Croyances

MONOTHÉISME, ASSOCIATIONNISME DE LA DISTINCTION. 

Selon les Écritures.

Au nom de DIEU, ALLAHA,
Le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux !

Louange à Allah, Seigneur des mondes, Prière et Paix sur Ses messagers et Ses prophètes, et sur tous ceux qui suivent Sa guidée !


L'Associationnisme de la Distinction.
Triade, trinité, trithéisme...

(شرك التبعيض)


   Point de divinité[1] excepté Allah[2] le Très Haut. Que les meilleures salutations[3] soient sur les prophètes et messagers divins dont le Sceau de la Prophétie[4].

   L’Imam Sénoussi (que Dieu lui fasse miséricorde !) a dit :

   2°) l'Associationnisme de la « Distinction »[5], d'après lequel Dieu (exalté soit-Il !) est "composé" de plusieurs divinités : telle  l'Associationnisme des Nazaréniens[6] !

   Exposé :

   L’Imam Sénoussi (que Dieu lui fasse miséricorde !) a dit : Quant aux Nazaréniens, que Dieu les détruise, voyant que les faits du monde visible, tels la germination des graines, la fructification, etc., sont subordonnés à l'intervention de plusieurs agents, disent que Dieu (exalté soit-Il !) est composé de trois hypostases[7], qui sont l'existence, l'intelligence et la vie ! Ils ajoutent que ces trois hypostases[8] sont trois dieux[9], tout en étant des attributs ! Enfin, ils prétendent, malgré cela, que les trois hypostases réunies forment une divinité unique, de sorte qu'ils joignent deux choses contradictoires, "l'Unité et la Pluralité ". De plus, ils font de "l'Essence divine" un composé de modes ou d'images et de conceptions abstraites", qui n'existent que dans l'imagination, ce qu'aucun être doué d'intelligence et de raison ne saurait admettre !

   Ils prétendent encore que l'hypostase de l'intelligence[10], qu'ils nomment le "verbe"[11] (الكَلِمَة), s'est identifiée (soit incarnée)[12] avec la nature humaine, c'est-à-dire avec le "corps"[13] de Ichoua (Jésus)[14], [le fils de Marie[15], de la vierge pure, fille d'Imran[16]], qui est devenu [ensuite] une divinité ! Cette incarnation est expliquée de différentes manières. Les uns prétendent que le "verbe" s'est attaché au corps d'Ichoua (Jésus) (sur lui la Paix !) comme l'accident s'attache à la substance[17] ; d'où il faudrait conclure nécessairement qu'il est séparé de l’essence de la substance (جوهر), qui est formée, d'après eux, de l'union des trois hypostases(الأقانيم), tandis qu'ils affirment, au contraire, que la divinité s'est  incarnée en Ichoua (sur lui la Paix !) sans se séparer de l’essence[18] de la substance. Or, il est évident qu'un attribut unique ne peut reposer sur deux substances différentes.
   — D'autres veulent que cette incarnation soit comme un mélange, une combinaison, semblable au mélange du  vin et de  l'eau, ou autres liquides analogues. Or, comment concevoir un mélange physique, qui est le propre des corps matériels, à l'égard du verbe, qui est un attribut et qui n'est même, pour les Nazaréniens, qu'un mode particulier de l'Essence divine éternelle (ذات الأزلية). D'autres, enfin, expliquent l'incarnation, en disant que le verbe s'est imprimé dans le corps d’Ichoua (Jésus) (sur lui la Paix !) comme la forme d'une gravure sur la cire. Or, il est manifeste que la gravure d'un objet ne s'incorpore pas au corps sur lequel elle est estampée; ce qui s'incorpore à ce corps, c'est seulement l'image de la gravure.
   Que l'on juge, par là, combien cette sotte doctrine des Nazaréniens est vile el méprisable. C'est une théorie incompréhensible[19].
   Les Nazaréniens sont, d'ailleurs, de toutes les sectes religieuses, la plus abjecte et la moins intelligente, et il est difficile à de pareilles gens de saisir la notion réelle des choses.

   Voici, à ce propos, ce que raconte l’Imam Fakhr Eddin Khâzi (فخرالدين الرازى ) :

   « Ayant engagé une discussion avec un de leurs savants, je le trouvai d'une extrême ignorance en matière de raisonnement. Je lui enseignai, pour l'utiliser dans la discussion, une seule règle, à savoir que : quand la preuve existe, il s'ensuit nécessairement que la chose prouvée existe également, mais que l'absence de la preuve n'entraîne pas nécessairement l'absence de la chose à prouver. Par exemple, la contingence du monde est une preuve de l'existence de Dieu ; de ce que cette contingence existe, il s'ensuit que Dieu existe aussi ; mais si la contingence, c'est-à-dire la preuve, n'existait pas, il n'en résulterait nullement que Dieu n'existe pas ; en effet, la contingence a été inexistante dans l'éternité du passé, tandis que l’existence de Dieu est nécessaire dans l'éternité du passé et de l'avenir. — Le Nazarénien en eut de la peine à comprend cette règle ; je ne me rebutai pas, et il finit par la saisir et par en reconnaître l'exactitude. Je lui dis alors : Pour quelle raison particulière affirmez vous que l’hypostase de l'intelligence s'est incarnée en Ichoua (Jésus) (sur lui la Paix !), au point d'en faire un dieu. — C'est, dit-il, en raison des miracles qu'il a opérés, résurrection des morts et autres faits analogues qui ne peuvent émaner que d'une divinité. — Vous êtes donc obligés, répondis-je, de proclamer aussi la divinité de Moïse, puisqu'il a donné la vie à un bâton qu'il a transformé en un serpent énorme ; puisqu'il a fendu la mer, qui s'est séparée en montagnes élevées[20], et qu'il a accompli d'autres prodiges, desquels on peut affirmer qu'ils ne sont aucunement l'oeuvre des hommes. — Le Nazarénien voulut nier cette conclusion. — Mais je lui fis observer qu'il avait concédé que l'existence de la preuve entraînait forcément l'existence de la chose à prouver ; que ce qui constituait pour eux la preuve de la divinité d’Ichoua (Jésus) (sur lui la Paix !) se trouvait également dans Moïse (sur lui la Paix !), qui devait, par conséquent, être dieu comme lui, la preuve ne pouvant exister sans la chose prouvée.
   « Je lui demandai ensuite : est-ce que vous admettez que nous[21] et ces vils animaux, tels que les scarabées, etc., nous soyons des dieux ? — Je ne l'admets pas, répondit-il, parce que la preuve de la divinité n'existe pas en eux. — Comment ! lui répliquai-je, n'avez-vous pas concédé que l'absence de la preuve n'entraîne pas forcément l'absence de la chose à prouver ? Ces animaux, d'après votre théorie, sont peut-être réellement des dieux, dont la divinité ne s'est pas révélée à vous par une preuve. — Le mécréant demeura interloqué. Dieu ne dirige point le peuple prévaricateur. (Coran II 258.) » [Explicit].     (à suivre)

   Que le Seigneur des mondes nous guide tous dans ce qu’Il aime et agrée !


[1] Le Créateur des cieux et de la terre est donc la seule et véritable divinité qu’on adore et qu’on se doit d’adorer véritablement.
[2] En langue arabe, Allah. En hébreu, ïl. Nom divin, il est employé couramment pour les gens de l’Évangile de langue arabe. En français, le terme Dieu est compris généralement, non comme un Nom divin, mais plutôt comme signifiant l’Etre-Suprême, le Créateur et Maître de l’Univers.
[3] Formules d’eulogies comme : que Dieu prie sur lui, l’agrée, lui fasse miséricorde, etc., formules propres à  l’Islam traditionnel. Les exégètes interprètent la « prière » divine comme étant un octroi de Sa miséricorde et la « prière » angélique comme une demande de pardon pour les créatures. 
[4] Soit : Ahmad-Mohammad, fils d’Abd Allah, (...) fils d’Ismaël, fils d’Abraham  (sur eux la Paix !). Pour l’Islam traditionnel, il est le Sceau de la Prophétie, le Sceau des prophètes et messagers divins.
[5] En arabe, tab'id (avec un dâd), division, se fractionner. 2. hérésie enseignée par Paul au monde biblique. N’est pas une croyance enseignée par le fils de Marie non plus le fils de Zacharie (sur eux la Paix !), non plus par Marie et les Douze.    
   Voir notamment dans la Bible, le Livre des Actes et les lettres dites de Paul, soit ses prétendues lettres aux églises (aux communautés) nazaréniennes de son époque. Il fallut, ensuite, plus de quatre siècles de réflexion, dit-on, de discutions, de controverses, de luttes, de conflits sanglants voir de guerres civiles entre les gens de l’Évangile pour que, en 451, le concile de Chalcédoine finisse par imposer, pour l’ensemble du monde évangélique, la formule définitive du dogme de l’Incarnation : « En Jésus, une seule personne divine, à savoir la seconde personne de la Sainte-Trinité, a revêtu deux natures, la nature divine et la nature humaine. » Dès lors, la mort (présumée) de Jésus sur la croix était à la fois, dit-on encore, un acte de Dieu et un acte d’une libre volonté humaine (?!). La formulation adéquate trouvée, certaines sectes nazaréniennes l’adoptèrent définitivement. Eutychès, hérésiarque byzantin, ayant combattu la doctrine de Nestorius, professa une version opposée, le monophysisme (le Messie ainsi incarné n’aurait plus alors qu’une seule nature, la divine.) Condamné en 448, il fut réhabilité lors du « brigandage d’Éphèse » (449), mais définitivement condamné au concile de Chalcédoine (451). Les habitants de l’Égypte, les Coptes de confession nazarénienne se réclament, eux, de ce dogme. Ils suivent donc, eux aussi, les gens du paganisme. Le monophysisme, dit-on, resta vivant au Châm (soit actuellement l’ensemble de la Palestine, la Syrie la Jordanie et le Liban), l’Égypte, surtout dans les milieux monastiques. Après que Sévère d’Antioche eut nuancé sa théologie, les sectes (ou églises) syriennes (Jacobite), arménienne, copte, éthiopienne persistèrent dans leur croyance du monophysisme.
   Selon les Témoins de Jéhovah (T.J.) : Pour montrer que la chrétienté a rejeté les enseignements de la Bible, examinons certaines de ses croyances. Par exemple, l’une de ses doctrines fondamentales est la Trinité, autrement dit un Dieu unique en trois personnes : le Père, le Fils et le Saint-Esprit, les trois étant coéternels et coégaux. Les théologiens de la chrétienté qualifient ce dogme de mystère. (V. Le temps de la vraie soumission à Dieu).
[6] Arabe, naçara (النصارى). Le terme : chrétien
s (المسيحيين), courant, n’est pas mentionné dans le Coran. Le premier voulant rappeler aux gens de l’Evangile leur origine. Le second voulant rappeler cette croyance ancienne du temps du fils de Marie (sur lui la Paix !) où les Fils d’Israël considéraient qu’on se doit d’adorer le Créateur mais en Christ ! Ce que réfutera le fils de Marie (sur lui la Paix !) (Coran V. 72. Comparer : Bible. Jn 20.17.). Paul, lui, reprendra à son compte les hérésies des Fils d’Israël et des Yéhudim de l’époque. But de l’opération : égarer les gens de l’Évangile et les perdre dans ce monde et dans l’Autre !
[7] Mais, dira-t-on, qu'est-ce qui autorise Plotin à parler ici d'hypostases pour l'Erôs et le logos, alors qu'il n'admet que trois hypostases fondamentales l'Un, l'Intelligence, l'Ame dont la première d'ailleurs, en tant que fondement sans fond manifeste une subsistance d'un autre type ? Ces hypostases sont-elles différentes des hypostases principales ?
   Il est vrai que le terme "hypostase" est souvent employé dans les Ennéades, pour signifier une "subsistance" quelconque au point que certains le traduisent par "existence"… (Op. cit.).  
[8] En grec : base, fondement. Objectivation ou personnification de concepts, de propriétés ou d’attributs d’une divinité. Selon Thomas, dans un opuscule intitulé Lettre au Chantre d’Antioche : Ces trois Personnes ne sont pas diverses quant à l’essence, car de même qu’à l’« esse » de Dieu appartient de connaître (intelliger) et d’aimer, ainsi son Verbe et son amour « sont » l’essence elle-même de Dieu... Tout ce qui est dit de Dieu absolument, n’est rien d’autre que l’essence de Dieu...
   Dieu est grand, puissant, bon, non pas d’une façon accidentelle, mais par essence. Les trois Hypostases ne sont point distinctes par quelque chose d’absolu, mais seulement par des relations qui proviennent de la procession du Verbe et de l’Amour (i. e. de l’Esprit-Saint).
   Dans les trois Personnes divines, on ne peut voir trois divinités différentes numériquement, mais nécessairement une Déité simple ; de même que l’essence du Verbe et de l’Amour en Dieu, n’est pas différente de l’essence de Dieu, ainsi, nous ne confessons pas trois dieux mais nous disons que Dieu en trois Personnes est Un et simple. (Opusculum II, De rationibus fidei ad Cantorem Antiochenum. Ed. Vivès, t. XXVIII, pp. 128-144).
   Le dénommé Thomas n’essaiera de convaincre en fait que lui-même et ses adeptes. Qui peut croire à de telles croyances ?
   Autre : Substance. — Ce fut la base de la philosophie néo-platonicienne ou Alexandrine. — Pour Plotin, il y a trois hypostases archiques (i. e. premières) : l'Un, qui est ; l'Intelligence, qui renferme les idées au sens platonicien ; et l'Ame qui produit le monde sensible : « L'hypostase naît quand la puissance émanée de l'Un se recueille en quelque sorte sur elle-même et se fixe ». (Bréhier.) — Pour les théologiens grecs du ive s., il y a trois hypostases divines, le Père, le Fils et le Saint-Esprit, et une seule substance. (devoir-de-philosophie.com)
   Grecs et Latins ont chacun leur propre définition sur ce vocable. Monde de l’Évangile : Grecs = orthodoxes ; Latins = catholiques.
   Autre : Du grec hupostasis, ce qui est en dessous, au fond, d'où le sens de dépôt (Aristote), de fondement, de structure, de réalité par opposition à quelque fruit de l'imagination (Aristote). Le terme n'acquiert de sens philosophique que tardivement. L'Épître aux Hébreux, où Jésus-Christ est dit « empreinte de l'hypostase du Père », est la première attestation d'un usage philosophique ambiant. On remarquera que le terme peut désigner des réalités fort différentes, des choses matérielles (par exemple les corps célestes dans l'anonyme stoïcien Du monde) aux réalités participant à quelque statut extra-matériel (formes subsistantes). C'est chez Plotin (205-271) et chez les néo-platoniciens que le terme s'affirme pour désigner chacun des trois stades d'un univers hiérarchisé selon sa plus ou moins effective appartenance à l'Un absolu, première hypostase. L'Intellect (Noûs), deuxième hypostase, émane de l'Un et donne naissance à l'Ame du monde (Psychè), troisième hypostase, de toutes la plus éloignée de la pure unité, puisque animant le cosmos elle a commerce avec la matière, force négative de multiplication, de dispersion, véritable contre-hypostase, incapable, de soi, de s'unifier jamais. La Psychè, au niveau du monde humain, constitue par sa présence et par son mouvement ascendant l'amorce d'une conversion du sujet humain vers l'unité qui le sauve. Le christianisme puisera dans ces spéculations, qu'il accordera à ses exigences propres et notamment à ses ascendances bibliques, pour élaborer le langage de ses mystères et forger les concepts de sa dogmatique : une seule nature (ousia) en trois hypostases, Père, Fils, Esprit ; la deuxième assumant, du fait de l'Incarnation, de l'union dite hypostatique, les deux natures, divine et humaine. Lucien JERPHAGNON (universalis.fr).
[9] Soit, Dieu + le fils de Marie + le saint esprit. Notons que : le Père ou le Seigneur est un des noms de Dieu dans les langues anciennes comme le syriaque, l'araméen, etc. Et Dieu est plus Savant !
[10] Intelligence pour les Philosophes anciens et les Trithéistes, science pour les Monothéistes. Intelligence : du latin intelligere, « comprendre ». Terme voisin pour les philosophes : entendement. Rarement utilisé aujourd’hui, le terme entendement a longtemps désigné, dans le vocabulaire philosophique, la faculté de connaître et de comprendre par l’intelligence, par opposition à la sensibilité.
[11] Ou le Logos.
Étymologiquement : terme grec, signifiant à la fois « discours », « raison » ou « raisonnement », « rapport ».
   Souvent conservé sous sa forme grecque, même dans les traductions françaises, le mot logos renvoie à des concepts centraux de la philosophie grecque et de la tradition judéo-chrétienne. Il désigne tantôt le discours argumentatif vérifiable par opposition au mythe (Platon), tantôt le principe divin ou « raison suprême » du monde (stoïciens, Plotin), tantôt la parole divine originelle (le fils de Dieu, ou verbe, dans le catholicisme). (V. Pratique de la Philosophie de A à Z. Hatier). Pour nous, le fils de Marie est étranger au terme "logos" et à toutes autres significations de la "christologie" biblique. Le prétendre, n’est-ce pas faire de lui un être rattaché à la Philosophie ?
[12] En arabe : ittahâd. Sens : unir à…   
   En fait, la notion d’Incarnation, telle qu’elle est comprise et enseignée par le monde de l’Évangile, et contrairement à leurs croyances, ne laisse pas intact le dogme de l’unité de Dieu, de Sa transcendance et de Son unicité. Nous, nous confessons et attestons au contraire que le Seigneur des mondes est Un dans Son essence, dans Son royaume, dans Ses attributs et dans Ses activités. De plus, des paroles de gens comme le dénommé Thomas, ne saurait nous convaincre d’avantage. Qu’on en juge :
   « Lorsque nous disons que Dieu s’est fait homme, il ne faut pas croire que Dieu s’est transformé (convertatur) en homme. La nature de Dieu est immuable... mais elle peut, d’une certaine façon s’unir à la nature humaine, en vertu de sa puissance... Dans l’union de Dieu avec la créature, la Déité n’est pas réduite à la nature humaine, mais celle-ci (assumitur) par Dieu, non pas qu’elle soit changée en Dieu, mais cela se passe comme si elle adhérait à Dieu... La nature de Dieu, étant parfaite, rien ne peut lui être ajouté... Après l’union [de Dieu avec la nature humaine en la personne du Christ] les deux natures restent distinctes, quant à leurs propriétés. (S. Th. Op. II De rationibus fidei). (!!!).
   Nous dirons : Ce n'est pas l'avis de ses frères du monophysisme, lesquels se fondent sur l'idée de la divinité absolue du Messie, la nature divine absorbant sa nature humaine. Le dénommé Thomas, comme d'ailleurs l'ensemble de ses frères en religion, semble avoir beaucoup de mal à faire la différence entre deux termes bien distincts : Créateur et créature. Pour nous, et contrairement aux gens de l'Évangile, certaines choses sont impossibles à Dieu (exalté soit-Il !). Car le fait de boire, manger, dormir, se marier, avoir une progéniture, ou avoir un corps de chair, de pierre, en métal, mourir, ressusciter, voler, mentir, tromper, etc., n'est en fait que le propre des créatures et non celui du divin Créateur. De plus, et contrairement aux prétentions de certaines religions dont la mythologie, le Seigneur des mondes ne peut en aucun cas se manifester, apparaître, se métamorphoser en une sorte d’animal ou d’humain ou d'ange ou de génie ou sous une toute autre forme. Le croire, n’est-ce pas Le faire menteur ? Le dégrader ? L’abaisser au niveau de Sa créature ? Mésestimer Sa toute-puissance ? Sa capacité, Sa force et Sa volonté ? Non, les gens de l'Évangile en parlant ainsi de leur Créateur, ne peuvent prétendre 1°) L'estimer comme il se mérite, 2°) connaître le sens exact de Sa toute puissance.  
[13] Rappelons qu’il est interdit de dire : le "corps de Dieu" ! Celui-ci n’ayant aucun corps humain, spirituel ou autre. Le vocable ‘corps’ étant un vocable propre aux choses créées.
[14] Francisé, Jésus. En arabe, Is(s)a, avec un seul s, ou ‘Iça. Pour les gens de l'Évangile de langue arabe : Yasoua’. Selon les grammairiens Issa-Ichoua-Jésus, signifie : en arabe, sayid, en hébreu, adôn, en français, seigneur. Selon la Bible (TOB), signifie : Seigneur est (ou donne) le salut.
[15] On dira toujours, dans l’Islam traditionnel, ainsi. Noter que fils ici ne s’écrira jamais avec un  « f » majuscule. Ceci pour bien nous différencier des gens de l’Évangile.
[16] En arabe, I’mrân, en hébreu, Amran. Amran, dans la Bible (Exode 6 18-20) est le père de Moïse et d’Aaron (Haroun) (sur eux la Paix !). C’est aussi, pour nous, le nom du père de Marie. Dans les livres apocryphes, des gens de l’Évangile, le père de Marie s’appellerait plutôt Joachim.
[17] En philosophie : la substance : ce qu’il a de permanent dans les choses qui changent, la réalité au sens véritable, sans laquelle aucune chose ne pourrait avoir qualité, quantité, etc.
[18] Les Trithéistes (trinitaires, gens de la Trinité) ne font aucune sorte de différence entre ces deux mots : substance et essence. Ainsi dans certaines de leurs sectes, nous parle-t-on, pour le fils de Marie ; d'être consubstantiel avec Dieu ! Ce que l’Islam traditionnel réfute absolument et catégoriquement. Pour la Divinité, en effet, il nous faut toujours parler de l’essence divine (ذات الأزلية) ; pour la créature, le terme ‘substance’ (جوهر) est, lui, plus adéquate. Ceci afin d’éviter toute sorte de confusion entre vocables "essence" et "substance". L'emploi du vocable 'essence' reste toutefois permis dans les deux cas pour la créature, toutefois en parlant du Créateur, on se devra de l’écrire avec un "E" majuscule. Politesse oblige !
[19] Pour bon nombre de gens d’ailleurs, le Christianisme (de Paul) est une religion illogique ! Tant certaines croyances n’ont ni queue ni tête !
[20] Soit : se partager en douze parties (et non deux simplement – voir Bible).
[21] Certaines religions dont les gens de la Kabbale, gens du monde toranique, admettent qu’une parcelle de la Divinité existe bel et bien en eux ! Et qu’au Jour des Comptes, ils seront ‘comme’ le NOM !



Point de divinité, de dieu que Dieu !
« Vulnerant omnes, ultima necat. »
Nous ne le dirons jamais assez.
Explicit totus liber.

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18/05/13 .

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