Croyances

MONOTHÉISME, ASSOCIATIONNISME. 

Selon les Écritures.

Au nom de DIEU, Allaha
Le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux !

Louange à Allah, Seigneur des mondes, Prière et Paix sur Ses messagers et Ses prophètes, et sur tous ceux qui suivent Sa guidée !


L'Associationnisme de l'Indépendance.

(شرك الإستقلال)


   Point de divinité[1] excepté Allah[2] le Très Haut. Que les meilleures salutations[3] soient sur les prophètes et messagers divins dont le Sceau de la Prophétie[4].

   Saviez-vous également que l'Associationnisme[5] se divise selon les Monothéistes[6], les Savants religieux et les légistes, en  plusieurs  branches[7], dont :

   « 1°) l'Associationnisme  dit de  l' "Indépendance[8] " , qui admet l'existence de "deux" divinités indépendantes, comme l' Associationnisme des Mages[9].

   Exposé :

   Saviez-vous que ce qui a conduit les Mages[10] à l'associationnisme qu'ils professent, c'est que la production du bien et celle du mal leur paraissent devoir être attribuées à deux mobiles différents ; or, si les deux mobiles sont différents, ils ne peuvent coexister dans la même essence ; il faut donc nécessairement qu'il y ait pluralité dans l'essence[11] de Dieu, ce qui conduit à admettre l'existence de deux divinités indépendantes : l'un qui préside au bien, et qu'ils nomment Hormouz[12] (هُرمُز) ; l'autre qui préside au mal, et qu'ils nomment Izdan. Ils ajoutent que l'auteur du bien est qualifié de bienfaisant, l'auteur du mal de malfaisant ; ce sont là deux attributs qui s'excluent et ne peuvent se trouver réunies en un même attribut ; il faut donc qu'il ait deux attributs.

  Ce faux raisonnement des Mages les obligerait à admettre l'existence d'une troisième divinité, qui accomplirait, parmi les choses possibles, celles qui ne  sont ni un bien, ni un mal. S'ils n'admettent pas cette troisième catégorie dans les choses possibles, et qu'ils les réduisent aux deux seules catégories du bien et du mal, ce ne sont que des imposteurs niant une chose dont l'existence est incontestable.

   Leur raisonnement les forcerait de même à conclure, en ce qui concerne le monde visible, que l'être créé qui fait le bien ne peut faire le mal, et que celui qui fait le mal ne pourrait pas faire le bien. Or, ce que nous voyons démontre la fausseté de cette conclusion.

   Une autre conséquence de leur doctrine serait que les deux divinités auraient eu un commencement et auraient besoin d'une troisième qui assignât  à chacune d'elles sa spécialité, mobile du bien, ou mobile du mal.

   Enfin, on aboutirait à un empêchement mutuel entre les deux divinités supposées, lorsque l'une d'elles voudrait produire le bien là où la seconde voudrait produire le mal et au même moment.

   Quand on sait, comme une chose nécessaire, que Dieu, le  Suzerain, le Béni et Très-Haut n'est guidé par aucun intérêt et n'obéit à aucun mobile, que Son essence divine ne subit, du fait des actions humaines, ni perfectionnement, ni amoindrissement, on voit clairement la fausseté de cette doctrine des Mages [Dualistes]. [Explicit]

   Que le Seigneur des mondes nous guide tous dans ce qu’Il aime et agrée !


[1] Le Créateur des cieux et de la terre est donc la seule et véritable divinité qu’on adore et qu’on se doit d’adorer véritablement.
[2] En langue arabe, Allah. En hébreu, ïl. Nom divin, il est employé couramment pour les gens de l’Évangile de langue arabe. En français, le terme Dieu est compris généralement, non comme un Nom divin, mais plutôt comme signifiant l’Etre-Suprême, le Créateur et Maître de l’Univers.
[3] Formules d’eulogies comme : que Dieu prie sur lui, l’agrée, lui fasse miséricorde, etc., formules propres à  l’Islam traditionnel. Les exégètes interprètent la « prière » divine comme étant un octroi de Sa miséricorde et la « prière » angélique comme une demande de pardon pour les créatures. 
[4] Soit : Ahmad-Mohammad, fils d’Abd Allah, (...) fils d’Ismaël, fils d’Abraham  (sur eux la Paix !). Pour l’Islam traditionnel, il est le Sceau de la Prophétie, le Sceau des prophètes et messagers divins.
[5] Soit, en arabe, le chirk.
[6] Monothéiste. Théodicien. Mot ici conventionnel dans notre étude : ou savants du – Monothéisme -. Nous dirons : La Théodicée, soit, la science ici qui traite uniquement de l’existence divine, de Son unicité, de Ses attributs, de Sa grâce et Sa miséricorde, des prophètes, etc. Ne pas confondre avec la Théologie nazarénienne ou paulienne. 2. Métaphysique : Recherche rationnelle de la connaissance des choses en elles-mêmes, au-delà de leur apparence sensible et des connaissances que l’on en a grâce aux sciences positives ; spécial. Ensemble des spéculations sur les idées, la vérité, Dieu, etc. ­ Par ext. Toute théorie générale abstraite. Métaphysique, œuvre d’Aristote (14 livres) nommée ainsi parce que, dans ses œuvres complètes, elle se trouve après (gr. meta) la Physique. Aristote traite «de l’Être en tant qu’Être et de ses attributs ». Comme la matière demeure et que la forme se perd, comme la forme est commune à l’espèce, alors que la nature individuelle relève de la matière, Aristote distingue 4 causes : matérielle, formelle, efficiente, finale. Tout est mouvement, un Moteur premier se trouve donc à l’origine de tout, mais ce «Dieu» est uniquement un principe physique. (Op. cit.). 3. Le Monothéisme (ou Tohîd, en arabe) est une pierre précieuse enrobée de deux enveloppes ; les gens appliquent généralement ce mot à l'enveloppe extérieure ; ce Monothéisme s'oppose au Tri Théisme des gens de l'Évangile ; la seconde enveloppe est que le cœur renferme rien de contraire à cette formule de l'Unicité de Dieu ; le vrai Monothéisme fait considérer toutes choses comme venant de Dieu ; et on n'adore plus que Dieu. On n'obéit plus à la passion, on n'a plus de courroux à l'égard des créatures et on les prend plus en considération.
    Le vrai Monothéisme n'est pas sous la dépendance de la langue qui en prononce les paroles, mais sous celle de l'organe où se porte le regard divin, le cœur. (V. Ghazalî. Ihyah). 
[7] Ce qui sera mis en « - » dans notre étude, provient des « Prolégomènes » de l’Imam Senoussi (que Dieu lui fasse miséricorde ! ». C’est à lui que revient ce traité sur les différentes sortes d’Associationnisme. Certains gens du Salafisme ont pris son exposé en sa gardant bien de mentionner, au passage, leur source et l'auteur !
[8] Ou le Dualisme. En arabe, istiqlâl. Doctrine qui admet dans la création deux principes irréductibles. 1. Selon le Magisme, ils sont, l’un éternel (la lumière ou le bien), l’autre créé (les ténèbres et le mal). 2. Selon les dualistes, ils sont tous deux éternels. 3. Philosophie : Tout système qui, dans un ordre d’idées quelconque admet la coexistence de deux principes essentiellement irréductibles. 4. Mazdéisme. Religion née en Perse : l’homme peut et doit choisir entre le mal et le bien, afin d’assurer le triomphe du Dieu Suprême Ahura Mazda. On a dit : Les auteurs de l’Antiquité et la tradition iranienne ont vu en Zoroastre (ou Zarathoustra, v. 700, 630 ou 600 av. J.-C.) le fondateur de la religion mazdéenne : il est le dépositaire de la vérité que lui a directement révélée Ahura Mazdâ (le Dieu du bien) et tout ce que contient l’Avesta (les livres sacrés) lui est attribué. L’antagonisme du bien et du mal commande dans le mazdéisme une répartition minutieuse et sans nuance de tout ce qui existe, en êtres et choses purs et impurs. C’est une doctrine essentiellement dualiste (manichéenne). (Op. cit.). 5. Zoroastrisme. Religion dualiste fondée par Zarathoustra et professée, de nos jours, par les parsis. 6. Manès (en gr.) ou Mani (en pehlvi) (près de Ctésiphon, v. 216 ­ Gundechahpuhr, Susiane, v. 273), fondateur du manichéisme. Il se présentait lui-même comme le Paraclet (l’incarnation du Saint-Esprit) annoncé par le Messie et recruta des milliers de disciples d’origine mazdéenne ou chrétienne. Après de longs voyages missionnaires en Asie centrale et en Inde, il rentra en Perse v. 270. Le roi Bahrâm Ier le fit mettre à mort. (© Hachette Livre, 1997).
[9] Dont fait partie la secte des Manichéens et bien d’autres sectes. On remarquera que : "Les historiens catholiques regroupent souvent indistinctement tous les hérétiques du moyen âge sous l’appellation générale de “sectes manichéennes”. Mani, ou Manès, qui vécut au IIIe siècle, fut le fondateur d’une religion dont les doctrines étaient un amalgame de zoroastrisme perse, de bouddhisme et de gnosticisme chrétien apostat. Et s’il est vrai que des groupes dissidents comme les Cathares tiraient leurs conceptions des enseignements de Mani, ce n’était certainement pas le cas des éléments dissidents comme les Vaudois, qui étaient plus axés sur la Bible."
 Question : La religion : D'où vient-elle ?
   L’Avesta, le livre sacré du zoroastrisme, religion de la Perse antique, parle du “beau Yima, le bon pasteur”, comme du premier mortel avec qui conversa Ahura Mazda (le créateur). Ahura Mazda chargea Yima d’“entretenir [ses] créatures, de les gouverner, de veiller sur elles”. Pour ce faire, Yima devait construire “un Var”, ou refuge souterrain, destiné à recevoir toutes les créatures vivantes. Il n’y avait là “ni arrogance, ni bassesse, ni stupidité, ni violence, ni pauvreté, ni tromperie, ni homme chétif ou difforme, ni homme de taille anormale ou aux dents mal faites. Ceux qui y vivaient ne présentaient aucun des signes dont le démon marque le corps des mortels. Ils résidaient parmi des arbres parfumés et des colonnes d’or; ils étaient les plus grands, les meilleurs, les plus beaux qui soient sur cette terre, c’était une race d’hommes grands et beaux”.
   Autre réponse : L’anthropologue anglais Edward Tylor (1832-1917) proposa la théorie dite de l’animisme. D’après Tylor, l’expérience des rêves, des visions, des hallucinations et le constat de l’inactivité des cadavres amenèrent les peuples primitifs à croire qu’une âme (latin anima) habitait le corps. Selon cette théorie, puisque l’on rêve souvent des êtres chers que l’on a perdus, c’est que l’âme survit, qu’elle quitte le corps et s’en va résider dans les arbres, les rochers, les rivières, etc. Par la suite, on en vint à diviniser et à rendre un culte aux morts et aux objets censés abriter une âme. Voilà comment, si l’on en croit Tylor, la religion serait née.
   N'est-ce pas tout simplement le Sabéisme ?
   Robert Marett (1866-1943), autre anthropologue anglais, affina la théorie de Tylor en avançant le concept de préanimisme. Après avoir étudié les croyances des Mélanésiens des îles du Pacifique et celles des indigènes d’Afrique et d’Amérique, Marett parvint à la conclusion que la notion d’âme individuelle était étrangère aux peuples primitifs. Ces gens, pensait-il, croyaient plutôt qu’une force impersonnelle et surnaturelle animait toute chose. À son sens, l’effroi inspiré par cette croyance fut la première forme d’expérience religieuse. Pour Marett, la religion fut essentiellement une réaction viscérale de l’homme face à l’inconnu. Il se plaisait à dire que la religion “se dansait plus qu’elle ne se pensait”.
   Antiquité et ses divinités : Les divinités médo-perses. Tout porte à croire que les rois de l’Empire médo-perse étaient zoroastriens. On ne peut ni prouver ni réfuter que Cyrus le Grand ait adhéré aux enseignements de Zoroastre ; toutefois, à partir de l’époque de Darius Ier les inscriptions des monarques font souvent mention d’Ahoura Mazda, la divinité principale du zoroastrisme. Darius Ier qualifia Ahoura Mazda de créateur du ciel, de la terre et de l’homme, et pensait que ce dieu lui avait donné la sagesse, l’habileté physique et le royaume.
   Une des caractéristiques du zoroastrisme est le dualisme, c’est-à-dire la croyance en deux êtres divins indépendants, l’un bon et l’autre mauvais. Ahoura Mazda passait pour le créateur de toutes les bonnes choses, tandis qu’on attribuait à Angra Mainyu la création de tout ce qui était mauvais. On pensait que ce dernier pouvait provoquer des tremblements de terre, des tempêtes, la maladie et la mort, ainsi que l’agitation et la guerre. On croyait que des esprits inférieurs aidaient ces deux dieux à assumer leurs fonctions.
   Le symbole du dieu Ahoura Mazda ressemblait beaucoup à celui du dieu assyrien Ashour ; il s’agissait d’un cercle ailé d’où sortait parfois un homme barbu avec une queue d’oiseau verticale.
   Ahoura Mazda faisait peut-être partie d’une triade. C’est ce que laisse supposer le fait qu’Artaxerxès Mnémon invoquait la protection d’Ahoura Mazda, d’Anahita (déesse de l’eau et de la fécondité) et de Mithra (dieu de la lumière), et qu’il attribua à la grâce de ces trois divinités sa reconstruction de la Salle des colonnes à Suse…
   Le Zend-Avesta, les écrits sacrés zoroastriens, contiennent effectivement des prières adressées au feu, à l’eau et aux planètes, ainsi qu’à la lumière du soleil, de la lune et des étoiles. Le feu est souvent qualifié de fils d’Ahoura Mazda.
   Les sectes de l'Évangile : les cathares : martyrs chrétiens ? Un étude faite à ce sujet, nous dit les concernant : “Cathare” transcrit le grec katharos, qui signifie “pur”. Entre le XIe et le XIVe siècle, le catharisme se répandit surtout en Lombardie, région du nord de l’Italie, et dans le Languedoc. Les croyances cathares présentaient un amalgame de dualisme oriental et de gnosticisme, importés peut-être par des marchands étrangers et des missionnaires. L’Encyclopédie des religions (angl.) définit le dualisme cathare comme la croyance en “deux principes : l’un bon, gouvernant tout ce qui est d’ordre spirituel, l’autre mauvais, responsable du monde matériel, dont le corps humain”. Les cathares croyaient que Satan avait créé l’univers physique, lequel était irrémédiablement condamné à la destruction. Aussi espéraient-ils échapper au monde matériel, mauvais par nature.
   Les cathares se répartissaient en deux classes : les “parfaits” et les “croyants”. Le parfait avait subi le rite initiatique du baptême spirituel, le consolamentum, conféré par imposition des mains après un an de noviciat. Le sacrement était supposé délivrer l’impétrant de l’emprise de Satan, le purifier de tous ses péchés et l’oindre d’esprit saint. Cela entraîna l’utilisation du terme “parfait” pour désigner l’élite relativement restreinte de ceux qui officiaient en ministres des croyants. Le parfait faisait vœu d’abstinence, de chasteté et de pauvreté. S’il était marié, il devait se séparer de son conjoint, car pour les cathares, le péché originel avait été l’acte sexuel.
   Le croyant, lui, sans vivre en ascète, acceptait les enseignements cathares. Par le rituel du melioramentum, il s’agenouillait devant le parfait auquel il demandait le pardon de ses péchés ainsi qu’une bénédiction. Afin de poursuivre une vie normale, le croyant devait contracter avec le parfait la convenenza, l’engagement de recevoir le baptême spirituel, le consolamentum, sur son lit de mort.
   Dans Hérésie médiévale (angl.), M. Lambert écrit que le catharisme “substitua à la morale chrétienne une ascèse stricte, (...) [et] rejeta la rédemption par la négation du pouvoir salvateur de la [mort du Christ]”. Cet auteur considère que “les vraies attaches des parfaits sont chez les maîtres orientaux de l’ascétisme, chez les bonzes et les fakirs de la Chine et de l’Inde, chez les adeptes des mystères orphiques ou chez les maîtres gnostiques”. Le catharisme enseignait que le salut ne reposait pas sur la rançon sacrificielle de Jésus Christ, mais sur le consolamentum, le baptême dans le saint esprit. Ainsi purifiés, ils seraient, par la mort, délivrés de la matière.
   Conclusion : Ils rejoignaient ainsi le Sabéisme et le thème de la "Nature Parfaire".
   2. On a dit également : Des astrologues (gr. : magoï ; “ mages ”, ; Os ; TOB ; “ magiciens ”, The Emphatic Diaglott) apportèrent des présents à Jésus petit enfant (Mt 2:1-16). À propos de l’identité de ces magoï, un dictionnaire biblique (The Imperial Bible-Dictionary, par P. Fairbairn, Londres, 1874, t. II, p. 139) déclare : “ Selon Hérodote, les mages étaient une tribu de Mèdes [I, 101] qui se prétendaient capables d’interpréter les rêves et qui étaient officiellement chargés des rites sacrés [...] en bref, ils constituaient la classe instruite et sacerdotale. Ils possédaient, pensait-on, le don surnaturel de prédire l’avenir d’après les livres et l’observation des étoiles. [...] Des investigations postérieures tendent à faire de Babylone plutôt que de la Médie et de la Perse le centre du magisme à son apogée. ‘ Au départ, les prêtres mèdes n’étaient pas appelés mages. [...] Cependant, les Chaldéens donnèrent le nom de mages aux membres de leur caste sacerdotale, et c’est ainsi que nous devons comprendre Hérodote quand il présente les mages comme une tribu mède ’ [...] (J. Müller dans l’Encyclopédie Herzog). ”
   Toujours selon l’historien grec Hérodote, les Mages sont membres d’une famille de médecins (Livre I, 101) et remplissent des fonctions de prêtres, ce qui sera également vrai à l’époque perse ; ils interprètent les rêves (I, 107/120/ ; VII, 19, 37), chantent les chants de sacrifices (I, 132). Les Perses n’avaient pas coutume de faire des sacrifices sans l’intervention de mages (I, 132). Ces derniers offraient des libations (VII, 43) et prenaient par aux ensevelissements (I, 140). « Les Mages se distinguent fondamentalement du reste de la population et des prêtres d’Égypte. Ces derniers ne tuent pas d’autres animaux que les animaux de sacrifice, pour rester purs. Les Mages, par contre, tuent de leurs propres mains, hormis hommes et chiens. Ils exterminent les fourmis, les serpents et d’autres reptiles ainsi que les oiseaux, dans une rivalité cérémoniale ». (I, 140).
   De même : selon l’historien grec Hérodote (I, 131), les Perses adoraient aussi les éléments naturels et les corps célestes. Il écrivit : “ Les Perses, à ma connaissance, observent les coutumes suivantes. Ils n’ont pas l’usage d’élever des statues de dieux ni des temples ni des autels ; tout au contraire, ils accusent de folie ceux qui le font ; la raison en est, à mon avis, qu’ils n’ont jamais pensé, comme les Grecs, que les dieux soient de même nature que les hommes. Leur coutume est de monter sur les plus hautes montagnes pour offrir des sacrifices à Zeus, dont ils donnent le nom à toute l’étendue circulaire du ciel. Ils sacrifient au soleil, à la lune, à la terre, au feu, à l’eau, aux vents. Ce sont là les seuls dieux à qui ils sacrifient de toute antiquité ; mais en outre ils ont appris, des Assyriens et des Arabes, à sacrifier aussi à Aphrodite Ourania [céleste]. Les Assyriens appellent cette déesse Mylitta, les Arabes Alilat, les Perses Mitra.”
   El-Lât. Temple à Taef. La tribu de Thaqîf, en Arabie, l'adorait et était chargée de l'entretenir et de le garder.
   Sont à associer, dans l’espace biblique, au Dualisme également : Les gens de sectes occultes, gens de la Magie, gens de la Kabbale, gens de loges, maçons, franc-maçonnerie, etc. Tous ont une vénération particulière pour Lucifer (que Dieu le maudisse !), considéré par certains d’entre eux pour être le vrai dieu. Par eux, il sera réincarné, réhabilité, pris en adoration, imité ! Tous ont une vénération particulière pour l’élément ‘feu’ (lui-même ayant été créé à partir du feu), un engouement et sont subjugués par la Magie (œuvre maléfique de Pharaon). Et qui dit ‘Magie’ dit également engouement pour le vocable ‘pouvoir’, de même politique, affaires à scandale, justice, etc.
   3. Les Mages : (du persan, adorateurs du Feu sacré). Les Mages, dit-on, ont été appelés parce qu’ils admettent dans leur doctrine l’existence de deux principes fondamentaux : la lumière et les ténèbres. Ils prétendent ainsi que le bien vient de la lumière et que le mal des ténèbres. On a dit que les partisans du libre-arbitre les imitent dans leurs paroles, puisqu’ils se permettent de déclarer que le bien vient de Dieu (exalté soit-Il !), le mal de l’homme (ou du diable banni). Dans une parole prophétique, on a dit : « Les partisans du libre-arbitre sont les mages de cette communauté ». C’est-à-dire que leur doctrine ressemble exactement à celle professée naguère par les mages. Tous deux professent donc le Dualisme, alors que le bien comme le mal ont été créés ensemble. Qu’ils ont été créés par le Tout-Puissant, Dieu (exalté soit-Il !). (V. Coran. LXIV 1-4 ; LXVII 1-2). 4. Le sceau de la Prophétie (sur lui la Protection !) a ordonné à tous ceux qui le suivraient de croire nécessairement en la Prédestination du bien et du mal, laquelle est un secret divin. Les gens de la Bible (Yéhudim + Nazaréniens) se refusent, eux, absolument d’y croire. La plupart d’entre eux, dont leurs philosophes, militent au contraire pour le libre-arbitre voir le fatalisme. Pour des sectes nazaréniennes, comme le calvinisme, du jansénisme, Dieu (exalté soit-Il !) aurait, par avance élu certaines de Ses créatures pour les conduire au salut par la seule force de Sa grâce et vouer les autres à la damnation éternelle, sans considération de leur foi ni de leurs œuvres
[9] Le Magisme religion ancienne de l’Iran antique, la Perse. Il apparaîtra, sous l’inspiration du diable banni, avec dit-on Caïn [Qabîl, en arabe]. Son existence date donc de la nuit des temps. Il apparaîtra quelques années seulement après l’apparition de l’homme sur la terre. Les premiers humains se mettront alors à adorer une créature de Dieu (exalté soit-Il !), essentielle pour sa vie, le Feu. On raconte que la cause de cela fut que, lorsque Caïn eut tué son propre frère Abel, il n'osa pas se présenter devant son père à cause de la crainte qu'il ressentait. Il prit, la fuite et erra dans le désert. Or Caïn avait beaucoup d'enfants. Lorsqu'il fut devenu vieux et faible, un jour, pendant la chaleur, il se tenait dans sa maison. Le diable (que Dieu le maudisse !) vint sous la forme d'un ange, descendit dans la maison par la fenêtre, et se tint devant Caïn. Caïn lui dit : Qui es-tu ? Le diable lui répondit : Je suis un ange ; je suis venu du ciel pour te conseiller et te diriger dans tes affaires, afin que tu puisses paraître devant ta mère, ton père et tes frères ; qu'ils se réjouissent en toi et qu'ils ne te tuent point. Caïn, poussé par le désir de revoir son père, sa mère et ses proches, répondit : Que faut-il faire pour cela ? Le diable dit : Sache bien que le feu [du ciel] a consumé le sacrifice d'Abel parce qu'il avait été adoré par Abel et qu'il était content de lui. Maintenant, si tu adores le feu, il te sera également soumis. Au même instant Caïn adora le feu. Après cela les enfants de Caïn virent ce que faisait leur père, et ils continuèrent d'adorer le feu… Plus tard, cette religion exercera une grande influence sur les autres religions de la terre, comme le Judaïsme, le Christianisme, l’Hindouisme, le Bouddhisme, etc. Mentionnons au passage, l'importance toute particulière que l’Hindouisme, par exemple, accorde à un élément comme le Feu. A notre époque, partie du monde de la Bible, imitant l’Hindouisme ne brûlent-ils pas leurs morts ?
   Le Magisme et ses différentes branches (ou sectes) semblent s’être surtout développé à une certaine époque, en Perse, en Mésopotamie. Cette religion semble avoir été, dans l'histoire des hommes, la religion de nombreux rois dont le  Roi Nemrod lequel vécut au temps du prophète Abraham (sur lui la Protection !). Nemrod l'a combattu très durement. Soumis à l’épreuve du Feu sacré, le prophète Abraham (sur lui la Paix !) le vaincra avec l’aide de son Seigneur (Coran. XXI 68-69). Par deux fois les gens de la Thora auront à connaître également la dureté des Mages, lesquels leur feront connaître la déportation, l’exil. (Coran. XVII 2-8). Le Magisme disparaîtra en Perse à l’époque même du deuxième vicaire du Sceau de la Prophétie, Omar fils de Khattab (que Dieu l’agréé !). Notons que de son vivant, le Sceau de la Prophétie prédit la fin du Magisme. La Perse et ses Mages furent vaincus à Alqâdisiya (637) et à Nevahend (642). Le roi Yazgard III se réfugia à Merv ; du fond du Tûrkistân, et même de la Chine, ses successeurs se prétendront encore « rois de Perse », jusqu’au VIIIè siècle. Après l’islamisation de la Perse et de ses dépendances, les Parsis émigrèrent en Inde. Ils se concentrèrent surtout dans le Gujrât (Surat et surtout Bombay). Les Guèbres (du persan gabr, « infidèles), Persans qui, refusant l’islamisation, émigrèrent eux aussi en Inde. 1882. Ils obtinrent l’égalité avec les autres persans. Ils se sont  concentrés dans les provinces de Yazd et de Kermân.
[10] Le Magisme religion ancienne de l’Iran antique, la Perse. Il apparaîtra, sous l’inspiration du diable banni, avec dit-on Caïn [Qabîl, en arabe]. Son existence date donc de la nuit des temps. Il apparaîtra quelques années seulement après l’apparition de l’homme sur la terre. Les premiers humains se mettront alors à adorer une créature de Dieu (exalté soit-Il !), essentielle pour sa vie, le Feu. On raconte que la cause de cela fut que, lorsque Caïn eut tué son propre frère Abel, il n'osa pas se présenter devant son père à cause de la crainte qu'il ressentait. Il prit, la fuite et erra dans le désert. Or Caïn avait beaucoup d'enfants. Lorsqu'il fut devenu vieux et faible, un jour, pendant la chaleur, il se tenait dans sa maison. Le diable (que Dieu le maudisse !) vint sous la forme d'un ange, descendit dans la maison par la fenêtre, et se tint devant Caïn. Caïn lui dit : Qui es-tu ? Le diable lui répondit : Je suis un ange ; je suis venu du ciel pour te conseiller et te diriger dans tes affaires, afin que tu puisses paraître devant ta mère, ton père et tes frères ; qu'ils se réjouissent en toi et qu'ils ne te tuent point. Caïn, poussé par le désir de revoir son père, sa mère et ses proches, répondit : Que faut-il faire pour cela ? Le diable dit : Sache bien que le feu [du ciel] a consumé le sacrifice d'Abel parce qu'il avait été adoré par Abel et qu'il était content de lui. Maintenant, si tu adores le feu, il te sera également soumis. Au même instant Caïn adora le feu. Après cela les enfants de Caïn virent ce que faisait leur père, et ils continuèrent d'adorer le feu… Plus tard, cette religion exercera une grande influence sur les autres religions de la terre, comme le Judaïsme, le Christianisme, l’Hindouisme, le Bouddhisme, etc. Mentionnons au passage, l'importance toute particulière que l’Hindouisme, par exemple, accorde à un élément comme le Feu. A notre époque, partie du monde de la Bible, imitant l’Hindouisme ne brûlent-ils pas leurs morts ?
   Le Magisme et ses différentes branches (ou sectes) semblent s’être surtout développé à une certaine époque, en Perse, en Mésopotamie. Cette religion semble avoir été, dans l'histoire des hommes, la religion de nombreux rois dont le  Roi Nemrod lequel vécut au temps du prophète Abraham (sur lui la Paix !). Nemrod l'a combattu très durement. Soumis à l’épreuve du Feu sacré, le prophète Abraham (sur lui la Paix !) le vaincra avec l’aide de son Seigneur (Coran. XXI 68-69). Par deux fois les gens de la Thora auront à connaître également la dureté des Mages, lesquels leur feront connaître la déportation, l’exil. (Coran. XVII 2-8).
   Le Magisme disparaîtra en Perse à l’époque même du deuxième vicaire du Sceau de la Prophétie, Omar fils de Khattab (que Dieu l’agrée !). Notons que de son vivant, le Sceau de la Prophétie prédit la fin du Magisme. La Perse et ses Mages furent vaincus à Alqâdisiya (637) et à Nevahend (642). Le roi Yazgard III se réfugia à Merv ; du fond du Tûrkistân, et même de la Chine, ses successeurs se prétendront encore « rois de Perse », jusqu’au VIIIè siècle. Après l’islamisation de la Perse et de ses dépendances, les Parsis émigrèrent en Inde. Ils se concentrèrent surtout dans le Gujrât (Surat et surtout Bombay). Les Guèbres (du persan gabr, « infidèles), Persans qui, refusant l’islamisation, émigrèrent eux aussi en Inde. 1882. Ils obtinrent l’égalité avec les autres persans. Ils se sont  concentrés dans les provinces de Yazd et de Kermân.
[11] Le Créateur pour nous est Un dans Son essence. Pour les gens de l’Evangile, triple ? ! Magisme et Christianisme semblent donc faire front commun dans certaines de leurs croyances. 2. Les Savants du Monothéisme entendent par "essence", d'une manière générale, ce à quoi les noms (en arabe, asma) et les qualités (en arabe, sifât) se rattachent par leur principe (en arabe, fî 'aynihâ), et non par leur existence [contingente]  (en arabe, fî woujoûdihâ). Tout nom et qualité se rattache à une réalité sous-jacente qui, elle, est son essence…
   L'Essence de Dieu est l'invisibilité (en arabe, ghayb) de l'Unité (en arabe, ahadiyah) que tout symbole exprime sous un certain rapport, sans qu'il puisse L'exprimer sous beaucoup d'autres rapports. On ne La conçoit donc pas par quelque idée rationnelle, pas plus qu'on ne L'a comprend par allusion (en arabe, icharah) conventionnelle ; car on ne comprend une chose qu'en vertu d'une relation, qui lui assigne une position, ou par une négation, donc par son contraire ; or, il n'y a, dans toute l'existence, aucune relation qui "situe" l'Essence, ni aucune assignation qui s'applique à Elle, donc rien qui puisse La nier et rien qui Lui soit contraire. Elle est, pour le langage, comme si Elle n'existait pas, et sous ce rapport Elle se refuse à l'entendement humain. Celui qui parle devient muet devant l'Essence divine, et celui qui est agité devient immobile (c'est-à-dire que ses opérations mentales cessent, car elles n'ont pas de prise sur la réalité de l'Essence) ; celui qui voit est ébloui. Elle est trop noble pour être conçue par les intelligences… Elle est trop élevée pour que les pensées La saisissent. Son fond primordial n'est atteint par aucune sentence, ni par aucun silence qui La tait ; aussi fine et incommensurable soit-elle, ne L'embrasse…
[12] Notons que le nom du dieu du mal ou de bien, de la lumière et des ténèbres peut varier selon l’époque et le lieu géographique. 2. Le Magisme ou Dualisme a donné, lui-même, naissance à une multitude de sectes. 3. Selon l'Imam Ghazalî (que Dieu lui fasse miséricorde !) : (…) il s'agit de ceux qui s'élevèrent au-dessus des conceptions des précédents groupes en disant que toute lumière n'était pas détenue exclusivement par le soleil, mais que d'autres qui lui étaient lumineux. Il ne convenait pas pour un Seigneur qu'un autre ait en commun avec lui sa nature lumineuse. Ils adorèrent donc la lumière, prise dans son universalité, qui totalise l'ensemble des lumières du monde. Ils soutinrent qu'elle était le Seigneur de l'univers et que toutes les choses bonnes étaient en relation avec elle. Mais, ayant vu les maux qui existent dans le monde, ils n'estimèrent pas convenable de les rattacher à leur Seigneur, le purifiant ainsi de toute attribution du mal. Ils posèrent donc le principe d'un conflit entre la lumière et les ténèbres, auxquelles ils ramenaient l'univers et qu'ils nommaient Yazdân et Ahriman… (V. pour de plus amples informations sur ce sujet : Le Tabernacle des Lumières. Trad. R. Deladrière. Edit. Seuil.).
   A notre époque, le Sikhisme (secte religieuse de l'Inde fondée par Nanak et florissante surtout au Pendjab, où se trouve Amritsar, sa cité sainte) n'invite-t-il pas, lui aussi, à l'adoration de la Lumière ?



Point de divinité, de dieu que Dieu !
« Vulnerant omnes, ultima necat. »
Nous ne le dirons jamais assez.
Explicit totus liber.

*Droits de reproduction et de diffusion réservés ; © Le Carrefour de l’Islam
  Usage strictement personnel. L'utilisateur ne peut traduire, exporter, publier tout document du site sans autorisation préalable. L’utilisateur du site reconnaît avoir pris
connaissance du droit d’usage, en accepter et en respecter
    les dispositions.
         Politique de confidentialité du site.


Retour au menu

Copyright © 2001 Le Carrefour de l'Islam. Tous droits réservés.
Cette page a été mise à jour le
18/05/13 .

annuaire