocher du Roi par
l'intermédiaire de ceux qui sont en faveur auprès
de Lui, si l'on sait, d'ailleurs, que
le Roi autorise et agréé cette pratique ; et la Loi
permet précisément de se recommander (2) auprès
du Suzerain, le Béni, le Très-Haut et de
solliciter Ses générosités par l'intermédiaire
de Ses prophètes, de Ses messagers, de Ses anges,
de Ses saints, et principalement de la meilleure
de Ses créatures, du médiateur agréé par Lui,
c'est-à-dire notre seigneur et maître Mohammad
(sur la Paix !). Mais ce raisonnement n'autorise
pas à penser que le
Roi a un Associé pris parmi ses principaux
esclaves, au point de faire de ces
derniers de véritables rois, de
leur donner, comme à lui, le nom de Roi,
et de les servir comme on le sert. Un Roi qui
apprendrait une chose semblable d'un de ses sujets
le ferait périr avec son complice, si ce dernier
s'y était prêté lui-même.
Tout cela démontre combien est
profonde, à tous les points de vue, l'aberration
et la faiblesse d'esprit des partisans de cet
associationnisme." (Explicit)
(1) Spécieux,
euse . Litt. Qui, sous une apparence de vérité,
est faux ou est destiné à tromper. Raisonnement
spécieux. (V. sophisme.)
(2) tawwassoul.
Un savant a dit:
« Il existe quatre
types d'homme:
Un homme ayant la science et sait qu'il la.
Celui-là, suivez-le.
Un homme qui a la science mais n'en n'est pas
conscient, c'est-à-dire qu'il délaisse la
science qu'il a appris, celui-là dit-il, il faut
le réveiller car il dort.
Un homme qui est ignorant mais conscient de
son ignorance, celui-là c'est quelqu'un qui
cherche le savoir, guidez-le.
Un homme qui est ignorant mais ne se rend pas
compte de son ignorance, celui-là c'est un
diable, méfiez-vous de lui. »
Que le Seigneur des mondes nous
guide tous dans ce qu'Il aime et agrée !


