Croyances

L'Associationnisme du Sabéisme

Selon les Écritures.

L'Associationnisme des gens du Sabéisme est chose peu connue en terre biblique. Pourtant, il est chose for connue auprès des spécialistes du Monothéisme. L'Europe a eu également son lot. Elle aussi a eu pour anciennes croyances la Sabéisme ou le Dualisme et leurs ramifications à chacun d'eux. 

Le Sabéisme ou l'Associationnisme de la Proximité.

   L’Associationnisme des gens du Sabéisme.

   Selon l’Imam Sénoussi (que Dieu lui fasse miséricorde !), dans ses "Prolégomènes" d'écrire : l'Associationnisme de la "Proximité"[1], qui consiste à adorer d' "Autres" que Dieu (exalté soit-Il !), dans le but de se rapprocher du Très-Haut (exalté soit-Il !) : (Coran. XXXIX. 3) ; [tels les Sabéens, les Gens de l'Évangile[2] lesquels rendent une vénération et un culte continu et particulier notamment à des gens comme Marie[3], à son fils, à Joseph[4], aux saints [5], etc]. Cet associationnisme, dit-on, professé par les gens de la "lointaine Ignorance", leur a été inspiré par les artifices du diable banni (que Dieu le maudisse !). 

   Exposé

     « L'Associationnisme dit de la Proximité, professée par les gens du temps de l'Ignorance, leur a été inspirée par les artifices de Satan, qui leur a suggéré ceci : "Le culte que vous rendez à Dieu l'Immense, dans les conditions d’extrême faiblesse, d'abaissement, d'impuissance et d'asservissement où  vous vous trouvez, et votre négligence à vous rapprocher de Lui par le Culte d'êtres supérieurs à vous, plus nobles et plus puissants, comme les anges, le soleil, la lune, les étoiles, le feu, etc., constituent une inconvenance grave. Ne voyez-vous pas que, dans la vie ordinaire, l'homme de condition vile et méprisable, qui, au lieu de servir le magistrat, le caïd, le mésouar, le ministre et autres dignitaires en faveur auprès du roi, prétendait servir directement et d'emblée le roi lui-même, commettrait une inconvenance à l'égard de celui-ci ? Il est téméraire, de la part d'un homme de basse condition, de vouloir s'approcher du roi, au lieu de lui marquer le respect et la vénération qui lui sont dus, en faisant intercéder de loin ceux qui sont admis à le servir, ses aides et ses serviteurs particuliers." 

      Ensuite, quelques personnes, ayant constaté que les objets de leur culte leur demeureraient invisibles, soit d'une manière permanente, comme les anges, soit par intervalles, comme le soleil, la lune, les étoiles et Ichoua (Jésus), le fils de Marie (sur lui la Paix !), fabriquèrent des statues[6], images des êtres invisibles qu'ils adoraient[7] ; on leur rendit un culte[8] continu, on leur offrit des sacrifices (d'animaux) et des biens (fleurs, guirlandes, bougies, feu brûlant en permanence, argent, or, recueillements, processions, vénérations, commémorations, etc.) ; on pensait être agréable ainsi aux êtres représentés par les statues, et, par leur intermédiaire, être agréable à Dieu, le Suzerain, l'Immense, le Béni et Très-Haut[9]. Il est manifeste que c'était là une aberration et que Satan le maudit se jouait de leurs esprits. Nous prions Dieu de nous accorder le salut et la bonne santé ! 

    Avec la moindre attention, les associateurs se seraient rendu compte que tout, dans l'univers, en haut, en bas, dans les ténèbres ou la lumière, faible ou fort, tout est également impuissant et subordonné, d'une manière générale et inévitable, au Suzerain et Maître ; que c'est Lui qui crée directement toutes choses, qui entretient leurs caractères accidentels, qui donne à celles qu'Il lui plaît la supériorité ou l'infériorité qu'Il lui plaît ; qu'Il n'a, parmi les êtres créés, ni Auxiliaires, ni Ministre, ni Mandataire, ni Intermédiaire ; que nul de ces êtres n'échappe à Sa connaissance et à Sa direction ; qu'Il entend tout et voit tout. Qu'il n'est au pouvoir de personne de s'élever de soi-même jusqu'à la faveur du Suzerain, l'Immense et, encore moins, d'y faire arriver autrui, ou de se soustraire à son châtiment ; que cela dépend uniquement de Sa bonté et de Sa générosité dont Il fait bénéficier qui Il veut, sans y être déterminé ni par un intérêt, ni par une nécessité, ni par un mérite quelconque. Le culte qu'on Lui rend, l'hommage qu'on Lui adresse, la désobéissance dont on se rend coupable envers Lui, sont des actes qu'Il produit Lui-même dans la personne de Ses créatures, dont l'obéissance Lui est inutile et indifférente ; ces actes n'ajoutent rien à Sa perfection, de même qu'Il ne subit aucun amoindrissement en produisant les actes contraires. Il assigne à ces actes telle récompense et tel châtiment qui Lui plaît, dans la plénitude de Sa bonté et de Sa justice ; ce n'est pas pour acquitter un droit qu'Il accorde Ses récompenses, ni pour satisfaire Sa colère qu'Il punit. 

   Il résulte de tout cela que l'esprit humain ne saurait arriver, par la réflexion et le raisonnement, à saisir les lois édictées par le Béni et Très-Haut, puisqu'Il n'a pas de Semblable, visible ou invisible, à qui on puisse Le comparer. On ne peut arriver à connaître les indices des récompenses et des châtiments, ce qui est autorisé et ce qui ne l'est pas, sa nature, sa modalité et les moments qui lui sont assignés, que du Suzerain, l'Immense, par l'intermédiaire de Ses généreux messagers, dont Il a appuyé la mission par des preuves de véridicité en tout ce qu'ils ont transmis de Sa part ; dont Il a, dans Sa bonté, purifié[10] les paroles, les actes et les croyances, de tout ce qui est interdit et blâmable. Or, tous les messagers, depuis Adam jusqu'à notre prophète, notre maître et notre seigneur Mohammad (sur eux la Paix !), qui est le sceau des prophètes et seigneur (saiyid) des messagers (sur eux la Paix !), ont été unanimes à proclamer à Ses esclaves : que Dieu (Pureté à Lui !) impose l'obligation de croire à Son unicité (le Monothéisme), qu'Il interdit de Lui associer un Autre dans Sa divinité ou dans le culte qui lui est dû. Les messagers ont également annoncé, de la part  du Suzerain, le Béni et Très-Haut, que quiconque est éprouvé par cette chose prohibée, qu'est l'Associationnisme dans Sa divinité et dans les adorations qui Lui sont dû, et meurt sans l'avoir abandonné[11], est privé de tous les bienfaits de la vie future et subit un châtiment énorme sans fin. 

   Si on considère le raisonnement spécieux[12] sur lequel s'appuient les partisans de l'Associationnisme de la Proximité, on voit qu'il ne justifie pas le culte d'un autre objet que Dieu ; il autoriserait seulement à se rapprocher du Roi par l'intermédiaire de ceux qui sont en faveur auprès de Lui, si l'on sait, d'ailleurs, que le Roi autorise et agréé cette pratique ; et la Loi permet précisément de se recommander[13] auprès du Suzerain, le Béni, le Très-Haut et de solliciter Ses générosités par l'intermédiaire de Ses prophètes, de Ses messagers, de Ses anges, de Ses saints, et principalement de la meilleure de Ses créatures, du médiateur[14] agréé par Lui, c'est-à-dire notre seigneur et maître Mohammad (sur la Paix !). Mais ce raisonnement n'autorise pas à penser que le Roi a un Associé pris parmi ses principaux esclaves, au point de faire de ces derniers de véritables rois, de leur donner, comme à lui, le nom de Roi, et de les servir comme on le sert. Un Roi qui apprendrait une chose semblable d'un de ses sujets le ferait périr avec son complice, si ce dernier s'y était prêté lui-même.
   Tout cela démontre combien est profonde, à tous les points de vue, l'aberration et la faiblesse d'esprit des partisans de cet associationnisme. 

   Nous cherchons refuge auprès du Suzerain, le Béni, le Très-Haut contre toute sorte de doute, d'associationnisme, contre l'hypocrisie et le mauvais caractère ; ceci jusqu'à la mort. Par le degré de Son prophète, le meilleur de Sa création, notre seigneur et maître Mohammad (sur lui Prière et Paix !).


[1]  soit Dulie (opposé au culte de Latrie). En arabe, taqrîb. 1. Respect et honneur que l’on rend aux anges (comme les Sabéens, les cabalistes et autres sectes du monde biblique), aux saints (à l’instar de la secte catholique). 2. Vaudois (Pierre Valdo) v. 1140 v. 1217 rejette le culte des saints, le sacerdoce et la plupart des sacrements.
[2] Selon les sectes du monde évangélique : « Si nous vénérons la croix, Ichoua (Jésus), Marie, Joseph, les saints, les images saintes, les reliques, etc., voir les adorons, c’est uniquement pour qu’ils nous approchent de la proximité divine. » (Comparer : Coran XXIX 3).
[3] Dans de nombreux lieux de culte des gens de l’Évangile, on y trouve des photos, des portraits, des statues, etc. Selon le dénommé Paul, le père de ce culte, l’incarnation du Messie, son obéissance, sa croix et son exaltation le rendent visible aux hommes (Bible. Ph 2, 7-9). Notons l’habitude de représenter l’être divin, ainsi que son pouvoir, se retrouve chez tous les peuples de la lointaine Antiquité en très nette opposition avec l’enseignement de leurs prophètes divins. A l’origine, nous dit-on, le monde évangélique réprouvait le culte des images. Ce n’est qu’à partir du IVème siècle que la querelle sur la légitimité des images fut engagée. Dans ce domaine, les Dignitaires religieux et autres voulurent faire une nette distinction entre la vénération des images et leur adoration.. Seul Dieu, disaient-ils, pouvait être adoré. Les images n’étaient que vénérées, cela se manifestant par des gestes (génuflexions, révérences), des baisers, l’encens et les cierges. On nous dit encore, que suivant Basile le Grand, un Docteur de l’Église grec du IVème siècle, ce n’était pas l’image qui était vénérée en réalité, mais bien le modèle représenté, sur lequel se reportait la vénération. On ne vénérait donc pas l’image sainte, mais bien le pouvoir de la divinité matérialisée par cette image. Inversement, celui-ci se reportait sur l’adorateur. Tandis que les adversaires de l’image - Eusèbe de Césarée - entre autres citaient le 2ème commandement, les partisans des images à côté de Basile le Grand, particulièrement Grégoire de Nysse et Jean Chrysotome se reportaient au verset Col, 1, 15, dans lequel le Messie est désigné comme « l’image du dieu invisible ». De là, allait naître dans le monde évangélique d’Europe notamment, le culte de Dulie ou l’associationnisme de la Proximité. 2. Iconoclasme. Doctrine et mouvement apparus dans l’Empire byzantin aux 8ème - 9ème s., prônant la suppression des images (dites par certaines sectes nazaréennes) saintes (comme celles de Marie, des saints, etc.) et de leur culte... Les empereurs iconoclastes déclenchèrent la querelle des images.
   Selon les Témoins de Jéhovah : On pourrait encore citer d’autres doctrines et pratiques qui attestent que la chrétienté n’est pas vraiment chrétienne. Par exemple, le culte de Marie, la célébration des fêtes de Pâques et de Noël, la croyance en un enfer de feu où brûlent éternellement les âmes des méchants ; toutes ces choses ont été empruntées au paganisme et prouvent que les enseignements de la chrétienté ne sont pas en harmonie avec la Bible. (Op. cit.).
   Les T.J. ne croient pas au Feu éternel et aux tourments des damnés. Ils se basent pour cela sur les textes bibliques. Quant au Paradis, il reste à définir entre la terre où nous demeurons et le Ciel. Ils semblent adopter, eux-mêmes, un point de vue philosophique, bien qu'ils le nient et s'en défendent. Notons que les gens de la Bible, dans leur grande majorité, ne croient absolument pas aux plaisirs paradisiaques. Pour eux, le futur élu se verra plutôt partager, dans l'au-delà, une vie ‘divine’ avec celle de son divin Créateur ! Il sera et deviendra ainsi une sorte de « dieu ». Comme les anges, ils n’auront plus à connaître le manger et la boisson, etc. Pour bon nombre de gens du monde biblique, les promesses coraniques rapportées par le prophète Mohammad (sur lui Prière et Paix !), n’ont été faites que pour attiser les sens de gens vivant dans une région désertique ! 
[4] Chez les gens de l’Évangile : père adoptif du fils de Marie, pour les uns, père charnel (réel), selon les autres. Dieu étant, Lui, le père spirituel !
[5] Selon les gens de l'Évangile : saint, sainte. Theol. En parlant de Dieu, parfait, pur. La sainte Trinité. 2. Personne qui, ayant porté à un degré exemplaire la pratique héroïque de toutes les vertus chrétiennes, a été reconnue par l’Église, après sa mort, comme digne d’un culte (culte de dulie) et donc canonisée. (La canonisation n’est pas vécue de la même manière dans les Églises d’Orient ; les Églises réformées n’encouragent pas le culte des saints.).  (V. © Hachette Livre, 1997).
   Notons que le « saint » en Islam n’a rien de comparable avec le ‘saint’ des gens de la Bible. Le « saint » en Islam est celui qui croit en Dieu, pratique sa religion et suit à la lettre la Loi et la Tradition prophétique. Ce n’est ni un novateur ni un associateur ni un mécréant. Le ‘saint’ biblique est rattaché, lui, au nom divin ‘Saint’ (Qouddous), d’où : ‘saints’ (Quiddissoûn, etc.). Le terme arabe et coranique, pour désigner le « saint » est lui : walî. Ne pas confondre donc entre celui qui rattache le ‘saint’ au Nom divin, et celui qui rattache le ‘saint’ comme étant un suivant du prophète, vivificateur de la religion, homme de bien, etc.
[6] En Europe, à l’instar de ceux qui suivaient la mythologie gréco-romaine. Les gens dit du paganisme. Plus tard, les gens de l’Evangile reprendront à leur compte cette pratique du monde païen, en ornant et décorant l'intérieur de leurs lieux de culte, bâtiments publics, etc. Notons que partie du monde européen est particulièrement fier de se réclamer de cette ancienne culture, la culture gréco-romaine. D'où leur goût très prononcé pour tout ce qui touche le théâtre, l'art dont les arts de l'espace (architecture, sculpture, etc.), etc.
   En terre d'Islam, ce goût semble se retrouver, en tout premier lieu, dans la psalmodie du Coran. Les lecteurs du Coran de la vallée du Nil sont célèbres. Également dans les chants religieux. Puis dans la calligraphie, l'architecture d'une certaine façon. Les Mongols ont laissé de nombreux monuments aux Indes, dont des lieux de culte, remarquables et impressionnants. Chaque peuple, chaque nation, de tout temps et à toute époque, ayant su apporter sa pierre à l'édifice et à l'édification de la Communauté. Quant aux fêtes, elles sont limitées à deux Fêtes seulement et essentielles : celle de la Rupture du Jeûne et celle du Sacrifice. Pas d’anniversaires, ou fêtes des morts, commémorations des héros, des martyrs, des saints, etc. Quant à la représentation d’êtres humains, d'animaux, d'anges et de génies, etc., dans les lieux religieux, publics ou privés, elle est jugée contraire à la loi divine. Certaines sectes, par contre, l'admettent ou la tolèrent.
[7] Selon Épicure : « En premier lieu, regarde la divinité comme un être immortel et bienheureux, ce qu’indique déjà la façon ordinaire de la concevoir. Ne lui attribue rien qui soit en opposition avec son immortalité ou incompatible avec sa béatitude. Il faut que l’idée que tu te fais d’elle contienne tout ce qui est capable de lui conserver l’immortalité et la félicité.
  Car les dieux existent et la connaissance qu’on en a est évidente, mais ils n’existent pas de la façon dont la foule se les représente. Celle-ci ne garde jamais à leur sujet la même conception. Ce n’est pas celui qui rejette les dieux de la multitude qui doit être considéré comme impie, mais celui qui leur attribue les fictions de la foule. En effet, les affirmations de cette dernière ne reposent pas sur des notions évidentes mais sur des conjectures trompeuses. De là vient l’opinion que les dieux causent aux méchants les plus grands maux et qu’ils octroient aux bons les plus grands biens. Toujours prévenus en faveur de leurs propres vertus, les hommes approuvent ceux qui leur ressemblent et considèrent comme étrange ce qui diffère de leur manière d’agir. » (Epicure. Lettres à Ménécée, in Epicure, Doctrines et maximes. P. 74. Hermann.).
[8] Les Grecs de l’Antiquité ne disposaient pas d’un mot spécifique pour désigner la religion. Ils utilisaient le terme eusébéïa, qui peut vouloir dire “piété”, “bonne conduite envers les dieux”, “vénération légitime” et “attachement à Dieu”.
  On lit dans la Nouvelle Encyclopédie britannique: “Bien qu’on puisse faire remonter très loin ses origines, la religion grecque, dans sa forme élaborée, subsista plus d’un millier d’années, depuis l’époque d’Homère (probablement au VIIIe ou au IXe siècle avant notre ère) jusqu’au règne de l’empereur Julien (IVe siècle de notre ère). Durant cette période, elle pénétra à l’ouest jusqu’en Espagne, à l’est jusqu’en Inde, et dans tout le monde méditerranéen. Elle imprégna surtout les Romains, qui identifièrent leurs divinités à celles des Grecs. Avec le christianisme, les héros et même les dieux grecs survécurent sous la forme de saints ; quant aux madones rivales des communautés du sud de l’Europe, elles traduisaient l’indépendance des cultes locaux.”
[9]  Cette notion d’une sorte de personne « intermédiaire » et permanente entre le Créateur et la créature se retrouve chez le dénommé Paul de Tarse, dans des lettres aux Hébreux. A travers lui, le Sabéisme, une fois de plus, semble avoir déteint sur les croyances du monde biblique, dont en particulier celui de l’Évangile. Et Dieu est plus Savant !
[10] Litt. Qu'Il les a protégés, ('açamahoum) par Sa grâce, dans toutes leurs paroles, leurs actes et leurs croyances, de tout ce qu'Il (Pureté à Lui !) a interdit d'illicite et de blâmable.
[11] Le culte de l'Associationnisme. En arabe, le chirk altaqrîb.
[12] Spécieux, euse . Litt. Qui, sous une apparence de vérité, est faux ou est destiné à tromper. Raisonnement spécieux. (V. sophisme.) (Op. cit.).
[13] En arabe, le tawassoul. De se recommander auprès de qqn.
[14] En arabe, wasilah. Croyance acceptée et unanimement reconnue par les gens de la Vérité. Est devenu, après la chute de l'empire othoman, un sujet aussi de verse et de controverse. Pour certains, comme les partisans du Salafisme, c'est une croyance incompatible avec l'Islam. Leur argument : l'abus fait par certaines gens notamment se réclamant de Confréries (du soufisme). Secundo : Croyance ressemblant étrangement, toujours selon eux, à celle professée par les gens du monde biblique, dont ceux de l'Évangile. A ce sujet, on remarquera qu'il n'y a rien de commun avec nos croyances et ceux de l'Évangile. Pour nous, le fils de Marie comme le fils d'Ab Allah (sur eux la Paix !) sont deux humains et deux prophètes du Très Haut. Pour la grande majorité des gens de l'Évangile, le fils de Marie est beaucoup plus qu'un simple humain et prophète du Très Haut. Il est avant tout le fils de Dieu, Dieu et enfin fait partie du Tri Théisme : la Trinité. Les pouvoirs du fils de Marie, de Marie, des saints, etc., dépassent donc largement les pouvoirs d'un humain et d'un prophète. Le fils de Marie, selon le Tri Théisme, n'est-il pas coéternel et consubstantiel avec Dieu (Pureté à Lui !) ? Donc, s'adresser à lui dans ses prières, dans ses invocations, n'est-ce pas s'adresser à Dieu Lui-même ? Ainsi, au Ciel, et selon les croyances défendues par le Tri Théisme, la Cour divine est composée d'une multitude d'êtres déifiés. Conclusion : l'argumentation avancée par certaines personnes du Salafisme est nulle et non avenue. Aussi la croyance au quel croit la grande majorité des Soumis, n'est pas contraire aux autres croyances de l'Islam, et ne permet nullement de traiter son auteur de novateur, d'égaré, de mécréant et surtout d'associateur. Dans toute chose, il y a des limites à ne pas dépasser.


Point de divinité, de dieu que Dieu !
« Vulnerant omnes, ultima necat. »
Nous ne le dirons jamais assez.
Explicit totus liber.

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Cette page a été mise à jour le
18/05/13 . Date : 30/09/05 / 30/05/12

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