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La différence entre le Vicaire et le Politique -

Entre le Vicariat et la Politique - الفرق بين الخليفة و السياسي


Histoire et religion se compénètrent

P

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oint de divinité[1] excepté Allah[2] le Très Haut. Que les meilleures salutations[3] soient sur les prophètes et messagers divins dont le Sceau de la Prophétie[4].

    La différence entre le Vicariat (khalifah) et la Politique.

    Le Vicariat.

    Le Vicariat donne une importance réelle, essentielle à l’Ordre divin, à l’Obéissance au divin Créateur et Législateur, ceci sur l’ensemble de la planète Terre. A l’Obtempération, pour l’ensemble des créatures, à Ses ordres. Et invitation est faite à l’ensemble des créatures d’obéir réellement à l’Ordre divin et à Obtempérer, sans broncher, à Ses injonctions.
    Il a été établi pour défendre la Vérité, le Droit, la Justice entre les gens. Pour propager la Vérité et la Guidée. Pour empêcher l’Injustice et suivre la passion. Pour ordonner le bien et prohiber le mal, pour rendre un bien pour un mal…

    Celui qui protège la Religion divine.

    l’Islam, la garde intacte pour lui-même et autrui ; sa raison d’être, ses commandements et ses bases ne sauraient diminuer ou disparaître. Le premier Vicaire très connu Abou Bakr (que Dieu l’agrée !) de déclarer haut et fort aux Compagnons : « Se peut-il que la Religion diminue et moi je suis vivant ? »
   Non, la Religion divine ne saurait diminuer avec la présence du Vicariat, et ne pourrait vivre, survivre en diminuant.

   Sens.

   Ce mot ‘Vicariat’ a été employé dans un sens juridique pour signifier ici : celui qui reçoit et porte la responsabilité, la chefferie, le commandement des gens soumis (mouslimin). Et à lui ce nom d’Imam.

   Autre sens.

   Tabarî d’écrire dans son Commentaire : Ce mot « khalifah » provient du verbe « khalafa » qui signifie « prendre la suite » de quelqu’un en quelque chose [il a donc un sens proche de celui de successeur].

   C’est ainsi que ce mot se trouve mentionné au pluriel[5] « khalâ’if » dans le verset suivant où Dieu s’adresse aux hommes « Nous vous avons placés après eux comme « khalâ’if » (= successeurs) sur la terre afin que Nous voyions comment vous agirez » c’est-à-dire qu’Il vous a mis à leur place et a fait de vous leurs successeurs (khoulafâ) (cf. Coran X 14).
   De même [en Islam] celui qui détient l’autorité suprême est appelé « khalifah » (d’où Calife) car il succède à celui qui l’a précédé dans l’exercice de l’autorité.

   On nous demandera peut-être ceci : mais à qui les fils d’Adam ont-ils succédés ?
   Nous répondrons que les commentateurs ont des avis différents sur ce point.

    Parmi eux : Le fils d’Abbas et le fils de Mas’oud ont dit : « Allah (…) dit aux Anges : Je vais placer sur terre un khalifah. (Coran II 30).
   [Les Anges] dirent « Seigneur, mais quel sera ce khalifah » ?
   Il dit : Il aura une descendance qui sèmera la corruption sur terre, se jalousera et s’entretuera ».

   Selon ce propos, l’interprétation du verset est la suivante : « Je vais placer sur terre quelqu’un qui y sera Mon Lieutenant et qui jugera Mes créatures » ; ce « khalifah » est à la fois Adam et ceux qui lui succèderont du point de vue de l’obéissance à Allah et de l’Autorité pour ce qui est de rendre la justice entre Ses créatures. Sous ce rapport ce propos est comparable à celui de Hasan al-Baçri[6] car le « khalifa » n’est pas une personne mais une succession de personnes.

   Quant à la corruption et au versement injustifié du sang, ils ne seront le fait ni d’Adam ni de ses successeurs ou de celui qui occupera sa fonction parmi les esclaves de Dieu (qui sont tous inclus dans le terme du « khalifah »), car le fils d’Abbas comme le fils de Mas’oud rapportent bien que ce sera la descendance du « khalifah » qui sèmera la corruption sur terre, se jalousera et s’entretuera et non lui-même. Sous ce rapport ce propos est différent de celui de Hasan al-Baçri car ici le « khalifah » ne peut pas désigner la descendance d’Adam [mais Adam lui-même ou ses successeurs dans sa fonction de Lieutenant].

   D’ailleurs les Anges n’attribuent pas la corruption et le versement du sang au « khalifah » mais à quelqu’un qu’ils ne déterminent pas : « Vas-Tu y placer quelqu’un qui y sèmera la corruption… ? » Or il ne fait pas de doute que Dieu était plus Savant qu’eux au sujet de la descendance de Son khalifah. (Op. cit.).

   Le Vicariat, but de la Perfection.

    On a dit que la Perfection recherchée en vue de laquelle l'homme fut créé, c'est le "Vicariat" dont Adam, le premier prophète divin se chargea en vertu de la Sollicitude divine. (Coran II 30). C'est une dignité plus haute que l'apostolat impartie aux Prophètes envoyés, étant donné que tout prophète envoyé n'est point Vicaire pour autant. En effet, le rang de la mission prophétique, c'est de transmettre (le Message divin), exclusivement. Car Dieu Très-Haut déclare : "Il n'incombe au Prophète que de transmettre" (Coran V 102). Celui-ci n'a pas à arbitrer les différents (entre les hommes). Il doit promulguer la Loi venant de Dieu, ou ce que Dieu lui fait voir, exclusivement. Si en outre, Dieu le charge d'être juge parmi ceux vers lesquels Il l'envoie, en ce cas il s'agit de l'investiture et de la fonction de Vicaire. Il est alors "Prophète-Vicaire".

   Fonction vicariale et apostolat.

   On a dit encore, tout prophète que Dieu envoie n'est point désigné pour être juge. D'où cette parole divine : "Il n'incombe au Prophète que de transmettre". Mais si le glaive lui est donné et qu'il passe à l'action, alors cet Envoyé détient la Perfection et il manifestera la souveraineté des Noms divins[7]. Il accorde et il interdit, il élève et il abaisse, il donne la vie et fait mourir, il favorise et défavorise[8]. Il manifeste ainsi des noms contraires organiquement liés à la fonction prophétique. Nul doute sur ce point !

   Si par ailleurs il se présente comme juge sans détenir de prophétie, c'est un roi et il n'est point Vicaire. N'est véritablement Vicaire que celui que Dieu "prépose nommément au Vicariat" pour qu'il gouverne ses serviteurs, non pas celui que les hommes ont élu comme tel, lui prêtant serment d'allégeance et lui donnant le pas sur eux-mêmes. Celui-là (que Dieu a proposé au Vicariat) occupe le Rang de la Perfection.

   Ce qu'il faut savoir aussi.

   La Religion divine comprend deux choses bien distinctes mais inséparables.

   1°) Les Croyances. Elles sont immuables. Croyance en Dieu : Un dans Son essence, Un dans Son royaume, un dans Ses attributs, Un dans Ses actions... ; en Ses prophètes (de Adam jusqu’au Sceau des Prophètes : Mohammad fils de ‘Abd Allah (sur lui Prière et Paix !), Ses Anges, Ses Livres (Bible + Coran), le Paradis et le Feu, etc.
   2°) La Loi. Peut-être changée, assouplie, reconduite, abolie, abrogée. Ex.: Les lois coraniques abolissent les lois bibliques.

   L’attitude des Anciens[9], des premiers Compagnons.

   Ils étaient de ceux qui veillaient à la stricte application du Vicariat, au sens propre du mot. Les lois étaient respectées et appliquées. La justice régnait entre les gens. Les commandements divins étaient suivis et appliqués. Rien ne manquait.

   Vicariat ou régime monarchique[10] ? Exemples.

   Cette question, dit-on, viendra à l’ordre du jour au temps du Vicariat d’Omar fils de Khattab (que Dieu l’agrée !). Un homme a été le témoin oculaire que celui-ci posera cette question en présence de gens comme : Talhah, Zoubair, Ka’b et Salman (que Dieu les agrée !). « Quelle la différence entre le Vicaire et Roi ? »

   Talhah et Zoubair répondront qu’ils ne savent pas. Salman (que Dieu l’agrée !) lui de répondre :
   « Le Vicaire est juste dans la gouvernance, il distribue entre les gens en parts égales, il montre de la bienveillance envers eux, à l’exemple de l’homme envers sa famille, il juge avec le Livre de Dieu l’exalté. » Ka’b de faire ce commentaire : « Je ne pensais pas quelqu’un à même de répondre à cette question sur le Vicaire et le Roi autre que lui. »

   Dans une autre variante, on a dit qu’Omar demandera à Salman : « Suis-je un roi ou un vicaire ? » Salman de lui répondre : « Le Vicaire est celui qui juge avec Justice. Si tu recouvre, d’une terre de gens soumis, un dirham moins ou plus ; puis tu le mets autre part que dans son droit, alors tu es un roi[11] non un Vicaire. »
   A ‘Omar alors d’en comprendre et d’en méditer le sens.

   De même : ‘Omar fils de Khattab (que Dieu l’agrée !) dit un jour : « Par Dieu, je ne sais pas si je suis un Vicaire ou un Roi ? » Une personne répondit : « Ô Commandeur, il existe entre eux une différence. Le Vicaire ne prend rien en dehors du droit, et il ne met (donne) rien en dehors du droit. Et toi, louange à Dieu, ainsi tu fais. Quant au Roi, il oppresse les gens. Il prend d’un tel, donne à un tel... »

   Selon l’Imam Souyouty : Quand Moâ’wiyah s’asseyait sur la chaire, il avait l’habitude de dire en ce sens : « Ô les gens ! En vérité le Vicariat n’est pas dans le rassemblement de biens, mais le Vicariat est plutôt dans la pratique de la Vérité et le jugement selon la Justice. De commander les gens avec l’ordre de Dieu. »

   L’investiture d’un juge. Conseils donnés au prophète David (sur lui la Paix !).

   C’est là la différence entre le Vicaire et tout autre personnage. Le Vicaire juge parmi les gens avec justice, le Droit divin, et se garde de suivre sa passion, son penchant. Il suis le droit, la vérité comme il se doit.

   Au temps du prophète David (sur lui la Paix !), son Seigneur lui commandera de juger avec justice et surtout de ne pas suivre sa passion. Qu’on en juge :

       « O David, oui, Nous t'avons désigné Lieutenant sur la terre. Juge
       donc en droit parmi les gens, et ne suis pas la passion :
       ou elle t'égarera du sentier de Dieu. » En vérité,
       à ceux qui s'égarent du sentier de Dieu, un
       dur châtiment, pour avoir oublié le Jour des Comptes[12]. (Coran XXXVIII 26).

   « …et ne suis pas la passion : ou elle t'égarera du sentier de Dieu. » Soit, selon le fils d’Abbas : Si tu as à départager entre deux antagonistes, il a pour toi, et parmi l’un d’entre eux, [de suivre] une passion. Ne convoite pas en toi-même la vérité (seule et unique) pour lui, pour qu’il obtienne et gagne sur son compagnon. Si tu [le] fais, J’effacerai ton nom de Ma prophétie, et ensuite tu ne seras pas Mon lieutenant, ni de la famille de Ma générosité ! (Voir : le Commentaire de l’Imam Qortoby).

   Ceci montre à quel point il est important pour le Lieutenant de juger selon la vérité, le droit. Dans le cas contraire, le juge peut pencher pour l’un d’entre eux, et ceci dans un but bien précis : la recherche de la proximité, un profit quelconque, recherche de compagnie, aumône, etc. Les causes peuvent être multiples et se retourner, plus tard, contre lui[13].

   Selon Laith : Deux personnes antagonistes se présentèrent devant ‘Omar fils de Khattab[14]. Il les entendit [sans prendre de décision]. Puis, ils revinrent, [même scénario]. Enfin ils revinrent et à lui de les départager entre eux. Sur ce, on l’interpella. Il [leur] dit : Les deux personnes se présentèrent devant moi, mais j’ai trouvé pour l’un ce que je ne trouvais pas pour son compagnon. J’ai répugné les départager en pareille circonstance. Ils revinrent [me voir] et même chose. Ils revinrent enfin, et ce qui se trouvait en moi ayant disparut, je décidais alors de les départager[15].

   Selon le fils de 'Abbas : Deux hommes se sont présentés devant David (sur lui la Paix !) : le premier accusa le second du vol de sa vache. Ce dernier nia et David reporta sa décision jusqu'au soir. La nuit tombée, Dieu lui inspira de mettre à mort le dénonciateur. Le lendemain, David fit venir le plaignant et l'informa de ce que Dieu lui avait inspiré ; il ajouta qu'il allait le mettre à mort immanquablement et qu'il voulait savoir la vérité sur l'affaire qui l'opposait à son adversaire. Ce dernier lui dit alors ; "Ô Prophète de Dieu, jure par Dieu, que je suis dans mon droit, mais j'avoue que j'ai tué son père, il y a quelque temps." Ce jugement lui valut l'estime et la considération de tout le peuple d'Israël. (Transmis par le fils de Jarîr et Aboû Hâtim).

   Wahb fils de Mounabbih a dit que lorsque le mal et les faux serments se répandirent au sein des Fils d'Israël, David fut doté d'une chaîne pour trancher les litiges. Cette chaîne était déployée du Ciel vers le Rocher de Jérusalem et était faite d'or. Lorsque deux personnes se querellaient sur la propriété d'un droit, celui qui avait raison pouvait toucher cette chaîne, tandis que celui qui était dans le tort ne le pouvait pas. il en fut ainsi jusqu'au jour où un homme donna en dépôt à un autre une perle, or ce dernier nia l'avoir reçue de lui. Il prit ensuite une canne et y plaça cette perle. Une fois devant David, le plaignant toucha la chaîne de ses mains ; et lorsqu'on dit à l'autre d'en faire de même, il donna la canne dans laquelle se trouvait la perle à son adversaire, en disant : "Mon Dieu, Tu sais que je lui ai restitué la perle". Il prit ensuite la chaîne et put la toucher? Ceci perturba les Fils d'Israël et la chaîne leur fut enlevée.
   La tromperie ne mène nulle part.

   Le Miséricordieux, un dieu jaloux ?

   Nous savons tous que le Miséricordieux est un dieu jaloux. Depuis qu’Il a créé le monde, Il n’accepte pas qu’on Lui associe d’Autre dieu, d’autre Egal à Lui, à côté ou en dessous de Lui ! Il est Un dans Son essence[16], Un dans Ses attributs[17], Un dans Ses actions, Un dans Son royaume, Un dans Son héritage de l’Univers, Un et Seul à rendre Sa justice[18] au Jour des Comptes !
   Dans Sa création, Il répugne qu’on L’imite. Aussi n’a-t-Il pas permis de faire des statues, idoles en forme humaines, animales ou autre ; qu’on dessine toute créature ayant une âme[19] (animale, angélique, humaine, du monde des génies).
   Dans Son pouvoir législatif, Il a réservé ce droit qu’à Lui-même. Lui Seul S’est accordé le droit de faire des lois pour l'Univers et Ses créatures, de les simplifier, reconduire, réformer ou abolir. Lesquelles ont été révélées dans Ses Livres : Bible + Coran.

   Sont-elles venues au monde toranique, le monde de la Synagogue a demandé à ses suivants, ses disciples, de le prendre, lui, comme Seigneur en dehors de Dieu (Coran IX 31). Et leur pouvoir exécutif ou gouvernemental, leur pouvoir législatif et judiciaire, leur a emboîté le pas. Quand les Fils d’Israël et les Judaïsés ont enfreint les lois divines, abandonnés les lois divines contenues dans la Torah ; à leur Seigneur de les livrer à Nabuchodonosor. Quand ils récidivèrent au temps du Sceau des Prophètes d’Israël, le Messie fils de Marie (sur eux la Paix !), qu’ils refusèrent de lui obéir et de l’écouter, de croire et de suivre l’Evangile du Saint et Seigneur d’Israël et des mondes, Ses lois nouvelles ; Il les livra au pouvoir des Perses et des gens du Paganisme : de Titus. Leur Temple fut détruit pour la seconde fois comme cela avait été mentionné, noir sur blanc, dans la Torah originelle (Coran XVII 4-8).
   Sont-elles venues au gens de l’Evangile, le monde de l’Eglise et leurs Rois imiteront les gens de la Torah. Le Droit divin sera aboli et les droits romain, latin, grec et autres seront reconduits. Et leur Seigneur les soumettra aux gens du Paganisme[20] et du Dualisme.
   Sont-elles venues au monde de l’Islam traditionnel, les Compagnons[21]les accepteront d’emblée. De leur époque jusqu’à la fin de l’Empire ottoman, le monde islamique s’en serviront et les appliqueront. Elles étaient le fondement de leur communauté, de leur Etat, de leur unité[22].

   Les gens de la Bible. Gens infidèles aux Alliances.

   Le Miséricordieux, leur Seigneur de le leur rappeler ouvertement (Coran V 12,14, 47, 66, 68, 70 ; IV 154-161, etc.).
   En rejetant la Loi divine contenue dans la Bible, est-ce donc le jugement de l’Ignorance qu’ils cherchent ? Et en invitant ensuite les gens de l’Islam traditionnel à les suivre, que veulent-ils ? Que cherchent-ils ? N’est-ce pas de les éloigner d’une partie de ce Dieu a fait descendre au Sceau de la Prophétie[23] ?  

   L’acte de dissimulation impie.

   « Ceux qui ne jugent pas en fonction de ce que Dieu a fait descendre, ceux-là sont vraiment les mécréants (impies-dissimulateurs). (Coran V 44).

   Selon Tabari : Qu’il s’agisse de l’adultère et de l’application de la peine de la lapidation ou qu’il s’agisse de l’égalité dans le paiement des « diya[24] », tous ceux qui dissimulent une disposition que Dieu a prise à ce sujet font là acte de dissimulation impie (mécréance). Les commentateurs divergent ici sur la nature précise de l’impie-dissimulation (koufr[25]) dont il est question dans ce passage.

   D’après les uns, il s’agit ici uniquement du fait d’altérer le Livre de Dieu et de modifier Sa Loi et ce ne sont que les Juifs qui seraient concernés par ce passage ou plus généralement les Gens du Livre (de la Bible).
   Et à lui de citer un certain nombre de propos se rapportant aux passages finaux des versets 44, 45 et 47 de cette sourate V qui présente une similitude assez frappante :

   « Ceux qui ne jugent pas en fonction de ce que Dieu a fait descendre, ceux-là sont vraiment les impies-dissimulateurs (kafiroun) ! » (Coran V 44).
   « Ceux qui ne jugent pas en fonction de ce que Dieu a fait descendre, ceux-là sont vraiment les injustes (zâlimun) ! » (Coran V 45).
   « Ceux qui ne jugent pas en fonction de ce que Dieu a fait descendre, ceux-là sont vraiment les prévaricateurs (fâsiqoûn) ! » (Coran V 45).

   D’après ces propos, il s’agirait ici des Juifs, ou des Juifs et des Nazaréniens[26], qui dissimulent certaines vérités contenues dans le Livre (la Torah), ou dans les Livres (la Torah et l’Evangile), et qui, du fait qu’ils[27] négligent d’appliquer la Loi divine, sont injustes et “fâsiqoûn” (litt. : “sortants”) c’est-à-dire ils “sortent” de l’obéissance qu’ils doivent à Dieu[28].

   « Est-ce donc la loi de l’ignorance qu’ils désirent. »

   Tabari de commenter : « Ces Juifs qui viennent te consulter et qui ne sont pas satisfaits de ta sentence, alors que tu as pourtant jugé avec équité, désirent-ils donc appliquer les lois des adorateurs d’idoles[29]  [c’est-à-dire des associateurs arabes] alors qu’eux possèdent le Livre de Dieu[30] qui montre avec évidence combien le jugement que tu as rendu est exact[31]. Livre auquel il ne leur est pas permis de contrevenir. En mode de blâme, mais comme s’Il faisait semblant d’ignorer leur comportement, Dieu dit aux Juifs : « Pour ces gens qui ont la certitude » qui reconnaissent que Dieu est Unique et reconnaissent Sa Seigneurerie [comme vous prétendez le faire] « qui comme mieux que Dieu, institue la Loi ? ». (Coran V 50).  

   Naguère, avec le Messie fils de Marie (sur lui la Paix !), ils avaient divergés. Selon leur prétention, la prétention des gens de la Synagogue : les lois contenues dans la Torah sont immuables, et ceci jusqu’au Jour du Jugement dernier ! De plus, pas question de toucher au samedi[32], jour sacré !

   Pour avoir voulu changé le « samedi » en un autre jour, jour jugé sacré, inviolable ; ne cherchèrent-ils pas à mettre à mort le fils de Marie[33] (sur lui la Paix !) ? A attenter à sa vie ? Selon le monde rabbinique celui qui vient à eux et oserait toucher à ce jour sacré[34], il ne pourrait être reconnu[35] comme un envoyé du Saint et Seigneur d’Israël ! Enfin, aucune autre Torah est à attendre après celle révélée au prophète Mochè (sur lui la Paix !). De ce fait, les gens de la Synagogue refusent obstinément de reconnaître les lois contenues dans l’Evangile comme celles contenues dans le Coran.

   Quand le Sceau de la Prophétie (sur lui Prière et Paix !) vint à la communauté toranique d’Arabie, ils le jalousèrent et mécrurent en lui. Ils mécrurent en la Nouvelle Torah descendue de la part du Saint et Seigneur d’Israël et des mondes avec lui et pour eux. Eux[36] pourtant qui reconnaissent que Dieu est Unique et reconnaissent Sa Seigneurerie… Et à leur descendance de les suivre jusqu’à nos jours, sauf un petit nombre.

   Jugement des gens de la Bible vis-à-vis du Miséricordieux.

   Comme nous venons de le voir, il est extrêmement négatif. Et au fil des siècles, il s’est dégradé notamment en Europe avec le siècle dit des « Lumières[37] » ! De l’Atlantique à l’Oural n’a-t-on pas écrit, n’a-t-on pas décrété la « mort de Dieu » ! ? De Sa « Religion[38] » ? N’a-t-on pas nier et renier, haut et fort, les racines bibliques des gens de l’Europe ? N’a-t-on pas fait l’apologie de la DéesseRaison’, de son pouvoir et de sa capacité ? N’a-t-on pas inviter à son adoration ? N’a-t-on pas fais l’apologie de la Déesse ‘Nature’, de sa force et de sa capacité ? N’a-t-on pas invité à croire en l’Homme et non à la Divinité ? En son pouvoir et en sa capacité ? Ne L’a-t-on pas chassé du ciel et de la terre ? En reniant « qui comme mieux que Dieu, institue la Loi ? », n’ont-ils pas nié Sa capacité, Sa toute puissance, Sa force, Sa science ? Ne l’a-t-on pas décrit auprès du genre humain, de Sa créature, comme une sorte de Divinité sans force, sans pouvoir, impuissante, impotente, incompétente, incapable de gérer à bien l’être humain qu’Il avait Lui-même créé ? Qu’on relise l’Histoire de l’Europe biblique ?

   Se garder de suivre sa passion.

   Et il n'y a pas d'obscurité plus épaisse que celle de la passion et du "moi". C'est pourquoi Dieu a dit : "As-tu vu celui qui a fait de sa passion son dieu (Coran XLV 23) ?…" De même, l'Envoyé de Dieu a dit que "La passion est la plus détestable des idoles adorées sur la terre."

   Au Miséricordieux de révéler à Son Prophète :

   « Et tu es, certes oui, du nombre des envoyés. » (Coran II 252) : c’est-à-dire : tu es un Envoyé dont on suit l’exemple pour M’obéir, tu dois donc préférer Me satisfaire que de satisfaire ta passion : en cela suis la voie des Envoyés qui t’ont précédé, qui ont agi suivant Mon ordre en préférant Me satisfaire que de satisfaire leurs passions ; toutes les choses attrayantes et désirables de ce monde ne les ont pas fait changer de voie contrairement à Saül qui donna la préférence à sa passion et à sa royauté sur ce qui est auprès de Moi et qui est destiné aux “Saints détenteurs de Mon autorité” : mais toi, ô Mohammad, tu préfères Mon Ordre comme l’ont préféré les Envoyés qui t’ont précédés.

   De même :

   « Nous avons fait descendre vers toi le Livre conforme à la Vérité[39], qui confirme ce qui fut [révélé] avant lui de l’Ecriture et qui en est garant.
   Juge[40] donc entre eux[41] en fonction de ce que Dieu a fait descendre et ne suis pas leurs passions en t’écartant de ce qui t’est ainsi parvenu de la Vérité !
   Pour chacun d’entre vous[42], Nous avons institué une législation[43] et une voie[44]. Si Dieu l’avait voulu, Il aurait fait de vous une communauté unique[45], mais [Il institua des législations et des voies différentes] afin de vous éprouver en cela même de qu’Il vous a donné. Chercher donc à vous devancer les uns aux autres[46] dans [l’accomplissement] des œuvres de bien !
   C’est vers Dieu que se fera votre retour à tous et Il vous fera connaître ce en quoi vous étiez différents les uns des autres.
  Juge donc entre eux en fonction de ce que Dieu a fait descendre ! Ne suis pas leurs passions et prends garde à eux qu’ils ne te séduisent[47] en te détournant d’une partie de ce que Dieu a fait descendre vers toi !
   S’ils se détournent, sache que Dieu ne veut les affecter que par certains de leurs péchés ! Or beaucoup de gens sont prévaricateurs[48] ! 
   Est-ce donc la loi de l’ignorance qu’ils désirent [appliquer] ?
   Pour les gens qui ont la certitude[49], qui donc mieux que Dieu institue la Loi ? » (Coran V 48-9).

   Selon Tabari dans son Commentaire : Dieu lui dit ensuite : « ne suis pas leurs passions en t’écartant de ce qui t’est ainsi parvenu de la Vérité ! » c’est-à-dire notamment : ne suis pas les tendances de ces Juifs qui disent à ceux d’entre eux qu’ils envoient te consulter[50] pour te demander ton jugement : si le jugement[51] qu’il vous rendra pour l’adultère est de flageller le coupable et non de le lapider ou encore, si son jugement pour un meurtre est d’admettre que l’homme du commun puisse être mis à mort pour compenser le meurtre d’un noble et que, par contre, on ne mette pas à mort le noble pour le meurtre d’un homme du commun, si de cette façon qu’il rend son jugement, « acceptez-le et si l’on ne vous le donne pas, alors prenez garde[52] ! (Coran V 41).

   Rendre la Justice.

   Nous savons tous que la « Justice » est un Nom divin. Et que rendre justice et la justice est un devoir. Les gens de la Bible, contrairement à l’idée reçue, ont été incapables de répondre, dans ce domaine, à l’appel du Miséricordieux. Les Fils d’Israël et les Judaïsés ont toujours cherché à contourner la Justice du Saint et Seigneur d’Israël. Voire la ‘corrompre’, la ‘braver’ ou refuser de l’appliquer à eux-mêmes sur un même pied d’égalité.

   Quant aux gens de la Synagogue, leur emboîtant le pas, ils ont toujours été pour une ‘séparation des pouvoirs’. De ce fait, bien qu’ils reconnaissent David et Salomon (sur eux la Paix !), ils refusent absolument de les reconnaître Rois, Juges et Prophètes du monde toranique[53]. Et ceci à l’inverse de l’Islam traditionnel. Quant à Paul, nous savons tous ce qu’il a fait et ordonné avec la Loi toranique, la Législation biblique[54].

   Ne pas prendre exemple sur les gens de la Bible.

   Cette exigence le Miséricordieux nous demande de la suivre. Négliger la mise en œuvre du Livre divin entre leurs mains et, de ce fait, un acte grave. Toute personne de la Communauté mohammadienne “sort” ainsi de l’obéissance qu’il Lui doit et c’est là la prévarication (fousoûq).

   Diversification des lois. Une épreuve pour les croyants.

   Nous connaissons tous la parole divine :

   « Si Dieu l’avait voulu, Il aurait fait de vous une communauté unique[55], mais [Il institua des législations et des voies différentes] afin de vous éprouver en cela même de qu’Il vous a donné. »

   Cette parole sonne comme une sorte de rappel à l’ordre pour Ses esclaves : Il a diversifié vos lois, vous mettant de cette façon à l’épreuve pour que se reconnaisse celui qui est obéissant et met Ses ordres en œuvre[56].
   L’obéissant du désobéissant afin qu’il n’en vienne pas à imiter les gens de la Torah dans leur parole : « Nous avons entendu et nous avons désobéi ». (Coran II 93 ; IV 46).  

   Le licite et l’illicite.

   Nous avons vu que les normes (sounan) sont différentes : en chacune de celles-ci Dieu déclare licite ce qu’Il veut et illicite ce qu’Il veut, et cela en guise d’épreuve afin qu’Il “sache” qui Lui obéira en le faisant distinguer de celui qui Lui désobéira.
   L’avertissement est claire.
  

   Avertissement divin. Mise en garde. Pour preuve :

   « J’ai créé Mes esclaves tout en étant entièrement acquis à la religion divine ; les diables en se présentant à eux, les ont successivement éloignés de leur religion, ont rendu illicite ce que J’avais déclaré licite, et enfin leur ont ordonné de Me donné des associés, chose à l’appui de laquelle Dieu n’avait fait descendre aucune preuve ».

   Secundo : Le Seigneur des mondes et le Saint et Seigneur d’Israël a reproché aux gens de la Thora leur attitude qui consistait à se détourner de la Loi en adoptant pour cela une conduite très répréhensible. D’où pour nous, cette mise en garde du Sceau de la Prophétie :
   « Ne vous conformez pas aux manœuvres auxquelles les juifs se sont conformés, et ne déclarez pas, grâce à des faux semblants, licites les interdits que Dieu a interdits [pour vous] ».

Parole des associateurs arabes. Attitude à ne pas imiter. 

   Ceux qui donnent à Dieu des Associés diront[57] :« Si Dieu avait
             voulu, nous n'aurions pas été des associateurs[58], non plus que nos
            
ancêtres ; et nous n'aurions rien déclaré illicite. » Ainsi leurs devanciers[59]
            
criaient au mensonge, jusqu'à ce qu'ils goûtassent de Notre rigueur. Dis :
            
« Avez-vous quelque science[60] à nous produire[61] ? Vous ne suivez que la
             
conjecture et ne faites que supputer ! » (Coran VI 148).

   Selon Tabari : Pour démentir ce genre d’affirmation et pour montrer l’inanité de leur argumentation, Dieu dit ensuite à Son Prophète – sur lui les Grâces et la Paix - : ô Mohammad ! De la même façon que ces associateurs ont affirmé que ce que tu leur transmet est faux, de même les prévaricateurs des communautés antérieures[62], qui les ont précédé dans la rébellion contre leur Seigneur, avaient crié au mensonge en entendant leur prophète, avaient nié les Signes divins et les preuves qu’il leur produisaient et avaient rejeté leurs recommandations « jusqu’à ce que », Nous ayant irrité et ayant suscité Notre colère, « ils goûtèrent Notre rigueur » et furent châtiés, perdant ainsi à la fois ce monde et l’Autre[63].

            Dis : « A Dieu, donc, l'argument péremptoire[64]. S'il voulait, certainement
               II vous guiderait tous[65]. »
               Dis : « Amenez des témoins[66] à vous, qui témoigneraient que Dieu a interdit

               cela » Si ensuite ils témoignent, alors ne témoigne pas avec eux, et
               ne suis pas les passions de ceux qui traitent de mensonge Nos signes,
               et qui ne croient pas à l'au-delà tandis qu'ils donnent des égaux[67] à leur

               Seigneur.  (Coran VI 148-150).

   Règle. L’argument doit être formulé en des termes le rendant parfaitement compréhensible pour celui contre qui il est invoqué et de telle sorte qu’il apparaisse effectivement comme un argument décisif pour établir ce que l’on se propose d’établir. Et dans ce domaine, le Miséricordieux qui connaît bien leurs cœurs et leurs pensées invite Son messager : ô Mohammad ! « S’ils témoignent, ne témoignent pas avec eux », car, étant menteurs, ils ne pourront jamais produire qu’un faux témoignage.

   Et d’ajouter :
   « …et ne suis pas les passions de ceux qui traitent de mensonge Nos signes, et qui ne croient pas à l'au-delà tandis qu'ils donnent des égaux à leur Seigneur. »  

   En vérité, ces gens là suivent leur passion[68], laquelle les éloigne de Dieu et les égare. Enseignement qui nous concerne tous, et auquel nous devons nous conformer.

   Quand l’affection mutuelle en ce monde motive les auteurs de lois bibliques.

   Pour comprendre ceci, une nouvelle fois, il faut écouter les paroles des prophètes. Pour preuve :

    — Et Il (Abraham leur) dit[69] : « Rien d'autre : c'est pour un amour réciproque[70] dans
        la vie présente, que vous avez adopté des idoles en dehors de Dieu.

        Ensuite, au jour de là Résurrection, les uns mécroiront aux autres, et
        les uns maudiront les autres, tandis que vous aurez le Feu pour refuge,
        et pour vous, pas de secoureurs ! » (Coran XXIX 25).

   La parole prophétique est très claire : « Rien d'autre : c'est pour un amour réciproque dans la vie présente, que vous avez adopté des idoles en dehors de Dieu ».
   Ainsi sont les auteurs de lois, des législations dans le monde de Paul[71] : c’est par une affection réciproque dans la vie présente, que les gens de la Bible (croyants & incroyants) ont adopté leurs législations en dehors de celle de leur divin Législateur. Ensuite, au jour des Comptes…
   Le lien qui unit ces deux sortes de gens est donc très étroit. Et tous sont enfants du Paganisme. Celui-là même qui a réduit les deux religions bibliques[72] à un mouchoir de poch
e ! Et évidement ce qu’ils souhaitent pour eux-mêmes, ils le souhaitent vivement pour les gens de l’Islam traditionnel, en terres d’Islam ! D’où leur appel de pied !

   La Lieutenance. Comment juger. D'établir la Justice.

      L’attitude du Lieutenant n’est-ce pas de juger avec et selon le Droit divin, la Vérité ? D’établir la Justice, la Droiture, l’Equité entre les gens ? D’être l’image de l’Ordre et de lui donner son importance ? D’appeler chaque individu au respect, à la pratique, et l’Obtempération de l’Ordre divin ?
   Pour lui aussi, de rechercher la foi et de l’établir en lui-même ? De même pour ses sujets ? D’établir la vérité pour qu’elle se réalise en lui-même ? Faire des actions qui font que le secours divin soit avec lui ? Tenir les engagements pour la Justice et l’Equité ? La vérité et la Guidée ?

   Bas monde contre l’Au-delà ?

   Contrairement aux ont dit…, il existe bel et bien une différence entre le Lieutenant et le Politique.

   Le « Lieutenant » donne une importance primordiale à l’Ordre divin et met à bas ce bas-monde à cause de l’Ordre divin. Il met à bas la vue, le monde sensible à cause des promesses invisibles.
   Il s’appuie sur la puissance des connaissances des choses invisibles, de ce qui vient de la part de son divin Créateur non sur la puissance de ce qu’il voit de ses propres yeux, entend des gens. 

   Quant au “P.o.l.i.t.i.q.u.e”, il donne une importance primordiale pour le bas-monde (douniâ), dévalorise, et va à l’encontre de l’Ordre divin et le Jugement divin toujours à cause de ce bas-monde et de l’amour qu’il lui voue. Il réfute les promesses divines à cause du monde sensible, de ce qu’il voit, peut toucher et entendre.
   Il donne une haute importance à la puissance des yeux, de la vue, du toucher sur la puissance des choses invisibles et les promesses divines. Il coupe ainsi le lien (habl) qui unie le divin Créateur et la créature, qui est Sa religion, pour le rattacher uniquement au monde sensible, à ce qu’il voit et entend. Il devient ainsi une proie facile du Démon banni et de ses affidés.

   Caractéristiques du Lieutenant, du Vicaire. Exemple d’Abou Bakr.

   L’histoire d’Usâmah fils de Zaid est exemplaire. Avant sa mort, le Messager de Dieu l’envoya avec un détachement militaire à la rencontre des forces byzantines, des forces de l’Empereur Héraclius. Les gens de la Bible de l’époque pensaient, à tort, que la mort du Messager de l’Islam allait leur favoriser la tache et mettre fin ainsi à son message, à l’extension et l’hégémonie de l’Islam hors de l’Arabie. Des Arabes[73] n’avaient-ils pas apostasiés[74], l’hypocrisie ne régnait-elle pas en reine en terre d’Arabie ? C’était peine perdue. Le Commandeur des Croyants de l’époque adopta une attitude qui allait être à l’encontre des Compagnons (Auxiliaires et Emigrés). Seul contre tous, il exigea qu’on se plie au choix et à l’ordre du Messager de l’Islam. Et la suite des évènements allait lui donner raison.

   Le détachement militaire reviendra victorieux. Il est vrai qu’Abou Bakr (que Dieu l’agrée !) avait une certitude totale en les paroles du Messager de l’Islam. Il croyait à l’Invisible et non uniquement au monde sensible, à ce que l’on voit et entend. Il avait un goût très prononcé pour l’Obéissance aux ordres du divin Créateur et l’Obéissance à Son messager (sur lui Prière et Paix !). Sa fermeté fera qu’il sauvera la Religion divine, rétablira l’unité entre les Arabes, mettra fin à l’Apostasie. Et enfin ressortira renforcé dans ses convictions. 
   C’est là l’attitude qu’on doit s’attendre d’un Commandeur des Croyants : Obéissant à l’Ordre divin. Et si une affaire mondaine vint à contredire l’Ordre divin et l’ordre du Mes
sager[75], c’est l’Ordre divin et l’ordre du Messager qui primeront.

   L’autre monde d’en face, le monde du Politique. Un monde qui renie tout, y compris l’existence même de son divin Créateur et Législateur.

   La P.o.l.i.t.i.q.u.e[76] est une branche, non de la Religion divine, mais uniquement de la Philosophie. Et son système est de dévaloriser l’Ordre juridique divin, Sa législation, voire de les combattre par la force ou des lois, le cas échéant, pour mieux asseoir ainsi son autorité en ce bas monde et se faire valoriser aux yeux des gens, de son entourage.
   Le monde politique universel, son système là où il se trouve, est partout le même. Soit prétendre changer la face du monde en niant l’existence même du divin Créateur et Législateur[77] ! Pure prétention, clame le sage ! Invitation est faite aussi et surtout de rejeter Sa loi contenue dans Ses Livres divins [78]. Donc pas d’Obéissance aux ordres divins et aucune reconnaissance et obéissance à Ses prophètes envoyés [79], leurs successeurs ! Enfin, il nie toute Tradition (sounnah) prophétique à suivre pour lui-même et l’ensemble des gens. Il nie, rejette toute rencontre future au Jour des Comptes avec leur divin Créateur et Législateur. Il suit sa passion et désespère des gens des tombeaux : pas de Résurrection !

   Attitude répréhensible.

   Quant un individu gravit, note les observateurs lucides, les échelons politiques, on ne le verra rarement, voir jamais dans un lieu de Culte à notre époque, prier ou venir adorer son Seigneur. Pratiquer son culte. Pour lui, c’est l’affaire des petites gens, des gens du commun, pour ne pas dire des sots. Aussi regarde-t-il son peuple, les siens avec dédain. Aux fêtes religieuses pour charmer son auditoire, à lui de faire bonne figure en marquant celles-ci par sa présence plus ou moins courte. Il en sera ainsi de tout son entourage politique, voire des siens afin de s’attirer les bonnes grâces des gens non de son divin Créateur à qui il doit pourtant adoration, obligations et devoirs comme l’ensemble de ses suivants et sujets. Inconscience et insouciance est son slogan et son devenir !

   Comment voit ce monde la Religion divine, leur propre religion.

   Il donne comme beaucoup de l’importance à l’apparence des choses non à leur vérité. Ainsi est leur religion, on croit par tradition, habitude populaire, non par conviction. Même chose pour la Norme prophétique (sounnah), si Norme prophétique il y a [80]. La pratique de la Religion tombe ainsi désuétude. Et c’est d’ailleurs ce à quoi les gens de ce monde aspire, préparant ainsi la voie de l’Antéchrist[81] (dajjal). Et au Démon banni de jubiler !

   Que le Seigneur des mondes nous guide tous dans ce qu’Il aime et agrée !


[1] Le Créateur des cieux et de la terre est donc la seule et véritable divinité qu’on adore et qu’on se doit d’adorer véritablement.
[2] En langue arabe, Allah. En hébreu, ïl. Nom divin, il est employé couramment pour les gens de l’Evangile de langue arabe. En français, le terme Dieu est compris généralement, non comme un Nom divin, mais plutôt comme signifiant l’Etre-Suprême, le Créateur et Maître de l’Univers.
[3] Formules d’eulogies comme : que Dieu prie sur lui, l’agrée, lui fasse miséricorde, etc., formules propres à  l’Islam traditionnel. Les exégètes interprètent la « prière » divine comme étant un octroi de Sa miséricorde et la « prière » angélique comme une demande de pardon pour les créatures. 
[4] Soit : Ahmad-Mohammad, fils d’Abd Allah, (...) fils d’Ismaël, fils d’Abraham  (sur eux la Paix !). Pour l’Islam traditionnel, il est le Sceau de la Prophétie, le Sceau des prophètes et messagers divins.
[5] Le pluriel habituel de « khalifah » est « khoulafâ », le pluriel « khalâ’if » est plus rare.
[6] Soit de Basra, en Irak.
[7] et non sa propre souveraineté. Et ne répandra pas le sang en dehors du Droit divin.
[8] On trouve ce genre de paroles dans la Bible : Mt. 16:18-20 ; 18:17-18 ; Je. 20:22. Dans Matthieu, et concernant ce qui a été dit, ces paroles concernent [Le messie] et non Pierre. D’ailleurs, on le comprend par ces paroles : ... ou quelqu’un des prophètes (16:14), ou encore : Alors il ordonna aux disciples de ne dire à personne qu’il était [Le messie] (16:20). C’est-à-dire, que le fils de l’homme, l’homme prophète dont je voudrais m’entretenir avec vous, ô mes fidèles compagnons, celui qui sera à même de manier l’épée ; c’est Le messie (Almasîh), Ahmad-Mohammad (sur lui Prière et Paix !). C’est lui qui « défend » [lie] ou « absout » (pardonne, délie]... Dans Esaïe : Je mettrai la clé de la maison de David sur son épaule, s’il ouvre, personne ne fermera, s’il ferme, personne n’ouvrira. Et je l’enfoncerai comme un clou en un lieu solide ; il deviendra un trône de gloire pour la maison de son père. (Es. 22:22-23). Au Sceau de la Prophétie donc la prophétie et la royauté. En tant que « majordome » de la Maison de Dieu, il exercera le jugement divin, et il administrera la communauté dont il aura la haute charge.   
[9] En arabe, salaf. Quant à nous nous sommes des Nouveaux (khalaf). Gens qui suivent et se réclament des Anciens. En aucun cas, on ne saurait prétendre être comme les Compagnons (que Dieu les agrée !). On ne peut tout au plus que les imiter. De nos jours, une secte ne s'est-elle pas elle-même attribuée ce nom : Salafisme, salafiya... ?
[10] Dans notre étude, au sens large du mot. Ne l’oublions pas, au VIIème siècle de l’ère de l’Evangile, et bien après ; on ne parlera que de rois, empereurs, chefs, empires, royautés. Les termes plus récents : république, laïcisme, président, chef d’Etat, etc., prendront corps (en France, par exemple) après 1789. A une époque, où l’homme biblique européen voudra s’émanciper de sa religion, de la religion de ses ancêtres.
   Au Jour des Comptes, le Miséricordieux ne sera-Il pas, Lui Seul, le Roi des rois, le Roi aussi des présidents, des chefs d’Etats, tribus, etc. ? Et tous, sans exception, n’auront-ils pas à rendre compte de leurs actions ? Et à Salomon (Sulaiman), le fils de David (Dawoud) de venir témoigner contre eux : Rois, empereurs, Chefs d'Etats, Présidents, Amir, Oumarâ, etc. Les noms changent, la Loi divine nullement. Roi n'est-il pas un des Noms divins ? Et la personne qui prend ou à la charge d'un Etat, d'une communauté, d'une tribu, d'un peuple, n'aura-t-il pas à paraître et rendre compte devant le Roi des rois, des présidents, des chefs... ? Sans aucun doute. Fier dans ce monde, piètre individu dans l'Au-delà !

[11] Ou de notre temps et par extension : un président, un chef…
[12] Place non enviable pour tout juge au Jour des Comptes…
[13] Corruption du juge… ceci se retournera, tôt ou tard, contre lui. Car avec le divin Législateur la corruption et l’injustice ne seraient régner.
[14] Pour l’Islam traditionnel, il est le symbole de la Loi divine. Bon nombre de gens de la Jurisprudence, Savants religieux, légistes, etc., se référent de lui.
[15] On remarque que sel
on la loi coranique et islamique, le Chef suprême peut être à la fois responsable de la Communauté mohammadienne et juge. Pas de loi de séparation de pouvoirs comme dans les législations actuelles des gens de la Bible. Secundo : Le juge a un pouvoir souverain selon ce que le droit d’essence divine lui accorde et lui donne. Il exerce une autorité. Troisièmement : Selon le monde de la Torah, aux rabbins, rav et sages de parler plutôt du droit rabbinique, talmudique et non de droit toranique !? De plus, le juge se voit entouré d’une cour. Pour rendre une décision, ils peuvent être plusieurs : deux, trois, etc. Et ce genre droit a pu faire son entrée dans la plupart des législations du monde biblique. Les gens de la Torah, depuis leur émancipation, y exerçant une influence non négligeable. Bon nombre d'entre eux, ne sont-ils pas avocats, juges, légistes, etc. ? A cela, il faut ajouter que les gens de la Synagogue se considèrent au-dessus des prophètes. Et changer la Loi, la modifier ou l'abolir est un droit pour eux tous. Et au Jour des Comptes, il ne leur en sera pas tenu compte. Hachem exerçant un pouvoir limité, Il devra nécessairement se rappeler des alliances passées avec le peuple élu, Son peuple ! En vérité, combien le Saint et Seigneur d'Israël et des mondes est au-dessus de ce qu'ils décrivent et Lui associent ! Quatrièmement : Selon le monde évangélique, on parlera du droit paulien non du droit biblique ou évangélique. Paul ayant invité toute personne se réclamant de lui de se garder de juger avec les lois toraniques, bibliques. Les lois d’essence humaine faisant, au sein du monde évangélique, force de foi et de loi. Ce qui n'est pas sans risque. Selon le droit d’essence humaine, et pour éviter d'éventuels dérapages, le juge est donc soumis à être entouré d’une cour. Laquelle comprend des jurés, des avocats, etc. Enfin en société biblique, ne parle-t-on pas de réformer constamment les lois en vigueur ? Lesquelles lois ne dépendent pas des classes laborieuses, mais sont entre les mains d'une partie de la société biblique (toranique + évangélique) : intellectuels, idéologues, philosophes, gens du Partissisme. C'est d'ailleurs pour ces derniers leur vivier, leur raison de vivre et de faire leur propre publicité lors d'élections, note les observateurs.
  Conclusion. La fonction de Juge en Droit divin n’a rien à voir, de près ou de loin, avec le droit d’essence humaine. Des règles très strictes ont été établi pour rendre les jugements. Il est donc demandé au Juge de s’y soumettre. Et ce métier n’a pas été accordé, par le divin Créateur et Législateur, aux personnes féminines. Ce qui n’est pas le cas pour le droit d’essence humaine. Mis en place par l’homme, et qui réfute, nie à son divin C
réateur et Législateur ce droit. Au Jour des Comptes, il aura tout loisir de contempler son œuvre, son erreur et son devenir. Et ceux qui l'auront suivi se mordront les doigts !
[16] Laquelle n’est pas divisible. A l’inverse du monde de l’Evangile, le Messie ne peut être co-éternel, co-créateur, consubstantiel avec Son créateur… N’en déplaise aux Trithéistes gens de la Trinité !
[17] Et Sa parole une divinité. Elle ne s’est pas incarnée en Marie, laquelle est la mère biologique du Messie, non la mère « du dieu fils ou de Dieu père » ! Parole d’abomination pour tout croyant soumis. N’en déplaise aux Trithéistes, gens de la Trinité !
[18] A l’inve
rse des croyances des gens de la Synagogue et des gens de l’Eglise ou du Temple. Les premiers y voient un rôle à jouer « avec » Elohim ! Les seconds, le Seigneur partagera ce rôle « avec » le Messie et sa mère, Joseph et les saints ! Le Nouveau Testament insiste, dit D. Masson, sur son rôle [Jésus] de “Juge” suprême (cf. Mt. XIX, 28 ; Actes, X 42 ; II Tim. IV, 13). Voir : Epiphane, Symbolum, P.G XLIII, 234.)
   Talmud : « On a enseigné : 40 ans avant la destruction du Temple de Jérusalem, le droit de prononcer les sentences capitales a été enlevé aux Israélites, et au temps de Simon b. Schetah on leur enleva le droit de connaître des questions pécuniaires. »
   De même : « Et encore, dit R. Juda b. Pazi, même le Très-Saint ne juge pas seul, comme il est dit (I, Rois XXII, 19) : toute l’armée céleste était placée auprès de lui, à sa droite et à sa gauche ; les uns font pencher la balance de la justice en faveur de la grâce ; les autres la font pencher dans le sens de la culpabilité (de la condamnation). Cependant, bien que Dieu ne juge pas seul , il scelle l’arrêt, comme il est dit (Daniel, X, 21) : Mais je te dirai ce qui est marqué en écriture de vérité ; ce qui est le cachet divin. R. Yohanan dit : Dieu ne fait jamais rien dans ce bas-monde sans se concerter avec le tribunal d’en haut, selon ces mots (ibid.) : la parole est vraie, et l’armée est grande. Or, quand le cachet divin est-il la Vérité ? Lorsqu’il y a eu entente avec le tribunal d’en haut.
   R. Eléazar dit : partout où il est écrit Et l’Eternel, cela indique que Dieu a été assisté du tribunal céleste, et on peut chaque fois le prouver. Ainsi il est dit (I, Rois, XXII, 23) : et l’Eternel a prononcé du mal contre lui (c’est l’Eternel, assisté de l’esprit sévère de la justice). Quel est le cachet de la Divinité ? Le mot Vérité, dit R. Bivi au nom de R. Ruben. Pourquoi ce mot ? Parce que, dit R. Aboun, il affirme qu’il est Dieu vivant et roi du monde... » (Talmud de Jérusalem. Traité Sanhédrin. V, VI, p, 228, 229).
   Telles sont les croyances du monde talmudiste. Et on notera un point important pour l'ensemble du monde toranique :le droit de prononcer les sentences capitales a été enlevé aux Israélites. Dans ce cas, que reste-t-il de la législation toranique ? Preuve que la Divinité qu’adore les talmudistes est loin d’être une Divinité capable, compétente, à même de gérer à bien les affaires du monde ? En vérité, combien le Saint et Seigneur d’Israël et des mondes, Allaha, est au-de
ssus de ce qu’ils décrivent et Lui associent !
[19] Dans ce domaine un langage de sourd s’est toujours établi entre les gens de la Bible (toranique & évangélique ; croyants & incroyants) d’une part, et gens de l’Islam traditionnel d’autre part. Les premiers reprochant aux seconds leur extrémisme, d’être un obstacle pour ce qu’ils nomment et considèrent comme un ‘art’. Et tout incident entre les deux communautés fait monter les enchères. Les gens de la Bible souhaitant vivement l’alignement des gens de l’Islam traditionnel sur leurs positions, recommandations, convictions. Quitte à enfreindre la loi
divine sur ce domaine !
[20]  Co
nstantin 1er le Grand, en lat. Caïus Flavius Valerius Constantinus, né à Naissus (auj. Nis) (v. 260-337), empereur romain (306-337), fils de Constance Chlore. Sa victoire contre Maxence sous les murs de Rome, en 312, décida du triomphe du christianisme ; en 313, l’édit de Milan établit la liberté religieuse.
   Sa « conversion » a toujours été un sujet de verse et de controverse dans le monde évangélique. Pour bon nombre d’historiens et de chercheurs, Constantin est entré dans la nouvelle religion avec un seul pied. L’autre restant dans le Mithraïsme. Et à ce culte, le monde de l’Eglise de l’époque empruntera bon nombre de ses croyances, lesquelles demeureront jusqu’à ce jour. Les gens de l’Evangile, jusqu’à ce jour, n’arriveront jamais à se débarrasser d’influences et de croyances néfastes d’autres cultes : Païens, dualistes, etc. Pire ! Elles seront, pour certaines reconduites, voir intégrées au Culte divin !
  
Selon le fils de Masoud, le Prophète (sur lui la Paix !) de lui dire : "O fils de Masoud !" - J'ai dit : "Me voici, ô Messager de Dieu !"
   Il a dit : "As-tu appris que les Fils d'Israël se sont divisés en soixante douze sectes ? Aucune ne réussit sauf trois. Après Ichoua (Jésus) fils de Marie (sur lui la Paix !), une partie se dressa d'entre les rois et les tyrans. Elle les invita à la religion de Dieu et la religion de Ichoua, fils de Marie (sur lui la Paix !). C'est alors que les tyrans les combattirent. Elle a été combattue, (certains furent tués, mais) elle a patientée et fut sauvée. Ensuite, se dressa (la seconde) partie. Elle n'avait pas de force pour combattre. Elle se leva donc d'entre les rois et les tyrans. Elle appela (les gens) à la religion de Dieu et la religion de Ichoua (sur lui la Paix !). (Certains membres de cette seconde partie furent) tué(s), coupé(s) avec des scies et brûlé(s) par le feu. Elle patienta (toutefois) et fut sauvée. Puis, s'est dressée une autre partie (la troisième), (celle-ci) n'avait pas la force de combattre et d'établir la justice. Elle se sauva (alors) dans les montagnes. Ils (ces rescapés) adorèrent là-bas et se firent moines".
 
   Moines : Et un petit nombre resteront avec la religion originelle du Messie (sur lui la Paix !). Echapperont à l'autorité de Rome et d'Athènes. Et certains rencontreront le Messager de l'Islam (sur lui Prière et Paix !) en son temps. D'autres rejoindront, tomberont sous l'autorité de Rome et d'Athènes et de l'Egypte. Comme eux, ils croiront à la filiation divine du Messie, l'incarnation, le Trithéisme ou la Trinité. S'égareront et égareront.
[21] Du Sceau de la Prophétie.  
[22] Cet élan sera brisé par le revirement du monde arabe, par leur assistance sans faille, aux côtés du monde biblique d’Europe, pour un démembrement total de l’Empire ottoman.
[23] Ainsi croiront-ils en une partie du Coran, et rejetteront l’autre ! Comme eux-mêmes font (Coran II 85 ; IV 150).
[24] Prix du sang versé.  
[25] Sel
on d’autres, dans le premier passage (44), il s’agit d’une impie-dissimulation spécifique et non de l’impiété en général ; dans le deuxième passage (45), il s’agit d’une injustice spécifique et dans le troisième passage (47), il s’agit d’une prévarication spécifique.
   A propos du passage « Ceux qui ne jugent pas en fonction de ce que Dieu a fait descendre, ceux-là sont vraiment les impies-dissimulateurs ! » le fils d’Abbas a dit :  « le “koufr” consiste ici dans le fait de ne pas juger en fonction de ce que Dieu a révélé ; il ne s’agit pas ici du “koufr” en tant qu’impiété à l’égard de Dieu, de Ses Anges, de Ses Livres ou de Ses Envoyés ».
   Remarque très importante à notre époque. Certaines gens de notre communauté qui se targuent de savoir, donnent souvent à certains mots ou vers
ets coraniques une interprétation tendancieuse pour justifier leur comportement ou leur prise de position. 
[26] De l’arabe coranique : Naçarâ. Par extension les chrétiens, les gens de l’Evangile. Ceux-ci rattachant leur religion au Messie (Christ) et non à D
ieu directement. 
[27] Concerne ici l’ensemble des gens de la Bible : civils et religieux. Et non seulement les Dignitaires religieux ou le monde des croyants.  
[28] …et c’est là la prévarication (fusoûq) (Coran V 49). Et à eux, n’est-ce pas de souhaiter la même chose pour l’ensemble des gens de l’Islam traditionnel ? Cela, nous dit-on, on nom de la logique, du savoir-vivre, de vivre avec son temps et du bon sens !   
[29] A l’instar de certaines gens des diasporas d’Afrique et surtout d’Afrique du Nord vivants en terres d’Europe. Qui ne sont pas satisfaits de certaines lois contenues dans leur Livre sacré, estimant que celles-ci sont injustes, voire inadaptables à l’époque qu’ils vivent ! En vérité, ne préfèrent-ils pas qu’on leur applique les lois en vigueur des gens de la Bible d’Europe aux lois contenues dans leur Livre sacré : mariage, le f
ait d’avoir plusieurs épouses légales, divorce, etc. ? N'est-ce pas revenir d'aux temps avant l'Islam ? A la religion de leurs lointains ancêtres ?
[30] La Torah. Laquelle, s’ils sont logiques avec eux-mêmes, est bien supérieure aux lois d’essence humaine, aux lois des associateurs
arabes. Preuve d’une foi boiteuse.   
[31] De notre temps, les gens de la Torah relayé par les adversaires et opposants à la Religion divine, ne disent-ils pas que le Messager de l’Islam éta
it injuste et ne savait pas juger ? Homme assoiffé de sang ?
[32] Hébreu : chabbat, arabe : sabt.  

[33] Ils refuseront catégoriquement le ‘Vendredi’. D’ailleurs, les gens de l’Evangile pour ce différencier d’eux adopteront le ‘dimanche’, premier jour de la création.  
[34] est un homme mort, voué à la perdition.  
[35] Voir les écrits rabbiniques et les commentaires de la Torah à ce sujet.  
[36] Paul aurait dit : Mais toi, qui arbores le nom de Juif, qui te reposes sur la Loi [de la Torah], qui te glorifies en Dieu, qui connais sa volonté, qui discernes le meilleur, instruit par la Loi, et ainsi te flattes d’être toi-même le guide des aveugles, la lumière de qui marche dans les ténèbres, l’éducateur des ignorants, le maître des simples, parce que tu possèdes dans la Loi l’expression même de la science et de la vérité… eh bien ! l’homme qui enseigne autrui, tu ne t’enseignes pas toi-même ! tu interdis l’adultère et tu commets l’adultère ! tu abhorres les idoles, et tu pilles leurs temples ! Toi qui te glorifies dans la Loi, en transgressant cette Loi, c’est Dieu que tu déshonores, car le nom de Dieu, à cause de vous, est blasphémé parmi les nations, dit l’Ecriture. (Bible. Ep. Rom. 2 17-24).
   On connaît combien le Nom de Elohim : ‘Hachem’ (le Nom) est important pour les gens de la Synagogue. Mais à chaque fois qu’un membre du monde toranique pèche, tombe dans le péché ; il se déshonore et fait que l’étranger à leur culte parle en mal de leur Divinité, de Hachem… Idem pour toute personne arabe vivant en terre étrangère, en Europe ou ailleurs.
   L’Arabe comme l’Hébreu (le Fils de Jacob, le Judaïsé) n’ont pas droit à l’erreur. Sur les Fils d’Israël n’est-il pas descendu, de la part de Hachem, des Livres divins comme : la Torah, le Psautier et l’Evangile ? Sur les Fils d’Ismaël (et par extension les Arabes) n’est-il pas descendu le sceau des Livres divins : le Coran ?

[37] Mouvement philosophique qui s’étend en Europe dès le XVIIe s. et domine la pensée européenne au XVIIIe s. Mouvement très apprécié dans des cercles comme notamment ceux du Laïcisme (France), gens du Dualisme, gens du Partissisme…
   Ne considère-t-on pas dans ces milieux que la « Religion » n’est pas affaire d’Etat, mais plutôt affaire personnelle, de la sphère privée ? Que le spirituel doit être nécessairement séparé du temporel ?
Que la source du droit doit d’être d’essence humaine et non d’essence divine... ?
[38] Une idéologie ancienne, née d'une philosophie athée, (qu’on dit, note l'observateur, émaner, avoir sa source du monde toranique), le social-communisme ou le maxi-léniniste ou le bolchévisme, qui mit partie de la terre d’Europe a feu et à sang ; n’apprenait-elle pas à ses ouilles, ne disait-elle pas aux gens du commun, aux gens simples : la religion est l’opium du peuple !  Plus tard l’URSS, l’Albanie ne déclareront-ils pas comme officielle comme religion : l’Athéisme ? Et là où cette idéologie rampante demeure, les gens ne vivent-ils pas dans la peur ? D'être dénoncés, emprisonnés pour leurs opinions religieuses ?
[39] Dans ce verset, Dieu, que Sa mention soit exaltée, s’adresse directement à Son Prophète (sur lui les Grâces et la Paix !) — en lui disant ceci — « Nous avons fait descendre vers toi » ô Mohammad, « le Livre », le Coran que Nous avons révélé « avec la Vérité » c’est-à-dire ne contenant rien de mensonger ni rien de douteux. « qui confirme ce qui fut avant lui de l’Ecriture » Les Livres que Dieu a révélés auparavant à Ses prophètes… (Op. cit.)
   « avec la Vérité » c’est-à-dire ne contenant rien de mensonger ni rien de douteux. A l’inverse de ce que voudrait nous faire croire, à notre époque, une certaine propagande des adversaires et opposants à la Religion divine : l’Islam. Exemple sur le Net : Le Coran : Message divinou Mensonge Bédouin ? Mensonge Bédouin : Entendre : venant du Messager de l’Islam ? La parole divine est une réponse à cette accusation gratuite. Ou encore : Nous tenons simplement à démontrer que les musulmans, qui aiment tant se poser en donneurs de leçons, sont aussi hypocrites que les judéo-chrétiens et que, bien souvent, ils sont de très loin les plus hypocrites du lot puisque le coran et la vie de mahomet leur « beau modèle » regorge d'incitations à la four
berie et au mensonge. (!!!)
[40] Ordre est donné…
[41] Selon Tabari : Dieu dit ensuite ceci : ô Mohammad ! « Juge donc entre eux », entre les gens du Livre qui viennent te demander de juger leurs affaires ainsi qu’entre les autres personnes des différentes traditions (milâl), « en fonction de ce que Dieu a fait descendre » en fonction du Coran que Dieu a spécialement choisi pour la formulation [ultime] de Sa Loi (charî’a). En d’autres termes, Dieu ordonne à Son Prophète d’appliquer Ses Lois, notamment en ce qui concerne les peines légales et les peines compensatoires telles la lapidation et le talion, lorsque les Gens du Livre ou des associateurs viennent le trouver pour lui demander un jugement sur des affaires de ce genre. (Op. cit.)
[42] Les commentateurs divergent toutefois sur la façon précise de comprendre les termes « pour chacun d’entre vous ». La divergence porte principalement sur l’extension à donner au pronom “koum” (vous) se rapportant aux allocutaires et à la façon dont ce passage sera intégré dans son contexte (…).
   Pour les uns, le passage « Pour chacun d’entre vous. Nous avons institué une législation et une voie » signifie : pour les personnes appartenant aux différentes traditions (milal) Dieu a institué pour chacune de ces traditions une législation et une voie. Ils se réfèrent aux propos suivants :
   Qatâda a dit à propos de ce passage, après avoir expliqué les termes “chir’a” et “minhaj” respectivement pas “sounnah” et “sabil” : « Les normes (sounan) sont différentes : pour la Torah, il y a une législation (charî’a) ; pour l’Evangile, il y a une législation et pour le Coran, il y a une législation ; en chacune de celles-ci Dieu déclare licite et qu’Il veut et illicite ce qu’Il veut, et cela en guise d’épreuve afin qu’Il “sache” qui Lui obéira en le faisant distinguer de celui qui Lui désobéira. Mais la Religion unique, la seule à être agréée par Dieu, est la “Doctrine de l’Unicité” (taouhîd) et la “Consécration pure du Culte” (ikhlâç) à Dieu et c’est à cette Religion que tous les envoyés vinrent vers les hommes ».
   …Au sujet de ce passage on rapporte également ce propos de Qatâda : « La Religion est unique et la législation est différente ».
   Aboû Ayoûb rapporte que ‘Alî a dit : « Depuis qu’Allah a suscité Adam (sur lui les Grâces et la Paix !) la Foi a consisté à témoigner qu’il n’y a pas d’autre divinité si ce n’est Allah et à reconnaître pour vrai tout ce qui vient d’auprès d’Allah, chaque peuple recevant une législation et une voie : [dans chaque peuple] celui qui en connaît la vérité n’est pas abandonnant mais désobéissant ».
   Avis de Tabari. L’avis le plus pertinent consiste à dire qu’il s’agit des gens appartenant aux différentes traditions, car cela est confirmé par la suite du verset : « Si Dieu l’avait voulu, Il aurait fait de vous une communauté unique ». De plus ce verset fait suite aux versets concernant les deux autres traditions : celle des Juifs et celle des Nazaréniens. Dieu a fait savoir à Son Prophète qu’Il a institué pour sa Communauté (oummah) une législation (charî’a) qui n’est pas celle des prophètes et des communautés antérieurs qu’Il a évoqués précédemment, bien que sa religion et la leur soient [essentiellement] une pour ce qui est de l’attestation de l’unicité de Dieu, la reconnaissance de la vérité de tout ce qui est transmis de Sa part et le fait de s’en remettre en définitive à Ses ordres et à Ses interdits. Relativement à la Communauté de l’Envoyé, les gens de ces traditions sont donc dans une situation chaque fois différente sous le rapport de leur législation propre, notamment en ce qui concerne
le domaine du licite et de l’illicite. (Op. cit).
[43] Un mot qui fait peur à notre époque. Les gens de la Bible et les taghoûts de l’Islam n’aiment pas qu’on prononce ce mot. La Charï’a leur faire peur, les rend hors d’eux-mêmes. Entendre parler de la « Législation », la « Loi » biblique, les laisse froid. Depuis longtemps, ne se réjouissent-ils pas d’avoir réduit les deux religions bibliques à un mouchoir de poche ? « Dieu » pour eux est bel et bien mort et enterré, pourqu
oi venir briser leur tranquillité par une « Législation » qui n’a pas raison d’être ?    
[44] Explications des termes “chir’atan” traduit par “législation” et “minhaj” traduit par “voie”.
   Le terme “chir’atan” a exactement le même sens que “charî’a” ; son pluriel est “chir’a” mais on peut admettre “charâ’i”, pluriel normal de “charî’a”, puisque le sens de “chir’a” et de “charî’a” est le même. On emploie le verbe “chara’a” pour dire “aborder quelque chose” et toute chose que l’on aborde ou que l’on entreprend peut être dite “charî’a” ; c’est ainsi que l’on appelle “charî’a” la voie par laquelle on mène le bétail au point d’eau, car c’est par cette voie que l’on aborde l’eau . De là, également le fait que l’on appelle les Lois de l’Islam, car c’est par elles que s’effectue en quelque sorte la “pénétration” (chouroû) des gens de l’Islam [et vers ce que l’Islam a de plus profond].
   Quant au terme “minhaj” il désigne fondamentalement une route évidente, nettement visible. Les commentateurs interprètent ces termes sensiblement de la même façon que nous en donnant au terme “chir’a” le sens de “norme” (sounnah) et au terme “minhaj” le même sens de “voie” (sabil).

[45] « Si Dieu l’avait voulu, Il aurait fait de vous une communauté unique » c’est-à-dire qu’Il aurait fait que toutes vos législations soient identiques en sorte que ni vos lois ni vos voies [spirituelles] ne diffèrent : « mais afin de vous éprouver en cela même qu’Il vous a donné » Il a diversifié vos lois, vous mettant de cette façon à l’épreuve pour que se reconnaisse celui qui est obéissant et met Ses ordres en œuvre. (Op. cit).
   Re
marque importante à méditer !
[46] « Cherchez donc à vous devancer les uns les autres » dans l’accomplissement des œuvres pies et [la recherche de] la proximité vers votre Seigneur en mettant consciencieusement en œuvre ce qu’Il a révélé dans Son Livre à votre Prophète, car Dieu n’a opéré cette révélation que pour vous imposer une épreuve afin que celui d’entre vous qui agit parfaitement se distinguât de celui qui agit mal de telle sorte que lors de votre retour ultime vers Lui, Il vous sanctionnera chacun d’entre vous en fonction de l’action qu’il aura accompli ; c’est de cette façon–là qu’au Jour de la Résurrection, Il vous distinguera les uns des autres et « vous fera connaître alors ce en quoi vous étiez différents les uns des autres ». (..) (Op. cit.)

[47] Remarque importante quant on sait combien de gens parmi le monde islamique, parmi les diasporas vivants en terres d’Europe, d’Amérique, d’Australie, etc. ; ont été séduits, se sont laissés séduire par le niveau et le mode de vie des gens de la Bible, les ont envié et continent à les envier ! Ont été séduits par leur législation qu’ils ont trouvé et estimé être comme solide, remarquable et modèle à établir parmi eux, et à importer en terres d’Islam ! Les appels de pied et la propagande du monde biblique ne manquent pas. « Venez, rejoignez-nous, et à vous
la belle vie ! » C’est, une fois encore, un discours qui se veut « rassurant » et qui use d’artifices de langage.
[48] « et beaucoup de gens sont “sortants” » : beaucoup de Juifs négligent la mise en œuvre du Livre de Dieu et, de ce fait, “sortent” de l’obéissa
nce qu’ils Lui doivent et c’est là la prévarication (fousoûq).
[49] Dans les paroles de Dieu et de Son Envoyé. Car établir la Législation divine n’appauvrit pas, c’est plutôt l’inverse.
[50] On retrouve cette même manière d’agir, dans la Bible, avec le Messie fils de Marie (sur lui la Paix !).
[51] Le jugement qu’ils appelleront à rendre, de tout leur vœu, ne ressemble-t-il pas au jugement demandé à rendre actuellement, ou plus ou moins rendu, dans la plupart des communautés des gens de la Bible de par le monde, dont en particulier les gens de la Bible d’Amérique ? Comme nous le savons tous, toute personne, note l'observateur, militaire s’étant rendu coupable d’un acte quelconque hors de son pays, ne saurait être jugé par la loi du pays où cet acte aurait été commis ? ! Idem pour la communauté toranique de Palestine.  Ce genre de ‘corruption’ inter planétaire ne saurait être l’esprit et
la lettre de la Bible.
[52] Et du fait qu’il refusera, comme le Messie fils de Marie (sur lui la Paix !), la corruption, de se corrompre, de changer un seul iota de la Loi divine ; ils le haïront et inviteront les gens à faire de même. Et diront qu’il n’est pas un Envoyé du Saint et Seigneur d’Israël.
[53] La loi de la séparation des pouvoirs. Selon Rachi : « A partir de David, ce sont les Exilarques qui commanderont le peuple avec leur spectre. Car ils seront nommés par le roi. » Selon E. Munk (Bible. Gén. 49:10) : « ...Ce qui, en revanche, peut paraître dubitatif, c’est la portée du Patriarche a lui-même voulu donner à sa phrase. S’agissait-il d’un pronostic de l’évolution future ou d’un ordre impératif qui instituait la tribu de Juda en « tribu royale » à l’exclusion des autres tribus ? Cette opinion est celle de Maïmoune (...) et de Nahmanide, pour qui la souveraineté des rois issus d’une autre tribu que celle de Juda représente un acte illicite d’usurpation. Aussi cette souveraineté ne fut-elle généralement que d’une portée passagère. Tel fut le cas de la dynastie des Hasmonéens, descendants des Lévites, dont le règne s’effondra dans le déshonneur au bout de quelques générations. (Elle s’était rendue coupable, en outre, du cumul des fonctionc sacerdotales et royales, ce qui est contraire à la loi exprimée à Nbr. XVIII, 7).:
   Mais R. Nissim de Gerondi objecte que si les paroles du Patriarche équivalent à un commandement, il faudrait admettre que tous les rois du royaume d’Israël furent usurpateurs, et que, d’autre part, son ordre ne fut jamais pleinement exécuté sauf à l’époque de David et de Salomon qui régnèrent sur les douze Tribus. Ainsi conclut-il que ces paroles ont le caractère soit d’une prophétie soit d’une bénédiction qui se rapporte à une époque de souveraineté nationale (ce qui met en cause les rois hasmonéens) et qui n’envisage que la période historique « à partir de David » (cf. Rachi), c’est-à-dire à partir du règne de Juda (ce qui met le règne de Saül hors d’atteinte). Désormais, le spectre n’échappera plus jamais entièrement à Juda (...). Les Tossaphistes estiment que notre phrase a la signification d’une bénédiction (Yoma, 26 a) dont l’effet n’a cependant été que partiellement atteint en raison de l’indignité de certains représentants de la lignée davidienne (II Sam. 7)... »
 
   Quand le Messager de l’Islam vint à eux, ils réitérèrent leur point de vue : pas question de reconnaître la Prophétie des Rois David et Salom
on (Coran II 102). Et les accusèrent même d’être des Maîtres de la Magie ! Le verset 102 viendra les démentir. :
[54] « Il est invraisemblable, dit C. Guignebert, que des Juifs, même convertis au christianisme, en soient venus à ce degré d’audacieuse impiété : l’exemple de Paul suffit à nous en persuader, il vénère la Loi, tout en déclarant insuffisante pour assurer à l’homme le salut ». (Le monde juif vers le temps de Jésus (1969), p. 228)
.
[55] « Si Dieu l’avait voulu, Il aurait fait de vous une communauté unique » c’est-à-dire qu’Il aurait fait que toutes vos législations soient identiques en sorte que ni vos lois ni vos voies [spirituelles] ne diffèrent : « mais afin de vous éprouver en cela même qu’Il vous a donné » Il a diversifié vos lois, vous mettant de cette façon à l’épreuve pour que se reconnaisse celui qui est obéissant et met Ses ordres en œuvre. (Op. cit). 
   Remarque impor
tante à méditer !
[56] Nous connaissons tous cette parole : S’il y avait un Dieu, il n’y aurait pas autant de divergences, de religions… sur terre. La parole divine ici est une réponse à cette question. :
[57] Dieu, que Sa louange soit magnifiée, fait savoir à présent que ces associateurs quoraichites, donnant des équivalents à leur Seigneur, avanceront comme arguments scabreux pour éviter d’avoir à se soumettre à la Vérité quand celle-ci leur apparaîtra en toute évidence et qu’ils sauront combien ils ont été dans l’erreur en pratiquant leur culte associationniste et en instituant les prohibitions et les autres choses dont il est question dans les versets précédents ; ils affirmeront en effet :
   « Si Dieu l’avait voulu » c’est-à-dire : s’Il avait voulu que nous et nos pères nous ayons la foi, que nous L’adorions Lui seul et nous ne pratiquions aucune de ces choses , « nous n’aurions pas associé et nos pères non plus et nous n’aurions déclaré illicite aucune chose » c’est-à-dire aucune de ces choses, car Il eût été Capable (qâdir) de s’interposer pour que nous n’agissions pas ainsi et nous n’eussions eu aucun moyen pour arriver à agir de la sorte : soit qu’Il nous eût contraint à la foi et à l’abandon du “chirk” (Associationnisme) et toutes ces pratiques, soit qu’Il nous y eût amenés par la douceur grâce à Son assistance providentielle (taoufiq) : mais ne s’étant pas interposé pour nous empêcher d’agir comme nous l’avons fait jusqu’ici c’est qu’Il était satisfait (radiya) de nous quand nous adorions nos idoles et quand nous Lui donnions des associés et c’est qu’Il voulait effectivement que nous déclarions illicites certaines parties de nos récoltes et de notre bétail. (Op. cit.)
   L’attitude des ‘associateurs’ arabes n’est-elle pas la même que celle des gens défendant la notion du libre-arbitre et qui nient la Prédestination du bien et du mal ? Exemple : les gens de la Bible. En se permettant d’associer des Egaux à Lui : Marie et son fils (exemple des gens de l’Evangile), à eux de déclarer ouvertement que c’est leur Créateur qui leur a commandé d’agir ainsi ! Idem pour les lois, la législation. En contournant les lois bibliques (gens de la Torah + gens de l’Evangile) ou en les modifiant ou les abolissant purement et simplement pour répondre à une demande populaire (abolition de la peine de mort, abolition du mariage légal, légalisation de l’avortement, de manger la viande de porc, reconnaissance de l’homosexualité et du saphisme…) ; n’ont-ils pas adopté la même position que les ‘associateurs’ arabes d’avant l’Islam ? D’où l’i
nfluence du Paganisme et de ses méfaits sur eux.
[58] Les gens de la Bible, ignorant le sens de : associationnisme, associateurs, préfèrent parler des polythéistes, du polythéisme…
[59] les peuples d’avant eux : peuple de Thamoud, Noé, etc.
[60] Dieu ordonne ensuite à Son Prophète – sur lui Les Grâces et la Paix – de dire en quelque sorte à ces gens qui prétendent que, si Dieu l’avait voulu, ils ne Lui auraient rien associé et n’auraient pas agi comme ils l’ont fait, mais, puisqu’ils ont agi ainsi, c’est que Dieu en était satisfait : pour confirmer ce que vous prétendez là et prouver que Dieu était effectivement satisfaits de vous quand vous agissiez de la sorte « auriez-vous donc une science ? » c’est-à-dire une science sûre qui vous vienne de la part de quelqu’un dont l’authenticité du propos coupe
rait court à toute discussion et impliquerait pour nous la certitude (yaqîn). (Op. cit.)
[61] « que vous nous produiriez » : que vous nous montriez et mettriez en évidence comme nous, nous mettons en évidence vos erreurs et vos contradictions en paroles et en actes : « en réalité » en disant ce que vous dites et en agissant comme vous le faites « vous ne faites que suivre l’opinion (zann) » : votre opinion que c’est la vérité et que vous êtes dans le vrai alors que ce n’est pas du tout le cas, « et vous ne faites que conjecturer » en disant à propos de Dieu des choses sans la moindre certitude ni la moindre preuve. (…) (Op. cit.)
   Remarque importante.

[62] d’Adam et toutes les communautés qui viendront après lui… Voir l’histoire des Prophètes. Cela ne paraît pas dans le texte biblique. Les gens de la Synagogue ne voulant nous entretenir uniquement des Fils d’Israël et des Judaïsés, les Alliances divines… et les peuples opposés ou qui s’opposent à eux.
[63] Leur demeure éternelle sera le Feu infernal… pour s’être opposé à leur prophète.
[64] Dieu dit ensuite à Son Prophète – sur lui les Grâces et la Paix - : si ces associateurs, qui Nous donnent des équivalents et agissent comme il a été dit, sont incapables d’établir la preuve de ce qu’ils affirment au sujet de Dieu quand tu leur demandes de produire une science sûre à l’appui de leurs dires, et il n’y a aucun doute qu’ils en seront incapables, car il n’y a pas la moindre vérité dans ce qu’ils prétendent, dis-leur
 : « C’est donc Dieu », Lui qui vous a interdit de Lui associer quoi que ce soit et de suivre les traces du Démon (voir v. 142), « qui a »
[65] « Et de fait, s’Il l’avait voulu, Il vous eût certes tous guidés », mais Il ne l’a pas voulu et Il fit en sorte d’établir une différence entre les êtres qu’Il a créés de telle sorte qu’il y a, parmi eux, des impies et des croyants.
   Rabî fils de Anas a dit : « Il n’y a aucun argument de défense de celui qui désobéit à Dieu, mais c’est Dieu qui a l’argument “éloquent” (bâligha) contre Ses esclaves ; Il a dit en effet : “S’Il l’avait voulu, Il vous eût certes tous guidés” et “Il n’est pas interrogé sur ce qu’Il fait alors que eux seront interrogés” (Coran XXI 23). (Op. cit.). 
   Remarque importante du fils de Anas.  

[66] Après avoir ensuite ordonné à Son Prophète - sur lui les Grâces et la Paix – de demander à ces gens de produire les témoins (chouhadâ) qui attesteraient la véracité de leurs dires, Dieu lui ordonne à présent, pour le cas où ils produiraient tout de même de tels témoins : ô Mohammad ! « S’ils témoignent, ne témoignent pas avec eux », car, étant menteurs, ils ne pourront jamais produire qu’un faux témoignage.
   Tabari précise : Bien que Dieu adresse ici le Discours à Son Prophète - sur lui les Grâces et la Paix – ceux auxquels il est en réalité destiné ce sont ses Compagnons et les croyants [en général]. (Op. cit.)
[67] On remarquera que le Psaume 58 semble apostropher les mauvais juges à la manières, dit-on, des anciens prophètes. Le mot hébreu `elîm a été traduit différemment. Pour certains, il signifie : dieux. Pour d’autres, « puissants » ou « magistrats » ou « en silence ». On a dit  que les juges, ont été appelés « dieux » par métaphore en raison de leur charge et qu’ils rendent leurs jugements au Nom de Dieu.
   Pour les judaïsés, le fils de Marie semble s’être écarté à jamais du bon chemin. En tout cas, une chose est sûre, les gens de la Thora sont dans l’attente du Maître de la Justice. Sera ce le fils de Marie ou un autre ? Pour les Judaïsés, à l’origine, c’est et c’était bien Le messie, le fils de Dieu. D’où cette question : es-tu Le messie ? Entendre : Le Messager de l’Islam, lequel viendrait avec une Nouvelle Torah = Le Coran.
   ...Les Juifs apportèrent des pierres pour le lapider. (...) Ce n’est pas pour une bonne oeuvre que nous te lapidons, mais pour un blasphème et parce que toi, n’étant qu’un homme, tu te fais Dieu. » Ichoua leur répondit : « N’est-il pas écrit dans votre Loi : J’ai dit : vous êtes des dieux ?... » (Je. 10 23-24, 31, 33-34 et sv.).
   Entendre : des gens qu
i rendent leurs jugements au Nom de Dieu (Hachem). Et le Messie ne se fit jamais Dieu ou son Egal, ce seront les Fils d’Israël et les Judaïsés qui le prendront comme tel.
[68] Laquelle est la nourriture de l’âme. Et au Démon banni ensuite de faire le reste…
[69] A son peuple…
[70] pour un amour réciproque. Littér. : pour un amour d'entre vous (c.-à-d. entre vous et vos idoles).
[71] Paul est, pour le monde de l’Evangile, partie d’entre eux ; le Père du Laïcisme. Et lui-même le prendra des gens de la Synagogue. Les lois devront avoir pour auteurs les humains : rois, présidents, leurs sujets, gens du Partissisme, etc. Naguère, on suit les rois. De nos jours, les gens du Partissisme lesquels disent répondre aux aspirations des leurs, du peuple…Fini les lois bibliques, les lois des hommes les remplaceront... à jamais !
   Pour les gens qui suivent leur passion, ne croient pas à une Rencontre avec leur Seigneur, ne croient pas en la Prédestination, aiment ce bas-monde et ce qu’il c
ontient ; il faut nécessairement un ‘partage de pouvoirs’. D'où leur slogan : A Dieu les siens, aux hommes les leurs !
[72] Même au sein du monde de la Torah, c’est une minorité qui réclame l’application des lois rabbiniques et talmudiques. La grande majorité, les laïcs s’y opposent, parfois violemment, et préfèrent opter pour le Partissisme et ses lois.
[73] Ismaël Haqqî note dans son “Rouh albayan” (II, p. 404) à l’occasion du commentaire de ce verset Coran V 54 : Il y eut onze groupe qui apostasièrent dont trois du vivant même du Prophète :

   a) les Fis de Moudlij du Yémen menés par Aswad Al’ansi, un devin qui se prétendit prophète et domina jusqu’à ce qu’il fut combattu par les gouverneurs que le Prophète avait placé au Yémen. Il fut vaincu par Mo’âdh et tué par Fayroûz Dalamî. D’après le fils d’Omar, la nuit même où Aswad fut tué, le Prophète (sur lui Prière et Paix !), qui vivait ses dernières heures en ce monde, en fut averti par le Ciel et dit à son entourage : « Alaswad a été tué cette nuit ; cet un homme béni qui l’a tué ». Comme quelqu’un lui demandait qui était cet homme, il répondit : “Fayroûz”. Le lendemain, le 12 rabî alawal, le Prophète mourut et la nouvelle de l’exécution d’Al’ansî ne parvint à Médine qu’à la fin du mois de rabî alawal (an 11 H.).

   b) le deuxième groupe qui apostasia du vivant du Prophète fut les Fils d’Hanifa du Yamâma (contrée désertique située au sud-est du Najd) menés par Mousailima l’Imposteur. Le Prophète mourut. Aboû Bakr expédia Khalîd fils de Walid à la tête d’une importante armée qui combattit et vainquit Mousailima : celui qui le mit à mort fut l’Abyssin Wahchî, celui-là qui avait tué Hamza fils d’Abdal Mouttalib (oncle du Prophète, valeureux guerrier qui fut l’un des premiers Compagnons) ; après l’avoir tué Wahchî dit, en parlant de son propre “état d’ignorance radicale” (djahiliya) et de son “état de soumission” (islam) : « J’ai tué, dans l’état d’ignorance radicale, le meilleur des hommes, et, en islam, le pire des hommes ».

   c)   Enfin le troisième groupe fut les Fils de Asad menés par Youlaiha fils de Khouwailid qui fut le dernier à aspostasier et à prétendre à la prophétie du vivant même de l’Envoyé et le premier à être combattu après sa mort. Aboû Bakr expédia contre lui Khalîd fils de Walîd qui le défit après un combat acharné. Toulaiha fuit vers la Syrie. Plus tard, il entra en Islam et sa soumission fut excellente.

   Conclusion : Aboû Bakr et ses compagnons : « ils les firent rentrer par la porte par laquelle ils étaient sortis ». (Tabari).
   Et c’est ainsi qu’Il accomplit la promesse qu’
Il avait faite aux uns et la menace qu’Il avait adressée aux autres.  
[74] Après la mort du Prophète il y eut un mouvement général de “ridda” (litt. : fait de revenir en arrière, de redevenir, d’où : apostasier) qui toucha la plupart des tribus excepté celles de Makkah, de Médine et de Bahrein. Les gens disaient : « Pour ce qui est de la prière (çalât), nous la faisons, mais pour l’aumône (zakat), nos biens ne seront pas spoliés ! ». En entendant de tels propos, Aboû Bakr s’écria : « Par Allah ! Je ne séparerai pas ce qu’Allah a réuni dans Sa Parole : « Accomplissez la prière et donnez l’aumône obligatoire… ! » Aboû Bakr les combattit pour exiger d’eux qu’ils acquittassent l’aumône comme l’avait exigé le Prophète, et ce, jusqu’à ce qu’ils reconnussent comme une obligation d’institution divine (mafrouda). Anas fils de Mâlik rapporte que les Compagnons désapprouvèrent de combattre ceux qui refusaient de payer l’aumône (la zakât), disant que ces gens étaient des gens de la Direction (de la Prière : qiblah) c’est-à-dire observant l’orientation rituelle des Soumis ; Aboû Bakr se ceignit alors de son sabre et partit pour mener ce combat ; les Compagnons ne purent que le suivre. Le fils de Mas’oud dit à ce propos : « Au début, nous
désapprouvions la chose, mais finalement nous en fîmes la louange ». Hasan a dit à ce propos : « Si Aboû Bakr n’avait pas fait ce qu’il a fait, les gens auraient rejeté l’obligation de l’ “aumône” jusqu’au Jour de la Résurrection ! ».
[75]  Exemple du récit ci-joint.
[76]  Voir à ce sujet l’Imam Ghazali (que Dieu lui fasse miséricorde !).
[77]  Selon le Bouddhisme, il n’existe pas de dieu créateur au sens propre du mot. Leur attitude rejoint le point de vue de certains philosophes qui croient que le monde à toujours existé et qu’il existera toujours !
[78] Le monde du Sabéisme (par extension du Paganisme), ancienne religion d’Europe avant le Christianisme, rejette la notion de prophètes envoyés au monde. Les Arabes d’Arabie rejetteront, eux aussi, cette notion.
[79]  En Europe, là où les gens de la Bible, de l’Evangile dominent ; on a adopté le point de vue de Paul qui refuse : 1) obstinément la loi biblique et 2) de juger du même coup les gens de l’Evangile avec les lois bibliques. Celui-ci, selon les historiens, répondant là à une demande express, une exigence des gens de la Synagogue de son temps.
   Cette règle deviendra avec la nouvelle religion de Paul : le Christianisme, force de loi. Et à ses disciples, jusqu’à ce jour, d’appeler les gens du monde entier à les imiter. En politique co
mme dans la vie courante. Le problème deviendra épineux, lorsque les gens de l'Athéisme et de la Mécréance exigeront que toute religion biblique soit remplacée par le Laïcisme. Religion ne reconnaissant pas, comme les Sabéens, la mission et le rôle des Prophètes divins, de Livres révélés.
[80] Elle existe d’une certaine façon chez les gens de la Torah, n’existe aucunement chez les gens de l’Evangile. On privilégie plutôt les habitudes populaires. Qui n’est d’ailleurs pas sans risque pour les gens de l’Evangile. On a d’ailleurs pris du Paganisme bon nombre de leurs croyances et habitudes.
[81] On les assimile d’ailleurs à ce personnage qui devra apparaître à la fin des temps, vue qu’il sera borgne. Les gens du monde politique sont décrits ainsi, car tous ne regardent que d’un œil celui de leur propre intérêt. D’où cette allusion.


Point de divinité, de dieu, que Dieu !
"Vulnerant omnes, ultima necat."
Nous ne le dirons jamais assez.
Explicit totus liber.

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Cette page a été mise à jour le 18/07/08 .
 

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