Sujet : Juifs et Américains. Rois de l'Afrique du Nord.  
Auteur : André Chaumet
Edit. : Editions du C.E.A. 1943


II.  —— L'ALGERIE  FRANÇAISE, ESPOIR DU JUIF !... 

          ll eut été sage d'expulser les Juifs de nos villes dès notre entrée en Afrique, ce serait sage encore aujourd'hui. Général Bugeaud, gouverneur général de l'Algérie (1833). 

   Dès le débarquement des Français, Bacri, Durand à Alger, Amar à Oran, avaient acquis la confiance des généraux français. La plupart du temps, ils servaient les deux camps à la fois[1], ne dédaignant pas l'espionnage. Ainsi voit-on un Narboni indiquer des itinéraires pour les troupes françaises, en même temps qu'il est chargé par Ferhat-ben Saïd de pénétrer les desseins du duc de Rovigo.
  Ainsi, Busnah, fils de l'associé de Bacri, et Marchodée Amar. négociant d'Oran, qui avait la confiance d'Abd-el-Kader, réussissaient à mener seuls toutes lea négociations préliminaires du traité de paix entre Abd-eI-Kader et le général Desmichels qui commandait la place d'Oran. Ils en profitèrent pour tromper le général et faire considérer les notes préliminaires comme le traité définitif par Abd-el-Kader, tandis que Desmichels ne leur accordait plus de valeur après la signature de l’accord définitif.
   Dès 1844, un notable Juif d’Alger, Mezguich, refusait de prêter serment au tribunal « more judaïco ». Il imitait en cela ses coreligionnaires de France qui avaient, par l'intermédiaire de l'avocat Crémieux[2], après de longues discussions, obtenu sous la Restauration le droit d'entrer dans la même forme que tous les justiciables. Les rabbins consultés répondirent que « le serment judiciaire prêté selon la formule d'usage, devant les tribunaux français, n'oblige pas la conscience de l'Israélite qui le prête ». 

  La prostitution juive. 

    A Alger, il est peu de maisons juives qui ne soient un lieu de prostitution ouvert à tout venant, et à tous les genres de vices (Pélissier de Raynaud). D'août 1832 au 1er juillet 1834, un seul Juif avait comparu devant la Cour pour vol. Mais à mesure que la discipline se relâchait, la peur de la bastonnade disparaissant, leur audace devenait plus grande. En 1839, 698 Juifs étaient arrêtés pour vol et 137 pour escroqueries.
    En 1861, à Bône, un enterrement juif ayant rencontré une procession, les Israélites provoquèrent un conflit. Les jeunes Juifs s'amusaient les jours de fête à maltraiter les Arabes qui passaient dans leur quartier. Quelquefois même, ils s'attaquaient aux vieillards  européens. A plusieurs reprises, ils s'opposèrent à l'arrestation de délinquants juifs. Il fallait vaincre de petites émeutes pour avoir raison de ces résistances.
   Les élections municipales d'octobre avaient vu des trafics électoraux qui ne pouvaient qu'indigner les purs démocrates français. Des courtiers payaient les  Israélites  pour  voter  pour  leur  candidat, d'autres déchiraient les bulletins où étaient inscrits le nom de leur adversaire et y substituaient les leurs. Des manœuvree identiques ayant été  employées aux élections du Conseil général quelques mois auparavant, l'opinion publique avait violemment réagi et un de leurs anciens défenseurs, le directeur  de  «  L'Écho  d'Oran  », A.  Perrier, avouait : « Qu'on ne vienne donc plus nous dire que la population Israélite ne mérite pas qu'on la sépare de la nôtre. »
  En 1878, voulant bâtir la plus belle synagogue d'Algérie, ils obtenaient de l'Etat une concession gratuite et une subvention de 250.000 francs, et du Conseil général de leur département un don de 60.000 francs en dépit des protestations des radicaux qui faisaient observer qu'on n'avait jamais fait de telles largesses en Algérie pour aucun culte.
   En 1896, un Israélite réclamait la licitation des biens de la famille du colonel -Ben Daoud en vertu  d'une créance de 43,000 francs. Il avait prêté en 1840, à un membre de celle-ci, 1.500 francs pour l'achat d'une selle et depuis il avait laissé les intérêts s'accumuler.
   Le lendemain, au concert public du samedi soir, les jeunes Français raillaient leurs adversaires, imitant les cris de vendeurs de boissons qui étaient de jeunes Israélites. Exaspéré, l'un de ceux-ci cria : « Les Français sont tous des lâches. Ils ont capitulé en 1870. » II fut condamné le 2 juillet à trois jours de prison et, le 25, par la Cour d'appel à un mois de la même peine. (Journée du 3 juillet. « Echo d'Oran », 27 juillet 1884.) 

   Le grand carnaval des folies juives commence... 

   Corollaire des victoires électorales des alliés des Israélites, le régime des faveurs continuait. A Oran, par exemple, après les élections de 1887, la municipalité Mathieu achetait à Kanoui ses terrains du ravin de l'Aïn Rouïna au prix de 35 francs le mètre, alors que, quelques mois auparavant, leur propriétaire ne trouvait pas de preneur à 20 francs.
   Le conseiller municipal d'Oran, Irr, fut assailli le 16 mars 1897 par des Israélites armés de bâtons et de couteaux qui lui cherchaient querelle depuis plusieurs heures. Un agent de police israélite à qui les Oranais avaient demandé protection n'était pas intervenu, ce qui permit aux agresseurs d'en blesser plusieurs parmi lesquels Irr.
   A Oran, le 3 novembre 1899, les conscrits israélites se rendaient au conseil de révision en criant : « A bas les Français, vivent les Juifs ! » A Saint-Eugène, racontait le procureur de la République de la ville, une bande considérable de Juifs se ruait sur un Français et l'assommait à moitié. En se précipitant au massacre, les lâches hurlaient : « A bas les Français ! Il nous faut du sang français pour arroser nos cabinets ! »
   Les commerçants israélites victimes des troubles avaient été largement indemnisés par les communes rendues responsables des dégâts par les tribunaux. 

   Les Juifs pillent l’Algérie... 

   Une sorte de racisme national, si l'on veut, continue à les unir étroitement en face de l'étranger. Un exemple illustre admirablement cette thèse. La représentation de la deuxième circonscription d'Oran, où la population juive a une majorité écrasante, était briguée par trois Israélites, Ghighi, conseiller sortant et animateur du Consistoire local, 

   A quoi bon se gêner ? 

  En toute quiétude ? Et pourquoi pas ? Ne sont-ils pas citoyens français, comme vous et moi, depuis le 24 octobre 1870 ?
  Leur cher Crémieux, alors membre du gouvernement dit de la Défense Nationale, a-t-il eu, à son accession au pouvoir, d'autres préoccupations que de les confirmer dans leurs « droits » ?
  Le texte de cet odieux décret, signé Gambetta, que les Arabes ne nous pardonnèrent jamais, disait formellement :
   « Les Israélites indigènes des départements de l’Algérie sont déclarés Français[3]. En conséquence,  leur statut réel et leur statut personnel seront, à compter de la promulgation du présent décret, réglés par la loi française. Toutes dispositions législatives, décret, règlement ou ordonnance contraires sont abolis. »
   La population juive d'Algérie atteignait alors 35.000 âmes !... 

   Un termite, toute la termitière... 

   L'insolence juive devint alors si effarante, ses prétentions si grandes, qu'une première vague d'antisémitisme ne tarda pas à déferler en Algérie et au Maroc. L'affaire Dreyfus donna lieu à des bagarres à Constantine et à Tlemcen. Mais c'est surtout à partir de 1897 que commença une véritable action anti-juive, menée par Max Régie alors âgé de 20 ans, bientôt aidé, par notre maître Edouard Drumont, élu député d'Alger, et par Morinaud, député de Constantine. En 1908, la foule franco-musulmane passa à l'action directe. De violentes bagarres éclatèrent. La plupart des municipalités revinrent entre les mains des anti-juifs Max Régis fut élu à Alger, tandis que le 3 août 1907, au Maroc, le quartier juif (le Mellah) de Casablanca et, en 1912, celui de Fez étaient mis à sac par la foule écœurée. 

   « Croître et multiplier »... 

  L'Algérie comptait avant la guerre mondiale 50.000 Juifs, soit le dixième de la population. Tout juste ce que M. Xavier Vallat eût nommé la « dose homéopathique »...
  Passe encore. Mais les chers chefs d'Israël ne voulurent pas rester en si bon chemin. Et leur progression démographique prend alors une allure vertigineuse.
  Alger et sa région, qui comptaient 6.065 Juifs en 1838, s'en voient affligées de 23.350 en 1931 et, tenez-vous bien, de 133.572 en 1939 !
  Constantine et sa région, de 3.105 en 1843, à 13.110 en 1931 et à 86.792 en 1939 !
  Oran et sa région, de 20.493 en 1931, à 143.240 en 1939 !
   Saïda, qui n'en comptait aucun dans ses murs en 1881, en possède 1.005 en 1931 et 4.000 en 1939 !
  Cette extraordinaire poussée, dont nous ne donnons qu'un aperçu dans les principaux centres, est corollaire d'un  immense  enrichissement dû à l'usure et à l'agio. Il est typique, par exemple, de trouver dans Alger et sa région 1.249 banquiers[4] juifs pour 7 paysans juifs !
  A Oran, semblable proportion, avec 8 paysans et 1.705 commerçants !
  Constantine présente la même singularité à laquelle il faut ajouter 139 joailliers, 323 commerçants, 445 tailleurs !... 

 Toute l’économie algérienne aux mains des Juifs grâce au Front Populaire juif... 

   Où les Juifs crurent vraiment l'heure venue, c'est à coup sûr à l'aube des élections générales de 1936 qui envoyèrent au pouvoir, avec les représentants du Front Populaire[5], toute la tribu des Blum.
   On n'évoqué pas sans amertume ce moment d'aberration qui coûta si cher à la France et la conduisit, désarmée, à la plus inutile des guerres.
   Pendant que le Juif règne à Paris, remplissant l'air de ses clameurs étourdissantes et faisant monter son nom au firmament publicitaire de la presse, du cinéma et de la radio, un autre Juif s'installe confortablement dans l'Algérie  française. Cette fois, c'est bien décidé. Le triomphe sera définitif. La dernière rébellion aryenne a été écrasée en août 1934 dans le sang des manifestants à Constantine. L'opposition se terre, silencieuse, et Israël peut s'écrier en parodiant le trait de Mme Flocon : « Et maintenant, à nous ! C'est nous qui « sont » les maîtres ! »
  Les maîtres ? Oui, en effet, nos maîtres !
  Et l'Algérie tout entière est broyée, pantelante, sous leur joug insupportable.
  Les principaux services du Gouvernement général sont dirigés par des Sebaoum, des Isaac Friang, des Azoulay, tandis que les voyageurs empruntant la ligne d'Air-France pour rallier la métropole doivent payer tribut aux Worms, aux Meyer, aux Weiller, et ceux de la Compagnie Générale Transatlantique, aux Baumgartner et autres Schiff...
  Les travaux publics appartiennent en bloc (si l’on peut dire !) aux Balensi. Colons et fellahs doivent fertiliser leurs champs avec les produits chimiques des Raymond Béer et des Georges Lévy.
  Le grand hôpital de Mustapha est sous la coupe totale des Benhamou, Azoulay, Benichou, Cohen-Solal. L'enseignement primaire supérieur est détenu par les Cohen, les Cohen-Bacri, Belayche, tandis que la justice est rendue par les Gougenheim, les Lévy, instruite par les avocats Akoun, Adda, Azoulay, Cohen...
  Le Conseil général fourmille de Juifs tels que les Belaïche, Aboulker, Lévy, Cohen-Solal.
  Les colons veulent-ils se faire raser ? Leurs femmes veulent-elles arborer une superbe permanente ? Ce sont les Ernest Cohen (Erco) ou les Gozlan qui se chargent de l'opération. « Au bon goût », ma chère !
  Pour les chaussures, c'est la même comédie. « Le Palais de la Chaussure », les « 100.000 Chaussures », remplaçant sans doute les « 100.000 Chemises », offrent la garantie des Lévy (chaussures André), des Bacri et Chiche (le fin du fin !) des Narboni, de Rino, des Benamou (Ville de Troyes).
  Le pain est confectionné avec les blés et les farines des Solal et des Cohen-Scali, la viande vient tout droit de chez Benaïm — qui la fait débiter « Kascher » chez Teboul, ou « Chez Charlot » de son patronyme natal, Cohen.
  Pour le logement, même antienne. II faut accepter l'impôt juif. Et c'est à Lévy-Brahm, Lebhar-Sam, Belaïche, Teboul qu'il faut régler les loyers dûment majorés.
  Partout les enseignes lumineuses, les lettres des boutiques annoncent que l'on .achète chez des Moïse Lebrati, chez des Isaac Crêmieux, chez des Solal-Cohen, chez des Hak Salomon, chez des Lipp, chez dea Bacri, des Stora, des Baruch, dee Azoulay.
  Les spéculateurs en grains tiennent le haut du pavé avec un effectif juif de 60 %. La chemiserie en recèle 50 %. 50 % aussi les tailleurs. 95 % la bonneterie en gros. Mais le record est atteint par leur présence dans le commerce de détail des tissus et soieries indigènes où l'on comptait, en 1937, 3 Français et 80 Juifs, ce qui assurait en leur faveur une proportion de 130 %[6]

   Leur pouvoir, leur malfaisance... 

  Dans une étude fort documentaire qu'il a publiée sur les Juifs en Afrique du Nord, le grand rabbin d'Alger, Eisenbeth — celui-là même qui vient de remercier le général Eisenhower de tout ce qu'il a fait pour les Juifs — s'apitoie sur le paupérisme de ses congénères. A l'aide de statistiques truquées, il essaie de prouver que les Juifs d'Afrique du Nord ne sont que des malheureux parmi les malheureux n'exerçant que de petits métiers, n'occupant que de petits emplois.
  II serait absurde de prétendre que tous les Juifs d'Afrique du Nord sont riches à millions. La grande majorité d'entre eux remplit bien les conditions qui suscitent l'apitoiement du grand rabbin  d'Alger. Mais ce que M. Eisenbeth passe pudiquement sous silence c'est que  quelques centaines  de  familles juives se partagent environ 70 % de la richesse totale de l'Afrique du Nord, c'est que toutes les  grandes activités clefs, tous les leviers politiques étaient jusqu'en juillet 1940 entre  leurs mains, qu'ils y restèrent depuis par personne interposée. Le fait que le nombre des Juifs miséreux soit élevé prouve l'humanité de cette race qui n'a que le sentiment du profit et pour seul idéal, l'argent. Les œuvres sociales juives sont inexistantes. Par contre, les Juifs encombrent les dispensaires, les hôpitaux français et sont les meilleurs clients de toutes nos institutions de bienfaisance.
    En Oranie, ils ont entre leurs mains 100 % de la minoterie, 98 % de l'alimentation en gros, 65 % des cuirs, 65 % de la boucherie en gros, 70 % du commerce du tissu en gros, de l'or, des légumes secs, sans parler des commerces de détail pour ne citer que les principales branches de leur activité. Le commerce des vins en gros avait résisté jusqu'en 1936. Blum au pouvoir changea tout cela et les négociants en vins juifs, avec la complicité du Gouvernement, purent rafler presque toutes les affaires dans le département[7].
  Il en va de même dans les deux autres départements d'Algérie, où les proportions sont sensiblement les mêmes.
   On peut dire absolument, sans aucune exagération, que tout le commerce, toute la colonisation et la plus grosse partie de l'industrie est soit directement, soit indirectement, entre leurs mains.
   Ils possèdent en propre, dans bien des endroits, les meilleures terres, tel Benyounès, propriétaire de 55.000 hectares dans la fertile plaine de la Mitidja où l'hectare valait, en 1939, entre 30 et 50.000 francs, tel Saïer, d’0ran, qui a acculé à la faillite, par des procédés de bandit et d'assassin, toute la minoterie aryenne d'Oranie et qui, en 1939, possédait vingt-huit fermes totalisant près de 15.000 hectares dans les plus riches régions du département.
  « Mais la majorité des colons d'Algérie, du Maroc et de Tunisie, sont des aryens. Beaucoup parmi eux sont très riches », pourront objecter certains. Certes, mais il convient avant de prononcer un jugement définitif de compulser les livres des conservations des hypothèques pour voir combien les apparences peuvent être trompeuses. Assez peu nombreux sont ceux dont les terres ne sont pas peu ou prou hypothéquées par les Juifs.
  Quant à la colonisation musulmane, elle est complètement sous leur coupe. Après avoir ruiné les propriétaires arabes, les Juifs les contraignent, au moyen de contrats draconiens, à rester sur les terres qu'ils leur ont spoliées, les faisant travailler comme des esclaves.
  En tout cas, même et un colon ne doit pas un centime à un Juif, le blé qu'il produit, le vin qu'il vend passe entre les mains des spéculateurs israélites. L'aryen a eu le risque, a payé de sa personne, à engagé ses capitaux. Le Juif n'a plus qu'à tirer profit de son labeur. 

   A la conquête de l'Afrique du Nord... 

  Ces quelques chiffres démontreraient amplement à quel point d'asservissement était tombée l'Algérie quelques années avant la guerre actuelle.
   Il est vrai que l'on ne savait plus au juste à cette époque qui des Français ou des Juifs devait gouverner l'Algérie. Le Juif Léon Blum[8] ne venait-il pas — sur la proposition du sénateur Viollette, hommes des loges et de la finance — d'établir un mirifique projet conférant le droit de vote à tous les indigènes, ce qui eût tranché en effet la question.
    On se recommandait, bien entendu, des grands ancêtres révolutionnaires pour légitimer ces propositions. La Révolution avait délivré les noirs, la IIe République avait donné le droit de suffrage aux Sénégalais et aux Martiniquais, il appartenait à la IIIe de donner un bulletin de vote aux pasteurs chaouïas de l'Aurès, dont les vues sur la politique budgétaire ou les grands problèmes de notre temps sont, comme chacun sait, fort pénétrantes...
  On pense bien que les Juifs n'ont pas masqué d'exploiter ce thème favorable à leurs exploits.
  Craignant l'hostilité latente des musulmans et leur jonction possible avec les colons européens dont beaucoup étaient farouchement anti-juifs, ils firent l'alliance totale avec les partis marxistes auxquels beaucoup de jeunes Juifs avaient adhéré[9].
    L'appui de leurs capitaux valut au Front Populaire de s'implanter à Alger et à Oran et de terroriser les populations. 

 Juifs et communistes : la belle alliance ! 

   Les colons reprochaient particulièrement aux marxistes leur folle politique indigène. Depuis longtemps le parti communiste prêche en Algérie l'expulsion des colons et le partage de leurs terres entre les prolétaires indigènes. Les Juifs adhérant à ce programme ou l'appuyant, alors qu'ils possédaient la majorité des biens fonciers, l'opinion coloniale leur reprocha leur perfidie. De grandes manifestations nationalistes se déroulèrent un peu partout, le 14 juillet; à Oran notamment, 60.000 personnes défilèrent derrière le maire, l'abbé, Lambert. L'insurrection de Franco, qui éclata peu après, ayant encore tendu les passions, on crut de part et d'autre que la guerre civile allait éclater dans la colonie. Les gros commerçants juifs subventionnèrent sans vergogne les amitiés « rouges » de leur ville, afin d'y recruter des  défenseurs éventuels, tandis que les « fascistes » dénonçaient les excitations des Juifs auprès des Arabes.
    De fait, les agitateurs du Front populaire[10] avaient provoqué maintes grèves parmi les journaliers indigènes, qui, sans l'attitude énergique  des gardes mobiles et des colons du bled, auraient pillé et massacré leurs patrons. Que beaucoup de jeunes Israélites aient participé à ces grandes manœuvres soviétiques, rien n'est plus certain. Après les rixes et les manifestations de juillet, tout Israël se rallia aux partis marxistes. Et comme on lui montrait que cette tactique n'était pas sans périls, les indigènes risquant fort de frapper, le grand soir venu, chrétiens et Juifs, répondit : « Je sais, mais s'il faut mourir, nous ne serons pas les seuls à y passer. »
    On peut juger à quel point en était parvenue la duplicité juive.
    L'insurrection algérienne n'ayant pas éclaté, les Juifs envisagèrent un plan ingénieux pour prévenir le retour d'une nouvelle vague d'antisémitisme. Ils se rallièrent en masse au projet Violette.
    En réclamant le droit de vote aux indigènes, droit dont ils bénéficiaient eux-mêmes, ils concluaient naturellement : « De cette façon, on ne nous reprochera plus notre action politique. »
    C'est ainsi que déjà, en 1937, il s'en est fallu de quelques semaines pour que la France perdît moralement l'Algérie. 

1939 : Apogée d’Israël. 

   Mais en 1939, les Juifs ont leur revanche. Les Français[11] se sont enfin décidés à faire leur guerre, à défendre leurs intérêts à les venger du national-socialisme.
   Certes, ils sont mobilisables comme tous les citoyens français. Les mobilisés juifs sont affectés, soit dans les zouaves, soit dans les chasseurs d'Afrique, régiments qui ne comprennent aucun musulman. Comme par hasard, de tous les régiments de zouaves et de chasseurs d'Afrique, d'Afrique du Nord, un seul a été envoyé dans la Métropole, le 9e zouaves d'Alger. Par contre, c'est par divisions entières qu'on embarque les tirailleurs et les spahis musulmans.
   Les régiments juifs restent donc en Afrique, sauf le 23 zouave qui est affecté en Syrie. L'esprit qui règne dans ces unités composées de 75 % de Juifs est tel qu'elles sont considérées comme absolument inutilisables et qu'on les affecte aux besognes de gardes-voies ou de gardes-côtes.
   Les Juifs ont encore gagné une manche. De taille celle-là. Ils sont exemptés du casse-pipe.
  Lorsque, par hasard, un hasard qui ne se produit que très rarement d'ailleurs, on demande pour la Métropole un renfort dans un régiment de zouaves ou de chasseurs d'Afrique, c'est parmi les 25 % d'aryens qu'on prélève ceux qui doivent partir. On n'ose pas envoyer les Juifs. On a peur de leur influence.
  Un exemple entre mille de leur arrogance : par faveur spéciale, au mois d'octobre 1939, on accorde à tous les Juifs sans exception, pour le « Grand Pardon », une permission de 36 heures. Les punis de prison y ont même droit. Le Consistoire Israélite déclare que 36 heures ne sont pas suffisantes et, sur les conseils de leurs chefs religieux, presque tous les Juifs rentrent avec 24 heures de retard. Comme on a peur d'eux, nulle sanction n'est prisé à leur égard.
    Cependant, au 2e  chasseurs d'Afrique à Mascara, un officier supérieur exige une punition exemplaire pour cet acte d'indiscipline concerté. Le Consistoire, alerté aussitôt, intervient au T. 0. A. F. N. auprès de Noguès et en définitive l'officier supérieur est désavoué.
   Ceci n'explique-t-il pas cela ? Et les accents d'un Céline ou d'un Rebattet pour fustiger cette chienlit offenseront-ils encore les bonnes âmes aryennes toujours prêtes aux sensibleries éculées !... (à suivre)


[1] Très ancienne méthode condamnée. On la retrouve toutefois à Médine avec ses deux tribus arabes associatrices. On combat avec l’une tout en aidant l’autre secrètement.. avec des livraisons d’armes…
[2] Déclaration d'Adolphe Crémieux reproduit dans « The morning post » de Londres le 6 septembre 1920.
   A.  Crémieux  était  grand  maître  du  Grand  Orient maçonnique, président de l'Alliance Israélite universelle et ministre de la Justice.
   « L'union que nous désirons fonder ne sera pas une union française, anglaise, irlandaise ou allemande mais une union juive universelle. D'autres peuples et races sont divisées en nationalités. Nous seuls n'avons pas de citoyens mais des coreligionnaires. En aucune circonstance un Juif ne deviendra l'ami d'un Chrétien ou d'un Musulman avant qu'arrive le moment où la lumière de la foi juive, la seule religion de la raison brillera sur le monde entier.
   Dispersés parmi les autres nations, qui depuis un temps immémorial furent hostiles à nos droits et à nos intérêts, nous désirons d'abord être et rester immuablement Juifs.
   Notre nationalité c'est la religion de nos pères et nous ne reconnaissons aucune autre nationalité. Nous habitons des pays étrangers et ne saurions nous inquiéter des  ambitions changeantes de pays qui nous sont entièrement étrangers pendant que nos problèmes moraux et matériels sont cruciaux. L'enseignement Juif doit s'étendre à toute la terre, Israélites ! quelqu'endroit où le destin vous conduise, dispersés comme vous l'êtes sur toute la terre, vous devez toujours vous considérer comme faisant partie du peuple élu.
   Si vous vous rendez compte que la foi de vos pères est votre unique patriotisme, si vous reconnaissez qu'en dépit des nationalités que vous avez adoptées, vous restez et formez toujours et partout une seule et unique nation, si vous croyez que le Judaïsme est la seule et unique vérité religieuse et POLITIQUE, si vous êtes convaincus de cela, Israélites de l'univers, alors, venez, entendez notre appel, et envoyez nous votre adhésion.
   Notre cause est grande et sainte et son succès est assuré. Le Catholicisme, notre ennemi de tous les temps, gît dans la poussière, mortellement frappé à la tête. Le filet qu'Israël jette actuellement sur le globe terrestre s'élargit et s'étend et les graves prophéties de nos livres saints vont enfin se réaliser.
    Le temps est proche où Jérusalem va devenir la maison de prière de toutes les nations et de tous les peuples où la bannière unique du Dieu d'Israël sera déployée et hissée sur les rivages les plus lointains. Mettons à profit toutes les occasions.
   Notre puissance est immense : apprenons à adapter cette puissance à notre cause. Qu'avez-vous à craindre ? Le jour n'est pas éloigné où toutes les richesses, tous les  trésors de la terre deviendront la propriété des enfants d'Israël. »
   De même Adolphe Crémieux déclarait dans « Les archives Israélites » cahier n°25 en 1861 :
    « Un messianisme des temps nouveaux va surgir, la Jérusalem d'un nouvel ordre, sainte fondation entre l'Orient et l'Occident, doit se substituer au double empire des papes et des empereurs. Je ne cache pas qu'au cours des années, je n'aie jamais consacré ma pensée qu'à cette seule et unique œuvre. A peine a-t-elle commencé son œuvre que l'influence de l'Alliance Israélite Universelle s'est faite sentir au loin. Elle ne se restreint pas seulement à notre culte, elle veut pénétrer dans toutes les religions comme elle a pénétré tous les pays.
   Les nationalités doivent disparaître, les religions doivent être supprimées.
   Israël, lui ne doit pas disparaître car ce petit peuple est l'élu de Dieu.
   Dans tous les pays nous devons mettre les Juifs isolés en relation avec les autorités pour qu'à la première nouvelle d'une attaque nous puissions nous lever comme un seul homme. Nos voix désirent se faire entendre dans les cabinets des ministres, jusqu'aux oreilles des princes et advienne que pourra. Tant pis si nous devons faire usage des lois de force incompatibles avec les progrès de l'heure, nous nous joindrons alors à tous les protestataires. On nous adjure de pardonner le passé, le moment est là où se crée sur des fondements inébranlables une alliance immortelle. »
   On peut s’étonner qu’un homme occupant de telles fonctions, puisse parler ainsi. Son règne, le règne de sa communauté, il l’aura : ce sera, à la fin des temps, avec l’Antéchrist, cet homme d’origine juive, d’Ispahan (Perse). Lequel périra de la main du Messie fils de Marie (sur lui la Paix !). Ce Nazaréen tant haï ! Quant à Jérusalem, le temps ne permettra jamais qu’elle devienne « la maison de prière de toutes les nations et de tous les peuples où la bannière unique du Dieu d'Israël sera déployée et hissée sur les rivages les plus lointains. » Et combien le Saint et Seigneur d’Israël et des mondes est au-dessus de ce qu’ils décrivent et Lui associent !
[3] Ne voudront-ils pas quitter la terre d’Islam, pour rejoindre la terre évangélique, biblique ? Eux qui n’ont aucune sorte d’amour pour celui qu’ils appellent vulgairement : le Nazaréen ? ! De plus, certains n’iront-ils pas jusqu’à changer leurs propres noms de familles ? Pourquoi ? Pourquoi prendre des noms et prénoms évangéliques ? Cela est-il permis pour un peuple aimant clamer, haut et fort, être le « peuple permis » ? Si oui, qu’on nous indique les preuves bibliques…
[4] n’est-ce pas là l’influence du « Veau d’Or » ?
[5] A écouter les gens du Partissisme, cette époque était une époque glorieuse pour les gens de la Bible, en terre des Gaules. Pourtant, cet avis ne semble pas, à notre époque, faire l’unanimité !
[6] La plupart de ces statistiques sont extraites des derniers recensements commerciaux établis au tribunal de commerce. Pour les statistiques démographiques, c'est le plus souvent à l'étude du rabbin Eisenbeth, Ls judaïsme nord-africain, qui nous nous sommes référé.
[7] Voir Cahier Jaune, décembre1942.
[8] Drôle d’individu. Qu’on en juge : Dans son roman « Du mariage » : « Elles reviendront de chez leur amant avant autant de naturel qu’elles reviennent maintenant du cours ou de prendre le thé chez une amie.
   La virginité rejetée gaiement et de bonne heure n’exercerait plus cette singulière contrainte faite de pudeur de dignité et d’une sorte d’effroi. »
   Page 82 : « Je n’ai jamais discerné ce que l’inceste a de proprement repoussant, je note simplement qu’il est naturel et fréquent d’aimer d’amour son frère ou sa sœur. »
   Combien le Saint et Seigneur d’Israël et des mondes est au-dessus de ce qu’ils décrivent et Lui associent !
[9] Karl Marx n’était-il pas homme du monde toranique ? Et le monde toranique, parmi les Fils du Nazaréen, n’a-t-il pas un cœur à gauche de leur gauche, disent la plupart des observateurs ?
[10] J. Olgin, chef communiste, dans son journal « Morning Freiheit » de New York : Tout Juif doit supporter le Front Populaire parce que c’est le rempart de défense des droits du peuple juif. »
[11] soit les gens de l’Évangile de France.


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14/07/08 .

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