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La Philosophie dans l'Antiquité appartenait
à celui qui étudiait la nature. Au XVIIIe, les partisans des "lumières"
ne s'en réclameront-ils pas ? Alors qu'ils étaient eux-mêmes des morts
ambulants. Gens de l'Obscurantisme, suppôts du diable banni. Mais à les
entendre... A notre époque, n'est-elle pas perçue, au sein du monde biblique
(croyants & incroyants) comme remplacement de tout ce qui touche,
de près ou de loin, à la Religion...
La
Philosophie.
La Controverse.
Depuis la
fin de la religion en France, c’est la Philosophie qui est devenue
la Reine de la vie publique des gens de la Bible. N'occupe-t-elle pas
une place centrale à l’Ecole pour le futur bachelier ?
Sens.
Selon Lambros
Couloubaritsis : Le terme "philosophie" est attribué à une
Ecole, précède celui de "philosophie", thématisé surtout par
Platon, l'adepte le plus prestigieux du pythagorisme. Héraclite Pontique,
un platonicien bien connu, aurait révélé du moins si l'on en croit Diogène
Laërce, Cicéron et Jamblique une parabole qui témoignerait en faveur
de la création par Pythagore du terme "philosophiqe".
Phytagore, est-il dit, fut le premier à s'appeler philosophe
; non seulement il employa un mot nouveau, mais il enseigna une doctrine
originale. Il vint de Phlionte ; Léon, admirant son esprit et son éloquence,
lui demanda quel art lui plaisait le plus. Mais lui, il répondit qu'il
ne connaissait pas d'art, qu'il était philosophe. S'étonnant de la nouveauté
du mot, Léon lui demanda quels étaient donc les philosophes et ce qui
les distinguaient des autres hommes" (tr. R. Joly). Pour toute
réponse, Pythagore énonce la parabole dite de "la panégyrie",
selon laquelle le passage de l'homme dans cette vie ressemble à ce qui
se passe dans les fêtes : les uns usent de leur force et viennent pour
la gloire, les autres font du commerce et viennent pour le gain, et
d'autres, enfin, viennent plutôt pour voir des sites, des œuvres d'art,
des exploits et entendre des discours vertueux. C'est à ces derniers
que ressemblent les philosophes, parce qu'ils ont reçu le privilège
d'observer les belles choses. Si on les appelle "philosophes"
et non "sages", c'est, dit Héraclide, "parce que personne
n'est sage si ce n'est Dieu". (Op. cit.
p. 59).
Les branches de la Philosophie.
l'Imam Ghazali,
le Persan (que Dieu lui fasse miséricorde !) a étudié de près la Philosophie.
A son époque, le monde islamique ne baignait-il pas dedans ? Platon
et Aristote ont d'ailleurs influencés nombre de sectes notamment du
Chiisme. Aussi, et selon lui, les branches de la Philosophies sont :
1°) les Mathématiques. Elles comprennent
: l'arithmétique, la géométrie et l'astronomie. Elles n'ont aucun rapport,
positif ou négatif avec les questions religieuses. Elles traitent plutôt
d'objets soumis à preuve, irréfutables une fois compris et connus. Mais
elles présentent un double risque.
a) Premier risque. L'étudiant en mathématiques est frappé
par cette exacte, par la force convaincante de ses preuves. Il étend
alors cette opinion à l'ensemble des disciplines philosophiques et généralise,
à leur avantage, la clarté et la solidité des preuves mathématiques.
Aussi, lorsqu'il entend reprocher aux mathématiciens d'être hérétiques,
négateurs, dédaigneux de la Révélation, il rejette les vérités admises
jusque-là par conformisme.
"Si la foi était vrai, se dira-t-il, comment ces savants
mathématiciens ne l'auraient pas reconnue ? Or on prétend qu'ils sont
hérétiques et irréligieux. La vérité consiste donc à rejeter et à nier
les croyances religieuses". Que de gens ont perdu la vraie foi
pour ce simple raisonnement.
On leur objectera la spécialisation du technicien. Le juriste,
le scolastique n'est pas nécessairement un bon médecin, et l'ignorant
en métaphysique ne l'est pas forcément en grammaire. Toute technique
a ses experts sans rivaux, ignorants et stupides dans d'autres domaines.
Les Mathématiques des Anciens sont fondées sur la preuve ; leur Théodicée,
sur la conjecture. Mais on ne peut le savoir que par l'expérience.
Malheureusement ces considérations échappent à ceux qui
ne tiennent leur foi que du conformisme. Au contraire, ils persistent
dans leur bonne opinion de toutes les disciplines philosophiques, poussés
qu'ils sont par la passion, l'ironie négatrice et le désir de jouer
aux beaux esprits.
Le risque est considérable. En conséquence, il convient
de blâmer les mathématiciens. Quoique sans rapport avec la religion,
les Mathématiques sont à la base des autres sciences. Celui qui les
étudie risque donc la contagion de leurs vices. Peu s'en occupent sans
échapper au danger de perdre la foi.
b) Deuxième risque. C'est celui qui provient du Soumis
ignorant. Pensant qu'il faut défendre la foi en rejetant toute "Philosophie",
il refuse toutes les sciences, allant jusqu'à nier leurs explications
des éclipses de soleil ou de lune, qu'il prétend contraires à la Révélation.
Ces propos, revenant aux oreilles d'un homme instruit par la preuve
apodictique, ne le font pas douter de celle-ci, mais des bases
de l'Islam, qu'il croit alors fondé sur l'ignorance et la méconnaissance
des preuves apodictiques.
Cela ne peut que l'ancrer dans son amour pour la Philosophie et la haine
de l'Islam.
Ceux qui croient défendre l'Islam en rejetant les sciences
philosophiques, lui causent, en réalité, le plus grand tort. La Révélation
n'a d'attitude ni affirmative, ni négative dans ce domaine, et ces sciences
ne s'opposent nullement à la religion.
Le Prophète Mohammad (sur Prière et Paix !) a dit : "le
soleil et la lune sont deux des signes divins. Ils ne s'éclipsent ni
pour la mort, ni pour la naissance de personne. Qu'en voyant cela, notre
recours soit dans l'invocation d'Allah et la prière". En quoi ces
paroles entraînent-elles le rejet de l'arithmétique, qui calcule la
marche du soleil et de la lune, leur conjonction ou leur opposition
? Citera-t-on ces propos apocryphes de Mohammad qui ne se trouvent pas
dans les recueils authentiques : "Lorsque Dieu apparaît, dans tout
son éclat, à quelque chose, celle-ci se soumet aussitôt" ?
Et voilà les deux risques que peuvent présenter les Mathématiques.
2°) la Logique. Elle n'a rien à voir avec
la foi, qu'elle n'approuve ni ne désavoue. Elle se borne à examiner
les méthodes, les arguments et les raisonnements par analogie ; les
conditions des prémisses de la preuve et les modalités de leur agencement
; celles de l'exacte définition et de la modalité de son ordonnance.
Pour elle, la connaissance se ramène, soit au concept (et cette affaire
de définition), soit au jugement de véridicité" (et c'est affaire
de preuve).
Rien de cela qui doive être rejeté. Chercheurs scolastiques
et spéculatifs s'en ont déjà servi. Les logiciens en se distinguent
d'eux que par leurs expressions, leur terminologie, et par leurs définitions
et leurs classifications plus approfondies. Exemple de leurs raisonnements
: "si l'on admet que tout A est B, il s'ensuit nécessairement qu'un
certain B est aussi A. Autrement dit : s'il est vrai que tout homme
est un animal, s'il s'ensuit nécessairement que certains animaux sont
hommes". C'est ce qu'ils expriment en disant qu'une affirmation
universelle est l'inverse d'une affirmation partielle.
Quel rapport y a-t-il entre cette logique et les questions
religieuses, qui permette de rejeter ou de condamner celle-là ? Condamnée,
elle produirait, chez les logiciens, une mauvaise opinion, d'abord de
la raison du contradicteur, et surtout de la religion apparemment fondée
sur cette condamnation.
Il est vrai qu'il y a quelque injustice, chez les logiciens,
à vouloir accumuler, en vue de la preuve, des conditions qu'ils savent
capables d'engendrer infailliblement la certitude. Pourtant, quand ils
s'en prennent aux questions religieuses, ils ne peuvent réaliser ces
conditions, qu'ils admettent alors avec la plus grande facilité. Ainsi,
un admirateur de la logique s'imaginera que les blasphèmes attribués
aux "Philosophes" reposent sur de solides preuves semblables.
Il optera aussitôt pour l'hérésie, avant même d'étudier la théodicée.
La logique n'est donc pas, elle-même, sans danger.
3°) Les Sciences naturelles. — Elles
traitent du monde céleste et de ses astres, ainsi que des corps simples
au-dessous d'eux, tels que l'eau, l'air, la terre et le feu, et des
corps composés (tels que les animaux, les végétaux et les minéraux).
Elles examinent aussi les causes de leurs variations
et de leurs mélanges, se comportant ainsi comme la médecine dans son
étude de l'anatomie des parties du corps et des causes du mélange des
humeurs.
Or, il n'appartient pas plus à la religion de rejeter les
sciences naturelles que la médecine (sauf pour quelques points mentionnés
dans notre traité de "L'Autodestruction des Philosophes").
Les autres points de désaccord se ramènent, d'ailleurs, à ceux-là.
Au contraire, le principe des sciences naturelles est de
reconnaître que la nature est au service du Tout Puissant : elle n'agit
pas par elle-même, elle est utilisée au service de son Créateur.
C'est ainsi que le soleil, la lune, les astres, les éléments sont soumis
aux ordres divins : rien en eux ne saurait agir spontanément.
4°) la Théodicée. C'est elle qui contient la plupart
des erreurs des Philosophes.
Ils sont incapables de fournir les preuves dont leur logique
a posé les conditions. Aussi sont-ils en contradiction entre eux dans
ce domaine. Sur ce point, le système d'Aristote se rapproche des Soumis.
Mais l'ensemble de leurs erreurs se ramène à vingt articles, tous susceptibles
d'excommunier les Philosophes : trois d'entre eux pour mécréance, et
les dix-sept autres pour innovation.
C'est pour réfuter ces vingt erreurs que j'ai composé le traité de l'"Autodestruction
des Philosophes".
… Pour le reste, ils nient les attributs divins et soutiennent
que Dieu connaît par l'essence (au lieu que Sa science s'ajoute à l'essence
etc.). Leur doctrine est ici proche des théories des "Séparés"
mais dont l'hérésie ne s'impose pas de manière analogue. Dans mon livre
sur "La ligne de démarcation entre l'Islam et le Nihilisme"
j'ai cité les esprits faux qui condamnent précipitamment tout ce qui
n'est pas leur propre système.
5°) La Politique. — Elle
concerne, dans son ensemble,
le règlement des problèmes temporels de gouvernement. Elle a emprunté
ses maximes aux Livres de Dieu révélés aux prophètes et aux sentences
des Prophètes anciens.
6°) l'Ethique. – L'objet de cette science se réduit
à l'étude des qualités de l'âme et du caractère, de leurs différentes
catégories, de la manière de les cultiver et de s'en rendre maître.
Les moralistes
(à l'instar des Salafites) ont emprunté leur doctrine aux mystiques
(en arabe, soufî). Ceux-ci sont des dévots qui se consacrent à
invoquer Dieu, à lutter contre les passions, et à suivre la voie divine
en se détachant des biens de ce monde. Ils ont eu l'inspiration, au
cours de leurs "états" spirituels, du caractère humain, de
ses défauts et de ses mauvaises actions, et ils s'en sont expliqués
clairement.
Les "Philosophes"
se sont alors emparé des propos des Mystiques, qu'ils ont incorporés
aux leurs, pour mieux répandre leurs erreurs sous ces brillantes couleurs.
Il y avait, en effet, de leur temps (comme toujours), un de ces groupes
d'hommes de Dieu dont Dieu ne laisse jamais le monde privé. Ces hommes
sont des piliers qui soutiennent la terre, et la miséricorde divine
descend sur elle grâce à leur rayonnement spirituel, conformément à
la parole du prophète Mohammad (sur lui Prière et Paix !) : "C'est
par eux que vous vient la pluie, et par eux votre subsistance. Les Dormeurs
de la Caverne étaient de ces hommes-là".
Conclusion
: La plupart de ces sciences sont enseignées dans le monde islamique.
Le but des Savants religieux étant ici de purifier celles-ci de leurs
scories, et non de les déclarer caduques. Car il est bien évident que
tout propos tenu par un scientifique ou un chercheur n'est pas forcément
parole de la Thora, de l'Evangile ou du Coran. Leur science ou leur
recherche étant construite, avant tout, sur une probabilité, un doute
et non sur la certitude.
Enfin, et
selon l’Imam Ghazali, trois sources d’hérésies (novations), peuvent
exclure les tenant ou les suivants d’une certaine Philosophe de la communauté
islamique :
a) Ils prétendent qu’au Jour du Jugement dernier les corps
humains ne seront pas rassemblés (créés de nouveau. V. Coran XXXIV 7),
mais que les âmes seront récompensées ou punies. Ils disent aussi que
les récompenses et les peines sont spirituelles, et non corporelles.
Ils ont raison d’insister sur le spirituel, mais tort de nier le corporel,
ce qui est une hérésie (mécréance).
b) Ils assurent que « Dieu connaît l’universel, à
l’exclusion du particulier »,
ce qui est aussi une belle hérésie, puisque, « Chose du poids d’un atome
ne Lui échappe, ni dans les cieux, ni sur la terre. Et rien, de plus
petit ni de plus grand, qui ne soit dans le Livre évident. (Coran XXXIV
3).
c) Ils affirment encore la préexistence de l’Univers et
son éternité,
ce qu’aucun Soumis n’a jamais soutenu.
Pour le reste, ils nient les attributs divins et soutiennent
que Dieu connaît par l’essence.
Leur doctrine est ici, proche des théories des « Séparés »
mais dont l’hérésie ne s’impose pas de manière analogue… »
(V. La délivrance de l’égarement).
Conclusion
:
Dans les
sociétés bibliques la Philosophie occupe une place centrale à l’École,
dans la classe politique, la vie quotidienne... N'est-elle pas la compensation
et le lot de ceux et celles qui nient l'existence du divin Créateur
et refusent de L'adorer ?
Que le
Seigneur des mondes nous guide tous dans ce qu'Il aime et agrée !
à l'instar de ce qui se passent, à notre époque, avec bon nombre de
gens de la diaspora d'Afrique du Nord ou d'ailleurs venus s'installer
en Europe.
Concernant les "mathématiques", les sciences
et leur classement, on a dit : On peut distinguer plusieurs sortes de sciences :
* Les sciences formelles. C'est le cas des mathématiques et de la logique qui s'appuient sur des axiomes et des déductions. Il n'y a pas de vérification par l'expérience.
* Les sciences expérimentales ou empiriques : physique, chimie, sciences de la nature, biologie, médecine. Elles cherchent à établir à l'aide de mathématiques des "lois" ou des rapports constants (les mêmes causes produisent les mêmes effets), pour décrire les relations entre différents phénomènes. Les travaux sont validés par des contrôles expérimentaux.
* Les sciences humaines : psychologie, sociologie, histoire, linguistique, politique, etc. lorsqu'on leur applique les méthodes et le langage des sciences expérimentales. Elles deviennent alors un cas particulier des sciences naturelles. La nature même de leur objet - l'homme - et leur complexité ont conduit le positivisme, fondé par Auguste Comte, à les placer au sommet de la hiérarchie des sciences. Lorsque les sciences humaines sont fondées non sur l'expérimentation ou la compréhension objectives des phénomènes, mais sur l'interprétation des intentions humaines, on parle d'herméneutique (ex : symboles religieux, mythes, émotions, art...).
Remarques sur les sciences formelles
Les mathématiques et la logique ne sont pas des sciences comme les autres. Elles sont rigoureuses, précises, certaines; cependant, elles ne sont porteuses d'aucune connaissance réelle. On peut les considérer comme des outils, des instruments, pouvant être utilisés autant par les sciences expérimentales que par d'autres activités humaines. En fait, il s'agit, à proprement parlé, d'un langage, d'une construction linguistique vide de tout contenu, qui permet de manipuler des objets et de les mettre en relation les uns avec les autres.
Pour les mathématiques, la notion d'existence correspond uniquement à l'absence de contradiction engendrée par un énoncé. Ce n'est pas une existence réelle, mais purement formelle.
"Vous dites qu'il suit de la vérité des axiomes qu'ils ne peuvent pas se contredire entre eux, alors que pour ma part je pense, tout à l'inverse, que lorsque des axiomes posés arbitrairement ne se contredisent pas, c'est par cela même qu'ils sont vrais, c'est par cela même qu'existent les objets qu'ils définissent." (Hilbert, lettre à Frege)
Remarques sur les sciences du réel
En ce qui concerne les énoncés relatifs à la réalité (par opposition aux sciences formelles), leur vérité ou fausseté ne peut être établie que si l'on a recours à l'expérience, c'est-à-dire à l'observation directe ou indirecte. Une philosophie ou une argumentation métaphysique bâtie sur une construction logique, rationnelle, rigoureuse, cohérente, n'est donc pas pour autant une connaissance scientifique. Elle n'a, en effet, pas de lien avec le réel et ne peut être soumise à l'observation.
Il est, en outre, généralement admis qu'un énoncé scientifique n'a un sens que si l'on peut préciser par quelle expérimentation on pourrait le contrôler. Il ne suffit donc pas qu'un énoncé soit cohérent, logiquement ou grammaticalement, il ne doit pas pouvoir échapper à l'alternative du vrai et du faux.
Les réponses apportées par la religion.
On a dit : De tout temps l'homme s'est posé des questions sur la nature, sur la vie, sur lui-même... Son besoin de connaissance est immense et va croissant. Dès qu'une question est résolue, une autre, dix autres surgissent.
La religion, la première, a tenté d'apporter des réponses à ces questions, le plus souvent sous forme de certitudes puisées dans une Révélation divine (cas des grands monothéismes).
L'usage de rationalité et la libération progressive de la pensée de l'emprise des religions ont permis à la métaphysique d'échafauder des théories explicatives, certes basées sur un raisonnement logique mais purement spéculatif car inaccessible à l'expérimentation.
Au siècle des "Lumières", les sciences qui entraient dans leur époque moderne, ont pris conscience de l'impossibilité, en raison des limites mêmes de la condition humaine, d'acquérir des connaissances au-delà de l'expérience et donc de la vanité de la quête de l'absolu.
La science, par ses méthodes, sa rigueur, son humilité (elle ne prétend pas donner des réponses immuables ou des certitudes), ses résultats concrets et vérifiables expérimentalement, donne des réponses qui sont quasi universellement admises (quasi, car il existe encore des créationnistes !). Les domaines couverts par la science sont de plus en plus larges, ce qui oblige les religions et la métaphysique à se repositionner régulièrement par rapport à elle.
La curiosité et l'intérêt de l'homme pour ce qui l'entoure sont tels que les questions qui ne sont pas encore résolues par la science ne sont pas prêtes de s'épuiser. La religion et la métaphysique, qui se nourrissent de l'ignorance des hommes, ont encore du grain à moudre. La critique obstinée des vérités "révélées" par les religions ou des abstractions réifiées, puis déifiées par la métaphysique, est un combat indispensable pour que l'homme puisse réellement prendre entre ses mains sa destinée et rendre le monde plus humain.
Réponse : La métaphysique est une science réservée au monde
biblique seulement et aux anciennes religions du bassin
méditerranéen, à leurs philosophes. A celle-ci, le monde de l'Islam
traditionnel opposera : la Science de l'Unicité (en arabe, le tohîd).
Et à ce sujet, on a dit en sa définition : Métaphysique. Etymologie : Au-delà de la "physique", après les choses de la "nature".
Initialement le terme de métaphysique désigne les ouvrages d'Aristote appelés "philosophie première", venant après ceux consacrés à la physique.
De manière plus large, c'est la discipline de la connaissance par la raison (par opposition à la Révélation de nature religieuse) des causes premières et des "réalités" immatérielles : Dieu, âme, Idées...
On peut également définir la métaphysique comme la discipline ayant pour objet la quête de l'absolu, de l'essence et de l'être des choses, au-delà de leurs apparences matérielles. Elle est alors la "science" de "l'être qu'en tant qu'être" (ontologie).
Dans un sens péjoratif ou critique, le terme métaphysique désigne une forme de spéculation basée sur des abstractions oiseuses, une "illusion transcendantale" (Kant) qui échappe à l'objectivité de la science expérimentale.
Secundo : "c'est la discipline de la connaissance par la raison (par opposition à la Révélation de nature religieuse)"
Par la science de l'Unicité, nous avons appris que la Religion est
bâtie sur la Révélation non sur la raison. A l'inverse des
idéologies du monde biblique. Voir à ce sujet 1789, et l'adoration
qu'en firent les gens de cette époque et leurs descendants jusqu'à
ce jour. Troisièmement : Quand l'homme prend sa passion pour son
dieu, sa raison s'obscurcit et lui fait défaut. Tel est danger de
tout intellectuel. Quatrièmement : "La critique obstinée... est un combat indispensable pour que l'homme puisse réellement prendre entre ses mains sa destinée et rendre le monde plus humain."
Si l'homme est capable de prendre en main sa destinée, pourquoi ne
fait-il pas sa valise et ne va-t-il pas vivre sur une autre planète
de l'Univers ? Lui qui prétend ce qu'il n'est pas ? Oui, par ses
paroles mielleuses le diable banni a su attirer à lui tous ceux et
toutes celles qui sont entrés en rébellion, comme lui, contre le
divin Créateur. Chemin à ne pas prendre et qui mène nulle part. La
science et son étude oui, la bêtise humaine et diabolique,
nullement.
En arabe, bid'ah.
"Scissionnistes", en arabe, les mou'tazila, secte
égarée.
Ne pas tuer, ne pas voler, etc., ne vient pas des Politiciens et de
leurs idéologues mais des Livres divins.
à l'instar de la secte des Salafites.
idem.
Doctrine proche de certaines sectes du monde de l'Evangile dont les
Témoins de Jéhovah, mais dont l'hérésie ne s'impose pas de manière
analogue.
Ex.: Pour bon nombre de gens, le Créateur ne pouvait savoir d’avance
que le XXe serait un siècle où les gens auraient des voitures, des
téléphones, etc.
à l’instar des matérialistes, des bouddhistes, des hindous,
des druzes, etc.
au lieu que Sa science s’ajoute à l’essence divine, etc.
ou « Scissionnistes », les mou’tazila.
Point
de divinité, de dieu que Dieu !
« Vulnerant omnes,
ultima necat. »
Nous
ne le dirons jamais assez.
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